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mercredi 24 avril 2019

Les Gilets jaunes Macron-compatibles périclitent

Le micro-parti "Les Emergents" fondé par Jacline Mouraud accumule les démissions

Le parti-pris macronien de Jacline Mouraud explique la fuite de Gilets jaunes 

© DAMIEN MEYER / AFP
Fondé en janvier par cette figure du mouvement, le micro-parti "Les Emergents" enregistre les démissions de plusieurs membres du bureau, mardi, mettant notamment en cause à la fois ses orientations partisanes et "le culte de la personnalité" de la dirigeante.
Jacline Mouraud, Bretonne de 51 ans, a été à l'origine d'une vidéo virale postée sur Facebook en octobre. Elle y avait dénoncé "la traque aux automobilistes" et avait ainsi initié le mouvement de contestation sociale des Gilets jaunes. 

En janvier, elle avait fondé à Orléans "Les Emergents", parti qui souhaitait "refaire de la politique avec du coeur et de l'empathie". Elle était déjà contestée en interne, notamment pour son souhait d'être "les porte-parole d'une colère constructive" dans une tribune publiée, au lendemain d'une journée de mobilisation marquée par une flambée de violences à Paris.
Elle avait d'ailleurs appelé à une "trêve", car "il y a des avancées, une porte ouverte", selon elle, à la suite de l'allocution du président Macron au 20h00 du 10 décembre : "Maintenant, il faut sortir de cette crise. On ne peut pas passer le reste de notre vie sur des ronds-points", estima la porte-parole des "gilets jaunes libres", collectif alors jugé modéré. Et d'ajouter : "On a une économie qui s'effondre, des commerçants prêts à mettre la clé sous la porte, on ne peut pas se rendre responsables d'une multitude de dépôts de bilan." 

Or, pour d'autres mécontents, il n'est pas question de se retirer dans la mesure où "Macron n'a pas pris la mesure de ce qui se passait", comme l'affirme Pierre-Gaël Laveder, manifestant à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). "Chaque annonce a été huée et la première réaction a été : 'On se fout de notre gueule'", a-t-il témoigné après avoir regardé l'intervention avec une soixantaine d'autres Gilets jaunes. "Le fait qu'il ne revienne pas sur la suppression de l'ISF, c'est pire que tout. C'est par là qu'il a allumé la mèche et il n'éteint pas l'incendie", fustige-t-il. Le militant CFDT prévient : "Samedi, le 5e acte, ça peut être la fin de la Ve République".
Thierry, 55 ans, mécanicien vélo qui a enfilé le gilet jaune quinze jours plus tôt lâche :"C'est de l'esbroufe, des effets d'annonces, du saupoudrage, on dirait même que c'est de la provocation."  "On est remontés à bloc, on est repartis au front", promet-il alors, avant de partir "bloquer" le péage du Boulou. Moins d'une heure après l'allocution présidentielle, le péage de l'A9 était entièrement paralysé en provenance d'Espagne.
Le mouvement échappa alors à la Bretonne, l'Acte V ayant lieu, et les mobilisations de Gilets jaunes perdurèrent sans elle.

"L'attitude et les prises de positions récentes de Mme Mouraud ne semblent plus en lien avec nos visions humaines et progressistes"

Sa médiatisation lui a tourné la tête
"Elle a mis un logo avec un M en allusion à Mouraud", a aussi expliqué Stéphane Baldan, ex-conseiller presse. Cette initiale est d'ailleurs commune avec Macron qui a fait mieux en termes d'ego surdimensionné, y ajoutant celle de son prénom pour intituler son propre mouvement 'En Marche!'

Et de citer "absence de concertation, directives confuses, culte de la personnalité, manque de transparence financière et relationnelle...", peut-on lire dans un communiqué signé par les anciens secrétaire, trésorier et conseiller presse du parti. 
J. Mouraud a dit "prendre acte" de ces départs. "Je n'ai pas à prendre position. Je ne me rebelle pas contre ces événements qui font partie de la vie naturelle d'un parti", a-t-elle réagi. Elle a contesté qu'il s'agissait de quatre des six membres fondateurs du parti, comme expliqué par les démissionnaires, car selon elle le bureau fondateur n'était constitué que de trois personnes.

