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samedi 7 septembre 2019

Wargon, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, flashée à 150 au lieu de 110 km/h

La collaboratrice d'Elisabeth Borne  néglige son empreinte carbone: 
responsable et respectueux?

En plein pic de pollution, son excès de vitesse passe mal

Les limitations de vitesse en France
Fixée à 130,
la vitesse sur l'autoroute était limitée à 110 km/h, suite à un pic de pollution, pour réduire les émissions ce CO2 et de particules fines, ce qui n'a pas empêché Emmanuelle Wargon, de rouler à quelque 150 km/h en février dernier sur l'autoroute A1, appelée "autoroute du Nord" ou "autoroute Paris-Lille". Mais la secrétaire d'Etat à la Transition écologique - ex-conseillère technique auprès de Bernard Kouchner, ministre délégué à la Santé en 2001 - , n'a que faire de la réglementation faite pour les chiens et "les gens qui ne sont rien": cynique et méprisant ! La secrétaire d'Etat rentrait d'un déplacement à Cambrai, dans le Nord, par l'A1, alors limitée à 110 km/h par la préfecture.

Quand les Français ont un rendez-vous urgent, ils partent plus tôt...
Limitation de vitesse lors d’un pic de pollution de l’air à Lille, en décembre 2016.
Les chauffeurs de ministres ne lisent pas les avertissements lumineux 
Emmanuelle Wargon a une bonne excuse ou deux : elle n'était pas elle-même au volant et c'est pour respecter son agenda que le chauffeur a dépassé la limite autorisée. Le cabinet de la sous-ministre justifie ce dépassement : "Il y a avait un pic de pollution et nous n'étions pas au courant [au ministère de l'Ecologie, cette ex-directrice de la communication et des affaires publiques" chez Danone  - dont le slogan (mensonger ?) est 'Danone, One Planet, One Health' - n'était pas au courant !]. C'est une erreur de notre part [...] Ils ont dû rouler vite car ils étaient pris dans l'urgence de l'agenda, mais ce n'est de toute façon pas une excuse [...] elle redoublerait de vigilance pour que cela ne se reproduise plus".

Excès de vitesse, amende et tarifFille de Lionel Stoléru, secrétaire d'Etat chargé des travailleurs manuels et immigrés (1978-1981), sous la présidence Giscard d'Estaing, le cabinet de l'auxiliaire de Macron - qui est allé la chercher chez Danone - a certifié que l'amende dont Emmanuelle Wargon a écopée sera réglée dans les plus brefs délais.  
Sur les frais généraux du ministère de la transition écologique et... solidaire? Une double peine pour le contribuable, clairement plus  "solidaire" que la sous-fifre au ministère du même nom...
L'entourage de l'adjointe à E. Borne ne mentionne aucun retrait de points (4) et ne précise pas le montant de l'amende (AF : 135€ - AMin : 90€ - AMaj : 375€ - AMax : 750€)... 
Les Français doivent-ils s'ouvrir une cagnotte en ligne ?

dimanche 21 juillet 2019

Transparence et déontologie, selon Edouard Philippe et ses prédécesseurs

© Fotolia.com
Les ministres et secrétaires d’Etat sont nommés par le président de la République sur proposition du Premier ministre. A leur entrée dans le gouvernement, durant leurs fonctions puis à leur sortie, ils sont soumis à certaines obligations en matière de transparence et de déontologie.
En outre, ils ont interdiction de cumuler leur activité gouvernementale avec certaines autres fonctions.
Lorsqu’ils cessent de faire partie du gouvernement, les ministres et secrétaires d’État peuvent percevoir une indemnité pendant trois mois maximum.

