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samedi 23 octobre 2010

RSF épingle les journalistes français

Nos journalistes militants sont-ils une menace pour la liberté de la presse ?

Reporters sans frontières (RSF) pointe la presse de France dans son dernier classement sur la liberté de la presse dans le monde publié parqui dénonce un gouvernement peu respectueux de la liberté d'information.

Classée 44e, sur rapport de RSF France, loin dernière les meilleurs élèves que sont la Finlande, l'Islande, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse, la France perd une place en un an.

Il suffit, pour comprendre, de rappeler la campagne menée de l'intérieur par la presse nationale exemplaire
, contre son gouvernement, à propos des Rom clandestins, avec le soutien de la presse internationale de gauche:
-
la campagne anti-française de Libération : lien PaSiDupes
avec le Nouvel Observateur et Le Point à sa suite
- le parti-pris du Guardian ou de Newsweek : lien ci-dessus.
=> Mais Julliard, soucieux de redresser le niveau général de notre presse hexagonale, n'évoque pourtant pas la dénonciation - par des correspondants de presse en France - de cette campagne politique : lien PaSiDupes

Les journalistes font la presse à leur image

Partie prenante, le secrétaire général de RSF, Jean-François Julliard, juge ce recul "très préoccupant" et dresse un rideau de fumée...
Il désigne des responsables en fonction de son engagement politique.
"La majorité présidentielle a eu des mots très menaçants, parfois insultants, envers certains médias. Ces déclarations ont eu une résonance mondiale (voir ci-dessous à quelle manipulation il fait référence) et, dans beaucoup de pays, le gouvernement français n'est plus considéré comme respectueux de la liberté d'information", accuse Jean-François Julliard, représentant d'une presse pourtant largement à gauche qui tente de se dégager de toute responsabilité.

Pensée unique, cause unique !

"L'année 2010 a été marquée par plusieurs agressions contre des journalistes, des mises en examen, des violations ou tentatives de violations du secret des sources et surtout un climat lourd de défiance envers la presse", a-t-il commenté. Les fuites dans l'affaire Bettencourt - en direction du Monde, journal d'investigation (!), qui se dit "écouté" (!!) - n'avaient pas encore filtré. Les investigations confiées à l'Inspection générale des services (IGS) ont pour mission de "vérifier si des personnes soumises au secret de l'enquête sont à l'origine de la fuite dans un article du Monde, publié le 1er septembre en ligne", a expliqué vendredi à le procureur Ph. Courroye. lien RTL (22/10/2010)

Le secret des sources ne serait-il pas pour une large part responsable des abus que dénonce RSF et doncune cause essentiele du déclassement des vertueux défendus par Julliard ?
Julliard pourrait toujours lire avec profit l'article de PaSiDupes sur la trahison des sources par France 2-la-vertueuse
(service public): lien
Le moment serait mal venu d'évoquer la déontologie de la profession...

Comme Aubry, RSF de France a un souci à la cornée

Partisan, il ne rappelle pas les méfaits
ni de Martine Aubry (PS) qui voit des escrocs partout à droite (lire PaSiDupes),
ni de Jean Luc Mélenchon qui injurie les journalistes frontalement et stigmatise la profession (lire PaSiDupes),
PaSiDupes fait cadeau de la video à Julliard: lien PaSiDupes
ni les crises de paranoïa de Désirdavenir Royal, soucieuse de l'image de la France "sur la scène internationale", face à:
- un jeune journaliste: exemple de "colère saine" (lire PaSiDupes),
ou encore David Pujadas (lire PaSiDupes): un exemple -en direct- de pression socialiste -déjà 'pacifique'- sur la presse.

