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mardi 2 janvier 2018

Voeux du président Macron : longs et egocentrés

Le prompteur et la gestuelle intrusive le distinguent de de Gaulle, dans la forme

De l'ancien avec de l'ancien : un non-événement

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Oeuvre du créateur préféré de Macron
L'entourage avait donner à croire que le président allait créer la surprise. Il n'en fut rien : le virage de la quarantaine a-t-il essoufflé Macron ? 

Pour ses premiers vœux, il tente de clarifier les ambiguïtés de son identité politique et de photoshopper son image. Après huit mois de mandat, le président de la République a défendu son premier bilan gouvernemental, mais en insistant sur les valeurs de "fraternité", de 'collectif" et d'engagement de la population, se la jouant JFK, en dépit de sa fin tragique. 

Le président s’est exprimé depuis le salon d’angle, dans "un cadre épuré", voire étriqué, selon certains, depuis son "plan de cuisine" à l’Elysée, selon d'autres. Les premiers, les thuriféraires, ont aussitôt vanté l'exploit de Jupiter parlant sans notes pendant 18 minutes. Les seconds, les critiques, ont trouvé la prestation longue, soulignant de surcroît qu'elle était enregistrée et prononcée avec prompteur - le macronien Jean-Louis Burgat, 72 ans, pour tenter de se donner de l'importance perdue n'ayant pas pu se tenir de balancer - (quand De Gaulle connaissait, lui, son texte par coeur).  Les plus fielleux reprochent à l'ex-banquier d'avoir surpassé l'interprète de son discours en langage des signes, à qui les bras en seraient tombés...  

Emmanuel Macron a lu un discours des plus classiques, dimanche 31 décembre 2017, pour ses premiers vœux aux Français en tant que président de la République, alors que son entourage élyséen faisaient courir depuis plusieurs semaines des bruits d’un possible renouvellement de ce genre ultra-codifié. Las, le nouveau s’est finalement inscrit dans les pas de ses prédécesseurs, ni moins, ni plus

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Sur la forme, il s’est exprimé peu après 20 heures, pendant dix-sept minutes, depuis l'un de ses bureaux du premier étage du palais. Les historiens de l’Elysée noteront que, avant lui, seul Valéry Giscard d’Estaing avait choisi cette pièce pour présenter ses vœux aux Français. Très attaché à la mise en scène de son pouvoir, le quadra nous a évité la déambulation, prenant la parole assis à une table au plateau en marbre, avec, devant lui, une feuille de papier et un simple crayon de bois, comme si le prompteur ne lui était pas indispensable.  Dans son dos, "les traditionnels drapeaux français et européen, augmentés du tableau représentant la Marianne de l’artiste Shepard Fairey", alias Obey, le tout devant une fenêtre ouvrant sur le parc illuminé du palais.   
On objectera au Figaro que les traditionnels drapeaux n'ont nul besoin d'être "augmentés"... A partir de là, on peut donc dire qu'à quarante ans, Macron n'est toujours pas parvenu à s'émanciper de Barack Obama qui restera dans l'Histoire grâce au créateur du poster 'HOPE' le représentant.

Parmi les incontournables, le chef de l’Etat a rendu hommage aux militaires français engagés à l’étranger et aux forces de l’ordre. Il n'a pas omis d'avoir une pensée pour les Français seuls en ce soir de réveillon.
 
