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mercredi 1 avril 2020

Coronavirus : Facebook et Twitter suppriment des messages favorables à la chloroquine

Le pouvoir peut-il honnêtement se plaindre des réseaux sociaux ?

Twitter et Facebook restent-ils des espaces de liberté?
Facebook a supprimé ma page (Toutes les solutions)
Depuis le début de la pandémie de Covid-19 et dans le cadre de la lutte mondiale menée contre le coronavirus, les plateformes de réseaux sociaux ont durci leurs règles contre ce qu'ils jugent être des messages trompeurs ou dangereux
Ainsi, certains commentaires des propos insultants et/ou méprisants du docteur Laurent Alexandre sont rejetés, sans explication, tandis que cet urologue partisan de Macron peut continuer à invectiver et ostraciser quiconque ne marche pas au même pas que l'exécutif.

Tous ces messages ont été supprimés de Facebook, Instagram et Twitter, sur décision souveraine des équipes de modérations de ces plates-formes. 
Entre Macron et les géants du numérique, une relation qui s'est tendueDepuis mi-mars, Facebook, Mark Zuckerberg, PDG (ci-dessus avec Macron), comme Twitter, Jack Dorsay, président, en plus d’afficher des informations officielles de l’OMS et d’autorités sanitaires pour lutter contre la pandémie, ont en effet décidé de renforcer leurs règles de modération sur les sujets liés au Covid-19. Leurs critères ne sont pas connus, mais les messages critiques de la gestion gouvernementale subissent des coupes et sont menacés de fermeture autoritaire. 
Appel aux avocats pour soutenir les dépôts de plaintes contre les atteintes à la liberté d'expression, les abus de position dominante et les demandes fantaisistes ou partisanes de blocages.
Avec ça, "le respect de votre vie privée est notre priorité"...
Twitter anuncia que ya no aceptará publicidad política
Macron et Mark Dorsay qui , en octobre 2019, disait refuser  la publicité politique: a-t-il accepté la censure?
Le 26 mars, un communiqué de Facebook précisait ainsi que les messages présentant de "fausses affirmations à propos de remèdes ou traitements" contre le coronavirus ou "les affirmations selon lesquelles la distanciation sociale n’aide pas à lutter contre la propagation du coronavirus" seraient supprimés. 
Le 27 mars, à son tour, Twitter communiquait sur des principes similaires de fonctionnement de sa modération pendant la pandémie.

Bloquer et débloquer un utilisateur sur Twitter - Comment Ça Marche
Pour faire respecter ces règles, Facebook comme Twitter ont donc pris la décision rarissime de supprimer les messages de chefs de gouvernement. Ces plates-formes considèrent habituellement que le caractère informatif des messages émanant d’un président ou d’un chef de gouvernement nécessite de les laisser en ligne, ce qui a conduit plusieurs fois Twitter à ne pas modérer des publications dérangeantes de Donald TrumpA la différence de celles diffusées par le sénateur Bernie Sanders, qui, en août 2016, lança 'Our Revolution', une organisation située à l'aile gauche du Parti Démocrate visant à impliquer la population dans un changement politique radical.

L’hydroxychloroquine en question

Dans ce contexte, ces derniers jours, Facebook et Twitter ont également supprimé des messages préconisant des traitements à base d'hydroxychloroquine, mais jugés trompeurs. Cette molécule utilisée dans des essais cliniques à Marseille par le professeur Didier Raoult, en combinaison avec un antibiotique, fait l’objet d’une très vive lutte d'ego et rivalités commerciales, en dépit des résultats positifs quand le protocole est mis en oeuvre au début de la maladie : les mandarins et la presse dépendante des annonceurs pharmaceutiques font courir la rumeur que les premiers résultats publiés par le virologue Didier Raoult ne permettraient pas d’affirmer que ce traitement est véritablement efficace. "Qu'il ferme sa gueule !", éructe le libertaire pédophile Cohn-Bendit , tandis que l'urologue macronien Laurent Alexandre bave sur les travaux du professeur en les traitant de "pourris"...

