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jeudi 10 octobre 2019

Commission européenne : Sylvie Goulard, repoussée par les eurodéputés

Un affront à Macron qui se prenait pour l'homme fort de l'UE, à la faveur du Brexit et de la maladie d'Angela  Merckel


L'arrogante Goulard avait tenu tête à ses collègues, jurant qu'elle ne démissionnerait pas

Résultat de recherche d'images pour "Macron Goulard"
Les députés européens ne sont pas des godillots sur le modèle des élus LREM. La candidature de la centriste vertueuse Sylvie Goulard, MoDem, a été rejetée par 82 voix contre 29 pour et une abstention par les eurodéputés des commissions du Parlement qui l'avaient auditionnée pour la seconde fois

Une claque pour Emmanuel Macron; un revers pour la France

La candidate qu'il avait désignée n'a encore pas convaincu de sa bonne foi  jeudi 10 octobre, quand une seconde chance lui a été offerte. 


La candidate de Macron aurait "fait l'objet d'un jeu politique qui touche la Commission européenne dans son ensemble", selon l'Elysée.
Au Château, on annonce que, courroucé, "le président échangera avec (la présidente de la Commission) Ursula von der Leyen pour examiner les suites à donner, dans le respect du portefeuille attribué à la France".

"Tout le monde est contre Goulard, sauf Renew Europe", la formation à laquelle elle appartient, avait indiqué une source parlementaire avant le vote. La présidente allemande de la nouvelle Commission, Ursula von der Leyen, avait envisagé de placer S. Goulard au poste recherché regroupant le Marché intérieur, l'Industrie, la Défense, l'Espace, le Numérique et la Culture. 
Mais elle est la troisième candidate recalée par l'ensemble des députés européens, après le conservateur Hongrois Laszlo Trocssanyi (PPE) et la socialiste roumaine Rovana Plumb.
Outre savoir si Sylvie Goulard avait toutes les compétences requises pour ce portefeuille, le Parlement européen devait décider si elle présente toutes les garanties d'intégrité personnelle et d'indépendance. 
Sur ces deux points, les doutes exprimés lui ont imposé de répondre à des questions écrites après sa première audition le 2 octobre. Elles ont été jugées insuffisantes et l'ont obligée à se soumettre à l'épreuve d'une seconde audition.
Deux enquêtes sont en effet en cours, l'une par la justice française, l'autre par l'office anti-fraude de l'UE (Olaf), sur sa participation à un système d'emplois fictifs présumés pour son parti, le MoDem, en rémunérant un assistant parlementaire en France avec les fonds européens accordés aux députés par le Parlement européen.
Des interrogations ont également été émises sur les activités ayant justifié d'importantes rémunérations obtenues entre 2013 et 2016 de l'institut Berggruen, fondé par le milliardaire germano-américain Nicolas Berggruen, alors qu'elle était députée européenne. L'Olaf a confirmé à l'AFP enquêter sur "d'éventuelles irrégularités concernant les activités que Mme Goulard a menées pour l'Institut Berggruen alors qu'elle était députée européenne".
Sylvie Goulard a fait valoir jeudi qu'elle n'a pas été mise en examen et elle a invoqué la présomption d'innocence pour refuser de retirer sa candidature.

Goulard "paie la rancune" d'eurodéputés, estime la malveillante Loiseau

Malgré un possible sens aigu des valeurs, la paranoïaque Nathalie Loiseau, LREM, conspue ses collègues euro-député qui n'ont pas voulu de Sylvie Goulard à la Commission européenne. "Sylvie Goulard paye la rancune de ceux qui au Parlement européen ont eu des déboires", a estimé jeudi la tête de liste LREM improbable que Macron a imposé aux Européennes: Loiseau, c'est l'hôpital qui se moque de la charité, lorsqu'elle déplore l'alliance des partis français d'opposition donnant un "spectacle désolant", elle qui a enfilé les bourdes et les dérapages tout au long de sa désastreuse campagne qui n'a pas payé en retour l'investissement personnel du président de la République, en dépit des moyens de l'Etat dont il a disposé.

Et la "Romanichelle" de Sciences Po, Paris d'ajouter :
"Ceux qui ont été les plus virulents, les plus bas vis-à-vis de Sylvie Goulard, ce sont les députés européens français qui ont manifestement la défaite mauvaise (sic, bien que la liste du président ait dû se contenter d'un deuxième rang). La France insoumise, le Rassemblement national et Les Républicains se sont alliés contre une candidate française. Nous sommes le seul pays à avoir donné ce spectacle désolant", a regretté l'aigre Loiseau sur ...BFMTV. 

