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mardi 6 juin 2017

Législatives: Alain Juppé ne soutient pas le candidat de son camp dans les Yvelines

Le battu de la primaire fait campagne pour la candidate LREM contre celui de LR

Alain Juppé s'était engagé à soutenir tous les candidats LR-UDI dans la course aux législatives...

Bien qu'officiellement investi par Les Républicains, ce n'est pas Jean-Frédéric Poisson que soutient le candidat malheureux à la primaire à droite, mais Aurore Bergé, originaire des Yvelines, qui se présente pourtant sous l'étiquette La République en Marche. La candidate LREM, 31 ans, était en effet la collaboratrice du maire de Bordeaux lors de la campagne pour la primaire. Elle a notamment contribué à la campagne numérique d'Alain Juppé, 70 ans, avant de rejoindre Emmanuel Macron mi-février. Elle est d'ailleurs la fille d'un comédien spécialisé dans le doublage de films.

Mais c'est pourtant une transfuge Les Républicains qui a les faveurs du septuagénaire. Aujourd'hui étiquetée La République en Marche, le temps des législatives, Aurore Bergé  faisait partie de son équipe de campagne pour la primaire de la droite et du centre. 

Une législative marquée par les trahisons 

Les renégats se serrent les coudes. 
Résultat de recherche d'images pour "aurore bergé Juppé"
"Très fière et émue du soutien que m'apporte aujourd'hui Alain Juppé dans ma campagne législative. Merci à lui !", a tweeté Aurore Bergé mardi 6 juin, en reprenant l'intégralité du texte de soutien du maire LR de Bordeaux. "Aurore Bergé est aujourd'hui votre candidate aux élections législatives. Je connais son engagement, son énergie et sa détermination. J'ai pu les mesurer lorsqu'elle a travaillé à mes côtés dans le cadre de la primaire de la droite et du centre", écrit Alain Juppé, en langue de bois. Une loyauté à l'instar de son modèle...

"Je connais son attachement à son département des Yvelines qu'elle n'a jamais quitté", poursuit l'ancien, qui affirme partager avec la candidate de la République En Marche "les mêmes valeurs", et assure aux électeurs "qu'elle saura vous représenter à l'Assemblée nationale: Je vous invite à voter pour Aurore Bergé", conclut-il, en termes convenus, sans enthousiasme.

Un soutien "personnel" d'Alain Juppé qui n'a pas manqué d'indisposer. 
Nicolas Dupont-Aignan écrit ainsi sur Twitter : "Avec le soutien d'Alain Juppé à Aurore Bergé, les LR ne font même plus semblant d'être dans l'opposition". 

Aurore Bergé, élue LR à Magny, commune PS, où elle est conseillère municipale, a été investie sous l'étiquette LREM dans la 10e circonscription des Yvelinesdépartement LR, mais dans le fief occupé par le député sortant Jean-Frédéric Poisson, ancien adversaire d'Alain Juppé à la primaire de la droite et président du Parti chrétien-démocrate. 
Jean-Frédéric Poisson en mai 2016.Pour rappel, Jean-Frédéric Poisson élu aux élections législatives de juin 2012 sur la 10e circonscription des Yvelines avec le soutien de l'UMP, du Parti chrétien-démocrate, du Parti radical, du Mouvement pour la France, du CNIP, du Nouveau Centre, du Parti libéral démocrate et de France écologie. Il est élu au second tour face à la députée sortante soutenue par le PS et Europe Ecologie-les Verts, Anny Poursinoff, avec 53,65 % des voix.
Image associée
En s'engageant contre son camp, le félon de Bordeaux prend la responsabilité d'une défaite du parti Les Républicains. 
D'autres juppéistes ont préféré leur carrière au parti : outre Renaud Dutreil (prédécesseur de Juppé à la présidence de l'UMP), Philippe Douste-Blazy (ancien UDF), Jean-Jacques Aillagon (qui a travaillé à Venise pour François Pinault), Dominique Perben (battu par Collom à la mairie de Lyon et membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé, candidat à la primaire), Jean Arthuis (soutien de Bayrou, lors de l'élection présidentielle 2007, il a fermé les yeux, comme eurodéputé, sur les emploi fictifs de Marielle de Sarnez, MoDem, au parlement européen ) ou cette autre spécialiste du retournement de veste, Marie-Anne Montchamp, qui a successivement soutenu Villepin, Copé, Sarkozy, Fillon et Macron, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics depuis 2017, et le premier ministre de Macron, Edouard Philippe, juppéiste.

mardi 22 novembre 2016

Une campagne de prévention du sida dérange l'homme de la rue

Une campagne de prévention du VIH-sida fait de la provocation sur la voie publique

Plusieurs villes ont commencé les retraits des affiches publiques à destination de la population homosexuelle 

Une violation des consciences et une agression de la jeunesse, selon les détracteurs du choix gouvernemental, mais un acte de "censure", selon l'indélicate ministre Marisol Touraine. La ministre de la santé dit vouloir porter plainte contre les maires qui retirent les affiches d’une campagne de prévention contre le Sida à destination du groupe le plus touché par l’épidémie.

