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dimanche 23 octobre 2011

Les journalistes ne peuvent tout de même pas tout se permettre

Réclamer les "fadettes" de journalistes du Monde était "justifié"



Le correspondant de Mme Dugenou
est-il sur écoutes ?



La Justice a parlé


Le Procureur de la République à Marseille a estimé samedi qu'était "justifiée" la réquisition en 2010 des "fadettes" de deux journalistes du Monde dans le cadre d'une
enquête pour violation du secret de l'instruction depuis classée sans suite.
" L'atteinte au principe du secret des sources (...) a été justifiée" et "proportionnée" comme l'exige la loi, a déclaré Jacques Dallest qui réfute le terme "d'espionnage", soulignant que les réquisitions "n'ont porté que sur de brèves périodes" et "n'ont été dictées que par les nécessités de l'enquête".

Le magistrat a réclamé les factures des journalistes Jacques Follorou et Yves Bordenave après la parution dans Le Monde de deux articles, en mai 2009 et janvier 2010, révélant le contenu d'auditions de deux suspects dans des affaires d'homicide en Corse, où ils donnaient les noms des commanditaires.
" Il ne peut être contesté que les révélations en cause ont affecté le bon déroulement des informations judiciaires et ont exposé les auteurs des propos ainsi rendus publics à des actes de représailles gravissimes", affirme-t-il, soulignant la "gravité incontestable" des faits concernés par les articles. Les menaces sur la vie des témoins ne peuvent être banalisées par la presse, voir balayées d'un revers de manche.

Des publications inconsidérées

Après le premier article, relatif à une tentative d'assassinat de l'ex-leader nationaliste Alain Orsoni en 2008, "l'avocat de l'une des personnes citées s'indignait auprès du magistrat instructeur de cette divulgation de nature à exposer son client à des mesures de rétorsion et à un risque vital immédiat. Ce dernier était immédiatement déplacé dans un autre bâtiment de la maison d'arrêt pour des raisons de sécurité", indique M. Dallest.
Le juge saisissait le procureur, qui confiait en juin 2009 une enquête préliminaire pour violation du secret de l'instruction à la police judiciaire de Marseille. Elle a été classée sans suite en janvier 2010.

Le second article, relatif à l'assassinat d'une des figures du gang bastiais de la "Brise de mer", Richard Casanova, incitait M. Dallest à ouvrir une nouvelle enquête préliminaire, étendue au premier article et confiée cette fois à la direction centrale de la police judiciaire.
L'avocat du mis en cause dans cet article portait plainte et en février 2010 le procureur autorisait les réquisitions téléphoniques découvertes par la juge parisienne Sylvia Zimmermann et révélées samedi par Le Parisien.

Selon M. Dallest, l'exploitation des factures a permis "de cerner une piste possible" sur l'origine des fuites sans apporter d'élément probant, les personnes en charge de l'enquête et de l'instruction étant "hors de cause".

Cette seconde enquête a été classée sans suite en décembre 2010.
Devoir de mémoire
  • 2011 - Le droit d'inventaire du socialisme de Mitterrand
  • Lien aussi vers la prise de position de Nadine Morano
  • sur le budget de la Culture par la candidate Brochen-Aubry (PS) et sur l' "espionnage" téléphonique décrié par l'opposition, au mépris de l'institution judiciaire et des justiciables.

    vendredi 30 septembre 2011

    Indics: l'Etat devrait-il être moins bien informé que la presse ?

    Indics de l'Etat fustigés par la presse vs. fuiteurs protégés par la loi

    Qui les connaît vraiment ?

    Qu'ils s'agisse des agents de renseignement plus ou moins officiels ou des sources anonymes de la presse, ce sont des voyous en bisbille avec le milieu ou des aigris de la haute administration,
    des aventuriers tuyautant les douanes sur les trafics en tout genre ou des militants et des syndicalistes au service de leur parti ou de leur centrale. Quelle est au fond la différence ?
    Ils sont comptables, honteux de cacher de l'argent au fisc et citoyens scrupuleux motivés par des objectifs plus ou moins avouables ou taupes de la gauche plus ou moins républicaine animées par une idéologie qui les domine. Soit ils informent les services de l'État, l'aident à faire respecter la loi et servent leur pays, soit ils fuitent vers la gauche, un parti ou sa presse militante, et servent une idéologie en échec ou une utopie internationaliste.

    Les traitres à l'Etat ne sont pas exécutés, ils sont protégés !

    Peu estimés, ces informateurs sont traités de balances, de donneuses, voire de collabos, ce sont aussi des militants rêveurs, voire des activistes aigris que l'on met dans le sac sanglant des révolutionnaires.

    Mais, sans eux, la police - comme la presse - serait une grande handicapée.
    C'est l'avis partial de Christophe Cornevin, grand reporter au Figaro, lui-même monomaniaque et borgne, qui écrit sur les indics, mais reste muet sur les hauts- fonctionnaires amers et fuiteurs à la solde de la presse: ces derniers sont protégés par la loi et seraient donc légitimes à trahir cet employeur pas comme les autres, l'Etat, considéré comme l'ennemi, au même titre qu'une puissance étrangère ou un réseau extrémiste violent.

    Le journaliste qui bénéficie de fuites est-il approprié et objectif ?

    Malgré toutes les enquêtes au monde, la France de l'ombre est glauque mais surtout plus diverse que la presse n'est apte à en juger, puisque son champ visuel est rétréci et sa vision trouble. Troublée par la loi !
    Aller du célèbre Vidocq, forçat mouchard devenu chef de la Sûreté de Paris, à la secrète Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale créée en 2010, ne garantit pas l'exhaustivité du sujet si l'exploration de l'univers opaque du renseignement occulte le fuitage organisé de l'administration centrale, si les rapports complexes de l'indic et de son agent traitant omettent les militants syndicaux soumis à la discipline de leur centrale, et si la vénalité des porteurs de mallettes de billets est plus sévèrement jugée que la bassesse d'ambitions personnelles odieuses, de ceux qu'on appelle infiltrés, taupes ou fuiteurs.

    Stigmatiser les services de police, mais aussi la gendarmerie, les douanes ou le fisc qui protègent, rémunèrent et parfois manipulent leurs précieux informateurs dans l'intérêt des Français, est-il vraiment honorable, dès l'instant que, sous prétexte d'information, ces mêmes détracteurs font de l'auto-censure à chaque fois qu'un puissant est en cause ou quand bon leur semble.

    La presse, auteure de rumeurs, ne peut s'absoudre de ses cafardages miteux, de ses révélations sans preuves à base d'interprétations tendancieuses et des diffamations sans fondements.

    Prendrait-elle des risques que la presse gagnerait en noblesse et en crédibilité
    Certaines enquêtes sont plus salissantes qu'utiles: elles ont déjà été menées, n'apportent pas d'éléments nouveaux et n'éclairent donc aucune face cachée de la France d'aujourd'hui. Elles nuisent seulement à l'idée que se fait l'opinion de son Administration, mais sans rien régler. Elle ne vise qu'à accréditer faussement l'idée qu'un changement de tendance politique ou de république changerait quoi que ce soit aux situations dénoncées, à tort ou à raison.
    Il n'en aurait pas été de même si la presse avait eu le courage insigne de s'ouvrir ou seulement d'entre-bailler la boîte de Pandore de ses fichiers d'informateurs-fuiteurs: un geste de bonne volonté, un acte de lucidité...

    mardi 13 septembre 2011

    Affaire Bettencourt: collusion magistrate-journalistes contre l'Elysée

    L'indépendance de la justice et le secret des sources de la presse, instruments politiques


    A huit mois des élections présidentielle,
    un titre efficace et provocant:

    recueil des rancoeurs d'aigris,
    estimant -tous- avoir échoué à briser le Président.


