POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est CNNum. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CNNum. Afficher tous les articles

dimanche 15 juillet 2018

Mounir Mahjoubi récupère N’Golo Kanté

Le Franco-Marocain au Franco-Malien : "Votre destin ressemble à la France"

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Numérique, un sportif qui s'ignore

Mahjoubi, un profil
de sportif
Mounir Mahjoubi a pris sa plus belle plume son plus beau clavier pour faire sa déclaration à N’Golo Kanté.
A quelques heures de la finale France-Croatie, le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du Numérique, apporte son soutien au milieu de terrain N’Golo Kanté, 1,68 m, joueur le plus régulier des Bleus. 

Mahjoubi nous livre sa version du "premier de cordée"
"Dans quelques heures, ce sera le moment. Dans les tribunes ou devant nos écrans, nous serons des millions à vous attendre. D’abord, l’entrée sur le terrain, puis "la Marseillaise" qui résonnera de Moscou à Paris, et enfin ce premier coup de sifflet qui lancera la bataille. Nous serons une foule silencieuse, accrochée à vos premières foulées. Mais pourquoi courez-vous autant M. Kanté ? (!) Sur le terrain, vous ne laissez personne vous attendre. (!) Vous êtes déjà là. Vous avez décidé depuis longtemps, que le destin d’un ballon [philosophie pour les Nuls] n’existait que dans le mouvement, et que tous ceux qui tenteraient de le ralentir méritaient votre assaut. [Qu'un sang impur abreuve nos sillons ?] Et ça fonctionne.

Vous faites vivre le jeu, votre course effrénée rappelle à chacun l’exigence de vitesse, vous provoquez des décisions, vous capturez les ballons de ceux qui ne connaissent pas votre puissance et votre courage. Vous êtes partout où l’on vous attend et partout ailleurs en même temps."


Majhoubi exalte le multiculturalisme

Résultat de recherche d'images pour "Mounir Mahjoubi multiculturalisme"
"Et dans la vie, M. Kanté, vous avez aussi couru tous les ballons. Il y a dans votre parcours l’énergie de ceux [et celles ?] qui savent que vivre, c’est vivre fort. C’est décider de courir sur des terrains pas encore balisés, à la conquête de ballons pas encore joués. Vivre fort, c’est imposer sa chance, quand tout vous dit le contraire, c’est conquérir (2) le bonheur alors qu’on n’en connaît pas encore le goût, c’est prendre tous les risques, parce que seul l’inconnu vous projette dans l’avenir.

Résultat de recherche d'images pour "multiculturalisme"Vous êtes né à Paris, de parents [Maliens] qui ont tout quitté pour s’installer en France. Vous avez grandi dans la passion et la curiosité. Vous avez aimé le foot, et vous avez tout de suite senti que par la sueur et l’effort [manquent le sang et les larmes de Churchill], on peut se faire une vie en grand. Vous avez réussi vos études[,] car ce sens de l’effort vous l’imprimez partout. Quand vous avez démarré votre carrière de joueur, certains ont pensé que vous n’aviez pas les critères physiques attendus. [En 1998, le Bleu devait être Noir ET avoir du muscle] Mais vous vous êtes écouté, [pourquoi la virgule?] et vous avez continué. Et à courir tous les ballons [l'auteur de ces lignes est si fort, lui aussi, qu'au final, on assimile N'Golo à un chien fou,vous avez rencontré ceux qui vous ont fait confiance, [pourquoi cette virgule] et en quelques années seulement, par le travail et le dépassement, vous êtes devenu chaque jour meilleur. Aujourd’hui, tout le monde a enfin compris que dans ce monde où nous vivons, N’Golo Kanté est un très grand joueur.

