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lundi 7 janvier 2019

Qui est la femme qui crée le premier parti des Gilets jaunes ? Egérie ou taupe ?

Les Emergents, ce sera le nom du parti politique créé par Jacline Mouraud, "gilet jaune" de la première heure

Après la radicalisation, place à la normalisation !
La contestataire a mis de l'eau dans son vin : elle est en train de créer un parti politique baptisé "Les Emergents", a-t-elle annoncé, ce lundi matin. 
Résultat de recherche d'images pour "Jacline Mouraud Macron"
Elle a aussitôt beaucoup plu à BFMTV

Des "personnes compétentes, avocats ou anciens parlementaires, l'aident à rédiger les statuts", a-t-elle précisé. Pas vraiment des gens d'en bas, ceux qu'on voit aux ronds-points...

Ses chevaux de bataille sont notamment "une grande réforme de la fiscalité", sujet sur lequel elle souhaite des états généraux, et "remettre le social sur la table".

Jacline Mouraud ne sera pas forcément la présidente de ce parti, dont le fond de sauce sera fait de "Gilets jaunes libres". "Je ne revendique aucun titre; j'essaie de créer le parti, c'est pas mal. Ensuite, comme dans n'importe quel parti, il y aura des votes. Que ça soit moi ou pas, je m'en fous, ce n'est pas ça qui est important. C'est de le faire exister, c'est de rassembler les personnes contre la violence et pour le respect de nos institutions", a développé la Bretonne de Bohal (près de Ploërmel). 

Celle-ci est contestée au sein du mouvement par la frange la plus dure. 


Elle avait dénoncé la flambée des prix des carburants, notamment le diesel, et "la traque aux conducteurs" : "Mais qu’est ce que vous foutez de tout ce pognon, à part changer la vaisselle de l’Elysée ou faire construire des piscines" ; elle devint immédiatement célèbre (6 millions de vues en deux semaines).


Or, dès les premières annonces du chef de l'Etat le 10 décembre, elle avait demandé "une trêve" sur LCI. "Il y a des avancées, une porte ouverte. Maintenant, il faut sortir de cette crise. On ne peut pas passer le reste de notre vie sur des ronds-points", avait lancé la porte-parole des "gilets jaunes libres", qui avait été reçue par le Premier ministre. Etonnez-vous donc que Le Figaro la qualifie de "madone" cette accordéoniste et hypnothérapeute de 51 ans.

Le 15 décembre, Jacline Mouraud avait appelé à la trève et à "transformer le mouvement" pour "discuter, dialoguer, négocier" avec le gouvernement. Elle coche tous les critères pour adhérer à la CFDT... Il "faut maintenant s'asseoir à la table des négociations. Tout est ouvert puisqu'on arrive à avoir des rendez-vous avec toutes les personnalités politiques qu'on veut".

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Depuis, Jacline Mouraud s'est dite "tellement décriée" qu'elle devait agir "dans l'ombre". "Je continue à œuvrer sans pouvoir le dire puisque sur Facebook tout a été hacké, mais je continue à travailler, je fais exactement comme je veux", expliqua-t-elle. Un mois plus tard, il faut croire que la Bretonne a des soutiens de poids là où il faut, au sommet de l'Etat.

Qui est cette Jacline Mouraud ?

Les grands media l'ont immédiatement propulsée sur le devant de la scène :
elle était la râleuse idéale parce qu'elle est plan-plan. Son "coup de gueule" initial ne pouvait laisser entrevoir ce que deviendrait la grogne populaire contre la hausse des prix des carburants à seule fin, non pas de financer la transition écologique, mais, autant que possible, le budget général. 

Représentante des gilets jaunes, dit-elle, mais qui, de son propre aveu, Bécassine qui accepte de bloquer les journalistes quand Macron vient chez elle, à Rennes... Soit c'est de la bêtise, soit c'est de la connivence.

Son double-jeu est clair
Pour sortir de l'anonymat, elle avait déclaré : "Emmanuel Macron vient de signer la suite du mouvement. Il va se durcir, bien entendu […] Il nous entend de loin. On a l’impression que l’écho n’arrive jamais jusqu’à lui. Le résultat, c’est que le mouvement va se durcir, c’est obligatoire." (CNews, mardi 27 novembre 2018). Qu'est-ce qui, maintenant, la fait mollir ?

Or, en 2007 et 2012, Jacline Mouraud aurai voté pour Nicolas Sarkozy ; à la primaire de 2016 aussi. " Parce que c’est le seul qui a des couilles", croit-elle savoir (JDD, 23 décembre 2018). 
Maintenant la quinquagénaire aurait un petit faible pour Emmanuel Macron… "Je l’ai trouvé touchant", a-t-elle lâché : c’était lors de la dernière intervention du Président à la télévision. Brigitte l'a à l'oeil...

mercredi 18 janvier 2017

Secrets de sécurité nationale: le prochain ex-président américain a commué la peine d'une fuiteuse

Que reste-t-il du crime de trahison en temps de paix?