Les règles en matière de transparence et de déontologie

Ces règles ont été renforcées par la loi ordinaire du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, adoptée dans l’urgence à la suite de l’affaire "Cahuzac", et par la loi ordinaire du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique.
[Il faudrait également citer la Charte de déontologie des membres du gouvernement, 17 mai 2012, déjà suggérée par JY Le Drian]

A l’entrée dans le gouvernement

Dans les deux mois suivant leur nomination, les ministres et secrétaires d’État doivent adresser à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) une déclaration de patrimoine concernant la totalité de leurs biens propres ainsi que, le cas échéant, ceux de la communauté ou les biens indivis. La déclaration porte notamment sur les immeubles, les assurances-vie, les comptes bancaires détenus.
Dans le même délai, les ministres et secrétaires d’État doivent transmettre à la HATVP et au Premier ministre une déclaration d’intérêts. Celle-ci doit mentionner les intérêts détenus à la date de leur nomination et dans les cinq années précédentes. Elle fait notamment apparaître, les activités professionnelles ou de consultant passées et présentes du déclarant, ses différentes participations aux organes dirigeants d’organismes publics ou privés, la profession de son conjoint, partenaire pacsé ou concubin.
La HATVP, qui a remplacé en janvier 2014 la Commission pour la transparence financière de la vie politique créée en 1988, est chargée de vérifier ces déclarations. Elle peut enjoindre un membre du gouvernement qui aurait omis de les déposer de le faire sous un mois, ainsi que de compléter ses déclarations ou de fournir des explications.
Pour assurer sa mission, la HATVP transmet à l’administration fiscale les déclarations de patrimoine afin obtenir tous les éléments pour en contrôler l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité (par exemple avis d’impôt sur le revenu, avis d’impôt sur la fortune immobilière). Elle saisit le parquet de toute déclaration de patrimoine irrégulière (cas en mars 2014 des déclarations de Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie).
La HATVP publie sur son site internet les déclarations de patrimoine et d’intérêts des membres du gouvernement, assorties de ses éventuelles appréciations. Cette publicité est une innovation majeure de la loi du 11 octobre 2013, même si dès juin 2012 et avril 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait ordonné la publication des déclarations d’intérêts et de patrimoine des ministres sur le portail internet du gouvernement.
Lors de leur entrée au gouvernement, les ministres et secrétaires d’État doivent également confier à un tiers la gestion de leurs instruments financiers.
Ils font en outre systématiquement l’objet, dès leur nomination, d’une procédure de vérification fiscale. Cette procédure, supervisée par la HATVP et conduite par l’administration fiscale, permet de vérifier que les membres du gouvernement sont à jour du paiement de leurs impôts. Si tel n’est pas le cas, le président de la République et le Premier ministre en sont immédiatement informés (depuis la loi Sapin II du 9 décembre 2016) et le membre du gouvernement fautif contraint à la démission (comme le secrétaire d’État au commerce extérieur Thomas Thévenoud en septembre 2014). Jusqu’à la loi de 2013, cette vérification était mise en œuvre, de manière officieuse, à la demande du ministre du budget.
De plus, la vérification de la situation des membres du gouvernement peut avoir lieu avant même leur nomination. Cette pratique, initiée lors de la composition du gouvernement d’Édouard Philippe en mai 2017, est désormais prévue par la loi ordinaire du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique. En vertu de ce texte, le président de la République peut, préalablement à la nomination du Premier ministre, des ministres et secrétaires d’État, demander :
  • à la HATVP des informations sur leur situation au regard des conflits d’intérêts et sur le respect de leurs obligations déclaratives en matière de patrimoine et d’intérêts et d’activités ;
  • une attestation sur leur situation fiscale ;
  • le bulletin n°2 de leur casier judiciaire.
Le Premier ministre reçoit également ces informations (sauf si elles le concernent).

