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dimanche 29 juin 2014

Gouvernement Valls: Erich Rebsamen, père nazi de François, ministre de Hollande ?

L'information qui fuite depuis 70 ans est-elle fondée ? 

La photo 
en uniforme nazi du papa "wanted" en 1945 agace les "antifa"
Extrait du journal La Bourgogne républicaine,
daté du 9 août 1945.
Qui a fait fuiter cette info ?  

On ne s'attend certes pas à ce que ce puisse être Libération ou Mediapart ! D'aucuns suppute donc que, de prime abord, cette boule puante virale serait relayée par le FN, mais d'autres, tout aussi bien informés, assurent qu'elle suinterait du réseau de Manuel Valls ! 

De quoi faire assurément d'une caillasse deux mauvais coups.
Valls et Rebsamen se détestent au moins depuis que "Manu" l'a spolié du ministère de l'Intérieur et que, pendant deux ans, il en a profité pour torpiller le réseau de commissaires de police mis en place par Rebsamen pendant de nombreuses années !

Une rumeur vieille de 70 ans

"On est donc peu après la libération, en pleine épuration, et les résistants utilisent les journaux pour lancer des avis de recherche sur les collabos clairement identifiés. Le père de François Rebsamen en fait partie." 

"Eric [Gottfried] Rebsamen, né à Stuttgart en janvier 1917, est de nationalité suisse. Inculpé d’atteinte à la sécurité extérieure de l’État, [il] est actuellement en fuite. Arrivé à Dijon en novembre 1939, il a été interprète et chef d’atelier au garage Renault jusqu’en novembre 1943, date à laquelle il part pour Paris. Il aurait rejoint la Suisse. Le voici photographié en tenue d’officier allemand. Tous renseignements utiles sur son activité au cours de l’occupation peuvent être adressés à M. Geoffroy de la Mothe, juge d’instruction. Cour de Justice, cabinet n°5, Dijon"

Une première fuite

Le premier à avoir vendu la mèche est un certain Yves Bertrand
, le fameux directeur des Renseignements généraux de 1992 à 2004, qui notait dans des carnets qui ont été révélés par la presse : "Père Rebsamen serait un ex-agent de la Gestapo d’origine russe. Un Rebsamen russe s’installe à Dijon en 39 – photo de lui en uniforme d’officier Gestapo. Ça se passe à Dijon. S’est marié avec la fille d’un maire adjoint de Dijon qui est intervenu pour qu’il ne soit pas jugé trop sévèrement. Rebsamen né à Dijon en 1951. Sa mère = la fille d’un ex-adjoint de Dijon. Père =Erich Rebsamen."

Mais cela passe inaperçu, et
aucun journaliste ni politique ne demande d’explications à M. Rebsamen, qui est toujours maire de Dijon et maître des archives de cette ville.

Une deuxième fuite


Les archives ont fini par parler. Il faut dire que le maire de Dijon s’est fait pas mal d’ennemis avec le temps. Un fouineur particulièrement coriace a mis au jour une pièce qui ne laisse plus aucun doute sur le mensonge du nouveau ministre socialiste du Travail pour protéger son père dont l’honneur avait pourtant été bafoué par ses activités de collaboration pendant l’occupation, assurait ce bon fils.

On ne compte plus les mensonges de cette majorité, mais celui-là vient de quelqu’un qui a été nommé ministre du Travail de la France, très proche de François Hollande (qui a lui aussi un père d'extrême droite). [Mais le père du président Hollande, Georges, qui vit toujours au soleil de la Riviera française, n'est-il pas un ancien OAS et proche de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour?] 

Ce n’est tout de même pas rien de cacher aux Français pendant 70 ans que papa Rebsamen aurait trahi le pays.
L’attitude de François Rebsamen est d’autant plus incompréhensible que l’on n’est pas responsable de ses parents, pas plus que ne le sont l'acteur tourmenté Richard Bohringer ou le chanteur Gérard Lenorman. Mais personne n’est non plus obligé de mentir aux électeurs pour servir ses intérêts et sa carrière politique.

Catherine Tasca,
 
née à Lyon en 1941, a bien été ministre dans les gouvernements Rocard et Jospin (Francophonie, puis Culture), alors qu’elle est la fille d’un collaborateur notoire (Angelo Tasca, ancien dirigeant communiste italien passé au service du gouvernement de Vichy).
Cette nouvelle pierre dans le jardin socialiste s’ajoute aux relations amicales entre Valls et un néo-nazi (Terry Cooper), et entre François Mitterrand, Pétain et Bousquet. Un passé que le PS tente de nous faire passer pour vertueux…



jeudi 7 février 2013

Le gouvernement Ayrault craint des violences sociales

Les difficultés des entreprises font craindre des dérapages 

Pétroplus, Goodyear, Renault, PSA, Sanofi, Florange et tous les autres... 

Va-t-on vers un durcissement des conflits sociaux, au point d'en arriver à des violences sociales incontrôlées ?

En clair, les syndicats risquent-ils d'être débordés sur leur gauche ?



ECOUTER Emmanuel Cugny sur France Info, le 6 février 2013:


La question inquiète le gouvernement qui vient de demander aux services de renseignements de la police (ex-R.G.) de suivre au plus près les entreprises en difficulté. Ces craintes sont-elles fondées ?
La crainte du gouvernement se traduit par les mots du ministre de l'Intérieur. Manuel Valls estime que l' ''on assiste aujourd'hui moins à des mouvements sociaux qu'à des implosions ou explosions sociales''. Dans l'Humanité hier, une militante CGT l'exprimait avec ses propres mots : ''ce qu'on veut, c'est que notre rage passe''. La situation actuelle est encore loin des grands mouvements que l'on a connus dans la sidérurgie au cours des années 70 ou dans l'automobile dans les années 80 mais, plus que palpables, les tensions sont bien réelles.

Cela dit, ces tensions et déclarations ont toujours existé (!)

Il y a une trentaine d'années, chez Citroën à Aulnay, certains n'hésitaient pas à glisser des boulons dans les ailes des voitures haut de gamme (genre CX) pour se faire entendre. Ensuite, dans les années 2000, on a vu des employés de Metaleurop, ou Continental disposer des bouteilles de gaz dans leur usine menaçant de faire sauter leur outil de travail... 
Aujourd'hui, ce sont les syndiqués modérés qui sont pris à partie et physiquement intimidés dans l'enceinte même des entreprises. Certains leaders syndicaux ne le cachent pas : ils craignent particulièrement le dérapage des jeunes très présents notamment dans la filière logistique. Des jeunes, exaspérés, pour qui l'incertitude en l'avenir est encore plus grande que pour leurs aînés.

Et quel est le regard des experts sociaux sur ces mouvements ?