Savoir courir ou, à défaut, dribbler...
En écrivant cette lettre, j’ai eu envie de trouver des liens entre votre vie et la mienne, [Mounir est un pervers narcissique !], mais en fait, N’Golo [il manque une virgule] votre destin ressemble à la France. [à la différence donc de celui de Mahjoubi !] Une France courageuse, qui veut vivre fort et qui laisse à chacun la possibilité de se dépasser. [Et qui laisse au bord de la route ceux qui manquent de courage et d'énergie ?] L’histoire de votre vie en grand continue ce soir, [pourquoi encore cette virgule ?] et je serai devant un écran sur la place des Fêtes avec les enfants et les parents du quartier. On vous regardera jouer et pendant la mi-temps, je leur raconterai qui est N’Golo Kanté. Alors, courez, courez toujours, [ponctuation inappropriée] que tous ceux qui vous attendent soient surpris et que ceux qui ne vous avaient pas vu s’habituent. [fumeux...] Ce soir et pour longtemps, nous serons des millions à vous attendre [va-t-on attendre longtemps encore ?] et à vous admirer. Et si vous revenez un jour à Paris [il court pour Chelsea, casaque noire et tunique bleue], nous serons là pour vous.

Nommé président du conseil national du numérique (CNNum, où Salwa Toko lui a succédé) par le président Hollande (pour avoir co-créé le réseau communautaùire 'La Ruche Qui Dit Oui', entreprise en économie collaborative (Equanum SAS), puis tombeur de Jean-Christophe Cambadélis (PS), après avoir servi Ségolène Royal, cet opportuniste ambitieux  serait-il autant suspect s'il déclarait sa flamme à Antoine Griezmann ou Olivier Giroud ? En attendant, pour célébrer la France, l'élu du quartier Simon-Bolivar sélectionne un Franco-Malien qui joue à Londres...

mardi 15 novembre 2016

Fichier TES : Valls renie son engagement et recule face à Beauvau

Il n'aura fallu que trois jours au ministère de l’Intérieur pour faire plier Matignon 

Valls est revenu sur ses promesses publiques pourtant  faites publiquement le 10 novembre

Beauvau a publié cette annonce: "Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique et de l’innovation ont annoncé une évolution [sic] du fichier des "Titres Electroniques Sécurisés" visant à prendre en compte les inquiétudes [ils ne les avaient donc pas prises en compte avant de publier leur décret en catimini lors du weekend de la Toussaint] exprimées depuis l’entrée en vigueur du décret n°2016-1460 du 28 octobre 2016 autorisant la création d'un traitement de données à caractère personnel relatif aux passeports et aux cartes nationales d'identité."

Et en effet, le gouvernement a reculé, malgré la crainte d'un tacle de la Cour européenne de Justice. Valls s’apprête à faire voler en éclats une partie des gages accordés jeudi dernier aux Français soucieux à l’idée de voir leurs infos perso collectées dans un même fichier centralisé, le TES (Titres électroniques sécurisés).
60 millions de Français visés: du jamais vu depuis 1940. Ce nouveau fichier va concerner toute personne qui cherche à obtenir ou à renouveler sa carte d’identité ou son passeport. Pas besoin d’avoir fait un bac, même avec mention, pour saisir que la traque ne concerne pas les personnes suspectes, mais bien TOUS LES FRANÇAIS. Seule exception : les nourrissons jusqu'aux mineurs de 12 ans...
Nos empreintes seront ainsi collectées contre notre volonté : nous ne pourrons refuser que leur ajout à la base de données informatiques. Et pour sa part, le décret qui a tenté de faire passer la pilule en loucedé ne sera pas forcément modifié par un nouveau texte.

L'Intérieur de Bernard Cazeneuve refuse même de transmettre le nom des fichés S sensibles aux maires.

Les empreintes, un filon pour les services du Renseignement

Le principal changement porte sur le recueil des empreintes. Lors de la conférence de presse organisée 'fissa' place Beauvau pour faire taire les critiques, Bernard Cazeneuve et Axelle Lemaire s’étaient engagés à introduire une nouvelle obligation dans le fichier TES :
"Le recueil et le versement des empreintes digitales du demandeur du titre seront soumis à son consentement express et éclairé."