Pendant leurs fonctions

En cas de modification importante de leur patrimoine durant l’exercice de leurs fonctions, les ministres et secrétaires d’État doivent le déclarer à la HATVP. Il en est de même en cas de modification substantielle de leurs intérêts. Dans ce dernier cas, le Premier ministre doit également recevoir une déclaration.
Par ailleurs, les membres du gouvernement doivent exercer leurs fonctions avec dignité, probité et intégrité et veiller à prévenir ou à faire cesser immédiatement tout conflit d’intérêts. La loi de 2013 définit pour la première fois la notion de conflits d’intérêts. Il s’agit de "toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction".
Dans une telle situation, le ministre doit prévenir le Premier ministre afin que ce dernier exerce ses attributions pour régler les dossiers en interférence. La même règle s’applique au secrétaire d’État (ou ministre délégué) qui doit alerter le Premier ministre et son ministre de rattachement afin que ce dernier le remplace pour traiter les affaires en cause.
Depuis mai 2017, trois ministres et un secrétaire d’État du gouvernement d’Édouard Philippe ont fait l’objet de décrets de "déport". C’est le cas notamment d’Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, qui a été déchargée de la tutelle de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, ou de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, qui a été déchargé des questions relatives à la "Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme" et à la marque de cosmétiques Ushuaïa. [L’une des cinq membres du gouvernement Philippe concernés par un décret restreignant ses compétences est Emmanuelle Wargon, fille de Lionel Stoleru (ancien secrétaire d'Etat de Giscard d'Estaing, puis de Mitterrand), secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, à la suite de Sébastien Lecornu, en plus de Françoise Nyssen, en conflit d'intérêts patent entre la patronne d'Actes Sud et la ministre de la Culture.]
 Ces décrets de déport figurent sur le "registre de prévention des conflits d’intérêts", accessible sur le portail internet du gouvernement.
Ce registre mentionne également les cas dans lesquels un membre du gouvernement a estimé ne pas pouvoir participer à une délibération en conseil des ministres en raison d’une situation de conflit d’intérêts relative à la question débattue. La création de ce registre date de la loi précitée du 15 septembre 2017.

A la sortie du gouvernement

Dans les deux mois suivant la cessation de leurs fonctions, les ministres et secrétaires d’État doivent transmettre une nouvelle déclaration de patrimoine ainsi qu’une nouvelle déclaration d’intérêts à la HATVP.
La déclaration de patrimoine terminale doit récapituler l’ensemble des revenus perçus par le ministre ou secrétaire d’État (et le cas échéant par la communauté) depuis son entrée au gouvernement. L’objectif est de lutter contre la corruption en vérifiant que la personne ne s’est pas illégalement enrichie lorsqu’elle était au gouvernement. En cas de variation inexpliquée de la situation patrimoniale, la HATVP transmet le dossier au parquet.
Par ailleurs, les membres du gouvernement sortants peuvent se voir interdire ou autoriser sous réserve par la HATVP, pendant un délai de trois ans après la fin de leurs fonctions, une activité libérale ou une activité rémunérée au sein d’une entreprise ou d’un établissement public industriel et commercial. Si les ex-ministres violent l’interdiction ou les réserves édictées afin de prévenir un conflit d’intérêts, la HATVP publie un rapport spécial et le transmet au parquet.

Les règles en matière d‘incompatibilité et de cumul avec d’autres fonctions

Les fonctions ministérielles sont incompatibles avec diverses autres fonctions, qu’elles soient publiques ou privées, électives ou non. Ces incompatibilités, qui sont pour l’essentiel prévues à l’article 23 de la Constitution du 4 octobre 1958, visent à garantir la disponibilité et l’indépendance des ministres.

Incompatibilité avec un mandat parlementaire

Un membre du gouvernement ne peut pas exercer en même temps un mandatparlementaire. Cette incompatibilité date de la Ve République.
Les députés et les sénateurs qui acceptent une nomination au gouvernement sont remplacés par leurs suppléants. Ce remplacement est, depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, temporaire : il prend fin un mois après la fin des fonctions ministérielles. L’ex-ministre retrouve automatiquement son siège de parlementaire. Il n’a plus à attendre, comme auparavant, la fin du mandat de son suppléant ou sa démission et l’organisation d’une élection partielle pour retrouver son siège.

