POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Agoravox. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Agoravox. Afficher tous les articles

dimanche 7 juillet 2013

Affaire Snowden: le Président de la République se rend-il coupable de haute trahison ?

Espionnage: appel à tous les magistrats

Prism : les dirigeants européens "savaient depuis longtemps"
"Dans le cadre de l'affaire Snowden où Le Point a révélé que l'ambassade de France à Washington, ainsi que la mission diplomatique Française à l'O.N.U, ont été la cible d'écoutes de la part des Etats-Unis d'Amérique, cela dans le cadre des opérations dites "Wabash" et "Blackfoot" à travers le programme " US-984XN"aussi intitulé "Prism" de la N.S.A (national security agency), Agoravox estime que François Hollande, actuel Président de la République viole ou laisse violer les articles de loi suivants :

ARTICLE 5 de la Constitution de la Vème République du 4 octobre 1958
Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.
Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. 

Article 411-4 du CODE PÉNAL
Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450000 euros d'amende.
Est puni des mêmes peines le fait de fournir à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents les moyens d'entreprendre des hostilités ou d'accomplir des actes d'agression contre la France.

Article 411-5 DU CODE PÉNAL
Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, lorsqu'il est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150000 euros d'amende.

Article 411-6 DU CODE PÉNAL
Le fait de livrer ou de rendre accessibles à une puissance étrangère, à une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des renseignements, procédés, objets, documents, données informatisées ou fichiers dont l'exploitation, la divulgation ou la réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation est puni de quinze ans de détention criminelle et de 225 000 euros d'amende.

Article 226-15 DU CODE PÉNAL
Le fait, commis de mauvaise foi, d'ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d'en prendre frauduleusement connaissance, est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
Est puni des mêmes peines le fait, commis de mauvaise foi, d'intercepter, de détourner, d'utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications ou de procéder à l'installation d'appareils conçus pour réaliser de telles interceptions.

Loi n° 91-646 du 10 juillet 1991 relative au secret des correspondances émises par la voie des communications électroniques.
Le secret des correspondances émises par la voie des communications électroniques est garanti par la loi.
Il ne peut être porté atteinte à ce secret que par l'autorité publique, dans les seuls cas de nécessité d'intérêt public prévus par la loi et dans les limites fixées par celle-ci.

Deux preuves manifestes de la violation de la loi par le Président de la République peuvent être mises en évidence

La première étant qu'en vertu de l'article 5 de la Constitution, le Président de la République se doit d'être le garant du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, de la continuité de l'État ainsi que de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire.

Or, en ne prenant pas au moins la mesure de nécessité visant à interrompre définitivement
les négociations actuelles d'accord de libre échange avec une puissance étrangère pratiquant un espionnage caractérisé des institutions Françaises, le Président de la République assume donc la légitimité de la violation des correspondances de simples citoyens et de nos diplomates par les U.S.A, et prouve par là, son intelligence avec une puissance étrangère manifestement hostile à la France.

De la même façon, une agression caractérisée, et quand bien même non armée, appelle logiquement à une réponse réelle du Président de la République, chef des armées, comme le Code de la Défense le précise :

Article L1111-1 DU CODE DE LA DÉFENSE
La stratégie de sécurité nationale a pour objet d'identifier l'ensemble des menaces et des risques susceptibles d'affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l'intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter. 

L'ensemble des politiques publiques concourt à la sécurité nationale.
La politique de défense a pour objet d'assurer l'intégrité du territoire et la protection de la population contre les agressions armées. Elle contribue à la lutte contre les autres menaces susceptibles de mettre en cause la sécurité nationale. Elle pourvoit au respect des alliances, des traités et des accords internationaux et participe, dans le cadre des traités européens en vigueur, à la politique européenne de sécurité et de défense commune.

Article L1111-2 DU CODE DE LA DEFENSE
Le pouvoir exécutif, dans l'exercice de ses attributions constitutionnelles, prend les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs définis à l'article L. 1111-1
En cas de menace, ces mesures peuvent être soit la mobilisation générale, soit la mise en garde définie à l'article L. 2141-1, soit des dispositions particulières prévues à l'alinéa suivant. 
En cas de menace portant notamment sur une partie du territoire, sur un secteur de la vie nationale ou sur une fraction de la population, des décrets pris en conseil des ministres peuvent ouvrir au Gouvernement tout ou partie des droits définis à l'article L. 2141-3.

Cela du fait même que la sécurité nationale est fragilisée par l'espionnage d'une puissance étrangère, si l'on considère que le secret des correspondances diplomatiques et sous forme numérique, relève bien de l'article 413-9 du Code Pénal.

Article 413-9 DU CODE PENAL
Présentent un caractère de secret de la défense nationale au sens de la présente section les procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers intéressant la défense nationale qui ont fait l'objet de mesures de classification destinées à restreindre leur diffusion ou leur accès. 

Peuvent faire l'objet de telles mesures les procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers dont la divulgation ou auxquels l'accès est de nature à nuire à la défense nationale ou pourrait conduire à la découverte d'un secret de la défense nationale.

Les niveaux de classification des procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers présentant un caractère de secret de la défense nationale et les autorités chargées de définir les modalités selon lesquelles est organisée leur protection sont déterminés par décret en Conseil d'Etat.

La seconde preuve manifeste d'intelligence avec une puissance étrangère, est l'entrave faite à Edward Snowden, - ressortissant américain ayant permis au Peuple Français d'apprendre que les États-Unis d'Amérique ont une démarche hostile vis à vis de leurs institutions - de pouvoir être protégé par la Nation par le biais d'un asile politique accordé à ce dernier, et être entendu par nos services. Cela afin de connaître très précisément l'ensemble des écoutes et autres atteintes hostiles à la France de cette puissance étrangère, en vue de décider de sanctions diplomatiques et commerciales à minima, et rétablir toutes les garanties nécessaires au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et le secret des correspondances.

Ainsi, le Président de la République a empêché l'avion du Président de la République bolivien Evo Morales, de retour de Moscou vers son pays, de pénétrer l'espace aérien Français, ce qui outre une crise diplomatique grave avec ce pays, était manifestement une tentative désespérée d'un Président de la République Française actuellement aux ordres d'une puissance étrangère hostile, de contraindre la fuite de Edward Snowden dans un pays susceptible de lui offrir l'asile politique. Ce qui aurait permis que toute lumière soit faite sur ces ingérences des États-Unis d'Amérique sur un grand nombre de pays du Monde, y compris la France.

Pour toutes ces raisons, et outre les sanctions édictées par les articles de loi présentées plus haut, nous pensons que M. Hollande viole expressément ses devoirs, et doit répondre de l'article 68 de la Constitution qui précise :

ARTICLE 68 de la Constitution de la Vème République du 4 Octobre 1958 :
Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.
La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours.
La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.
Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.

Une loi organique fixe les conditions d'application du présent article. 
Notifiant à l'ensemble des magistrats et institutions que l'assemblée nationale est elle-même constituée de nombreux députés ayant des intérêts bien compris au maintien en poste du Président de la République", explique le site communautaire Agoravox. Le site participatif anti-libéral met également en cause "des députés de la dite "opposition" comme Messieurs Jean-François Coppé (sic), Eric Woerth ou encore Frédéric Lefèbvre ont signifié par voie de presse leur hostilité à ce que la France offre l'asile politique à M. Snowden, et puisse être donc entendu par nos services. 

Il est donc évident qu'aucune impartialité ne peut être attendue de la Haute Cour de Justice.
Considérant que la défense des intérêts nationaux prévaut sur toutes influences politiques ou pressions américaines, qui manifestement polluent l'esprit de nombre de nos dirigeants, nous en appelons à ce qu'une enquête impartiale soit ouverte à l'encontre du Président de la République, du Premier Ministre, du Ministre des Affaires étrangères, et de tous les responsables diplomatiques ou politiques enfreignant gravement l'ensemble des textes édictés par leurs actions, propos publics ou par leur inaction.

Nous en appelons en outre à ce que nos généraux et amiraux, retirent le Commandement de l'Autorité Légitime à un Président se rendant actuellement coupable de haute trahison de la Nation.

Fait pour ce que valoir de DROIT !

Le Peuple Français."

PaSiDupes qui, à la différence de Malthus ("farouche opposant aux traités européens et à notre soumission à l'OTAN") ne prétend pas s'exprimer au nom du "peuple français", dégage toute responsabilité dans ces allégations: il ne fait que son travail d'information. 
Que reste-t-il de l'effet Obama ?

mardi 1 novembre 2011

Affaire DSK - Lettre ouverte à Anne Sinclair

Le facteur sonnera-t-il quatre fois ?

Madame,

L’affaire du Sofitel de New York a mis en lumière votre tenace détermination, votre inoxydable opiniâtreté, votre farouche volonté face au[x] défi[s] humain et judiciaire au[x]quel[s] vous avez été, et êtes encore, confrontée du fait des accusations de nature sexuelle portées contre votre conjoint. C’est du moins ce que l’on a pu lire ou entendre dans la plupart des médias, sous la plume ou au micro d’éditorialistes séduits par votre comportement « exemplaire », tant sur le plan de la « dignité » que sur celui de la « solidarité » avec ce mari en grande difficulté. En un mot comme en cent, « vous imposez le respect », selon ces bons apôtres de la pensée unique.