L'ancienne ministre MoDem des Armées, désignée par le président Macron pour siéger dans la future Commission européenne, a vu sa candidature rejetée à une forte majorité lors d'un vote des eurodéputés, 82 voix contre, 29 pour et une abstention.  
Nathalie Loiseau a jugé que "c'est sévère, c'est injuste parce que Sylvie Goulard est quelqu'un d'une grande compétence, une Européenne convaincue et engagée". Mais ne parlons donc pas de sa moralité, ni de son appétit d'argent.

Mais, "il y a d'autres perdants au Parlement européen. Nous nous souvenons tous que le patron de la droite européenne se voyait président de la commission. Il en a beaucoup voulu à Emmanuel Macron de ne pas l'être devenu, alors qu'en réalité il n'avait pas de majorité, ni parmi les états membres de l'UE, ni au Parlement européen", a ressassé Loiseau, jugeant qu'"il en a fait une vengeance personnelle". Goulard avait une majorité, contre elle... 

Loiseau n'est pas seul mauvais perdant.
Dans un tweet, l'ex-conseiller de Macron au ministère de l'Economie, puis directeur de campagne du même, conseiller politique  de son maître à l'Elysée et eurodéputé ...LREM, Stéphane Séjourné a jugé que "@GoulardSylvie a été très clairement otage de jeux politiques nationaux et européens. Cela montre que depuis le début, il n'a jamais été question de ses compétences". 
Pour le compagnon de Gabriel Attal - que Macron a fait secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, bien qu'ils soient pacsés - "les ressentiments ne doivent pas écrire la politique européenne".

lundi 29 février 2016

Nucléaire: affront de Royal aux nouveaux ministres écologistes

Présidente de la COP21, les jours pairs, et soutien du nucléaire, les jours impairs

La ministre de l'Environnement dissocie le climat et le nucléaire
 
En annonçant la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires pour 10 ans, Ségolène Royal est accusée de trahir l'esprit de la Loi de transition énergétique (LTE) qu'elle a elle-même portée en 2014.
La LTE vise à encourager une "croissance verte" en réduisant la facture énergétique de la France et en favorisant des énergies dites "nouvelles", propres et sûres. Elle comporte aussi des dispositions favorisant l'économie circulaire et une meilleure gestion des... déchets. Y compris nucléaires?
Ségolène Royal, la ministre de l'Écologie et de l'Énergie, s'est déclarée prête à donner son "feu vert" au prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires françaises pour dix ansLes réacteurs verraient ainsi leur durée d'exploitation passer de 40 à 50 ans. Invitée ce dimanche du 12/13 de France 3 ce dimanche, la ministre a précisé que cette décision s'inscrit "dans le contexte de la baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d'électricité pour monter en puissance sur le renouvelable", une disposition prévue par la loi de transition énergétique (LTE) adoptée en août 2015.

Une provocation pour les écologistes, mais qui pourrait favoriser des énergies nouvelles à Europe Ecologie-les Verts et recoller ses morceaux. 

L'argumentaire de baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% en faveur de 10 années supplémentaires ne convainc pas  les écologistes

Les effets de cette erreur politique sera elle aussi durable sur des écologistes jusqu'ici  partagés depuis le dernier remaniement entre le soutien au gouvernement et une "opposition de gauche" à la ligne de l'exécutif. 

Madame Royal finit de dresser les derniers écologistes socialo-compatibles contre Hollande. 
"J'apprends que Royal Ségolène met à mort la Loi de Transition énergétique en prolongeant les centrales nucléaires de 10 ans. L'écologie, c'est fini", s'est écrié le patron en CDD d'Europe-Écologie les Verts (EELV), David Cormand, ci-contre, sur Twitter

Selon le petit Julien Bayou, ancien conseiller d'Eva Joly, candidate d'EELV en 2012, et porte-parole du parti, Ségolène Royal est "irresponsable". "Prolonger les centrales nucléaires et retarder le développement des énergies renouvelables, c'est faire courir des risques aux Français. Le réalisme économique, c'est tourner la page du nucléaire cher et dangereux pour engager le développer des énergies renouvelables", a-t-il estimé sur le réseau social.

Royal sème la zizanie parmi les schizophrènes politiques

"Cette annonce est évidemment un mauvais coup pour l'écologie, mais aussi pour la population française. C'est surtout une humiliation pour les écologistes entrés au gouvernement, et cette annonce remise leur promotion à un débauchage individuel lié à leurs carrières", assène pour sa part le député-maire de Bègles Noël Mamère. 