Ce sont les conditions de la campagne de prévention sur le VIH/sida  qui posent problème.
Cette question est aujourd’hui au centre d’une vive controverse, d'autant que la campagne est ciblée sur le seuls hommes et la ministre discrimine les homosexuels de sexe masculin: en ne montrant que des homosexuels hommesles affiches de Marisol Touraine sont donc sexistes et discriminatoire.

Deux villes, Angers (Maine-et-Loire) et Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), mais aussi Chaville, ont annoncé le retrait des affiches 
Ces maires ont été élus pour le respect de certaines valeurs
de cette campagne également critiquée par les Associations familiales catholiques (AFC), mais on attend aussi des réactions de rejet d'associations musulmanes.
A ce jour, une dizaine de villes sur les 130 où la campagne est diffusée a écrit à l’entreprise pour demander de retirer les affiches. Contractuellement, le groupe JC Decaux est obligé de le faire à partir du moment où il reçoit une demande écrite d'une municipalitémais BFMTV prend fait et cause pour le gouvernement: "JCDecaux retire l'affichage gouvernemental", titre la chaîne privée. Le maire d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) - qui compte trois associations culturelles musulmanes (comprendre mosquées ou lieux de culte pour 80.000 habitants) - considère en effet que ces affiches "portent atteinte à la dignité au risque de heurter la sensibilité de l'enfance et de la jeunesse".Le maire d'Angers, Christophe Béchu, est un soutien d'Alain Juppé.
En riposte, mardi 22 novembre sur Twitter, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé son intention de "saisir la justice" après la "censure" de ces maires. Ces affiches montrent des photos de visages, de torses ou de bras de deux hommes s’enlaçant, avec plusieurs messages. "Pour la vie, Pour un week-end, Pour une fois", "S’aimer, s’éclater, s’oublier" ou encore : "Avec un amant, Avec un ami, Avec un inconnu"…

Mais la censure vient aussi de la presse qui agresse les détracteurs de la campagne
Le journaliste Pierre Bienvault (à la fois sur France Inter et à La Croix) n'a pas d'états d'âme. Dans La Croix (quotidien chrétien et progressiste), ce militant cite trois messages (ci-dessus) mais en oublie un, par inadvertance et probablement au hasard: "Coup de foudre, Coup d'essai, Coup  d'un soir"... Désinformation anodine ?

La campagne a été conçue par Santé publique France.
"Sur dix personnes qui découvrent leur séropositivité chaque année, 4 à 5 sont des HSH [des homosexuels hommes]. Soit 40 à 50 %, alors que la population des HSH sexuellement actifs est estimée à 1,5 % de la population générale", précise cet organisme créé en mai 2016 et placé sous la tutelle du ministère.

"Ce sont le contenu des messages qui peuvent choquer des enfants"

Ces affiches "s’imposent sur le chemin de l’école, sans se soucier de l’appréciation par les parents de la sensibilité des enfants," font valoir les AFC. 

Un argument repris par la mairie d’Aulnay-sous-Bois dirigée par Bruno Beschizza (LR). "Ce n’est pas le fait de voir deux hommes en train de s’enlacer qui nous pose problème. [Et pourtant...] C'est le contenu des messages qui peut choquer des enfants. Nous aurions retiré ces affiches si elles avaient mis en scène un homme et une femme", assure l’entourage du maire.
La municipalité ne semble pas s’inquiéter de la volonté du gouvernement de saisir la justice. "Nous avons agi sur la base d’un article code de collectivités locales qui donne à un maire un pouvoir de police pour s’opposer à tout ce qui peut troubler l’ordre public sur sa commune", précise un proche du maire. 

"Les personnes homosexuelles [en réalité, seuls les gays sont pointés] ne vivent pas toutes dans des ghettos communautaires"
Engagé dans la défense de cette campagne, le gouvernement s’était en fait interrogé en octobre sur son envahissement de l’espace public. "Il était favorable à ce que la campagne soit visible dans les réseaux de la communauté gay mais il y a eu un débat pour savoir si elle devait aussi être diffusée dans des espaces grand public", explique Marc Dixneuf, directeur délégué de l’association de lutte contre le sida Aides. "Les associations ont plaidé pour que ces messages soient diffusés de manière plus large, car les "personnes [êtres humains] homosexuelles", très touchées par l’épidémie de VIH, ne vivent pas toutes dans des ghettos communautaires", poursuit ce responsable qui se dit indigné par cette "censure homophobe et contre la santé publique [et individuelle?]", un sentiment égocentrique, sans aucune considération respectueuse de l'Autre, adulte ou enfant. 
Les associations se souviennent d’un précédent, venu d’un responsable politique socialiste. En 1998, Lionel Jospin avait fait interdire une campagne de prévention pour les gays qui devait être publiée dans la presse. 

