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lundi 29 avril 2013

Merkel, salie par une nouvelle bavure des baveux du PS

Cambadélis reproche au  fuiteur de s'être fait fait prendre

Le responsable de la fuite du texte contre Angela Merkel sera suspendu du PS a déclaré lundi sur LCI Jean-Christophe Cambadélis, le secrétaire national du PS aux Questions européennes. 
La volaille s'ébouriffe les plumes

Le texte du PS qui fait scandale qualifiait Angela Merkel de "chancelière de l’austérité " et le  l’accusait d’ " intransigeance égoïste".

" Ce brouillon ne devait pas se retrouver dans la presse", tempête le candidat battu de Martine Aubry au poste de Premier secrétaire. "Si nous retrouvons celui qui a fourni ce texte à la presse, je demanderai qu’il soit suspendu du PS ", a-t-il promis. 


L'hostilité du parti des insultes vise d'autant plus violemment la politique d’austérité en Europe que la chancelière est candidate à sa propre succession.
 

Le secrétaire national du PS aux Questions européennes, Jean-Christophe Cambadélis, cherche à se dédouaner, assurant que ce texte n’est qu’une "brouillon". Ce député socialiste de Paris dit même ouvrir une sorte de chasse aux sorcières pour retrouver la taupe qui a procuré le texte en question au Monde. Ainsi, l'ancien trotskiste a-t-il assuré lundi sur LCI qu’il demandera la suspension de celui ou celle qui a fait fuiter les injures du texte initial de son parti contre Angela Merkel et sa politique: "Si nous retrouvons celui qui a fourni ce texte à la presse, je demanderai qu'il soit suspendu du PS." 
Les auteurs de l'affront seront en revanche épargnés! Cambadélis, qui a présidé à la rédaction de ce texte, a insisté sur un texte à caractère de "brouillon écrit à plusieurs mains" où "étaient reprises toute une série de formules énoncées dans le PS depuis plusieurs semaines ".

Des éléphants du parti présidentiel tentent de relativiser les insultes

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius est monté au créneau lundi pour appeler son parti  au calme. "Le débat oui, le pugilat non, il est anormal de mettre en cause tel ou tel dirigeant, le déficit français c’est la France (...) Il n’y a aucune raison d’opposer de manière frontale un pays à un autre ", a-t-il fait valoir sur la radio Europe 1. "En même temps, a ajouté le diplomate, il y a des sujets de débats, il est normal qu’on débatte de la rapidité avec lequel on va revenir à l’équilibre (budgétaire), du fait que les pays qui en ont un peu sous la pédale comme l’Allemagne doivent pouvoir renforcer leur croissance".

L’Elysée reste coi


Dans un entretien publié lundi sur le site internet du quotidien  Le Monde, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, estime que l’idée d’une confrontation avec l’Allemagne est " contre-productive". Quant à la première adjointe de Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo, elle a exprimé lundi son désaccord  avec les partisans de la confrontation avec l’Allemagne. " Je pense qu’il ne faut pas stigmatiser, une personne un pays", a-t-elle finement estimé sur BFMTV et RMC. " Je pense qu’Angela Merkel est dans un modèle, une idée selon laquelle, traumatisée par ce qui s’était passé en 29, l’inflation serait le mal absolu. Je pense qu’elle se trompe quant aux mesures qu’il faut prendre pour relancer l’Europe", a toutefois jugé la candidate PS à la marie de Paris, mais sans justifier son point de vue.

Mais elle n’est pas venue ce week-end et peut attendre longtemps. L’Elysée s’est contenté de laisser le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, réagir samedi, de manière désinvolte, par des tweets, lâchant  un commentaire en langue de bois, selon lequel l’amitié franco-allemande est " indispensable pour redonner un nouvel élan au projet européen et trouver les voies du retour de la croissance". Des propos répétés lundi  dans un entretien à  La Dépêche du Midi, au même niveau de conviction : "La relation entre les deux pays est solide et, chacun le sait, essentielle pour permettre à l’Europe de surmonter la crise. C’est justement grâce à ce dialogue intense et respectueux que nous donnerons un nouvel élan au projet européen et que nous trouverons le chemin de la croissance. Nous sommes les piliers de l’Europe et cette responsabilité nous oblige", assure-t-il.
Rien de nature à calmer la polémique de part et d'autre du Rhin. 
Le PS reste divisé. D'un côté, Manuel Valls, Michel Sapin et Vincent Peillon se disent ouvertement opposés à une ligne dure face à Berlin, de l'autre, les radicaux comme Benoît Hamon continuent de vouloir " en finir avec les politiques d’austérité ". 

Quant au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, il souffle le chaud et le froid: il a regretté dimanche le manque de "sang-froid" de certains ministres et évoque désormais  une " tempête dans une verre d’eau ", après avoir appelé à une "confrontation" avec la politique de la chancelière allemande Angela Merkel.