Pour reprendre les propos de l'un d'entre eux, le climat social aujourd'hui est à l'épuisement, à la fatigue, au découragement mais pas à l'explosion. Aussi paradoxal que cela puisse paraître au regard de l'image que nous-mêmes, médias, en renvoyons chaque jour, les conflits du travail sont moins nombreux aujourd'hui qu'ils ne l'ont été [la hausse continue des chiffres du chômage dément cette volonté de banalisation]. 
Dans leur ensemble, ces experts constatent un affaiblissement revendicatif mais un renforcement de la radicalisation, corolaire selon eux de la baisse constante du taux de syndicalisation dans les entreprises (moins de 30% aujourd'hui en France). Quel est le rôle originel d'un syndicat si ce n'est de mobiliser, certes, mais aussi et surtout de canaliser le mécontentement, d'encadrer le mouvement et de calmer l'ardeur des plus fougueux.[La CFDT y parviendra-t-elle encore, maintenant qu'elle est associée au pouvoir socialiste dans l'esprit des salariés ?] 
Ségolène Royal à Chatellerault
Ce schéma est en train d'évoluer et c'est ce qui inquiète nos dirigeants. Casser l'outil de travail n'a jamais été une démarche syndicale, c'est une démarche politique révolutionnaire. [Un distingo que les faits ne corroborent pas. 
Mélenchon à Florange
Mieux, quand les salariés de l'équipementier automobile en liquidation judiciaire New Fabris à Chatellerault (Vienne) avaient menacé de faire sauter leur usine avec des bonbonnes de gaz, les manifestants (CGT majoritaire) avaient reçu le renfort de délégations de Continental notamment, et de quelques personnalités politiques de gauche (PS, PCF, Verts entre autres), aux cris de "Conti-Fabris, même combat".] Les gouvernements, quels qu'ils soient, n'ont aucun intérêt à voir passer de petits groupes sous contrôles de politiques extrémistes. Les anciens RG sont donc sur le qui-vive et considèrent la grande manifestation parisienne du 12 février prochain comme un thermomètre.

Nous avons reçu le message: si des violences sociales éclataient, elles ne seraient pas syndicales... 
Et les responsables ne seraient pas politiques ?

mercredi 21 décembre 2011

Pas de fichage: la concubine de Hollande n'a pas retenu l'attention de la police

Hollande-le-suspicieux au coeur d'un coup monté foireux

Le journal Le Monde ne lâche pas le morceau

Le quotidien du soir, dont les sympathies socialistes ne sont plus à démontrer, tient à faire savoir encore ce mercredi soir que le Parquet de Paris est toujours en attente un "retour d'enquête" ! Rien de neuf donc qui permette a priori de revenir sur le sujet, puisqu'il s'agit toujours d'une "éventuelle" enquête policière visant la compagne de François Hollande, la journaliste Valérie Trierweiler.

Mais Le Monde attend encore beaucoup de cette enquête préliminaire confiée à l'Inspection générale des services, la police des polices, à la suite d'un article de L'Express faisant état en octobre dernier d'un "ordre" qui aurait été donné à des policiers de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP, ex-Renseignements généraux) d'enquêter sur Valérie Trierweiler.

L'Express daté du 4 octobre avait fait état "d'une enquête policière destinée à établir 'une notice biographique fouillée sur Valérie Trierweiler, y compris sur son réseau relationnel' ". Citant des "sources policières concordantes" [syndicales et bienveillantes ?], L'Express avait affirmé que des policiers de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris avaient "reçu l'ordre d'enquêter" début 2011 sur cette journaliste politique. Et vogue la galère !

Mais Valérie Trierweiler avait saisi l'opportunité d'un coup politicien et avait porté plainte jeudi 20 octobre, contre X auprès du Parquet de Paris, pour collecte et traitement illicites de données personnelles, après la publication par L'Express d'informations faisant état d'une enquête policière à son sujet. La compagne de François Hollande a attendu la fin du processus de désignation du candidat socialiste à la présidentielle pour porter l'affaire devant la justice et l'intention était visiblement de déstabiliser le gouvernement.

La préfecture de police de Paris avait immédiatement démenti les informations de l'hebdomadaire en expliquant que "les services de renseignement n'interviennent en aucune façon dans les domaines politique et privé". Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, avait annoncé ensuite une plainte pour "diffamation et diffusion de fausses nouvelles" contre l'Express.

Le 9 décembre, L'Express.fr expliqua que cette "note de synthèse concernant Valérie Trierweiler, née Massonneau", circulait "dans les milieux policiers, politiques et journalistiques". "Ce 'faux document' est parvenue il y a une dizaine de jours dans plusieurs rédactions qui ne l'ont pas utilisée, la jugeant, après vérification, insuffisamment fiable.

Le Canard enchaîné rétropédale

Dans son numéro paru ce jour, le Canard précise que l'IGS n'a trouvé aucune trace d'enquête policière sur la journaliste.

Selon l'hebdomadaire satirique, cette information serait parvenue à L'Express à la suite d'un "quiproquo" entre un syndicaliste policier (dont l'appartenance n'est pas précisée) et certains de ses collègues de la DRPP.
Ceux-ci auraient fait apparaître une fiche Wikipedia en cherchant à identifier les occupants d'un immeuble dans le cadre d'une enquête sans rapport avec la compagne du candidat socialiste, alors en pleine campagne des primaires.

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, avait déclaré qu'une telle enquête (policière!) n'était "pas avérée", qu'il n'en existait pas de "preuve", ajoutant que, si tel était le cas, il en serait "indigné".


Mais Le Monde renonce difficilement à la suspicion

Aujourd'hui, à 13h55, Le Monde, amer, n'assume pas
: "Selon "Le Canard Enchaîné", il n'y a pas eu d'enquête de police sur Valérie Trierweiler"

Et à 18h33, il titre même: "L'enquête" sur la compagne de François Hollande n'est pas finie"
Mais, dans l'article qui suit, il admet, avec réticences et à la forme négative, que " l'enquête de la "police des polices" (Inspection générale des services, IGS) n'a permis "à ce stade" de mettre au jour "aucune trace" d'enquête policière de renseignement sur la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, ont indiqué mercredi 21 décembre des sources policières, confirmant une information du Canard enchaîné paru le même jour



Les coups bas et les intoxications médiatiques n'ont pas fini de nous manipuler d'ici la Présidentielle.

mardi 13 septembre 2011

Affaire Bettencourt: collusion magistrate-journalistes contre l'Elysée

L'indépendance de la justice et le secret des sources de la presse, instruments politiques


A huit mois des élections présidentielle,
un titre efficace et provocant:

recueil des rancoeurs d'aigris,
estimant -tous- avoir échoué à briser le Président.


Connivence de la presse et de la magistrature ?
L'offensive est menée par le quotidien socialiste Le Monde et deux de ses journalistes, Gérard Davet, lequel commet un bouquin en co-signature avec un ex-journaliste de Mediapart.
En octobre 2010, ce journaliste domicilié au rez-de-chaussée d'un appartement du XIe arrondissement de Paris, a porté plainte pour vol sans effraction: " On m'a volé mon ordinateur personnel, depuis lequel j'envoie certains articles et je stocke des ébauches ou des documents liés à des enquêtes ". Une affaire sans suite qui tendait à accréditer la thèse d'un espionnage de certains journalistes ?
C'est également avec ce journaliste que le conseiller de Michèle Alliot-Marie, David Sénat, a été 'en contact' en juillet 2010, ce qui a déjà abouti à la mise en cause par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) de la juge Isabelle Prévost-Desprez, identifiée comme une source du quotidien Le Monde. " Je ne veux pas tomber dans la paranoïa, ce cambriolage n'est peut-être que l'oeuvre d'un maraudeur, mais dans le contexte actuel, j'ai préféré porter plainte ", a ajouté Davet, fauteur de trouble vertueux.