D'après S. Baldan, le parti compte "entre 30 et 40 adhérents". Jacline Mouraud n'a pas souhaité elle communiquer de chiffres.
"Les Emergents", qui ne présentera pas de liste aux élections européennes, compte être présent aux municipales de 2020.

lundi 7 janvier 2019

Qui est la femme qui crée le premier parti des Gilets jaunes ? Egérie ou taupe ?

Les Emergents, ce sera le nom du parti politique créé par Jacline Mouraud, "gilet jaune" de la première heure

Après la radicalisation, place à la normalisation !
La contestataire a mis de l'eau dans son vin : elle est en train de créer un parti politique baptisé "Les Emergents", a-t-elle annoncé, ce lundi matin. 
Résultat de recherche d'images pour "Jacline Mouraud Macron"
Elle a aussitôt beaucoup plu à BFMTV

Des "personnes compétentes, avocats ou anciens parlementaires, l'aident à rédiger les statuts", a-t-elle précisé. Pas vraiment des gens d'en bas, ceux qu'on voit aux ronds-points...

Ses chevaux de bataille sont notamment "une grande réforme de la fiscalité", sujet sur lequel elle souhaite des états généraux, et "remettre le social sur la table".

Jacline Mouraud ne sera pas forcément la présidente de ce parti, dont le fond de sauce sera fait de "Gilets jaunes libres". "Je ne revendique aucun titre; j'essaie de créer le parti, c'est pas mal. Ensuite, comme dans n'importe quel parti, il y aura des votes. Que ça soit moi ou pas, je m'en fous, ce n'est pas ça qui est important. C'est de le faire exister, c'est de rassembler les personnes contre la violence et pour le respect de nos institutions", a développé la Bretonne de Bohal (près de Ploërmel). 

Celle-ci est contestée au sein du mouvement par la frange la plus dure. 


Elle avait dénoncé la flambée des prix des carburants, notamment le diesel, et "la traque aux conducteurs" : "Mais qu’est ce que vous foutez de tout ce pognon, à part changer la vaisselle de l’Elysée ou faire construire des piscines" ; elle devint immédiatement célèbre (6 millions de vues en deux semaines).


Or, dès les premières annonces du chef de l'Etat le 10 décembre, elle avait demandé "une trêve" sur LCI. "Il y a des avancées, une porte ouverte. Maintenant, il faut sortir de cette crise. On ne peut pas passer le reste de notre vie sur des ronds-points", avait lancé la porte-parole des "gilets jaunes libres", qui avait été reçue par le Premier ministre. Etonnez-vous donc que Le Figaro la qualifie de "madone" cette accordéoniste et hypnothérapeute de 51 ans.

Le 15 décembre, Jacline Mouraud avait appelé à la trève et à "transformer le mouvement" pour "discuter, dialoguer, négocier" avec le gouvernement. Elle coche tous les critères pour adhérer à la CFDT... Il "faut maintenant s'asseoir à la table des négociations. Tout est ouvert puisqu'on arrive à avoir des rendez-vous avec toutes les personnalités politiques qu'on veut".

Image associée
Depuis, Jacline Mouraud s'est dite "tellement décriée" qu'elle devait agir "dans l'ombre". "Je continue à œuvrer sans pouvoir le dire puisque sur Facebook tout a été hacké, mais je continue à travailler, je fais exactement comme je veux", expliqua-t-elle. Un mois plus tard, il faut croire que la Bretonne a des soutiens de poids là où il faut, au sommet de l'Etat.

Qui est cette Jacline Mouraud ?

Les grands media l'ont immédiatement propulsée sur le devant de la scène :
elle était la râleuse idéale parce qu'elle est plan-plan. Son "coup de gueule" initial ne pouvait laisser entrevoir ce que deviendrait la grogne populaire contre la hausse des prix des carburants à seule fin, non pas de financer la transition écologique, mais, autant que possible, le budget général. 