Incompatibilités professionnelles (avec un emploi public, une activité privée ou une fonction de représentation professionnelle)

Le fonctionnaire, qui devient ministre ou secrétaire d’État, ne peut pas continuer à exercer son emploi public. Lorsqu’il entre au gouvernement, il est placé d’office en disponibilité. Dans cette position, il ne peut pas obtenir d’avancements de carrière, ni acquérir de droits à pension. Cette règle, instituée par la loi organique du 11 octobre 2013, est applicable depuis le 1er octobre 2014. Elle a mis fin au régime plus avantageux du détachement pour les fonctionnaires nommés au gouvernement.
L’exercice d’une activité professionnelle privée, y compris libérale, est également interdit aux membres du gouvernement. L’incompatibilité peut concerner toute activité, même annexe à la profession de la personne appelée au gouvernement (par exemple une activité publicitaire, comme ce fut le cas pour le secrétaire d’État aux sports Bernard Laporte en 2007).
Il est également impossible de cumuler des fonctions gouvernementales avec une fonction de représentation professionnelle à caractère national. Cette interdiction vise la direction nationale des syndicats patronaux ou de salariés et des organismes professionnels ou interprofessionnels (publics, semi-publics ou privés).

Les autres incompatibilités

Les fonctions de membre du gouvernement sont également incompatibles avec celles de :
  • président de la République (coutume constitutionnelle) ;
  • député européen (article 6 de la décision du Conseil des Communautés du 20 septembre 1976) ;
  • membre du Conseil constitutionnel (article 57 de la Constitution) ;
  • membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel ;
  • membre du Conseil économique, social et environnemental ;
  • Défenseur des droits ou adjoints au Défenseur.

La question du cumul avec un mandat local

Aujourd’hui, aucun texte n’interdit à un ministre ou à un secrétaire d’État de détenir des mandats locaux. Toutefois, les présidents de la République Jacques Chirac en 2002 et François Hollande en 2012 ont appliqué à leurs gouvernements la doctrine instituée en 1997 par Lionel Jospin. Lors de sa nomination comme Premier ministre, celui-ci avait imposé à ses ministres de renoncer à la direction d’un exécutif local. En mai 2012, après l’élection de François Hollande, la "doctrine Jospin" a été formalisée dans une "charte de déontologie des membres du Gouvernement". A son tour en mai 2017, Emmanuel Macron a demandé aux ministres nouvellement nommés de démissionner des exécutifs locaux qu’ils dirigeaient.
Un projet de loi constitutionnelle relatif aux incompatibilités applicables à l’exercice de fonctions gouvernementales et à la composition du Conseil constitutionnel, présenté le 13 mars 2013, prévoyait d’inscrire dans la Constitution l’interdiction du cumul des fonctions de ministre avec un mandat d’exécutif local. Toutefois, ce projet de loi a été abandonné faute pour le Sénat de l’avoir examiné.
Le projet de loi constitutionnelle, présenté le 9 mai 2018 en Conseil des ministres dans le cadre de la réforme des institutions, reprend cette interdiction. Son article 1er dispose que "Les fonctions de membre du Gouvernement sont également incompatibles… avec l’exercice d’une fonction exécutive ou de présidence d’assemblée délibérante au sein des collectivités…, de leurs groupements et de certaines personnes morales qui en dépendent".
En novembre 2012, la Commission "Jospin" de rénovation et de déontologie de la vie publique, allait plus loin. Elle préconisait d’interdire le cumul d’une fonction ministérielle avec l’exercice de tout mandat local, exécutif ou non.

L’indemnité de cessation de fonction des membres du gouvernement

Après avoir cessé leurs fonctions, les ministres et secrétaires d’État perçoivent une indemnité équivalente au traitement qu’ils recevaient au gouvernement. Le versement de cette indemnité leur est assuré pendant trois mois (contre six mois avant la loi organique du 11 octobre 2013), sauf s’ils reprennent une activité rémunérée avant.
Les ministres et secrétaires d’État qui ont oublié de déclarer tout ou partie de leur patrimoine ou de leurs intérêts sont privés de leur indemnité (depuis la loi organique du 11 octobre 2013).
Concernant les avantages matériels (logement, voiture de fonction, etc.) des ex-ministres et secrétaires d’État, la loi ne prévoit rien.
Dans un souci de complète transparence et au nom de la séparation des pouvoirs, à l’instar du député René Dosière qui souhaitait en mars 2016 un débat parlementaire sur les avantages des anciens présidents de la République, certains ont réclamé une loi sur le statut des membres et anciens membres du gouvernement.


vendredi 8 mars 2019

Cacophonie dans la majorité sur le référendum jumelé aux Européennes

Le référendum citoyen divise la macronie

L'idée d'un référendum le jour des européennes reste "sur la table", selon Emmanuelle Wargon

Résultat de recherche d'images pour "referendum et europeennes LR"L'idée d'organiser un référendum le jour des élections européennes le 26 mai restE "sur la table", a affirmé la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Emmanuelle Wargon, bien que le sujet ne relève pas de ses fonctions.