Le 27 mars, Twitter a supprimé un message de Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York et figure du Parti républicain, qui affirmait, à tort, selon Le Monde, que "l’hydroxychloroquine a un taux de 100 % de réussite pour soigner le coronavirus" : en réalité, même les essais à la méthodologie contestée du professeur Raoult n’affichent pas un résultat de 100 %, affirme cette presse affamée de recettes publicitaire. Le patron de l'IHU de Marseille qui a consacré sa vie à la recherche sur les virus affirme pourtant qu'après 1.291 patients de traitements bien conduits, au 30 mars, il ne déplore qu'un seul décès, un homme de 84 ans, qui n'était pas un candidat idéal au traitement... 

Facebook a également supprimé une vidéo de Jair Bolsonaro - qui a succédé à un centriste, lui-même successeur de plusieurs présidents d'extrême gauche (Dilma Rousseff, après Lula, tous deux poursuivis pour corruption) - parce que le président brésilien y affirmait que l’hydroxychloroquine est un traitement efficace, "ce qui n’est pas scientifiquement prouvé', estime la presse.

"Sont interdits sur nos plates-formes tous contenus ou fausses informations qui représentent un réel risque de préjudice physique", a expliqué Facebook au Monde. Des cas de toxicité cardiaque liés à des prises en automédication de Plaquenil (nom commercial de l’hydroxychloroquine) ont été signalés en France, notamment en région Nouvelle-Aquitaine, où des patients ont dû être admis en réanimation. Le professeur Raoult a dû rappeler qu'il ne préconise pas la vente libre et que le traitement doit être administré en milieu hospitalier, toute la profession reconnaissant "en même temps" que toute prise de médicament est potentiellement dangereuse d'un sujet à l'autre.

Règles "globales"

Twitter tente de justifier le rejet (modération !) du message de M. Giuliani, comme d’autres, parce qu’il était jugé - par des modérateurs anonymes - en violation de ses règles prohibant les Tweets "pouvant aller à l’encontre des informations de santé publique communiquées par les sources officielles et qui pourraient entraîner un plus grand risque aux personnes de contracter le Covid-19", ce dernier point dépassant les limites supérieures de la subjectivité malveillante et suspecte. Et d'ajouter, cerise sur le gâteau : Ces règles sont applicables au niveau global"... La transparence a  fait d'un coup plusieurs bonds en arrière.

Ces règles de modération "globales" se justifient mal aux Etats-Unis, où l’intérêt pour l’hydroxychloroquine est globalement moins fort qu’en France, puisque la pandémie ne les a atteints qu'après la Chine et ensuite l'Europe. Les données de recherche de Google montrent que deux très importants pics d’intérêt pour cet anti-paludéen ont eu lieu les 19 et 24 mars, dates auxquelles Donald Trump avait respectivement approuvé l’utilisation de ce médicament, puis l’avait qualifié de "don du ciel". La foi ne sauvera pas les adorateurs de la Science.



L
a FDA, a autorisé le 30 mars l’usage de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine

"Des rapports non confirmés suggèrent que ce médicament peut présenter un intérêt dans le traitement des patients hospitalisés," admet le régulateur américain du médicament.
Il indique également que "la dangerosité de ces médicaments n’a été étudiée que [dans son usage habituel d’anti-paludéen] et non pour les patients touchés par le Covid-19", une évidence puisqu'il ne tue que depuis fin décembre 2019.
Bilan des pays les plus touchés par l'épidémie de coronavirus ce mercredi 1er avril 2020On estime à plus de 34 000 le nombre de décès dans le Monde à cause du Covid-19. Les Etats-Unis dépassent la barre des 4.000 morts avec 865 décès en 24 heures, l'Espagne la barre des 9.000 décès et l'Iran celle des 3.000 morts. Le Royaume-Uni dépasse les 500 morts journalier tandis qu'il est en baisse en Italie à 727 ce jour.
En France, on décompte ce soir 24.639 personnes hospitalisées pour cas de Covid-19 en France, soit .882 de plus qu'hier. L'Outre-Mer compte 167 hospitalisations, 36 patients en réanimations, 85 retours à domicile et 11 décès.
6.017 patients sont ce mercredi soir dans un état grave nécessitant une réanimation.

lundi 9 mars 2020

Des manifestantes dénoncent la violence de l'intervention policière lors d'une marche féministe 

"C'était totalement disproportionné," selon des activistes féministes de la marche du 7 mars à Paris 

Les réseaux sociaux ont relayé des scènes que les organes de presse passaient sous silence

A quoi sert-il de s'abonner aux sites de la presse institutionnelle, si elle occulte  la vérité ?

