POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est vaccination. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vaccination. Afficher tous les articles

mercredi 24 décembre 2014

Généralistes : plus de 70% de cabinets médicaux en grève selon MG France

Tout pour les urgentistes et rien pour les généralistes


Entre 40 et 80% de généralistes en colère, selon MG France

Tandis qu'en à peine plus de 24 heures d'un psychodrame réglé par l'AMUF, les urgentistes ont arrêté leur mouvement de grève et que le Dr P. Pelloux vante un accord historique qu'il attribue à sa ministre, Marisol Touraine, alors qu'il s'agit de la mise en scène d'un alignement sur les exigences européennes, les généralistes ont pris la relève, ainsi que les spécialistes.


Le mouvement de grève des médecins généralistes est largement suivi.
Entre 70% et 80% des cabinets étaient fermés mardi, selon la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) mercredi relayée par Le Monde. Dans une majorité de régions, le taux de cabinets fermés atteint 80 %, voire 90 %, en Alsace, Bretagne, Centre..., a ensuite précisé son président, Jean-Paul Ortiz, lors d'un point de presse. 


La continuité du service est assurée

"Face à l'ampleur du mouvement, les préfets ont dû s'atteler à de vastes procédures de réquisition sur l'ensemble du territoire", ajoute le syndicat dans un communiqué. Mardi, au premier jour de la grève, MG France (premier syndicat chez les généralistes) donnait une fourchette de 40% à 80%  de grévistes
Les généralistes n'étant pas obligés de se déclarer grévistes, il est difficile de savoir combien le sont réellement à une période où beaucoup de médecins sont tout simplement en congés.  

Le gouvernement, lui, a affirmé qu'aucune difficulté d'accès aux soins n'a été constatée. La ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, s'est aussitôt félicitée d'une situation " parfaitement calme et maîtrisée" et a affirmé que ce mouvement de grève n'a provoqué "aucun afflux" de patients dans les services d'urgence des hôpitaux. 

Contre le projet de loi Santé

La grève doit se poursuivre jusqu'au 31 décembre pour les généralistes, mais aussi les spécialistes. Les médecins protestent massivement contre le projet de loi Santé qui arrivera au Parlement début 2015.

Les médecins libéraux contestent plusieurs dispositions du projet de loi santé, fixées sans concertation et qualifiées de "mesures inacceptables" et "délétères" par la CSMF, dont la généralisation du tiers-payant (une dispense de frais pour les patients), l'autorisation de vaccination donnée aux pharmaciens, ou encore l'excès de pouvoir conféré aux administrations régionales de santé

Ils réclament également une revalorisation de la consultation de 23 à 25 euros. 

La ministre n'entend pas engager le dialogue avant la rentrée de janvier. 





mardi 23 mars 2010

Grippe A-H1N1: la facture ne sera pas celle dénoncée

Le coût serait dix fois moins élevé au final

La responsabilité de l'OMS et la part du gouvernement

24 avril 2009: L’OMS annonce une centaine de cas de grippe, due à un nouveau virus, classé A-H1N1, au Mexique et aux Etats-Unis
16 juillet: La France annonce la commande de 94 millions de doses de vaccins auprès de trois laboratoires: Sanofi, GlaxoSmithKline et Novartis.
30 juillet: Premier décès en métropole, à Brest, d’une jeune fille fragilisée par une infection pulmonaire sévère.
20 octobre: Début de la campagne de vaccination dans les hôpitaux, dont les personnels sont prioritaires.
11 novembre: Un cas "probable" de syndrome de Guillain-Barré, une maladie rare du système nerveux, est signalé après vaccination, par le ministère de la Santé.
12 novembre: Début de la campagne de vaccination, gratuite et non-obligatoire, dans des centres de vaccination. Lire PaSiDupes L'opposition développe une campagne de peur des vaccins et de dénigrement de l'action préventive gouvernementale. Lire PaSiDupes et l'engouement de Toulouse

4 janvier 2010 : La France annonce son intention de revendre à l’étranger une partie de son surplus de vaccins et résilie près de la moitié des commandes, soit 50 millions de doses. Lire PaSiDupes
On apprend que deux vaccins ne sont pas nécessaires et qu'un seul suffit aux volontaires.
12 janvier : La ministre française de la Santé fait face à la polémique politicienne de l’opposition à l’Assemblée visant la gestion de la pandémie de grippe A(H1N1), qualifiée d’échec. Lire PaSiDupes
13 janvier : La vague épidémique de grippe A-H1N1 en France s'éloigne alors que seulement 5,5 millions de volontaires sont vaccinées, en dépit de la contre-campagne. Lire PaSiDupes
30 janvier : Fermeture des centres de vaccination.
1er février: Les vaccins sont vendus en pharmacie et les médecins peuvent vacciner dans leur cabinet.
24 février: Création d'une commission d'enquête parlementaire sur la grippe A.

Ce qui reste de la polémique du coût des doses

La prévention
Le gouvernement s’est donc mis en ordre de bataille pour une véritable guerre contre un virus qui, selon l'OMS, devait frapper la population et faire perdre plusieurs points de PIB à l’économie nationale. En période de crises, financière puis économique, internationales, chaque fluctuation du PIB importe aux responsables en charge mais indiffère les observateurs inactifs primaires. La grippe A a fait 302 victimes en France… bien moins qu’une grippe saisonnière ordinaire. Un bilan Les moyens déployés ont-ils été disproportionnés, comme l'affirment les observateurs, rétrospectivement ?
Le coût
La France indemnisera les laboratoires pharmaceutiques à hauteur de 48 millions d'euros en contrepartie des 50 millions de vaccins annulés.

Selon Le Figaro , le ministère de la Santé aurait conclu un accord avec trois laboratoires pharmaceutiques concernant les 50 millions de doses de vaccins annulées sur les 94 millions commandées pour faire face à l'épidémie de grippe A.
Au final, l'Etat devrait débourser 48 millions d'euros.
Et alors que la ministre Roselyne Bachelot avait annoncé en janvier dernier que la France ne paierait pas les vaccins non-livrés, les négociations - effectuées laboratoire par laboratoire par l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) - ont été difficiles. "Cela a été assez viril, mais correct", estime un négociateur.

A l'été 2009, la France avait commandé des millions de doses à quatre laboratoires pharmaceutiques, à savoir GlaxoSmithKline (GSK), Sanofi-Pasteur, Novartis et Baxter. Au vu du nombre restreint de vaccins commandés, ce dernier a échappé aux annulations de commandes. Mais les autres ont réclamé un traitement identique. L'Eprus a donc fixé les indemnités à 16% du montant de la commande non livrée.

Toutes les doses commandées n'ont pas été fabriquées.
En fixant un plafond maximal de 50 millions d'euros, le gouvernement avait dès le départ annoncé la donne, prenant en compte l'interruption de la fabrication.
L'établissement chargé de négocier les indemnités est parvenu à un accord avec le laboratoire suisse Novartis qui recevra 10,5 millions d'euros. De son côté, GSK a pris acte de la proposition de l'Etat s'élevant à 36 millions d'euros. Côté français, les tractations ont été encore plus difficiles puisque Sanofi Pasteur n'avait pas encore, lundi soir, accepté les deux millions d'euros proposé par le ministère de la Santé pour les 11 millions de vaccins annulés. D'après Le Figaro, le laboratoire "hésitait encore à signer la transaction ou à engager un recours".
La gestion de l'épidémie sera également au cœur des discussions mardi après-midi au Sénat.

Roselyne Bachelot sera entendue par la Commission d'enquête sur le grippe A.
La ministre de la Santé devra en effet s'expliquer sur le rôle des laboratoires pharmaceutiques, mais également sur la mise en place d'un dispositif jugé, par beaucoup, démesuré.
Les critiques les plus virulentes proviennent d'observateurs partisans d'une prise de risque et de polémistes patentés malveillants. Lire PaSiDupes sur les complotistes

mercredi 27 janvier 2010

Grippe A: Roselyne Bachelot ne peut se fier à personne

Ni les conseillers politiques, ni les experts médicaux ne seraient fiables C'est le tour du groupe d’experts du comité de Roselyne Bachelot d'être montrés du doigt. Supposés la conseiller sur la grippe A, plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui au coeur de la polémique. Lire aussi PaSiDupes

Le comité de lutte contre la grippe
Il a été créé par décret le 25 juillet 2008 « pour apporter au ministre chargé de la Santé une expertise sur l’ensemble des mesures à mettre en oeuvre pour contrôler et réduire l’impact d’une épidémie de grippe ou d’une pandémie grippale ».
C’est ce comité qui, en septembre 2009, a préconisé une vaccination massive (sur incitation de l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé), avec des priorités : les personnels hospitaliers, les femmes enceintes, puis les personnes les plus fragiles, et enfin le reste de la population.
Les dix-sept experts de ce comité ont tous été nommés sur décision de la ministre de la Santé. En 2009, seuls deux d’entre eux n’ont eu aucun lien d’intérêts avec les firmes. Plus significatif encore, six ont perçu cette année-là des rémunérations personnelles des laboratoires. Pour autant, sauf à vouloir à tout prix désigner des boucs émissaires, qui peut raisonnablement affirmer que l'éventuelle collusion de six experts sur dix-sept peut expliquer la décision du ministère, rétrospectivement jugée excessive aujourd'hui ?