Pour RSF, "la France a perdu son caractère exemplaire dans ce domaine".
Un constat aggravé aux yeux de l'organisation par la création de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi), qui punit notamment les internautes soupçonnés de piratage.
"Avec Hadopi, la France est considérée comme un pays qui ne respecte pas suffisamment l'accès à l'information", commente librement Jean-François Julliard.
Mais nous tenons à la disposition de RSF et Julliard cette video qui rappelle les exploits de Stéphane Guillon et Didier Porte sur France Inter (entre autres), et donc sur le service public: lien PaSiDupes

A l'autre extrémité du classement, le Rwanda, le Yémen et la Syrie ont rejoint la Birmanie et la Corée du Nord "dans le carré des pays les plus répressifs de la planète envers les journalistes", écrit RSF.
"Cette tendance n'augure rien de bon pour l'année 2011. La tendance n'est malheureusement pas à l'amélioration dans les pays les plus autoritaires", dit Jean-François Julliard.
Tout va très bien en revanche à Cuba, en Chine ou au Soudan qu'il refuse de stigmatiser, par respect pour les populations concernées...

VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour s'exprimer sur la presse française et son engagement militant à gauche (22/10/2010):

C'était au temps de Jospin: 80% des journalistes soutenaient la gauche...
Avec le recul, nous savons avec quelle efficacité !
Auraient-ils depuis retrouvé, avec leur jugement, leur indépendance, au temps où le politiquement correct vient renforcer la pensée unique ? Ecoutez France Info (service ...public !) et vous trouverez la réponse: on peut recommander Emmanuel Kessler, par exemple, pour le pessimisme militant de ses chroniques à vous casser le moral de bon matin.
RSF et Jean-François Julliard n'ont pas commencé leur auto-critique
A quand une introspection de la presse française?

dimanche 18 avril 2010

Reporters sans Frontières tolère le Grand Prix de Chine

Le Tibet ne vaut plus un boycottage de la Chine ?

Le Grand Prix de Chine de Formule 1 a pu avoir lieu

Une course du championnat du monde...
Le Britannique Jenson Button (McLaren) a remporté dimanche à Shanghai le Grand Prix de Chine de Formule 1, 4e épreuve de la saison, devant Lewis Hamilton et l'Allemand Nico Rosberg (Mercedes). Fernando Alonso (Ferrari) termine quatrième. Robert Kubica (Renault) termine cinquième.
Button prend la direction du Championnat du monde, devant Nico Rosberg.
La course a été marquée par une pluie intermittente et la double intervention de la voiture de sécurité.


Reporters sans frontières n'a pas refait de crise

Lors du passage de la flamme olympique, le 7 avril 2008 à Paris avant les Jeux olympiques d'été de 2008, RSF a organisé des actions spectaculaires de contestation, dénonçant les violations des droits de l'Homme en Chine et affirmant que les Chinois n'avaient pas accès aux Jeux.

VOIR et ENTENDRE la video partisane de Rue89

Et voici deux photos d'une des scènes de violence des pro-Tibet, coupées au montage par les démocrates de Rue89:


La population chinoise a vu les manifestations pro-tibétaines à Paris et en a été offensée. En réaction, des T-shirts pour la Corse libre sont apparus à Pékin (lien PaSiDupes). Au total, l'activisme de RSF et de la gauche contre la tenue des JO en Chine a eu pour effet de rapprocher le peuple de son gouvernement.

Le 7 août 2008, à la veille de l'ouverture des Jeux olympiques, RSF a vu pour la première fois depuis sa création 25 ans plus tôt une de ses manifestations interdite en France, par la préfecture de Paris. Cette interdiction a été annulée le 8 août par le tribunal administratif de Paris et la manifestation, commencée avenue des Champs-Élysées, s'est ensuite déplacée vers l'ambassade de Chine.
Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris, s'est associé aux manifestations d'hostilité.
Lire PaSiDupes


Aujourd'hui la question du génocide tibétain, dans la Région autonome du Tibet en Chine, ne fait plus l'objet de la sollicitude de RSF, Jean-François Julliard (à droite sur la photo), qui a remplacé l'hystérique Robert Ménard (lien PaSiDupes).

A croire que la Chine n'est plus une dictature...
La répression chinoise et le financement de RSF par les USA ne sont plus à l'ordre du jour et ne mobilisent plus personne. L'effet Obama (ou Maobama) ? Lire PaSiDupes


Le Grand Prix de Chine de Formule 1 à Shanghai ce weekend s'est déroulé sans incidents ce qui souligne le caractère artificiel de la campagne de soutien au Tibet lors des JO de Pékin (2008) et le peu de conviction des people français qui s'affichent en intellectuels (Lien Rue89) mais ne sont que des militants moutonniers.
Lien PaSiDupes

vendredi 26 septembre 2008

RSF : Robert Ménard met le souk et se retire

Jean-François Julliard, nouveau secrétaire général de Reporters sans frontières

Le geste qu’il adresse au public en dit long par sa grossièreté, mais il est peut-être évocateur de l’idée exacte qu’il se fait de l’opinion.