Les réseaux sociaux ont relayé des images de charges des forces de l'ordre et de résistantes traînées dans le métro, samedi 7 mars, à l'issue d'une manifestation féministe qui, s'était "déroulée dans le calme", de l'aveu même de la préfecture de police.
A la veille du dimanche 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, les images de violences physiques de policiers sur des femmes revendiquant d'être traitées comme les hommes sont finalement parvenues à recentrer Marlène Schiappa, en campagne municipale, sur ses fonctions gouvernementales pour l'égalité femmes d'abord et hommes.

Les réseaux sociaux ont alerté la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes et Marlène Schiappa s'est vue contrainte de réagir contre son camp. "Toutes les femmes doivent pouvoir manifester pacifiquement pour faire respecter leurs droits !", a-t-elle fait tweeter - froidement et en langue de bois - dimanche, avant de souligner que le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a demandé "un rapport (!) sur ce qui s'est passé en marge de la marche féministe" à Paris, samedi.
La journaliste FranceTélévisions (FranceinfoPlus) tweete:
La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, n'a pas manqué elle aussi de se déclarer "choquée" par ces images.

"En marge" ? 
Ces mots de Marlène Schiappa s'opposent aux témoignages recueillis par franceinfo, qui font plutôt état d'un déploiement "disproportionné" de forces de police à l'arrivée de la manifestation. Déclarée et autorisée, la marche était partie dans une ambiance "joyeuse" de la place des Fêtes, dans le 19e arrondissement. "Il y avait de la musique, des femmes avec des tambours, dans une ambiance très joyeuse, avec des jeunes et des gens qui ne vont pas forcément beaucoup en manifestation", témoigne Marceline Samion, étudiante de 18 ans en première année de Sciences Po. On sait toutefois que l'ambiance résolument 'bon enfant' des manifestations de l'extrême gauche est une stratégie systématique de manipulation de l'opinion : offrir au public et aux caméras, d'activistes déterminés, l'image de gentils manifestants.
"On jouait des tambours dans un groupe de musique; ça dansait autour; on mettait de l'ambiance et ça marchait bien", lui fait écho Marie, qui appartient au groupe militant Guarichas cosmikas, "collectif politique de batucada [percussions brésiliennes] lesbo-trans-féministe".

"Nasse à Répu !”
En arrivant vers 22h30-22h45 aux abords de la place de la République, Marceline Samion repère le dispositif policier. "Une manifestante remonte la rue du cortège, où je me trouve, pour crier : 'nasse à Répu !'Les manifestantes étaient immobilisées, bloquées par la police place de la République.  Je monte sur une poubelle pour filmer la scène."

Elle se sent alors enfermée, oppressée. "Les policiers forment un barrage, un premier mur, explique-t-elle. Une rue perpendiculaire permettant de quitter la manifestation en tournant à gauche est bloquée par un mur de CRS avec des boucliers. Des fourgons arrivent pour nous encercler. C'était totalement disproportionné. Ils commencent à bloquer une petite rue à droite. On aura juste le temps de sortir par là avant, mais ça nous oblige à repartir en arrière, vers la gare de l'Est."

"Police, violeurs, assassins !"

Vers 23 heures, la journaliste Hélène Molinari [pigiste orientée sur la "fluidité du genre"], qui a participé à la manifestation avant de la quitter, se rend place de la République. "On arrive rue du Faubourg-du-Temple. Je vois des cordons de police, des policiers partout, les flics qui chargent, et des arrestations en cours, avec trois femmes arrêtées sur une rue parallèle à République", raconte-t-elle.
Au moment où je passe, un policier assez jeune se retourne et il me dit : 'Mademoiselle, elle est à qui, la rue ?' Je suis partie, choquée [juste susceptible]. Ils savaient qu'on ne pouvait pas répondre [parano?].

