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mardi 15 novembre 2016

Fichier TES : Valls renie son engagement et recule face à Beauvau

Il n'aura fallu que trois jours au ministère de l’Intérieur pour faire plier Matignon 

Valls est revenu sur ses promesses publiques pourtant  faites publiquement le 10 novembre

Beauvau a publié cette annonce: "Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique et de l’innovation ont annoncé une évolution [sic] du fichier des "Titres Electroniques Sécurisés" visant à prendre en compte les inquiétudes [ils ne les avaient donc pas prises en compte avant de publier leur décret en catimini lors du weekend de la Toussaint] exprimées depuis l’entrée en vigueur du décret n°2016-1460 du 28 octobre 2016 autorisant la création d'un traitement de données à caractère personnel relatif aux passeports et aux cartes nationales d'identité."

Et en effet, le gouvernement a reculé, malgré la crainte d'un tacle de la Cour européenne de Justice. Valls s’apprête à faire voler en éclats une partie des gages accordés jeudi dernier aux Français soucieux à l’idée de voir leurs infos perso collectées dans un même fichier centralisé, le TES (Titres électroniques sécurisés).
60 millions de Français visés: du jamais vu depuis 1940. Ce nouveau fichier va concerner toute personne qui cherche à obtenir ou à renouveler sa carte d’identité ou son passeport. Pas besoin d’avoir fait un bac, même avec mention, pour saisir que la traque ne concerne pas les personnes suspectes, mais bien TOUS LES FRANÇAIS. Seule exception : les nourrissons jusqu'aux mineurs de 12 ans...
Nos empreintes seront ainsi collectées contre notre volonté : nous ne pourrons refuser que leur ajout à la base de données informatiques. Et pour sa part, le décret qui a tenté de faire passer la pilule en loucedé ne sera pas forcément modifié par un nouveau texte.

L'Intérieur de Bernard Cazeneuve refuse même de transmettre le nom des fichés S sensibles aux maires.

Les empreintes, un filon pour les services du Renseignement

Le principal changement porte sur le recueil des empreintes. Lors de la conférence de presse organisée 'fissa' place Beauvau pour faire taire les critiques, Bernard Cazeneuve et Axelle Lemaire s’étaient engagés à introduire une nouvelle obligation dans le fichier TES :
"Le recueil et le versement des empreintes digitales du demandeur du titre seront soumis à son consentement express et éclairé."

[À suivre] Déclaration publique commune de @BCazeneuve et @axellelemaire sur les modalités de la mise en oeuvre du 
.@BCazeneuve : Le processus de délivrance des passeports repose sur une technologie récente et entièrement sécurisée, la technologie "TES" pic.twitter.com/dLZy8EyHaI




Voir l'image sur Twitter
Ce jour là, Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et A. Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, ont fait mine de dépasser leurs désaccords ("non, il n’y a pas de couac"). Les sourires crispés de façade cachaient non seulement la violence de leur bras de fer, mais aussi le refus de l’administration de Bernard Cazeneuve de céder à cet arbitrage en sa défaveur.
Fichier TES Mounir Mahjoubi, président du @CNNum s’est dit très inquiet sur  "Nous sommes prêts à discuter avec le gouvernement" pic.twitter.com/h6TwuJKGx6
Fichier  L'intérieur n'apprécie vraiment pas les critiques d'A. Lemaire : "on va pas l'appeler à chaque fois qu'on touche un ordinateur" pic.twitter.com/tlWF3wMaOQ






Les services de l’Intérieur avaient pris la fâcheuse habitude de passer en force   au grand dam de Valls qui fait le matamore à Matignon. Or, sur un sujet qui touche de loin à l’antiterrorisme, Cazeneuve n'avait pas partie gagnée. Mais il ne voulait pas non plus perdre la face contre une simple petite secrétaire d’Etat, à qui Bernard Cazeneuve et son entourage n'ont jamais dissimulé le profond mépris qu’elle leur inspire. "On n’a pas attendu pour travailler là-dessus. On n’a pas besoin de tes gadgets."
Le spectre du fichier des non-empreintes


Sur le fond, l’Intérieur ne veut surtout pas que les services de police soient privés des empreintes de millions de détenteurs d’une carte d’identité. D'autant que, paradoxalement, la garantie arrachée par Axelle Lemaire est plus protectrice encore que le système aujourd’hui en place : pour faire une carte d’identité, il faut déjà laisser ses empreintes digitales, certes, sur un formulaire papier, ce qui n’empêche pas les autorités de se servir de ce fichier "comme d’un auxiliaire de police", souligne Télérama.