    Connivence de la presse et de la magistrature ?
    L'offensive est menée par le quotidien socialiste Le Monde et deux de ses journalistes, Gérard Davet, lequel commet un bouquin en co-signature avec un ex-journaliste de Mediapart.
    En octobre 2010, ce journaliste domicilié au rez-de-chaussée d'un appartement du XIe arrondissement de Paris, a porté plainte pour vol sans effraction: " On m'a volé mon ordinateur personnel, depuis lequel j'envoie certains articles et je stocke des ébauches ou des documents liés à des enquêtes ". Une affaire sans suite qui tendait à accréditer la thèse d'un espionnage de certains journalistes ?
    C'est également avec ce journaliste que le conseiller de Michèle Alliot-Marie, David Sénat, a été 'en contact' en juillet 2010, ce qui a déjà abouti à la mise en cause par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) de la juge Isabelle Prévost-Desprez, identifiée comme une source du quotidien Le Monde. " Je ne veux pas tomber dans la paranoïa, ce cambriolage n'est peut-être que l'oeuvre d'un maraudeur, mais dans le contexte actuel, j'ai préféré porter plainte ", a ajouté Davet, fauteur de trouble vertueux.

    Or, le co-auteur, Fabrice Lhomme (1968), est également en pointe dans l'affaire Bettancourt: il a en effet travaillé au sein du pool « enquêtes » du site internet trotskiste d'information Mediapart de janvier 2008 à avril 2011, quand il est retourné au Monde, comme responsable du secteur de l'investigation...
    Fabrice Lhomme avait regretté le départ d'Edwy Plenel du Monde, tandis que Gérard Davet, chef de la rubrique Grand reportage du Monde avait alors regretté l'abandon de l'investigation au profit du « journalisme de validation ». "Lhomme avait assuré, à Arrêt sur images, "rigolard, qu'il ne reviendrait au Monde que si 'la ligne éditoriale devenait 'trotsko-fasciste'"!
    Lien

    La juge a-t-elle été trop crédule, trop imaginative ou trop ...engagée ?

    Un thriller politique paru le 1er septembre marque le retour de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (ci-contre) à la presse de combat.
    Or, on y retrouve aussi une juge d'instruction originaire de Lille, Isabelle Prévost-Desprez, qui y rend publiques des impressions personnelles. Cette présidente de chambre du TGI de Nanterre y reprend la technique de la peur déjà expérimentée par le magazine Marianne en 2007, déclarant en effet avoir été frappée par " la peur des témoins [de l'affaire Bettancourt qui, selon elle, "étaient effrayés de la violence avec laquelle Claire Thibout, [l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt], avait été déstabilisée; ils [les témoins] ne voulaient pas connaître son sort."

    La juge Prévost-Desprez y soutient en outre qu'une infirmière de Liliane Bettencourt, héritière de l'empire l'Oréal, a été témoin de versements illégaux de la milliardaire au parti du président Sarkozy. Celui-ci, selon cette juge militante de l'USM, aurait été vu ramasser l'argent !
    Le Monde ose même écrire que "Dans le livre que nous publions, la juge relate avoir recueilli hors procès-verbal DES confidences de témoinS dans l'affaire Bettencourt sur d'éventuelS versementS d'argent...3

    Bien qu'elle soit surnommée 'le bulldozer' par ses collègues magistrats, Le Monde assurait pourtant dans son article d'investigation chargé de subjectivité, intitulé "La juge Prévost-Desprez "a été écœurée par les manœuvres du pouvoir"" que " C'est à la justice maintenant de faire son travail et de s'emparer de ces révélations. Une nouvelle fois, ces déclarations de la juge s'inscrivent dans un contexte plus général. La juge Prévost-Desprez a relu ces déclarations, les assume et si la justice le souhaite, nous imaginons qu'elle sera disponible pour toute audition. "

    Mais l'infirmière dément formellement avoir vu quoi que ce soit et donc d'avoir fait quelque confidence que ce soit à la greffière censée avoir informé la juge.
    Et la greffière indique n’avoir "aucun souvenir" de confidences faites par l’infirmière.

    La magistrate, domiciliée au coeur du quartier préféré de la bourgeoisie intellectuelle, rue Gay-Lussac, est d'ailleurs en bisbilles avec Philippe Courroye, le procureur de la République de Nanterre. Elle a le mandat de dépôt "sans affect", l'ordonnance de renvoi cinglante et le goût du bras de fer avec le Parquet. Elle dit : " Je préfère m'en prendre plein la gueule que de négocier." Parmi les obsessions de cette suffragette, dont la mère dit que " pour Isabelle, un jupon a toujours raison ", celle visant les juges et policiers francs-maçons. Selon elle, ils doivent se dévoiler, afin que " le clan cesse d'être plus important que l'individu ". Reste que c'est avec les banques que l'empoignade fut la plus rude. Elle déteste l'arrogance de cette caste, à laquelle appartient son son polytechnicien de mari, un banquier d'affaires. Passée par le pôle financier, aux côtés de Courroye, de Van Ruymbeke et d'Eva Joly, elle est convaincue qu'" Une femme est plus courageuse qu'un homme." Les hommes qui l'ont trouvée sur leur chemin, Daniel Bouton (patron de la Société générale), Gérard Longuet, Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua ou Jean-Charles Marchiani ne démentiront pas.
    Isabelle Prévost-Desprez est militante à l'USM et Dominique Barella, ex-président de l'Union syndicale des magistrats (USM), actuellement en détachement, fait partie de l'équipe de conseillers de Sa Cynique Majesté Royal, candidate à l'investiture socialiste pour la Présidentielle 2012.

    Soutenu à huit mois de l'élection présidentielle française de 2012 par le journal socialiste Le Monde, le montage de la juge USM, I. Prévost-Desprez, s'est donc écroulé, avant que l'entourage du président Sarkozy n'ait eu besoin de serrer les rangs, comme le prétend le journal.
    Alain Duhamel, éditorialiste à RTL, déplore en revanche que les media relaient l'information sans vérification ni enquête préalable, tandis que Jean-Michel Aphatie parle de " faillite du journalisme". Pourquoi vérifier ce qui n'a d'autre objectif que de nuire ?

    Mais Le Monde lance une autre affaire pour faire oublier le couac précédent

    Dans la foulée, suite à l'échec de sa première tentative de déstabilisation, Le Monde a mis en cause de hauts responsables policiers dans une supposée affaire d'"espionnage" d'un journaliste du Monde, par crainte - encore une fois - de les voir révéler " ce qu'ils savent des agissements les plus 'obscurs' de l'État " [sic]. Une accusation sournoise et à nouveau lourde de promesses de scandale en cours de primaire socialiste à la présidentielle de 2012. Il ont trouvé un cible médiatiquement porteuse et le disent: " Le chef de la Division centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, est le maillon faible. Ils sont conscients qu'il sait beaucoup de choses. Si jamais ils le lâchent, il ne se laissera pas faire ", assure le journaliste au coeur de l'affaire, Gérard Davet.

    M. Squarcini, ainsi que le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, ont été mis en cause publiquement en septembre par Le Monde, qui accusait leurs services d'avoir consulté les relevés téléphoniques de M. Davet. L'objectif, dénonçait le quotidien, était d'identifier une source du journaliste au sein de l'Administration centrale dans une procédure judiciaire liée à l'héritière de l'Oréal, Liliane Bettencourt.

    Après qu'une plainte formelle à leur encontre eut été déposée, les deux responsables policiers avaient juré publiquement qu' ils n'avaient jamais cherché à espionner un journaliste mais simplement voulu identifier ou "repérer" la 'taupe' responsable des fuites ".
    L'ex-secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, présenté comme le responsable de la recherche d'identification du haut fonctionnaire, avait expliqué la différence entre 'repérer' et écouter et nié donc toute tentative de contrevenir à la loi sur la protection des sources. A noter que l'Etat ne peut se protéger de trahisons internes, lorsque la presse est destinataire de fuites, au nom sacré du respect des sources de la presse, Etat dans l'Etat, fûsse au détriment du pays.