Poussé vers la sortie, Robert Ménard, co-fondateur à Montpellier et secrétaire général de l'organisation Reporters sans frontières (RSF), a annoncé aujourd’hui vendredi 26 qu’il quittera ses fonctions mardi 30 septembre, "par envie de faire autre chose", a-t-il prétendu.
Lors de la réunion du Conseil international de l’organisation, il a déclaré : « Je quitte mes fonctions, mais je reste, bien entendu, militant de l’organisation. J’ai consacré 23 ans à Reporters sans frontières et je continuerai de prendre ma part dans ses combats. Mais différemment. Je ne peux envisager d’existence qui ne se conjugue avec un engagement au service de ces valeurs - la démocratie, les libertés, les droits de l’homme - qui, me semble-t-il, donnent un sens à notre vie. »
« J’ai pris cette décision au moment où tout va bien pour Reporters sans frontières : jamais notre organisation n’a été aussi présente dans le monde. Ses équipes, sa notoriété, son assise financière assurent son indépendance et son efficacité. Elle le prouve jour après jour. Je veux aujourd’hui gagner le pari d’une succession réussie. »

Robert Ménard avait pourtant été élu, pour un nouveau mandat de cinq ans, le 24 mars 2006, par les représentants des sections de Reporters sans frontières, lesquelles viennent de le nommer président d’honneur de l’organisation. Une promotion qui dissimule mal son éviction, alors que son mandat venait à expiration en mars …2011 !

A personnage ambigü, parcours tortueux ...
Après des études de philosophie, Robert Ménard, fils d'un imprimeur proche de l'OAS, il est devenu journaliste à la fin des années 70, alors qu’il était proche des milieux anarchistes, puis trotskistes : il milita à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), de 1973 à 1979, pour virer et échouer au …Parti socialiste.
Il a travaillé dans la presse écrite puis à la radio. Il a fondé - avec trois autres journalistes, Emilien Jubineau, Rémi Loury et Jacques Molénat - Reporters sans frontières, en 1985, à Montpellier. Robert Ménard en est le secrétaire général depuis 1990. Il a reçu en 2005 au nom de Reporters sans frontières le prix Sakharov décerné par le Parlement européen.


On peut être au PS, mais garder intact un engagement trotskiste sous l’ apparence d’un humanitarisme occidental

Ses prises de positions, dépassant la seule liberté de la presse, sont régulièrement critiquées. Sa défense de la liberté d'expression le porte à donner la parole à l'écrivain Alain Soral, à défendre l'humoriste Dieudonné, et à s'opposer à la loi Gayssot (PCF). Sa position en faveur de la non-interdiction sur le territoire français de la diffusion de la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, « au nom de la liberté d'expression », a été également dérangé.
Robert Ménard publiera un ouvrage dans lequel il revient sur la campagne pour le boycott de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Le 7 avril 2008, Jean-Luc Mélenchon "exprime les plus nettes réserves à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard" concernant notamment son action pour la liberté d'expression en Chine (conformément aux engagements pris, lors de l'attribution des J. O. à Pékin), intense lors du relais de la flamme olympique 2008.


Robert Ménard est âgé de 55 ans, marié à Emmanuelle Duverger (rédactrice en chef du magazine Médias et juriste internationaliste à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme) et père de deux enfants (Michel 32 ans, Clara 6 ans).


Le magazine Marianne s’est déjà payé Ménard
Pour solde de tout compte ?