Emmanuel Macron, libéral honteux

Résultat de recherche d'images pour "Supply and Demand Fairey"Il engage les Français à "faire ce à quoi je me suis engagé".
Sur le fond, E. Macron a tenu surtout à se façonner une identité politique. Après huit mois de mandat, l’ancien candidat de la disruption a défendu son premier bilan gouvernemental, citant notamment la loi travail, passée avec la complicité de ses élu-e-s de la "société civile" à l'Assemblée et les mesures dans l’éducation nationale.
Il a continué à marteler qu'’il a été élu pour "faire ce à quoi [il s’était] engagé" : de quoi culpabiliser son électorat ! Un "effet de langage" souvent mis à son crédit dans les enquêtes d’opinion sur sa popularité  - alors que les Français n'avait pas encore pris conscience de la série d'augmentations qui prennent effet au 1er janvier, à laquelle il s'était engagé" et qu’il a l’intention de perpétuer en 2018, alors que plusieurs réformes d’envergure (assurance-chômage, formation professionnelle, loi sur l’immigration, réforme de la Constitution, etc.) sont à l’agenda des prochains mois. 
"Je continuerai à faire ce pour quoi vous m’avez élu", a-t-il menacé.  Un message directement adressé à ses détracteurs et à l'ensemble de ses oppositions, de gauche comme de droite, à sa politique. "Toujours j’écouterai, j’expliquerai, je respecterai, mais toujours à la fin je ferai (…) C’est ce que vous attendez de moi", a-t-il ainsi rappelé à ses électeurs.  

Attaché à faire son auto-portrait.
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Par petites touches, Macron a tenu également à corriger son image. Qualifié de "président des riches" par les observateurs, souvent critiqué dans les sondages pour son manque d’empathie ou de proximité, le président de la République a parlé de "fraternité", de "cohésion nationale" et de "collectif". Passant en revue les "territoires ruraux", les "quartiers populaires", les "agriculteurs" ou les "fonctionnaires", mais occultant les maisons de retraites, il a ainsi tenté de montrer qu’il s’adressait à tous les Français et non pas seulement à ceux qui vont bien et tirent profit de la mondialisation. 
Alors que, le 15 octobre sur TF1, il avait vanté la réussite des "premiers de cordée" qui tirent, selon lui, l’ensemble de la société vers l’avant, Macron a cette fois semblé regretter "les succès de quelques-uns qui nourrissent les égoïsmes et les cynismes". Il a également critiqué les "divisions irréconciliables [qui] minent le pays" et défendu "un grand projet social" à venir (!) pour le pays, sans pour autant le détailler. 
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Mural que le "sens de l'Histoire" met à mal ...
Cette révision stratégique du discours ne s’applique pas en revanche à l’accueil des migrants en France. Critiqué récemment pour sa politique, jugée l'une des plus dures de ces dernières décennies en France, le chef de l’Etat est passé outre de possibles "tensions éthiques" et a refusé de reculer, se maintenant derrière sa "ligne humanité et efficacité". Si le droit d’asile pour les réfugiés est "un devoir moral [que] nous respecterons", Macron campe sur le territoire politique du Front national, martelant après Rocard que "nous ne pouvons accueillir tout le monde". 

Fidèle à sa volonté de "faire vivre la renaissance française" – une expression qu’il avait déjà employée lors de son entrée en fonction le 14 mai - et réactivée au Château de Chambord à l'occasion de son anniversaire privé - , le chef de l’Etat, qui vient d’avoir 40 ans, a conclu ses premiers vœux aux Français par un appel à l’action : "Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays", a-t-il déclaré. 
Des mots directement empruntés à John Fitzgerald Kennedy qui, lors de son discours d’investiture à la Maison Blanche en 1961, avait lancé à ses compatriotes américains : "Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais bien ce que vous pouvez faire pour votre pays."
Une manière de se désengager : en cas d'échec(s), la faute incomberait aux Français !