    Et, dans cette affaire, on retrouve la même juge

    Il ne s'agit que de relevés de nature à identifier la taupe et nullement d'écoutes téléphoniques.
    La juge d'instruction Prévost-Desprez
    , a obtenu depuis deux télécopies classées «confidentiel» transmis en juillet 2010 à la compagnie téléphonique Orange par la DCRI. La première demandait le relevé des appels passés et reçus par M. Davet durant une période de cinq jours en juillet. La seconde, envoyée quelques jours plus tard, demandait le relevé téléphonique d'un haut conseiller au ministère de la Justice, David Sénat, qui a par la suite été discrètement congédié.
    « Tous les gens concernés avaient nié en bloc en septembre dernier en disant que ça n'avait jamais existé, qu'il n'y avait pas eu de demande me ciblant. Mais il est clair maintenant qu'ils avaient tous menti », commente le journaliste.

    G. Davet dénonce la décision de Claude Guéant
    « Bernard Squarcini a tout fait depuis 10 ans en soutien à Nicolas Sarkozy. Il sait tout ce qui s'est passé dans les coins les plus sombres», accuse le journaliste du Monde (ci-contre).
    Aujourd'hui ministre de l'Intérieur, Claude Guéant a indiqué qu'il était «bien évidemment» hors de question de sanctionner MM Squarcini et Péchenard, « ces grands serviteurs de l'État ».

    Accusation sans preuves
    Le journaliste porte des accusations sans apporter aucun élément autre que son impression. Il a le sentiment que la décision de le cibler a été prise lors d'une réunion de crise à laquelle assistait le président lui-même. Et de livrer un avis personnel. Selon lui, il sera « difficile » pour la juge d'instruction de pousser l'enquête jusqu'à ce niveau, confirmant ainsi que cette nouvelle instrumentalisation du repérage du fonctionnaire indélicat ne vise pas Guéant, mais Sarkozy.

    En septembre, Nicolas Sarkozy avait jugé invraisemblable qu'un journaliste du Monde ait été ciblé. Il « Je ne l'imagine pas, je ne le crois pas et cela ne servirait à rien puisque tout se sait », avait observé le chef d'État, qui n'a pas réagi au cours des derniers jours à la divulgation des télécopies compromettantes. Et vendredi 9 septembre, au micro de France Info, le directeur général de la police a déclaré avoir demandé « d'identifier » la source d'un journaliste du Monde qui enquêtait dans l'affaire Bettencourt. " J'ai demandé à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents confidentiels, divulguait des informations confidentielles sur une affaire judiciaire en cours ".

    G. Davet fait de l'agitation de masses
    Le journaliste de combat déplore que la confirmation de l'obtention de ses relevés téléphoniques par les services policiers n'ait pas eu d'échos plus importants en France.

    Bien qu'il dispose des moyens d'un organe de presse puissant, le journaliste sulfureux se plaint et dénonce la discrétion - toute relative - que son affaire inspire à certains media. Il accuse en effet « beaucoup de journalistes d'être inféodés au pouvoir » Il les soupçonne de ne pas du tout être pressés de fouiller les dossiers les plus sensibles.
    Mais est-il lui-même crédible ?
    Si, tout bêtement, Gérard Davet était grillé dans la profession ?

    mercredi 18 mai 2011

    DSK relance la question de la collusion entre presse et partis politiques


    Mise en cause de la glorieuse auto-censure de la presse



    Il ne sait pas se tenir.

    La presse savait.

    Et Obama a dû le retenir !



    La presse au pilori
    Quand elle sait, mais garde un silence complice
    La législation accorde aux journalistes le droit d'accabler et harceler, mais aussi de taire et protéger, au gré de leurs sympathies, mais aussi de leurs obsessions psycho-maniaques. Et on songe aussitôt à Mediapart et au trotskiste Edwy Plenel qui font de leurs avantages acquis un usage partisan et malsain qui déshonore la profession.
    La déontologie professionnelle aggrave la situation et les risques
    Dans la dernière affaire DSK en date, l'éthique des journalistes donneurs de leçons participe du seul complot qui soit: l'omerta couvrant et favorisant l'arrogant épanouissement de la pathologie sexuelle d'un grand de ce monde, au détriment des femmes. L'ironie de la situation, c'est que des journaux de la gauche vertueuse couvrent les turpitudes d'un grand patron, celui du FMI.

    Les luttes syndicales ont produit des avantages dont les journalistes font un désastreux usage
    Au nom de la liberté de la presse: leur liberté d'expression devait servir l'information et la démocratie. Le peuple avait le droit de savoir. Qu'ont-ils fait de l'article 11 de la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui dispose que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. » L'un de ces abus est l'occultation des faits. La protection du secret des sources des journalistes est garantie, mais la loi n° 2010-1 du 4 janvier 2010 est la porte ouverte à toutes les dérives.

    Il aura fallu que la presse américaine - que ses confrères français décrit comme agressive et spectaculaire - pour que les moeurs, pour le coup violentes, de DSK éclatent au grand jour, et qu'elle évite probablement d'autres récidives et d'autres blessures physiques et morales aux femmes qui croisent le chemin du prédateur socialiste.
    Les privilèges effarants dont jouit la presse font obstacle à la bonne information de la population, sa protection et la défense de la démocratie.

    Les compromissions de la presse

    Auteur d'un article en 2007 sur le comportement de DSK avec les femmes, Jean Quatremer n'avait pas été publié dans l'édition papier de Libération.
    Heureusement qu'il y a toujours internet « pour retrouver une forme de journalisme agressif. »

    Auto-censure militante: l'article censuré par Libération

    Pourquoi votre article n’est pas sorti dans l’édition papier de Libération 2007 ?
    D’abord je ne suis pas un journaliste politique mais un journaliste européen. J’ai suivi Dominique Strauss-Kahn quand il était ministre des Finances entre 1997 et 1999. C’est là que j’ai pu constater qu’il avait souvent des comportements inappropriés avec les femmes. J’ai eu de nombreux témoignages de consœurs qui me racontaient des histoires à vous faire dresser les cheveux sur la tête sur les méthodes de drague extrêmement brutales qu’utilisait l’ancien ministre. Je n’avais pas l’occasion d’utiliser ces informations puisqu’en France on considère ça comme normal. Comme l’a dit hier soir Jack Lang sur France 2 à propos de la tentative de viol « après tout y’a pas mort d’homme. » Ça en dit long sur le mépris d’un certain personnel politique à l’égard des femmes. Donc utiliser ça en France, ça n’avait quasiment aucune chance de passer.

    Et même à Libération ?
    Ce qui est bien avec Libération, c’est que même si mon article est paru sur mon blog, le journal ne m’a absolument pas demandé de le retirer.

    Encore heureux ….
    Oui ! On est d’accord ! Parce que là je ne vous dis pas ! Mais le service web l’a mis en une du site. Ça montre surtout la double culture qui règne dans les médias français: d’un coté les médias classiques qui sont d’une prudence extrême, qui pratiquent une auto-censure hors du temps, et les médias internet qui retrouvent la hargne et une forme de journalisme agressif.

    En puis ce ne sont pas les mêmes rédacteurs en chef
    Je me doutais que vous me poseriez cette question mais vous pouvez vous la carrer ! Je ne veux pas me fâcher avec mon journal !

    A partir de quand un journaliste doit-il enquêter sur la vie privée d’un homme politique ?
    Quand la vie privée interfère avec la vie publique et quand le comportement dans la vie privée peut relever d’une incrimination pénale. Par exemple si un candidat à la présidentielle utilise sa famille pour se faire élire en affirmant être un père de famille exemplaire et défend les vertus du mariage, vous enquêtez pour savoir si c’est un bon père de famille et s’il est fidèle à madame (…) On a accusé les Britanniques d’aller fouiller dans les chambres à coucher. C’était à quel moment ? Quand les conservateurs ont lancé leur mouvement Back to basics, en disant qu’il fallait revenir aux valeurs fondamentales. Bah les gars on fait leur boulot de journaliste. Ils ont découvert qu’un certain nombre de conservateurs qui prenaient la pause avec madame avait en fait une vie sexuelle débridée dans les bas-fond de Londres. Et ils ont eu raison, ils ont fait exploser le parti conservateur sur des affaires de cul !

    En France, malgré des témoignages accablants sur DSK, personne n’a mené d’enquête
    Oui ! Le témoignage de Tristane Banon est fascinant, accablant ! Hier j’ai entendu Laurent Joffrin dire qu’il avait envoyé des journalistes du Nouvel Obs pour rencontrer la jeune femme et que les journalistes n’ont pas été convaincus par son témoignage … Je suis tombé de ma chaise ! Banon vous entendez son témoignage à la TV, vous êtes convaincus dans la seconde ! A partir du moment où quelqu’un accuse un homme politique d’une tentative de viol, on publie son témoignage ! On va voir DSK ! On met ça sur la place publique ! Mais tout le monde est gêné … Au moment de l’affaire Nagy, on n’aurait pu se dire que les médias allaient se réveiller. Mais qu’est ce qui s’est passé ? La chape de plomb est retombée ! Les conseillers de DSK ont réussi à étouffer l’affaire ! Dans les portraits hagiographiques que j’ai pu lire depuis plusieurs mois on rappelait à peine de cette affaire. C’était un petit incident. Or, c’est très grave. La lettre de Piroska Nagy accusait DSK de harcèlement et disait que DSK ne pouvait pas diriger une organisation composée de femmes ! C’est dire ! On aurait dit titrer là-dessus !

    Il y a des pressions ?
    Ce n’est pas des pressions ! Le mot pression est trop fort ! C’est le coup de fil amical, le « c’est pas si grave » … Cet espèce de grand mélange des genres entre hommes politiques et journalistes.

    Mais dans votre papier de ce matin, vous citez Khiroun [propriétaire de la Porsche à disposition des époux Strauss-Kahn] qui vous demande « qu’est-ce qu’on peut faire ? ». On se dit what the fuck … Et ça doit ouvrir plein de portes !
    Bien sur que ça ouvre plein de portes ! Mais si vous répondez va-te-faire voir ça s’arrête là …

    Vous connaissez d’autres des politiques qui avaient ce comportement avec les femmes ?
    Honnêtement je n’ai pas de précédents. Ça fait 25 ans que je suis journaliste, j’ai suivi de nombreux ministres, très charmeurs, mais ça ne dépassait pas les limites de la bienséance. Il n’y a rien qui circule de cette nature là sur d’autres hommes politiques. On prête beaucoup de relations extra-conjugales mais rien sur le harcèlement, les lourdeurs, les consœurs qui se plaignent d’avoir fait l’objet de sollicitations sexuelles. DSK, ce qui était dingue c’était la répétition. Il faut bien distinguer ce qui relève de la drague et ce qui relève de comportements inappropriés. Tout à l’heure je disais à la radio que DSK passait son temps à envoyer des SMS à des femmes qu’il sollicitait. Réaction d’un lecteur qui m’envoie un mail: « Si on en peut plus envoyer de SMS on ne peut plus draguer ». Si une femme vous dit: « arrêtez de m’envoyer 3 SMS par jours sinon je porte plainte », si vous ne comprenez pas que vous êtes dans le harcèlement, vous êtes un crétin !"


    VOIR et ENTENDRE le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, analyser l'acception d' "agression sexuelle" ici et là dans le monde, l'égalité sexuelle en éclats et battre en brèche la thèse du complot derrière laquelle se retranchent les avocats de DSK:



    DSK président: assurance d'une "inflation" du nombre de femmes ministres

    La liste des postulantes socialistes à un porte-feuilles ministériel est ouverte...




    vendredi 29 avril 2011

    Mediapart accuse le football français de discrimination raciale


    Cette fois, Mediapart buzze sur le thème du racisme Blanc

    Des têtes d'abord, les preuves ensuite ?

    Sans trace écrite ni preuve
    , et sans prise de risque, l'entreprise journalistique Mediapart a publié le jeudi 28 avril pour les riches (payant) une enquête qui accuse les dirigeants du foot français de vouloir instaurer des quotas raciaux pour limiter le nombre de joueurs noirs et d’arabes.
    «Plusieurs dirigeants de la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération française de football (FFF), dont le sélectionneur des Bleus en personne, Laurent Blanc, ont approuvé dans le plus grand secret, fin 2010, le principe de quotas discriminatoires officieux dans les centres de formation et les écoles de foot du pays.»
    L’enquête cite des sources anonymes des taupes de la FFF qui rapportent que la question a été évoquée à plusieurs reprises lors de réunions officielles. Le nouveau patron de la DTN François Blaquart, qui a succédé à l’ancien entraîneur de Lyon et de l’équipe de France Gérard Houllier à ce poste, est particulièrement visé par Mediapart.
    Des accusations graves fondées sur des raccourcis un peu rapides mettent en cause, au premier rang desquels le sélectionneur national et le directeur technique national, les deux postes les plus importants du football français.

    Mediapart fait buzzer l'actualité avec des allégations relayées
    Aucune précaution langagière, ni présomption d'innocence.

    "Que les instances dirigeantes d’une grande nation du football organisent une ségrégation raciale en mettant en place des quotas pour limiter le nombre de joueurs «noirs» et «arabes» dans ses équipes de jeunes est inacceptable et c’est un délit réprimé par la loi."
    La rumeur peut s'envoler et le tiroir caisse s'emballer.

    L'alerte générale vaut preuve
    Que la ministre des Sports Chantal Jouanno ait immédiatement réagi en demandant à la Fédération française de football de « faire très
    rapidement toute la lumière sur les allégations de l'article » démontre qu'il doit bien y avoir un fond de vérité...
    Laurent Blanc a eu beau démentir les accusations et plusieurs responsables de centres de formation nier avoir entendu parler d’un quelconque projet de quotas raciaux, l'affaire enfle.

    Cette manipulation politique s'inspire de deux débats tout à fait légitimes sur plusieurs années, au grand jour

    Bi-nationaux

    Formés en France, ils décident pourtant souvent de jouer pour la sélection nationale d’un autre pays que la France.
    On peut difficilement reprocher à une fédération qui dépense de l’argent et des ressources à la formation de jeunes joueurs de prétendre à un retour sur investissement et à la possibilité de puiser dans son réservoir de l’équipe nationale pour mettre en place la meilleure sélection possible.

    Ethiques individuelle et professionnelle
    Certains soutiennent qu'ils ne soient pas nombreux les joueurs qui n'ont pas la reconnaissance du ventre et qu'il est naturel que des mercenaires choisissent de ne pas jouer pour l’équipe de France en pensant avoir plus de chances de jouer dans une sélection d’un plus petit pays où la compétition est moins sévère.
    C'est le cas de l’équipe d’Algérie, qui comptait lors de la dernière Coupe du monde une écrasante majorité de joueurs nés et formés en France, mais dont la plupart n’ont pas le niveau pour postuler à une place chez les Bleus. La ville de Marseille garde le souvenir des dégâts occasionnés par les supporters algériens.
    Il reste que le débat est légitime et que la couleur de peau n’a rien à y voir.

    Physique contre technique
    Le second débat est celui du gabarit recherché chez les jeunes joueurs de football.
    Depuis vingt ans, une des caractéristiques principales de l’équipe de France est la puissance physique et athlétique de ses joueurs, développée de manière consciente et volontaire dès le plus jeune âge.

    Mais les rencontre France-Espagne ont jeté le doute. Les certitudes sur cet atout physique unanimement souligné après une victoire contre les petits joueurs espagnols furent balayées cinq ans plus tard, avec deux fiascos consécutifs des Français et deux victoires indiscutables de l’Espagne en 2008 et 2010.
    Les responsables du football français se demandèrent alors si des joueurs comme Xavi ou Iniesta, grands artisans des succès espagnols, auraient eu leur chance dans le système de formation français où le physique est le critère de sélection numéro un.

    Il appartenait alors à François Blaquart d'approfondir la question. Il décida donc de rendre obligatoire, au programme des clubs formateurs, des séances de futsal, discipline très pratiquée chez les jeunes en Espagne et au Brésil, qui fait travailler la technique, alors que dans certains milieux qui font de l'anticolonialisme un enjeu politique permanent et soutiennent que les noirs sont fortement représentés dans la ligue de football nationale (NFL), tout simplement parce qu’ils sont bons. Peu importent les contre-performances en Espagne.

    On comprend donc, hormis à Mediapart, que ce changement de stratégie dans la formation du physique vers la technique devait être expérimenté et discuté ouvertement dans les media, sans qu'il ait rien de secret ni d’inavouable.

    Perversion trotskiste du débat

    Des journalistes font entrer dans ce débat de fond des considérations raciales étrangères à l'encadrement du foot
    , qu'il soit français ou étranger. Mais le site schizophrène Mediapart est assez malsain pour créer ce problème peu convaincant en exprimant son sentiment sur la base d'une vague impression générale tout à fait dans l'air du temps. Il écrit notamment: « Les discussions au sein de la DTN n’ont jamais évoqué aucune nationalité en particulier, mais se sont polarisées exclusivement sur les "blacks" et les "beurs", décrits parfois comme des "étrangers" alors qu’ils sont Français.» Ca manque un peu de substance...

    Cette phrase est d'ailleurs aussitôt contredite dans le passage qui suit, où l’article rapporte les propos du sélectionneur national, qui n’emploie justement pas de terme décrivant la couleur des joueurs, mais bien des nationalités:
    « Ainsi, Laurent Blanc a affirmé au sein de la DTN qu’il faut "limiter" le nombre des joueurs français ayant une autre nationalité qui "partent jouer dans des équipes nord-africaines ou africaines".»

    Le racisme, outil social de déstabilisation politique
    Le détournement de la réalité par les accusations de Mediapart sur la couleur de peau a des relents policiens malveillants. Mediapart sort cet article au moment où Marine Le Pen (FN) est présentée comme participante au second tour de la présidentielle.

    Selon les sources des journalistes, Laurent Blanc aurait ainsi déclaré:
    « Et qu’est-ce qu’il y a comme grands, costauds, puissants ? Des blacks. C’est comme ça. C’est un fait actuel. Dieu sait que dans les centres de formation et les écoles de football, il y en a beaucoup.» Manuel Valls (PS) les trouve d'ailleurs en nombre excessif dans sa ville d'Evry...
    Georges Frêche avait fait la même observation de bon sens, mais l'évidence est actuellement jugée politiquement incorrecte. Ce fait doit être tu et sa verbalisation est condamnable en démocratie. La presse jouit non seulement du privilège de la liberté d'expression, mais, par ses procès à charge successifs, elle entend en avoir l'exclusivité. Mediapart s'est convaincu (s'il est honnête) que « l’obsession des origines est désormais institutionnalisée, théorisée et, même, promue au plus haut niveau dans le foot français ».

    Partant du postulat simpliste que nous, êtres humains, naissons égaux, sans que rien ne nous différencie, ni notre structure musculaire ni notre capacité respiratoire ou notre rythme cardiaque, la composition d'une équipe idéale devient irréalisable si Mediapart impose des quotas de blacks et d'arabes. « Les joueurs blancs atteignent le succès grâce à leur hargne, leur travail et leur intelligence, tandis que les noirs gagnent uniquement grâce à leurs qualités athlétiques» (bis). En énonçant ce critère distinctif de l'intelligence, le journaliste sportif américain Buzz Bissinger entendait faire pression sur les sélectionneurs. Mediapart en est là et cette logique pousse les décideurs à faire des choix qui nuisent à la performance du sport.

    Mediapart introduit la discrimination religieuse
    Alors que la France sort d'un débat sur la laïcité, ce site écrit en effet au sujet du fiasco sud-africain:
    « Au sein de la DTN, de nombreux institutionnels avaient alors considéré, lors de réunions officielles ou en privé, que les joueurs noirs (comme Patrice Evra) et ceux de confession musulmane (comme Franck Ribéry) pouvaient être tenus comme les premiers responsables de l’échec sud-africain ».
    L'argumentation de Mediapart ne résiste pas à l'épreuve des faits
    Peu lui importe que Laurent Blanc ait réintégré Franck Ribéry et Patrice Evra, un musulman et un noircontre l'avis de Chantal Jouanno, les deux meneurs désignés de la fronde.
    L’article fait dire à François Blaquart: « Oui, il faut des espèces de quotas, mais il ne faut pas que cela soit dit.» Or, outre que Mediapart ne démontre pas la réalité de ces propos, si les quotas en vigueur existent véritablement, ils ne sont pas à l'avantage des Blancs et il ne vient pas à l'esprit de Mediapart de s'en offusquer.

    L’enquête et l’indignation qu’elle suscite ont au moins un mérite: il sera désormais impossible d’instaurer des préférences raciales ou religieuses dans le foot français, et les joueurs de la diversité auront beaucoup à y perdre.
    Fabrice Arfi, Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu, les schizophrènes de Mediapart, dénonceront alors leur stigmatisation et nous serons repartis pour un nouveau cycle de débats.

    Le montage malsain d'esprits politiques pervers

    L'agit-prop ne s'embarrase pas d’incertitude.
    La montée de Marine Le Pen dans les sondages a inspiré un organe de presse révolutionnaire sans scrupules. L'ombre profonde du secret des sources autorise cette pseudo enquête à proférer des accusations de « lepenisation de l’encadrement du football français ».

    Les procédés de Mediapart sont infects: les 'pourrisseurs' de la société française se protègent en écrivant tout et son contraire.
    A partir de là, Edwy Plenel a une tendance forte à accuser ses interlocuteurs de ne rien comprendre à ses subtilités...

    samedi 4 décembre 2010

    Un ex-président de la Licra condamné pour diffamation

    Les associations doivent parfois rendre des comptes

    Patrick Gaubert, l'ancien président (1999-2010) de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), a comparu le lundi 3 mai 2010 devant le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation, après avoir attribué à tort des propos racistes à Philippe de Villiers.

    Patrick Gaubert a été condamné à une amende de 1.500 euros, assortie du sursis, il va de soi. Il devra néanmoins verser 1.500 euros de dommages et intérêts à Philippe de Villiers, ainsi que 2.000 euros de frais de justice.

    C'est à l'association qu'il reviendra de payer ces sommes. Or, parmi les membres d'honneur de la LICRA, qui pourraient juger solidaire de contribuer au paiement de l'amende, on note François Bayrou, Laurent Fabius et BHL, Costa-Gavras et Bertrand Tavernier, Bertrand Delanoe et Lionel Jospin, Simone Veil et Bernard Kouchner, Elie Wiesel et Jack Lang, ou Jacques Delors, père de Martine Aubry-Brochen (lien PaDiDupes)

    Une diffamation en cascade médiatique

    Etait incriminée un article court publié le 3 septembre 2009 dans le Nouvel Observateur, sous l'aimable titre "Sarkozy, Villiers et les rats". L'hebdomadaire s'appuyait sur un communiqué diffusé le 13 août 2009 par la LICRA et intitulé "Recyclage de de Villiers par la majorité présidentielle".

    Le communiqué polémiquait sur le rapprochement entre Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers affaibli par les premières atteintes de la maladie (lien PaSiDupes) à l'été 2009. Après les Européennes, l'UMP et ses partenaires avaient élargi au parti souverainiste de Philippe de Villiers le "comité de liaison de la majorité".
    "C'est pour l'UMP cautionner a posteriori les propos intolérables et racistes de M. de Villiers sur ceux qui 'se reproduisent comme des rats' ", accusait notamment la LICRA.

    Des propos contestés par Philippe de Villiers qui dit n'avoir jamais "écrit ou prononcé une telle ignominie".
    "M. de Villiers dit exactement la même chose que M. Le Pen"
    A l'audience du 3 mai, Patrick Gaubert avait reconnu que ces propos avaient été prêtés à tort au président du Conseil général de Vendée, de l'époque.

    Philippe de Villiers "est un aristocrate", "un homme courtois qui aime la langue française", mais qui, selon la gauche radicale, est a priori présumé coupable: "il est malgré tout positionné à l'extrême droite de l'échiquier français" sur les questions d'immigration, avait plaidé son avocat, Me Emmanuel Trink, par ailleurs représentant du Ministère de la Culture auprès de la Fondation France Israël, propriétaire de sociétés immobilières et d’activité hôtelières et dont le cabinet est situé 83 avenue Foch dans le 16e arrondissement de Paris.

    Bien qu'expert en élégances, l'avocat de la LICRA et de la princesse Ira de Furstenberg, de Samir Ider (un trafiquant de cocaïne) et aussi de l'un des trois dealers de Sevran relâchés le 3 décembre 2010 après l'erreur commise par une juge d'instruction qui ne connaît pas son Code de Procédure pénale (lien PaSiDupes), avait ensuite établi un amalgame déplacé : "Ce que je veux dire c'est que
    M. de Villiers dit exactement la même chose que M. Le Pen, mais avec plus d'élégance".

    le Nouvel Observateur a également été condamné

    La 17e chambre lui réclame 1.500 euros d'amende, 1.500 euros de dommages et intérêts et 2.000 euros de frais de justice, estimant que
    l'auteur de l'article aurait dû vérifier l'exactitude des propos imputés à M. de Villiers.

    La protection du secret des sources permet certes négligences et abus à la presse militante, mais dans certaines limites. Celles de l'élégance !

    samedi 23 octobre 2010

    RSF épingle les journalistes français

    Nos journalistes militants sont-ils une menace pour la liberté de la presse ?

    Reporters sans frontières (RSF) pointe la presse de France dans son dernier classement sur la liberté de la presse dans le monde publié parqui dénonce un gouvernement peu respectueux de la liberté d'information.

    Classée 44e, sur rapport de RSF France, loin dernière les meilleurs élèves que sont la Finlande, l'Islande, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse, la France perd une place en un an.

    Il suffit, pour comprendre, de rappeler la campagne menée de l'intérieur par la presse nationale exemplaire
    , contre son gouvernement, à propos des Rom clandestins, avec le soutien de la presse internationale de gauche:
    -
    la campagne anti-française de Libération : lien PaSiDupes
    avec le Nouvel Observateur et Le Point à sa suite
    - le parti-pris du Guardian ou de Newsweek : lien ci-dessus.
    => Mais Julliard, soucieux de redresser le niveau général de notre presse hexagonale, n'évoque pourtant pas la dénonciation - par des correspondants de presse en France - de cette campagne politique : lien PaSiDupes

    Les journalistes font la presse à leur image

    Partie prenante, le secrétaire général de RSF, Jean-François Julliard, juge ce recul "très préoccupant" et dresse un rideau de fumée...
    Il désigne des responsables en fonction de son engagement politique.
    "La majorité présidentielle a eu des mots très menaçants, parfois insultants, envers certains médias. Ces déclarations ont eu une résonance mondiale (voir ci-dessous à quelle manipulation il fait référence) et, dans beaucoup de pays, le gouvernement français n'est plus considéré comme respectueux de la liberté d'information", accuse Jean-François Julliard, représentant d'une presse pourtant largement à gauche qui tente de se dégager de toute responsabilité.

    Pensée unique, cause unique !

    "L'année 2010 a été marquée par plusieurs agressions contre des journalistes, des mises en examen, des violations ou tentatives de violations du secret des sources et surtout un climat lourd de défiance envers la presse", a-t-il commenté. Les fuites dans l'affaire Bettencourt - en direction du Monde, journal d'investigation (!), qui se dit "écouté" (!!) - n'avaient pas encore filtré. Les investigations confiées à l'Inspection générale des services (IGS) ont pour mission de "vérifier si des personnes soumises au secret de l'enquête sont à l'origine de la fuite dans un article du Monde, publié le 1er septembre en ligne", a expliqué vendredi à le procureur Ph. Courroye. lien RTL (22/10/2010)

    Le secret des sources ne serait-il pas pour une large part responsable des abus que dénonce RSF et doncune cause essentiele du déclassement des vertueux défendus par Julliard ?
    Julliard pourrait toujours lire avec profit l'article de PaSiDupes sur la trahison des sources par France 2-la-vertueuse
    (service public): lien
    Le moment serait mal venu d'évoquer la déontologie de la profession...

    Comme Aubry, RSF de France a un souci à la cornée

    Partisan, il ne rappelle pas les méfaits
    ni de Martine Aubry (PS) qui voit des escrocs partout à droite (lire PaSiDupes),
    ni de Jean Luc Mélenchon qui injurie les journalistes frontalement et stigmatise la profession (lire PaSiDupes),
    PaSiDupes fait cadeau de la video à Julliard: lien PaSiDupes
    ni les crises de paranoïa de Désirdavenir Royal, soucieuse de l'image de la France "sur la scène internationale", face à:
    - un jeune journaliste: exemple de "colère saine" (lire PaSiDupes),
    ou encore David Pujadas (lire PaSiDupes): un exemple -en direct- de pression socialiste -déjà 'pacifique'- sur la presse.

    Pour RSF, "la France a perdu son caractère exemplaire dans ce domaine".
    Un constat aggravé aux yeux de l'organisation par la création de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi), qui punit notamment les internautes soupçonnés de piratage.
    "Avec Hadopi, la France est considérée comme un pays qui ne respecte pas suffisamment l'accès à l'information", commente librement Jean-François Julliard.
    Mais nous tenons à la disposition de RSF et Julliard cette video qui rappelle les exploits de Stéphane Guillon et Didier Porte sur France Inter (entre autres), et donc sur le service public: lien PaSiDupes

    A l'autre extrémité du classement, le Rwanda, le Yémen et la Syrie ont rejoint la Birmanie et la Corée du Nord "dans le carré des pays les plus répressifs de la planète envers les journalistes", écrit RSF.
    "Cette tendance n'augure rien de bon pour l'année 2011. La tendance n'est malheureusement pas à l'amélioration dans les pays les plus autoritaires", dit Jean-François Julliard.
    Tout va très bien en revanche à Cuba, en Chine ou au Soudan qu'il refuse de stigmatiser, par respect pour les populations concernées...

    VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour s'exprimer sur la presse française et son engagement militant à gauche (22/10/2010):

    C'était au temps de Jospin: 80% des journalistes soutenaient la gauche...
    Avec le recul, nous savons avec quelle efficacité !
    Auraient-ils depuis retrouvé, avec leur jugement, leur indépendance, au temps où le politiquement correct vient renforcer la pensée unique ? Ecoutez France Info (service ...public !) et vous trouverez la réponse: on peut recommander Emmanuel Kessler, par exemple, pour le pessimisme militant de ses chroniques à vous casser le moral de bon matin.
    RSF et Jean-François Julliard n'ont pas commencé leur auto-critique
    A quand une introspection de la presse française?

    mardi 14 septembre 2010

    Le Monde oppose le secret des sources au secret de l'instruction

    "Le Monde n’a pas le droit d’accuser sans preuve", rétorque X. Bertrand

    La loi protège les informateurs de la presse

    Le patron de l’UMP a fustigé le journal Le Monde pour ses accusations « sans aucune preuve" de l’Elysée d’avoir violé le secret des sources d’un journaliste.

    L'exécutif à la merci des informateurs anonymes
    Xavier Bertrand a dû faire valoir sur France Info ce matin qu'une enquête sur les fuites dans l’affaire Woerth-Bettencourt se justifiait, car le conseiller du ministère qui a informé la presse a commis "une infraction très grave".
    Il a par ailleurs renouvelé son soutien à la politique menée par le gouvernement à l’égard des immigrés clandestins, Rom ou non.