La police d'Etat n’a donc rien lâché. 
Quelques minutes avant le point presse commun, il bataillait encore pour faire pencher la balance de son côté, révèle encore Télérama (groupe Le Monde, succursale du pouvoir). 
Les hauts fonctionnaires de la police ont soigneusement mis un nouvel argumentaire en place. Ils ont notamment tourné à leur avantage la mauvaise pique de  départ en argument susceptible d’effrayer plus encore les défenseurs des libertés : si des gens refusent le prélèvement de leurs empreintes, ils seront alors versés de fait dans un autre fichier, celui des fortes têtes. 


Le fichier des non-empreintes, le fichier des rebelles, encore plus suspect d’être sensible encore entre les mains d’agents mal intentionnés.
Et la majorité parlementaire socialiste va approuver...

Le travail de sape fonctionne. 
Lundi, le flou était tel qu’il était impossible de savoir comment allait concrètement évoluer le fichier TES. Ou si même cette évolution allait finalement survenir. Un nouveau décret va-t-il être rédigé ? Un calendrier est-il déjà prévu ? Comment le débat parlementaire promis sera-t-il pris en considération alors qu’aucun vote n’est possible ?

Quand c’est flou, c'est qu'il y a un loup (M. Aubry)...
Next Inpact se fait lui aussi l’écho de cette lutte d'influences et avance qu’un nouveau décret, préalablement approuvé par le Conseil d’Etat et la Cnil, ne pourrait en fait pas voir le jour. L’Intérieur aurait d’autres plans, envisageant de faire passer une simple instruction. Moins contraignante, en droit, qu’un décret.

En parallèle, personne ne pipe officiellement mot sur la suite ni à l’Intérieur, ni à Bercy, ni dans les institutions concernées par ce fichier. Comme si les annonces de jeudi n’avaient jamais existé.
La commission des lois du Sénat attend ce mardi les explications de Bernard Cazeneuve, mais aussi l’éclairage de Mounir Mahjoubi (le président du Conseil national du numérique) et Isabelle Falque-Pierrotin (à la tête de la CNIL).
Entendue dans le cadre du projet de loi de finances 2017, Axelle Lemaire aura également à répondre à des questions au Palais du Luxembourg. Sans oublier l'apothéose de la journée, à l’Assemblée, avec une nouvelle déclaration du gouvernement sur le fichier TES, après les questions au gouvernement.



Vers une future crise gouvernementale ?

L
’événement, annoncé par une brève lettre de Manuel Valls à Claude Bartolone, n’est suivi d’aucun commentaire de Matignon. 
Mais lundi soir, les services du Premier ministre avaient néanmoins une réponse révélatrice des tensions internes à apporter à la demande d’éclaircissement de la presse :
"Prenez attache avec le ministère de l’Intérieur. "

Malgré des annonces contraires, malgré une bataille en coulisse peu appréciée du Premier ministre, la place Beauvau, et la lourde administration qui la soutient, a donc réussi dans la soirée de lundi à lui imposer de faire machine arrière.

Effet 13 novembre oblige : aucune mesure susceptible d’amoindrir les conditions de sécurité n’est acceptée. Officiellement au nom de la lutte contre l’usurpation d’identité – une fraude qui se chiffre à quelques milliers de cas, une dizaine tout au plus, chaque année, indiquent plusieurs sources. Certaines, policières, estiment en plus que le fichier TES ne changera rien à cette délinquance.

Tant pis, le gouvernement préfère prendre le risque de concentrer en un même fichier les données de 60 millions de Français. Et Matignon de paraître bien indécis après ces multiples va-et-vient. C’est d’ailleurs le point qui gratte : pourquoi le Premier ministre a-t-il d’abord choisi d’écouter les défenseurs des libertés, alors qu’il n’en a pas pris la peine lors des précédents débats sur la loi de programmation militaire, ou la loi renseignement ?

Crainte des media, nous répondent certains. Détermination féroce d’Axelle Lemaire, prétendent d’autres, qui aurait fait redouter à Matignon une énième crise gouvernementale, à quelques mois d’une élection qui s’annonce déjà fort mal engagée.
Désavouée sans ménagement, la secrétaire d’Etat au numérique va-t-elle décider de quitter le gouvernement, après l’avoir sérieusement envisagé lors de la loi renseignement ? Ou prétexte de Valls pour reprendre sa liberté ?

lundi 7 novembre 2016

Contre-vérités de Cazeneuve pour défendre son fichage des Français

Mégafichier TES : Cazeneuve défend un projet... "transparent", selon lui 

"Ce projet a été conduit dans la transparence et a respecté les étapes du travail interministériel"
, prétend Bernard Cazeneuve.