EDF téléguide Royal 
"C'était un secret de polichinelle, car le patron d'EDF Jean-Bernard Lévy l'avait laissé entendre il y a quelques jours. Cela montre comment les politiques énergétiques échappent au politique pour être dictées par le lobby pronucléaire [EDF, en l'occurrence]. Nous sommes face à de la schizophrénie politique", poursuit-il, en irradiant Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili et Emmanuel Cosse qui se sont reniés pour un maroquin. "Les engagements du président de la République ne seront pas tenables. Il faudrait en réalité fermer 25 réacteurs. La sécurité des Français est en jeu," a clamé le démagogue.

Interrogé par BFM ce dimanche, le député François de Rugy - ex-EELV et désormais au mouvement écologiste de centre gauche 'Écologistes !' - ne s'est pas non plus montré satisfait par cette annonce: "Ce qui est sûr, c'est que ça ne va pas dans le sens de la LTE qui a été adoptée l'année dernière et qui vise à rééquilibrer la production d'électricité en France entre renouvelable et nucléaire à l'horizon 2025". 
Bien que proche des secrétaires d‘État Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili, Rugy est très critique sur Europe 1: "Royal dit que cette annonce doit être compatible avec la loi de transition énergétique. Alors, cela veut dire qu'il faudra en parallèle fermer encore plus de vieux réacteurs. Le mieux est donc de commencer dès maintenant à fermer les plus vieilles centrales comme Fessenheim, puis le Tricastin, Bugey, etc. Comme la consommation d'électricité stagne, voire régresse, pour faire baisser la part du nucléaire de 75 à 50%, il faut fermer un certain nombre de réacteurs plutôt que de les prolonger, ce qui par ailleurs coûte très cher. Sans doute que Ségolène Royal dit cela pour montrer à EDF que toutes les options sont sur la table. Mais économiquement et financièrement, il n'y aura pas de miracles", estime le coprésident du groupe écologiste de l'Assemblée.

"Proche de la ministre du Logement Emmanuelle Cosse", le vice-président de l'Assemblée nationale Denis Baupin se montre moins critique sur Twitter, mais il est son mari (!) : "Le facteur le plus limitant pour la prolongation des réacteurs nucléaires, c'est qu'EDF n'en a pas les moyens"Pilier de la Bourse de Paris, le groupe détenu à 85% par l'Etat, a quitté l'indice CAC 40 le 21 décembre 2015. 
Il balaye les critiques visant la ministre de l'Écologie. "Les habituels protestataires protestent… Il ne faut pas s'en tenir au seul titre des dépêches de presse. Ségolène Royal n'a fait que préciser le cadre de la réduction de la part du nucléaire prévu dans la LTE. Pour accompagner une sortie progressive du nucléaire, il est nécessaire de prolonger la durée de vie de ceux qui existent, ce qui permet de ne pas en construire de nouveaux. Par ailleurs, la ministre a placé cette prolongation sous la supervision de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui doit déterminer le montant des investissements nécessaires. Confronté au manque de moyens, EDF ne devrait pas restaurer les centrales les plus anciennes", estime-t-il, avant de renvoyer ses collègues d'EELV "réviser leur dossier". 
Royal s'est trouvée un porte-parole inattendu parmi les écologistes radicaux. Les modérés vont-ils passer pour des extrémistes ?

mardi 20 octobre 2015

Huées pour François Hollande en campagne à La Courneuve

Des "Casse-toi Hollande !" ont même pu être entendus

La mise en scène devait être parfaite 

La date est symbolique, dix ans presque jour pour jour après les émeutes de 2005, François Hollande s'est rendu mardi après-midi à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, pour le lancement de l'Agence nationale de développement économique annoncée en février et supposée permettre aux start-ups de la périphérie l'accès aux mêmes aides et conseils que dans les centres économiques. "Une entreprise sur deux seulement survit à trois ans ici, alors qu'au niveau national on est à 66%. On a donc besoin d'accompagner tous ces entrepreneurs", estime Sylvie Saget, d'une pépinière d'entreprises de La Courneuve en Seine-Saint-Denis. 
Les Français étaient tenus loin, hors de portée de voix...

Le président de la République est allé se faire siffler en banlieue.
En termes de communication, il avait mis tous les atouts de son côté, mais l'exaspération des Français est telle que rien n'y fait.
Pour escorte, il n'avait pas hésité à détourner de leur mission  quatre membres du gouvernement: Myriam El Khomri, Emmanuel Macron, Patrick Kanner, en plus de la secrétaire d'Etat chargée du Commerce, de l'Artisanat et de l'Economie sociale et solidaire, Martine Pinville, 57 ans.