Après la clémence pour Chelsea Manning, le sort d’Edward Snowden toujours en suspens


La (haute) trahison est-elle un crime ?
Il consiste en une extrême déloyauté à l'égard de son pays, de son chef d'État, de son gouvernement ou de ses institutions. Ce crime est souvent associée à celui d'intelligence avec l'ennemi. Il s'agit souvent d'une infraction politique, concernant les détenteurs d'une autorité politique dans l'exercice de leurs fonctions.
La gifle, comme celle que Valls a encaissée sans broncher, est aussi un acte déloyal, mais peut-elle être envisagée à la fois comme une violence physique et comme une atteinte à la fonction?  Car Valls n'est plus que représentant du peuple et non plus chef de gouvernement. Il ne peut donc attendre plus de rigueur de la loi à l'encontre de son agresseur que si celui-ci avait souffleté l'un de ses rivaux de droite ou de gauche. Il peut seulement prétendre à plus de compassion de la pègre médiatique. 

Que risquent les enfarineurs et autres entartreurs ?
Les faits d'enfarinage ou d'entartage ne constituent pas un délit pénal, mais pourraient être sanctionnés par une contravention de quatrième catégorie en application de l'article 624-1 du Code pénal: "Il s'agit de violences n'ayant - à priori - entraîné aucune incapacité temporelle de travail (ITT). L'auteur devra s'en expliquer devant le tribunal de police et encourt une peine d'amende d'un montant maximal de 750€". Le candidat Valls a-t-il réclamé une ITT ?

Des circonstances aggravantes peuvent être retenues en vertu de l'article 222-13, comme l'utilisation d'une arme ou à considérer que Manuel Valls est toujours dépositaire de l'autorité publique. Mais ce n'est pas gagné, sauf à le déclarer cumulard, chef de gouvernement et député... 
Et puis, la farine ou la chantilly est-elle une arme par destination? Démissionnaire de sa fonction il y a plusieurs semaines, l'ancien premier ministre n'exerce plus de fonction ni gouvernementale, ni représentative, maire d'Evry et  député de l'Essonne. "Le droit pénal s'applique de façon extrêmement stricte. Manuel Valls n'étant plus ni maire, ni député, ni ministre, la circonstance aggravante ne peut pas être retenue. Néanmoins, on peut imaginer qu'au moment d'évaluer la peine, le juge interprétera la loi et prendra en compte les très hautes responsabilités occupées il y a peu par Manuel Valls" et bien qu'il ait été pris à parti au cours d'un déplacement de campagne.
Dernier facteur aggravant à disposition du magistrat indépendant : l'utilisation d'une arme par destination. Le juge devrait encore trouver compliquée l'interprétation de la loi : en 2002, près avoir été entarté par Noël Godin, Jean-Pierre Chevènement - alors lui aussi candidat à l'élection présidentielle - avait réclamé que la tarte à la crème utilisée par l'"entarteur" soit considérée comme une arme par destination. En vain. La jurisprudence n'arrange pas l'ex-homme fort du gouvernement.

Y a-t-il eu préméditation à Lamballe ?
Marie-Ségolène Royal avait poursuivi son agresseur lorsqu'elle fut proprement entartrée à La Rochelle (lien PaSiDupes). Mais son jeune entarteur avait été condamné à 150 euros d'amende avec sursis. Le tribunal n'avait pas suivi le procureur de la République, qui avait requis 150 heures de travaux d'intérêt général (TIG) à l'encontre du jeune lanceur d'alerte  de tarte aux fraises, un étudiant de 22 ans poursuivi pour "violences volontaires avec préméditation".

Lorsque Hollande fut enfariné à Lille, il parla d'un agresseur irresponsable - comme on parle de djihadiste "déséquilibré" - et ne donna pas suite.
De même que BFMTV commenta sur "le sang froid" du président en fonction, de même Valls y voyant, provocateur exaucé, "deux raisons de s'en réjouir", selon le HuffPost: elle était sans gluten et apprécia cette "attention"... 

Mais l'escalade dans la violence n'amuse plus le candidat.

Manning a, quant à lui, porté atteinte à la sécurité nationale

Le fuiteur n'a pas été jugé coupable d'intelligence avec l'ennemi, l'accusation la plus grave, mais d'espionnage. 

Si la presse n'est pas indépendante, les lanceurs d'alerte sont-ils justifiés?
L'extrême gauche condamne la presse asservie. L'avocat de Bradley Manning avait rejeté l'accusation de trahison invoquée par l'administration démocrate d'Obama. "C'est quelqu'un qui veut informer l'opinion publique américaine", avait expliqué David Coombs dans sa plaidoirie. Depuis le début du procès, la défense du prévenu s'était efforcée de le faire apparaître comme un être naïf, désireux de montrer aux Américains la réalité des guerres en Afghanistan et en Irak. La stratégie est invariable: les agresseurs et les tueurs sont des naïfs ou des déséquilibrés: irresponsables, ils ne peuvent être reconnus coupables...