L’analyse de l’épidémie
Beaucoup de scientifiques s’interrogent sur le fait que des sommités médicales n’ont pas vu, en août, que le virus était bien plus bénin que la crise mexicaine d’avril ne le laissait prévoir.
Yves Charpak, spécialiste des maladies infectieuses, s’interroge : « On n’a jamais eu le vrai bilan de l’enquête faite au Mexique sur la mortalité du virus H1N1, effectuée par le représentant officiel de la France, le docteur Manuguerra, président de ce comité. Si, comme on le suppose, les chiffres montraient que c’était bien moins grave qu’initialement évoqué par les Mexicains, ce comité aurait dû rendre ces données publiques. Au lieu de ça, il a continué à évoquer le risque majeur de la pandémie à venir pour l’hiver. »
Charpak (Pologne, 1924), prix Nobel de physique 1992, a également été récompensé du Prix de la Société française de physique (1980), décerné par la société ...Ricard !

Un projet d’enquête parlementaire
La position de certains experts du comité est devenue délicate. « Imaginez deux minutes que plusieurs experts aient été contre le principe de vaccination de masse dans les débats à huis clos. Cela voulait dire qu’ils allaient contre les intérêts de leur employeur, ce n’était pas une décision facile à prendre », constate le sénateur divers gauche François Autain, médecin, qui veut lancer une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet.
François Autain est membre du Parti de gauche de J.-L. Mélenchon. Il fut par ailleurs secrétaire d’État auprès du ministre de la Solidarité nationale, chargé des immigrés, sorte de 'ministère' de l'identité nationale, avant l'heure, dans le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy (1981-1983).
Accessoirement, il est oncle de Clémentine Autain, née en 1973 à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, un temps conseillère municipale de Paris (apparentée PCF)et récemment attirée par le NPA anti-capitaliste. La vertueuse fut pourtant membre du conseil d'administration de l'OPAC, l'organisme chargé de la gestion des logements à loyers modérés de Paris, au temps tumultueux de leur attribution douteuse à des nantis de tous horizons. cf. l'affaire de la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP): lien PaSiDupes

Liste noire (nominative!) des experts suspects
Les six sont présumés coupables, en attendant de savoir si, parmi les onze autres encore présumés innocents, certains n'habiteraient pas par malheur dans la rue de l'un des laboratoires fournisseurs de doses de vaccin...

Jean-Claude MANUGUERRA
Français, président du comité de lutte contre la grippe, chercheur à l’Institut Pasteur et aussi rémunéré par Roche.
Jean-Louis BENSOUSSAN
Français, membre du comité de lutte contre la grippe, directeur des Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe) et rémunéré par Roche.
Sylvie VAN DER WERF
Française, membre du comité de lutte contre la grippe, chercheuse à l’Institut Pasteur Paris et aussi rémunérée par GSK.
Brigitte AUTRAN
Française, membre du comité de lutte contre la grippe, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière et aussi rémunérée par Sanofi-Pasteur.
Catherine WEIL-OLIVIER
Française, membre du comité de lutte contre la grippe, pédiatre à Colombes
et aussi rémunérée par Sanofi, GSK et Roche.
Jean BEYTOUT
Français, membre du comité de lutte contre la grippe, professeur de médecine à Clermont-Ferrand et aussi rémunéré par Novartis.

Une chance que les experts sélectionnés sont des scientifiques. Que n'aurait-on dit s'ils avaient été recrutés à EDF la SNCF ?... L'erreur originelle ? Ne pas avoir pensé aux politiques et surtout aux journalistes. Mais attention, Joffrin était capable d'accepter !

mercredi 20 janvier 2010

Grippe A : "polémique inepte", observe Luc Chatel

Le porte-parole UMP fustige les observateurs de la vie publique

Le 5 janvier, alors que la campagne de vaccination reprenait, et s’étendait notamment aux volontaires des grandes entreprises et des cabinets médicaux de ville, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot annule les commandes de quelque 50 millions de doses de vaccin contre la grippe A, au vu de la forte baisse des risques de la pandémie annoncée par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, qualifia alors d’"inepte" la polémique de plus qui se développait depuis le 4 sur les mesures qualifiées de 'disproportionnées' prises par la France...
Depuis le début de la campagne de vaccination lancée en novembre, cinq millions de Français ont choisi de se faire immuniser contre la grippe A. Ceux qui ne l'ont pas été ont choisi de ne pas l'être. Or, le stock de quelque 90 millions de doses de vaccin était prévu pour protéger l'ensemble de la population, à raison de deux injections par personne, comme préconisé par l'OMS, lors de la prise de décision et de la mobilisation des laboratoires. Depuis, les prévisions des risques par l'OMS sont à la baisse, la pandémie est évitée en Europe et les doses inutilisées nous restent sur les bras. Le gouvernement décide aujourd’hui de revendre une partie des vaccins à des pays étrangers encore sous la menace, et d’annuler la moitié des commandes auprès des grands laboratoires.
Ce ne sont donc pas 94 millions de doses qui peuvent être honnêtement contestées, d'autant qu'outre celles qui seront ou employées ou revendues, le bilan de fin de campagne pourra tenir compte des 5 millions de doses offertes aux pays qui n'ont pas les moyens de protéger leur population: un geste humanitaire non négligeable, puisque les risques de pandémie n'ont pas disparu.

Luc Chatel rappelle donc la réalité des faits et des responsabilités

"Depuis le début, la volonté du gouvernement a été de faire face à une pandémie mondiale et de se préparer à ce que tous les Français puissent être vaccinés en un minimum de temps (...) 94 millions de vaccins, s’il fallait vacciner par deux doses l’ensemble des Français, je ne pense pas que c’était trop (...) Qu’auriez-vous dit si aujourd’hui, il manquait de vaccins et si l’épidémie avait été plus grave que prévu (...) Ce qui a guidé le gouvernement dans cette affaire a été le principe de précaution", explique le porte-parole du gouvernement, ministre de l’Education nationale.

"Je trouve que depuis hier, cette polémique a quelque chose d’inepte. On a l’impression qu’il faut effacer tout ce qui a été fait, alors que depuis le début le gouvernement n’a fait que suivre les directive de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), écouter l’ensemble des experts et prendre des mesures responsables sans aller trop loin", ajoute Luc Chatel.
N'oublions pas que lorsqu'en 1993 la population âgée avait été rudement éprouvée par la canicule, les beaux parleurs et polémistes professionnels avaient accablé le gouvernement pour des raisons inverses.

Cette fois, "nous avons eu jusqu’à 1.000 établissements scolaires fermés et aujourd’hui, nous n’avons plus un seul établissement fermé parce que les gestes-barrière ont fonctionné. Réjouissons-nous que les protocoles qui ont été mis en place aient permis de bloquer cette épidémie", conclut le porte-parole du gouvernement.
VOIR et ENTENDRE
Luc Chatel, ministre de l'Education Nationale invité fr-info
envoyé par FranceInfo

Les esprits forts continueront à déverser leurs inepties.
Les Français de bonne foi apprécieront.

lundi 4 janvier 2010

Vaccin contre la grippe A-H1N1: propagande et contre propagande

Dissuasion et mauvaise foi des détracteurs de la vaccination

Le PS développe une polémique de plus, cette fois contre le principe de précaution appliqué par le gouvernement, responsable de la santé publique, face au risque de pandémie liée au virus H1N1.
La canicule de 2003 a servi de leçon au gouvernement, mais l'opposition n'apprend rien de l'expérience.

La réalité de la dissuasion


  • Juillet 2009, le professeur Debré sur Europe1
    ENTENDRE ce professeur en urologie affirmer que la mobilisation contre la pandémie "ne sert qu'à nous faire peur".




    Bernard Debré : "La grippe A n'est pas dangereuse"
    envoyé par Europe1fr.

  • Le 19/11/2009, Patrick Pelloux, medecin urgentiste syndicaliste, répond à Philippe Taddei ("Ce soir ou jamais") sur France3. Propagande du Dr Pelloux ? Si, par réflexe conditionné, il ne peut s'empêcher de dénoncer l'insuffisance des moyens en effectifs, il apprécie que le gouvernement invite « les gens » à une meilleur hygiène !...
    VOIR et ENTENDRE

    Grippe A c'est trop Patrick Pelloux...
    envoyé par nesta91.