De son côté, Marie (collectif politique de batucada lesbo-trans-féministe) constate "l'ambiance de plus en plus électrique" lorsque le cortège se rapproche de la place de la République. "On a vu les flics commencer à balancer des lacrymos et on est rentrées [entrées] dans un bar pour se protéger. Les filles étaient encerclées à l'intérieur place de la République, c'étaient que des meufs. On les entendait chanter "dans le calme" : "police, violeurs, assassins !" De quoi énerver ? Le journaliste Brut, Rémy Buisine, a filmé cette séquence :


De nombreuses images montrent ensuite l'évacuation musclée d'activistes par la police dans le métro, dont celle-ci, signée @HZ_Press, et tweetée par 
David Dufresne, journaliste "indépendant" mais engagé (Libération, ITélé, Médiapart...) et auteur de livres (“Tarnac, Magasin général” ou “Maintien de l'ordre : Enquête”)  

Il a commencé à recenser les violences policières en 2018 et "utilise Twitter pour les dénoncer":



La manif est arrivée trop "tard", selon la préfecture de police.
Interrogée, la préfecture de police dit avoir procédé à neuf interpellations (une pour "jet de projectile", les autres pour "outrage et rébellion" ou encore "participation à un groupement en vue de commettre des dégradations et des violences"). 
"Sept personnes ont été placées en garde à vue et deux font l'objet d'une convocation en justice", précise le communiqué de la préfecture, qui reconnaît, par ailleurs, que cette manifestation, déclarée, de plusieurs milliers de personnes, s'est pour l'essentiel "déroulée dans le calme". "Mais les manifestantes sont arrivées très tard place de la République par rapport à l'heure prévue et ont refusé de se disperser", argue la préfecture.

Selon des témoignages anonymes, le dispositif de nasse rendait cependant difficile cette dispersion. Encore choquée du nombre de fourgons de police et d'unités de motos utilisé pour une manifestation pacifique, la féministe "forte, fière, radicale et en colère", "Marceline Samion assure qu'elle fait la révolution des femmes dans le calme parce qu'elle chante : "La seule violence était verbale: elle a consisté à crier 'toutes les femmes détestent la police', reprise genrée  de "Tout le monde déteste la police", slogan du défilé du 1er Mai 2019 à Paris où l'hostilité des Gilets Jaunes envers les forces de l'ordre fut affichée en musique dans le défilé parisien, comme dans les rangs du 'black bloc'... "Cela ne justifie pas de traîner des femmes par terre," selon M. Samion.

"Ça n'a pas de sens de montrer tant de violence face à des femmes qui réclament leurs droits," estime encore la jeune femme douce, comme de traiter les policiers de "violeurs"...

 

samedi 4 mai 2019

1er Mai: record d'exactions policières, sous couverture gouvernementale

Jet de pavé, gifles et matraque dans le pantalon: trois enquêtes de l’IGPN sur les abus de pouvoir policiers du 1er-Mai

L’" "incident" (sic nouvelobs) a eu lieu lors d’un face à face entre des policiers et des manifestants
Parti-pris politique du journal Le Figaro


Les investigations devront déterminer l’identité des policiers impliqués et les conditions de leurs gestes. Encore faudra-t-il qu'elles soient menées à leur terme et que des sanctions exemplaires soient prononcées, car les nombreuses précédentes enquêtes "diligentées" restent sans suite... Une fois saisie, l’inspection générale de la Police nationale, qui dépend du ministère de l'Intérieur, peut-elle incriminer son patron ?
bien que cette direction ait pour mission de "traquer et dénoncer" les dérives de la Police nationale, l'IGPN ne met que rarement en cause les comportements illégaux des policiers, souligne Amnesty International. Cette administration serait en effet victime de fortes pressions de l'autorité supérieure (ministère de l'Intérieur), qui ferait tout pour que les "bavures" policières soient couvertes, comme le sont les fautes de la presse qui, elle aussi, couvre solidairement ses journalistes coupables de désinformation et d'un usage abusif du "secret des sources".
"Qu’est-ce que t'as, toi ?" 
Image d\'une vidéo montrant un policier giflant un homme à Paris lors des manifestations du 1er-Mai 2019.

Les réseaux sociaux divulguent ce que la presse institutionnelle dissimule.

Bien que la presse dirigée par des partisans du président, aussi bien que par des hommes d'affaires, prétende expliquer aux "gens" plutôt que de restituer l'actualité dans toute sa vérité, l'information est de moins en moins filtrée : les journalistes sont en effet débordés par les internautes et les media indépendants.
C'est ainsi que sont diffusées les images que la presse subventionnée confisque: 
"L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquêtevendredi 3 mai, raconte France-Info, pour la forme, à propos de la diffusion de cette vidéo montrant un membre des forces de l’ordre en train de gifler"violemment"  un manifestant (sic, ce que ne confirment pas les images qui montrent plutôt un geste à caractère d'humiliation), devant un commerce du boulevard du Montparnasse où son groupe est contraint de trouver refuge lors du défilé du 1er-Mai à Paris.