Les ONG, les associations et la rue rendent la justice.
La semaine précédente, le ministère public avait démontré que Bradley Manning avait porté atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis. L'accusation avait notamment cité des télégrammes diplomatiques, ainsi que des détails secrets sur les prisonniers détenus à Guantanamo.
Bradley Manning est escorté lors de son arrivée au tribunal militaire de Fort Meade (Etats-Unis), mardi 30 juillet 2013."Nous avons gagné une bataille, maintenant il nous faut gagner la guerre", a déclaré l'avocat à la sortie du tribunal.

Le site WikiLeaks a pourtant qualifié ce verdict de "dangereux extrémisme"
, sur son compte Twitter. "Manning risque 136 ans de prison [128 ans, selon d'autres] pour les chefs d'accusation pour lesquels il a été aujourd'hui reconnu coupable. Dangereux extrémisme, en matière de sécurité nationale, de l'administration Obama".

Le président américain a commué la peine de la lanceuse d’alerte, un ancien analyste militaire de l'armée des États-Unis

Incarcérée pour trahison, Obama fera libérer l' "espionne" en mai prochain. 
Au grand dépit des activistes vertueux internationalistes, le lanceur d'alerte n'est pas considéré comme un héros de la transparence et de la démocratie.

Lorsqu'en avril 2010, WikiLeaks diffuse différents documents militaires classifiés, dont notamment des documents sur les morts de civils pendant la guerre d'Afghanistan (Afghan War Diary), ainsi qu'une vidéo d'une bavure américaine lors d'un raid aérien américain du 12 juillet 2007 sur Bagdad, pendant la guerre d'Irak, titrée Collateral Murder, le 7 juillet 2010, les autorités américaines soupçonnent Bradley Manning, 23 ans, d'être l'informateur de l'organisation non-gouvernementale (donc supra-nationale et illégitime) de Julian Assange, WikiLeaks, spécialisé dans la propagation par millions de documents relatifs à des scandales de corruption, d'espionnage et de violations de droits de l'homme dans plusieurs dizaines de pays à travers le monde. "Hillary Clinton et des dizaines de milliers de diplomates dans le monde vont avoir une crise cardiaque un matin quand ils se réveilleront et découvriront qu'un répertoire complet de documents classifiés sur la politique étrangère est accessible" à tous, écrit-il au hacker Lamo, son confident, qui le dénoncera aux autorités.

Bradley Manning a été inculpé de huit chefs d'inculpation criminels, dont "communication, transmission et envoi d'information traitant de sécurité nationale à une source non autorisée", et de quatre violations du règlement militaire.

Au lendemain de sa condamnation, Bradley Manning déclara être transgenre
Il entama des démarches pour changer d'identité et prendre le prénom de Chelsea. Le 23 avril 2014, la justice américaine reconnaît le changement de nom de Manning, qui s'appelle désormais officiellement Chelsea Elizabeth Manning tout en demeurant légalement considérée comme un homme. En février 2015, l'armée autorise Manning - 1,57 m (même Cazeneuve fait 1,65 m, même s'il s'attribue 2 centimètres de plus) - à entamer son traitement hormonal et, le mois suivant, la Cour d'Appel de l'US Army statue que Chelsea Manning doit être désignée par des pronoms féminins ou neutres.


Activiste, Bradley Manning aurait lui-même provoqué son arrestation par ses propres révélations à Lamo. 
Manning est inculpé le 23 février 2012 en cour martiale et le militant choisit de ne pas contester les chefs d'accusation. Pour avoir transmis à "un Australien aux cheveux blancs", Julian Assange (WikiLeaks), "plus de 150.000 notes diplomatiques" confidentielles, la taupe - dont le militantisme homosexuel (le militaire s'opposait ouvertement à la loi "don't ask, don't tell" (ne rien demander, ne rien dire), qui oblige les homosexuels à taire leur orientation sexuelle, sous peine de devoir quitter l'armée) et l'idéologie et l'ont placé en rupture de ban de l'armée - encourait 52 ans de prison.

Cette diffusion d'informations - ou dénonciation -lui vaut d'être condamnée le 21 août 2013 à trente-cinq ans de prison. Le 17 janvier 2017, trois jours de la fin de son mandat, le président Obama sur le départ décide de commuer la peine de Manning, rendant possible sa libération en mai 2017. Alors, le cafard est-il un héros ou un traître ? 

La gauche sans foi ni loi craint qu'Edward Snowden ne bénéficie pas de la même "clémence" 

Des manifestants réclament la libération du soldat Bradley Manning, mardi 30 juillet, devant la base militaire de Fort Meade (Etats-Unis).
Barack Obama a cédé aux pressions de nombreux activistes élevés au rang de "défenseurs des libertés publiques", lesquels l’appelaient à faire un geste avant la fin de son mandat. Les mêmes qui ont obtenu que l'administration d'Obama fasse interférer la justice privée d'un homme dans la justice public d'une nation ont profité de sa faiblesse pour aussi réclamer ces dernières semaines qu'il pardonne à Edward Snowden, autre fuiteur glorifié par les  media. Visé par un mandat d’arrêt aux Etats-Unis, il réside depuis 2013 en Russie après avoir révélé l’ampleur du programme de surveillance de la NSA (National Security Agency) américaine.