  • VOIR et ENTENDRE le professeur Debré, plus nuancé, sur la polémique soulevée par la vaccination contre la grippe A, évoque la résistance de la population à se faire vaccinneret minore le risque (21 octobre 2009)


    Bernard Debré - Grippe A
    envoyé par Groupe_UMP_AN

  • 18 octobre 2009 - "Grippe H1N1 : halte à la désinformation", titre le Syndicat infirmier (SNPI)
    « La grippe H1N1 est cinq fois plus contagieuse que le grippe saisonnière, mais moins grave et moins mortelle. Le virus n’a pas muté depuis son apparition en avril, après avoir traversé tous les pays et tous les climats, et n’y a donc aucune raison pour qu’il mute cet automne. Sur 4.107 réponses au 16.09.09, seulement 26% des infirmières acceptent la vaccination H1N1 ! »

  • 3 novembre 2009 – Selon le SNPI, « le virus H1N1 est beaucoup plus contagieux que la grippe classique, avec un "taux d’attaque" qui va de 8% aux USA à 17% en Nouvelle Calédonie (du fait du territoire restreint d’une ile),
    mais il est peu virulent : une létalité de l’ordre de la grippe saisonnière : Depuis le début de l’épidémie en France 32 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) 2009 [en cours de pandémie...] contre 2.000 à 6.000 morts par an pour la grippe saisonnière en France (selon la virulence du virus) [en fin de saison grippale !]. Ces malades avaient des problèmes de santé antérieurement. [Précisément ! Dès le 20 septembre, le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) ne les a pas considérés comme des dommages collatéraux et a déterminé une liste des catégories à vacciner en priorité]
    La très grande majorité des formes sont bénignes, et il y a des formes asymptomatiques.
    Le virus est assez stable : il n’a pas muté depuis l’épidémie méxicaine d’avril.

    Le syndicat infirmier créa une psychose
    "Les vaccins A (H1N1) 2009 sont trop nouveaux pour que l’on puisse connaître exactement leurs effets secondaires. Ce que l’on sait déjà, c’est que les vaccins semblables développés contre la grippe aviaire (avec les mêmes adjuvants) provoquent plus souvent des réactions inflammatoires aiguës que les vaccins traditionnels contre la grippe saisonnière... Il faut donc s’attendre à une réaction locale à l’endroit de l’injection : douleur (8 personnes sur 10), rougeur et gonflement (1-2 personnes sur 10), par-fois accompagnées d’une sensation de chaleur ou de dé-mangeaisons pendant 2-3 jours.
    Chez certaines personnes, une forte réaction inflammatoire au vaccin provoque de la fièvre (6 personnes sur 100), des frissons, des douleurs dans les muscles ou les articulations, des maux de tête ou de la fatigue. Ces symptômes durent 1-2 jours et disparaissent spontanément. Les réactions allergiques graves à un composant des vaccins sont très rares et surviennent alors dans les minutes ou les heures qui suivent la vaccination. » (3 novembre 2009)

    => Or, les autorités sanitaires norvégiennes ont annoncé, vendredi 20 novembre [2009], avoir découvert une mutation potentiellement importante du virus H1N1 de la grippe A, susceptible d'être responsable de symptômes très graves chez les patients touchés.
    "La mutation pourrait affecter la capacité du virus de pénétrer plus profondément dans le système respiratoire, provoquant de ce fait des maladies plus graves", estime l'Institut de santé publique norvégien dans un communiqué repris sur le sur le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'OMS souligne toutefois que les scientifiques norvégiens ont analysé les échantillons de plus de soixante-dix patients atteints du H1N1 et qu'"aucun autre signe de mutation n'a été détecté". »
    Fallait-il que le gouvernement français prenne de haut les autorités sanitaires norvégiennes ?

  • 28 novembre 2009 - "le Quotidien du Médecin", selon le SNPI (syndicat infirmier CFE-CGC):
    « Une petite majorité (52 %) seulement se dit prête à se faire vacciner :
    62 % des généralistes,
    37 % des spécialistes).
    […] En France, l'organisation de la campagne vaccinale sera contestée par les médecins libéraux, mécontents d’être réquisitionnés par les préfets pour les centres collectifs et de ne pas pouvoir vacciner au cabinet ou lors des visites. »
    Ré-écouter à ce propos l'avis du professeur Debré sur les chiffres de Santé Magazine et le 'catastrophisme' relatif à une grippe ordinaire, sans jeter le discrédit sur le gouvernement qui a réagi vivement face à un risque inconnu.

  • La santé spectacle sur On n'est pas couché, à la mi-septembre
    Sur le service public, on dénonce, on ironise et on ridiculise.
    - Le lobby des laborateurs aurait voulu s'en mettre plein les poches en orchestrant la panique? Les problèmes social et économique sont seulement évoqués: négligeables ?
    - Luc Chatel a-t-il affolé la population en décidant, comme aux Etats-Unis, de fermer les écoles contaminées. Le professeur a-t-il viré sur l'appréciation de la « grippette » Luc Chatel
    - Le risque de mutation ? Réponse: « Le virus n'a pas l'air de muter ». C'est sur ce type d'incertitude qu'on gouverne ?
    VOIR et ENTENDRE


    Debré vs Zemour Naulleau La Grippe A [ITV] Onpc 120909

    envoyé par peanutsie.


    L'accusation faite au gouvernement d'avoir répandu la peur devrait être objectivement partagée .
  • Le 20-08-09, le journal Le Monde titre en effet: « Grippe A : l'innocuité du vaccin en question ». Il cite un article daté du 15 août 2009, dans lequel « le quotidien britannique The Daily Mail a longuement évoqué une précédente campagne de vaccination contre une épidémie de grippe porcine survenue aux Etats-Unis en 1976 [sic]. Un pic de syndromes de Guillain-Barréune affection nerveuse qui se traduit par des paralysies plus ou moins étendues et réversibles –avait alors été enregistré au sein de la population vaccinée. Dans certains cas, ce syndrome peut entraîner la mort. » Pas de quoi s'alarmer, pour le gouvernement !

    => Pourtant, le corps médical, médecins et infirmiers, négligent l'avertissement lancé par les autorités sanitaires norvégiennes sur le risque réél de mutation du virus et s'entêtent dans leur campagne de minoration du danger. La population se détache de cette préoccupation vitale pour une partie d'entre elle.
    « Outre en Norvège, des cas de mutation du virus ont également été détectés depuis avril au Brésil, en Chine, au Japon, au Mexique, en Ukraine et aux Etats-Unis, selon le communiqué de l'OMS. » (lien Le Monde ).

    Le détournement des faits par le socialiste Le Guen

    « Pour les autorités sanitaires, on ne sait pas clairement si le virus qui a muté a été transmis aux êtres humains. "Sur la base de nos connaissances actuelles, il ne semble pas que le virus qui a muté circule actuellement dans la population, mais plutôt que des changements spontanés se sont produits chez les trois patients", a précisé le directeur de l'institut norvégien, Geir Stene Larsen, dans un communiqué. Vingt-trois personnes sont mortes du virus H1N1 en Norvège, un chiffre relativement élevé compte tenu de la faible population du royaume. »

    Mais le PS ne veut pas savoir où la peur prend sa source: Rue de Solférino ont se tient la tête dans le sable des travaux de rénovation et la bétonnière semble avoir sérieusement baraté les facultés du Dr Le Guen.
    Le vertueux socialiste fait l'impasse sur les incertitudes des organismes sanitaires internationaux face au risque de pandémie. La campagne éclairée de dissuassion menée par l'opposition politique, syndicale et citoyenne s'est engagée dans le dénigrement. Nous en avons eu un petit aperçu avec ce qui précède, mais, en toute objectivité, Le Guen réagit, non sans indécence, a posterieri.
    On notera également le flou artistique des arguments la totale absence de fondement scientifique de l'appréciation subjective et rétrospective des sentiments énoncés par le Dr Le Guen. De la politique politicienne sans conviction.
  • Cause toujours: Le Guen sait mieux
    Le quotidien du médecin écrit le 29 décembre 2009- « Année 2009: le monde contre la grippe" « L'épidémie de grippe A(H1N1) restera dans les annales de la médecine comme la première qui a été combattue mondialement quasiment dès sa naissance. Coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé [OMS], la réponse des gouvernements, axée sur la vaccination universelle, a vraisemblablement contribué à ralentir la progression du virus. » Lien Le Monde