Le président en campagne dans les quartiers populaires subit un affront de plus.
La tentative de reconquête des quartiers populaires par François Hollande a tourné court. L'"audacieux" locataire de l'Elysée s'est fait accueillir mardi par des huées à La Courneuvecommune pourtant populaire de Seine-Saint-Denis, ancien département de Bartolone et marquée voici dix ans par des violentes émeutes. En réponse, le président soutient néanmoins qu'il n'y a pas de "quartier perdu dans la République"...
Le président a  été chahuté dès son arrivée. Alors qu'il se dirigeait vers la pépinière d'entreprises prétexte à cette nouvelle incursion dans la campagne des régionales avec les moyens de l'Etat, des habitants tenus loin,  dont de nombreux jeunes, derrière le cordon du service d'ordre, mais déterminés, ont lancé des huées de protestation.

En dépit du rejet populaire, le président a prononcé les mots prévus


Source OCDE
Autiste, François Hollande a assuré qu' "il n'y a pas une France périphérique" et affirmé que son rôle est d'assurer "l'égalité". "On ne peut avoir une France qui serait disparate, un puzzle" face au développement économique, a-t-il raconté, indépendamment des résultats de ses gouvernements, singulièrement la montée constante du chômage (cf. évolution du taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans, priorité du candidat Hollande, ci-contre). 
«Je viens dix ans après ce qui s'était produit, ce drame terrible de Clichy, les émeutes qui avaient eu lieu. On doit mettre de l'apaisement, de la cohérence et de la solidarité», a ajouté le président à la presse avant de serrer quelques mains de riverains et de s'engouffrer rapidement dans le bâtiment.

"Ouvre la porte !" ont crié quelques habitants, dont certains brandissaient des téléphones portables pour photographier les forces de l'ordre en nombre autour du périmètre.

Le service d'ordre a tenu les militants de la CGT à distance

Quelques dizaines  - 
une centaine, pour d'autres organes de presse -  de militants de la CGT étaient tenus à distance par les forces de l'ordredont une trentaine d'Air France, qui voulaient interpeller le président, étaient contenus par les forces de l'ordre à bonne distance de la pépinière. à l'autre bout de la place de La Courneuve où François Hollande est arrivé.

Cette visite intervient moins de deux mois avant un scrutin régional à haut risque pour la gauche. Dix ans après les violentes émeutes dans les banlieues en 2005, Hollande n'a pas craint de tenter de relancer sa popularité sur la mort de deux jeunes dans un transformateur électrique d'accès interdit à Clichy-sous-Bois.

Depuis le début de son mandat, François Hollande s'est rendu une trentaine de fois dans les banlieues  dont une dizaine en Seine-Saint-Denis, qui avaient voté majoritairement pour lui en 2012 face au candidat de droite Nicolas Sarkozy. C'est en revanche sa première visite à La Courneuve. Les temps ont changé et le fait que Hollande s'est aventuré à La Courneuve souligne à quel point Hollande et son entourage sont hors sol.
Impunément, le premier ministre Manuel Valls avait scandalisé en qualifiant les banlieues de territoires où s'exerce un "apartheid social", mais Marine Le Pen est traduite en correctionnelle pour avoir comparé les prières de rue à l'occupation allemande. Maintenant, le président soi-même instrumentalise une tragédie et des violences urbaines à des fins de survie politique: indécent !
Hollande avait annoncé, début février, la création de cette agence  "à l'échelle des territoires". Elle semble viser à favoriser la création d'entreprises, aider les très petites entreprises quel que soit leur lieu d'implantation et à promouvoir l'innovation, mais c'est  clairement un gadget électoraliste. 

Lagarde (UDI) : "Les sans-dents savent montrer les dents"

Le député de Seine-Saint-Denis, 
Jean-Christophe Lagarde, estime que "ça n'a rien d'étonnant".
"Le fait que le président de la République se rende en Seine-Saint-Denis pour une opération de communication est consternant", déplore le président de l'UDI, à la place de Libération. "Les habitants ont le droit à leur dignité, ils ne doivent pas servir de faire-valoir à quelqu'un qui les a trahis", dénonce-t-il. L'élu du département dénonce "les socialistes (pour qui) la banlieue est devenue leur propriété privée (et avec laquelle) ils peuvent jouer"
"Ces sifflets, dit-il, prouvent que François Hollande est coupé de l'électorat populaire et que les sans-dents savent montrer les dents".