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Mais il y a peu de chances que les espoirs de ses soutiens se concrétisent, à deux jours de la fin du mandat de Barack Obama : la Maison Blanche a déjà fait savoir que, pour elle, les deux situations sont radicalement différentes. Vendredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, cité par le New York Times, a développé ses arguments :
"Chelsea Manning est une personne qui a été confrontée à tout le processus de justice militaire, qui a subi un procès, qui a été jugée coupable et a été condamnée pour ses crimes, et elle a reconnu avoir mal agi. (…) M. Snowden s’est réfugié dans les bras d’un adversaire, un pays [la Russie] qui a récemment tenté de briser la confiance en notre démocratie."

Il est également fait référence au piratage du Parti démocrate pendant la campagne présidentielle
Cet espionnage-là est attribué par les Américains à la Russie. Et si les documents livrés par Chelsea Manning à WikiLeaks étaient "préjudiciables à la sécurité nationale", ceux d’Edward Snowden étaient "bien plus sérieux et bien plus dangereux," a estimé Josh Earnest, le porte-parole de la Maison blanche. Les documents révélés par Chelsea Manning étaient en fait 'classés secrets', tandis que ceux dévoilés par Edward Snowden étaient 'top secret'.
Une autre différence réside dans le fait que les documents de Chelsea Manning donnaient des informations sur des faits passés, pendant la guerre en Afghanistan et en Irak, alors que ceux d’Edward Snowden détaillaient un système de surveillance toujours actif.

François Hollande n'a-t-il pas divulgué des documents classés "secret-défense" ?

Le FBI, lanceur d'alerte
Lorsque que le FBI a relancé l'affaire des emails d'Hillary Clinton, la candidate à une dynastie de présidents américains a jugé "étrange" et "inquiétant" que de nouveaux emails soient découverts à quelques jours du scrutin présidentiel.

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Davet et Lhomme, des journalistes du journal Le Monde, révèlent dans un livre de confidences du président "normal" (?) comment ils ont eu accès à des documents représentant un plan des frappes aériennes en Syrie.

Hollande, lanceur d'alerte ?
Quelques heures seulement après l’annonce de Barack Obama, la Russie a prolongé de deux ans le permis de séjour d’Edward Snowden et Hollande abdique: il ne se représente pas pour un second mandat. 


Il faudra apprendre à distinguer entre les informateurs citoyens, les activistes lanceurs d'alertes et les fuiteurs institutionnels ?

lundi 29 avril 2013

Merkel, salie par une nouvelle bavure des baveux du PS

Cambadélis reproche au  fuiteur de s'être fait fait prendre

Le responsable de la fuite du texte contre Angela Merkel sera suspendu du PS a déclaré lundi sur LCI Jean-Christophe Cambadélis, le secrétaire national du PS aux Questions européennes. 
La volaille s'ébouriffe les plumes

Le texte du PS qui fait scandale qualifiait Angela Merkel de "chancelière de l’austérité " et le  l’accusait d’ " intransigeance égoïste".

" Ce brouillon ne devait pas se retrouver dans la presse", tempête le candidat battu de Martine Aubry au poste de Premier secrétaire. "Si nous retrouvons celui qui a fourni ce texte à la presse, je demanderai qu’il soit suspendu du PS ", a-t-il promis. 


L'hostilité du parti des insultes vise d'autant plus violemment la politique d’austérité en Europe que la chancelière est candidate à sa propre succession.
 

Le secrétaire national du PS aux Questions européennes, Jean-Christophe Cambadélis, cherche à se dédouaner, assurant que ce texte n’est qu’une "brouillon". Ce député socialiste de Paris dit même ouvrir une sorte de chasse aux sorcières pour retrouver la taupe qui a procuré le texte en question au Monde. Ainsi, l'ancien trotskiste a-t-il assuré lundi sur LCI qu’il demandera la suspension de celui ou celle qui a fait fuiter les injures du texte initial de son parti contre Angela Merkel et sa politique: "Si nous retrouvons celui qui a fourni ce texte à la presse, je demanderai qu'il soit suspendu du PS." 
Les auteurs de l'affront seront en revanche épargnés! Cambadélis, qui a présidé à la rédaction de ce texte, a insisté sur un texte à caractère de "brouillon écrit à plusieurs mains" où "étaient reprises toute une série de formules énoncées dans le PS depuis plusieurs semaines ".

Des éléphants du parti présidentiel tentent de relativiser les insultes

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius est monté au créneau lundi pour appeler son parti  au calme. "Le débat oui, le pugilat non, il est anormal de mettre en cause tel ou tel dirigeant, le déficit français c’est la France (...) Il n’y a aucune raison d’opposer de manière frontale un pays à un autre ", a-t-il fait valoir sur la radio Europe 1. "En même temps, a ajouté le diplomate, il y a des sujets de débats, il est normal qu’on débatte de la rapidité avec lequel on va revenir à l’équilibre (budgétaire), du fait que les pays qui en ont un peu sous la pédale comme l’Allemagne doivent pouvoir renforcer leur croissance".