Egocentrisme assumé : verbatim de ses propos tenus le 31 Décembre 2017
Mes chers compatriotes,
Alors que l’année s’achève, JE 1 suis heureux de vous retrouver pour vous présenter pour la première fois mes vœux pour l’année 2018. JE 2 vous espère en famille, au milieu de vos proches, de celles et ceux qui vous aiment.
JE 3 sais aussi que certains d’entre vous sont aujourd'hui au travail parce qu’ils font partie des forces armées ou des forces de l’ordre, parce qu’ils sont médecins ou personnels soignants, parce qu’ils sont en charge des transports ou de la continuité des services publics. JE 4 veux ce soir les remercier pour cet engagement.
JE 5 sais aussi que plusieurs d’entre vous ce soir sont seuls, souffrent ou sont malades et JE 6 sais que dans ces moments de fête et de retrouvailles, cette solitude et cette souffrance sont plus dures encore à supporter. Alors à nos concitoyens qui sont dans cette situation, JE 7 veux dire qu'ils appartiennent à une grande Nation et que les mille fils tendus qui nous tiennent, sont plus forts que leur solitude et JE 8 leur adresse une pensée fraternelle.
L'année 2017 s'achève et JE 9 ne veux pas passer trop de temps à revenir sur celle-ci ; ce fut l'année du choix : le choix du peuple français, votre choix par lequel vous m'avez attribué votre confiance et avec elle votre impatience, vos exigences, vos attentes ; J' 10 en suis pleinement conscient. Aussi, depuis mon élection en mai dernier, JE 11 me suis attaché à simplement faire ce à quoi JE 12 m'étais engagé durant la campagne présidentielle. Le Premier ministre, son gouvernement sont à la tâche depuis le mois de mai dernier avec un Parlement profondément renouvelé, pour mettre en œuvre ses engagements. Par vos choix durant l'année 2017, vous avez profondément renouvelé notre vie politique et vous avez permis qu'une transformation en profondeur de notre pays advienne : à l'école pour nos enfants, au travail pour l'ensemble de nos concitoyens, pour le climat, pour le quotidien de chacune et chacun d'entre vous. Ces transformations profondes ont commencé et se poursuivront avec la même force, le même rythme, la même intensité pour l'année 2018.
L'année qui s'ouvre en effet est celle de nombreux défis et nous construisons là une bonne part de notre avenir. Pour nos territoires ruraux où nous devons construire l'accès à la téléphonie mobile et au numérique, aux transports et permettre plus d'innovations économiques et sociales, pour nos quartiers populaires, en permettant la mobilité économique et sociale et en luttant contre les discriminations ; pour nos agriculteurs en leur permettant de vivre dignement du prix payé ; pour nos Outre-mer qui ont beaucoup souffert ces derniers mois et auxquels JE 13 veux adresser un salut tout particulier ; en adaptant nos règles et en construisant des filières économiques fortes qui permettent davantage d'autonomie énergétique et de créations d'emplois ; pour l'égalité entre les hommes et les femmes qui nécessitera là aussi des changements de loi et un ressaisissement de toute notre société ; pour les indépendants et les entrepreneurs, avec des règles simplifiées ; un droit à l'erreur enfin réalisé ; pour les salariés, en permettant la formation tout au long de la vie et des sécurités nouvelles ; et pour nos fonctionnaires en clarifiant leurs missions et nos attentes et en récompensant leurs efforts. Vous le voyez, tous ces chantiers jalonneront l'année 2018 et impliqueront un engagement plein et entier du Premier ministre et de son gouvernement.
JE 14 continuerai à faire ce pourquoi [ce pour quoi ?] vous m’avez élu : rendre la France plus forte et plus juste ; permettre, non pas d'adapter notre pays aux changements du monde, mais lui permettre d'être ce qu'il est : un pays fort avec une exigence universelle qui, parce qu'il est plus fort, produit davantage, peut justement assurer la solidarité sur le sol national et avoir une exigence humaniste à l'international.
JE 15 sais que plusieurs d'entre vous ne partagent pas la politique qui est conduite par le gouvernement aujourd'huiJE 16 les respecte et JE 17 les écouterai toujours ; JE 18 m'assurerai que tous les débats soient conduits et que toutes les voix y compris discordantes soient entendues mais pour autant, JE 19 n'arrêterai pas d'agir. Toujours J' 20 écouterai, J' 21 expliquerai notre situation et la réalité de celle-ci ; JE 22 respecterai et toujours à la fin, JE  23 ferai car c'est ce dont notre pays a besoin et c'est ce que vous attendez de moi.