    Le 28 juillet 2009, le socialiste Le Guen démande que la grippe soit prise au sérieux
    Il déclara au magazine Le Point:« Future pandémie ou simple "grippette", Jean-Marie Le Guen appelle à la mesure en évoquant la grippe A. "C'est un problème tout à fait sérieux. Nous savons qu'il y a des risques et qu'il peut y avoir des morts", a reconnu le député PS de Paris, par ailleurs président du conseil d'administration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). "Nous devons être capables de nous adapter à plusieurs scénarios", a-t-il prévenu sur RTL, mardi matin. "Pour la plupart des citoyens, la grippe A sera banale", a-t-il tenu à rappeler, précisant par ailleurs que le Pr Debré [UMP] a tort de sous-estimer ce qu'elle sera pour les personnes les plus fragiles, que sont, "les enfants, les femmes enceintes, les personnes qui ont une maladie cardiaque, rénale, pulmonaire...". Lien Le Point
  • Le Guen exorta à nouveau le gouvernement à prendre des mesures
    Au nom du PS dans Le Point du 26 août, le député Jean-Marie Le Guen, président du conseil d'administration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a demanda que le gouvernement prenne "des mesures concrètes pour protéger les femmes enceintes" du virus de la grippe H1N1. »

    Le Guen est capable de tout dire et son contraire
  • 3 janvier 2010: « Le député Jean-Marie Le Guen, spécialiste au PS des questions de santé, a réclamé dimanche une mission parlementaire pour faire le bilan de ce qu'il a qualifié d'"échec" du gouvernement dans la campagne de vaccination contre la grippe H1N1, après l'annonce de la revente d'une partie des vaccins. "A l'évidence [ce qui évite de le démontrer] les sommes considérables investies (plus d'un milliard et demi d'euros) et la campagne de communication autour de la vaccination ont été un échec", écrit l'élu de Paris dans un communiqué »
    « A l'évidence les sommes considérables investies (plus d'un milliard et demi d'euros) et la campagne de communication autour de la vaccination ont été un échec", écrit l'élu de Paris dans un communiqué.
    "Suite à une politique d'achat exagérée le gouvernement vient de prendre une mesure tardive pour vendre son surplus de vaccin, qui risque de tourner à la braderie", poursuit-il.
    "La politique vaccinale est malheureusement un fiasco" aboutissant "à ce que nous ayons le plus faible taux de personnes vaccinées des pays développés", écrit encore le député, qui réclame "une mission parlementaire pour faire le bilan de ces échecs et tirer des leçons pour le futur".
    Il était encore accueilli par France Info ce matin pour répéter les mêmes indécentes accusations.
    "Le gouvernement n’a pas été trop prudent" , estime Jean-Marie Le Guen, « spécialiste des questions de santé au PS », oublieux de ses propres appels en faveur des femmes enceintes et à risques. Mais "il a commandé deux à trois fois plus de vaccins que n’importe quel autre pays, il a eu une communication hyper dramatisante alors que dans les autre pays on essayait d’avoir une communication de pédagogie", poursuit-il. Résultat, "il y beaucoup moins de Français qui sont vaccinés, en proportion, que dans d’autres pays européen ou au Etats-Unis". Il ne cite pas ses sources.
    "La politique qui a été menée n’était pas une politique de précaution mais une politique de mauvaise gestion d’une campagne vaccinale qui était nécessaire mais certainement pas à ce niveau et certainement pas de cette façon", assène le député socialiste, péremptoire, mais sans rien prouver.

    Malgré l'affaire du sang contaminé sur les bras (lien Wikipedia) , Le Guen se déjuge et le PS s'obstine dans le déni des risques sanitaires et la politique politicienne.

    Mis en outre en cause dans l'affaire de la MNEF pour un présumé emploi fictif, il bénéficie d'un non lieu. Le dossier a malencontreusement disparu de Wikipedia: pressions socialistes? Censure ?
    Par chance pour la liberté d'expression et d'information, il reste toujours ce site
  • dimanche 3 janvier 2010

    Grippe A-H1N1: la santé publique est-elle menacée par la presse politicienne ?

    « Décryptage » d'une désinformation

    Slate est un magazine en ligne fondé en février 2009 sur le modèle de son homonyme américain par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, Johan Hufnagel (il a dirigé les rédactions de Liberation.fr et de 20minutes.fr.), Éric Le Boucher (journaliste du Monde et des Echos, critique de la politique menée par Jacques Chirac, « un roi fainéant », selon lui) et Éric Leser (ancien chef du service économique du journal Le Monde) et Jacques Attali.
    Le magazine d'opposition a commis cet article le dimanche 3 janvier 2010

    Grippe: la schizophrénie française

    L'épidémie recule, Nicolas Sarkozy incite à la vaccination et la France commence à vendre ses vaccins...
    Dans la guerre contre la pandémie grippale la situation n'a jamais été aussi confuse qu'aujourd'hui
    [pour ne pas être partisan, on pourrait écrire qu'elle fait l'objet d'une polémique]. A l'échelon de l'organisation collectif on a la très désagréable impression d'avancer dans des sables de plus en plus mouvants. [nouvelle impression subjective, de la part d'un magazine qui contribue à ce sentiment] On peut le dire autrement: la situation a quelque chose de schizophrénique [est-ce que ça annonce pour autant une étude plus scientifique ?]. En quelques jours, cinq exemples viennent conforter ce diagnostic [nous avons affaire à un médecin] : L'épidémie régresse; Nicolas Sarkozy incite publiquement et pour la première fois de manière aussi claire, à la vaccination; le gouvernement [comme ça, il ne manque plus que Mme Bachelot] annonce une relance du plan national vaccinal; dans le même temps la France commence à vendre à des pays étrangers ses surplus de stocks vaccinaux; des travaux scientifiques laissent penser que d'ores et déjà, vaccin ou pas, des millions de Français sont protégés contre l'infection grippale. Comment comprendre?

    La première prise de parole de Nicolas Sarkozy. «Il ne s'agit pas d'une banale grippe. En France, ce virus a tué 219 personnes l'an passé, et il touche des enfants et des adultes qui sont en bonne santé. Je n'ai pas le droit de banaliser, a déclaré Nicolas Sarkozy qui n'avait jusqu'ici jamais ou presque pris la parole sur ce thème. Il vient de le faire lors de ses voeux aux travailleurs de la Saint-Sylvestre. Chacun fait ses commentaires, plus ou moins autorisés. Mais la ministre de la Santé [Roselyne Bachelot] et moi-même, on est en charge et on ne peut pas se permettre des commentaires, on doit agir (...) la vaccination est une exigence de santé publique.» Le chef de l'Etat a, pour la première fois, soutenu le choix du gouvernement de faire vacciner les Français dans des centres ad hoc et non par leurs médecins de famille ou dans les hôpitaux.
    «Si on avait vacciné chez vos médecins habituels ou dans les hôpitaux, est-ce que les médecins auraient pu soigner et est-ce que les hôpitaux auraient pu continuer à travailler?, a-t-il demandé. Je crois qu'il faut quand même réfléchir quand on voit ces questions-là. Cela s'est bien passé, les ministres se sont donné beaucoup de mal et je remercie tout le personnel qui s'est engagé.» Les propos présidentiels, connotés au passé, pourraient laisser entendre que le plus gros est désormais derrière nous. Or le gouvernement tient un discours radicalement opposé.