Ces images d'humiliation ont été largement relayées sur les réseaux sociaux. 
"Capturées sur le boulevard Montparnasse, elles montrent le face-à-face de la police avec les manifestants en marge du rassemblement du 1er-Mai," écrit L'Obs, alors qu'il s'agit en fait d'une action d'isolement d'un groupe pacifique contraint de passer sous le rideau métallique du magasin. Alors qu’il repousse un autre manifestant, "avec virulence", selon Justine Chevalier pour BFMTV, le premier interpelle le policier : "Qu’est-ce que tu as, toi ?" lui rétorque le CRS irrespectueux, avant de lui "asséner" deux gifles. Les "gifles assénées" n'ont pas la violence indiquée: elles sont néanmoins mortifiantes.
gifle
Les images montrent, non pas une extraction de manifestants
hors d'un magasin, mais leur rétention à l'intérieur
Lors qu’une femme âgée tente de s’échapper de la nasse constituée par le magasin, les échanges se tendent et deviennent plus violents. 
L'auteur de la vidéo est alors chassé sans ménagements : "Vos collègues donnent des patates sur des manifestants, les gars", s’exclame-t-elle, septuagénaire indignée qui n'a pas non plus la sagesse recommandée par Macron à celle de Nice, bousculée par une charge de police et hospitalisée dans le coma. "Ce sont des casseurs; ils n’ont pas le droit d'être là", lance un policier, alors que le groupe semble constitué d’une quinzaine de manifestants, dont cette personne âgée.

Les inspecteurs de   l’IGPN saisis par le préfet de police de Paris Didier Lallement devront déterminer qui est le policier filmé et les conditions de son geste. Aucune plainte n’a encore été déposée.
Interrogé par BFMTV, l’avocat Maître Vincent Olivier rappelle que les policiers "doivent employer la violence si cela est nécessaire et de manière proportionnée". "Là, il n’y a aucune justification, son geste ne s’inscrit pas dans une démarche légitime de maintien de l’ordre." 
Selon l'avocat, la gifle donnée par le policier (mari violent, par ailleurs?) est caractéristique de violences volontaires avec une circonstance aggravante, le fait que ce soit une personne dépositaire de l'autorité publique. Un délit punit de cinq ans de prison. Le rôle de la presse d'investigation sera d'assurer le suivi de cette annonce d'une enquête...interne !

Un pavé jeté par un CRS

Sur la vidéo de l’agence Line Press, un CRS en train de jeter un pavé vers des manifestants.
Montage ? Avec les "infox" (fake news), ils ont bon dos
La "police des polices" a également été saisie vendredi, à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant un policier jetant un pavé vers une foule de manifestants. La scène se déroule mercredi lors d’échauffourées entre forces de l’ordre et militants de l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire agissant en black bloc pendant le défilé parisien. 

La vidéo n'est encore pas filmée par un organe de presse subventionnée.
Elle montre en effet plusieurs CRS armés de boucliers et de lanceurs de balles de défense (LBD, autrement nommés "flash balls", condamnés par le Conseil de l'Europe - et non pas par le Parlement européen, comme indiqué par de grands professionnels prétentieux comme Libération ou Le Monde - et l'ONU) faire face à un attroupement, tandis qu’à leurs pieds des pavés ont été descellés par des activistes de l'ultra-gauche en black bloc, avant l’arrivée des forces de l’ordre, comme l’a raconté le journaliste au "Parisien".

La vidéo montre ensuite un CRS jeter un pavé en direction des manifestants. Les images ne permettent pas de savoir à quel moment le policier ramasse le pavé : ce qui changerait tout au caractère agressif du geste de haine policière ! Sur son compte Twitter, l’agence Line Press écrit :
"Il apparaît aujourd’hui au dérushage des images que le policier ne lance pas un pavé/morceau de granit qu’il a reçu quelques instants plus tôt mais se sert dans une réserve de projectiles préparée par le bloc quelques instants auparavant."
Le geste n'est pas, en lui-même, seul condamnable !
Contacté par Le Parisien, propriété du Groupe Les Echos-Le Parisien, lui-même propriété de LVMH et lui-même propriété de la famille Arnault, laquelle a successivement soutenu Sarkozy (UMP), Hollande (PS) et Macron (LREM), le Service d’information et de communication de la police nationale (Sicop) précisait jeudi que l’IGPN n’avait pas été saisie, faute de plainte. "On n’est pas sûr que le projectile ait atteint quelqu’un", expliquait-on. Jeter des pavés sur une foule n'est criminel que s'il blesse quelqu'un...