L’Elysée reste coi


Dans un entretien publié lundi sur le site internet du quotidien  Le Monde, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, estime que l’idée d’une confrontation avec l’Allemagne est " contre-productive". Quant à la première adjointe de Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo, elle a exprimé lundi son désaccord  avec les partisans de la confrontation avec l’Allemagne. " Je pense qu’il ne faut pas stigmatiser, une personne un pays", a-t-elle finement estimé sur BFMTV et RMC. " Je pense qu’Angela Merkel est dans un modèle, une idée selon laquelle, traumatisée par ce qui s’était passé en 29, l’inflation serait le mal absolu. Je pense qu’elle se trompe quant aux mesures qu’il faut prendre pour relancer l’Europe", a toutefois jugé la candidate PS à la marie de Paris, mais sans justifier son point de vue.

Mais elle n’est pas venue ce week-end et peut attendre longtemps. L’Elysée s’est contenté de laisser le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, réagir samedi, de manière désinvolte, par des tweets, lâchant  un commentaire en langue de bois, selon lequel l’amitié franco-allemande est " indispensable pour redonner un nouvel élan au projet européen et trouver les voies du retour de la croissance". Des propos répétés lundi  dans un entretien à  La Dépêche du Midi, au même niveau de conviction : "La relation entre les deux pays est solide et, chacun le sait, essentielle pour permettre à l’Europe de surmonter la crise. C’est justement grâce à ce dialogue intense et respectueux que nous donnerons un nouvel élan au projet européen et que nous trouverons le chemin de la croissance. Nous sommes les piliers de l’Europe et cette responsabilité nous oblige", assure-t-il.
Rien de nature à calmer la polémique de part et d'autre du Rhin. 
Le PS reste divisé. D'un côté, Manuel Valls, Michel Sapin et Vincent Peillon se disent ouvertement opposés à une ligne dure face à Berlin, de l'autre, les radicaux comme Benoît Hamon continuent de vouloir " en finir avec les politiques d’austérité ". 

Quant au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, il souffle le chaud et le froid: il a regretté dimanche le manque de "sang-froid" de certains ministres et évoque désormais  une " tempête dans une verre d’eau ", après avoir appelé à une "confrontation" avec la politique de la chancelière allemande Angela Merkel.

L'Elysée révèle au passage la haute idée qu'il se fait des Français


Un conseiller élyséen, cité par le Figaro de ce 29 avril, assure en effet que les Français n’en ont cure de cette polémique :

"Je ne crois pas que ces questions entrent dans le radar des Français.
Je ne pense pas que cela ait passé la barrière neuronale du Français."
Ainsi sommes-nous mûrs pour le "mur des cons" !


vendredi 29 avril 2011

Mediapart accuse le football français de discrimination raciale


Cette fois, Mediapart buzze sur le thème du racisme Blanc

Des têtes d'abord, les preuves ensuite ?

Sans trace écrite ni preuve
, et sans prise de risque, l'entreprise journalistique Mediapart a publié le jeudi 28 avril pour les riches (payant) une enquête qui accuse les dirigeants du foot français de vouloir instaurer des quotas raciaux pour limiter le nombre de joueurs noirs et d’arabes.
«Plusieurs dirigeants de la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération française de football (FFF), dont le sélectionneur des Bleus en personne, Laurent Blanc, ont approuvé dans le plus grand secret, fin 2010, le principe de quotas discriminatoires officieux dans les centres de formation et les écoles de foot du pays.»
L’enquête cite des sources anonymes des taupes de la FFF qui rapportent que la question a été évoquée à plusieurs reprises lors de réunions officielles. Le nouveau patron de la DTN François Blaquart, qui a succédé à l’ancien entraîneur de Lyon et de l’équipe de France Gérard Houllier à ce poste, est particulièrement visé par Mediapart.
Des accusations graves fondées sur des raccourcis un peu rapides mettent en cause, au premier rang desquels le sélectionneur national et le directeur technique national, les deux postes les plus importants du football français.

Mediapart fait buzzer l'actualité avec des allégations relayées
Aucune précaution langagière, ni présomption d'innocence.

"Que les instances dirigeantes d’une grande nation du football organisent une ségrégation raciale en mettant en place des quotas pour limiter le nombre de joueurs «noirs» et «arabes» dans ses équipes de jeunes est inacceptable et c’est un délit réprimé par la loi."
La rumeur peut s'envoler et le tiroir caisse s'emballer.

L'alerte générale vaut preuve
Que la ministre des Sports Chantal Jouanno ait immédiatement réagi en demandant à la Fédération française de football de « faire très
rapidement toute la lumière sur les allégations de l'article » démontre qu'il doit bien y avoir un fond de vérité...
Laurent Blanc a eu beau démentir les accusations et plusieurs responsables de centres de formation nier avoir entendu parler d’un quelconque projet de quotas raciaux, l'affaire enfle.

Cette manipulation politique s'inspire de deux débats tout à fait légitimes sur plusieurs années, au grand jour

Bi-nationaux

Formés en France, ils décident pourtant souvent de jouer pour la sélection nationale d’un autre pays que la France.
On peut difficilement reprocher à une fédération qui dépense de l’argent et des ressources à la formation de jeunes joueurs de prétendre à un retour sur investissement et à la possibilité de puiser dans son réservoir de l’équipe nationale pour mettre en place la meilleure sélection possible.