Le sujet a été évoqué au cours de discussions sur l'atterrissage politique du grand débat et les européennes, a précisé la ministre, confirmé avoir participé à un dîner à l'Elysée mercredi soir
"Il y a eu un dîner à l'Elysée, et je n'en dirai pas plus sur ce dîner", a répondu E. Wargon sur Europe 1, eu égard à la crise sociale qui sévit en France depuis quatre mois... On y dîne en effet décidément beaucoup "autour" de Macron, et aux frais de Marianne, en présence, selon le Figaro, du premier ministre Edouard Philippe, de membres de son gouvernement, du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, de responsables de LREM et du MoDem, ce qui représente pas mal de couverts : on nous dira qu'il leur a été servi une feuille de salade ? 
"Je confirme qu'on ne préempte aucune décision maintenant, que toutes les idées sont sur la table (formule pour une fois appropriée, alors qu'elle circule de bouche en bouche, le plus souvent à mauvais escient), y compris un référendum, y compris un référendum le jour des européennes", a répondu la fille Stoléru, l'une des deux ministres détournés de leurs fonctions gouvernementales, l'une, de la transition écologique et solidaire, l'autre, des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, et chargés du grand débat au "développement plus durable que prévu, sans rien de vraiment écologique.

"Toutes les idées sont bien sur la table, le président veut se donner du temps avant de décider et tous ces débats organisés localement (...), c'est aussi le moment où il affine ses convictions", a-t-elle expliqué.

Evoquée début février, l'hypothèse d'un référendum le 26 mai, jour des élections européennes, avait déclenché un tir de barrage de la part des oppositions, mais aussi d'une bonne partie de la majorité, dont Richard Ferrand qui invitait à ne pas "polluer" le scrutin européen.

"Est-ce qu'il faut le connecter ou non aux européennes? Tout dépend des questions qui seront posées aux Français", a expliqué vendredi la députée Aurore Bergé, porte-parole de LREM, sur France 2. Mais elle a ajouté: "D'un point de vue personnel, on ne parle jamais assez d'Europe et j'aimerais que, pour ces élections européennes, on parle déjà et avant tout d'Europe". 

Même réserve de la députée LREM de Paris, ex-socialiste, Olivia Grégoire sur LCI: "Je pense qu'effectivement il peut être intéressant de décorréler les deux", mais "si c'est la décision de l'exécutif, je m'y plierai"... La soumission est-elle corrélée au genre féminin ?

L'hypothèse de l'organisation d'un référendum associé aux élections européennes révèle une majorité hétéroclite

Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, a assuré en privé qu'il n'y aura pas de référendum le 26 mai prochain, en même temps que les élections européennes, rapporte RTL vendredi 8 mars.
La majorité se divise sur le scénario d'un référendum simultanément aux élections européennes, envisagé pour donner une expression concrète aux idées issues du grand débat. Début février déjàRichard Ferrand invitait à ne pas "polluer" le scrutin européen.

Actuellement à la corde avec Agnès Buzyn pour être tête de liste LREM aux Européennes, la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, ne veut pas que les sujets européens soient éclipsés. "Le président de la République n'exclut rien mais n'a pas pris sa décision", a d'abord nuancé Loiseau, réagissant aux informations du JDD dans le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, avant d'estimer que le débat sur la tenue ou non d'un référendum est "prématuré". Tout comme le député LREM Aurélien Taché, ex-socialiste, qui s’est dit "un petit peu sceptique sur la date" du référendum.