"Plus qu'une image désolante pour la fonction qu'il serait censé incarner, cette arrivée sous les huées est la marque indélébile du mensonge de la campagne de 2012 qu'il incarne, en particulier dans les quartiers populaires et qui est à l'origine du discrédit de la parole présidentielle", commente, dans un communiqué, Bruno Beschizza, tête de liste des Républicains en Seine-Saint-Denis pour les élections régionales. 
Et de souligner que "sur un département comme la Seine-Saint-Denis, qui avait pourtant majoritairement voté pour lui à la dernière élection présidentielle, 21 villes sur 40 sont maintenant dirigées par des maires qui appellent de leur vœu l'alternance". 
Jordan Bardella, candidat tête de liste du Front national en Seine-Saint-Denis juge que François Hollande "est hué comme partout en France, dans les villes et les campagnes". "C'est un acte qui peut se comprendre: cela témoigne de l'échec du Parti socialiste dans les banlieues. La page de la banlieue rouge se tourne".

dimanche 15 mars 2015

Parité au gouvernement: pour que Valls fasse pleurer les femmes ministres ?

Manuel Valls recadre brutalement sa ministre: Axelle Lemaire s'effondre en larmes

Valls fait régner la peur au gouvernement

Craignant de s'attirer à nouveau les foudres du premier ministre,
la secrétaire d'Etat au Numérique a botté en touche au cours de l'émission de France 2, On n'est pas couché, du samedi 14 mars, lorsque des précisions lui ont été demandées sur l'atmosphère irrespirable au gouvernement. 

Axelle Lemaire a en effet refusé de revenir sur l'épisode douloureux de la "fessée" que Valls lui a publiquement administrée en séminaire gouvernemental.
Elle n'a pas osé libérer sa parole et seulement confirmé que le locataire de Matignon l'a bien abaissée et qu'elle en a pleuré devant tout le monde.   

Valls a-t-il fait adresser des fleurs?

Alors que la secrétaire d'Etat au Numérique cherchait à faire entendre sa voix lors d'un séminaire gouvernemental, elle avait été rappelée à sa condition de femme par le chef du gouvernement, le véhément Manuel Valls, rapporta Le Canard enchaîné, en janvier 2015.

En état de crise permanent
Le Franco-catalan est connu pour son autoritarisme... mussolinien. Et outre l'ensemble de ses contestataires, nombreux au PS comme dans l'opposition, Axelle Lemaire est l'un des victimes les plus... exemplaires au sein du gouvernement. Le 22 janvier, lors d'un séminaire gouvernemental, la secrétaire d'Etat chargée du Numérique avait pris la parole alors que les ministres débattaient sur l'Education, et notamment le plan de Najat Vallaud-Belkacem sur la laïcité à l'école. Un plan prônant un nouvel enseignement "laïc et moral" avait été rendu nécessaire par le signalement  de plusieurs centaines de refus dans les écoles de France de la minute de silence en mémoire des victimes des attentats de Paris par des djihadistes français.

La secrétaire d'Etat a alors voulu pointer le rôle de l'Internet. "Si on ne comprend pas que le problème, c'est Internet, alors on n'a rien compris", avait-elle lancé à ses collègues. Or, avant même de pouvoir finir sa phrase, Axelle Lemaire avait été brutalement interrompue par Manuel Valls. 

En des termes machistes et condescendants, il avait offensé sa collaboratrice: "Tu es bien gentille mais on ne parle pas comme ça, aurait-il déclaré, selon Le Canard Enchaîné. Avant d'ajouter, cinglant: "On parlera d'Inter­net une autre fois. Aujourd'hui, on prépare un plan d'action pour l'éduca­tion et la poli­tique de la ville.
"On parlera d'Internet une autre fois. Aujourd'hui, on prépare un plan d'action pour l'éducation et la politique de la ville", avait rétorqué le Premier ministre, cité par Le Canard enchaîné. Et d'ajouter avec mépris: "On a tous compris depuis longtemps, le problème d'Internet, mais on n'est pas là aujourd'hui pour en débattre".

Des sous-ministres pour faire nombre au nom de la parité. 
Valls refuse de se laisser prendre
en photo au côté de la sulfureuse Zahia:
Fleur Pellerin sert de protection...
Placée sous la tutelle d'Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, A. Lemaire avait profondément ressenti  ce rappel des secrétaires d'Etat au silence comme une admonestation des jeunes membres du gouvernement, des femmes convoquées pour faire nombre et se taire. Sur les 17 secrétaires d'Etat, huit sont des femmes, dont six restent de parfaites inconnues: Annick Girardin, Ségolène Neuville, Pascale Boistard, Carole Delga, Axelle Lemaire ou Myriam El Khomri. Leur moyenne d'âges est de 45 ans contre 57 pour leurs homologues masculins.
Axelle Lemaire s'est mise à pleurer devant ses collègues ministres visiblement gênés, rapporte l'hebdomadaire satirique, précisant qu'elle a ensuite cherché à se justifier. "Je ne voulais pas débattre: je voulais juste qu'on aborde le rôle d'Internet dans la structuration des réseaux djihadistes", s'est excusée la jeune femme de tout juste 40 ans.
Face à la ministre humiliée, Manuel Valls avait tenté de rectifier son image. "Je sais, on va dire que je suis trop sévère. Mais on t'aime tous, Axelle !", avait consenti le butor de 53 ans, sur un ton paternaliste.