Ethiques individuelle et professionnelle
Certains soutiennent qu'ils ne soient pas nombreux les joueurs qui n'ont pas la reconnaissance du ventre et qu'il est naturel que des mercenaires choisissent de ne pas jouer pour l’équipe de France en pensant avoir plus de chances de jouer dans une sélection d’un plus petit pays où la compétition est moins sévère.
C'est le cas de l’équipe d’Algérie, qui comptait lors de la dernière Coupe du monde une écrasante majorité de joueurs nés et formés en France, mais dont la plupart n’ont pas le niveau pour postuler à une place chez les Bleus. La ville de Marseille garde le souvenir des dégâts occasionnés par les supporters algériens.
Il reste que le débat est légitime et que la couleur de peau n’a rien à y voir.

Physique contre technique
Le second débat est celui du gabarit recherché chez les jeunes joueurs de football.
Depuis vingt ans, une des caractéristiques principales de l’équipe de France est la puissance physique et athlétique de ses joueurs, développée de manière consciente et volontaire dès le plus jeune âge.

Mais les rencontre France-Espagne ont jeté le doute. Les certitudes sur cet atout physique unanimement souligné après une victoire contre les petits joueurs espagnols furent balayées cinq ans plus tard, avec deux fiascos consécutifs des Français et deux victoires indiscutables de l’Espagne en 2008 et 2010.
Les responsables du football français se demandèrent alors si des joueurs comme Xavi ou Iniesta, grands artisans des succès espagnols, auraient eu leur chance dans le système de formation français où le physique est le critère de sélection numéro un.

Il appartenait alors à François Blaquart d'approfondir la question. Il décida donc de rendre obligatoire, au programme des clubs formateurs, des séances de futsal, discipline très pratiquée chez les jeunes en Espagne et au Brésil, qui fait travailler la technique, alors que dans certains milieux qui font de l'anticolonialisme un enjeu politique permanent et soutiennent que les noirs sont fortement représentés dans la ligue de football nationale (NFL), tout simplement parce qu’ils sont bons. Peu importent les contre-performances en Espagne.

On comprend donc, hormis à Mediapart, que ce changement de stratégie dans la formation du physique vers la technique devait être expérimenté et discuté ouvertement dans les media, sans qu'il ait rien de secret ni d’inavouable.

Perversion trotskiste du débat

Des journalistes font entrer dans ce débat de fond des considérations raciales étrangères à l'encadrement du foot
, qu'il soit français ou étranger. Mais le site schizophrène Mediapart est assez malsain pour créer ce problème peu convaincant en exprimant son sentiment sur la base d'une vague impression générale tout à fait dans l'air du temps. Il écrit notamment: « Les discussions au sein de la DTN n’ont jamais évoqué aucune nationalité en particulier, mais se sont polarisées exclusivement sur les "blacks" et les "beurs", décrits parfois comme des "étrangers" alors qu’ils sont Français.» Ca manque un peu de substance...

Cette phrase est d'ailleurs aussitôt contredite dans le passage qui suit, où l’article rapporte les propos du sélectionneur national, qui n’emploie justement pas de terme décrivant la couleur des joueurs, mais bien des nationalités:
« Ainsi, Laurent Blanc a affirmé au sein de la DTN qu’il faut "limiter" le nombre des joueurs français ayant une autre nationalité qui "partent jouer dans des équipes nord-africaines ou africaines".»

Le racisme, outil social de déstabilisation politique
Le détournement de la réalité par les accusations de Mediapart sur la couleur de peau a des relents policiens malveillants. Mediapart sort cet article au moment où Marine Le Pen (FN) est présentée comme participante au second tour de la présidentielle.

Selon les sources des journalistes, Laurent Blanc aurait ainsi déclaré:
« Et qu’est-ce qu’il y a comme grands, costauds, puissants ? Des blacks. C’est comme ça. C’est un fait actuel. Dieu sait que dans les centres de formation et les écoles de football, il y en a beaucoup.» Manuel Valls (PS) les trouve d'ailleurs en nombre excessif dans sa ville d'Evry...
Georges Frêche avait fait la même observation de bon sens, mais l'évidence est actuellement jugée politiquement incorrecte. Ce fait doit être tu et sa verbalisation est condamnable en démocratie. La presse jouit non seulement du privilège de la liberté d'expression, mais, par ses procès à charge successifs, elle entend en avoir l'exclusivité. Mediapart s'est convaincu (s'il est honnête) que « l’obsession des origines est désormais institutionnalisée, théorisée et, même, promue au plus haut niveau dans le foot français ».

Partant du postulat simpliste que nous, êtres humains, naissons égaux, sans que rien ne nous différencie, ni notre structure musculaire ni notre capacité respiratoire ou notre rythme cardiaque, la composition d'une équipe idéale devient irréalisable si Mediapart impose des quotas de blacks et d'arabes. « Les joueurs blancs atteignent le succès grâce à leur hargne, leur travail et leur intelligence, tandis que les noirs gagnent uniquement grâce à leurs qualités athlétiques» (bis). En énonçant ce critère distinctif de l'intelligence, le journaliste sportif américain Buzz Bissinger entendait faire pression sur les sélectionneurs. Mediapart en est là et cette logique pousse les décideurs à faire des choix qui nuisent à la performance du sport.