[À suivre] Déclaration publique commune de @BCazeneuve et @axellelemaire sur les modalités de la mise en oeuvre du 
.@BCazeneuve : Le processus de délivrance des passeports repose sur une technologie récente et entièrement sécurisée, la technologie "TES" pic.twitter.com/dLZy8EyHaI




Voir l'image sur Twitter
Ce jour là, Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et A. Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, ont fait mine de dépasser leurs désaccords ("non, il n’y a pas de couac"). Les sourires crispés de façade cachaient non seulement la violence de leur bras de fer, mais aussi le refus de l’administration de Bernard Cazeneuve de céder à cet arbitrage en sa défaveur.
Fichier TES Mounir Mahjoubi, président du @CNNum s’est dit très inquiet sur  "Nous sommes prêts à discuter avec le gouvernement" pic.twitter.com/h6TwuJKGx6
Fichier  L'intérieur n'apprécie vraiment pas les critiques d'A. Lemaire : "on va pas l'appeler à chaque fois qu'on touche un ordinateur" pic.twitter.com/tlWF3wMaOQ






Les services de l’Intérieur avaient pris la fâcheuse habitude de passer en force   au grand dam de Valls qui fait le matamore à Matignon. Or, sur un sujet qui touche de loin à l’antiterrorisme, Cazeneuve n'avait pas partie gagnée. Mais il ne voulait pas non plus perdre la face contre une simple petite secrétaire d’Etat, à qui Bernard Cazeneuve et son entourage n'ont jamais dissimulé le profond mépris qu’elle leur inspire. "On n’a pas attendu pour travailler là-dessus. On n’a pas besoin de tes gadgets."
Le spectre du fichier des non-empreintes


Sur le fond, l’Intérieur ne veut surtout pas que les services de police soient privés des empreintes de millions de détenteurs d’une carte d’identité. D'autant que, paradoxalement, la garantie arrachée par Axelle Lemaire est plus protectrice encore que le système aujourd’hui en place : pour faire une carte d’identité, il faut déjà laisser ses empreintes digitales, certes, sur un formulaire papier, ce qui n’empêche pas les autorités de se servir de ce fichier "comme d’un auxiliaire de police", souligne Télérama.

La police d'Etat n’a donc rien lâché. 
Quelques minutes avant le point presse commun, il bataillait encore pour faire pencher la balance de son côté, révèle encore Télérama (groupe Le Monde, succursale du pouvoir). 
Les hauts fonctionnaires de la police ont soigneusement mis un nouvel argumentaire en place. Ils ont notamment tourné à leur avantage la mauvaise pique de  départ en argument susceptible d’effrayer plus encore les défenseurs des libertés : si des gens refusent le prélèvement de leurs empreintes, ils seront alors versés de fait dans un autre fichier, celui des fortes têtes. 


Le fichier des non-empreintes, le fichier des rebelles, encore plus suspect d’être sensible encore entre les mains d’agents mal intentionnés.
Et la majorité parlementaire socialiste va approuver...

Le travail de sape fonctionne. 
Lundi, le flou était tel qu’il était impossible de savoir comment allait concrètement évoluer le fichier TES. Ou si même cette évolution allait finalement survenir. Un nouveau décret va-t-il être rédigé ? Un calendrier est-il déjà prévu ? Comment le débat parlementaire promis sera-t-il pris en considération alors qu’aucun vote n’est possible ?

Quand c’est flou, c'est qu'il y a un loup (M. Aubry)...
Next Inpact se fait lui aussi l’écho de cette lutte d'influences et avance qu’un nouveau décret, préalablement approuvé par le Conseil d’Etat et la Cnil, ne pourrait en fait pas voir le jour. L’Intérieur aurait d’autres plans, envisageant de faire passer une simple instruction. Moins contraignante, en droit, qu’un décret.

En parallèle, personne ne pipe officiellement mot sur la suite ni à l’Intérieur, ni à Bercy, ni dans les institutions concernées par ce fichier. Comme si les annonces de jeudi n’avaient jamais existé.
La commission des lois du Sénat attend ce mardi les explications de Bernard Cazeneuve, mais aussi l’éclairage de Mounir Mahjoubi (le président du Conseil national du numérique) et Isabelle Falque-Pierrotin (à la tête de la CNIL).
Entendue dans le cadre du projet de loi de finances 2017, Axelle Lemaire aura également à répondre à des questions au Palais du Luxembourg. Sans oublier l'apothéose de la journée, à l’Assemblée, avec une nouvelle déclaration du gouvernement sur le fichier TES, après les questions au gouvernement.