    Les surplus vaccinaux français en solde [C'est le journaliste qui le dit, puisqu'il semble bien officiel qu'en fait ils seront proposés à prix coûtant]. «Depuis deux mois, la France tente discrètement de revendre à des pays étrangers une partie de ses vaccins contre la grippe A, achetés en juillet dernier, à une époque où la menace était supposée très grave» nous annonce, «en exclusivité», Le Parisien/Aujourd'hui en France daté du 3 janvier. Un scoop en somme. Et comme souvent les scoops aimeraient s'inscrire dans l'absolu quand ils sont, dans l'immense majorité des cas, relatifs. Pour dire le vrai l'affaire était publiquement en gestation depuis, précisément, deux mois.
    [Depuis combien de temps la France est-elle à ce point discrète ?] Le 5 novembre la ministre de la santé Roselyne Bachelot (s'exprimant sur RTL [pour plus de discrétion, en effet] ) avait annoncé que la France était disposée à revendre une partie de son stock de 94 millions de doses de vaccin contre la grippe pandémique. [dès le 5 novembre !] Une manière comme une autre de ne pas avouer directement que la décision gouvernementale prise cet été d'acquérir (pour près d'un milliard d'euros) un tel stock national était, au choix, un pari risqué ou une erreur stratégique. [Une manière comme une autre pour Slate de faire de la rétention d'information en n'avouant pas que les experts européens ont prodigué ce conseil à d'autres gouvernements: Allemagne, Suisse ou Pays-Bas]
    Mme Bachelot se refusait alors à entendre les reproches qui étaient faits au gouvernement quant à l'acquisition d'un stock vaccinal à ce point surdimensionné? [Qui étaient ces esprits forts qui savaient mieux que les experts ?] «Non. Ce que je veux c'est que mon pays soit préparé à cette vaccination, répondait-elle. D'ores et déjà nous savons que nous aurons peut-être la chance qu'une seule dose soit nécessaire. Mais cette information a besoin d'être confirmée et une partie de la population aura toujours besoin de deux doses, les enfants en particulier. Et puis, vous savez, depuis quelques jours la France est très demandée. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de pays qui nous consultent et qui nous demandent si on n'accepterait pas de leur revendre des vaccins. Ces pays n'ont pas pris leurs précautions. Mais moi je ne veux pas leur revendre ces vaccins tant que je ne suis pas sûre, par une constatation clinique, que l'immunité donnée par la première dose - et qui est déjà importante - est bien durable.» Mais combien de temps faudra-t-il pour le savoir? [Slate au gouvernement, vite !]
    On sait désormais qu'une seule dose est nécessaire. [Facile d'ironiser après coup !] Et il est acquis que la France a, au nom du principe de précaution, acquis pour une somme qui n'a rien d'anodin (un peu plus que celle annoncée par Nicolas Sarkozy dans le cadre du nouveau Plan Cancer) notablement plus de vaccins anti grippaux qu'elle n'en utilisera jamais, du moins à court terme. [ Slate était près à prendre des risques avec la santé et la vie des Français] Acheteur aux trop grands yeux le gouvernement français se fait donc revendeur.
    «On imagine sans mal la somme des questions qui vont se poser, écrivions-nous alors.
    [Gargarisme pour haleine fétide !] Le gouvernement va-t-il, comme l'étaient hier les fabricants, être ici en position de force et va-t-il faire monter les enchères? Qui mènera les négociations et sur quelles bases marchandes ou éthiques? Pourquoi, par exemple, ne pas offrir notre surplus vaccinal aux pays qui n'ont pas pu « prendre leurs précaution » faute d'en avoir les moyens? [ Mal informé Slate ou de mauvaise foi ? « Le fabricant de vaccins Sanofi Aventis a déclaré cette semaine faire très prochainement don de 100 millions de doses du nouveau vaccin H1N1 contre la grippe porcine pour qu'il soit distribué par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). (Lien) Laboratoire GSK ? (lien) GaxoSmithKline ? (lien)

    Préfèrera-t-on au contraire vendre à ceux qui offriront le plus ce qui permettrait sinon, peut-être, de réaliser des bénéfices, du moins d'effacer l'impression désastreuse qui prévaut aujourd'hui: celle que le gouvernement a fort mal mené les négociations avec les firmes productrices? Les détails des futures tractations seront-ils ou non rendus publics, ce qui offrirait le grand avantage de prévenir les critiques aujourd'hui formulées quant au caractère secret des premières négociations?»

    Le Parisien/Aujourd'hui en France apporte aujourd'hui les premiers éléments de réponse. L'opération «revente» est menée depuis la mi-novembre conjointement par le ministère des Affaires étrangères et celui de la Santé. [La réactivité du gouvernement est à saluer] Les diplomates sont priés de faire remonter rapidement l'information vers Paris si les pays font état d'un manque de vaccins. La question de la revente des vaccins est abordée succinctement en cellule de crise interministérielle. «Madame Bachelot a indiqué que des négociations étaient en cours avec différents pays, mais sans donner les noms, pour des raisons de confidentialité», indique Gérard Gachet, porte-parole de la cellule de crise interministérielle, au ministère de l'Intérieur. Matignon et l'Elysée sont régulièrement tenus au courant des contacts et ont le pouvoir de validation final. Des négociations ont été rapidement engagées avec le Qatar, l'Egypte, le Mexique, la Bulgarie, la Roumanie et l'Ukraine. Lire PaSiDupes

    La France aurait adopté une position de principe elle vendrait au prix où elle a acheté les quatre types de vaccin (soit: 6,25 € la dose pour le Sanofi-Pasteur, 7 € le GSK, 9,34 € le Novartis et 10 € le Baxter). Les pays demandeurs sont ceux qui n'ont pas pu se procurer suffisamment tôt le vaccin. La France doit aussi faire face à la concurrence internationale des autres «grands pays» qui veulent revendre leurs vaccins. C'est le cas en Ukraine, où la France et l'Allemagne ont soumis des offres aux autorités. La Suisse et les Pays-Bas, qui avaient acquis beaucoup de lots, ont ouvertement proposé à la revente une partie de leurs stocks. Pour l'heure on n'en sait guère plus.

    Relance du plan national de vaccination. En ces premiers jours de 2010 (neuf mois déjà après le début des hostilités) les troupes citoyennes ne savent plus, dans ce contexte, à quel saint laïc se vouer. Tout en vendant les munitions le gouvernement, sur le front vaccinal, continue à faire battre tambour pour inciter à l'immunisation volontaire. Mieux: les tambours vont bientôt résonner de plus belle. Quelques heures avant le basculement dans la nouvelle année les services de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur nous l'ont faire savoir: le dispositif national de vaccination (tant décrié depuis qu'il est en place) «connaîtra une remontée en puissance après les fêtes de fin d'année». Fermés les 1er et 2 janvier, ces centres de vaccinations ouvriront ensuite «jusqu'à trois vacations par jour». Les officiers de santé ne devraient guère chômer: «lundi 4 et mardi 5 janvier: une vacation est prévue (fin d'après-midi, début de soirée); mercredi 6 janvier: 3 vacations; jeudi 7 et vendredi 8 janvier: 2 vacations (après-midi et début de soirée), «sauf à Paris et dans les 3 départements de la petite couronne pour lesquels sont prévues trois vacations permettant une ouverture de 8H00 à 20H00; samedi 9 janvier: 3 vacations ; dimanche 10 janvier: «ouverture en région Ile-de-France sur un créneau 8H00-20H00 et, en tant que de besoin, dans les grands centres urbains sur décision des préfets».

    Dont acte. Mais qui s'intéresse encore à tout ceci ? [Hallucinant ! D'ailleurs, Slate n'y consacre-t-il pas beaucoup de temps?] Pour notre part nous venons de recevoir, en ce dernier jour de l'année et par «éco'pli», le «bon pour vaccination». [ « nous », c'est Jean-Yves Nau soi-même , le journaliste en majesté de Slate qui fait son Alain Delon] Sur l'en-tête Marianne et les armes de la République française y voisinent curieusement (à égalité de surface) avec le slogan «Stop aux virus de la grippe» ; pas de point d'exclamation mais bel et bien un pluriel viral [Dr No Nau n'a pas entendu parler de mutation du virus !]. Suit un message standardisé de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports m'incitant à me rendre au plus vite, de préférence dans les dix jours et sans prendre de rendez-vous «Gymnase, 8 rue du Hallebardier 37 000 Tours». Illusion (née paradoxalement peut-être d'une trop grande assuétude à l'actualité pandémique) ou pas: tout ceci semble déjà daté, presque d'un autre âge. [Il a connu la peste ?] Nous avons sans doute tort mais il nous bien [?] que ce soit une opinion majoritairement partagée. Les pages se tournent à une vitesse sans cesse plus grande et celles de la pandémie ne font guère exception à la règle médiatique. [verbeux: l'un des symptomes de la grippe A ne serait-il pas la diarrhée verbale ?...]