Dans un twitt, Marisol Touraine travestit ses affiches
Cette campagne est relayée par des membres du gouvernement, comme Harlem Désir (tweet devenu inaccessible):
Soutenez la campagne de prévention contre le https://twitter.com/hashtag/VIH?src=hash">#VIH face à ceux qui veulent la censure et refusent de voir 2 hommes ensemble. https://twitter.com/hashtag/loveislove?src=hash">#loveislovehttps://t.co/wliYmueLd9">pic.twitter.com/wliYmueLd9— Harlem Désir (@harlemdesir) https://twitter.com/harlemdesir/status/799671947961372672">18 novembre 2016
"2 hommes ensemble" dans leur intimité ou exhibés sur la place publique ne fait pas de différence pour le caricaturiste socialiste...

Jean-Frédéric Poisson demande à Manuel Valls le retrait de l'affichage, au motif qu'il fait la promotion de l'adultèreCe candidat PCD à la primaire de droite a lancé une pétition afin que cesse la campagne d’affichage gouvernementale. Il a adressé une lettre au Premier ministre dans laquelle il écrit :
"Depuis quelques jours, sous couvert de 'santé publique' et de promotion des différents modes de protection en matière sexuelle, les Français voient apparaître ici et là des affiches comportant des photos et des textes faisant la promotion du "sexe entre hommes". (…) C’est donc dans un même souci de protection des mineurs face à ces images à caractère sexuel déployées partout, et de respect de l'ordre public et de la législation en vigueur que je vous demande, Madame le Ministre (sic), le retrait immédiat de cette campagne d’affichage."
Ces affiches sont "en totale violation de la loi civile, explique-t-il. Certaines affiches de cette campagne diffusent un message contribuant à une normalisation de l'adultère et cela alors que la fidélité demeure dans le Code civil une obligation légale". 

"Épidémie de connards moyenâgeux", selon Ian Brossat
En charge du logement en tant qu'adjoint PCF à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, ce personnage perd ses faibles petits nerfs en éructant contre une "épidémie de connards moyenâgeux", mardi 22 novembre. L'insulte de cette petite "personne homosexuelle" vise nommément les maires LR d'Angers, Christophe Béchu, qui a fait retirer ces affiches, et d'Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, qui a pris un arrêté municipal contre cette campagne :
La ministre M. Touraine aurait-elle honte ?
Son tweet cache une partie litigieuse de chacune de ses affiches.
En charge de la jeunesse, la ministre de l'Education Nationale a-t-elle un avis ?

 

samedi 19 novembre 2016

Primaire de la droite : sur Facebook, Sarkozy est le "champion" du troisième débat

La dernière confrontation télévisée du premier tour a suscité 720.000 interactions sur Facebook

Le réseau social Facebook a analysé jeudi soir les conversations de ses abonnés en lien avec le troisième et dernier débat
entre les candidats de la primaire de la droite et du centre

Juppé et Sarkozy, ex-aequo ?
Le maire de Bordeaux perd 7 points, mais Sarkozy ne lâche rien...
Avec 52% des discussions, Nicolas Sarkozy arrive largement en tête du palmarès des candidats les plus commentés et discutés sur le réseau social, devant Alain Juppé (30%), François Fillon (16%), Jean-Frédéric Poisson (14%), Bruno Le Maire ( 12%), Jean-François Copé ( 2%) et Nathalie Kosciusko-Morizet (1%).

L'éducation et la recherche ont suscité le plus de discussions (20%) durant le débat de jeudi soir. 
Suivent la situation au Moyen-Orient (19%), mais les forces de police, ainsi que le renseignement (5%), le terrorisme (3%), les religions et la laïcité (16%), mais l'immigration (3%), l'actualité internationale (13%), mais la défense et l'armée (5%), l'emploi et le chômage (12%), mais la protection sociale, la santé et la médecine (respectivement 4%) et le logement (1%)la justice (11%), mais les incivilités et la délinquance (1%)le pouvoir d'achat et le niveau de vie (10%), l'énergie (8%), mais le comportement et l'économie verts (5%), la nation et la citoyenneté (7%).

Quatre pics d'interactions ont scandés les discussions entre abonnés Facebook, pendant le débat

A 21h58, quand Jean-Frédéric Poisson indique qu’il veut remettre à plat le projet européen : "Je regrette infiniment que nous ayons depuis maintenant 25 ou 30 ans conduit l’Europe vers un système qui met la France dans un carcan". 