Vers une future crise gouvernementale ?

L
’événement, annoncé par une brève lettre de Manuel Valls à Claude Bartolone, n’est suivi d’aucun commentaire de Matignon. 
Mais lundi soir, les services du Premier ministre avaient néanmoins une réponse révélatrice des tensions internes à apporter à la demande d’éclaircissement de la presse :
"Prenez attache avec le ministère de l’Intérieur. "

Malgré des annonces contraires, malgré une bataille en coulisse peu appréciée du Premier ministre, la place Beauvau, et la lourde administration qui la soutient, a donc réussi dans la soirée de lundi à lui imposer de faire machine arrière.

Effet 13 novembre oblige : aucune mesure susceptible d’amoindrir les conditions de sécurité n’est acceptée. Officiellement au nom de la lutte contre l’usurpation d’identité – une fraude qui se chiffre à quelques milliers de cas, une dizaine tout au plus, chaque année, indiquent plusieurs sources. Certaines, policières, estiment en plus que le fichier TES ne changera rien à cette délinquance.

Tant pis, le gouvernement préfère prendre le risque de concentrer en un même fichier les données de 60 millions de Français. Et Matignon de paraître bien indécis après ces multiples va-et-vient. C’est d’ailleurs le point qui gratte : pourquoi le Premier ministre a-t-il d’abord choisi d’écouter les défenseurs des libertés, alors qu’il n’en a pas pris la peine lors des précédents débats sur la loi de programmation militaire, ou la loi renseignement ?

Crainte des media, nous répondent certains. Détermination féroce d’Axelle Lemaire, prétendent d’autres, qui aurait fait redouter à Matignon une énième crise gouvernementale, à quelques mois d’une élection qui s’annonce déjà fort mal engagée.
Désavouée sans ménagement, la secrétaire d’Etat au numérique va-t-elle décider de quitter le gouvernement, après l’avoir sérieusement envisagé lors de la loi renseignement ? Ou prétexte de Valls pour reprendre sa liberté ?

lundi 7 novembre 2016

Contre-vérités de Cazeneuve pour défendre son fichage des Français

Mégafichier TES : Cazeneuve défend un projet... "transparent", selon lui 

"Ce projet a été conduit dans la transparence et a respecté les étapes du travail interministériel"
, prétend Bernard Cazeneuve.

Ce fichier controversé réunit dans une seule base les données personnelles des 60 millions d'habitants: Français et suspects ! Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assuré lundi que son mégafichage a non seulement été mis en place "dans la transparence" mais en toute connaissance de tous les ministres concernés. Le Conseil national du numérique (CNNum), organe consultatif, a toutefois demandé la suspension de ce fichier scélérat.
Dans une lettre à Mounir Mahjoubi, son président, le ministre maintient que le " projet de décret » instaurant ce fichier « a respecté les étapes du travail interministériel" et qu'il y a eu "débat". 

La polémique autour du mégafichier s'est durcie lundi avec les protestations de la secrétaire d'État au Numérique Axelle Lemaire, qui a déploré "un dysfonctionnement majeur" dans l'adoption "en douce", pendant les fêtes de la Toussaint, de ce décret baptisé "Titres électroniques sécurisés" (TES).
 
Paru le 30 octobre au Journal officiel, "le projet de décret" pour ce fichier "a été soumis au contreseing de tous les ministres concernés et au Premier ministre, après les consultations interministérielles habituelles", argumente le petit ministre sournois de l'Intérieur. 

Avant cela,
Bernard Cazeneuve se défend en certifiant avoir informé les ministres de ce projet, notamment en conseil des ministres le 16 décembre 2015, dans "une démarche plus globale" de réforme des missions des préfectures. Autant dire subrepticement. "Ce projet a donc été conduit dans la transparence et a respecté les étapes du travail interministériel", coclut allègrement le perfide locataire de la place Beauvau.  