La "person­na­lité poli­tique de l'année" n'a cessé de trahir sa violence intérieure
Axelle Lemaire ne s'y trompe pas. Quand le Premier ministre se montre au côté de la secrétaire d'Etat en octobre dernier, c'est pour défendre la politique de son gouvernement lors du lancement de la concertation du gouvernement sur le numérique. Il avait en effet pris la parole pour demander aux internautes "d'aider et bousculer" le gouvernement sur ce sujet, ce qui n'est pas non plus un bon point à la secrétaire d'Etat franco-canadienne.

La secré­taire d'État n'a pas oublié l'affront devant l'ensemble du gouver­ne­ment

Valls hurle et postillonne, menace du doigt et insulte
Christiane Taubira n'est pas seule membre de ce gouvernement à mépriser les Français, dans et hors du gouvernement. Stigmatisant les Français d'Algérie, "pieds-noirs" et harkis, Valls a étiqueté "rance" le maire de Béziers, Robert Ménard, pour avoir rebaptisé la "rue du 19-Mars-1962", date des accords d'Évian et début de nouveaux massacres du FLN sur ces populations françaises. A Saint-Brieuc samedi, en campagne perdue des Départementales, le Premier ministre a jugé que le "Front national n'aime pas la France". Pour l'ex-directeur de la communication de la campagne de François Hollande, les 30% de Français -1 sur trois- électeurs du FN sont-ils des "anti-France"?



La peur du FN lui fait perdre la raison

Comparé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à un "tract ambulant pour le FN", fait sortir Valls de ses gonds. En réalité, le premier ministre PS égocentrique n'a cure de la garde des Sceaux et ne défend que sa personne et la réforme pénale. Il l'a démontré en saisissant l'occasion d'une question au gouvernement sur un tout autre sujet pour agresser Gérald Darmanin, le député d'opposition et maire UMP de Tourcoing. 
"Qu'est-ce qui fait monter le FN? (…) Si vous pensez que Taubira n'est pas un tract ambulant pour le FN mis en avant par François Hollande, c'est que vous n'avez pas compris le cynisme des socialistes. La politique pénale menée par Mme Taubira c'est tout ce qui fait monter le FN", a déclaré le député-maire UMP de Tourcoing, mardi 3 mars sur LCI.
Survolté, le Premier ministre - qui se laisse de plus en plus souvent gagner par la colère - a aussitôt violemment réagi à l'Assemblée
VOIR et ENTENDRE Valls se laisser déborder par la colère:


Nouvelle crise face à la jeune députée Marion Maréchal-Le Pen (FN)

Les  dérives comportementales du chef de gouvernement de Hollande se multiplient et indignent une part grandissante de la classe politique.
VOIR et ENTENDRE une video tronquée par la presse "libre," libre de ne pas déplaire au pouvoir...
Une partie de la presse (auto-)censure les excès du premier ministre socialiste. Comparer la précédente video avec la suivante...

VOIR et ENTENDRE cette scène accablante de rage pathologique, non expurgée et donc accusée d'être un montage dû à des... complotistes (évidemment) d'extrême gauche... A vous de juger:


jeudi 4 juillet 2013

Incident diplomatique avec la Bolivie: Hollande décrédibilise la France

Le changement avec Hollande, c'est la réublique du soupçon 

La France a lâché le président Morales


La suspicion dont le président bolivien a fait l'objet est grave

Hollande a reçu Evo Moralès à l'Elysée.
Il lui interdit le survol de la France 4 mois plus tard


L'affront de Hollande à Evo Morales est révélateur de l’état de délabrement du gouvernement de notre pays. Il traite un homologue comme un petit trafiquant…

Ironie de l'histoire, Moralès était passé par Paris en mars dernier pour acheter des avions et hélicoptères d'EADS !