    Où en sommes-nous, précisément? [Et les cas de Alzheimer, des sujets à risque ?] En France depuis le 21 octobre près de cinq millions de personnes se sont fait vaccinées (ou utilise plus fréquemment ici -pourquoi?- le verbe piquer).
    => [Commencée le 12 novembre , "d'ores et déjà, 6 millions de personnes seront convoquées le 12 novembre : les personnes les plus fragiles, c'est à dire l'entourage des nourrissons de moins de six mois, les personnes fragiles, les professionnels de santé, les professionnels qui s'occupent de la petite enfance". 6 millions ont été convoqués mais seulement 5 millions se sont faits vacciner: qui porte la responsabilité de cette fuite de 1 million de personnes?]
    L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) précise que les vaccins administrés ont pour l'essentiel été le Pandemrix (de GlaxoSmithKline, avec adjuvant; 3,7 millions de doses) et le Panenza (Sanofi-Pasteur, sans adjuvant; 1,4 million de doses). Le Focetria (Novartis, avec adjuvant) et le Celvapan (Baxter, sans adjuvant) n'ont quant à eux été administrés qu'à quelques milliers de doses. S'il le souhaite, le citoyen peut tout savoir des effets secondaires indésirables, pus ['plus' ou 'suppuration' ?] ou moins anecdotiques, plus ou moins graves, de cette campagne de vaccination.
    [mais>[=> Dès le 20 août 2009, les extrémistes d'Agoravox incitaient également au boycottage : «La France a commandé 100 millions [sic] de doses de vaccins, et si les Français décidaient de ne pas les acheter, çà ne ferait pas les affaires de l’Etat, à n’en point douter. »
    Il citait aussi Didier Raoult.
    « Ce virologue réputé s’est fait récemment connaître en dénonçant les effets des pro biotiques contenus dans nos yaourts lesquels seraient responsables selon lui en grande partie de l’obésité.
    Il vient de lancer un nouveau pavé dans la mare des certitudes gouvernementales.
    Il affirme que nous n’avons pas mis toutes les chances de notre côté pour affronter la pandémie annoncée.
    « Personne ne peut affirmer que le virus ne va pas développer une résistance au Tamiflu » affirme-t-il.
    Il continue en déclarant que « on ne dispose d’aucune étude sur l’efficacité des masques au quotidien ».
    « Confiner un malade chez lui est aberrant, même s’il porte un masque. Le foyer familial est un lieu majeur de contamination » a-t-il déclaré récemment à une journaliste du Point.
    Il pense qu’il serait plus efficace de prévoir des lieux de quarantaine.
    "]


    Pour sa part l'Afssaps est formelle l'ensemble des évènements signalés «ne remet pas en cause la balance bénéfice-risque des vaccins». On peut donc, sans inquiétude collective particulière, poursuivre la campagne de vaccination. Question: cette campagne se justifie-t-elle encore dès lors que les personnes tenues pour être les plus exposées au risque infectieux sont désormais (du moins en théorie ; où sont les données chiffrées ?) protégées. [Ce que Slate peut garantir] Question d'autant plus d'actualité qu'il faut, à l'aube de l'année nouvelle, compter avec deux nouvelles et importantes données.

    Une épidémie en régression
    Selon les dernières données du bulletin hebdomadaire de l'Institut de
    veille sanitaire (InVS) le nombre de consultations pour syndrome grippal continue à décroître dans l'Hexagone tout en restant au-dessus du seuil épidémique. Toutes les données convergent en ce sens. Le réseau Sentinelles de l'Inserm estime qu'entre le 21 et le 27 décembre il y a eu 322 consultations pour grippe (avec plus de 39°C de température) pour 100.000 habitants. Ce taux était de 397 la semaine précédente. Quant au « seuil épidémique » il est de 177. Au total les 16 semaines d'épidémie on conduit à un nombre de consultations pour syndromes grippaux a été estimé à près de 3,5 millions.
    [Slate ne mentionne pas que le pic est annoncé en février pour le Nouvel An chinois: les inconscients n'envisagent pas qu'une nouvelle vague puisse alors atteindre l'Europe. Lire PaSiDupes - cf. lien]
    [ => De plus, fin novembre, on apprenait non seulement que le virus aurait muté mais de surcroît que l’agent pathogène deviendrait résistant au Tamiflu qui jusqu’à présent s’était montré assez efficace.
    N'est-il pas étrange que Slate ne mentionne à aucun moment cette poussée d'inquiétude mentionnée par … Le Monde ? A lire "La Norvège a détecté une mutation du virus H1N1" - cf. Google. ]

    Pour le réseau des Groupes régionaux d'observation de la grippe (Grog) le nombre des consultations est également en baisse. «Les médecins vigies n'ont plus le sentiment d'être en situation épidémique, indique le Grog. Depuis le début du mois d'août, 6.104.000 personnes ont été infectées par le virus grippal pandémique en France.» Même impression pour le réseau SOS Médecins qui estime que l'activité en lien avec la grippe a diminué, sauf dans la région Centre/Ile-de-France. A l'hôpital, le recours aux urgences a diminué, ainsi que le nombre de cas graves.
    Pour l'INVS c'est bien le virus H1N1pdm qui représente la quasi totalité des virus grippaux isolés en France comme dans le reste de l'Europe.
    L'activité grippale est par ailleurs en diminution dans l'espace européen à l'exception de la Bulgarie. [Cette observation est rassurante, à l'heure de la globalisation et de la démocratisation des transports]

    Vingt millions de Français déjà «naturellement» protégés ?
    Ce pourrait être une nouvelle et grande surprise. On estimait jusqu'à présent que lors des vagues épidémiques des grippes saisonnières environ une personne infectée sur deux par le virus ne présentait pas (ou très peu) les symptômes caractéristiques de la grippe. Avec le H1N1 cette proportion pourrait être beaucoup plus élevée. Telle est du moins l'hypothèse que l'on peut formuler sur la base des premiers résultats d'une étude française dirigée par le Pr Antoine Flahault et qui vient d'être publiée sur le site d'une revue spécialisée. [Que de précautions de la part de Slate par ailleurs si péremptoire]

    Ce travail a été mené auprès de deux mille femmes enceintes volontaires âgées de 20 à 39 ans devant subir plusieurs prises de sang (pour le diagnostic de toxoplasmose) et chez lesquelles on a aussi, à cette occasion, recherché les stigmates biologiques de l'infection par le virus grippal pandémique. Curieusement c'est la première fois, semble-t-il qu'un tel travail (dit « enquête de séroprévalence ») est mené sur ce thème à l'échelon international. [Notons-le avec Slate, curieusement implicite, que la pandémie est l'occasion de recherches nouvelles et approfondies sur un sujet méconnu qui suscite pourtant de nombreux persiflages] Les données obtenues ont ensuite été corrélées à celles du réseau Sentinelles (UMR-S 707, l'Inserm et l'Université Pierre et Marie Curie), réseau de 1300 médecins généralistes volontaires, travaillant dans toutes les régions métropolitaines de France. Ce système électronique national de la surveillance clinique permet, en temps réel, la surveillance de l'incidence des syndromes grippaux pris en charge par les médecins généralistes.

    Or les premiers résultats de cette étude révèlent que pour une personne ayant consulté pour grippe, quatre auraient été infectées par le virus sans le savoir car n'ayant jamais souffert des symptômes de la grippe. On ne peut pas ne pas être tenté par l'extrapolation [lâchons-nous !]: ceci signifierait que près de 20 millions de personnes en France auraient déjà été infectées par le H1N1pdm. D'autres estimations tablent entre 11 et 18 millions. [Ne sommes-nous pas 63 millions de Français ? ]

    Dans tous les cas une partie importante de la population française serait d'ores et déjà «naturellement» déjà protégée. [Seulement une quarantaine de millions ne le seraient pas …] Incidemment ce résultat laisse penser que le taux de mortalité associé à ce nouveau virus est nettement plus bas que ce que l'on pouvait jusqu'ici supposer. Supposer » démontre que Slate a mis de l'eau dans son vitriol.] Mais les auteurs de ce travail soulignent quant à eux -avec juste raison [Jean-Yves Nau est-il médecin? Il doit avoir au moins son brevet de secouriste !]- que l'on ne doit en aucun cas ici tirer des conclusions trop hâtives, que l'enquête devra être poursuivie et répétée jusqu'à la fin de la vague épidémique. Il n'en reste pas moins vrai [cette fois c'est sûr, il a dû faire l'école d'infirmières de Tours] que cette nouvelle donne n'est pas de nature, en ce début de 2010, à pousser les foules vers les centres de vaccination. [Avec Agoravox et quelques autres, Slate portera la responsabilité de cette incitation terminale, comme la phase du même nom, que pour notre part (majesté) nous essayons d'éviter à tous].
    Jean-Yves Nau

    La grippe A recule: la France revend son surplus de vaccins

    Grippe H1N1: 5 millions de Français vaccinées
    Quelque 5 millions de personnes ont été vaccinées depuis le début de la campagne de vaccination française le 21 octobre en France. Lire PaSiDupes
    Or, tandis que l''épidémie de grippe A(H1N1) se propage rapidement dans les campagnes chinoises, selon le ministère de la Santé, et que son pic est attendu pour février, depuis deux mois, le gouvernement français a lancé une opération visant à revendre à des pays étrangers une partie des 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A achetées en juillet dernier, à une époque où la menace était supposée très grave », indique le journal Le Parisien, ce dimanche 3 janvier.
    Etat de la progression de la pandémie
  • Fin septembre 2009, "l'arrivée de l'épidémie en France métropolitaine est confirmée", annonçait-on. L'Institut national de veille sanitaire (INVS), qui donnait jusque-là les évaluations officielles, ne distinguait plus les cas de grippe saisonnière clinique et les cas de grippe A. Il estimait en effet que le virus pandémique H1N1 était majoritaire parmi les patients consultant un médecin et reprenait ainsi à son compte les données du réseau Sentinelle et d'autres organismes, comme SOS Médecins.
  • Fin décembre, le nombre de cas de grippe A(H1N1) 2009 était en baisse dans toutes les régions mais restait élevé, selon les données du Réseau des GROG (semaine 2009/52 du lundi 21 au dimanche 27 décembre 2009). Le Réseau précisait que « la grippe A(H1N1) 2009 a représenté 406.000 cas, soit 42 % des consultations médicales pour infections respiratoires aiguës (IRA), les 58 % restants étant dus à des virus non grippaux et que 40% des prélèvements rhino-pharyngés effectués par les vigies GROG sont positifs pour la grippe mais, pourtant, les médecins vigies n’ont plus le sentiment d’être en situation épidémique. »
  • Depuis le début du mois d’août, 6.104.000 personnes ont été infectées par le virus grippal pandémique en France.