Ce fichier controversé réunit dans une seule base les données personnelles des 60 millions d'habitants: Français et suspects ! Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assuré lundi que son mégafichage a non seulement été mis en place "dans la transparence" mais en toute connaissance de tous les ministres concernés. Le Conseil national du numérique (CNNum), organe consultatif, a toutefois demandé la suspension de ce fichier scélérat.
Dans une lettre à Mounir Mahjoubi, son président, le ministre maintient que le " projet de décret » instaurant ce fichier « a respecté les étapes du travail interministériel" et qu'il y a eu "débat". 

La polémique autour du mégafichier s'est durcie lundi avec les protestations de la secrétaire d'État au Numérique Axelle Lemaire, qui a déploré "un dysfonctionnement majeur" dans l'adoption "en douce", pendant les fêtes de la Toussaint, de ce décret baptisé "Titres électroniques sécurisés" (TES).
 
Paru le 30 octobre au Journal officiel, "le projet de décret" pour ce fichier "a été soumis au contreseing de tous les ministres concernés et au Premier ministre, après les consultations interministérielles habituelles", argumente le petit ministre sournois de l'Intérieur. 

Avant cela,
Bernard Cazeneuve se défend en certifiant avoir informé les ministres de ce projet, notamment en conseil des ministres le 16 décembre 2015, dans "une démarche plus globale" de réforme des missions des préfectures. Autant dire subrepticement. "Ce projet a donc été conduit dans la transparence et a respecté les étapes du travail interministériel", coclut allègrement le perfide locataire de la place Beauvau.  

Menaces sur nos libertés publiques
 
S'agissant d'un débat devant le Parlement que réclament ceux qui le critiquent comme le CNNnum, l'"objet" du fichier "ne rendait pas nécessaire le recours à la loi", ni aux élus du peuple, estime le ministre de l'Intérieur.
 
Selon lui, les finalités de ce mégafichier visent à... "moderniser" [sic] le traitement des cartes nationales d'identité (CNI), en alignant leur délivrance sur celle des passeports. Le ministre qui n'est pas à une contre-vérité près,  invoque la lutte contre la fraude documentaire et sa volonté de faire de la CNI un "document sûr". Sans aucune arrière-pensée....
François Hollande, partisan du temps long et de la concertation, en tant que candidat à l'Elysée, une fois élu président, envisagea de gouverner par ordonnances. Depuis les attentats islamistes, le gouvernement veut aller vite en besogne et parce que le recours aux ordonnances doit s’accompagner d’un discours churchillien, il nous a convaincus que si il gouverne par ordonnances, c’est que la situation est grave, très grave. Or, il doit obtenir du Parlement un débat sur l’opportunité d’un recours aux ordonnances -sous le contrôle des juges- et c'est une perte de temps, à cinq mois de la présidentielle. Alors, puisque la démocratie parlementaire demande du temps long, il ne s'est pas encombré de démocratie et l'a consulté pour instaurer... l'"état d'exception", pour ensuite le contourner avec l'article 49.3 pour imposer la loi travail et, avec le fichage des Français, s'est essayé à gouverner par décrets, au mépris du Parlement et de la démocratie.
Mais, 
 alors qu'ils étaient premiers ministres, Georges Pompidou et Dominique de Villepin finirent par payer cher leur volonté de passer par-dessus le Parlement. Pompidou démissionna un an plus tard, après la crise de Mai-68. Villepin, quant à lui, paya sa témérité sur le CNE par un désaveu politique en forme d'abrogation et une impopularité abyssale.
Menaces sur les données privées des Français

Alors que les experts doutent fortement que les données privées recueillies soient inviolablesles politiques responsables craignent des dérives pour les libertés publiques. Pris en flagrant délit de Bernard Cazeneuve tente de rassurer, dans cette lettre de quatre pages, affirmant qu'il serait impossible de consulter les données relatives aux personnes à partir des données biométriques.
 