Alarmiste, Alain Juppé prend alors la parole pour déclarer: "l’Europe est menacée de dislocation”. Il brandit des peurs, évoquant le risque de "devenir les Etats vassaux des grands empires qui sont en train de se renforcer" et ajoute : “Il faut donner à l’Europe des frontières, donc pas de nouvel élargissement, et faire fonctionner efficacement le contrôle des frontières extérieures", suggère le maire de Bordeaux; 

A 22h20, quand, à propos de l’école, François Fillon dénonce "une caste de pédagogues prétentieux qui ont imposé des programmes jargonnants et qui ont pris en otage nos enfants au nom d’une idéologie égalitariste"; 

A 22h35, quand, sur les prestations sociales et le chômage, Alain Juppé défend une prestation unique qui reste en-deçà du salaire d’activité, zéro charge sociale sur le SMIC et décaler l’âge légal de départ en retraite. "Il faut les inciter à reprendre un travail, sanctionner le refus d’un travail qui leur est proposé, accepter le travail lorsqu’on est au RSA. Mon objectif, c’est de débloquer le marché de l’emploi".

A 23h14 enfin, lorsqu' Alain Juppé déclare : "Je voudrais simplement dire à Nicolas que ramener le problème des flux migratoires au regroupement familial, c’est vraiment prendre le problème par le petit bout de la lorgnette".
Au même moment, les candidats ont aussi contesté les déclarations de Jean-Pierre Elkabbach qui se permet un jugement de leurs programmes, bien qu'il s'agisse d'un débat de primaire : "il n’y a presque rien sur le numérique, alors que la vie des Français change grâce aux objets connectés, à l’intelligence artificielle, etc...". L'intelligence semble devenue un point faible du journaliste partisan qui, à 80 ans, est depuis longtemps déconnecté.  

D'un souffle, François Fillon arriverait en tête avec 30% des intentions de vote au premier tour de la primaire de la droite et du centre devant Alain Juppé ex-aequo avec Nicolas Sarkozy, 29%, selon un sondage Ipsos publié vendredi soir sur le site internet du Monde.
Toute cette hargne et cette arrogance des media pour ça ?

La décision finale appartient non pas à la presse et aux sondeurs, mais aux électeurs, qui ont le pouvoir de les sanctionner en désignant les candidats de leur choix.

lundi 7 novembre 2016

Nathalie Kosciusko-Morizet a-t-elle réclamé la tête de Rachida Dati ?

Dati appelle à l'exclusion de NKM de la primaire de la droite

Nathalie Kosciusko-Morizet assure qu'elle ne se souvient pas
 

de la conversation dans laquelle elle parle de "tuer" Rachida Dati politiquement.

Dimanche 7 novembre, Rachida Dati a lancé un appel à la classe politique et la haute autorité pour la primaire de la droite à mettre "hors jeu" Nathalie Koscuisko-Morizet, après la révélation d'échanges très virulents à son égard avec l'ancien chef du renseignement, Bernard Squarcini.
"Je considère que la classe politique doit la mettre hors-jeu; elle doit la mettre à l'index, elle doit lui demander des comptes", s'est exclamée Rachida Dati, invitée de BFMTV.
Entre Rachida Dati et NKM, l'inimitié est un plat qui se mange chaud... Nathalie Kosciusko-Morizet et Rachida Dati se sont affrontées pour les primaires aux municipales parisiennes et pour obtenir l'adoubement de Nicolas Sarkozy.
VOIR et ENTENDRE NKM balancer sur Rachida Dati dans l'émission 'Salut les terriens' du 25 avril 2014 présentée par Thierry Ardisson, avec Y. Moix qui lâche une méchanceté finale:
"Bon allez, tu me tues Rachida et Fillon"
Le Monde a révélé vendredi une conversation avec NKM interceptée par les policiers qui écoutaient M. Squarcini. "Bon, allez, tu me tues Rachida et Fillon (ci-contre, avec la tueuse). [...] Parce que Rachida, on n'en veut plus. [...] Basta crapoto", lâche Bernard Squarcini. NKM répond: "Je vais te dire, le meilleur moyen de la tuer, c'est d'éteindre". 

"Scandaleux", "démago", "pathétique"
Et un peu plus tard les deux correspondants plaisantent en évoquant l'identité du père de la fille de Rachida Dati. "C'est vraiment une...", lâche alors NKM, sans finir son propos, parfaitement consciente de l'indécence de son insulte.

Pour R. Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris, cette conversation de 2013, "c'est un truc d'État de droit, c'est grave: on a utilisé le patron du renseignement pour 'tuer' un adversaire politique, enquêter sur ma vie privée, on a fait suivre ma petite fille", s'est-elle indignée, laissant entendre qu'une procédure judiciaire était envisagée: "Mes avocats ont ces révélations en main".
Quand NKM, candidate à la Mairie de Paris,

fume une clope avec des SDF

De son côté, Mme Kosciusko-Morizet, assure ne pas se souvenir "précisément" de cette conversation, intervenue alors qu'elle briguait la mairie de Paris.
"C'est un contexte très particulier de la campagne, tente-t-elle de se justifier  sur France 3. Il y avait (Jean) Tiberi qui voulait être à nouveau candidat dans le Ve arrondissement. Mais je me souviens à l'époque d'avoir appelé tous les candidats dont on me disait qu'ils étaient proches de Tiberi pour leur demander de passer le message que ce serait mieux qu'il n'y aille pas", explique-t-elle. Squarcini, "c'est juste un ami de Tiberi, connu comme tel et comme je le connais, je l'appelle" a-t-elle ajouté. "Quant au langage, chacun a son style", a-t-elle conclu.