En 2018, nous aurons à conduire d'abord sur le plan international plusieurs combats et des actions déterminées : la lutte contre le terrorisme islamiste au Levant, au Sahel et sur notre sol national et à ce titre, JE 24 veux ce soir avoir une pensée pour nos militaires qui sont en ce moment même sur ces théâtres de bataille ; JE 25 pense à leurs camarades tombés cette année. Nous gagnerons cette bataille contre le terrorisme. JE 26 veux aussi rendre hommage aux policiers et aux gendarmes qui chaque jour luttent contre ce terrorisme islamiste et vous protègent au quotidien.
Mais c'est la paix qu'il nous faut aussi gagner à l'international, c'est-à-dire ce travail indispensable pour notre sécurité mais aussi parce qu'il est notre mission universelle, ce travail pour garantir la stabilité des Etats et assurer le respect de toutes les minorités. C'est ce que nous avons fait au Liban, c'est ce que nous faisons aujourd'hui au Sahel et ce que nous continuerons à faire en Syrie, au Proche-Orient comme en Afrique ; c'est une grammaire de la paix et de l'espérance qu'il nous faut aujourd'hui réinventer dans nombre de continents.
Sur le plan européen, l'année 2018 sera aussi décisive. Vous le savez, JE 27 me suis pleinement engagé dans cette bataille car JE 28 crois très profondément que l'Europe est bonne pour la France ; que la France ne peut pas réussir sans une Europe elle aussi plus forte. Mes chers concitoyens européens, 2018 est une année toute particulière et J' 29 aurai besoin cette année de vous. JE 30 souhaite en effet que par ces consultations citoyennes, vous puissiez vous exprimer, dire ce que vous voulez pour l'Europe quelques mois avant nos élections européennes et permettre à vos gouvernants de dessiner un grand projet ; nous avons besoin de retrouver l'ambition européenne, de retrouver une Europe plus souveraine, plus unie, plus démocratique parce que c'est bon pour notre peuple. JE 31 crois très profondément que l'Europe peut devenir cette puissance économique, sociale, écologique et scientifique qui pourra faire face à la Chine, aux Etats-Unis en portant ces valeurs qui nous ont faits et qui sont notre histoire commune. J’ 32 ai besoin de votre détermination pour ce sursaut européen et J’ 33 ai besoin qu’ensemble nous ne cédions rien ni aux nationalistes ni aux sceptiques.
Pour ma part, JE 34 continuerai à travailler avec chacun de nos partenaires européens et tout particulièrement avec l'Allemagne. Ce colloque intime avec nos amis allemands est la condition nécessaire à toute avancée européenne ; elle n'exclut pas le dialogue avec tous nos autres partenaires mais elle est ce par quoi tout commence. J' 35 ai besoin que nous allions plus loin sur ce plan-là aussi et que nous rompions avec les habitudes passées, que nous retrouvions ce goût en commun d'un avenir dont nous décidons pour nous-mêmes.
Enfin, sur le plan national, l'année 2018 sera à mes yeux celle de la cohésion de la Nation. Nous nous sommes trop longtemps, trop souvent divisés. Les débats sont nécessaires, les désaccords sont légitimes mais les divisions irréconciliables minent notre pays. Je veux plus de concorde pour la France en 2018. Pour cela, JE 36 veux avant toute chose miser sur l'intelligence française car nous avons cela en nous. L'école doit être le creuset de cette cohésion nationale et nous continuerons de la renforcer ; la formation tout au long de la vie est l'indispensable protection qui permettra à chacun de faire face aux grands changements et de mieux les comprendre, d'être formé à de nouveaux métiers. La science est un levier indispensable pour réussir à préparer notre avenir et c'est pourquoi notre recherche est déterminante et notre culture est ce socle commun de notre imaginaire, un imaginaire dont nous avons besoin, un imaginaire d'avenir où chacune et chacun doit pouvoir se retrouver.
JE 37 veux ensuite miser sur le travail. Le travail est au cœur de notre société d'abord parce qu'il est ce qui permet à chacun de trouver sa place, de progresser dans la vie, de s'émanciper de son milieu d'origine si c’est la volonté que chacun porte mais c'est aussi par le travail que notre Nation sera plus forte parce qu'elle produira, parce qu'elle s'enrichira ; nous avons besoin du travail et JE 38 le défendrai sans relâche en permettant à chaque travailleur de gagner davantage par celui-ci, en formant nos concitoyens qui sont au chômage pour qu'ils puissent retrouver un travail et les compétences nécessaires pour cela, en formant nos jeunes par l'apprentissage ; le travail est le cœur de notre projet en commun.