"Il n'y a aucun tabou, aucun interdit pour le chef de l'État, mais il faut évidemment attendre la fin du débat avant d'envisager quoi que ce soit", souligne le ministre Sébastien Lecornu, coanimateur du grand débat national, dans Ouest France.

Au MoDem, François Bayrou y est également opposé, mais son collègue Marc Fesneau ne l'est pas: le ministre des Relations avec le Parlement a estimé qu'un référendum pour sortir de la crise des Gilets jaunes pouvait être "combiné" au scrutin européen du 26 mai et devrait être couplé à un débat parlementaire.
Pour l’eurodéputé Jean Arthuis, soutien de Macron depuis le début, n’est pas non plus convaincu par ce référendum greffé.

Mais Macron a pour habitude de déjouer les pronostics pour se grandir dans le rôle d'arbitre. On peut même soupçonner que son entourage met en place les conditions de cet arbitrage. Ainsi, plusieurs figures de la majorité, dont le patron du parti La République en marche (LREM), Stanislas Guérini, ou le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, se sont déclarées contre l'organisation d'un référendum le jour même des élections européennes. Le septuagénaire faisait part de ses doutes dès février sur France Inter : "l'enjeu européen est suffisamment fort pour en faire un enjeu européen. Le référendum c'est autre chose, c'est un enjeu national. Je ne pense pas qu'il faille mélanger les deux (...) ce n'est pas souhaitable", avait-il expliqué.
Or, selon les informations du Journal du dimanche (JDD), c'est pourtant la décision que préparerait Emmanuel Macron à l'issue du grand débat national.

D'ailleurs, la secrétaire d'Etat à la transition écologique, Emmanuelle Wargon, n'a-t-elle pas assuré vendredi sur Europe 1 que l'hypothèse du référendum le 26 mai reste "sur la table" ? Et force est de constater que dossier n'avance pas: organiser un référendum le même jour que les élections européennes, le 26 mai, est '"une question secondaire" et la décision "n'est absolument pas prise", a déclaré lundi Gilles Le Gendre, le chef de file des députés LREM, en sortant d'un entretien avec Emmanuel Macron à l'Élysée.

L'hypothèse avait aussi déclenché un tir de barrage de la part des oppositions. 
L'ex- député En marche Matthieu Orphelin a estimé, sur Twitter, que la tenue d'un référendum le jour des européennes ne semble "pas du tout opportun[e]".
"Il faut de la clarté et ne pas tout mélanger", a-t-il insisté. 

L'élu EELV rejoint Pascal Durand, l'ex-secrétaire d'Europe Ecologie-Les Verts qui s'est récemment rapproché d'Emmanuel Macron :
Un référendum le même jour que les européennes, c’est le rêve de celles et ceux qui veulent renationaliser les élections européennes en un scrutin pro ou anti @EmmanuelMacron. En France, on parle d’Europe une fois tous les 5 ans, cela est suffisamment rare pour être respecté !
Si la majorité est divisée sur le sujet, jusqu'au sein même du gouvernement, l'opposition est quant à elle unanime.

Wauquiez souligne les risques d'un couplage.
Le patron des Républicains Laurent Wauquiez a lui jugé sur Europe 1 qu'Emmanuel Macron prend "un grand risque" s'il décide d'organiser un référendum limité aux seules questions institutionnelles et portant sur des sujets "très coupés des préoccupations et des priorités des Français".

Le Pen critique un référendum "bidon".  Sur BFMTV, la patronne du Rassemblement national a vu dimanche une "manoeuvre" d'Emmanuel Macron pour "détourner l'attention" des européennes dans l'hypothèse d'un référendum organisé le même jour : "Tout cela est complément bidon. Il va recycler sa réforme constitutionnelle."

Manon Aubry, la tête de liste LFI aux européennes estime pareillement que "c'est une tentative d'entourloupe de la part du gouvernement". Et Mélenchon veut faire des européennes un "référendum anti-Macron".

La raison profonde des atermoiements de la majorité n'est-elle pas en effet la crainte d'une claque le 26 mai ?

vendredi 22 février 2019

Secrétaire d'État à la Transition écologique de Macron, flashée à 150 km/h en pic de pollution

Bonne fille, Emmanuelle Wargon "va régler l'amende" ! 