NKM n'en est pas à son premier appel au meurtre

La candidate à la primaire a également jeté l'anathème sur un rival honorable. "Mme Kosciusko-Morizet a demandé l'exclusion de Jean-Frédéric Poisson pour des propos dont il s'est excusé, mais elle a encore sa place dans la primaire ? Je (le) demande à la haute autorité" (qui supervise la primaire), a ajouté  l'ancienne Garde des Sceaux.

Le président du Parti chrétien démocrate (PCD) avait suscité la polémique sur "les lobbies sionistes". C'est "à nouveau une récidive", avait jugé NKM, sur RTL. Mais "la question ce n'est pas tant lui (Poisson) c'est: est-ce que ces idées-là ont leur place dans la primaire? Moi je crois que non, et qu'il faut être clair là-dessus", a-t-elle poursuivi. "J'ai toujours voulu dire que le 'ni-ni' n'était pas une solution", a-t-elle rappelé contestant cette façon de renvoyer "dos-à-dos le Front national et le parti socialiste". 
"C'est sur les ambiguïtés des cadres de la droite, et dans certains cas sur les lâchetés des cadres de la droite que prospère le Front national", a aussi accusé la candidate appelant à "être clair une fois pour toutes" sur ce sujet.

Très critique de la ligne politique de son parti alors qu'elle était pourtant numéro deux de Les Républicains, LR, Nathalie Kosciusko-Morizet a dû quitter la direction du parti  en décembre 2015 et a été remplacée au poste de vice-président délégué par Laurent Wauquiez. Depuis, il doit souvent se retourner pour s'assurer que ne vole aucun couteau.

samedi 18 octobre 2014

Discrimination aux allocations familiales: réactions politiques

La calculette de Bercy comme méthode contraceptive

La majorité présidentielle joue avec l'avenir du pays


Alors que les familles des classes moyennes ont déjà été impactées par la baisse à deux reprises du plafond du quotient familial, elles sont touchées maintenant par une forte réduction des aides à la garde des enfants. Pourtant, les familles bi-actives avec 2 ou 3 enfants sont au cœur du bon niveau de la fécondité en France. Pour les parents de ces familles, et surtout pour les mères, l’éducation des enfants représente une charge importante au niveau financier, mais surtout en termes de liberté et d’emploi du temps. Il est choquant que les mesures récentes les présentent comme des "riches" et des privilégiés du système. Il serait tragique que certains renoncent à leur troisième enfant.

Les allocations seront divisées par deux pour les familles avec deux enfants dont les parents gagnent à eux deux plus de 6000 euros pas mois, et par quatre pour ceux qui gagnent plus de 8000 euros. Dans les familles surfiscalisées, les mères sanctionnées auront-elles intérêt à conserver leurs emplois, à payer l'impôt sur le revenu et à cotiser à la sécurité sociale? 

Et les mères des classes populaires sont frappées par le passage de 36 à 18 mois du congé parental. Or, nombre d'entre elles a du mal à concilier les soins à de 2 ou 3 jeunes enfants avec leurs contraintes professionnelles, d'autant qu’elles habitent souvent loin de leur lieu de travail, qu’elles occupent des emplois mal rémunérés et avec des horaires souvent flexibles désormais, selon les besoins de leur entreprise. Leur offrir la possibilité d’un congé parental de 3 ans leur ouvrait une alternative utile. Il est préjudiciable que ce gouvernement les prive de cette possibilité alors que la situation de l'emploi est mauvaise pour les travailleuses non-qualifiées. Cette mesure aurait dû être précédée d’une expansion importante des modes de garde collectifs (les crèches en particulier) qui risquent au contraire d’être victimes des politiques d’austérité imposées aux collectivités locales. Là aussi, des familles risquent de renoncer à leur troisième enfant.
De quel montant de rentrées fiscales, le pouvoir socialiste va-t-il se priver pour combler ses déficits ? 