JE  39 veux aussi miser sur la fraternité. La fraternité, c'est ce qui nous unit, ce qui nous a fait un, ce qui nous tient ensemble. JE 40 crois dans la réussite, dans les succès mais que valent ces succès s'ils ne sont en quelque sorte que les succès de quelques-uns ? Que s'ils nourrissent les égoïsmes ou les cynismes ? Rien de bien durable. Tant de Nations sont en train de se fracasser parce que seuls quelques-uns y réussissent ! Nous avons en effet besoin de repenser un grand projet social pour notre pays, c'est celui-ci que JE 41 déploierai durant l'année qui s'ouvre. C'est celui qui doit inspirer notre politique de santé, notre politique en faveur de celles et ceux qui vivent en situation de handicap, notre politique d'hébergement pour les sans-abri, notre politique sociale aidant les plus démunis. Sans cela, sans cette exigence humaniste, notre pays ne se tiendra pas uni. Cela implique des règles et de la rigueur aussi et JE 42 sais parfois quelques tensions éthiques que JE 43 ne sous-estime pas et que J' 44 assume pleinement. JE 45 veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri. Le gouvernement s'est beaucoup engagé ces derniers mois en cette direction et a beaucoup amélioré les choses mais il y a encore des situations qui ne sont pas acceptables et que JE 46 n'accepte pas davantage que vous. Nous continuerons donc l'effort indispensable pour réussir à pleinement respecter l'engagement que J' 47 ai moi-même pris devant vous.
Comptez sur ma détermination entière en la matière.
Nous devons aussi accueillir les femmes et les hommes qui fuient leur pays parce qu'ils y sont menacés en raison de leur origine, de leur religion, de leurs convictions politiques. C'est ce qu'on appelle le droit d'asile. C'est un devoir moral, politique et JE 48 ne céderai rien. Nous respecterons celui-ci ; nous continuerons à accueillir ces femmes et ces hommes parce que la France est leur patrie mais pour autant, nous ne pouvons accueillir tout le monde et nous ne pouvons le faire sans qu'il y ait des règles. Il est aussi indispensable que nous puissions contrôler l'identité de chacune et chacun et lorsque quelqu'un qui arrive sur notre territoire ne relève pas du droit d'asile et n'a aucune chance d'obtenir la nationalité française, nous ne pouvons accepter qu'il reste des mois, des années dans une situation d'irrégularité qui n'est bonne ni pour lui ni pour le pays. Il faut donc là aussi des règles simples et des règles respectées et donc de la rigueur. JE 49 m'attacherai à ce que notre pays se tienne à cette ligne d'humanité et d'efficacité.
Enfin, notre cohésion nationale dépend aussi de votre engagement. Oui, la cohésion de la Nation, ça n'est pas simplement le travail du président de la République, de son Premier ministre ou du gouvernement ; c'est le travail de chacune et chacun d'entre vous. Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays et au-delà de votre quotidien, de votre vie, parfois de ses difficultés, dites-vous toujours que vous appartenez à un collectif plus fort, plus grand que vous : la Nation française. C'est ce collectif qui vous a éduqué, qui vous soigne, qui quand vous tombez, vous aide à vous relever, qui vous aidera dans vos vieux jours et dites-vous à chaque instant que vous avez quelque chose à faire pour la Nation. J' 50 ai besoin de cet engagement.
Chaque jour, depuis que JE 51 suis élu Président de la République, J' 52 ai pu constater dans notre pays ces miracles de solidarité, d'engagement et d'enthousiasme ; c'est de cela dont J' 53 ai besoin et c'est pour cela que J' 54 ai besoin de vous. Le peuple français est un grand peuple qui parfois sous-estime ses propres ressorts intimes. Nous sommes capables de l'exceptionnel.
Alors, mes chers compatriotes, ce soir JE 55 m'adresse à vous avant qu'une nouvelle année ne s'ouvre. Il y aura des difficultés, il y aura sans doute des choses que nous n'avons pas prévues ; vous aurez peut-être dans vos vies personnelles des moments de doute, des drames, mais n'oubliez jamais que nous sommes la Nation française. Et ce soir, JE 56 veux vous dire que c'est avec cet esprit de conquête que nous avons en partage, avec cette détermination entière, cette ambition sincère pour notre pays et pour chacun d'entre vous, avec cette volonté de faire vivre notre Renaissance française que JE 57 vous présente tous mes vœux pour l'année 2018.
Vive la République et vive la France.