Menaces sur nos libertés publiques
 
S'agissant d'un débat devant le Parlement que réclament ceux qui le critiquent comme le CNNnum, l'"objet" du fichier "ne rendait pas nécessaire le recours à la loi", ni aux élus du peuple, estime le ministre de l'Intérieur.
 
Selon lui, les finalités de ce mégafichier visent à... "moderniser" [sic] le traitement des cartes nationales d'identité (CNI), en alignant leur délivrance sur celle des passeports. Le ministre qui n'est pas à une contre-vérité près,  invoque la lutte contre la fraude documentaire et sa volonté de faire de la CNI un "document sûr". Sans aucune arrière-pensée....
François Hollande, partisan du temps long et de la concertation, en tant que candidat à l'Elysée, une fois élu président, envisagea de gouverner par ordonnances. Depuis les attentats islamistes, le gouvernement veut aller vite en besogne et parce que le recours aux ordonnances doit s’accompagner d’un discours churchillien, il nous a convaincus que si il gouverne par ordonnances, c’est que la situation est grave, très grave. Or, il doit obtenir du Parlement un débat sur l’opportunité d’un recours aux ordonnances -sous le contrôle des juges- et c'est une perte de temps, à cinq mois de la présidentielle. Alors, puisque la démocratie parlementaire demande du temps long, il ne s'est pas encombré de démocratie et l'a consulté pour instaurer... l'"état d'exception", pour ensuite le contourner avec l'article 49.3 pour imposer la loi travail et, avec le fichage des Français, s'est essayé à gouverner par décrets, au mépris du Parlement et de la démocratie.
Mais, 
 alors qu'ils étaient premiers ministres, Georges Pompidou et Dominique de Villepin finirent par payer cher leur volonté de passer par-dessus le Parlement. Pompidou démissionna un an plus tard, après la crise de Mai-68. Villepin, quant à lui, paya sa témérité sur le CNE par un désaveu politique en forme d'abrogation et une impopularité abyssale.
Menaces sur les données privées des Français

Alors que les experts doutent fortement que les données privées recueillies soient inviolablesles politiques responsables craignent des dérives pour les libertés publiques. Pris en flagrant délit de Bernard Cazeneuve tente de rassurer, dans cette lettre de quatre pages, affirmant qu'il serait impossible de consulter les données relatives aux personnes à partir des données biométriques.
 
Le ministre certifie que le gouvernement ne peut pas non plus avoir accès aux données personnelles des Français. Le fichier réunit dans une seule base de données (identité, couleur des yeux, domicile, photo, empreintes digitales...) les détenteurs d'un passeport et d'une carte d'identité et concerne potentiellement près de 60 millions de Français. 
Les techniques et services dits de géolocalisation, permettent de suivre la position géographique d'un véhicule en déplacement (bateau, camion, voiture...), ou même d'une personne physique. Ces services sont proposés par les opérateurs de téléphonie mobile, puisque le lieu où se trouve un portable, en veille ou en communication, peut être connu à tout instant. Or, pour la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), la surveillance permanente des déplacements des salariés est disproportionnée et peut donc être contestée (art. L. 120-2 du code du travail) lorsque leur tâche ne réside pas dans le déplacement lui-même (un chauffeur-livreur, par exemple) mais dans la réalisation d'une prestation pouvant faire elle-même l'objet d'une vérification (dépanneur d'ascenseur ou d'électroménager). Idem de la géolocalisation des enfants par leurs parents via un portable.L'Etat totalitaire veut pourtant étendre ses propres possibilités de traque, non pas mercantile, mais politique. A quelle part de vie privée ou de secret les Français ont-ils droit ? Quel point d'équilibre peut être trouvé entre une confiance "aveugle" et un contrôle "policier" ?
Quid du  droit à l'oubli ?

Les Français seront désormais traçables par géolocalisation, dans chacune de leurs activités, comme ils le sont déjà par Google, entre autres espions de la vie privée sur Internet. 

Dans l'agenda officiel de Bernard Cazeneuve publié la semaine dernière, avant les protestations d'Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Économie et des Finances, une rencontre avec celle-ci était inscrite pour jeudi matin. Elle est "maintenue", selon des sources à Beauvau, qui se sont bunkerisées, cessant de communiquer.