"Sur les images, on voit clairement que nos collègues sont accrochés, qu’ils doivent tenir un point", racontait jeudi à Franceinfo Grégory Joron, secrétaire national du syndicat  FO de policiers (Unité SGP Police), partie prenante.

L'agence Line Press fait de la rétention d'information. Au public, elle ne livre qu'un extrait de sa vidéo.
Au service public de franceinfo, elle a en revanche accepté de fournir  la séquence qui précède. Sur celle-ci, on peut remarquer que les forces de l'ordre se replient alors - bien qu'armées de LBD 40 - en sorte d'atteindre un tas de pavés. Il y en a une vingtaine environ, posés au pied d'un arbre.

Ont-ils été regroupés ici par des manifestants, en amont ? Les policiers les ont-ils déposés après des fouilles ? Le journaliste Laurent Bortolussi (Line Press) livre son sentiment personnel, se disant "persuadé" que "le CRS en question s'est servi dans le tas de projectiles qu'il avait sous ses pieds pour ensuite viser les manifestants." Néanmoins, aucune des images diffusées par Radio France ne montrent un policier en train de ramasser un projectile, analyse France Info. Tout comme il est impossible de voir où ce dernier a atterri, sur qui ou sur quoi." 

Deux coupures dans le montage diffusé créent une incertitude que la totalité de la vidéo devrait pouvoir faire tomber, s'ils n'on pas malencontreusement disparu...
France Info en viendrait ainsi à faire douter des images montrant clairement un policier jetant un pavé dans la foule.


"Si le groupe manquait de moyens, les pavés peuvent être un recours. Ça peut être de la légitime défense."
L’usage de l’armement du maintien de l’ordre et les procédures de sa mise en œuvre sont régis par plusieurs textes à caractère officiel, rappelle Franceinfo. Selon l’article 431-3 du Code pénal, "la force déployée doit être proportionnée au trouble à l’ordre public et doit prendre fin lorsque celui-ci a cessé".

Or, le groupe de policiers ne manquait pas de moyens.

Chris, le policier auteur du blog
"Police de caractère", ne cautionne pas la thèse syndicale. "En tout état de cause, il ne semble pas y avoir de nécessité à utiliser des pavés lorsque les policiers sont équipés de moyens de défense prévus à cet effet. Comme c'est le cas ici, explique-t-il à franceinfo. En agissant de la sorte, on aurait tendance à se mettre au niveau des casseurs, ce qui n'est pas souhaitable."

La matraque dans le pantalon d'un homme à terre, est-ce déontologique ?


D'autant que les policiers font écran pour masquer la scène...

L'acte criminel a été surpris avant le départ du cortège du 1er Mai, alors que le cortège était bloqué devant le restaurant La Rotonde à Montparnasse par les forces de l'ordre, au risque d'exciter l'impatience des manifestants et d'exacerber leur colère, un phénomène bien connu de provocation des forces de l'ordre à des débordements.  

Solidarité professionnelle mal placée...

lundi 22 avril 2019

'Fake news' de CNews escamotée par ses confrères solidaires, mais irrespectueux de leurs lecteurs

Les "fact checkers" pris en défaut par les internautes

Quand les pros font de la rétention d'information, les gueux font le job...
Macron et Benalla au Touquet en 2019 ? 
Le service de presse de l'Elysée a-t-il abusé CNews ?
CNews semble avoir recyclé d’anciennes images
La chaîne CNews aurait diffusé des images de bain de foule de Macron avec Benalla en arrière-plan dans son reportage du 21 avril montrant le président en week-end pascal de détente au Touquet, dès le 20 avril, avec les petits enfants de son épouse. CNews n'assume pas sa vidéo 2019 : elle n’est plus disponible sur son compte YouTube, mais des captures d’écran et fragments de la vidéo circulent en nombre sur Internet.