vendredi 12 septembre 2014

France Info casse les ventes du bouquin de Valérie Trierweiler

voici les sept révélations utiles à connaître 
pour éviter une dépense inutile...

"Merci pour ce moment" ..et l'économie !
 

Francetv info a sélectionné sept points qui font mouche dans le livre de Valérie Trierweiler. L'ex-concubine officielle répudiée n'épargne ni le chef de l'Etat, ni quelques autres acteurs politiques. Que n'a-t-on encore lu partout ? Voici sept coups de pinceau du portrait au vitriol.

Hollande et "le permis de tuer"

Le moment. Pendant la campagne législative de juin 2012, Valérie Trierweiler envoie un tweet de soutien à Olivier Falorni alors qu'il maintient sa candidature contre Ségolène Royal, parachutée dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime.
"Je dois essuyer les rappels à l'ordre de tous les hauts personnages de l'Etat et des ténors du PS. C'est à qui aura la petite phrase la plus dure à mon égard : Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone, Martine Aubry, François Rebsamen et j'en oublie. Je connais le jeu politique. J'ai été quinze ans journaliste dans ce domaine. Je sais qu'aucun d'entre eux ne se serait permis ces attaques sans l'aval de François. L'une de mes amies dira plus tard cette phrase terrible : 'C'est Hollande lui-même qui a délivré le permis de tuer'."

"Hollande et "la solidarité de machos"



Le moment. Après son élection, en mai 2012, François Hollande constitue son premier gouvernement, dirigé par Jean-Marc Ayrault.
"Je me contente de suggérer un nom [de ministre] qui ne sera pas retenu. Il s'agit de Valérie Toranian (ci-contre avec le journaliste partisan de Hollande), directrice du magazine 'Elle' pour le ministère des Droits des femmes. Je la connais peu, mais je trouve que cela aurait eu du sens et de l'allure, une nouvelle Françoise Giroud. François me répond : 'Je ne peux pas faire ça à Giesbert.' 
Franz-Olivier Giesbert, alors directeur du 'Point', est le compagnon de Valérie Toranian. Dans l'esprit de François, qui connaît le problème pour l'avoir vécu, FOG aurait forcément vécu la promotion de sa compagne comme un camouflet personnel. Solidarité de machos."


Hollande et "le prix des choses"

Le moment. Sous le quinquennat Sarkozy, François Hollande travaille à sa candidature "dans la plus grande discrétion". 