Mediapart introduit la discrimination religieuse
Alors que la France sort d'un débat sur la laïcité, ce site écrit en effet au sujet du fiasco sud-africain:
« Au sein de la DTN, de nombreux institutionnels avaient alors considéré, lors de réunions officielles ou en privé, que les joueurs noirs (comme Patrice Evra) et ceux de confession musulmane (comme Franck Ribéry) pouvaient être tenus comme les premiers responsables de l’échec sud-africain ».
L'argumentation de Mediapart ne résiste pas à l'épreuve des faits
Peu lui importe que Laurent Blanc ait réintégré Franck Ribéry et Patrice Evra, un musulman et un noircontre l'avis de Chantal Jouanno, les deux meneurs désignés de la fronde.
L’article fait dire à François Blaquart: « Oui, il faut des espèces de quotas, mais il ne faut pas que cela soit dit.» Or, outre que Mediapart ne démontre pas la réalité de ces propos, si les quotas en vigueur existent véritablement, ils ne sont pas à l'avantage des Blancs et il ne vient pas à l'esprit de Mediapart de s'en offusquer.

L’enquête et l’indignation qu’elle suscite ont au moins un mérite: il sera désormais impossible d’instaurer des préférences raciales ou religieuses dans le foot français, et les joueurs de la diversité auront beaucoup à y perdre.
Fabrice Arfi, Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu, les schizophrènes de Mediapart, dénonceront alors leur stigmatisation et nous serons repartis pour un nouveau cycle de débats.

Le montage malsain d'esprits politiques pervers

L'agit-prop ne s'embarrase pas d’incertitude.
La montée de Marine Le Pen dans les sondages a inspiré un organe de presse révolutionnaire sans scrupules. L'ombre profonde du secret des sources autorise cette pseudo enquête à proférer des accusations de « lepenisation de l’encadrement du football français ».

Les procédés de Mediapart sont infects: les 'pourrisseurs' de la société française se protègent en écrivant tout et son contraire.
A partir de là, Edwy Plenel a une tendance forte à accuser ses interlocuteurs de ne rien comprendre à ses subtilités...

jeudi 18 novembre 2010

Azouz Begag veut infiltrer le Parlement avec des députés pro-algériens

« Pour voter des lois favorables à l’Algérie ! »

Le réquisitoire

  • Begag s'en prend au chef de l'Etat

    Le 30 octobre 2007, dans Ech-Chorouk, le quotidien arabophone et promoteur du racisme primaire anti-kabyle, Azouz Begag affirma que « Sarkozy a adopté le discours de l’extrême droite, s’est allié aux harki et autres mouvements sionistes, et a cautionné la loi du 23 Février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés et valorisant le colonialisme ».
  • Lien Le Matin (journalistes du PAGS, Parti de l'Avant-Garde Socialiste, issu d'une scission du quotidien Alger Républicain, marxiste)

    Et au passage stigmatise les harkis
    Puisque la gauche vertueuse ne s'indigne pas, l’association Harkis et Droits de l’Homme s’élève contre cette "brève de comptoir" teintée d’amalgame de beauf du CNRS (ou de l'EHESS, comme on voudra): les harkis seraient tous de droite, voire d’extrême droite. Pour le MRAP et la LDH, il est encore temps de s'indigner...


    Devant la presse algérienne, Begag s’est en outre flatté d’avoir été le premier Français d’origine algérienne à avoir mené les élections régionales en tant que tête de liste. Et malgré son échec, il affirme « avoir ouvert une porte pour marquer l’avenir. Elle ne se refermera plus. C’est une victoire, non pas une défaite ».

  • Begag a en effet bénéficié de l'ascenseur social

    La réussite de l'intégration ?
    En qualité de fils d'immigrés algériens (1949), né à Lyon en 1957, et devenu chargé de recherche du CNRS à l'université Paris-Sorbonne, Begag a été fait ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances (2005-2007)
    par Dominique de Villepin, mais il quitta l'UMP, afin de prendre une part active dans la campagne présidentielle de François Bayrou. Il perd encore à la fois les législatives de 2007 et les Régionales de 2010 en Rhône-Alpes. Nous développons en fin d'article.
    Avec Benoît Hamon (porte-parole du PS), ce nomade de la politique franco-algérienne partage aigreurs et refoulement à la frontière de la démocratie élective: aucun n'a reçu de mandat populaire qui légitimerait un tant soit peu sa prise de parole.

    Begag lance un appel



  • Le tee-shirt porté par l'épouse Ribéry,
    à son arrivée en Afrique du Sud
    - en jet privé à 240.000 €,
    pour soutenir l'équipe de France -
    était à l'effigie de ...l'Algérie !