Représentante des gilets jaunes, dit-elle, mais qui, de son propre aveu, Bécassine qui accepte de bloquer les journalistes quand Macron vient chez elle, à Rennes... Soit c'est de la bêtise, soit c'est de la connivence.

Son double-jeu est clair
Pour sortir de l'anonymat, elle avait déclaré : "Emmanuel Macron vient de signer la suite du mouvement. Il va se durcir, bien entendu […] Il nous entend de loin. On a l’impression que l’écho n’arrive jamais jusqu’à lui. Le résultat, c’est que le mouvement va se durcir, c’est obligatoire." (CNews, mardi 27 novembre 2018). Qu'est-ce qui, maintenant, la fait mollir ?

Or, en 2007 et 2012, Jacline Mouraud aurai voté pour Nicolas Sarkozy ; à la primaire de 2016 aussi. " Parce que c’est le seul qui a des couilles", croit-elle savoir (JDD, 23 décembre 2018). 
Maintenant la quinquagénaire aurait un petit faible pour Emmanuel Macron… "Je l’ai trouvé touchant", a-t-elle lâché : c’était lors de la dernière intervention du Président à la télévision. Brigitte l'a à l'oeil...

dimanche 4 novembre 2018

Carburants, radars, péages, limitation de vitesse... Une automobiliste en colère interpelle Macron

La vidéo de cette automobiliste approuvée par les réseaux sociaux, au grand dam de la presse soumise

Jacline Mouraud a exprimé son ras-le-bol dans une vidéo devenue virale


Le "coup de gueule" de cette Morbihannaise excédée par le prix du carburant ou encore la multiplication des radars, a déjà été vu plus de 5 millions de fois. En deux semaines, l'argumentaire de Jacline Mouraud, automobiliste de Ploërmel, Morbihan, a été plébiscité par plus de 5 millions de fois sur Facebook. 

"J'ai deux petits mots à dire à monsieur Macron et son gouvernement. Quand est-ce que va se terminer la traque aux conducteurs que vous avez mise en place depuis que vous êtes là ? On atteint des sommets (...) On en a plein les bottes, c'est clair ?", lance cette Bretonne exaspérée.

L'augmentation du prix des carburants, la multiplication des radars, la limitation de vitesse à 80 km/h, les futurs péages à l'entrée des grandes villes, l'instauration des cartes grises pour les vélos, autant de sujets qui suscitent la colère de cette automobiliste, comme tant d'autres membres de la France silencieuse. Mais, face à l'autisme de l'ex-banquier locataire de l'Elysée et de l'ex-UMP de Matignon et aux justifications d'Emmanuel Wargon, nouvelle et prometteuse secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, depuis lquinze jours, le 16 octobre 2018. Ils s'apprêtent à bloquer des points névralgique du réseau automobile nationale, le 17 novembre prochain. 

"J’ai mis le feu aux poudres, mais la mèche était allumée depuis bien longtemps. Je crois que si le message passe, c’est peut-être parce que j’ai les cheveux gris et que je suis une femme", confie-t-elle dans un sourire à nos confrères de Ouest France.

"Qu'est-ce que vous faites du pognon ? A part changer la vaisselle de l'Elysée" 
(Jacline Mouraud à Emmanuel Macron)

VOIR et ENTENDRE le coup de gueule juste de cette "réfractaire" :

Dans sa vidéo, celle qui effectue 25.000 kilomètres sur les routes chaque année demande au président de la République : "Qu'est-ce que vous faites du pognon ? A part changer la vaisselle de l'Elysée ou vous faire construire des piscines". Jacline Mouraud conclut son message en s'adressant encore une fois au chef de l'État : "Où va la France, Monsieur Macron ? Certainement pas là où vous aviez dit que vous l'emmèneriez".

Dans plusieurs de ses publications postées sur le réseau social, Jacline Mouraud encourage tous ceux qui la suivent à participer à la mobilisation du 17 novembre prochain, où de nombreux blocages sont prévus dans toute la France pour manifester contre la hausse des prix des carburants.
Les "bonnets rouges" du "monde nouveau" sont dans la rue...