Mais le PS tape sur les uns et gâte les autres 

- Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et à la Simplification, qui, Ô surprise, salue le projet ayant pour but de réduire les déficits de la branche famille de la Sécurité sociale: "C'est un scandale que de faire payer la politique familiale aux enfants qui naissent," concède d'abord le porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Mais le faux-cul enchaîne aussi sec pour suivre la ligne officielle : "ce sont des mesures qui, sans casser les principes sur lesquels est basée la politique familiale, mettent un peu de conditionnalité dans la nature des prestations." Mais l'hypocrisie de l'individu n'en reste pas là. "Ce qui veut dire que, comme les principes ne sont pas cassés, le jour où la croissance revient le système se rééquilibre et ces mesures peuvent être revues," ose-t-il prétendre sur BFM Business. Ainsi ce président du conseil d'administration de l’École de la deuxième chance en Essonne feint-il d'ignorer que, les déficits publics faisant florès depuis des dizaines d'annéespour la révision qu'il fait miroiter, il faudrait attendre autant...

- Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie: "Ce que fait le parlement aujourd'hui, en appui sur le gouvernement, c'est d'essayer de trouver des solutions justes qui ne mettent pas en cause le principe de l'universalité, même si, à un moment, il y a modulation. (...) Est-ce qu'il est totalement illégitime dans un contexte de difficultés budgétaires, de tenir compte du revenu des familles ? Ce qui est important, c'est de garder le socle. Le socle, c'est ce qui est donné [redistribué ?] à la naissance (...), de maintenir un congé parental de longue durée, c'est de sécuriser les structures d'accueil, par exemple la garde de la petite enfance, les écoles maternelles gratuites, ce qui est unique au monde". (sur i-télé) Une réformiste qui ne constate aucun changement (garder, maintenir, sécuriser) et qualifie cette discrimination de "juste"...

- Au nom des écolos radicaux d'Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse,reprend le joli terme de "modulation" pour enrober la discrimination "juste" de la précédente : "Je pense qu'objectivement, c'est très difficile d'être opposé à la modulation des allocations familiales pour les revenus les plus élevés. De ce point de vue, je soutiens ce qui a été annoncé hier (jeudi). Le vrai problème est ce qu'on fait de cet argent, et c'est là que nous avons un débat avec le gouvernement. Les 800 millions d'euros récupérés par cette modulation doivent permettre d'abonder le plan d'économies, j'aurais préféré qu'on dise qu'ils vont nous permettre d'arriver aux 100.000 places de crèches qu'on veut créer en France". Sur France Info, l'altermondialiste est donc d'accord pour sanctionner les familles qui ont de bons revenus, mais  la secrétaire national d'EELV tacle aussi bien le gouvernement pour son incapacité à atteindre l'objectif de 100.000 nouvelles places promis en juin 2013 lors de la réforme de la politique familiale du gouvernement Ayrault. A cause des difficultés financières des municipalités, notamment occasionnées par la mise en place des rythmes scolaires, seules 60 % des places promises seront ouvertes: les 60.000 qui pourraient encore être finalement ouvertes le seront-elles? 

Le gouvernement réunit les contraires


- Marine Le Pen, présidente du Front National: "Je considère que c'est une mauvaise idée. On ne fait pas des économies là ou on devrait. On va gagner 700 millions en jetant par dessus l'épaule l'universalité des allocations familiales (...) Je préférerais qu'on arrête de verser des allocations familiales aux étrangers plutôt que de les baisser aux Français, même s'ils sont en situation d'avoir des revenus plus confortables que d'autres. (...) Il n'y a aucune raison de subventionner des naissances qui ne profiteront pas obligatoirement au pays puisqu'ils (les enfants d'étrangers) peuvent repartir chez eux. (sur LCI et Radio Classique)

- Pour les communistes, Pierre Laurent, secrétaire national du PC : "Cette mesure présentée comme une mesure soi-disant de justice met le doigt dans un engrenage très dangereux. Ca n'est pas une mesure de redistribution sociale parce que les 700 millions qu'on économise sur les allocations familiales vont servir à payer le pacte de responsabilité; pas du tout à aider des familles qui elles seraient en difficulté. On met le doigt dans un engrenage dangereux parce qu'on met aujourd'hui la barre, pour faire accepter la mesure, à 6.000 euros, mais demain on la baissera à 4.000, puis à 3.000 et donc à terme cette mesure peut mettre en cause le versement des allocations familiales pour la majorité des familles françaises" (sur RFI)

La droite républicaine s'émeut


- Eric Woerth, député de l'Oise, ex-ministre du Budget : "C'est de l'improvisation. On ne construit pas une politique durable en changeant d'avis toutes les semaines. Evidemment qu'il faut aider un peu plus les familles qui ont plus de difficultés, les familles monoparentales etc, mais, sur le fond, c'est une erreur. Il y a un principe, qui est l'universalité, c'est dans notre pacte républicain (...). Ce gouvernement stigmatise les familles quasiment depuis son arrivée (...) ". (sur RTL)

- Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate: "En plaçant les allocations familiales sous condition de ressources, le gouvernement trahit le pacte national sur la politique familiale. Il trahit les familles de notre pays. Il vend notre politique familiale pour quelques économies de poche et la bénédiction de Bruxelles". (communiqué)