Le ministre certifie que le gouvernement ne peut pas non plus avoir accès aux données personnelles des Français. Le fichier réunit dans une seule base de données (identité, couleur des yeux, domicile, photo, empreintes digitales...) les détenteurs d'un passeport et d'une carte d'identité et concerne potentiellement près de 60 millions de Français. 
Les techniques et services dits de géolocalisation, permettent de suivre la position géographique d'un véhicule en déplacement (bateau, camion, voiture...), ou même d'une personne physique. Ces services sont proposés par les opérateurs de téléphonie mobile, puisque le lieu où se trouve un portable, en veille ou en communication, peut être connu à tout instant. Or, pour la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), la surveillance permanente des déplacements des salariés est disproportionnée et peut donc être contestée (art. L. 120-2 du code du travail) lorsque leur tâche ne réside pas dans le déplacement lui-même (un chauffeur-livreur, par exemple) mais dans la réalisation d'une prestation pouvant faire elle-même l'objet d'une vérification (dépanneur d'ascenseur ou d'électroménager). Idem de la géolocalisation des enfants par leurs parents via un portable.L'Etat totalitaire veut pourtant étendre ses propres possibilités de traque, non pas mercantile, mais politique. A quelle part de vie privée ou de secret les Français ont-ils droit ? Quel point d'équilibre peut être trouvé entre une confiance "aveugle" et un contrôle "policier" ?
Quid du  droit à l'oubli ?

Les Français seront désormais traçables par géolocalisation, dans chacune de leurs activités, comme ils le sont déjà par Google, entre autres espions de la vie privée sur Internet. 

Dans l'agenda officiel de Bernard Cazeneuve publié la semaine dernière, avant les protestations d'Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Économie et des Finances, une rencontre avec celle-ci était inscrite pour jeudi matin. Elle est "maintenue", selon des sources à Beauvau, qui se sont bunkerisées, cessant de communiquer.

dimanche 15 mars 2015

Parité au gouvernement: pour que Valls fasse pleurer les femmes ministres ?

Manuel Valls recadre brutalement sa ministre: Axelle Lemaire s'effondre en larmes

Valls fait régner la peur au gouvernement

Craignant de s'attirer à nouveau les foudres du premier ministre,
la secrétaire d'Etat au Numérique a botté en touche au cours de l'émission de France 2, On n'est pas couché, du samedi 14 mars, lorsque des précisions lui ont été demandées sur l'atmosphère irrespirable au gouvernement. 

Axelle Lemaire a en effet refusé de revenir sur l'épisode douloureux de la "fessée" que Valls lui a publiquement administrée en séminaire gouvernemental.
Elle n'a pas osé libérer sa parole et seulement confirmé que le locataire de Matignon l'a bien abaissée et qu'elle en a pleuré devant tout le monde.   

Valls a-t-il fait adresser des fleurs?

Alors que la secrétaire d'Etat au Numérique cherchait à faire entendre sa voix lors d'un séminaire gouvernemental, elle avait été rappelée à sa condition de femme par le chef du gouvernement, le véhément Manuel Valls, rapporta Le Canard enchaîné, en janvier 2015.

En état de crise permanent
Le Franco-catalan est connu pour son autoritarisme... mussolinien. Et outre l'ensemble de ses contestataires, nombreux au PS comme dans l'opposition, Axelle Lemaire est l'un des victimes les plus... exemplaires au sein du gouvernement. Le 22 janvier, lors d'un séminaire gouvernemental, la secrétaire d'Etat chargée du Numérique avait pris la parole alors que les ministres débattaient sur l'Education, et notamment le plan de Najat Vallaud-Belkacem sur la laïcité à l'école. Un plan prônant un nouvel enseignement "laïc et moral" avait été rendu nécessaire par le signalement  de plusieurs centaines de refus dans les écoles de France de la minute de silence en mémoire des victimes des attentats de Paris par des djihadistes français.

La secrétaire d'Etat a alors voulu pointer le rôle de l'Internet. "Si on ne comprend pas que le problème, c'est Internet, alors on n'a rien compris", avait-elle lancé à ses collègues. Or, avant même de pouvoir finir sa phrase, Axelle Lemaire avait été brutalement interrompue par Manuel Valls. 

En des termes machistes et condescendants, il avait offensé sa collaboratrice: "Tu es bien gentille mais on ne parle pas comme ça, aurait-il déclaré, selon Le Canard Enchaîné. Avant d'ajouter, cinglant: "On parlera d'Inter­net une autre fois. Aujourd'hui, on prépare un plan d'action pour l'éduca­tion et la poli­tique de la ville.
"On parlera d'Internet une autre fois. Aujourd'hui, on prépare un plan d'action pour l'éducation et la politique de la ville", avait rétorqué le Premier ministre, cité par Le Canard enchaîné. Et d'ajouter avec mépris: "On a tous compris depuis longtemps, le problème d'Internet, mais on n'est pas là aujourd'hui pour en débattre".