CNews, l'une des chaînes de télévision de Vincent Bolloré, a poussé le bouchon si loin qu'elle a attiré l’attention des internautes : si "illettrés" qu'ils soient, ces "gueux" ont décelé une supercherie dans les clichés complaisants illustrant le "bain de foule" que s’offre le président, loin de Paris, de Blanquefort ou des ronds-points occupés par les Gilets jaunes, car elles montrent l’ancien conseiller de la présidence, Alexandre Benalla au côté de Macron....
"Même en tenue de sport et en vacances, il se prête au jeu de photos. Emmanuel Macron est arrivé samedi soir au Touquet où il a rejoint son épouse dans leur maison familiale pour le week-end pasсal. Après avoir suivi depuis l'Elysée la 23e journée de mobilisation des Gilets jaunes, le Président de la République s'offre un peu de repos — l'occasion pour certains habitants de le croiser", raconte la voix off du reportage.

​Les internautes n'ont pas manqué de repérer la tromperie.
Ils pointent aussitôt le reportage de CNews partagé sur Facebook et Twitter, et montrent qu’il s’agit d'une 'fake news' montrant des images filmées fin mars 2018, lorsque Macron s’était aussi rendu au Touquet pour Pâques. Le "dernier passage" du dirigeant au Touquet remonte au week-end de Pâques de l'année dernière, précise la voix off, attribuant les vieux clichés au retour "historique"  au Touquet en 2019 d'un président rajeuni d'un an...

CNews pourrait nous raconter des salades en guise d'explication s'il lui avait suffi de faire disparaître de son compte YouTube ce reportage frauduleux, mais on peut toujours trouver des captures d’écran de cette vidéo sur Internet - le logo de la chaîne attestant son origine -  , tout comme la vidéo initiale de 2018.

CNews n'a pas hésité à recycler d’anciennes images

La chaîne CNews se prend les pieds dans le tapis de la désinformation.
"Même en tenue de sport et en vacances, il se prête au jeu de photos, racontent les journalistes béats. Emmanuel Macron est arrivé samedi soir au Touquet où il a rejoint son épouse dans leur maison familiale pour le week-end pasсal. [...] Le Président de la République s'offre un peu de repos, insiste la chaîne pleine de compassion — l'occasion pour certains habitants de le croiser", se félicite la voix off du reportage.
On comprend que les réseaux sociaux soient honnis de la presse institutionnelle.
Comment un bac +5 sorti d'une école de journaliste peut-il, même stagiaire, croire que ses carabistouilles vont passer inaperçues  auprès des "gens", ceux à qui il prétend expliquer la vie politique ?

Non seulement aucune sanction n'atteindra les coupables - probablement abusés (comme a pu l'être cette tête de linotte de Nathalie Loiseau qui - au temps de son innocence - a pu se présenter sur une liste d'extrême droite " à l'insu de son plein gré") :

La déontologie de la profession est elle aussi une 'fake news'

Les coupables de CNews peuvent compter sur un accueil à bras ouverts de BFMTV...

Le jeune prétentieux est la risée de tous
(hormis LREM et Christophe Barbier !)

Les media jupitériens couvrant cette mascarade font-ils de l'information ?
Le bain de foule "surprise" d’Emmanuel Macron dans la ville balnéaire pour les riches suscite les moqueries :

– Françoise Degois (journaliste RTL, venue de France Inter) : "Ca montre qu’il peut sortir sans qu’il y ait des gens qui lui crachent dessus."

– Julien Sanchez (RN): "C’est vachement sympa de la part des militants En Marche ont sacrifié leur week-end de Pâques pour aller le soutenir."

– Florian Philippot (Les Patriotes): "En Marche est capable de mobiliser des militants pour dire au président Macron qu’il est formidable, ce qui a dû lui faire bien plaisir."

– Ian Brossat (PCF) : "Je comprends qu’une partie de la bourgeoisie de ce pays accueille favorablement Emmanuel Macron, je ne suis pas persuadé qu’il aurait eu le même accueil dans un quartier populaire."
Paris Match ne tardera pas à lui prouver le contraire par a+b ! Christophe Barbier a bien trouvé des excuses au passage de Nathalie Loiseau, la tête de liste LREM aux Européennes, par l'extrême droite...

L'Elysée s'abaisse, mais la presse sort-elle grandie de son caniveau ?