L'Elysée révèle au passage la haute idée qu'il se fait des Français


Un conseiller élyséen, cité par le Figaro de ce 29 avril, assure en effet que les Français n’en ont cure de cette polémique :

"Je ne crois pas que ces questions entrent dans le radar des Français.
Je ne pense pas que cela ait passé la barrière neuronale du Français."
Ainsi sommes-nous mûrs pour le "mur des cons" !


vendredi 18 janvier 2013

Voeux à la presse: Hollande se souhaite une bonne année !

Séquence "autosatisfaction" du ravi de l'Élysée 

La traditionnelle cérémonie des voeux de l'irresponsable à la presse a effaré Anna Cabana (pourtant journaliste d'abord à Marianne, et actuellement cumulard au Point, à France Inter et à BFMTV : les jeunes journalistes la remercient):

Hier matin [16 janvier], François Hollande a présenté ses voeux à la presse, et il était très content de lui... 

Dans ce "contexte exceptionnel", comme il le dit, François Hollande n'a pas cherché à cacher son autosatisfaction. Pendant son discours, il a fait un long point sur l'opération Serval. "Cette décision que j'ai prise vendredi dernier", a-t-il dit, en insistant sur le "je". Il s'est revendiqué "ferme", il a prononcé ce mot, au cas où quelqu'un aurait eu un doute [depuis que "gauche molle" est arrivée au pouvoir]. Il a affirmé qu'il voulait - je le cite - "faire comprendre aux Français que le pays est dirigé". Cette phrase résume à elle seule sa stratégie de communication depuis cette rentrée. Depuis qu'il a changé la couleur de ses costumes [et visiblement noirçi la teinture de ses rares cheveux]. Pendant toute la campagne présidentielle et jusqu'à il y a peu, Hollande ne portait que des costumes et des cravates bleu télé. Désormais, le costume est noir et la cravate est bleu nuit. Ne croyez pas que c'est accessoire. Si ça l'était, ça ne serait pas systématique. C'est très étudié. Le noir, c'est la gravité et la solennité. [C'est aussi le mal et le deuil]

Désormais, il porte des costumes noirs, mais est-ce qu'il fait encore des blagues ? 

Bien sûr ! Il a déclaré qu'il "aime la presse", qu'il aime "les journalistes, qui, a-t-il dit, le (lui) rendent bien". Et, sans transition, il a ajouté : "Mais j'aime les kiosquiers." [Côté populaire étudié et surexploité] Quelques éclats de rire ont alors fusé dans la grande salle des fêtes de l'Élysée. Hier, l'humour de Hollande était celui d'un homme content de lui. À la fin de son discours, il a souhaité "une bonne année à la presse, qui peut être aussi une bonne année pour le président de la République, ce n'est pas incompatible", a-t-il plaisanté [un brin égocentrique]. Se souhaiter une bonne année à soi-même, ce n'est pas fréquent quand on présente ses voeux. Au moment où il a quitté la salle des fêtes, après avoir déambulé un long moment entre les grappes de journalistes, l'un d'eux lui a tendu une assiette de macarons. Il en a pris un, a résisté à l'envie de le dévorer et l'a mis dans sa poche, jovial. [Qui paie le teinturier, Valoche ? Bon, c'est vrai, les taches de gras apparaissent peut-être moins sur le noir !]

Pendant cette déambulation, il a tenu des propos off ?

Il s'est attardé auprès des journalistes, d'un aparté à l'autre, pour poursuivre sa pédagogie sur le Mali [les décrypteurs sont briefés], car, comme le dit un peu maladroitement un de ses conseillers, "c'est une bonne séquence". Il fallait voir le sourire que Hollande décochait en expliquant à quelques journalistes qu'il était en contact avec Obama "avant, pendant, après", a-t-il précisé. Mais le clou du spectacle, ce fut l'arrivée de sa compagne, Valérie Trierweiler, à l'instant même où il est descendu de la scène. Jamais Bernadette Chirac ou Carla Bruni-Sarkozy n'avaient pointé le bout de leur nez dans une cérémonie de voeux présidentiels à la presse. Valérie Trierweiler, elle, a fait plus que pointer le bout de son nez. 

Qu'a-t-elle fait [le "premier drame de France"] ? 

Elle est allée faire des bises à ses copains et anciens confrères journalistes, eux d'un côté du cordon rouge qui délimitait les emplacements réservés aux médias, elle de l'autre côté. Hollande l'a rejointe quelques instants, puis chacun a poursuivi sa déambulation de son côté. Quarante minutes plus tard, il quittait la salle des fêtes pour rejoindre son bureau, alors que Valérie Trierweiler était encore en bas de la tribune en train de discuter avec des journalistes. Du jamais-vu.