La majorité présidentielle porte atteinte à la natalité.
Pour réduire le déficit de la sécurité sociale, le gouvernement et la majorité ont opté pour une modulation des allocations familiales en fonction des revenus. La cible du dispositif: les familles déjà touchées par une fiscalité renforcée. La France disposait jusqu'ici d'un taux élevé de fécondité proche de 2 enfants par femme, alors que le taux de fécondité global de l’UE n’est que de 1,6 enfant par femme, mais 2.82 en Algérie et de 6,85 au Mali (en 2012). L'atout démographique de la France, qui n'est pas des moindres, se voit ainsi profondément menacé. 

vendredi 25 juillet 2014

Plaidoyer du sénateur B. Retailleau pour les chrétiens d’Irak persécutés

 Le cri des Chrétiens d'Irak déchire l'espace et le temps, mais s'arrête aux grilles de l'Elysée

Lettre ouverte du sénateur de Vendée au président de la République
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Par une lettre ouverte au président de la République, Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée, s’est ému du sort réservé à la minorité chrétienne d’Irak, condamnée à la conversion ou à l’exil, sous peine d’exécution par les djihadistes de l’État islamique.
L'élu réclame au président socialiste une initiative de la France au Conseil de sécurité de l’ONU. Rachida Dati, Laurent Wauquiez et Jean-Frédéric Poisson se sont aussi mobilisés pour cette cause.
La Roche sur Yon, le 21 juillet 2014
Monsieur le Président de la République,
Le 7 octobre dernier, vous exprimiez  votre «préoccupation concernant le sort des chrétiens d’Orient  et la volonté de la France de se tenir à leurs côtés». Depuis, les djihadistes de l’Etat Islamique (EI) ont pris le contrôle d’une partie du nord de l’Irak, multipliant les exactions contre la minorité chrétienne.
Vendredi dernier, les islamistes ont lancé un ultimatum aux chrétiens de Mossoul leur ordonnant soit de se convertir à l’islam soit de payer l’impôt spécial de la «djizya », sous peine d’être exécutés. Cette menace a jeté sur les routes de l’exil des milliers de familles paniquées. Et l’ampleur de ce désastre humain est telle que le Secrétaire Général de l’ONU vient de qualifier ces persécutions de « crime contre l’humanité».
Face à ce massacre programmé, les déclarations d’intention ne suffisent plus. La France doit agir sans attendre. Elle doit prendre, dans les heures qui viennent, une initiative au Conseil de Sécurité de l’ONU pour venir en aide à ces populations en danger et garantir leur sécurité.
Il en va de la vie de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, mais il en va aussi de l’honneur de la France.
Depuis toujours en effet, dans ces régions fracturées par les conflits interconfessionnels, les chrétiens ont dressé des ponts entre les communautés, permettant au Proche-Orient de ne pas se briser, de manière définitive, sous le choc des civilisations. Or cette vocation universelle des chrétiens d’Orient rejoint la vocation universelle de la France, patrie de la liberté offerte à tous les opprimés. C’est pourquoi notre pays a souvent été l’ultime recours de ces populations maintes fois persécutées. C’est le devoir de la France que de rester fidèle à cet engagement.
Monsieur le Président, le cri des Chrétiens d’Irak déchire à la fois l’espace et le temps. La France ne peut rester sourde à cet appel au secours, qui est aussi, en quelque sorte, l’appel de son destin.
Je vous prie d’accepter, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Bruno RETAILLEAU
Sénateur de la Vendée

dimanche 30 mars 2014

Najat Vallaud-Belkacem, "Viêt minh souriante" ou "Khmère rose"

Najat Vallaud-Belkacem voit du machisme partout

Mais voit-elle le sexisme féministe?

C'était pas bien...







Mais ça, c'est bien !

Comme porte-parole godillot d’un gouvernement verbeux, NVB remplit bien son rôle, à cela près que personne ne l'écoute: à force de sectarisme, elle est devenue inaudible. Elle a donc des progrès à faire pour être crédible et efficace. 
Au point que l’opposition parlementaire ne peut pas la souffrir: ni indulgence, ni clémence pour une totalitaire de type soviétique, époque guerre froide.  

La nouvelle ligne “Boss au féminin” des célèbres marqueurs Stabilo n’a pas du tout plu aux féministes
Selon la publicité de la marque, le design des feutres, en forme de tube de gloss, concilie "élégance et sens pratique" dans un style "délibérément féminin". Problème : beaucoup de personnes sur les réseaux sociaux n’ont pas du tout apprécié l’initiative commerciale de la marque et les sarcasmes ont fusé toute la journée de mardi. Stabilo s’est finalement excusé en fin de journée sur son compte Twitter.
Qui nous gâte la vie?
Toute notre vie publique, mais aussi privée devient invivable, car elle est désormais passée au crible de l'idéologie dominante, tantôt sur l'indifférenciation des sexes, tantôt sur le féminisme, comme le font déjà les écologistes radicaux qui entendent régler nos existences jusque dans nos foyers.  Qu'il soit vert ou rose, ce totalitarisme excède les Français. Quelques voix fortes s'élèvent toutefois pour demander que cessent  les pressions et intimidations, les stigmatisations et entraves, les culpabilisations et sanctions fiscales.