"Il y a avait un pic de pollution et nous n'étions pas au courant," raconte la sous-ministre de l'Ecologie

Résultat de recherche d'images pour "pic de pollution"
La fille de... qui pollue au ministère de la Transition écologique
"C'est une erreur de notre part", explique la ministre. 
C'est même une faute, dans sa position de membre du gouvernement... Lors des pics de pollution atmosphérique, la préfecture peut prendre des mesures de restrictions de vitesse sur les routes.

Prise en flagrant délit d'excès de vitesse, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, a été enregistrée jeudi à 40 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée lors d'un pic de pollution, selon Ouest-France.

De retour à Paris après un déplacement dans le cadre de l'opération arrêt du gaz B à Cambrai (Nord), la voiture de la secrétaire d'Etat, conduite par son chauffeur, a été flashée à 150 km/h sur l'autoroute A1, alors que la vitesse était limitée à 110 km/h en raison d'un pic de pollution.

La ministre va régler l'amende dès qu'elle la recevra", a déclaré le cabinet de la ministre

Résultat de recherche d'images pour "wargon exces de vitesse"Pourvu qu'elle la reçoive !
Mais cela va-t-il mieux en le disant ? Wargon assume tellement son infraction au code de la route et à la réglementation préfectorale dépendante du ministère de l'Intérieur, que Wargon pense qu'il suffit, pour racheter sa faute, d'endosser l'excès de vitesse du chauffeur au volant et de promettre de payer. 
On veut juste voir le chèque et avoir la preuve qu'il a été encaissé...

Le ministère de la Transition écologique assume cette surconsommation de carburant et la surproduction de CO2 qui en découle, menaces sur la couche d'ozone. Reconnaissant une "erreur", son cabinet promet jeudi 21 février qu'elle "va régler l'amende dès qu'elle la recevra". "Ils ont dû rouler vite car ils étaient pris dans l'urgence de l'agenda mais ce n'est de toute façon pas une excuse", a commenté son cabinet, assurant qu'il "redoublera de vigilance pour que cela ne se reproduise plus". Montebourg avait viré son chauffeur en excès de vitesse,  Alexandre Benalla, qui avait voulu échapper à un contrôle de police en prenant la fuite...

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Née Stoleru, Wargon est la fille de Lionel Stoléru (1937-2016), secrétaire d'Etat chargé des travailleurs manuels et immigrés, dans le gouvernement Barre, sous la présidence Giscard d'Estaing (1974-1981), puis de nouveau sous la seconde présidence de François Mitterrand, comme secrétaire d'Etat chargé du Plan (1988-1991) auprès de Rocard, premier ministre.
Selon de nombreux journaux, l'ex-activité de Wargon comme "lobbyiste en chef" en matière environnementale pour le groupe Danone (cf. Franck Riboud) a amené cette écologiste pas très bio à défendre l'huile de palme ou les OGM. Sa nomination  à ce poste interpelle toujours - et plus que jamais - sur sa légitimité au gouvernement, après que Nicolas Hulot a dénoncé la pression des lobbies, lors de sa démission d'août 2018.
Résultat de recherche d'images pour "wargon emmanuelle"
De plus, la 
série de va-et-vient entre hautes fonctions publique-privé-publique est à nouveau dénoncée comme un retour au "rétro-pantouflage", comme celui antérieur de sa consœur au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, franco-américaine qui, elle, a précédemment travaillé pour Veolia
(dont le PDG, Antoine Frérot, fit polémique en se faisant le défenseur de l'apprentissage, tout en avouant que ses enfants étaient trop "brillants" pour suivre ce cursus) , et se trouve ainsi en situation de conflit d'intérêts pour avoir été salariée d'un grand groupe de traitement des déchets.
Que va-t-elle pouvoir répondre aux participants « grand débat national" ?
Résultat de recherche d'images pour "lecornu wargon"
Avec Sébastien Lecornu, déjà éclaboussé dans l'affaire Benalla, Wargon anime cet entre-soi d'élus et de citoyens triés sur le volet, pour gagner du temps et sortir de la crise sociale portée par les Gilets jaunes.