Difficile de ne pas faire chorus avec les divas médiatiques dans un tel concert de louanges. Et de facto la majorité de nos concitoyens a, sans sourciller, approuvé ces éditoriaux dithyrambiques, émis pour la plupart d’entre eux par vos propres amis du PAF et autres habitués des lambris et dorures de l’Hôtel de Crillon où vous partagez le couvert avec les autoproclamées « élites de la nation », membres comme vous du très huppé club du Siècle. Permettez-moi pourtant d’émettre une musique différente et, je le crains, quelque peu dissonante dans cette belle partition lyrique que l’on pourrait intituler « Ode à une femme de devoir »...

Les semaines passent et l’on découvre avec stupéfaction à quel point votre époux est englué dans les affaires sexuelles les plus diverses, et parfois les plus sordides. Un Strauss-Kahn convaincu d’avoir eu, ici une liaison avec une collaboratrice du FMI, et là d’avoir été « reconnu coupable d’une agression sexuelle », par chance prescrite, selon les termes d’un communiqué officiel du Parquet de Paris. Un Strauss-Kahn par ailleurs toujours poursuivi au civil sur le sol américain au motif qu’il aurait agressé une humble femme de ménage immigrée pour la molester et lui imposer une fellation. Cerise sur le gâteau de l’érotomanie, un Strauss-Kahn désormais cité dans une affaire de proxénétisme hôtelier comme amateur de croustillantes parties fines avec des prostituées et, last but probably not least, ami de personnalités d’ores et déjà mises en examen dans cette affaire.

On peut sans doute vous faire crédit de n’avoir pas suspecté que votre mari, profitant de sa position sociale, ait pu se livrer à des agressions sexuelles, fussent-elles présumées. Mais à l’évidence, vous ne pouviez pas ignorer ses turpitudes érotiques, au moins son goût pour les prestations des prostituées, et son insatiable appétit de « conquêtes » féminines, probablement imposé par une hyperactivité hormonale et un besoin corrélatif de domination par la possession sexuelle. Une étonnante tolérance de votre part qui fait de vous une épouse pour le moins complaisante, convenez-en. Mais peut-être, au-delà de cet amour que avez prétendu éprouver « comme au premier jour », trouviez-vous quelque intérêt à ne rien voir du comportement de votre conjoint, à ne rien entendre des bruits qui couraient ici et là dans les rédactions des médias ou dans les salons de vos amis du Who’s Who, et pas seulement sous la forme d’un venticello d’Air de la Calomnie ?

« Quel intérêt aurais-je eu à subir en silence de telles humiliations » ? m’objecterez-vous. Un intérêt certes pas financier car, héritière du marchand d’art et collectionneur Paul Rosenberg, vous êtes, de notoriété publique, à la tête d’une fortune de plusieurs dizaines de millions d’euros, principalement constituée d’œuvres d’art de très grande valeur. Un intérêt certes pas médiatique car vous étiez déjà, lors de votre mariage en 1991, présentatrice de l’une des émissions préférées des Français (Sept sur Sept) et, de ce fait, très populaire dans la population. Reste l’intérêt politique. Car Dominique Strauss-Kahn était déjà, au début des années 90, l’un des éléphants en devenir du Parti socialiste, promis à une très belle carrière en rapport avec sa remarquable intelligence, ses indiscutables capacités économiques – hélas ! mises au service du libéralisme – et une maîtrise des langues plutôt rare à ce niveau. DSK était même ministre de François Mitterrand lorsque vous l’avez épousé. Et sans doute aviez-vous d’ores et déjà de grands projets pour ce surdoué...

Si je ne doute pas un instant du carriérisme de votre conjoint, je suis en effet convaincu depuis longtemps que vous avez été son aiguillon, le moteur de cette ambition élyséenne qui l’a conduit à disputer la primaire de 2006 puis – il s’apprêtait à le faire – à briguer de nouveau cette année l’investiture socialiste à l’élection présidentielle de 2012. Dominique Strauss-Kahn aurait-il, sans votre détermination et l’irrépressible désir d’Élysée qui transparaissait sous votre apparent détachement, renoncé à son prestigieux poste de Directeur général du FMI pour se lancer dans un nouvel et très incertain affrontement politique lors de la primaire citoyenne ?

Pas sûr. Et vous devez le savoir mieux que quiconque. Il suffit d’ailleurs, pour être assailli par le doute, de se souvenir des piètres prestations de votre champion en 2006 lors des confrontations avec un Laurent Fabius, pourtant définitivement disqualifié dans l’esprit des Français par l’affaire du sang contaminé, et une Ségolène Royal combattive mais réputée moins expérimentée. Or, qu’a-t-on vu lors des débats ? Un Strauss-Kahn timoré, presque absent de la partie, et qui a très vite rendu les armes au point d’être laminé par la présidente de Charente-Poitou (65,69 % contre 20,69 à DSK, et 18,66 à Fabius). Étonnant, non ? Et aucune explication sérieuse de cette déroute, pas même dans la presse où certains éditorialistes se sont contentés d’évoquer la « désinvolture » de Strauss-Kahn. Et si, au fond de lui-même, votre mari avait, plus ou moins consciemment, saboté sa candidature, par crainte du carcan élyséen, par peur d’une présidence castratrice ?

Or, voilà que survient en 2011 une nouvelle opportunité de conquête du Graal élyséen, bien meilleure qu’en 2006 à en croire les sondages. Encore faut-il vaincre lors de la primaire citoyenne ! Un obstacle en apparence plus rude que l’élection présidentielle tant l’image de Strauss-Kahn est désormais associée au très libéral FMI. Et c’est alors que survient, le 14 mai, l’incroyable affaire du Sofitel. En neuf minutes, tous les rêves de palais présidentiel s’effondrent. Pour votre mari bien sûr, mais aussi pour vous-même qui, à son côté, aviez œuvré à ce projet depuis des années bien que vous ayez pu être régulièrement humiliée dans votre vie privée par le comportement de DSK, si l’on en croit vos propres filles. Comme quoi l’ambition exacerbée peut se révéler un puissant ciment du couple.

Personnellement, dès l’annonce de l’arrestation de votre époux, j’ai cru à un acte manqué, à une nouvelle manifestation de refus inconscient de cette présidence aux allures carcérales – si j’ose dire – pour un homme aussi exposé aux exigences de sa libido et par conséquent à un style de vie incompatible avec l’exercice du pouvoir dans la France de 2012. Deux tentatives, deux cinglants échecs ! Le premier pour cause de régime moteur insuffisant, le second pour cause de spectaculaire sortie de route. Par chance, cela s’est produit avant la primaire citoyenne, et même avant que Dominique Strauss-Kahn n’ait officialisé sa candidature.

Si tel n’avait pas été le cas, vous auriez, l’un comme l’autre, porté la terrible responsabilité du scandale qui n’aurait pas manqué de surgir tôt ou tard, soit après la désignation du candidat socialiste, soit après l’élection présidentielle et l’accession probable de votre couple à l’Élysée. En cela, votre attitude commune a été indigne et devrait vous valoir le rejet de tous ceux qui s’identifient à la Gauche, et plus largement de tous ceux qui souffrent du sarkozysme. Serge July, dans un édito sur RTL en date du vendredi 21 octobre, a estimé que, compte tenu de la vie qu’il mène, Strauss-Kahn n’aurait pas dû envisager « plus de 10 secondes » une candidature à l’élection présidentielle. Cela résume parfaitement ce que je ressens et sans doute ce que ressentent des millions de Français floués, trompés, bafoués par votre couple. J’espère que vous en avez pris conscience, vous qui avez été très largement complice, voire instigatrice, de cette pitoyable pantalonnade infligée au peuple de France.


Je vous prie d’agréer, Madame, des salutations dont je vous laisse mesurer vous-même l’empressement. [7 mn, douche comprise...]

Fergus
(source Agoravox)

mardi 28 juin 2011

Pédophilie: un secret d'Etat autocensuré par la presse


Ministre pédophile : Yves Bertrand, patron des RG, et l’Express, l’avaient révélé, avant Luc Ferry !

En bref: "Jack et la calomnie"

Dans un article intitulé "Secrets et ragots" daté du 22/09/2005 lexpress.fr n'éludait pas:

" A part Dominique Baudis, aucun homme politique n'a tant subi de calomnies sur ses mœurs que Jack Lang.
En janvier 1995, dans la rivalité au PS pour la présidentielle, des jospinistes font courir la rumeur. «Je me souviens d'une réunion place des Vosges où il était effondré, témoigne un proche. Il a dit: "Là, je n'en peux plus. De telles ignominies!"» «On m'a traité alors de pédophile, raconte Lang, parfaitement lucide sur ces ragots. C'était immonde. J'ai trouvé les deux personnages qui racontaient cela. Le premier a fait amende honorable. Le second, je ne lui parle plus.» «Je sais qu'il pense cela, répond ce dernier, qui fut ensuite conseiller de Jospin à Matignon. Il se trompe, je n'ai jamais rien dit.»

En 1996, un «blanc» - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n'a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. La hiérarchie policière n'accorde aucune crédibilité à l'assertion. Enfin, à l'approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par l'Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se préparent, que le 21 avril rendra caducs. «Le plaisir est important dans sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté d'autrui pour se livrer à quoi que ce soit d'illégal en la matière.» La capacité de Jack Lang à endurer ces rumeurs et à en parler lui-même, comme il l'a fait avec L'Express, témoigne en tout cas de sa détermination à aller au bout de l'aventure présidentielle.