Or, le co-auteur, Fabrice Lhomme (1968), est également en pointe dans l'affaire Bettancourt: il a en effet travaillé au sein du pool « enquêtes » du site internet trotskiste d'information Mediapart de janvier 2008 à avril 2011, quand il est retourné au Monde, comme responsable du secteur de l'investigation...
Fabrice Lhomme avait regretté le départ d'Edwy Plenel du Monde, tandis que Gérard Davet, chef de la rubrique Grand reportage du Monde avait alors regretté l'abandon de l'investigation au profit du « journalisme de validation ». "Lhomme avait assuré, à Arrêt sur images, "rigolard, qu'il ne reviendrait au Monde que si 'la ligne éditoriale devenait 'trotsko-fasciste'"!
Lien

La juge a-t-elle été trop crédule, trop imaginative ou trop ...engagée ?

Un thriller politique paru le 1er septembre marque le retour de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (ci-contre) à la presse de combat.
Or, on y retrouve aussi une juge d'instruction originaire de Lille, Isabelle Prévost-Desprez, qui y rend publiques des impressions personnelles. Cette présidente de chambre du TGI de Nanterre y reprend la technique de la peur déjà expérimentée par le magazine Marianne en 2007, déclarant en effet avoir été frappée par " la peur des témoins [de l'affaire Bettancourt qui, selon elle, "étaient effrayés de la violence avec laquelle Claire Thibout, [l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt], avait été déstabilisée; ils [les témoins] ne voulaient pas connaître son sort."

La juge Prévost-Desprez y soutient en outre qu'une infirmière de Liliane Bettencourt, héritière de l'empire l'Oréal, a été témoin de versements illégaux de la milliardaire au parti du président Sarkozy. Celui-ci, selon cette juge militante de l'USM, aurait été vu ramasser l'argent !
Le Monde ose même écrire que "Dans le livre que nous publions, la juge relate avoir recueilli hors procès-verbal DES confidences de témoinS dans l'affaire Bettencourt sur d'éventuelS versementS d'argent...3

Bien qu'elle soit surnommée 'le bulldozer' par ses collègues magistrats, Le Monde assurait pourtant dans son article d'investigation chargé de subjectivité, intitulé "La juge Prévost-Desprez "a été écœurée par les manœuvres du pouvoir"" que " C'est à la justice maintenant de faire son travail et de s'emparer de ces révélations. Une nouvelle fois, ces déclarations de la juge s'inscrivent dans un contexte plus général. La juge Prévost-Desprez a relu ces déclarations, les assume et si la justice le souhaite, nous imaginons qu'elle sera disponible pour toute audition. "

Mais l'infirmière dément formellement avoir vu quoi que ce soit et donc d'avoir fait quelque confidence que ce soit à la greffière censée avoir informé la juge.
Et la greffière indique n’avoir "aucun souvenir" de confidences faites par l’infirmière.

La magistrate, domiciliée au coeur du quartier préféré de la bourgeoisie intellectuelle, rue Gay-Lussac, est d'ailleurs en bisbilles avec Philippe Courroye, le procureur de la République de Nanterre. Elle a le mandat de dépôt "sans affect", l'ordonnance de renvoi cinglante et le goût du bras de fer avec le Parquet. Elle dit : " Je préfère m'en prendre plein la gueule que de négocier." Parmi les obsessions de cette suffragette, dont la mère dit que " pour Isabelle, un jupon a toujours raison ", celle visant les juges et policiers francs-maçons. Selon elle, ils doivent se dévoiler, afin que " le clan cesse d'être plus important que l'individu ". Reste que c'est avec les banques que l'empoignade fut la plus rude. Elle déteste l'arrogance de cette caste, à laquelle appartient son son polytechnicien de mari, un banquier d'affaires. Passée par le pôle financier, aux côtés de Courroye, de Van Ruymbeke et d'Eva Joly, elle est convaincue qu'" Une femme est plus courageuse qu'un homme." Les hommes qui l'ont trouvée sur leur chemin, Daniel Bouton (patron de la Société générale), Gérard Longuet, Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua ou Jean-Charles Marchiani ne démentiront pas.
Isabelle Prévost-Desprez est militante à l'USM et Dominique Barella, ex-président de l'Union syndicale des magistrats (USM), actuellement en détachement, fait partie de l'équipe de conseillers de Sa Cynique Majesté Royal, candidate à l'investiture socialiste pour la Présidentielle 2012.

Soutenu à huit mois de l'élection présidentielle française de 2012 par le journal socialiste Le Monde, le montage de la juge USM, I. Prévost-Desprez, s'est donc écroulé, avant que l'entourage du président Sarkozy n'ait eu besoin de serrer les rangs, comme le prétend le journal.
Alain Duhamel, éditorialiste à RTL, déplore en revanche que les media relaient l'information sans vérification ni enquête préalable, tandis que Jean-Michel Aphatie parle de " faillite du journalisme". Pourquoi vérifier ce qui n'a d'autre objectif que de nuire ?

Mais Le Monde lance une autre affaire pour faire oublier le couac précédent

Dans la foulée, suite à l'échec de sa première tentative de déstabilisation, Le Monde a mis en cause de hauts responsables policiers dans une supposée affaire d'"espionnage" d'un journaliste du Monde, par crainte - encore une fois - de les voir révéler " ce qu'ils savent des agissements les plus 'obscurs' de l'État " [sic]. Une accusation sournoise et à nouveau lourde de promesses de scandale en cours de primaire socialiste à la présidentielle de 2012. Il ont trouvé un cible médiatiquement porteuse et le disent: " Le chef de la Division centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, est le maillon faible. Ils sont conscients qu'il sait beaucoup de choses. Si jamais ils le lâchent, il ne se laissera pas faire ", assure le journaliste au coeur de l'affaire, Gérard Davet.

M. Squarcini, ainsi que le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, ont été mis en cause publiquement en septembre par Le Monde, qui accusait leurs services d'avoir consulté les relevés téléphoniques de M. Davet. L'objectif, dénonçait le quotidien, était d'identifier une source du journaliste au sein de l'Administration centrale dans une procédure judiciaire liée à l'héritière de l'Oréal, Liliane Bettencourt.

Après qu'une plainte formelle à leur encontre eut été déposée, les deux responsables policiers avaient juré publiquement qu' ils n'avaient jamais cherché à espionner un journaliste mais simplement voulu identifier ou "repérer" la 'taupe' responsable des fuites ".
L'ex-secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, présenté comme le responsable de la recherche d'identification du haut fonctionnaire, avait expliqué la différence entre 'repérer' et écouter et nié donc toute tentative de contrevenir à la loi sur la protection des sources. A noter que l'Etat ne peut se protéger de trahisons internes, lorsque la presse est destinataire de fuites, au nom sacré du respect des sources de la presse, Etat dans l'Etat, fûsse au détriment du pays.

Et, dans cette affaire, on retrouve la même juge

Il ne s'agit que de relevés de nature à identifier la taupe et nullement d'écoutes téléphoniques.
La juge d'instruction Prévost-Desprez
, a obtenu depuis deux télécopies classées «confidentiel» transmis en juillet 2010 à la compagnie téléphonique Orange par la DCRI. La première demandait le relevé des appels passés et reçus par M. Davet durant une période de cinq jours en juillet. La seconde, envoyée quelques jours plus tard, demandait le relevé téléphonique d'un haut conseiller au ministère de la Justice, David Sénat, qui a par la suite été discrètement congédié.
« Tous les gens concernés avaient nié en bloc en septembre dernier en disant que ça n'avait jamais existé, qu'il n'y avait pas eu de demande me ciblant. Mais il est clair maintenant qu'ils avaient tous menti », commente le journaliste.

G. Davet dénonce la décision de Claude Guéant
« Bernard Squarcini a tout fait depuis 10 ans en soutien à Nicolas Sarkozy. Il sait tout ce qui s'est passé dans les coins les plus sombres», accuse le journaliste du Monde (ci-contre).
Aujourd'hui ministre de l'Intérieur, Claude Guéant a indiqué qu'il était «bien évidemment» hors de question de sanctionner MM Squarcini et Péchenard, « ces grands serviteurs de l'État ».

Accusation sans preuves
Le journaliste porte des accusations sans apporter aucun élément autre que son impression. Il a le sentiment que la décision de le cibler a été prise lors d'une réunion de crise à laquelle assistait le président lui-même. Et de livrer un avis personnel. Selon lui, il sera « difficile » pour la juge d'instruction de pousser l'enquête jusqu'à ce niveau, confirmant ainsi que cette nouvelle instrumentalisation du repérage du fonctionnaire indélicat ne vise pas Guéant, mais Sarkozy.

En septembre, Nicolas Sarkozy avait jugé invraisemblable qu'un journaliste du Monde ait été ciblé. Il « Je ne l'imagine pas, je ne le crois pas et cela ne servirait à rien puisque tout se sait », avait observé le chef d'État, qui n'a pas réagi au cours des derniers jours à la divulgation des télécopies compromettantes. Et vendredi 9 septembre, au micro de France Info, le directeur général de la police a déclaré avoir demandé « d'identifier » la source d'un journaliste du Monde qui enquêtait dans l'affaire Bettencourt. " J'ai demandé à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents confidentiels, divulguait des informations confidentielles sur une affaire judiciaire en cours ".

G. Davet fait de l'agitation de masses
Le journaliste de combat déplore que la confirmation de l'obtention de ses relevés téléphoniques par les services policiers n'ait pas eu d'échos plus importants en France.

Bien qu'il dispose des moyens d'un organe de presse puissant, le journaliste sulfureux se plaint et dénonce la discrétion - toute relative - que son affaire inspire à certains media. Il accuse en effet « beaucoup de journalistes d'être inféodés au pouvoir » Il les soupçonne de ne pas du tout être pressés de fouiller les dossiers les plus sensibles.
Mais est-il lui-même crédible ?
Si, tout bêtement, Gérard Davet était grillé dans la profession ?

mardi 28 juin 2011

Pédophilie: un secret d'Etat autocensuré par la presse


Ministre pédophile : Yves Bertrand, patron des RG, et l’Express, l’avaient révélé, avant Luc Ferry !

En bref: "Jack et la calomnie"

Dans un article intitulé "Secrets et ragots" daté du 22/09/2005 lexpress.fr n'éludait pas:

" A part Dominique Baudis, aucun homme politique n'a tant subi de calomnies sur ses mœurs que Jack Lang.
En janvier 1995, dans la rivalité au PS pour la présidentielle, des jospinistes font courir la rumeur. «Je me souviens d'une réunion place des Vosges où il était effondré, témoigne un proche. Il a dit: "Là, je n'en peux plus. De telles ignominies!"» «On m'a traité alors de pédophile, raconte Lang, parfaitement lucide sur ces ragots. C'était immonde. J'ai trouvé les deux personnages qui racontaient cela. Le premier a fait amende honorable. Le second, je ne lui parle plus.» «Je sais qu'il pense cela, répond ce dernier, qui fut ensuite conseiller de Jospin à Matignon. Il se trompe, je n'ai jamais rien dit.»

En 1996, un «blanc» - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n'a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. La hiérarchie policière n'accorde aucune crédibilité à l'assertion. Enfin, à l'approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par l'Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se préparent, que le 21 avril rendra caducs. «Le plaisir est important dans sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté d'autrui pour se livrer à quoi que ce soit d'illégal en la matière.» La capacité de Jack Lang à endurer ces rumeurs et à en parler lui-même, comme il l'a fait avec L'Express, témoigne en tout cas de sa détermination à aller au bout de l'aventure présidentielle.

Post-scriptum
Personne n'a écrit sa biographie; lui-même a cherché, vainement, un scribe de confiance à qui confier ses archives. Jack Lang a enregistré quelques heures de dialogues sur sa vie, mais, d'après un témoin, «ne se livre pas encore assez ».
"

Reprise, les 27 novembre 2008 et 9 septembre 2009

agoravox.fr ne laisse rien oublier

" Heureusement que les preuves sont encore disponibles : les voilà ! Sinon Luc Ferry serait encore seul face au lynchage que lui réservent la gauche et la droite depuis qu’il a parlé de cette affaire d’un ancien ministre français pédophile qui aurait été pris à Marrakech en flagrant délit puis exfiltré en douce. Depuis, tout le monde lui tombe dessus d’abord la droite car le premier ministre de l’époque qui aurait donné l’info à Luc Ferry serait Raffarin, et l’ancien ministre, un homme de gauche ; bilan l’UMPS lui tombe dessus ! avec tous leurs relais dans les media. Ainsi on a pu voir, le Ferry poursuivi par la presse comme un criminel qui aurait jeté un pavé dans la mare alors que tout le monde savait !

La preuve ! En deux clics, je tombe sur cette interview d'Yves Bertrand grand patron des RG qui dit clairement lors de cette émission sur RMC « Les Grandes Gueules », que deux magistrats lui ont parlé de l’affaire, datant des années 80, d’un ministre de la république pédophile mais qu’ils n’étaient pas saisis de l’affaire. Mr Bertrand dit qu’il a informé ses « supérieurs » mais que rien n’a été fait. Les journalistes ébahis disent en clair que l’affaire a été tout simplement étouffée ! Mr Bertrand ne disant mot consent !

VOIR et ENTENDRE Yves Bertrand:

« Yves Bertrand fut l’un des hommes les plus puissants de France. Directeur Central des Renseignements Généraux de 1992 à 2004, il exerça ses fonctions sous l’autorité d’une dizaine de ministres. Cette longévité exceptionnelle à un poste aussi sensible fut longtemps considérée comme suspecte par ses détracteurs. En effet, la Direction des RG – véritable police politique au service du pouvoir en place – représente un poste hautement stratégique voué par définition à évoluer au rythme de l’alternance politique. Homme de l’ombre par excellence, et malgré sa réputation sulfureuse, Yves Bertrand sut très habilement gagner la confiance de François Mitterrand puis de Jacques Chirac… »

C’est pas fini ! Pendant qu’on poursuit Luc Ferry qui, lui, n’a donné aucun nom, on oublie que l’Express dès le 22-09-2005 disait quasiment la même chose en citant le nom de Jack Lang en toutes lettres au sujet de ces rumeurs !

« …à l'approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d'une exfiltration discrète organisée par l'Elysée… »

Que penser de cette phrase reprise à l’époque partout :

« Jack Lang qui déclarait le 31 janvier 1991 : " la sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXI siècle d’en aborder les rivages…"

Toujours dans l’Express de l’époque, qui pourtant publiait un papier pro-Jack, on peut lire aussi ceci :

« En 1996, un « blanc » - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n'a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. »

Comment avec tout ceci, l’UMPS peuvent-ils jouer aux innocents et traiter Luc Ferry comme un inconscient qui vit des rumeurs et les propage alors que le patron des RG ne dit pas le contraire ! et que tout-Paris sait qu’il existerait bien un ancien ministre pédophile ! Reste une question : Est-ce de Jack Lang qu’il s’agit ?

Luc Ferry ferait-il face à la confrérie des salauds de l’omerta parisienne
?"
Lien Agoravox


vendredi 24 juin 2011

La majorité sexuelle excite des pétitionnaires


Intellectuels français pour l'abrogation de la majorité sexuelle

La réforme du Code pénal français mobilisa nos célébrités

Entre 1977 et 1979, de nombreux intellectuels français ont signé des pétitions et autres lettres ouvertes demandant soit l'abrogation des lois sur la majorité sexuelle soit la relaxe des individus arrêtés sous des charges de détournement de mineur.

En France, l'article 227-25 du code pénal (2000-2002) fixe la majorité sexuelle par principe à 15 ans pour les relations hétérosexuelles et homosexuelles. « Le fait, par un majeur, d'exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de quinze ans » constitue un délit, tandis que toute atteinte sexuelle, quel que soit l'âge de la victime, commise avec violence, contrainte ou surprise constitue une « agression sexuelle ».
L'âge limite est relevé de 15 à 18 ans dans le cas de relations entre un mineur et un ascendant ou toute personne ayant autorité par nature ou par sa fonction.

En 1977, une pétition fut adressée au Parlement, appelant à l’abrogation de plusieurs articles de la loi sur la majorité sexuelle et la dépénalisation de toutes relations consenties entre adultes et mineurs de moins de quinze ans (la majorité sexuelle en France).

Le document fut signé par l
es philosophes
Michel Foucault, titulaire d'une chaire au Collège de France, dont le compagnon, Daniel Defert (Gauche prolétarienne, mouvement maoïste non léniniste), est un militant anti-sida et le président-fondateur (1984-1991) de la première association française de lutte contre le sida, AIDES, créée après la mort du philosophe Michel Foucault,
Jacques Derrida, membre du comité de soutien à Lionel Jospinen 1995,
Louis Althusser, philosophe marxiste, membre du PCF, qui étrangla son épouse en novembre 1980: la justice le déclara dément au moment des faits (« il n’y a ni crime ni délit lorsque l’accusé était en état de démence au moment des faits »), Jean-Paul Sartre,
Simone de Beauvoir
et André Glucksmann,
par le philosophe et sémioticien Roland Barthes, qui évoque son homosexualilité dans son journal posthume,
le romancier/activiste en faveur des homosexuels Guy Hocquenghem,
l’avocat et professeur de droit Jean Danet,
l’écrivain et cinéaste Alain Robbe-Grillet (élu membre de l’Académie française en 2004, adepte du sado-masochisme),
l’écrivain Philippe Sollers, auteur de Le Cœur absolu (récit de libertinages), de Les Folies françaises (inceste heureux et culture française) ou de Le Lys d'or (traitement de la frigidité par la lecture),
la pédiatre et psychanalyste pour enfants Françoise Dolto, qui soutenait que l'enfant l'enfant est davantage mis en danger par l'autoritarisme de ses parents et de la société, que par la permissivité de notre « civilisation du plaisir »,
et d'autres.

Lettres ouvertes publiées dans des journaux français

Le Monde
26 janvier 1977

Une lettre ouverte fut publiée dans Le Monde, la veille du procès de trois Français (Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt), tous accusés d’avoir eu des relations sexuelles avec des filles et des garçons de 13 et 14 ans. Deux d’entre eux ont été en détention temporaire depuis 1973 et la lettre fait allusion à ce fait comme scandaleux.
La lettre fut signée par 69 personnes, dont Jack Lang (qui fut plus tard ministre de la Culture et ministre de l’Éducation en France), Bernard Kouchner (qui a été ministre de la Santé en France et cofondateur de Médecins sans frontières), Michel Bon (précédemment P-DG et président du conseil d’administration de Carrefour et France Télécom et anciennement vice-président de l’Institut Pasteur), et des intellectuels publics comme Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Roland Barthes, André Glucksmann et Guy Hocquenghem, ainsi que 9 spécialistes – 5 psychiatres, 1 médecin, 1 psychologue, 1 psychanalyste et 1 spécialiste des sciences humaines. Des experts...
Le document estime qu’il y a une disproportion entre la qualification de leurs actes en tant que crime et la nature des actes reprochés, et également une contradiction puisqu’en France les adolescents sont pleinement responsables de leurs actes à partir de l’âge de 13 ans. Le texte fait également remarquer que si des filles de 13 ans ont le droit de se faire prescrire la pilule en France, elles doivent aussi pouvoir consentir.
Lien Le Monde

Le Monde Liste complète des 69 signataires

Alain Cuny
André Glucksmann
Anne Querrien
Bernard Dort
Dr. Bernard Kouchner
Dr. Bernard Muldworf (psychiatre)
Bertrand Boulin (fils du ministre RPR Robert Boulin)
Catherine Millet
Catherine Valabrègue
Christian Hennion (journaliste)
Christiane Rochefort
Dr. Claire Gellman (psychologue)
Claude d’Allonnes
Copi
Daniel Guérin
Danielle Sallenave
Dionys Mascolo
Fanny Deleuze
Félix Guattari
Francis Ponge
François Châtelet
François Régnault
Françoise d'Eaubonne
Françoise Laborie
Gabriel Matzneff
Georges Lapassade
Gérard Soulier
Dr. Gérard Vallès (psychiatre)
Gilles Deleuze
Gilles Sandier
Grisélidis Réal
Guy Hocquenghem
Hélène Védrine
Jack Lang
Jacques Henric
Jean-François Lyotard
Jean-Louis Bory
Jean-Luc Henning
Jean-Marie Vincent
Jean-Michel Wilheim
Jean-Paul Sartre
Jean-Pierre Colin
Jean-Pierre Faye
Judith Belladona
Louis Aragon
Madeleine Laïk
Marc Pierret
Marie Thonon
Dr. Maurice Erne (psychiatre)
Michel Bon (également psychosociologue)
Michel Cressole
Michel Leyris
Négrepont
Olivier Revault d'Allonnes
Patrice Chéreau
Philippe Gavi
Philippe Sollers
Dr. Pierre-Edmond Gay (psychanalyste)
Pierre Guyotat
Pierre Hahn
Pierre Samuel
Dr. Pierrette Garrou (psychiatre)
Raymond Lepoutre
René Schérer
Dr. Robert Gellman (psychiatre)
Roland Barthes
Simone de Beauvoir
Victoria Therame
Vincent Montail

LibérationMars 1979

Une autre lettre, beaucoup plus sujette à polémique, fut publiée dans le journal Libération en 1979, en soutien à Gérard R.
, accusé de crime sexuel sur des enfants et attendant son procès pendant dix-huit mois, et fut signée par 63 personnes, dont Pascal Bruckner, Georges Moustaki et Christiane Rochefort.
La lettre rapporte que Gérard R. vit avec des jeunes filles de 6 à 12 ans « dont l’air épanoui montre aux yeux de tous, y compris leurs parents, le bonheur qu’elles trouvent en lui ».
Cette lettre fut reproduite après dans le journal L’Express du 7 mars 2001.
"Jack Lang , ambassadeur de France au conseil de sécurité des Nations Unies - New York ?
Le nommer à un poste aussi sensible , c’est oublié une succession d 'affaires de mauvaises mœurs ! Attention aux tentatives de déstabilisations au sein de l' ONU ! "
« En 1996, un « blanc » - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n'a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. La hiérarchie policière n'accorde aucune crédibilité à l'assertion.»
L’Express du 22/09/2005
Source Le Post: lien

dimanche 7 novembre 2010

Guéant et Squarcini portent plainte contre le Canard enchaîné et Mediapart

La diffamation sur la « surveillance de la presse » mène au tribunal

Les articles de presse selon lesquels le pouvoir fait surveiller certains journalistes ne resteront pas impunies.

La liberté de la presse permet-elle les accusations diffamatoires ?

Depuis des semaines, et notamment dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt, les suspicions d'espionnage de journalistes se multiplient.

La bande des trois: harmonisation des organes de presse d'opposition
Le premier, Le Monde a clairement visé l'Elysée en déposant plainte contre X pour violation de la protection des sources. « Les services du contre-espionnage ont été utilisés pour rechercher l'informateur d'un de nos reporters», affirmait récemment le journal.
Ensuite, coup sur coup, dans son édition de mercredi, le Canard Enchaîné accusa le président de superviser lui-même l'espionnage de journalistes chargés de dossiers sensibles.
Jeudi, justement le lendemain, deux journalistes du site d'investigation Mediapart, en charge des affaires Karachi et Bettencourt s'étaient plaints d'avoir été géolocalisés par le biais de leur téléphone portable.

Le Canard et Le Monde se sont-ils concertés ?
Une équipe qui serait composée d'anciens des renseignements généraux, se procurerait les fadettes, c'est-à-dire les factures détaillées du fixe et du portable des journalistes suspectés. Ce qui lui permettrait d'enquêter sur ses sources.
Enfin, le Canard suggère que si des d'ordinateurs ont disparu ces derniers jours au sein de plusieurs rédactions, comme celles du Point ou de Mediapart, mais aussi au domicile d'un journaliste du Monde, ce sont forcément des vols, dont les auteurs sont à coup sûr des gens de droite, plutôt que des femmes de ménage ou des voyous défavorisés, comme les casseurs des manifs seraient des policiers.
Lien PaSiDupes

Les diffamés portent plainte

Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, et Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ont décidé de porter plainte pour diffamation, rapporte samedi le Journal du dimanche (JDD).
Le directeur de la DCRI a affirmé au JDD que l'on tente de "déstabiliser la boutique à un moment où la menace terroriste n'a jamais été aussi forte".
Il a demandé à son avocat, Me Patrick Maisonneuve, de rédiger une plainte en diffamation.

Le Canard enchaîné n'est pas habitué à répondre de ses accusations

Le Canard enchaîné a accusé Nicolas Sarkozy de superviser "personnellement" l'espionnage de certains journalistes chargés de la couverture d'affaires sensibles, une allégation qualifiée de "totalement farfelue" par l'Elysée.
Selon l'hebdomadaire, qui cite des sources évidemment anonymes au sein de la DCRI, "un groupe" a même été monté à cette fin, composé de "plusieurs anciens policiers des RG", qui "se procurent les factures détaillées du poste fixe et du portable du journaliste à espionner".
Le journal satirique a affirmé que le président de la République, Nicolas Sarkozy, aurait personnellement demandé à Bernard Squarcini de créer une cellule spéciale au sein de la DCRI pour surveiller les journalistes travaillant sur "une enquête gênante pour lui ou pour les siens".
Il s'agirait notamment, selon l'hebdomadaire satirique, d'identifier les sources des reporters dans les dossiers liés à Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal, et dans le dossier de l'attentat anti-français de Karachi en 2002.

"C'est la première fois de ma vie que je porte plainte", a déclaré Claude Guéant au JDD. "On ne peut pas laisser dire n'importe quoi, il y a des limites à tout."
"Et puis il y a tellement de journalistes disant du mal du président, je le déplore, que cette tâche que l'on m'impute serait gigantesque", a-t-il ajouté. "Tout cela est absurde."

Mediapart face à ses révélations

Par ailleurs, deux journalistes de Mediapart, enquêtant sur les affaires Karachi et Bettencourt, auraient été pistés et "géolocalisés" par les services français -sans doute avec brassards !- lors de leurs déplacements pour rencontrer leurs informateurs, ont affirmé jeudi le site d'information et les intéressés.

La Délégation parlementaire au Renseignement (députés et sénateurs) avait auditionné jeudi le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, le directeur général de la police nationale, et Bernard Squarcini, sur les affaires d'espionnage de journalistes.
De son côté, Bernard Squarcini, assure qu'"il n'y a aucun cabinet noir ici", à la DCRI, et que son "seul vrai métier" consiste à déjouer les menaces terroristes.

Le PS fantasme

Actuellement silencieux, Montebourg est-il le maître d'oeuvre de cette machination politique ? Il se trouve que c'est le Parti socialiste qui a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet.

Quant à l'ancien numéro un du PS, François Hollande, a demandé dimanche au gouvernement de saisir la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité) sur les éventuelles affaires d'espionnage de journalistes.
Il a ainsi déploré l'utilisation des fadettes - factures téléphoniques détaillées -
d'pour voler au secours d'un conseiller du ...garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, David Sénat, soupçonné d'être à l'origine de 'fuites' vers la presse (dite d'investigation!) sans qu'ait été saisie la CNCIS, une autorité administrative indépendante chargée de vérifier la légalité des autorisations d'interception (écoutes téléphoniques), dont le rôle est de "donner un avis chaque fois" qu'il y a recours à ces relevés.

Vendredi, la ministre de la Justice,
Michèle Alliot-Marie, a qualifié de "fantasme" les soupçons d'espionnage de la presse.

Rappelons quelques cabales socialistes récentes (2010):

vendredi 24 septembre 2010

Des sondages pour manipuler l'opinion ?

Apprenons à "décrypter" les sondages
Les partis et la presse se réfèrent aux analyses, études et autres panels des instituts de sondage. Ils n'ont d'autre objectif que de nous en imposer par leur façade scientifique. Leurs directeurs vêtus de noir sont des individus compassés et franchement graves (autant dire sinistres) auxquels celui qui réussira à arracher l'esquisse d'un pâle sourire n'est pas né. Ils dirigent d'ailleurs des "instituts', terme impropre qui ne convient qu'à desorganisations universitaires, mais qui confère sans doute un vernis de respectabilité.

Pourquoi tant de précautions si leurs opérations étaient aussi respectables qu'elles paraissent ? Pour nous aider à résister aux sondages, Valeurs Actuelles propose cet article, le jeudi 23/09/2010. Valeurs actuelles , si besoin, nous déniaise...

Comment les sondages nous manipulent

Un Français sur deux ne croit pas aux sondages ou s’en méfie. C’est pourtant en France qu’on en publie le plus. Sans compter les sondages internes commandés par les partis. Les plus secrets. Mais aussi ceux qui pèsent le plus sur la politique.
C’est “le” sondage qui a fait l’événement la semaine dernière et induit l’opinion en erreur. « Présidentielle 2012 : Villepin crée la surprise », titrait le Parisien du 14 septembre. À la clé, les résultats d’une « enquête exclusive CSA » démontrant que Nicolas Sarkozy et l’ancien premier ministre « se retrouvent au coude à coude » dans l’optique de 2012 : 15 % chacun. Largement reprise dans les médias et commentée sur Internet, l’information, pour l’opinion, est devenue : “Sarkozy et Villepin à égalité pour la présidentielle”. Or, c’est exactement l’inverse que révèle ce sondage ! [Lire PaSiDupes]
À la question : “Qui préféreriez-vous voir représenter la droite en 2012 ?”, le chef de l’État et le président de République solidaire obtiennent certes, tous deux, 15 %. Mais ce sont les Français, droite et gauche confondues, qui répondent. Futurs électeurs d’un côté, simples spectateurs de l’autre.
Car, si les premiers s’apprêtent, effectivement, à voter pour l’un ou pour l’autre des candidats de leur camp (FN inclus), la “préférence” accordée par les seconds n’induit en rien un vote futur. Au premier tour de 2012, ils ne seront qu’une infime minorité (et encore !) à se mêler d’un éventuel match Sarkozy-Villepin. C’est exclusivement au sein des “sympathisants de droite” que les deux adversaires pêcheront leurs voix. Or, que répondent les “sympathisants de l’UMP”, “coeur de cible” de cet électorat ? 45 % d’entre eux choisissent Sarkozy, contre… 5 % Villepin. Inversement, celui-ci obtient la “préférence” de 23 % des sympathisants PS et PC contre respectivement 4 et… 0% pour Sarkozy. Mais à quoi sert d’être adoubé par des électeurs qui, sauf exceptions, voteront pour un autre ?

Le Parisien et CSA ont-ils, pour autant, voulu “manipuler” l’opinion ? « Évidemment, non », se défend Jean-Daniel Lévy, le directeur de l’institut. Interrogé par le quotidien, celui-ci l’avait du reste souligné : « En explorant de manière plus précise [les] sympathisants de droite, et plus encore ceux de l’UMP, Nicolas Sarkozy tient la corde de manière très nette. […] Dominique de Villepin incarne pour l’heure davantage l’antisarkozysme que la construction d’un projet politique propre. » Ce que confirme un autre… sondage (Ifop-Paris Match), testant Villepin dans le cadre d’un premier tour (bien réel, celui-là) à la présidentielle : l’ancien premier ministre n’y est crédité que de 6 à 8% des voix, contre 25 à 28 % pour Sarkozy
Selon Jean-Daniel Lévy, si l’enquête réalisée pour le Parisien a pu être mal interprétée par l’opinion [mais en fait surtout par les media d'opposition !], cela est dû, notamment, à « la nécessité, pour les médias, de faire une présentation simplifiée de leurs sondages, alors même que ceux-ci nécessitent, le plus souvent, une lecture plus affinée, donc plus complexe : dates du “terrain”, dont les résultats ne seront pas les mêmes selon que le sondage a été ou non réalisé “à chaud”, ventilation par catégories de sondés, solidité du choix… » Sont toujours disponibles, sur le site du Parisien (leparisien.fr) et du CSA (csa.eu), les… dix-neuf pages de “l’intégralité du sondage”, mais qui, hors quelques initiés , aura eu la curiosité (et la patience…) de les consulter [et de les traduire, puisque les "décripteurs" professionnels les ont exploités tout crus, aux fins douteuses qui les avaient motivés] ?

Apparues dans les années 1930 aux États-Unis (lire l'article de Stéphane Denis dans "Valeurs actuelles"), c’est en France que les enquêtes d’opinion publiées sont les plus nombreuses : presque deux par jour en moyenne ! Et encore ne s’agit-il que de la partie émergée de l’iceberg, 90 % des sondages n’étant pas rendus publics. Malgré cette profusion ou à cause d’elle, un Français sur deux affirme ne pas y croire, ou s’en méfier, en raison, d’abord, de la méconnaissance des méthodes utilisées : échantillons, quotas, marges d’erreur, redressements… Objet de tous les soupçons de “tripatouillage”, ces méthodes répondent, en réalité, à une logique très codifiée : les intentions de vote “brutes” sont indexées sur les derniers scrutins (manière, notamment, de mieux mesurer le vote FN, souvent dissimulé par les sondés). Opacité ? Sans doute. Complexité ? Sûrement. Mais c’est ailleurs que se dégagent les vraies zones d’ombre. Ainsi des questions, jugées trop “provocatrices”, que les instituts refusent de poser. Ce qui a été récemment le cas pour le Cri du contribuable, souhaitant interroger les Français sur la suppression des avantages des fonctionnaires [et surtout l'ensemble du 'politiquement correct', dont les questions ethniques, tabous et protégées. Ainsi, aussi, des mystérieux liens d’intérêts noués, entre les instituts et leurs “clients”. Ancien de l’IFOP, puis cofondateur de BVA, Michel Brulé, l’un des ex-“papes” de la profession, le reconnaît : « C’est vrai que cela peut poser des questions de déontologie : peut-on, à la fois, conseiller un homme politique dans le privé et tester par la suite, en toute indépendance, sa popularité au travers de nos sondages publics ? Pour avoir pratiqué ce “mélange des genres” avec Raymond Barre, Pierre Mauroy et bien d’autres, je peux témoigner que cela n’a jamais influé sur mes travaux. Mais à l’heure où l’opinion réclame de plus en plus de transparence, je suis favorable à ce que les instituts de sondage rendent public le nom de tous leurs clients privés. »