Des sous-ministres pour faire nombre au nom de la parité. 
Valls refuse de se laisser prendre
en photo au côté de la sulfureuse Zahia:
Fleur Pellerin sert de protection...
Placée sous la tutelle d'Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, A. Lemaire avait profondément ressenti  ce rappel des secrétaires d'Etat au silence comme une admonestation des jeunes membres du gouvernement, des femmes convoquées pour faire nombre et se taire. Sur les 17 secrétaires d'Etat, huit sont des femmes, dont six restent de parfaites inconnues: Annick Girardin, Ségolène Neuville, Pascale Boistard, Carole Delga, Axelle Lemaire ou Myriam El Khomri. Leur moyenne d'âges est de 45 ans contre 57 pour leurs homologues masculins.
Axelle Lemaire s'est mise à pleurer devant ses collègues ministres visiblement gênés, rapporte l'hebdomadaire satirique, précisant qu'elle a ensuite cherché à se justifier. "Je ne voulais pas débattre: je voulais juste qu'on aborde le rôle d'Internet dans la structuration des réseaux djihadistes", s'est excusée la jeune femme de tout juste 40 ans.
Face à la ministre humiliée, Manuel Valls avait tenté de rectifier son image. "Je sais, on va dire que je suis trop sévère. Mais on t'aime tous, Axelle !", avait consenti le butor de 53 ans, sur un ton paternaliste.

La "person­na­lité poli­tique de l'année" n'a cessé de trahir sa violence intérieure
Axelle Lemaire ne s'y trompe pas. Quand le Premier ministre se montre au côté de la secrétaire d'Etat en octobre dernier, c'est pour défendre la politique de son gouvernement lors du lancement de la concertation du gouvernement sur le numérique. Il avait en effet pris la parole pour demander aux internautes "d'aider et bousculer" le gouvernement sur ce sujet, ce qui n'est pas non plus un bon point à la secrétaire d'Etat franco-canadienne.

La secré­taire d'État n'a pas oublié l'affront devant l'ensemble du gouver­ne­ment

Valls hurle et postillonne, menace du doigt et insulte
Christiane Taubira n'est pas seule membre de ce gouvernement à mépriser les Français, dans et hors du gouvernement. Stigmatisant les Français d'Algérie, "pieds-noirs" et harkis, Valls a étiqueté "rance" le maire de Béziers, Robert Ménard, pour avoir rebaptisé la "rue du 19-Mars-1962", date des accords d'Évian et début de nouveaux massacres du FLN sur ces populations françaises. A Saint-Brieuc samedi, en campagne perdue des Départementales, le Premier ministre a jugé que le "Front national n'aime pas la France". Pour l'ex-directeur de la communication de la campagne de François Hollande, les 30% de Français -1 sur trois- électeurs du FN sont-ils des "anti-France"?



La peur du FN lui fait perdre la raison

Comparé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à un "tract ambulant pour le FN", fait sortir Valls de ses gonds. En réalité, le premier ministre PS égocentrique n'a cure de la garde des Sceaux et ne défend que sa personne et la réforme pénale. Il l'a démontré en saisissant l'occasion d'une question au gouvernement sur un tout autre sujet pour agresser Gérald Darmanin, le député d'opposition et maire UMP de Tourcoing. 
"Qu'est-ce qui fait monter le FN? (…) Si vous pensez que Taubira n'est pas un tract ambulant pour le FN mis en avant par François Hollande, c'est que vous n'avez pas compris le cynisme des socialistes. La politique pénale menée par Mme Taubira c'est tout ce qui fait monter le FN", a déclaré le député-maire UMP de Tourcoing, mardi 3 mars sur LCI.
Survolté, le Premier ministre - qui se laisse de plus en plus souvent gagner par la colère - a aussitôt violemment réagi à l'Assemblée
VOIR et ENTENDRE Valls se laisser déborder par la colère:


Nouvelle crise face à la jeune députée Marion Maréchal-Le Pen (FN)

Les  dérives comportementales du chef de gouvernement de Hollande se multiplient et indignent une part grandissante de la classe politique.
VOIR et ENTENDRE une video tronquée par la presse "libre," libre de ne pas déplaire au pouvoir...
Une partie de la presse (auto-)censure les excès du premier ministre socialiste. Comparer la précédente video avec la suivante...

VOIR et ENTENDRE cette scène accablante de rage pathologique, non expurgée et donc accusée d'être un montage dû à des... complotistes (évidemment) d'extrême gauche... A vous de juger: