POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Squarcini B. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Squarcini B. Afficher tous les articles

lundi 7 novembre 2016

Nathalie Kosciusko-Morizet a-t-elle réclamé la tête de Rachida Dati ?

Dati appelle à l'exclusion de NKM de la primaire de la droite

Nathalie Kosciusko-Morizet assure qu'elle ne se souvient pas
 

de la conversation dans laquelle elle parle de "tuer" Rachida Dati politiquement.

Dimanche 7 novembre, Rachida Dati a lancé un appel à la classe politique et la haute autorité pour la primaire de la droite à mettre "hors jeu" Nathalie Koscuisko-Morizet, après la révélation d'échanges très virulents à son égard avec l'ancien chef du renseignement, Bernard Squarcini.
"Je considère que la classe politique doit la mettre hors-jeu; elle doit la mettre à l'index, elle doit lui demander des comptes", s'est exclamée Rachida Dati, invitée de BFMTV.
Entre Rachida Dati et NKM, l'inimitié est un plat qui se mange chaud... Nathalie Kosciusko-Morizet et Rachida Dati se sont affrontées pour les primaires aux municipales parisiennes et pour obtenir l'adoubement de Nicolas Sarkozy.
VOIR et ENTENDRE NKM balancer sur Rachida Dati dans l'émission 'Salut les terriens' du 25 avril 2014 présentée par Thierry Ardisson, avec Y. Moix qui lâche une méchanceté finale:
"Bon allez, tu me tues Rachida et Fillon"
Le Monde a révélé vendredi une conversation avec NKM interceptée par les policiers qui écoutaient M. Squarcini. "Bon, allez, tu me tues Rachida et Fillon (ci-contre, avec la tueuse). [...] Parce que Rachida, on n'en veut plus. [...] Basta crapoto", lâche Bernard Squarcini. NKM répond: "Je vais te dire, le meilleur moyen de la tuer, c'est d'éteindre". 

"Scandaleux", "démago", "pathétique"
Et un peu plus tard les deux correspondants plaisantent en évoquant l'identité du père de la fille de Rachida Dati. "C'est vraiment une...", lâche alors NKM, sans finir son propos, parfaitement consciente de l'indécence de son insulte.

Pour R. Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris, cette conversation de 2013, "c'est un truc d'État de droit, c'est grave: on a utilisé le patron du renseignement pour 'tuer' un adversaire politique, enquêter sur ma vie privée, on a fait suivre ma petite fille", s'est-elle indignée, laissant entendre qu'une procédure judiciaire était envisagée: "Mes avocats ont ces révélations en main".
Quand NKM, candidate à la Mairie de Paris,

fume une clope avec des SDF

De son côté, Mme Kosciusko-Morizet, assure ne pas se souvenir "précisément" de cette conversation, intervenue alors qu'elle briguait la mairie de Paris.
"C'est un contexte très particulier de la campagne, tente-t-elle de se justifier  sur France 3. Il y avait (Jean) Tiberi qui voulait être à nouveau candidat dans le Ve arrondissement. Mais je me souviens à l'époque d'avoir appelé tous les candidats dont on me disait qu'ils étaient proches de Tiberi pour leur demander de passer le message que ce serait mieux qu'il n'y aille pas", explique-t-elle. Squarcini, "c'est juste un ami de Tiberi, connu comme tel et comme je le connais, je l'appelle" a-t-elle ajouté. "Quant au langage, chacun a son style", a-t-elle conclu.



NKM n'en est pas à son premier appel au meurtre

La candidate à la primaire a également jeté l'anathème sur un rival honorable. "Mme Kosciusko-Morizet a demandé l'exclusion de Jean-Frédéric Poisson pour des propos dont il s'est excusé, mais elle a encore sa place dans la primaire ? Je (le) demande à la haute autorité" (qui supervise la primaire), a ajouté  l'ancienne Garde des Sceaux.

Le président du Parti chrétien démocrate (PCD) avait suscité la polémique sur "les lobbies sionistes". C'est "à nouveau une récidive", avait jugé NKM, sur RTL. Mais "la question ce n'est pas tant lui (Poisson) c'est: est-ce que ces idées-là ont leur place dans la primaire? Moi je crois que non, et qu'il faut être clair là-dessus", a-t-elle poursuivi. "J'ai toujours voulu dire que le 'ni-ni' n'était pas une solution", a-t-elle rappelé contestant cette façon de renvoyer "dos-à-dos le Front national et le parti socialiste". 
"C'est sur les ambiguïtés des cadres de la droite, et dans certains cas sur les lâchetés des cadres de la droite que prospère le Front national", a aussi accusé la candidate appelant à "être clair une fois pour toutes" sur ce sujet.

Très critique de la ligne politique de son parti alors qu'elle était pourtant numéro deux de Les Républicains, LR, Nathalie Kosciusko-Morizet a dû quitter la direction du parti  en décembre 2015 et a été remplacée au poste de vice-président délégué par Laurent Wauquiez. Depuis, il doit souvent se retourner pour s'assurer que ne vole aucun couteau.

dimanche 23 octobre 2011

Les journalistes ne peuvent tout de même pas tout se permettre

Réclamer les "fadettes" de journalistes du Monde était "justifié"



Le correspondant de Mme Dugenou
est-il sur écoutes ?



La Justice a parlé


Le Procureur de la République à Marseille a estimé samedi qu'était "justifiée" la réquisition en 2010 des "fadettes" de deux journalistes du Monde dans le cadre d'une
enquête pour violation du secret de l'instruction depuis classée sans suite.
" L'atteinte au principe du secret des sources (...) a été justifiée" et "proportionnée" comme l'exige la loi, a déclaré Jacques Dallest qui réfute le terme "d'espionnage", soulignant que les réquisitions "n'ont porté que sur de brèves périodes" et "n'ont été dictées que par les nécessités de l'enquête".

Le magistrat a réclamé les factures des journalistes Jacques Follorou et Yves Bordenave après la parution dans Le Monde de deux articles, en mai 2009 et janvier 2010, révélant le contenu d'auditions de deux suspects dans des affaires d'homicide en Corse, où ils donnaient les noms des commanditaires.
" Il ne peut être contesté que les révélations en cause ont affecté le bon déroulement des informations judiciaires et ont exposé les auteurs des propos ainsi rendus publics à des actes de représailles gravissimes", affirme-t-il, soulignant la "gravité incontestable" des faits concernés par les articles. Les menaces sur la vie des témoins ne peuvent être banalisées par la presse, voir balayées d'un revers de manche.

Des publications inconsidérées

Après le premier article, relatif à une tentative d'assassinat de l'ex-leader nationaliste Alain Orsoni en 2008, "l'avocat de l'une des personnes citées s'indignait auprès du magistrat instructeur de cette divulgation de nature à exposer son client à des mesures de rétorsion et à un risque vital immédiat. Ce dernier était immédiatement déplacé dans un autre bâtiment de la maison d'arrêt pour des raisons de sécurité", indique M. Dallest.
Le juge saisissait le procureur, qui confiait en juin 2009 une enquête préliminaire pour violation du secret de l'instruction à la police judiciaire de Marseille. Elle a été classée sans suite en janvier 2010.

Le second article, relatif à l'assassinat d'une des figures du gang bastiais de la "Brise de mer", Richard Casanova, incitait M. Dallest à ouvrir une nouvelle enquête préliminaire, étendue au premier article et confiée cette fois à la direction centrale de la police judiciaire.
L'avocat du mis en cause dans cet article portait plainte et en février 2010 le procureur autorisait les réquisitions téléphoniques découvertes par la juge parisienne Sylvia Zimmermann et révélées samedi par Le Parisien.

Selon M. Dallest, l'exploitation des factures a permis "de cerner une piste possible" sur l'origine des fuites sans apporter d'élément probant, les personnes en charge de l'enquête et de l'instruction étant "hors de cause".

Cette seconde enquête a été classée sans suite en décembre 2010.
Devoir de mémoire
  • 2011 - Le droit d'inventaire du socialisme de Mitterrand
  • Lien aussi vers la prise de position de Nadine Morano
  • sur le budget de la Culture par la candidate Brochen-Aubry (PS) et sur l' "espionnage" téléphonique décrié par l'opposition, au mépris de l'institution judiciaire et des justiciables.

    dimanche 1 mars 2009

    Procès Colonna : Me Antoine Sollacaro, par qui le scandale arrive ?

    Des avocats de la défense qui font la loi dans le tribunal
    L’intimidation et la menace sont très tendance à gauche: des syndicalistes révolutionnaires agressent des participants aux négociations de Guadeloupe et au procès Colonna des avocats de la défense insultent le président.
    La justice est soupçonnée -voire accusée- de partialité, du seul fait que l'Etat poursuit les assassins d'un de ses hauts fonctionnaires, un représentant de l'Etat, le préfet, Claude Erignac.
    Ancien sympathisant de l’extrême-droite nicoise, Antoine Sollacaro est sans aucun doute une sommité dans le petit monde insulaire. Avocat de gros voyous, du casino d’Ajaccio, de nationalistes, de maris cocus, de femmes bafouées, de club de football, il traîne dans tous les prétoires sa silhouette alourdie par les ans et les soucis. Son nom est cité lorsque Emile Mocchi avait versé la somme de 500.000 Frs au FLNC par l'intermédiaire d'Alain Orsoni qui avait gardé 300.000 Frs pour lui. Émile Mocchi a toujours versé de l'argent au FLNC (et sans doute aux autres tendances par la suite), son neveu Toussaint Mocchi, entrepreneur à Propriano, assurant les contacts. »

    Un rapport précise que Toussaint Mocchi est un ami personnel de Jean-Michel Emmanuelli, patron d’une boîte d’immobiliers proprianaise et ajaccienne mais aussi directeur du « Journal de la Corse ». Le préfet Bonnet citait son nom dans le témoignage qu’il voulait lire au procès des assassins présumés du préfet Erignac. Avec François Santoni et René Modat (devenu président de la FDSEA, Corse-du-Sud après l’assassinat « miraculeux » de Lucien Tirroloni), il a monté une Société d’Économie Mixte, Authentica, censée promouvoir les produits corses.

    Antoine Sollacaro a également été l’ami et l’avocat d’Émile Mocchi. Il était surtout destiné à lui succéder à la mairie. Malheureusement pour lui, l’alliance des nationalistes proches du FLNC Union des Combattants et du radical de gauche Paul-Marie Bartoli va remporter la victoire et mettre un terme à l’irrésistible ascension de l’avocat ajaccien.

    Un temps, très très proche du FLNC uni, Antoine Sollacaro fait ses premières armes en Corse en défendant des militants nationalistes, au point de devenir quasi-hégémonique dans ce domaine. Sur le plan financier, il ne fait aucun cadeau à ses « camarades » de combat. La défense moyenne revient à environ à 100.000 francs, surtout quand il faut partager avec son vis-à-vis parisien, un certain Robaglia, ancien militant fasciste et aujourd’hui décédé.

    Lors de la rupture entre les deux branches ennemies du nationalisme corse, il prend le parti du MPA et du FLNC Canal habituel. Il est vrai qu’il connaît bien Alain Orsoni.

    Les 22 mars et 29 mars 1992, il apparaît sur la liste MPA qui s’oppose à celle de Corsica Nazione. Il côtoie du beau monde : Alain Orsoni, dirigeant du FLNC Canal habituel, tout comme Dominique Bianchi. Ou encore Tony Fieschi, arrêté pour le double attentat contre l’URSAFF et la DDE en novembre 1999. Ou encore Jacques Marcellesi, réputé responsable du FLNC Canal habituel puis du FLNC du 5 mai, ou encore Gilbert Casanova sorti de prison où il y était entré pour escroquerie après avoir été un dirigeant du FLNC puis du FLNC Canal habituel. Sollacaro est d’ailleurs son avocat et a même été placé en garde-à-vue pour lui.

    On ne peut pas tous les citer mais tous devraient l’être. Antoine Sollacaro est là pour faire foule. La liste obtient 8% tandis que Corsica nazione en obtient 15%. Tout est en place pour que la guerre entre nationalistes commence. Elle débutera l’année suivante avec l’assassinat de Robert Sozzi.

    Après l’assassinat du préfet Erignac, Maître Sollacaro, avocat d’Yvan Colonna est bâtonnier du barreau d’Ajaccio. Lors de la rentrée solennelle du TGI d'Ajaccio en janvier 1999, il prend la parole et dénonce les « pratiques » du préfet Bonnet en sa présence. De cette voix si particulière qui rend souvent ses propos inaudibles, il parle et parle et parle encore de la répression, des « dragonnades ».

    Le préfet estimant que Me Sollacaro était allé trop loin dans ses propos, sort de la salle, estimant que l'État était mis en cause. Le procureur général Legras reste dans l'enceinte judiciaire, estimant que c'était la place d'un magistrat. Le préfet lui reprochera " de ne pas l'avoir suivi et d'avoir manqué de solidarité ", d'après les propos rapportés par le procureur général devant la commission.

    Maître Sollacaro a réussi à élargir le fossé entre l’institution judiciaire et le pouvoir exécutif. Il ne demandait que ça.

    Mais pourquoi évoquer ces vieux souvenirs ? Car il semblerait que Maître Sollacaro soit en train de jouer une partie identique. Nous avons souligné combien cet homme de robe avait tendance à varier dans ses récits. Peut-être est-il un peu poète lui qui se pique d’être un adhérent de la Ligue des droits de l’homme et de rêver à une humanité meilleure.

    On l’a ainsi entendu dire à peu près tout et n’importe quoi sur le fameux rendez-vous du Lutetia avec Bernard Squarcini. Nous avons analysé les fuites concernant l’évocation de cette réunion et notre rôle sur le compte de divergences entre différents chefs de la police.

    Et puis, un de nos correspondants parisiens nous a soufflé un autre renseignement. Le premier écho a été écrit par Laïd Sammari dans l’Est Républicain. Cet excellent journaliste est surnommé en Corse « u Scurpinu » (la Rascasse, un poisson de roche tapi dans l’ombre auquel il ne fait pas bon se frotter). Il a écrit dans le Canard Enchaîné sous le pseudonyme de Jérôme Canard. Sa femme, magistrat en Lorraine, lui a ouvert bien des portes. L’homme est intelligent et très bon analyste. Son audition par la commission d’enquête parlementaire relative à la Corse est un morceau d’anthologie.

    L’homme a compris la Corse. Mais il est mû par une ambition journalistique qui, parfois, le mène un peu trop loin. Il a gardé de nombreux contacts en Corse parmi lesquels Antoine Sollacaro. L’hypothèse est la suivante : Maître Sollacaro sait que son client, Yvan Colonna, risque fort de prendre perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Il fait lui-même fuiter un secret qu’il prétend vouloir protéger et il s’adresse au journaliste ami.

    Il est fort probable que, quoiqu’il dise, le sujet d’Yvan Colonna ait été abordé avec Bernard Squarcini. Maître Sollacaro a dit et répété que le principe même d’une reddition de son client était inenvisageable avant la fin du procès. Dont acte. Et voilà qu’Yvan Colonna est arrêté juste avant cette fin de procès. Maître Sollacaro ne dispose donc plus de cartouches suffisantes pour négocier une reddition de son client. Mais il peut jouer sur cette fameuse réunion du Lutetia. Il tient un atout maître : le droit de dire ce que bon lui semble sans que les autorités puissent réagir sans s’enfoncer plus encore dans le scandale.

    Pour ce faire amusons-nous au jeu des suppositions. Maître Sollacaro nous pardonnera bien volontiers notre côté gamin. Admettons que nos informations soient justes. Auquel cas, dans les jours qui viennent d’autres papiers distilleront de nouvelles vérités sollacariennes déguisées en suintements journalistiques. La pression montera et, peut-être un jour, apprendrons-nous que contrairement à ce qu’il a affirmé jusqu’à aujourd’hui tout avait été négocié jusqu’au moindre détail mais que l’Etat a changé son fusil d’épaule…

    Pour notre part, nous avons indiqué l’endroit où nous nous sommes arrêtés laissant Squarcini et Sollacaro mener ou ne pas mener leurs affaires. Nous voulions éviter une « kelkalisation » d’Yvan Colonna, une de ces bavures médiatiques qui aurait plongé la Corse dans un bain de sang.

    Et si nous nous étions trompés (mais tout notre récit n’était qu’imaginaire) Maître Sollacaro aurait le bon goût d’accepter nos excuses