    VOIR et ENTENDRE
    Xavier Bertrand dénoncer les accusations sans preuve du journal le Monde

    Xavier bertrand,france-info, 13092010
    envoyé par FranceInfo. - L'info internationale vidéo.

    La république des journalistes et des magistrats

    Un gouvernement de la Ve République est désormais livré à la rumeur médiatique et les élus de la nation au bon vouloir des magistrats.
    La démocratie parlementaire est en danger.

    mardi 6 avril 2010

    Presse: du secret des sources à la délation

    Pédophilie: France 2 trahit ses indics

    La presse vertueuse a-t-elle une conscience ?
    Plutôt deux fois qu'une !
    France 2 se pose en exemple et peut sans souci dénigrer TF1 (et les autres).
    Sans états d'âme, elle livre à la police les noms de ceux qui lui ont fait confiance. « Où est le problème ? », interrogent les « décrypteurs » qui nous expliquent ce que tous seuls nous n'arriverions pas à comprendre de travers.
    Passons sur les achats d'émissions du service public à des sociétés privées, puisque la CGT ne trouve rien à redire à cette pratique libérale, bien qu'elle grève les comptes de France Télévisions. Il suffira de glisser un peu plus de pub sauvage derrière les sportifs interrogés comme par inadvertance devant des panneaux publicitaires à des jours et heures de grande écoute.

    Il faut ménager Chabalier
    Hervé Chabalier et le rédacteur en chef de sa société CAPA (agence de production d'émissions clés en main) ont défendu sur Europe 1 leur choix d’aider la police, au nom de la morale.
    Ce ne sont donc pas des « balances » de la Série noire, non !
    Ou alors la déontologie est tellement flexible et individuelle qu'elle autorise la délation. Une nouvelle liberté de la presse... Nous assistons en effet aux premiers pas de l'éthique du buzz et c'est un trébuchement de mauvais augure. Défense de tracasser Chabalier, il pourrait repiquer dans l'alcool et ce serait autrement plus lourd de conséquences que l'éducation au respect de la confiance d'autrui.

    Plus pourris que les politiques, les journalistes

    Les journaleux ont bien mérité la liberté d'expression et leur haute éthique professionnelle justifie chaque jour ce privilège exorbitant de la liberté de la presse qui permet la désinformation et la rumeur. Et maintenant la délation !
    Le rédacteur en chef de l'émission a pu soutenir le regard de pédophiles dans des face à face insoutenables et pourtant répétés, mais n'a pas pu « la fermer », tant sa conscience est belle.
    Ne serait-il pas plus crédible que ce « journaliste vigilant », soucieux de témoigner des horreurs de ce bas monde, se consacrât à des militants au dessus de tout soupçon ? Un candidat idéal pourrait être le schizophrène Stéphane Guillon, dont Canal+ et France Inter se portent garants de l'équilibre mental, mais qui, au bout du compte, pourrait être retiré de la circulation et livré l'hôpital Ste Anne. En revanche, un reportage sur l'ambiguïté d'un Frédéric Bonnaud serait plus scabreux, puisque malgré la rigueur de sa morale politique, il parvient à se frotter à Elkabach sur Europe 1 ? Que l'exterminator de la presse évite toutefois de s'approcher du psychiâtre radoteur obsessionnel de la bande à Ruquier, le gracieux Gérard Miller, dont l'affectation pourrait amener le moralisateur à une rechute auprès de la police.

    Vingt-trois hommes ont été trahis et interpellés
    La dernière « livraison » (c'est bien le mot !) du magazine de d'investigation de délation, «Les Infiltrés», sera diffusée mardi soir sur France 2. Il est promis à un beau succès d'audience. La morale et le scandale font bon ménage sur le service public et la promotion sans retenue de ce sujet voyeuriste n'interpelle pas le CSA. Bigard est interdit d'antenne avant 22h00, mais les pédophiles seront présents, plein écran ce soir, à la même heure.
    Après un an d'enquête au cœur des réseaux pédophiles sur Internet, le journaliste Laurent Richard a dénoncé les prédateurs sexuels qui avaient accepté de lui parler. Une confiance bien placée !

    Quant à la présomption d'innocence, n'en demandons pas trop !
    Si les premières exceptions en annoncent d'autres, vous connaissez comme nous un tripoteur de braguettes qui n'a pas les scrupules rétroactifs des journalistes de CAPA, mais qui a d'autres valeurs morales et qui veille... Tremblez donc, écraseurs de crapauds et d'orchidées sauvages.
    L'un des pédophiles a été incarcéré.
    «Certains pédophiles avaient l'intention d'abuser d'enfants ; d'autres étaient déjà passés à l'acte, justifie Laurent Richard. La décision de signaler leurs pseudonymes aux policiers a été prise au cours de l'enquête dans un souci de protection des enfants. Moralement, il était impossible d'agir autrement. Si j'étais rentré chez moi sans rien dire, je n'aurai plus jamais dormi de ma vie.» Une belle âme !

    La trahison s'apprend à l'école du journalisme
    Le journaliste considère avoir appliqué l'article 434-1 du Code pénal, qui punit la non-dénonciation d'un crime susceptible d'être empêché.
    Une obligation à laquelle ne sont toutefois pas tenus les journalistes, protégés par la loi sur le secret des sources et citoyens au-dessus des autres.
    Aux yeux de Me Jean-Yves Dupeux, spécialiste du droit de la presse, la démarche relève d'un « regrettable mélange des genres ». «En se faisant auxiliaire de police, le journaliste sort de son rôle, estime l'avocat. Son devoir est d'informer le public, mais son obligation déontologique, issue de toute la tradition de son métier, est de ne pas dénoncer ses sources.»
    Le secret des sources, qui permet d'instaurer une relation de confiance, est un gage de crédibilité du journaliste.
    La décision de CAPA suscite un tollé. Avocat d'autres agences de presse, Me Richard Malka conteste l'interprétation que « les infiltrés » font de la loi :
    « Je comprends qu'ils soient mal à l'aise, mais cette obligation n'existe pas. »
    Quand Capa invoque les articles 434-1 et 434-3 du code pénal, qui obligent quiconque à dénoncer des mauvais traitements sur mineurs et à empêcher un crime à venir, Me Malka rétorque que ces articles citent l'article 226-13 du même code, qui punit la violation du secret professionnel par une personne qui en est dépositaire :« Les journalistes sont couverts par le secret des sources, qui est une disposition équivalente au secret professionnel.
    L'article 4 de la nouvelle loi du 4 janvier 2010 sur la protection des sources des journalistes rappelle “la faculté, pour tout journaliste entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, de ne pas en révéler l'origine
    ”.
    Les textes que cite CAPA n'ont jamais été appliqués, ils suffit de voir la jurisprudence de la Cour de cassation. » Désormais, en appeler à la loi sur le secret des sources équivaudra à couvrir les faits.
    Journaliste ou policier, il faut choisir.
    Mais il est vrai que le journaliste est déjà juge, aussi.

    « L'appréciation en conscience » est arrivée: trinquons !

    Me Dupeux, encore lui (cf. libellé) admet une exception à ce principe que la loi n'autorise pas explicitement : la possibilité de faire jouer son «option de conscience» par anticipation, afin de révéler un crime sexuel qui va être commis à l'égard d'un mineur. «Le secret des sources n'est pas une obligation intangible et absolue de se taire face au risque du pire, juge de son côté Me William Bourdon, avocat de la société de production CAPA. L'avocat est probablement législateur, sans qu'on le sache. Or, les juges ont déjà la liberté d'interpréter la loi en conscience. A quand donc cette liberté à tous les citoyens ?
    "Le journaliste n'est pas un robot." Allons bon !
    "Dans une situation exceptionnelle, on doit le laisser apprécier en conscience s'il doit parler."
    Bientôt, nous pourrons dénoncer préventivement et en conscience les innocents dont la tête ne vous revient pas. Les rangs des profs et des curés vont être décîmés ! Philippe Meirieu, fossoyeur ravi de l'Education Nationale, n'avait pas pensé à la délation pour élever le niveau des élèves et Mgr Gaillot pourrait bien donner des noms pour apurer ses comptes avec l'Eglise ... Et vivement les belles purges à venir dans les travées de l'Assemblée Nationale !

    L'enquête signée CAPA montre les techniques d'approche des pédophiles qui fréquentent les forums de discussion pour enfants.
    Un pédophile averti en vaut deux !
    La télévision nous a déjà montré comment confectionner un cocktail molotov et comment organiser notre propre réseau familial de trafic de drogue. Ce soir, les pédophiles en puissance sauront comment mieux déjouer la police. C'est ce qu'on appelle la télévision éducative.
    Alors donc, le dévoué journaliste, le dégoût aux lèvres, s'est mis dans la peau de Jessica, 12 ans.
    «Ce sont une centaine d'adultes qui ont pris contact avec elle en quelques mois et certains ont insisté pour la rencontrer», relate Laurent Richard. Des rendez-vous ont été donnés. Vérisme émoustillant garanti ! L'honnête journaliste s'est alors présenté, puis a créé un climat de confiance propice aux confessions, filmées en caméra cachée, pour le voyeurisme populaire sur canapé. L'un d'eux lui a avoué avoir abusé de sa fille. Sans doute un notable... À l'écran, le visage des pervers a été flouté. Pas moyen de vérifier que CAPA n'a pas engagé des acteurs.

    La morale laïque des journalistes bat la morale religieuse

    France 2 fait plus fort que TF1
    La semaine dernière, dans un tout autre contexte, le problème de la responsabilité des journalistes avait été soulevé par la diffusion d'un reportage sur des trafiquants de drogue à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). L'interpellation dans cette cité, le même jour, de plusieurs trafiquants présumés a conduit certains observateurs anonymes à soupçonner une transmission d'informations entre journalistes et policiers. « Non seulement nous n'avons dénoncé personne mais ce travail a été fait en toute indépendance, sans jamais travailler, ni de près ni de loin, avec la police», a affirmé Emmanuel Chain, le présentateur du magazine d'information de TF1 «Haute définition». Mais rien n'y fait: comment France 2 pourrait-il d'ailleurs avoir confiance, puisque ses camarades journalistes trompent ceux qui leur accordent la leur ? Le service public n'est pour rien dans ce climat de suspiçion qui se développe en France, c'est sûr !
    Comment les « observateurs anonymes » ci-dessus, à l'évidence sympathisants de TF1, pourraient-ils accorder le moindre crédit à des journalistes d'une chaîne privée vendue au capitalisme.

    La délation « d'utilité publique » n'est pas une dérive américaine

    Hervé Chabalier, directeur de l’agence Capa, peut le dire: "C’est un documentaire d’utilité publique. On a montré les méthodes utilisées par les pédophiles sur Internet. Mais on fait son métier de journaliste et on reste un citoyen. C’est le dilemme entre secret des sources, et le citoyen. Ca s’appelle la conscience", a-t-il indiqué.
    Les inventeurs de l' « appréciation en conscience » ont une haute idée du rôle citoyen du service public et ceux qui en douteraient en auront la preuve ce soir, s'ils ne sont pas pris de nausée.
    Hélas, celui qui nous mettra en condition ce soir n'a pas fini sa croissance. C'est David Pujadas, l'ado du PAF. Produira-t-il son extrait d'acte de naissance pour dissiper le malaise ?

    C'est la totale !
    Hervé Chabalier s’est confié en caméra non cachée … Il a raconté un événement qui l’a marqué à l’âge de 6 ans (seul au cinéma !), mais dit avoir été sauvé par sa "force de caractère". Conclusion: l'alcool est plus fort que la pédophilie, mais ce n'était pas le but de la démonstration.
    A propos, il faudrait songer à envoyer David Pujadas se coucher tôt.
    En effet, depuis l'arrivée du printemps, France 2 et TF1 semblent particulièrement travaillés par le glauque. Dans tous les cas, depuis l'émission sur les « femmes cougars », David Pujadas est exposé aux prédateurs sexuels. Aurait-il en effet la « force de caractère » de résister à la prédatrice Arlette Chabot, femme cougar à laquelle a déjà dû résister Vincent Peillon-la-honte ? Lire PaSiDupes

    samedi 16 janvier 2010

    Vrai-faux SMS: Airy Routier fait valoir son droit à la retraite

    Une perte pour la presse vertueuse

    Une carrière respectable

    Qu'est-ce qu'une « figure du Nouvel Observateur » ?

    « Airy Routier, 64 ans, prend - officiellement - sa retraite. Ce journaliste d'investigation, devenu une figure du Nouvel Observateur, est surtout connu pour être à l'origine d'une information diffusée en février 2008, sur le site Internet de l'hebdomadaire. »

    Et c'est quoi une « information », selon Le Monde ?

    -> Cette 'information' « prêtait à Nicolas Sarkozy l'envoi d'un SMS à son ancienne épouse, Cécilia, dans lequel il aurait écrit : "Si tu reviens, j'annule tout. » La langue du journal Le Monde n'est pas aussi chargée qu'on le pense, car écrire que le vrai-faux SMS était "prêté" à Nicolas Sarkozy ne manque pas de légèreté.

    -> Pareillement, le titre du Monde est fort plaisant: "Airy Routier quitte le "Nouvel Observateur"... Faut-il croire que c'est avec les honneurs ? Nous y reviendrons plus bas et apprendrons ce qu'il faut en penser.

    La liberté de la presse de tromper le lecteur

    Le chef de l'Etat avait, dans un premier temps, déposé plainte contre le site Internet du Nouvel Observateur, avant de la retirer, ouvrant ainsi la voie à un classement du dossier.
    Le vieux Routier de la presse vertueuse, entendu par les policiers comme témoin, avait indiqué avoir écrit son article sur la foi d'informations "verbales fiables". Ce grand journaliste de l'illustre Nouvel Obs admettait ainsi implicitement qu'il n'avait pas eu entre les mains le SMS controversé.
    Pourquoi se priver, puisque la loi sur la liberté de la presse permet à un journaliste de garder secrète l'origine de ses sources, qu'il soit honnête ou pas.

    -> Le Journal Officiel du 5 janvier 2010 a publié la Loi n° 2010-1 du 4 janvier 2010 relative à la protection du secret des sources des journalistes

    -> Et dans la foulée, le 15 janvier 2010, le Monde publiait la nouvelle du départ à la retraite, d'Airy Routier, l'âme en paix.

    Un journaliste incontrôlable peut faire carrière

    Airy Routier est un journaliste dont peut sans doute s'honorer l'école supérieure de journalisme de Lille; mais il faut bien dire qu'il arracha son diplôme comme un pavé, en mai 68.

    C'est en outre une chose d'être un journaliste insolent ou impertinent, puisque c'est même un devoir, mais s'en est une autre d'être un escroc.

    Airy Routier avait un titre de rédacteur en chef, mais fonctionnait dysfonctionnait en effet à sa guise en "électron libre" dans la rédaction. Le directeur de l'hebdomadaire, Denis Olivennes, parle d'un départ négocié : "Je ne retiens pas les personnes qui veulent partir en retraite dans la situation actuelle de la presse", déclare-t-il au Monde. Ainsi, Routier comptait-il s'incruster. Mais, à 64 ans, un manoeuvre ne négocie pas son départ.

    Depuis un an, une vingtaine de personnes ont quitté Le Nouvel Observateur, soit près de 10 % de l'effectif. "Il s'agit de départs sans annonce, ni pots d'adieu, mais avec de confortables indemnités", un parachute doré pour bons et loyaux services à la presse vertueuse. Un journaliste de l'hebdomadaire évoque un "nettoyage au silencieux".

    Le « kärcher » silencieux, ça ne fait pas polémique...