Le Figaro Magazine consacre un article à "NVB", "symbole de cette gauche sociétale"
écrivait l’hebdomadaire le vendredi 14 février

Une qualification de la ministre des Droits des Femmes,  Najat Vallaud-Belkacem, tirée du commentaire fait par le député UMP Hervé Mariton, fervent opposant au mariage homosexuel lors des débats à l’Assemblée nationale, qui décrit la ministre comme une "Viêt-minh souriante". Au sourire jaune. 
La porte-parole du gouvernement a d’abord jugé ces qualificatifs "insignifiants". Un adjectif qu’elle accole également à l’hebdomadaire du Figaro: "Tout ce qui est excessif est insignifiant. C’est ce que m’inspire souvent ce magazine." La socialiste a une idée approximative du pluralisme... 
Et, ajoutant la caricature à l'amalgame, NVB de poursuivre, sur la ligne éditoriale du magazine: "Vivement que le Figaro magazine revienne à ses sujets de prédilection : où acheter son champagne [français], où acheter son caviar [d'Aquitaine], où aller skier". "C’est totalement incongru", estime-t-elle.

Hervé Mariton l'a, quant à lui, gratifiée sur Twitter d'une petite explication de texte sur les notions de "colonialisme" et de "misogynie", faisant observer que "Viêt-Minh" est un "qualificatif politique" et que "souriant" peut être associé aussi bien à un homme qu'à une femme.

Des propos dénoncés par Laurence Rossignol, sénatrice et porte-parole du PS, qui les a qualifiés de "sexistes" et "racistes".
Pour cette ex-révolutionnaire trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), dans un réflexe qu'elle partage avec H. Désir (SOS Racisme, comme elle), Hervé Mariton allierait à la fois racisme et sexisme, évitant de peu le stigmate du fascisme.
L'ayatollah du féminisme va jusqu'à taxer de "sexiste" la mention d'un sourire de femme par un homme. Elle a néanmoins accepté les fonctions de chargée de mission, puis chef de cabinet auprès d'un président de l’Assemblée nationale qui passe pourtant pour voir dans la femme un produit de consommation, Laurent Fabius.

Dans une tribune publiée le 6 avril 2012 sur le site Mediapart, Rossignol a aussi défendu la position de Najat Vallaud-Belkacem favorable à l'abolition de la prostitution
Contrairement aux trilles de son homonyme à plumes, la complainte de Rossignol est binaire. Vice-présidente PS de la région Picardie, c'est sans circonstances atténuantes qu'elle a condamné Anne Sinclair que la presse socialiste sanctifiait : "C'est un personnage des chansons d'Edith Piaf : 'I'm'fout des coups, I'm'prend mes sous, mais c'est mon homme, je l'aime.' Et de conclure que la richissime socialiste "Anne Sinclair incarne l'universalité de la domination des femmes."

Ex-Pétroleuse du MLF, 
Mlle Rossignol ne craint
 d'ailleurs  pas la caricature et l'outrance


"Khmère rose", aussi.

Le Figaro intitulait son article "la Khmère rose", une comparaison empruntée à l'ex-UMP Christian Vanneste en 2006.  Montrant quelques heures plus tard que le PS est plus réactif sur le sociétal qu'au social, Bruno Le Roux, le patron du groupe socialiste à l'Assemblée, avait estimé qu'il s'agissait d'un propos "colonialiste et misogyne" et tirait également sur le traitement journalistique du Figaro : "La conclusion grossière et pathétique qu’en tire Le Figaro Magazine est de titrer son article "La Khmère rose", ajoutant aux relents colonialistes, la référence à un mouvement qui a causé la mort de millions de Cambodgiens. 60 ans après Dien Bien Phu, le débat public et notre mémoire collective méritent mieux que ces propos outranciers et blessants.
Le Roux omet de préciser que le mouvement qu'il évoque est communiste d'inspiration maoïste et qu'il s'est rendu coupables de déportation massive et de massacres de la population.

Autre élu en première ligne contre le mariage pour tous et interrogé sur la porte-parole du gouvernement, le député du Parti Chrétien-démocrate de Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson. Pour lui, NVB évoque "le beau visage de l’idéologie".

Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob ne ménage pas non plus la franco-marocaine du gouvernement.
Pour lui, la ministre n’est que dans l’apparence. Et manque de fond. "Elle parle beaucoup, affiche son sourire, mais derrière,cela sonne creux."
Sexisme politiquement correct 
et de bon goût

Investie par les féministes et les écologistes radicaux, la gauche politique ne serait-elle pas devenue le refuge des aigri(e)s en tout "genre"?