"Je veux qu'il connaisse la réalité quotidienne qu'affronte une partie des Français, ceux qui comptent chaque euro et ne savent jamais comment finir le mois. Lui qui préfère se passer d'un repas lorsque ce n'est pas du premier choix, ne mange pas mes fraises si elles ne sont pas des 'garriguettes', ne goûte pas aux pommes de terre si elles ne proviennent pas de 'Noirmoutier' et met directement à la poubelle la viande si elle est sous vide. Il connaît si peu le prix des choses. (...) Il n'est pas flambeur pour autant. Son apparence d'ailleurs lui importe peu. Il est capable d'acheter ses chemises et ses chaussures dans les hypermarchés."


Hollande et la promotion Voltaire

Le moment. La vie à l'Elysée. "Je ne reconnais pas le François que j'ai aimé passionnément dans
l'homme qui traite désormais ses collaborateurs avec mépris, après m'avoir réservé le même traitement. Je l'ai vu se déshumaniser, jour après jour, sous le poids des responsabilités (...). Se prendre pour un seigneur. 

Comme lors de ce dîner avec sa garde rapprochée de la promotion Voltaire, cela m'avait frappée : trente ans qu'ils attendaient le pouvoir. Ils l'avaient enfin et se considéraient comme des demi-dieux, pleins d'arrogance."


Cahuzac face à Marine Le Pen

Le moment. Avant l'élection de François Hollande à l'Elysée. "J'anime alors une émission politique sur Direct8 et j'assiste stupéfaite à un numéro de Jérôme Cahuzac face à Marine Le Pen. Mon équipe et moi en sommes choqués : député socialiste, il se comporte devant elle comme un adolescent devant une star d'Hollywood, avec une déférence totale. Quelque chose ne colle pas. Et quand Médiapart révèle que son compte en Suisse avait été ouvert par un ami de sa famille, un avocat d'extrême droite proche de Marine le Pen, les pièces du puzzle s'emboîtent."


Le couple Sarkozy et "les horreurs" du net

Le moment. La passation de pouvoirs entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkozy explique [à François Hollande] combien cette période a été douloureuse pour Carla, qui a mal vécu la médiatisation à outrance et les médisances. Il lui confie avoir été obligé de recourir à des sociétés spécialisées pour 'faire monter' dans les algorithmes des moteurs de recherche les articles et les références honorables, pour cacher les horreurs qui circulent sur le Net, afin que sa femme ne tombe pas dessus."


Valls et Moscovici "aux abonnés absents"

Le moment. Valérie Trierweiler est hospitalisée, après la publication par Closer des photos de François Hollande au pied de l'appartement de Julie Gayet, en janvier 2014. "De l'Elysée, je ne reçois que trois messages de conseillers. Tous les autres sont aux abris. Je suis déjà traitée comme une paria. Au gouvernement, seulement quatre ministres osent m'adresser un mot d'amitié : Aurélie Filippetti (et non Montebourg), Yamina Benguigui (et non Anne Hidalgo), Benoît Hamon (et non Martine Aubry) et Pascal Canfin (et non Cécile Duflot). Ceux que je connais le mieux sont aux abonnés absents. Leur silence sera plus criant encore lorsque je lirai les messages venus de l'autre camp, de Claude Chirac, de Carla Bruni-Sarkozy, de Cécilia Attias, de Jean-Luc Mélenchon, d'Alain Delon et de tant d'autres.

(...) En moins d'une semaine, (...) je vérifie l'étendue du cynisme du petit monde des amis politiques, des conseillers et des courtisans. Manuel Valls et Pierre Moscovici, dont on me disait si proche, n'ont pas dû se souvenir de mon numéro de téléphone."


vendredi 18 janvier 2013

Voeux à la presse: Hollande se souhaite une bonne année !

Séquence "autosatisfaction" du ravi de l'Élysée 

La traditionnelle cérémonie des voeux de l'irresponsable à la presse a effaré Anna Cabana (pourtant journaliste d'abord à Marianne, et actuellement cumulard au Point, à France Inter et à BFMTV : les jeunes journalistes la remercient):

Hier matin [16 janvier], François Hollande a présenté ses voeux à la presse, et il était très content de lui... 