Une avancée cependant encore insuffisante pour “laver”, à elle seule, les sondeurs d’une autre accusation récurrente : « Lorsqu’un sondage est commandé par un journal de droite, il donne des résultats de droite ; lorsqu’il est commandé par un journal de gauche, il donne des résultats de gauche », résume un internaute sur forum.orange.fr consacré à la “fiabilité des sondages”. Cette “fiabilité”, il est vrai, a été l’objet d’une vive polémique – une de plus ! –, au cœur de l’été. À l’origine : un sondage Ifop-le Figaro en date du 6 août testant les propositions de Sarkozy lors de son discours de Grenoble : expulsion des Roms, déchéance de la nationalité, peines incompressibles… Le discours était approuvé par 70 à 89 % des Français. Ce “plébiscite” pour le chef de l’État est vanté en une du Figaro. Huit jours plus tard, une enquête CSA pour Marianne semble démontrer le contraire [c'était la résultante du précédent sondage] : 69 % des Français jugent “inefficace” la politique menée depuis huit ans par Sarkozy en matière de sécurité.
En cause, selon la gauche : la formulation des questions du sondage Ifop-le Figaro, utilisant des termes “connotés” : “camps illégaux” plutôt que “camps non autorisés”, “délinquants multirécidivistes” plutôt que “personnes condamnées plusieurs fois”, “assassins”, plutôt qu’“auteurs d’homicide”, etc. Des « entorses […] aux règles élémentaires de la profession », accuse Libération. [une offensive du 'politiquement correct', plutôt qu'un alignement] « De l’art de façonner l’opinion publique », renchérit le Monde [incapable de ce genre de langage clair]. Directeur adjoint du département opinion de l’Ifop, et auteur de l’enquête controversée, Jérôme Fourquet se défend : «Concernant les différences entre notre sondage et celui de Marianne, c’est normal : le sujet n’était pas le même ! Nous avons interrogé notre échantillon sur des propositions concrètes, CSA sur le bilan de Nicolas Sarkozy. Concernant notre enquête elle-même, les questions utilisent les mots couramment employés. Nos partenaires sont libres de commenter nos chiffres comme ils l’entendent, mais ceux-ci sont incontestables [sans doute dérangent-ils ?]. La preuve : trois semaines après notre enquête, un autre sondage sur les Roms donnait 63 % d’approbation aux propositions du chef de l’État, contre 79 % dans le Figaro. Compte tenu de la violente polémique qui a suivi, des critiques du pape, de la gauche et d’une partie de la droite, c’est encore très élevé et témoigne de l’importance de l’approbation initiale. »

L’intitulé réel de la question, au moins aussi important que la réponse ? «Disons plutôt que l’opinion se focalise presque entièrement sur la seconde, négligeant souvent, à tort, les nuances de la première, poursuit Jérôme Fourquet. Cela peut l’induire en erreur. » En témoigne… notre propre sondage Isama, publié cette semaine (lire page 22), selon lequel 63 % des Français estiment que le “démantèlement des campements illégaux de Roms en France est une question qui relève exclusivement de la souveraineté de l’État français”. Un résultat qui, à première vue, semble prendre le contre-pied de celui du CSA réalisé ce week-end pour le Parisien : 56 % des Français répondant que “l’Union européenne est dans son rôle en critiquant la politique du gouvernement français”… En réalité, la contradiction, là encore, n’est qu’apparente : farouchement attachés aux prérogatives de leur État, les Français n’en acceptent pas moins les critiques de l’Europe. Le dernier mot– indication phare de notre enquête – devant revenir à la France…
1981 : un institut créé sur mesure pour Chirac
Posons franchement la question : le fait que Valeurs Actuelles se positionne à droite peut-il avoir “orienté” le résultat ? Sous-entendu : nos partenaires réguliers (Ifop, CSA, Isama) orientent-ils eux-mêmes leurs sondages en fonction de la sensibilité de leurs clients ? « Nous travaillons avec des partis et des médias de gauche comme de droite, répond Jean-Daniel Lévy. « À travers nos études, c’est notre crédibilité professionnelle qui est en jeu, ajoute Jérôme Fouquet (Ifop). La concurrence entre les six principaux instituts est le garant de notre indépendance. Qu’un client doute de celle-ci, au regard d’un résultat sentant le “bidonnage”, et il part voir ailleurs… »

Il n’empêche : les politiques, bien qu’ils s’en défendent, sont convaincus de l’influence positive, pour eux-mêmes, de sondages (publics) flatteurs. « Quelques jours avant le premier tour de la présidentielle de 1965, se souvient Michel Brulé, alors à l’Ifop, nous avions réalisé un sondage pour France Soir annonçant de Gaulle en ballottage avec 43 % des voix. Il paraît dans la première édition. Aussitôt, Pierre Lazareff reçoit un coup de fil de Roger Frey, le ministre de l’Intérieur. “Vous vous êtes fait avoir, lui dit-il : nous disposons d’un sondage RG plaçant le Général à 54 %.” Lazareff décide alors de publier les deux enquêtes dans sa seconde édition. Quelque temps plus tard, de Gaulle ayant effectivement été mis en ballottage [44,6 % au premier tour], j’eus l’occasion de m’étonner de leur piètre performance auprès de sondeurs des RG. Qui se défendirent énergiquement en me rétorquant : “En fait, nous avions donné 46 % des intentions de vote à de Gaulle, mais le ministre a cru de son de voir de voler au secours du Général en difficulté.” Ce qui montre qu’il n’est pas si facile de manipuler l’opinion… »

Tous les sondages prédisant la course en tête de Giscard face à Chirac pour la présidentielle de 1981, Charles Pasqua avait fait plus fort encore en lançant lui-même, en sous-main, l’institut Public SA – le seul, durant toute la campagne, à pronostiquer un second tour Chirac-Mitterrand ! Objectif : “booster” la candidature de son champion. Sans résultat, là encore…

Interrogés en février 2007 par l’Ifop, les Français étaient certes 19 % à affirmer que les sondages auraient une “influence importante” sur leur choix à la présidentielle, mais dans quel sens ? Pour venir au secours d’un candidat décroché ou pour renforcer le poids grandissant d’un autre ? «Les deux cas de figure existent, répond Jérôme Fourquet, mais le second est plus fréquent. Ségolène Royal a sans nul doute bénéficié, lors de sa désignation par les militants du PS, de ses bons sondages présidentiels. De même, le score de François Bayrou en 2007 a-t-il assurément été amplifié par ses sondages, mais à la marge.

En aucun cas, un bon sondage ne fait une élection
Pas plus que le soutien quasi unanime des médias. En témoigne la dégringolade d’Édouard Balladur en 1995, dont l’élection paraissait pourtant «déjà jouée», comme l’annonçait alors Jérôme Jaffré, de la Sofres, dans un article du Monde demeuré célèbre. En témoigne aussi l’élimination de Jospin par Le Pen en 2002. En témoigne encore la victoire surprise du “non” lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005.

Davantage que l’opinion, ce sont les politiques qu’influencent le plus les sondages. En 1999, ce sont deux études internes de la SOFRES qui décidèrent Pasqua et Villiers, jusque-là ennemis irréductibles, de faire liste commune aux européennes – où ils devancèrent le RPR. En 2007, c’est à sa “performance” d’avoir été l’un des – très – rares à avoir prévu le résultat du référendum de 2005, que Patrick Buisson doit d’avoir été recruté par Sarkozy pour sa campagne présidentielle, puis comme conseiller de l’Élysée chargé des…sondages. « Patrick, lancera-t-il lors de sa remise de la Légion d’honneur à l’Élysée, j’ai décidé de le décorer seul, car sans lui je ne serais pas là aujourd’hui… »
Stratégie et thèmes de campagne, slogans, mais aussi sélection, en amont, des “candidats les mieux placés” aux élections locales : à l’exception du Front national (avec lequel aucun institut n’accepte de travailler, de crainte de perdre leurs autres clients…), c’est par le biais de ces enquêtes secrètes commandées par les partis que l’opinion, indirectement, se retrouve la plus “manipulée” par des sondages. Tout le monde se souvient du croisement des courbes de Chirac et Balladur en 1995. Mais qui sait que c’est une étude confidentielle, commandée à BVA en février, qui a convaincu Chirac, alors au plus bas, de maintenir sa candidature –pour finalement l’emporter ? Le sondage en question annonçant sa future remontée… dans les sondages !
Arnaud Folch

A lire également dans le magazine...
Le roman des sondeurs, par Stéphane Denis.