    Le 31 octobre 2010, le journal El-Khabar l’ancien ministre de la République qui déclara que « la colonisation en Algérie comme toutes les colonisations, a été un viol à main armé. De la culture, de la civilisation, des richesses économiques » a invité « les Algériens à cesser de réclamer les excuses et la repentance de la France pour ses crimes ». Pour lui, « le meilleur moyen de servir les intérêts de l’Algérie
    est de former et soutenir une nouvelle génération d’hommes politiques issus de l’immigration algérienne en France, afin de les propulser à l’Assemblée nationale où ils pourront voter des lois favorables à l’Algérie».
    Lien Mediapart

    C'est le même qui lance un appel à la subversion

    « Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix.(…) Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police Nationale. Partout de manière à ce qu’on ne puisse pas revenir en arrière. »

    Bien que sociologue, son analyse de la société française est biaisée
    Begag n'a rien appris au cours de ses pérégrinations. Il occulte volontiers les rapports hommes-femmes dans les quartiers musulmans, où les filles sont contraintes à la pureté par le port du voile (ou seulement du pantalon) et aux yeux baissés, mais où les garçons satisfont leurs pulsions sexuelles auprès des 'sous-chiennes' européennes, seuls ou en bandes et parfois dans des tournantes. « À 16 ou 17 ans, j’ai cherché à entrer dans la société française – ce que je n’avais pas fait dans le bidonville, puisque c’était comme si j’avais été en Algérie – parce que j’ai commencé à chercher à draguer les filles. C’est là que je me suis heurté à cette société qui, justement, protège ses femmes contre l’invasion des étrangers. C’est toujours par la femme que la société se mélange. À l’âge de 16 ou 17 ans ont commencé les humiliations dans les discothèques où j’essayais d’aller avec les copains. Là, j’ai compris que c’était l’Afrique du Sud, l’apartheid, le handicap d’avoir une peau noire, une peau bronzée. » Begag demandera néanmoins la nationalité française en 1989, à l'âge de 32 ans.
    Outrancier, ce maître de recherche veut ignorer que si l'apartheid se traduit par une ségrégation ethnique ou raciale, elle est avant tout une politique institutionnalisée et le parallèle de ce membre du Conseil économique et social (nommé par Raffarin) est donc insultant pour son pays d'accueil.

    Loup blanc du paysage politique

    Azouz Begag a d'abord proposé au PS de figurer sur la liste pour les régionales de 1993, en Rhône-Alpes, mais sa candidature a été rejetée. En 1995, il a ensuite souhaité être tête de liste PS aux municipales dans le 1er arrondissement de Lyon, mais il s'est heurté à un refus du sénateur-maire socialiste Gérard Collomb.


    Begag annonce alors sa candidature comme « divers gauche » à la législative de 1997
    dans la 2e circonscription du Rhône, cette fois, mais la gauche locale se ferme et l'accuse d’être un « sous-marin de la droite ». Si Begag n'est "pas l'arbre qui cache la fôrêt", selon ses termes, récompensés par le Prix de l'humour politique (2006), il est sa propre victime.

    L'ouverture viendra de la droite qui le fait ministre délégué auprès du Premier ministre Dominique de Villepin, chargé de la Promotion de l'égalité des chances (2005-2007).
    Mais c'est alors qu'il déclara (nous répétons !), au gouvernement en 2005 : « Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s'ouvrir, il faut y aller aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être comme une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police nationale … Partout de manière à ce qu’on ne puisse plus revenir en arrière ». Il mettait ainsi le pied de Houria Bouteldja à l'étrier. Porte-parole des Indigènes de la république, elle lança son manifeste en 2005.
    Lien PaSiDupes

    Il ne pouvait qu'entrer en conflit ouvert avec Nicolas Sarkozy
    En octobre 2005, Azouz Begag réagit contre son emploi du terme « racaille ».
    Concernant l'élection présidentielle française, il déclara en novembre 2006 : « Je voterais Dominique de Villepin, même s'il ne se présentait pas ». Et peu après la présidentielle de 2007 et son entretien du 31 octobre 2007 au journal El-Khabar, mais à la veille de la visite du Président Sarkozy en Algérie, Mohamed Cherif Abbés, le ministre des Moudjahiddines (ceux qui livrent un combat - jihâd - au nom de leur religion), déclara que le lobby juif avait ouvert les portes de l’Elysée au président français.
    Lien Libération

    Caution espérée du PC en 1999, Begag refusa la proposition communiste d’être candidat en position non-éligible aux élections européennes. Il se présentera à la législative de 2007 sous l'étiquette MoDem, mais ni dans la 1e, ni dans la 2e, mais dans la 3e circonscription du Rhône, face à Jean-Louis Touraine (PS, élu), le papa de Marisol Touraine. Il sera encore candidat du MoDem aux élections Européennes de 2009, puis tête de liste en Rhône-Alpes aux régionales de 2010. Le quotidien El Watan (La Patrie), proche du pouvoir algérien, estimera alors que « Le Lyonnais apparaît ainsi comme le seul Franco-algérien à accéder à cette haute candidature, et le seul représentant de la "diversité" à ce niveau ».

    Aujourd'hui, Begag est passé au mouvement de Dominique de Villepin
    , République solidaire (juin 2010) qui accueille une taupe à la solde de l'étranger.