Post-scriptum
Personne n'a écrit sa biographie; lui-même a cherché, vainement, un scribe de confiance à qui confier ses archives. Jack Lang a enregistré quelques heures de dialogues sur sa vie, mais, d'après un témoin, «ne se livre pas encore assez ».
"

Reprise, les 27 novembre 2008 et 9 septembre 2009

agoravox.fr ne laisse rien oublier

" Heureusement que les preuves sont encore disponibles : les voilà ! Sinon Luc Ferry serait encore seul face au lynchage que lui réservent la gauche et la droite depuis qu’il a parlé de cette affaire d’un ancien ministre français pédophile qui aurait été pris à Marrakech en flagrant délit puis exfiltré en douce. Depuis, tout le monde lui tombe dessus d’abord la droite car le premier ministre de l’époque qui aurait donné l’info à Luc Ferry serait Raffarin, et l’ancien ministre, un homme de gauche ; bilan l’UMPS lui tombe dessus ! avec tous leurs relais dans les media. Ainsi on a pu voir, le Ferry poursuivi par la presse comme un criminel qui aurait jeté un pavé dans la mare alors que tout le monde savait !

La preuve ! En deux clics, je tombe sur cette interview d'Yves Bertrand grand patron des RG qui dit clairement lors de cette émission sur RMC « Les Grandes Gueules », que deux magistrats lui ont parlé de l’affaire, datant des années 80, d’un ministre de la république pédophile mais qu’ils n’étaient pas saisis de l’affaire. Mr Bertrand dit qu’il a informé ses « supérieurs » mais que rien n’a été fait. Les journalistes ébahis disent en clair que l’affaire a été tout simplement étouffée ! Mr Bertrand ne disant mot consent !

VOIR et ENTENDRE Yves Bertrand:

« Yves Bertrand fut l’un des hommes les plus puissants de France. Directeur Central des Renseignements Généraux de 1992 à 2004, il exerça ses fonctions sous l’autorité d’une dizaine de ministres. Cette longévité exceptionnelle à un poste aussi sensible fut longtemps considérée comme suspecte par ses détracteurs. En effet, la Direction des RG – véritable police politique au service du pouvoir en place – représente un poste hautement stratégique voué par définition à évoluer au rythme de l’alternance politique. Homme de l’ombre par excellence, et malgré sa réputation sulfureuse, Yves Bertrand sut très habilement gagner la confiance de François Mitterrand puis de Jacques Chirac… »

C’est pas fini ! Pendant qu’on poursuit Luc Ferry qui, lui, n’a donné aucun nom, on oublie que l’Express dès le 22-09-2005 disait quasiment la même chose en citant le nom de Jack Lang en toutes lettres au sujet de ces rumeurs !

« …à l'approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par l'Elysée… »

Que penser de cette phrase reprise à l’époque partout :

« Jack Lang qui déclarait le 31 janvier 1991 : " la sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXI siècle d’en aborder les rivages…"

Toujours dans l’Express de l’époque, qui pourtant publiait un papier pro-Jack, on peut lire aussi ceci :

« En 1996, un « blanc » - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n'a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. »

Comment avec tout ceci, l’UMPS peuvent-ils jouer aux innocents et traiter Luc Ferry comme un inconscient qui vit des rumeurs et les propage alors que le patron des RG ne dit pas le contraire ! et que tout-Paris sait qu’il existerait bien un ancien ministre pédophile ! Reste une question : Est-ce de Jack Lang qu’il s’agit ?

Luc Ferry ferait-il face à la confrérie des salauds de l’omerta parisienne
?"
Lien Agoravox


lundi 23 mai 2011

Primaires: la faute du PS, apparatchiks et sondeurs


Les militants socialistes sont à la rue !

Agoravox a commis cet article que PaSiDupes vous livre...

Le Parti Socialiste Français n'en finit pas de mourir de ses contradictions et de ses erreurs.
L'enquête US montrera peut être que le possible penchant "pervers" de DSK pour la "coercition sexuelle"
[ça doit faire très mal, ça !] était connu de ceux qui fréquentaient l'ancien ministre. [mais seulement des damoiselles, craignons-nous d'espérer, au rythme où les révélations fuitent...] S'ils sont avérés, comment en effet croire un instant que connaissant ces comportements déviants, les socialistes n'aient pas pensé à faire le ménage en éliminant un candidat si dangereux pour leur image ? [On dirait que c'est tout droit sorti de PaSiDupes]

Certes, en France une femme de ménage n'aurait eu aucune chance de voir sa plainte aboutir contre DSK
[un socialiste dont les syndicats de la magistrature recommande la protection rapprochée] , mais DSK était aux Etats-Unis....pays où ses penchants potentiels [sic !] sont durement [merci au Viagra] punis surtout quand les enjeux politiques sont importants.[Selon Agoravox, la femme de ménage de couleur n'est pas punie: elle est honorée et reconnaissante !]
Lien PaSiDupes

Cette erreur socialiste est dramatique pour la campagne de 2012
[s'ils le disent, n'est-ce pas...], car elle éclaire deux problémes du PS : l'absence de stratégie de conquête et la rupture avec les classes laborieuses.

La rupture avec la classe laborieuse

[Un paradoxe, du point de vue de l'employée de service]
Comme dans l'affaire Polanski où tout les ténors PS ont volé au secours du cinéaste, les cadres du PS sont tellement coupés des réalités que, pour eux, ils ne trouvaient apparemment rien de repréhensible à ce que DSK était supposé faire. Si c'est vrai, cela montre un tel décalage avec l'opinion "ciblée", doublé d'un sentiment d'impunité ahurissant, qu'il est urgent qu'il y ait un très gros ménage à Solferino.

Cette explication n'a rien de très improbable dans le sens où les media traditionnels plutôt à gauche - télé ou grand journaux - ont plus présenté DSK comme une victime présumée que comme un coupable présumé oubliant totalement la gravité de l'accusation et de l'acte. Cette banalisation du viol, déja à l'oeuvre avec l'affaire Polanski, se double d'une justification de faite d'une justice "de classe" qui permet aux uns de faire ce qu'ils veulent et aux autres de payer pour des délits - eux- mineurs.

[On ne peut pourtant lui reprocher de ménager sa peine: il paie de sa personne au-delà des 35 heures autorisées...]

Cela renforce aussi dans l'opinion l'idée que le PS ne s'intéresse pas aux victimes alors que le théme de l'insécurité est un théme majeur de la campagne. Manuel Valls, Mr "Propre" du PS et sécurité, aura du mal à sortir les muscles
[pas plus que son "corps caverneux", au demeurant], après ses déclarations larmoyantes "pour DSK" sans un seul mot pour la présumé victime.

L'absence de stratégie de conquête du pouvoir




Avec les militants,
ils en seraient plutôt
au coït interrompu


Pour conquérir le pouvoir, on forge un homme [ou 'fabrique', plus simplement, et on nique, plus prosaïquement] - et une légende autour - en adéquation avec ses valeurs. " On caste" celui qui pourra mieux les incarner, quitte à repeindre une partie de sa vie, à lui conseiller fortement de se séparer de certains vices ou encore en éloignant certains témoins gênants qui ne rentrent pas dans le cadre.

Depuis 81, la politique s'est professionalisée et l'image de l'homme devient la carte de visite de ses idées qu'on le veuille ou non ; l'ère de la communication, l'ère de l'instantané, l'ère de l'internet va de plus en plus con-fondre l'homme et son projet, ce qui n'a au final rien de bien choquant : les temps sont ainsi.

Dans ce contexte là, comment les socialistes pouvaient-t-ils penser qu'un directeur général du FMI, "tireur fou"
["braguette folle", selon les termes d'Emmanuel Todd] et "bling bling" [ou plutôt "gauche caviar"] pouvait incarner des valeurs de gauche, d'une manière durable et surtout sans se prendre un tir nourri [malheureuse expression, non ?] d'une droite qui avait une cible si facile ?... [ce qui ne se vérifie pas objectivement, car la majorité n'est vraiment pas rancunière: elle travaille, reste dans la décence et ne tire pas à jet continu sur les ambulances]

Le PS français n'a décidemment pas fini de sombrer dans sa propre bêtise ....l'affaire DSK nous le démontre une fois de plus.

dimanche 27 février 2011

PS - Strauss-Kahn est-il vraiment le meilleur d'entre eux ?

Demain, un chaud lapin à l'Elysée...

Le FMI enquête sur son directeur

Une crise conjugale dans la crise financière ?
Dominique Strauss-Kahn, le directeur du FMI, est au centre d'une enquête révélée par le Wall Street Journal à la suite d'une liaison avec une de ses employées.
Le "french lover" est soupçonné d'avoir abusé de sa position à la tête du Fonds monétaire international (FMI). D'après le très sinistre journal américain, DSK aurait eu "des relations sexuelles" avec une économiste hongroise, Piroska Nagy, qui travaillait au département Afrique du FMI. Le directeur et sa subalterne auraient commencé à échanger des mails l'hiver dernier. Selon les sources du Wall Street Journal, la relation a débuté lors d'une conférence en Europe au début de cette année. Les emails compromettants auraient été découverts par le mari de Piroska Nagy. La distraite a quitté le FMI en août, lorsque l'institution a procédé à une réduction des effectifs.

Deux cas de figures démenties par les intéressés
L'enquête doit déterminer à la fin du mois d'octobre si Piroska Nagy a touché des indemnités supérieures à la normale ou si, au contraire, son directeur n'a pas fait pression pour la faire partir.
DSK a implicitement confirmé "l'incident" qui "s'est passé en janvier 2008 dans ma vie privée", mais il a toutefois réaffirmé qu' "à aucun moment je n'ai abusé de ma position de directeur du FMI". Dans "l'incident" en question et son appréciation, sa femme Anne Sinclair reconnaîtra bien là le gentleman.

DSK ne se maîtrise-t-il donc pas ?

DSK serait-il un simple dragueur échauffé ?
En juillet 2007, une grande année, Jean Quatremer, un journaliste hébergé par le socialiste Libération, avait partagé ce secret de polichinelle qui circule dans toutes les rédactions, selon desourcesure.com. Sur son blog (lien), J. Quatremer avait souligné que "son rapport aux femmes" (celui de DSK...) constituerait certainement un "problème" aux Etats-Unis, "où les mœurs sont anglo-saxonnes". "Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique", avait-il commenté (lien).
Son post a déclenché une petite tempête médiatique
Le Times et The Independent (lien) avaient même repris cette mini-révélation. Le site de Marianne s'était offusqué [!] et se demandait aussi sec s'il n'avait pas "franchi la ligne jaune" [elles sont blanches en Europe depuis quelques années, non?] Jean Quatremer avait alors recollé son oeil au trou de la serrure et publié un autre billet encore plus "visionnaire". (lien)
=> Extraits :
"J’ai pourtant expliqué à la journaliste de Marianne [...] que je considérais que dès lors que la vie privée interfère avec l’action publique, les citoyens [ils sont écoutés qu'ils ne pensent en réalité...] sont en droit [il y a des moments comme ça!] d'être informé[s]. [...]

Le grand frère américain impressionne à nouveau la gauche
A la différence de ce qui se passe en France, aux Etats-Unis [...] le moindre 'comportement inapproprié' peut coûter son poste au titulaire d’un mandat public, insiste Quatremer. Les Américains ne plaisantent pas avec ce genre de chose, martèle-t-il, même si cela nous fait ricaner. C'est que nous allons prendre maintenant, malgré tous nos droits théoriques !...
Si dans six mois, il y a un scandale (selon les normes US), les médias français vont-ils encore écrire: on le redoutait, mais on ne vous a rien dit ? Notre crédibilité n’en sortirait pas renforcée. [...] Pour bien connaître DSK, je sais qu'il est en séduction permanente, même s’il n’a jamais eu de gestes déplacés. Et que cela choque et a choqué, surtout hors des frontières hexagonales. Tous les journalistes qui ont couvert ses activités publiques –y compris à Marianne- le savent et les anecdotes sont nombreuses. Mais être «pressant» n’est pas un délit pénal, que cela soit clair. En revanche, aux Etats-Unis, c’est tout comme. C’est tout ce que je voulais dire : une fois à la tête du FMI, il faudra que DSK ravale son côté « French Lover » lourdingue".

Quatremer suggère-t-il que le Bureau national du PS devrait écarter de sa primaire tous les dangereux prédateurs sexuels qui approchent la Rue de Solférino ? Au-delà du pot à tabac qui fait fonction à la tête du parti, les scrutatrices risquent-elles pour leur vertu ?

Le FMI a entendu Quatremer
►"Toutes les allégations, et en particulier celles impliquant la haute direction, sont prises extrêmement au sérieux", a indiqué un porte-parole du FMI. Shakour Shaalan, le doyen de l'organisation monétaire a expliqué avoir lancé l'enquête pour examiner les allégations qui circulaient depuis des mois dans les couloirs.
Mieux, certains membres du conseil d'administration pensent même que les personnes au courant de ces rumeurs pouvaient faire pression sur DSK. Devaient-elles être aussi lucide et volontaire que la communauté occidentale internationale sans qu'elle exerce pour autant la moindre pression sur Ben Ali en Tunisie et ses confrères d'Egypte ou de Lybie ?
En mai 2007, l'ancien directeur de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz, avait dû quitter ses fonctions sur l'accusation qu'il avait favorisé l'avancement de sa petite-amie. Le scandale avait déjà sérieusement entaché l'image du FMI. Cet ancien secrétaire adjoint à la Défense avait pourtant informé le Conseil d'administration de ses relations avec une de ses employées. Pour que le scandale éclate, il aura toutefois fallu que la presse dévoile qu'il avait subordonné les importantes augmentations accordées à sa compagne à l'offrande de ses faveurs. Cet échange de dons a duré six semaines.

VOIR et ENTENDRE les premiers éléments:


DSK et les femmes (1) envoyé par george_abitbolclasse.

VOIR et ENTENDRE la suite:


DSK et les femmes (2) envoyé par george_abitbolclasse.

Témoignage exclusif : la troisième affaire Strauss-Kahn


Le candidat PS à la primaire est-il malade ?

Rebondissements dans les "Feux de l'Amour" de Dominique et les autres. Thierry Ardisson en est persuadé: Dominique doit se faire soigner.
On se souvient que, sous les "Feux" de la scène politique, une écrivaine se disait victime d'un "chimpanzé en rut".

Or, dans les dîners mondains du tout-Paris, le directeur du FMI est bien connu pour ses harcèlements. Sa supposée relation intime avec une économiste hongroise défraye toujours la chronique, sans que cette relation entre adultes consentants n'aurait après tout d'autre conséquence que sur sa femme, si, comme le dit lui-même DSK, il n'y aurait rien eu de plus qu’un banal échange amoureux. Et des gratifications financières, toutefois.

Mais une vidéo en ligne sur le web explique à mots couverts que DSK aurait pu se livrer à des violences sur Tristane Banon, une jeune journaliste et romancière. Si les faits sont avérés, l’accusation est terrible. Non seulement elle ne dissimule rien de ce qu'elle a subi, mais elle accuse le directeur du FMI de l’avoir maltraitée.

Le buzz Internet n'est pas toujours ce qu'il devrait être
Le respect de la femme est une belle et grande idée. Que l'on peut bafouer à la première occasion, comme aux suivantes.Pourquoi faut-il, dès lors que le présumé innocent est célèbre, que cette notion devienne subalterne et le nom de l'obsédé censuré ?
Dans cette vidéo, Tristane Banon, jeune journaliste et romancière, accuse UN homme apparemment haut placé d’avoir voulu la violer. Qui est cet homme ? Mystère ? La scène se passe sur Paris Première pendant l’émission de Thierry Ardisson 93, Faubourg Saint-Honoré (diffusée le 5 puis le 20 février 2007).
Tristane Banon est assise à la table parmi les autres invités, Jacques Séguéla, Thierry Saussez, Jean-Michel Aphatie, Roger Hanin, Gérald Dahan, Claude Askolovitch et Hedwige Chevrillon à son côté, quand elle déclare : « Moi, c’est avec [et là le nom est remplacé par un long bip] avec qui ça c’est super mal passé. C’est le chimpanzé en rut ! » Et l’animateur Thierry Ardisson d’abonder dans son sens : « c’est un obsédé ! », lance-t-il.

VOIR et ENTENDRE les coulisses de l'affaire DSK datant de 2002, mais révélée au cours de cette émission de Ardisson, en 2007:


Les coulisses de la nouvelle affaire DSK envoyé par AgoraVox.

"S'il fait ça, il peut faire n'importe quoi ! ", s'alarme faiblement Jacques Séguéla, en commentaire du comportement pathologique de cet homme politique qu'hormis Agoravox il est interdit de nommer sous peine de poursuites...

Pour avoir confirmation de l'identité du « chimpanzé en rut », il a suffi de demander à la principale intéressée, Tristane Banon soi-même, qui a répondu le plus simplement du monde désigné Dominique Gaston André Strauss-Kahn.
Pourquoi alors avoir tu cinq années durant le nom de ce politicien, alors qu'en 2002 il n’était plus ministre, mais député, et qui, en ce début d’année 2007, venait d’être nommé loin de Paris, au FMI ? « Je ne sais pas du tout, explique Tristane Banon. Ce que je sais, c’est qu’il y avait déjà eu un problème une première fois quand Thierry Ardisson m’avait invitée sur l’émission Tout le monde en parle. On avait parlé de ça à la fin de ma séquence et la chaîne avait demandé [à ce] qu’on retire carrément toute la séquence... C’est une décision de Télé Paris et de Stéphane Simon. Ce n’est pas moi qui l’ai demandé, en tout cas ». Il a travaillé aussi bien pour France Soir, TF1, Paris Première (M6) ou Canal+ et le service public (France 2, 3 et 5).

La censure socialiste a-t-elle donné à plein ?

Pourquoi, en février 2007, aucun « décrypteur », si distingué et vertueux soit-il, n’a-t-il parlé de cette affaire ? Et pourquoi cette vidéo a-t-elle disparu d’internet comme si on avait voulu l'effacer définitivement des mémoires ?
L’accusation portée par Tristane Banon est grave, mais non absurde. Et elle est récurrente. « Qui n’a pas été coincée par Dominique Strauss-Kahn ? », demandait récemment Danielle Evenou (épouse de l'ancien ministre PS de la Communication Georges Fillioud) pendant une émission de Laurent Ruquier.
Les blogs français à l'écoute de la presse anglo-saxonne ont pu déplorer qu'il donne de la France et des Français une image à nouveau douteuse avec sa supposée liaison avec Yasmina Reza (femme de lettres et actrice). Le pot à tabac socialiste dirait de lui qu'il « abîme » la France, si hélas elle n'était autiste.

DSK et ses femmes (quelques-unes)
- Piroska Nagy: DSK est soupçonné par le FMI « sur un éventuel abus de pouvoir dont il aurait pu se rendre coupable en accordant des indemnités de départ trop importantes à Nagy ou en manœuvrant pour l’envoyer à Londres », selon Le Point.
- Emilie Byhet : une jeune femme qui a travaillé dans son équipe de campagne pendant la primaire socialiste de 2007. Il lui est reproché d’avoir suggéré au département des ressources humaines du FMI de lui attribuer un stage au département recherche de l’institution...
- ces affaires portent moins à conséquence que l’accusation que Tristane Banon lance à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn.

Les femmes ont peur

En 2002, la jeune femme n’avait pas osé porter plainte.
Pourtant elle avait pris contact avec un conseil juridique qui, d’après ce qu’elle explique dans la vidéo, possédait sur son agresseur supposé un fort volumineux dossier. Mais Tristane Banon a renoncé à porter plainte. Elle n'a d’ailleurs toujours pas sauté le pas :
« De toute façon, maintenant, je ne sais même pas s’il n’y a pas prescription. Ça fait six ans. Au départ, je voulais porter plainte, mais après il y avait eu l’histoire de Johnny Hallyday avec sa nana, c’était pile en même temps que ce qui m’était arrivé... Qu’est-ce qui va empêcher 50 % des gens que je vais croiser de ne pas me croire, ils ne sont pas censés croire en ma bonne foi. Alors je me suis dit qu’il fallait vivre avec ça. Et puis qu’est-ce que j’ai à y gagner ? De l’argent ? Je ne veux pas de son fric. Et si c’est pour faire vendre des bouquins sur ce genre de réputation, franchement je préfère en vendre peu ou pas... Et puis il y avait tout bêtement le fait que je vis seule à Paris. Il est avec un mec qui n’est pas forcément un tendre, il n’a pas forcément des méthodes très raffinées... Je ne pense pas qu’il m’aurait fait assassiner, mais me refaire le portrait, ça aurait été possible... ».

Comment tout cela s’est-il passé ?
Tristane Banon prend contact avec Dominique Strauss-Kahn en 2002. A cette époque, elle prépare un livre, Erreurs avouées, qui sera publié quelques mois plus tard chez l’éditeur Anne Carrière, sans le témoignage de Dominique Strauss-Kahn. On comprend pourquoi en écoutant le récit de son entrevue sur Paris Première :
« ... Il a proposé qu’on se voit, il m’a donné une adresse, que je ne connaissais pas, déjà ça m’a étonné parce que je connais un petit peu sa vie, plus ou moins, donc je sais où il habite, je sais où est sa permanence, l’Assemblée je vois un peu où c’est situé. Rien de tout ça.
Je suis arrivée devant l’adresse, je me suis garée, je suis montée, c’était un appartement vide, complètement vide, avec un magnétoscope, une télévision, un lit au fond, très beau, il a bon goût, Monsieur a bon goût, poutres apparentes sublimes, sur cour intérieure, et puis là il a gentiment fermé la porte. J’ai posé le magnétophone tout de suite pour enregistrer, il a voulu que je lui tienne la main pour répondre, parce qu’il m’a dit « je n’y arriverai pas si vous ne me tenez pas la main », et puis après la main c’est passé au bras, et c’est passé un peu plus loin, donc j’ai tout de suite arrêté...
Je suis arrivée là-bas, j’avais un col roulé noir, ça fait peut-être triper les mecs un col roulé noir mais faut arrêter, et après surtout c’est que ça s’est très très mal fini, parce qu’on a fini par se battre, donc ça s’est fini très très violemment, puisque je lui ai dit clairement... [intervention d’un invité] non non on s’est battu au sol, pas qu’une paire de baffes, moi j’ai donné des coups de pieds, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d’ouvrir mon jean... Ça a très mal fini, mais moi ce qui m’a marqué... [coupure montage]. Bon moi j’ai fini par partir, il m’a envoyé tout de suite un texto en disant « alors je vous fais peur ? » d’un air un peu provocateur, et je lui avais parlé quand on se battait, je lui avais dit le mot « viol » pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait peur plus que ça, comme quoi apparemment il était accoutumé, et après il a pas arrêté de m’envoyer des textos en disant
« je vous fais peur ? »

Selon Tristane Banon, DSK l’aurait empêchée de publier les passages le concernant :
« Anne Carrière a eu les jetons, elle a retiré le chapitre, ce qui, je pense, a été sincèrement une connerie car des journalistes l’avaient reçu... Ce que je n’ai vraiment pas apprécié c’est ce qu’il a fait après. Car dans l’histoire je n’étais pas méchante, je ne portais pas plainte, je retirais le chapitre, je faisais tout ce qu’il disait de faire. Il y avait beaucoup d’interviews de prévues dans la presse écrite, des passages télé, etc. et il a appelé Marc-Olivier Fogiel en lui demandant d’annuler parce qu’il avait peur que je parle de ça, chez lui parce que c’était du direct. Maintenant, c’est parole contre parole. C’est ce que m’a dit Marc-Olivier Fogiel et je ne vois pas pourquoi il me mentirait, mais Fogiel m’a dit, alors qu’il m’avait invitée (j’ai encore l’invitation de sa production), il m’a dit écoute Tristane, on me menace de couper le faisceau si je te laisse passer ».

On peut toujours épiloguer et se demander qui est ce « on » capable de censurer les passages où il est question de lui sur une chaîne câblée, de censurer un éditeur, de menacer de black-outer une émission de divertissement sur une chaîne grand public ?

« Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes, écrivait dans un de ses billets Jean Quatremer. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des media, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique.

Si on dresse la liste des personnes d'influence qui sont au courant depuis les origines, on ne peut se sentir plus tranquille dans les salons parisiens que dans les profondeurs d'une cave glauque des quartiers les plus mal fâmés : sur quel journaliste donneur de leçon vertueux, peut-on compter en cas d'agression ?

Le FMI tirera-t-il les conséquences de ces révélations ?


Ce qui retient DSK de se lancer dans la primaire

Le singe en rut s'expose-t-il un traitement inhibiteur de la libido ?
Ou cherche-t-il à se faire virer du FMI pour arriver à temps à la primaire et se rapprocher du Chabichou Désirdavenir Royal et du pot de bière à tabac Brochen-Aubry ?
D'aucuns assurent d'ailleurs qu'en rediffusant des documents certains l'y aideraient, puisque jamais, au grand jamais, les hommes de pouvoir n'abusent de leur position dominante... A-t-on jamais entendu parler d'autre chose que la position du missionnaire ?

Les secrets bancaires font en France plus de dégâts que les secrets d'alcove.
Il faut être Berlusconi en effet pour mettre à cran les pisse-froid du 'politiquement correct' hexagonal.
Pour sa part, MAM aura appris à ses dépens que la pensée unique s'oppose à l'investissement dans la pierre: il reste donc plus aux responsables politiques (et à POM, Patrick Ollier) que les joies du livret A et les fredaines de l'écureuil.

samedi 18 décembre 2010

Les tribunaux jugent politique et politiciens

République des juges contre république des urnes



Faut-il rétablir
la peine de mort
pour les ministres ?



La judiciarisation de la politique est en marche

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a été condamné le 17 décembre à 1 euro de dommages et intérêts
par le tribunal de Grande Instance de Paris pour atteinte à la présomption d’innocence de l’ex-conseiller de Michèle Alliot-Marie à la Chancellerie, David Sénat.
Son avocat, Me Philippe Blanchetier, a annoncé à la presse son intention de faire appel.

Le ministre de l’Intérieur a rappelé que l’appel de ce jugement le rendait innocent aux yeux de la loi
, comme pour sa première condamnation pour injure raciale. "Il ne s’agit pas de condamnations définitives", a souligné sur Europe 1 le ministre de l’Intérieur, par conséquent réputé "innocent jusqu’à ce stade".
Lien PaSiDupes: collusion magistrats-PS contre la majorité

Au ministre, l'opposition refuse la présomption d'innocence !
Pas une minute à perdre.

  • Le Point parle de 'violation' de la présomption d'innocence
    A l'inverse et paradoxalement, dans l'affaire de l'affreuse tuerie de la jeune femme de 22 ans, Anne-Lorraine Schmidt, un autre récidiviste, Thierry Deve-Oglou, 46 ans, déjà condamné pour le viol d'une femme en 1995, Sylvie Auvigne, femme et militante de surcroît, de sa voix ânonnante sur France Info, ne relève, dans ce cas, qu'une 'agression sexuelle' indéterminée.

  • Avant que la Cour d'Appel n'ait à se prononcer, le PS et son porte-parole Benoît Hamon, se sont aussitôt jetés sur les micros pour 'stigmatiser' le ministre.
    Hier vendredi, sur Europe 1, Hamon, bien qu'élu de nulle part (sauf au scrutin de liste), a réclamé la démission de Brice Hortefeux. "Auparavant, il y avait un jurisprudcence qui voulait qu'un ministre mis en examen démissionne, a commenté Benoît Hamon. Aujourd'hui, on peut être ministre de l'Intérieur et être deux fois condamné, et être inamovible à ce gouvernement." Et auparavant, la présomption d'innocence était applicable à la droite comme à la gauche ...

  • Avec l'extrémiste socialiste, l'extrême gauche veut la démission du ministre.
    Agoravox publie un délire d'Imhotep. Jugez plutôt:
    "Dans une démocratie normale [comme la Cote d'Ivoire de Gbagbo?], un ministre, qui plus est de l'intérieur [pas de majuscule?], n'aurait pas pu rester, non pas même à la condamnation, mais au prononcé de son fameux, quand "il y en a un ça va, mais c'est quand il y en a plusieurs" [il serait judicieux de rappeler le contexte et de qui il est question]… A ce seul prononcé public et non volé, malgré les tentatives umpesques pour le faire croire, il aurai [on peut ajouter un 't'] dû quitter le gouvernement. A sa condamnation [on n'est pas au courant], à la seconde [pas une minute à perdre?] [,] il aurait dû quitter le gouvernement. Au lieu de cela [,] il a continué son travail de bouffon du roi, le rôle du père fouettard sans résultats mais avec un gros bâton et une grande gueule. A la sortie de la circulaire dite des Roms, pour non respect de la loi, il aurait dû démissionner, faisant en plus de la France [,] un pays au ban des nations, montré du doigt par [pour ?] ce qu'il y a de pire, son injustice stigmatisante."
  • Dès vendredi, le Parti communiste français (PCF) a également jugé "totalement incompréhensible" le maintien de Brice Hortefeux comme ministre après sa condamnation.
  • En revanche, Dominique Paillé dénonce un procès d'intention contre Brice Hortefeux (lien PaSiDupes)

    La séparation des pouvoirs devient un archaïsme

    Le grain de sel des juges
    La condamnation de policiers à Bobigny avait déjà déclenché une polémique il y a une semaine.
    L'Union Syndicale des Magistrats (USM, qui se dit apolitique) et le Syndicat National des Officiers de Police (SNOP, affilié à l'UNSA et qui a présenté en 2010 des listes communes avec le Syndicat général de la police-FO) entendent maintenant "mettre fin aux critiques et polémiques permanentes entre acteurs d'une même chaîne pénale, et retrouver la sérénité indispensable à la sécurité et à la justice", ont-ils expliqué dans un merveilleux communiqué commun, après avoir créé le malaise. Le SM (Syndicat de la magistrature, ancré à gauche) et Alliance-Police ou Synergie-officiers sont exclus de cette mascarade politico-médiatique.

    Les ministres de tutelle, comme c'est l'usage, avaient tout naturellement soutenu leurs fonctionnaires respectifs, mais la presse et l'opposition avaient pourtant stigmatisé le ministre de l'Intérieur, à des fins politiciennes.

    Un mois plus tard, la gauche et les journalistes militants ont relancé une polémique à propos de David Sénat, l'auteur présumé de fuites au profit du journal Le Monde, concernant l'affaire Woerth-Bettencourt. Brice Hortefeux avait en effet adressé un reproche à cet ex-conseiller au ministère de la Justice: « Il alimentait un journaliste sur des enquêtes qui étaient en cours d'instruction » en lui transmettant des « documents confidentiels ». Ce qu'on appelle 'révélations' dans la presse dite d'investigation... « Ca tombe sous le coup du non-respect du secret professionnel », a déclaré Brice Hortefeux sans d'ailleurs nommer David Senat, depuis muté en Guyane. Le nouveau ministre de l'Intérieur avait simplement commis l'imprudence de parler à l'indicatif, plutôt qu'au conditionnel, alors que le présomption d'innoncence était de rigueur. David Sénat avait assigné le ministre en référé le 19 novembre, lui reprochant ses propos tenus le 17 octobre, lors de l'émission «Le Grand Jury» (RTL-LCI-Le Figaro). Interrogé sur les conditions dans lesquelles le conseiller avait été identifié par les services du contre-espionnage comme source possible du Monde, le ministre avait répondu qu' « un haut fonctionnaire, magistrat, membre de cabinet ministériel, ayant donc accès à des documents précisément confidentiels, alimentait, selon ces sources, vérifiées, un journaliste sur des enquêtes ». Le fuiteur présumé réclama 10.000 euros de dommages et intérêts et la publication d'un communiqué.
    Le vendredi 17 décembre, le TGI de Paris lui accorda l'euro symbolique de dommages et intérêts pour atteinte à la présomption d'innocence.


    Ainsi, de polémique en polémique, plongeant le gouvernement dans les méandres de la justice, les juges prennent-ils le pouvoir avec la complicité du PS privé au Parlement de majorité démocratique.

    Montebourg récidive
    Ce n'est pas Sud Ouest qui titrerait ainsi
    "Pour la seconde fois en moins de six mois, le ministre de l'Intérieur est condamné en justice. Cette fois-ci, pour atteinte à la présomption d'innocence." C'est ce qu'écrit le journal régional, diffusé dans huit départements du sud-ouest de la France (Dordogne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Charente et Charente-Maritime).
    Or, ne cherchez pas; ce traitement est réservé au ministre de l'Intérieur, mais en revanche épargné à Nono Montebourg...
    Pourtant, si la magistrate Eva Joly ne s'est encore faite aligner qu'une seule fois par un collègue, le socialiste en est aussi à sa deuxième mise en examen.
  • jeudi 16 décembre 2010

    Au Parti radical, Rama Yade reste dans la majorité

    D. Paillé explique ce qui échappe aux polémistes

    Rama Yade rejoint le Parti radical (PR)

    Agoravox, parmi les désinformateurs malveillants
    "Rama Yade qui dimanche dans l’étrange lucarne déclarait son amour à Sarkozy et sa totale fidélité à l’UMP file chez Borloo, car Copé lui refuse un sucre d’orge.
    "

    Gare à la connotation que les copieurs-colleurs de LePost ne vont pas manquer de resucer dans leurs pages pour ados frustrés et boutonneux...

    C'est donc ce qu'on appelle de l'analyse politique éclairée et objective: pas besoin d'être compétent, à moins aussi que d'être malsain.


    Le porte-parole de l'UMP en est réduit à décrypter l'actualité pour les décrypteurs polémistes !...

    Dominique Paillé a expliqué jeudi aux commentateurs malveillants qu'en ralliant le Parti radical (PR) et surtout en quittant ses fonctions ministérielles, Rama Yade va trouver "un plus grand espace de liberté", mais n'en resterait pas moins "sarkozyste et UMP".
    Lien vers sa déclaration au journal Le Parisien


    "Je m'en réjouis, elle me l'a dit samedi, nous avons échangé ensemble", a indiqué D. Paillé, jeudi 16 sur RFI. " Je suis moi-même au PR, c'est-à-dire évidemment dans une famille qui est une famille républicaine, avec des principes forts, des principes humanistes avérés, mais pour autant le Parti radical reste au sein de l'UMP ", a-t-il souligné.
    Lien PaSiDupes: Rama Yade est porte-parole UMP en Ile-de-France


    C'était l'évidence, mais encore faut-il arriver à le faire comprendre à ceux qui ne veulent rien comprendre.

    En 2002, Rama Yade a épousé Joseph Zimet, conseiller au cabinet du secrétaire d'État Jean-Marie Bockel (Gauche moderne,mais ex-PS) qui s'inscrit dans la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, en se revendiquant « allié distinct mais loyal».
    Lien PaSiDupes


    Faut-il aussi décrypter le mot 'loyauté' pour l'opposition ?

    dimanche 3 janvier 2010

    Grippe A-H1N1: la santé publique est-elle menacée par la presse politicienne ?

    « Décryptage » d'une désinformation

    Slate est un magazine en ligne fondé en février 2009 sur le modèle de son homonyme américain par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, Johan Hufnagel (il a dirigé les rédactions de Liberation.fr et de 20minutes.fr.), Éric Le Boucher (journaliste du Monde et des Echos, critique de la politique menée par Jacques Chirac, « un roi fainéant », selon lui) et Éric Leser (ancien chef du service économique du journal Le Monde) et Jacques Attali.
    Le magazine d'opposition a commis cet article le dimanche 3 janvier 2010

    Grippe: la schizophrénie française

    L'épidémie recule, Nicolas Sarkozy incite à la vaccination et la France commence à vendre ses vaccins...
    Dans la guerre contre la pandémie grippale la situation n'a jamais été aussi confuse qu'aujourd'hui
    [pour ne pas être partisan, on pourrait écrire qu'elle fait l'objet d'une polémique]. A l'échelon de l'organisation collectif on a la très désagréable impression d'avancer dans des sables de plus en plus mouvants. [nouvelle impression subjective, de la part d'un magazine qui contribue à ce sentiment] On peut le dire autrement: la situation a quelque chose de schizophrénique [est-ce que ça annonce pour autant une étude plus scientifique ?]. En quelques jours, cinq exemples viennent conforter ce diagnostic [nous avons affaire à un médecin] : L'épidémie régresse; Nicolas Sarkozy incite publiquement et pour la première fois de manière aussi claire, à la vaccination; le gouvernement [comme ça, il ne manque plus que Mme Bachelot] annonce une relance du plan national vaccinal; dans le même temps la France commence à vendre à des pays étrangers ses surplus de stocks vaccinaux; des travaux scientifiques laissent penser que d'ores et déjà, vaccin ou pas, des millions de Français sont protégés contre l'infection grippale. Comment comprendre?

    La première prise de parole de Nicolas Sarkozy. «Il ne s'agit pas d'une banale grippe. En France, ce virus a tué 219 personnes l'an passé, et il touche des enfants et des adultes qui sont en bonne santé. Je n'ai pas le droit de banaliser, a déclaré Nicolas Sarkozy qui n'avait jusqu'ici jamais ou presque pris la parole sur ce thème. Il vient de le faire lors de ses voeux aux travailleurs de la Saint-Sylvestre. Chacun fait ses commentaires, plus ou moins autorisés. Mais la ministre de la Santé [Roselyne Bachelot] et moi-même, on est en charge et on ne peut pas se permettre des commentaires, on doit agir (...) la vaccination est une exigence de santé publique.» Le chef de l'Etat a, pour la première fois, soutenu le choix du gouvernement de faire vacciner les Français dans des centres ad hoc et non par leurs médecins de famille ou dans les hôpitaux.
    «Si on avait vacciné chez vos médecins habituels ou dans les hôpitaux, est-ce que les médecins auraient pu soigner et est-ce que les hôpitaux auraient pu continuer à travailler?, a-t-il demandé. Je crois qu'il faut quand même réfléchir quand on voit ces questions-là. Cela s'est bien passé, les ministres se sont donné beaucoup de mal et je remercie tout le personnel qui s'est engagé.» Les propos présidentiels, connotés au passé, pourraient laisser entendre que le plus gros est désormais derrière nous. Or le gouvernement tient un discours radicalement opposé.

    Les surplus vaccinaux français en solde [C'est le journaliste qui le dit, puisqu'il semble bien officiel qu'en fait ils seront proposés à prix coûtant]. «Depuis deux mois, la France tente discrètement de revendre à des pays étrangers une partie de ses vaccins contre la grippe A, achetés en juillet dernier, à une époque où la menace était supposée très grave» nous annonce, «en exclusivité», Le Parisien/Aujourd'hui en France daté du 3 janvier. Un scoop en somme. Et comme souvent les scoops aimeraient s'inscrire dans l'absolu quand ils sont, dans l'immense majorité des cas, relatifs. Pour dire le vrai l'affaire était publiquement en gestation depuis, précisément, deux mois.
    [Depuis combien de temps la France est-elle à ce point discrète ?] Le 5 novembre la ministre de la santé Roselyne Bachelot (s'exprimant sur RTL [pour plus de discrétion, en effet] ) avait annoncé que la France était disposée à revendre une partie de son stock de 94 millions de doses de vaccin contre la grippe pandémique. [dès le 5 novembre !] Une manière comme une autre de ne pas avouer directement que la décision gouvernementale prise cet été d'acquérir (pour près d'un milliard d'euros) un tel stock national était, au choix, un pari risqué ou une erreur stratégique. [Une manière comme une autre pour Slate de faire de la rétention d'information en n'avouant pas que les experts européens ont prodigué ce conseil à d'autres gouvernements: Allemagne, Suisse ou Pays-Bas]
    Mme Bachelot se refusait alors à entendre les reproches qui étaient faits au gouvernement quant à l'acquisition d'un stock vaccinal à ce point surdimensionné? [Qui étaient ces esprits forts qui savaient mieux que les experts ?] «Non. Ce que je veux c'est que mon pays soit préparé à cette vaccination, répondait-elle. D'ores et déjà nous savons que nous aurons peut-être la chance qu'une seule dose soit nécessaire. Mais cette information a besoin d'être confirmée et une partie de la population aura toujours besoin de deux doses, les enfants en particulier. Et puis, vous savez, depuis quelques jours la France est très demandée. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de pays qui nous consultent et qui nous demandent si on n'accepterait pas de leur revendre des vaccins. Ces pays n'ont pas pris leurs précautions. Mais moi je ne veux pas leur revendre ces vaccins tant que je ne suis pas sûre, par une constatation clinique, que l'immunité donnée par la première dose - et qui est déjà importante - est bien durable.» Mais combien de temps faudra-t-il pour le savoir? [Slate au gouvernement, vite !]
    On sait désormais qu'une seule dose est nécessaire. [Facile d'ironiser après coup !] Et il est acquis que la France a, au nom du principe de précaution, acquis pour une somme qui n'a rien d'anodin (un peu plus que celle annoncée par Nicolas Sarkozy dans le cadre du nouveau Plan Cancer) notablement plus de vaccins anti grippaux qu'elle n'en utilisera jamais, du moins à court terme. [ Slate était près à prendre des risques avec la santé et la vie des Français] Acheteur aux trop grands yeux le gouvernement français se fait donc revendeur.
    «On imagine sans mal la somme des questions qui vont se poser, écrivions-nous alors.
    [Gargarisme pour haleine fétide !] Le gouvernement va-t-il, comme l'étaient hier les fabricants, être ici en position de force et va-t-il faire monter les enchères? Qui mènera les négociations et sur quelles bases marchandes ou éthiques? Pourquoi, par exemple, ne pas offrir notre surplus vaccinal aux pays qui n'ont pas pu « prendre leurs précaution » faute d'en avoir les moyens? [ Mal informé Slate ou de mauvaise foi ? « Le fabricant de vaccins Sanofi Aventis a déclaré cette semaine faire très prochainement don de 100 millions de doses du nouveau vaccin H1N1 contre la grippe porcine pour qu'il soit distribué par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). (Lien) Laboratoire GSK ? (lien) GaxoSmithKline ? (lien)

    Préfèrera-t-on au contraire vendre à ceux qui offriront le plus ce qui permettrait sinon, peut-être, de réaliser des bénéfices, du moins d'effacer l'impression désastreuse qui prévaut aujourd'hui: celle que le gouvernement a fort mal mené les négociations avec les firmes productrices? Les détails des futures tractations seront-ils ou non rendus publics, ce qui offrirait le grand avantage de prévenir les critiques aujourd'hui formulées quant au caractère secret des premières négociations?»

    Le Parisien/Aujourd'hui en France apporte aujourd'hui les premiers éléments de réponse. L'opération «revente» est menée depuis la mi-novembre conjointement par le ministère des Affaires étrangères et celui de la Santé. [La réactivité du gouvernement est à saluer] Les diplomates sont priés de faire remonter rapidement l'information vers Paris si les pays font état d'un manque de vaccins. La question de la revente des vaccins est abordée succinctement en cellule de crise interministérielle. «Madame Bachelot a indiqué que des négociations étaient en cours avec différents pays, mais sans donner les noms, pour des raisons de confidentialité», indique Gérard Gachet, porte-parole de la cellule de crise interministérielle, au ministère de l'Intérieur. Matignon et l'Elysée sont régulièrement tenus au courant des contacts et ont le pouvoir de validation final. Des négociations ont été rapidement engagées avec le Qatar, l'Egypte, le Mexique, la Bulgarie, la Roumanie et l'Ukraine. Lire PaSiDupes

    La France aurait adopté une position de principe elle vendrait au prix où elle a acheté les quatre types de vaccin (soit: 6,25 € la dose pour le Sanofi-Pasteur, 7 € le GSK, 9,34 € le Novartis et 10 € le Baxter). Les pays demandeurs sont ceux qui n'ont pas pu se procurer suffisamment tôt le vaccin. La France doit aussi faire face à la concurrence internationale des autres «grands pays» qui veulent revendre leurs vaccins. C'est le cas en Ukraine, où la France et l'Allemagne ont soumis des offres aux autorités. La Suisse et les Pays-Bas, qui avaient acquis beaucoup de lots, ont ouvertement proposé à la revente une partie de leurs stocks. Pour l'heure on n'en sait guère plus.

    Relance du plan national de vaccination. En ces premiers jours de 2010 (neuf mois déjà après le début des hostilités) les troupes citoyennes ne savent plus, dans ce contexte, à quel saint laïc se vouer. Tout en vendant les munitions le gouvernement, sur le front vaccinal, continue à faire battre tambour pour inciter à l'immunisation volontaire. Mieux: les tambours vont bientôt résonner de plus belle. Quelques heures avant le basculement dans la nouvelle année les services de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur nous l'ont faire savoir: le dispositif national de vaccination (tant décrié depuis qu'il est en place) «connaîtra une remontée en puissance après les fêtes de fin d'année». Fermés les 1er et 2 janvier, ces centres de vaccinations ouvriront ensuite «jusqu'à trois vacations par jour». Les officiers de santé ne devraient guère chômer: «lundi 4 et mardi 5 janvier: une vacation est prévue (fin d'après-midi, début de soirée); mercredi 6 janvier: 3 vacations; jeudi 7 et vendredi 8 janvier: 2 vacations (après-midi et début de soirée), «sauf à Paris et dans les 3 départements de la petite couronne pour lesquels sont prévues trois vacations permettant une ouverture de 8H00 à 20H00; samedi 9 janvier: 3 vacations ; dimanche 10 janvier: «ouverture en région Ile-de-France sur un créneau 8H00-20H00 et, en tant que de besoin, dans les grands centres urbains sur décision des préfets».

    Dont acte. Mais qui s'intéresse encore à tout ceci ? [Hallucinant ! D'ailleurs, Slate n'y consacre-t-il pas beaucoup de temps?] Pour notre part nous venons de recevoir, en ce dernier jour de l'année et par «éco'pli», le «bon pour vaccination». [ « nous », c'est Jean-Yves Nau soi-même , le journaliste en majesté de Slate qui fait son Alain Delon] Sur l'en-tête Marianne et les armes de la République française y voisinent curieusement (à égalité de surface) avec le slogan «Stop aux virus de la grippe» ; pas de point d'exclamation mais bel et bien un pluriel viral [Dr No Nau n'a pas entendu parler de mutation du virus !]. Suit un message standardisé de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports m'incitant à me rendre au plus vite, de préférence dans les dix jours et sans prendre de rendez-vous «Gymnase, 8 rue du Hallebardier 37 000 Tours». Illusion (née paradoxalement peut-être d'une trop grande assuétude à l'actualité pandémique) ou pas: tout ceci semble déjà daté, presque d'un autre âge. [Il a connu la peste ?] Nous avons sans doute tort mais il nous bien [?] que ce soit une opinion majoritairement partagée. Les pages se tournent à une vitesse sans cesse plus grande et celles de la pandémie ne font guère exception à la règle médiatique. [verbeux: l'un des symptomes de la grippe A ne serait-il pas la diarrhée verbale ?...]

    Où en sommes-nous, précisément? [Et les cas de Alzheimer, des sujets à risque ?] En France depuis le 21 octobre près de cinq millions de personnes se sont fait vaccinées (ou utilise plus fréquemment ici -pourquoi?- le verbe piquer).
    => [Commencée le 12 novembre , "d'ores et déjà, 6 millions de personnes seront convoquées le 12 novembre : les personnes les plus fragiles, c'est à dire l'entourage des nourrissons de moins de six mois, les personnes fragiles, les professionnels de santé, les professionnels qui s'occupent de la petite enfance". 6 millions ont été convoqués mais seulement 5 millions se sont faits vacciner: qui porte la responsabilité de cette fuite de 1 million de personnes?]
    L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) précise que les vaccins administrés ont pour l'essentiel été le Pandemrix (de GlaxoSmithKline, avec adjuvant; 3,7 millions de doses) et le Panenza (Sanofi-Pasteur, sans adjuvant; 1,4 million de doses). Le Focetria (Novartis, avec adjuvant) et le Celvapan (Baxter, sans adjuvant) n'ont quant à eux été administrés qu'à quelques milliers de doses. S'il le souhaite, le citoyen peut tout savoir des effets secondaires indésirables, pus ['plus' ou 'suppuration' ?] ou moins anecdotiques, plus ou moins graves, de cette campagne de vaccination.
    [mais>[=> Dès le 20 août 2009, les extrémistes d'Agoravox incitaient également au boycottage : «La France a commandé 100 millions [sic] de doses de vaccins, et si les Français décidaient de ne pas les acheter, çà ne ferait pas les affaires de l’Etat, à n’en point douter. »
    Il citait aussi Didier Raoult.
    « Ce virologue réputé s’est fait récemment connaître en dénonçant les effets des pro biotiques contenus dans nos yaourts lesquels seraient responsables selon lui en grande partie de l’obésité.
    Il vient de lancer un nouveau pavé dans la mare des certitudes gouvernementales.
    Il affirme que nous n’avons pas mis toutes les chances de notre côté pour affronter la pandémie annoncée.
    « Personne ne peut affirmer que le virus ne va pas développer une résistance au Tamiflu » affirme-t-il.
    Il continue en déclarant que « on ne dispose d’aucune étude sur l’efficacité des masques au quotidien ».
    « Confiner un malade chez lui est aberrant, même s’il porte un masque. Le foyer familial est un lieu majeur de contamination » a-t-il déclaré récemment à une journaliste du Point.
    Il pense qu’il serait plus efficace de prévoir des lieux de quarantaine.
    "]


    Pour sa part l'Afssaps est formelle l'ensemble des évènements signalés «ne remet pas en cause la balance bénéfice-risque des vaccins». On peut donc, sans inquiétude collective particulière, poursuivre la campagne de vaccination. Question: cette campagne se justifie-t-elle encore dès lors que les personnes tenues pour être les plus exposées au risque infectieux sont désormais (du moins en théorie ; où sont les données chiffrées ?) protégées. [Ce que Slate peut garantir] Question d'autant plus d'actualité qu'il faut, à l'aube de l'année nouvelle, compter avec deux nouvelles et importantes données.

    Une épidémie en régression
    Selon les dernières données du bulletin hebdomadaire de l'Institut de
    veille sanitaire (InVS) le nombre de consultations pour syndrome grippal continue à décroître dans l'Hexagone tout en restant au-dessus du seuil épidémique. Toutes les données convergent en ce sens. Le réseau Sentinelles de l'Inserm estime qu'entre le 21 et le 27 décembre il y a eu 322 consultations pour grippe (avec plus de 39°C de température) pour 100.000 habitants. Ce taux était de 397 la semaine précédente. Quant au « seuil épidémique » il est de 177. Au total les 16 semaines d'épidémie on conduit à un nombre de consultations pour syndromes grippaux a été estimé à près de 3,5 millions.
    [Slate ne mentionne pas que le pic est annoncé en février pour le Nouvel An chinois: les inconscients n'envisagent pas qu'une nouvelle vague puisse alors atteindre l'Europe. Lire PaSiDupes - cf. lien]
    [ => De plus, fin novembre, on apprenait non seulement que le virus aurait muté mais de surcroît que l’agent pathogène deviendrait résistant au Tamiflu qui jusqu’à présent s’était montré assez efficace.
    N'est-il pas étrange que Slate ne mentionne à aucun moment cette poussée d'inquiétude mentionnée par … Le Monde ? A lire "La Norvège a détecté une mutation du virus H1N1" - cf. Google. ]

    Pour le réseau des Groupes régionaux d'observation de la grippe (Grog) le nombre des consultations est également en baisse. «Les médecins vigies n'ont plus le sentiment d'être en situation épidémique, indique le Grog. Depuis le début du mois d'août, 6.104.000 personnes ont été infectées par le virus grippal pandémique en France.» Même impression pour le réseau SOS Médecins qui estime que l'activité en lien avec la grippe a diminué, sauf dans la région Centre/Ile-de-France. A l'hôpital, le recours aux urgences a diminué, ainsi que le nombre de cas graves.
    Pour l'INVS c'est bien le virus H1N1pdm qui représente la quasi totalité des virus grippaux isolés en France comme dans le reste de l'Europe.
    L'activité grippale est par ailleurs en diminution dans l'espace européen à l'exception de la Bulgarie. [Cette observation est rassurante, à l'heure de la globalisation et de la démocratisation des transports]

    Vingt millions de Français déjà «naturellement» protégés ?
    Ce pourrait être une nouvelle et grande surprise. On estimait jusqu'à présent que lors des vagues épidémiques des grippes saisonnières environ une personne infectée sur deux par le virus ne présentait pas (ou très peu) les symptômes caractéristiques de la grippe. Avec le H1N1 cette proportion pourrait être beaucoup plus élevée. Telle est du moins l'hypothèse que l'on peut formuler sur la base des premiers résultats d'une étude française dirigée par le Pr Antoine Flahault et qui vient d'être publiée sur le site d'une revue spécialisée. [Que de précautions de la part de Slate par ailleurs si péremptoire]

    Ce travail a été mené auprès de deux mille femmes enceintes volontaires âgées de 20 à 39 ans devant subir plusieurs prises de sang (pour le diagnostic de toxoplasmose) et chez lesquelles on a aussi, à cette occasion, recherché les stigmates biologiques de l'infection par le virus grippal pandémique. Curieusement c'est la première fois, semble-t-il qu'un tel travail (dit « enquête de séroprévalence ») est mené sur ce thème à l'échelon international. [Notons-le avec Slate, curieusement implicite, que la pandémie est l'occasion de recherches nouvelles et approfondies sur un sujet méconnu qui suscite pourtant de nombreux persiflages] Les données obtenues ont ensuite été corrélées à celles du réseau Sentinelles (UMR-S 707, l'Inserm et l'Université Pierre et Marie Curie), réseau de 1300 médecins généralistes volontaires, travaillant dans toutes les régions métropolitaines de France. Ce système électronique national de la surveillance clinique permet, en temps réel, la surveillance de l'incidence des syndromes grippaux pris en charge par les médecins généralistes.

    Or les premiers résultats de cette étude révèlent que pour une personne ayant consulté pour grippe, quatre auraient été infectées par le virus sans le savoir car n'ayant jamais souffert des symptômes de la grippe. On ne peut pas ne pas être tenté par l'extrapolation [lâchons-nous !]: ceci signifierait que près de 20 millions de personnes en France auraient déjà été infectées par le H1N1pdm. D'autres estimations tablent entre 11 et 18 millions. [Ne sommes-nous pas 63 millions de Français ? ]

    Dans tous les cas une partie importante de la population française serait d'ores et déjà «naturellement» déjà protégée. [Seulement une quarantaine de millions ne le seraient pas …] Incidemment ce résultat laisse penser que le taux de mortalité associé à ce nouveau virus est nettement plus bas que ce que l'on pouvait jusqu'ici supposer. Supposer » démontre que Slate a mis de l'eau dans son vitriol.] Mais les auteurs de ce travail soulignent quant à eux -avec juste raison [Jean-Yves Nau est-il médecin? Il doit avoir au moins son brevet de secouriste !]- que l'on ne doit en aucun cas ici tirer des conclusions trop hâtives, que l'enquête devra être poursuivie et répétée jusqu'à la fin de la vague épidémique. Il n'en reste pas moins vrai [cette fois c'est sûr, il a dû faire l'école d'infirmières de Tours] que cette nouvelle donne n'est pas de nature, en ce début de 2010, à pousser les foules vers les centres de vaccination. [Avec Agoravox et quelques autres, Slate portera la responsabilité de cette incitation terminale, comme la phase du même nom, que pour notre part (majesté) nous essayons d'éviter à tous].
    Jean-Yves Nau