    Le Parisien mène l'investigation de la grippe A
    « Aujourd’hui en France » décrypte une opération commerciale qui pourrait permettre au gouvernement d’alléger « la facture grippe A ».

    Quand la décision a-t-elle été prise ?
    Le 1er novembre, le ministère français de la Santé reçoit une note de l’Agence européenne de la santé (Emea) qui indique qu’une seule injection de vaccin est nécessaire pour être protégé contre le virus, et non plus deux, comme les experts le prétendaient jusqu’alors. « Ce jour-là, on a compris qu’avec les 94 millions de doses achetées en juillet, nous détenions trop de vaccins », explique-t-on au ministère de la Santé.
    Une réunion est alors organisée dans le bureau du directeur de cabinet de Roselyne Bachelot, où la décision est prise formellement de vendre des vaccins aux pays qui en feraient la demande. Ces ventes devraient s’ajouter aux 9,4 millions de doses que le président de la République a choisi, dès septembre, de donner à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les pays les plus démunis. Des dons qui ont d’ailleurs déjà été effectués.

    Qui dirige l’opération de vente ?
    Une opération conjointe est menée depuis la mi-novembre entre le ministère des Affaires étrangères et celui de la Santé en direction des ambassades étrangères. Les diplomates sont priés de faire remonter rapidement l’information vers Paris si les pays font état d’un manque de vaccins. « Nous avons travaillé ensemble sur ce dossier avec les équipes du ministère de la Santé », explique-t-on au ministère des Affaires étrangères.
    La question de la revente des vaccins est abordée succinctement en cellule de crise interministérielle : « Madame Bachelot a indiqué que des négociations étaient en cours avec différents pays, mais sans donner les noms, pour des raisons de confidentialité », indique Gérard Gachet, porte-parole de la cellule de crise interministérielle, au ministère de l’Intérieur. Matignon et l’Elysée sont régulièrement tenus au courant des contacts et ont le pouvoir de validation final. Des négociations ont été rapidement engagées avec le Qatar, l’Egypte, le Mexique, la Bulgarie, la Roumanie et l’Ukraine.

    A quel prix sont cédés les vaccins ?
    La France a adopté une position de principe : elle vend au prix où elle a acheté les quatre types de vaccin (soit : 6,25 € la dose pour le Sanofi-Pasteur, 7 € le GSK, 9,34 € le Novartis et 10 € le Baxter). Les pays demandeurs sont ceux qui n’ont pas pu se procurer suffisamment tôt le vaccin. La France doit aussi faire face à la concurrence internationale des autres « grands pays » qui veulent revendre leurs vaccins. C’est le cas en Ukraine, où la France et l’Allemagne ont soumis des offres aux autorités. La Suisse et les Pays-Bas, qui avaient acquis beaucoup de lots, ont ouvertement proposé à la revente une partie de leurs stocks. (source Le Parisien)

    Les commentateurs plus ou moins bienveillants

    Mais qui nous débarrassera des malveillants ?

  • Reuters aujourd'hui à 9h23: « Plus de 4,6 millions de personnes ont été vaccinées en France contre la maladie, qui, selon le dernier pointage de l'Institut national de veille sanitaire, a provoqué 198 décès au 29 décembre. » L'agence ne précise pas que suite à la campagne de dénigrement des media, depuis le début du mois d’août, 6,1 millions de personnes ont été infectées par le virus grippal pandémique en France.
    Le gouvernement a gouverné, c'est-à-dire qu'il a prévu et géré une pandémie en ne disposant pas de plus d'éléments que la presse savante. Comme ses homologues allemands, Suisses ou Néerlandais, il a consulté des experts européens qui se sont mis le doigt dans l'oeil. Plutôt que de vilipender à tour de bras, pourquoi ne pas admettre que Roselyne Bachelot à fait pour le mieux. Maintenant, les malins et les vigilants peuvent se lâcher et donner libre cours à leurs critiques a posteriori !

  • Reuters, aujourd'hui à 10h00: « On était parti sur un schéma de vaccination à deux doses, mais dès lors qu'une seule dose suffit, on peut se permettre de revendre une partie du stock", a expliqué à l'A*P une porte-parole du ministère, confirmant les informations parues dans l'édition dominicale du Parisien. » Les décrypteurs scientifiques de l'agence de presse ne soulignent plus la responsablilité des experts dans le 'schéma de vaccination à deux doses'. Pourtant Le Parisien indique bien que « le 1er novembre, le ministère français de la Santé reçoit une note de l’Agence européenne de la santé (Emea) qui indique qu’une seule injection de vaccin est nécessaire pour être protégé contre le virus, et non plus deux, comme les experts le prétendaient jusqu’alors. »
  • Le gouvernement français est souvent stigmatisé -et pas seulement sur le Web- pour l'ampleur de sa campagne de prévention. Or, aucune agence ne reprend plus l'information du Parisien, selon laquelle « d'autres « grands pays » {…] veulent revendre leurs vaccins. C’est le cas en Ukraine, où la France et l’Allemagne ont soumis des offres aux autorités. La Suisse et les Pays-Bas, qui avaient acquis beaucoup de lots, ont ouvertement proposé à la revente une partie de leurs stocks. »

    La grippe aviaire n'a pas égargné les belles consciences médiatiques
    .
    Il est toujours nécessaire de bien savoir se laver les mains...
  • lundi 23 novembre 2009

    Grippe A-H1N1: les Toulousains se ruent sur les vaccins

    La propagande de méfiance n'a pas l'impact escompté
    Photo de presse choisie:
    engageante ou dissuasive ?...

    Une désinformation criminelle

    Suite à l'hécatombe de personnes âgées victimes de la canicule de l'été 2003, l'INSERM a rendu publique l'estimation de la mortalité liée à la canicule d'août et mis en évidence un excès de mortalité constaté au cours de la période estivale. Le gouvernement avait été accusé d'imprévoyance et, depuis, les ministres ne sont plus autorisés à s'éloigner en période de vacances.

    Aujourd'hui, les mêmes accusateurs publics des réseaux d'opposition soupçonnent le gouvernement actuel de dramatiser le risque de pandémie lié à la grippe A-H1NI, d'avoir commandé des doses de vaccins en surnombre et de favoriser des rentrées d'argent dans les laboratoires sollicités.

  • Mieux (?), des citoyens vigilants, mais irresponsables, ont lancé une campagne malveillante et dissuasive à l'encontre de la vaccination. Des patients à pathologie lourde sont présentées comme de probables victimes du vaccin, qui serait inadapté, voire dangereux. La ministre de la Santé est la cible de toutes les accusations et les personnes à risque sont détournées du geste volontaire qui pourrait les sauver.
  • Une femme enceinte a perdu son bébé deux jours après s'être faite vacciner contre la grippe A (H1N1), a indiqué ce jeudi l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), chargée d'étudier la question.
    Professionnelle de santé, la femme concernée était enceinte de 38 semaines, soit huit mois et demi. Elle a reçu une dose de vaccin avec adjuvant Pandemrix du laboratoire GlaxoSmithKline. Le lien de causalité n'a pas été établi, mais l'effet de ces composants n'étant pas connus chez les femmes enceintes et les enfants, il est recommandé d'utiliser les vaccins n'en contenant pas.
  • Jean Marimbert, directeur général de l'AFSSAPS, a indiqué qu'il y avait chaque année plus de 3.000 morts in utero avec de nombreuses causes possibles comme hypertension artérielle, infection ou diabète et que 30 % des cas restaient inexpliqués.

    Or, Toulouse a connu un record de demandes de vaccination

    Les centres de vaccination de la ville rose et de l'agglomération ont connu un record d'affluence le 21 novembre, alors que de nouvelles écoles resteront fermées lundi.
    En quelques jours, les Toulousains se sont mobilisés contre la grippe A, plutôt que contre le vaccin.