jeudi 24 janvier 2019

Grand débat : failles et défaillances des équipes numériques de l'Elysée

Nouvelle négligence au sommet de l'Etat: les prétentieux sont des bras cassées 

Les équipes numériques de l'Elysée n'ont pas déposé les noms voisins du "grand débat national"

Neumann est désormais justifié à raconter que
Macron a entendu la colère du peuple contre la sur-taxe-carburant
Elles ne maîtrisent pas le b.a.-ba et ont ainsi ouvert la porte à plusieurs sites parodiques, rapporte le Canard enchaîné, mercredi 23 janvier. Lancé le 15 janvier dernier pour tenter d'enrayer la crise sociale portée par les Gilets jaunes, le grand débat est un vrai succès, s'est félicité mercredi 23 janvier Edouard Philippe. "Les Français dialoguent; ils disent ce qu'ils veulent", ce qui, sans cette opération, est déjà le cas sur les réseaux... "Ils sont en train de s'approprier le débat", a affirmé le Premier ministre lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

Emmanuelle Wargon, co-animatrice du grand débat national, avait salué auparavant l'intérêt des Français "à travers les mille réunions locales déjà référencées sur le site granddebat.fr". "Ils nous le montrent dans les 130.000 contributions en ligne que nous avons reçues en une seule journée", mardi, jour de l'ouverture de la possibilité de contribuer sur le site, a-t-elle ajouté, comme si chacune d'entre elles lui était favorable. Cet amalgame augure mal de la synthèse des contributions en fin de consultation...

Mais, sur les 130.000 contributions sur le site granddebat.fr, combien de citoyens ont été involontairement redirigés sur d'autres sites similaires ? Le Canard enchaîné révèle en effet ce 23 janvier que les équipes numériques de l'Elysée ont négligé de protéger le site internet, ainsi que tous les contenus, notamment les noms voisins, en les déposant, ce qui a entraîné la création de nombreux sites parodiques. Plusieurs internautes ont acheté des noms de domaines à l'orthographe proche de celle du site officiel.
Résultat de recherche d'images pour "mahjoubi grand debat"C'est ce que savent faire les géants du web américain : les vrais pro ont pour habitude d’acheter plusieurs noms de domaines similaires ou mal orthographiés (comme googl.com pour Google, ou amazone.fr pour Amazon), une technique qu’auraient bien fait d’appliquer les équipes en charge du lancement du site. Le genre de pauvres types qui négligent de sortir couverts...

Cette technique s’appelle du typosquatting, ou typosquattage. grandebatnational.fr, quant à lui, invite à appeler directement l’Élysée pour faire part de ses réclamations (et c’est le vrai numéro, ce qui risque de surcharger le standard téléphonique de l’Elysée au cours des prochains jours).

Une erreur déjà relevée par Le Figaro le 15 janvier dernier. 
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Ainsi, sur le site "grandebat.fr", on peut lire une lettre parodique, abusivement attribuée au méprisant Macron. "L'heure est venue de donner la parole à ceux qui ne sont rien, ces gaulois réfractaires qui nous coûtent un pognon de dingue. Je brûle d'impatience de lire avec toute l'attention qui leur est due vos analyses macro-économiques affûtées et disruptives", est-il écrit. "Pour finir, je vous en conjure, promettez-moi que, dorénavant, les émeutes, c'est fini. Vos mères méritent mieux que ça", conclut l'auteur de ces lignes, qui signe "votre dévoué Jupiter". 

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Le site "grandebatnational.fr" propose de participer au "grand ébat national", peut-être avec Marlène Schiappa, star présumée du hard. Il suffit d'appeler directement le Château au numéro indiqué, le vrai, ce qui ne risque pas de surcharger le standard téléphonique de l’Elysée... 

Enfin, les internautes qui veulent se rendre sur le site "granddébat.fr", avec l'accent, tombent sur la vidéo Youtube d'un maire La France insoumise qui dénonce la "mascarade" du débat animé par Emmanuel Macron à Souillac.