François Hollande avait alors "souligné le souhait de la France de renforcer les relations bilatérales avec la Bolivie dans tous les domaines", selon l'Elysée, précisant juste que "plusieurs secteurs prioritaires avaient été identifiés, tels que les infrastructures, l'énergie, les transports et le domaine spatial".Le président français avait également "salué les réformes profondes accomplies en Bolivie, depuis l'élection du président Morales, en vue de réduire les inégalités".

Chronologie d'un nouveau largage en quelques jous
Evo Morales, qui avait participé à une réunion à Moscou, a pris le chemin du retour dans son avion officiel de chef d’Etat. Il a dû, comme pour tout vol, faire connaitre son passage pour obtenir les autorisations d’accès à l’espace aérien. Il s'envole tranquillement de Moscou, pour une escale aux Canaries, et retour à la maison. Mais soudain l’avion présidentiel doit se poser en urgence à Vienne, mardi. L’Autriche n’y est pour rien, mais la France, le Portugal, suivi par l’Espagne, ont interdit leur espace aérien à ce bandit d’Indien. Le chef d’Etat Bolivien va rester ainsi bloqué pendant 13 heures.
Moins longtemps qu'une garde à vue...



Le motif : "On" soupçonne Evo Morales d’avoir embarqué clandestinement Edward Snowden. Or, ce consultant de la NSA qui a révélé le scandale de l’espionnage massif par les Etats-Unis de plusieurs pays n’a pas bougé de sa chambre d’hôtel ! Tout était bidon… Les USA veulent récupérer Snowden pour trahison, et celui-ci cherche un pays où se réfugier, mais Hollande ne voulait pas s'en encombrer. Dans le même temps, la France de Hollande, tout inféodé que soit ce dernier, se déclare furieuse du traitement que lui ont réservé les agences de renseignement américaines ?


Hier soir à La Paz, des Boliviens outragés ont 
caillassé l’ambassade française  et brulé des drapeaux tricolores.
Lien PaSiDupes: Bolivie : des manifestants s'en prennent à l'ambassade de France : Hollande va-t-il liguer le monde entier contre la France ?

Tête dans le guidon, la troïka Hollande-Fabius-Valls panique

La qualité du travail des services est en cause: sur de simples rumeurs, sans la moindre vérification, le gouvernement accrédite que Morales a embarqué le suspect. Ça donne une idée de la fiabilité des services… et de leur efficacité face à des terroristes chevronnés.

Le mépris de la France pour le président amérindien de Bolivie 
Le président vertueux s'est permis de fixer au sol un chef d'état démocratique, alors que les terroristes circulent librement partout en Europe et que les frontières sont preuses à tous les flux d'immigration.  

Soumis aux USA, le président français obtempère sur un coup de fil de la Maison Blanche. Hollande, larbin d'Obama ? 

Hollande est à tout moment capable de mensonge sur tous les sujets. 
Après avoir bloqué l’avion d'un chef d’Etat sur une simple rumeur non vérifiée et sur ordre d'Obama,  Hollande admet que planait des soupçons, mais se donne le beau rôle, déclarant: "Il y avait des infos contradictoires sur les passagers qui étaient à bord. Dès lors que j'ai su que c'était l'avion du président bolivien, j'ai donné immédiatement l'autorisation de survol du territoire français". 
Hollande veut ainsi faire croire qu’il a fait face positivement dès qu’il a su, treize heures plus tard. Pépère assure qu'il a eu vite fait de libérer son otage... C'est tout juste s'il ne rend pas hommage à ses services cafouilleux.

Une diplomatie française cavalière. 
Il est vrai que Hollande a viré Batho par tweet. Après ça, allez expliquer qu'il n'est ni respectueux ni courageux de rompre avec un compagnon ou une compagne par SMS ! Hollande inflige cette humiliation à un pair par téléphone, sans un mot d'exscuse.

Cristina Fernandez, la présidente argentine, a résumé : "Ils sont définitivement tous fous".  
Dès lors est-il bien sage de laisser le bouton rouge de la dissuasion nucléaire entre les mains de Hollande ? 

lundi 29 avril 2013

Merkel, salie par une nouvelle bavure des baveux du PS

Cambadélis reproche au  fuiteur de s'être fait fait prendre

Le responsable de la fuite du texte contre Angela Merkel sera suspendu du PS a déclaré lundi sur LCI Jean-Christophe Cambadélis, le secrétaire national du PS aux Questions européennes. 
La volaille s'ébouriffe les plumes

Le texte du PS qui fait scandale qualifiait Angela Merkel de "chancelière de l’austérité " et le  l’accusait d’ " intransigeance égoïste".