Dans ce "contexte exceptionnel", comme il le dit, François Hollande n'a pas cherché à cacher son autosatisfaction. Pendant son discours, il a fait un long point sur l'opération Serval. "Cette décision que j'ai prise vendredi dernier", a-t-il dit, en insistant sur le "je". Il s'est revendiqué "ferme", il a prononcé ce mot, au cas où quelqu'un aurait eu un doute [depuis que "gauche molle" est arrivée au pouvoir]. Il a affirmé qu'il voulait - je le cite - "faire comprendre aux Français que le pays est dirigé". Cette phrase résume à elle seule sa stratégie de communication depuis cette rentrée. Depuis qu'il a changé la couleur de ses costumes [et visiblement noirçi la teinture de ses rares cheveux]. Pendant toute la campagne présidentielle et jusqu'à il y a peu, Hollande ne portait que des costumes et des cravates bleu télé. Désormais, le costume est noir et la cravate est bleu nuit. Ne croyez pas que c'est accessoire. Si ça l'était, ça ne serait pas systématique. C'est très étudié. Le noir, c'est la gravité et la solennité. [C'est aussi le mal et le deuil]

Désormais, il porte des costumes noirs, mais est-ce qu'il fait encore des blagues ? 

Bien sûr ! Il a déclaré qu'il "aime la presse", qu'il aime "les journalistes, qui, a-t-il dit, le (lui) rendent bien". Et, sans transition, il a ajouté : "Mais j'aime les kiosquiers." [Côté populaire étudié et surexploité] Quelques éclats de rire ont alors fusé dans la grande salle des fêtes de l'Élysée. Hier, l'humour de Hollande était celui d'un homme content de lui. À la fin de son discours, il a souhaité "une bonne année à la presse, qui peut être aussi une bonne année pour le président de la République, ce n'est pas incompatible", a-t-il plaisanté [un brin égocentrique]. Se souhaiter une bonne année à soi-même, ce n'est pas fréquent quand on présente ses voeux. Au moment où il a quitté la salle des fêtes, après avoir déambulé un long moment entre les grappes de journalistes, l'un d'eux lui a tendu une assiette de macarons. Il en a pris un, a résisté à l'envie de le dévorer et l'a mis dans sa poche, jovial. [Qui paie le teinturier, Valoche ? Bon, c'est vrai, les taches de gras apparaissent peut-être moins sur le noir !]

Pendant cette déambulation, il a tenu des propos off ?

Il s'est attardé auprès des journalistes, d'un aparté à l'autre, pour poursuivre sa pédagogie sur le Mali [les décrypteurs sont briefés], car, comme le dit un peu maladroitement un de ses conseillers, "c'est une bonne séquence". Il fallait voir le sourire que Hollande décochait en expliquant à quelques journalistes qu'il était en contact avec Obama "avant, pendant, après", a-t-il précisé. Mais le clou du spectacle, ce fut l'arrivée de sa compagne, Valérie Trierweiler, à l'instant même où il est descendu de la scène. Jamais Bernadette Chirac ou Carla Bruni-Sarkozy n'avaient pointé le bout de leur nez dans une cérémonie de voeux présidentiels à la presse. Valérie Trierweiler, elle, a fait plus que pointer le bout de son nez. 

Qu'a-t-elle fait [le "premier drame de France"] ? 

Elle est allée faire des bises à ses copains et anciens confrères journalistes, eux d'un côté du cordon rouge qui délimitait les emplacements réservés aux médias, elle de l'autre côté. Hollande l'a rejointe quelques instants, puis chacun a poursuivi sa déambulation de son côté. Quarante minutes plus tard, il quittait la salle des fêtes pour rejoindre son bureau, alors que Valérie Trierweiler était encore en bas de la tribune en train de discuter avec des journalistes. Du jamais-vu.