    Samedi, au centre de vaccination de la salle Barcelone dans le centre ville, la file d'attente n'avait jamais été aussi importante. « Nous en sommes à la quatrième demi-journée de vaccination et on observe une montée en puissance du nombre de personnes qui souhaitent se faire vacciner », constate Marie-Christine Mialhe, infirmière dans un centre de vaccination international, la semaine, et coordinatrice des chaînes de vaccination de la salle Barcelone, le week-end.
    « Nous avons eu 36 personnes lors de la première séance, puis 56 à la deuxième, 130 à la troisième et aujourd'hui, on va encore battre le record. La semaine prochaine, nous allons ouvrir une tranche horaire supplémentaire le mercredi matin. C'est nécessaire car des gens viennent aussi sans le bon de vaccination et ne pas les accepter serait prendre le risque de ne plus les revoir. Nous faisons donc des bons à ceux qui n'en ont pas avec leur carte de sécurité sociale. Je pense que si l'affluence augmente encore et si l'épidémie se développe davantage, nous serons amenés à élargir les tranches horaires car le phénomène se constate aujourd'hui dans tous les centres de la ville. Mais cela relève d'une décision préfectorale. C'est aussi la préfecture qui est chargée de réquisitionner le personnel. Ici, je crois savoir que la majorité est venue sur la base du volontariat ».
    Une équipe composée de 14 personnes, dont 2 médecins, 6 infirmiers et du personnel administratif pour trois postes de vaccination, censée répondre à la demande de toute la population du centre de Toulouse…

    Des syndicats de médecins font de la résistance

  • Parce qu'il ne seront pas sollicité avant décembre, des médecins font de la contre-publicité: « En tant que médecin, je dois conseiller à mes patients de se faire vacciner; mais à titre personnel, je m'y refuse. », avons-nous personnellement entendu. « Mais pourquoi, docteur ? » « Eh bien, il n'est pas au point et je ne prendrai pas le risque pour moi, ni d'ailleurs pour ma famille. » Vous quittez donc, perplexe, le cabinet de votre médecin référent.

  • Et puis vous découvrez qu'ils n'ont pas tous constitué leur matelas pour leurs vieux jours, ou n'en ont jamais assez, et boudent la ministre qui n'a pas fait appel à eux au premier jour.
    LIRE LaDépêche lien " Un médecin mécontent : « Les généralistes sont oubliés " (3e partie de l'article)

    La pression syndicale ne se relâche pas

    "Le principe de précaution fonctionne à deux vitesses. Pourquoi cette femme a-t-elle été vaccinée, alors que les textes recommandent que l'on n'utilise pas de vaccin adjuvanté sur les femmes enceintes", insinue le médecin urgentiste militant Patrick Pelloux (Amuf).
    Et puis, le médecin militant, dans un esprit malsain de vengeance -depuis sa mutation- poursuit dans l'accusation. "Le directeur de la Santé [Didier Houssin], doit s'expliquer là dessus. Il est évident [une évidence subjective et partsane ne vaudra jamais une preuve] qu'il y a des pressions dans les hôpitaux pour inciter les personnels de santé à se faire vacciner.»

    Quel sera le verdict de l'Inserm, mais un peu tard ?

    Ceux et celles qui refusent de remettre leur sort entre les mains des « citoyens vigilants », des tordus de la politique politicienne, peuvent prendre leur destin en mains et s'informer : LIEN officiel
    http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/

  • dimanche 4 janvier 2009

    Hôpitaux : notre vie dépendrait du gros rhume de l’infirmière

    Les parents du bébé décédé portent plainte
    Un nourrisson de six mois est mort vendredi après-midi à l'hôpital parisien Necker-enfants malades, où il avait été transféré par le SAMU à la suite d'une erreur de dosage de sa perfusion de substitut alimentaire, la veille à l'hôpital de Bullion.

    Une double enquête judiciaire a été ouverte après la mort du bébé, dont les parents, qui résident dans le Val-de-Marne, ont déposé plainte au commissariat du Kremlin, pour non-assistance à personne en danger, afin de faire la lumière sur la mort de Louis-Joseph. Cette plainte permettra par la suite leur constitution de partie civile et l'accès au dossier d'enquête judiciaire.

    L'enfant était hospitalisé depuis plusieurs mois septembre dans cet hôpital de pédiatrie et de rééducation dans l'attente d'une greffe de l'intestin, selon le directeur de l'établissement Yannick Gouriou, un « petit problème », selon France Info...


    Les enquêtes

  • La journaliste conclut avant la fin de l’enquête
    La militante qui présentait le journal de Radio France aurait-elle eu pour mission de minimiser l’état du bébé (pourtant hospitalisé depuis plusieurs mois), pour mieux accabler le système hospitalier ?
  • >Le parquet de Paris a donc ouvert une enquête de "recherche des causes de la mort" et a ordonné une autopsie, a affirmé une source judiciaire. Celle-ci doit être pratiquée lundi matin à l'Institut médico-légal de Paris (IML).
  • > De son côté le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire sur l'erreur médicale présumée proprement dite, selon cette même source. Cette enquête doit notamment s'appuyer sur les conclusions de l'enquête administrative diligentée par la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) des Yvelines.

    Les effectifs seraient insuffisants, mais deux infirmières seraient en cause
    > Pour le directeur de l'hôpital de Bullion, l'incident, survenu le jour de l'An serait dû à "l'erreur de deux personnels", une infirmière et une auxiliaire puéricultrice. En changeant la perfusion de l'enfant, les deux femmes ont tapé sur le clavier de l'appareil un débit bien trop important pour le bébé qui ne faisait que six kilos.
    > Selon M. Gouriou, "l'infirmière, qui était très grippée ce jour-là, a validé, en appuyant sur la touche de l'appareil, l'action de l'auxiliaire puéricultrice". C'est l'équipe de garde de l'après-midi qui s'apercevra du problème environ deux heures plus tard.

    > Les parents du bébé, et tous les contribuables, seront ravis d’apprendre que les personnels hospitaliers ne sont pas soumis à l’obligation de vaccination et que notre pronostic vital peut dépendre d’un gros rhume.

    L’erreur humaine n’existe plus
    Et qui oserait évoquer cette bonne vieille "conscience professionnelle" et l'actuel climat syndical détestable qui perturbe gravement les services hospitaliers ?

    Ce drame intervient après deux autres erreurs médicales récentes qui ont déclenché une polémique politicienne sur les moyens accordés au système de soins hospitaliers en France.

    1- Le 24 décembre, Yliès, un garçon de trois ans est mort à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris à la suite de l'administration par erreur de chlorure de magnésium. L'infirmière qui a réalisé l'acte a depuis été mise en examen pour homicide involontaire.
    Il est à ce jour affirmé que la faute incomberait à l’office central des médicaments, lequel n’aurait pas dû livrer ce produit à un service de pédiatrie, lequel n’est pas responsable de la réception des médicaments qu’elle met à disposition des personnels infirmiers, lesquels ne sont pas supposés vérifier ce qu’ils perfusent… Appartient-il au malade de placer les infirmières sous contrôle ?
    Présumée innocente, la mise en examen ne serait pas coupable, mais c’est la ministre qui doit rendre des comptes…

    2-
    Quatre jours plus tard, un homme cardiaque de 57 ans victime d'une crise cardiaque est mort, après six heures de recherches supposées difficiles du SAMU pour trouver un service de réanimation adapté sur son territoire. Le SAMU n’y est pour rien, il faut que la ministre démissionne

    Est-il permis à un candide de poser une question honteuse ?
    Les hôpitaux se garderaient-ils des lits en réserve pour les patients potentiels de leur commune, au détriment des urgences extra-communales, ou la question ne repose-t-elle sur aucune réalité concrète, aucun vécu?...

    Le système hospitalier a bon dos
    > Dans le cas du petit Louis-Joseph, le manque de personnel ou de moyens ne serait pas en cause, a estimé le directeur de l'hôpital de Bullion.
    Lors du geste fatal, une infirmière, trois auxiliaires et un agent hospitalier étaient en effet présents dans l'unité du nourrisson qui comptait dix enfants, a-t-il précisé aux médias.

    > Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD), la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui s'est inscrite en faux contre tout manque de moyens, a annoncé pour mi-janvier une "réunion de retour d'expérience sur la permanence des soins" après cette série de drames.

    L'hôpital a "les moyens de fonctionner" mais "a besoin d'une meilleure organisation", a fait observer de son côté le ministre du Budget Eric Woerth.


    Gageons que ce n’est pas l’avis de l’AMUF et des autres syndicats de santé (CGT et FO) qui alertent, accusent et font flèche de tout bois contre le gouvernement, mais n’ont rien à proposer pour améliorer l’organisation du milieu hospitalier, sinon des crédits et encore des crédits !
    Peu leur importe qu’ils soient employés avec rigueur, ou non.