" Ce brouillon ne devait pas se retrouver dans la presse", tempête le candidat battu de Martine Aubry au poste de Premier secrétaire. "Si nous retrouvons celui qui a fourni ce texte à la presse, je demanderai qu’il soit suspendu du PS ", a-t-il promis. 


L'hostilité du parti des insultes vise d'autant plus violemment la politique d’austérité en Europe que la chancelière est candidate à sa propre succession.
 

Le secrétaire national du PS aux Questions européennes, Jean-Christophe Cambadélis, cherche à se dédouaner, assurant que ce texte n’est qu’une "brouillon". Ce député socialiste de Paris dit même ouvrir une sorte de chasse aux sorcières pour retrouver la taupe qui a procuré le texte en question au Monde. Ainsi, l'ancien trotskiste a-t-il assuré lundi sur LCI qu’il demandera la suspension de celui ou celle qui a fait fuiter les injures du texte initial de son parti contre Angela Merkel et sa politique: "Si nous retrouvons celui qui a fourni ce texte à la presse, je demanderai qu'il soit suspendu du PS." 
Les auteurs de l'affront seront en revanche épargnés! Cambadélis, qui a présidé à la rédaction de ce texte, a insisté sur un texte à caractère de "brouillon écrit à plusieurs mains" où "étaient reprises toute une série de formules énoncées dans le PS depuis plusieurs semaines ".

Des éléphants du parti présidentiel tentent de relativiser les insultes

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius est monté au créneau lundi pour appeler son parti  au calme. "Le débat oui, le pugilat non, il est anormal de mettre en cause tel ou tel dirigeant, le déficit français c’est la France (...) Il n’y a aucune raison d’opposer de manière frontale un pays à un autre ", a-t-il fait valoir sur la radio Europe 1. "En même temps, a ajouté le diplomate, il y a des sujets de débats, il est normal qu’on débatte de la rapidité avec lequel on va revenir à l’équilibre (budgétaire), du fait que les pays qui en ont un peu sous la pédale comme l’Allemagne doivent pouvoir renforcer leur croissance".

L’Elysée reste coi


Dans un entretien publié lundi sur le site internet du quotidien  Le Monde, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, estime que l’idée d’une confrontation avec l’Allemagne est " contre-productive". Quant à la première adjointe de Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo, elle a exprimé lundi son désaccord  avec les partisans de la confrontation avec l’Allemagne. " Je pense qu’il ne faut pas stigmatiser, une personne un pays", a-t-elle finement estimé sur BFMTV et RMC. " Je pense qu’Angela Merkel est dans un modèle, une idée selon laquelle, traumatisée par ce qui s’était passé en 29, l’inflation serait le mal absolu. Je pense qu’elle se trompe quant aux mesures qu’il faut prendre pour relancer l’Europe", a toutefois jugé la candidate PS à la marie de Paris, mais sans justifier son point de vue.

Mais elle n’est pas venue ce week-end et peut attendre longtemps. L’Elysée s’est contenté de laisser le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, réagir samedi, de manière désinvolte, par des tweets, lâchant  un commentaire en langue de bois, selon lequel l’amitié franco-allemande est " indispensable pour redonner un nouvel élan au projet européen et trouver les voies du retour de la croissance". Des propos répétés lundi  dans un entretien à  La Dépêche du Midi, au même niveau de conviction : "La relation entre les deux pays est solide et, chacun le sait, essentielle pour permettre à l’Europe de surmonter la crise. C’est justement grâce à ce dialogue intense et respectueux que nous donnerons un nouvel élan au projet européen et que nous trouverons le chemin de la croissance. Nous sommes les piliers de l’Europe et cette responsabilité nous oblige", assure-t-il.
Rien de nature à calmer la polémique de part et d'autre du Rhin. 
Le PS reste divisé. D'un côté, Manuel Valls, Michel Sapin et Vincent Peillon se disent ouvertement opposés à une ligne dure face à Berlin, de l'autre, les radicaux comme Benoît Hamon continuent de vouloir " en finir avec les politiques d’austérité ". 

Quant au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, il souffle le chaud et le froid: il a regretté dimanche le manque de "sang-froid" de certains ministres et évoque désormais  une " tempête dans une verre d’eau ", après avoir appelé à une "confrontation" avec la politique de la chancelière allemande Angela Merkel.

L'Elysée révèle au passage la haute idée qu'il se fait des Français


Un conseiller élyséen, cité par le Figaro de ce 29 avril, assure en effet que les Français n’en ont cure de cette polémique :

"Je ne crois pas que ces questions entrent dans le radar des Français.
Je ne pense pas que cela ait passé la barrière neuronale du Français."
Ainsi sommes-nous mûrs pour le "mur des cons" !