Robert Ménard, marchand de bien , titra Philippe Cohen

En théorie, Robert Ménard est un journaliste. D'ailleurs, il a la carte. En pratique, il est un activiste des droits de l'homme et du journalisme. Du coup, ça fait déjà vingt-trois ans qu'il n'en fait plus, du journalisme, depuis qu'il a fondé avec le journaliste-éditeur Jean-Claude Guillebaud et Emmanuelle Duverger, sa compagne, Reporters sans frontières. Sur le modèle, bien sûr, de Médecins sans frontières.
Rony Brauman figurait d'ailleurs parmi les parrains de l'association. A l'origine, RSF marchait sur deux jambes: la défense des journalistes réprimés dans le monde et la réflexion critique sur le métier de journaliste. Un second volet auquel tenait beaucoup Guillebaud. «Quand on interpelle les leaders des pays du tiers-monde sur les atteintes aux libertés de la presse chez eux, a-t-il expliqué à marianne2.fr, la question qui se pose automatiquement à nous est de savoir quel usage nous faisons de notre liberté. Or, au bout de sept ans, Robert Ménard a arrêté la critique des médias au prétexte que l'on ne pouvait à la fois tendre la sébile aux médias d'une main et leur donner des coups de bâton de l'autre.
RSF a donc remisé son bâton, et Jean-Claude Guillebaud a poursuivi ailleurs son travail de critique des médias. RSF est devenu une PME de l'humanitaire, et Ménard a repris, vingt ans plus tard, la revue Médias, un trimestriel de réflexion sur les médias, financé notamment par Stéphane Courbit. Avec le double coup d'éclat de Ménard à Athènes puis à Paris, la PME RSF prend des allures de multinationale du bien: 50000 T-shirts noirs vendus en une Journee, par ici la monnaie!
En tout bien tout honneur, rétorquera Ménard en ex-trotskiste roué. Et il aura raison. Car ce n'est pas un garçon intéressé. Critiqué par les « alters » pour son « antichavisme primaire », Ménard développe une conception absolue de la liberté de penser. Sauf que la transparence s'arrête là où commence le sponsoring: à leur demande, il ne cite pas le nom des entreprises qui le subventionnent pour ne pas gêner leur business en Chine...


Il est également permis de lire la réponse d’Emmanuelle Duverger (ci-contre, ne ressemble-t-elle pas au professeur de droit Maurice Duverger -à droite-, dont le parcours de droite à gauche rappelle celuide ... François Mitterrand) aux attaques du fielleux Marianne 2 contre RSF, sous la plume de Philippe Cohen : lien

RSF n'a pas connu la crise
Sa PME compte aujourd'hui 25 personnes au siège, une trentaine à l'étranger, plus de 100 correspondants et dispose d'un budget annuel de 4 millions d'euros par an.
« RSF est financé par la CIA », dénonce Maxime Vivas, auteur de « la Face cachée de Reporters sans frontières », écrit au vitriol. Une accusation qui amuse Ménard: « Et pourquoi pas le KGB ? » rétorque-t-il.
Une galipette…


D'où vient l'argent, alors?
Rosalie Lucas apporte des éléments dans Le Parisien, le 13 avril 2008, p. 8,
Mais qui finance Reporters sans frontières?
L'organisation fondée en 1985 dispose d'un budget de près de quatre millions d'euros, et c'est sur la question de ses fonds que les détracteurs de Robert Ménard attaquent
La moitié du financement de RSF (58 %) provient de ses ressources propres.
Neuf pour cent viennent des cotisations et dons, et la même proportion de financement public.
Le mécénat compte pour 24 %. Le grand groupe pharmaceutique Sanofi Aventis soutient l'organisation depuis sa création en 1985.
« C'est un lien historique, explique Jean-Marc Podvin, chargé de presse chez Sanofi. Notre premier centre de recherche se trouvait à Montpellier, où se trouvait également Robert Ménard » quand il co-fonda RSF sur le modèle de MSF. Le « French doctor » Kouchner lui a d’ailleurs remis la Légion d’Honneur. Le laboratoire continue chaque année ce mécénat, comme Benetton, «sans intervenir dans les campagnes de RSF », faut-il le préciser ?....
Mais l'ONG, comme on peut le lire sur son site, reçoit aussi des fonds du National Endowment for Democracy (NED, fondation nationale pour la démocratie) et du Center for a Free Cuba.

Connaître les ressources et les mécènes de RSF ? Lien

La même chose, plus et mieux encore, par Denis Touret (
lien )

N.B.
L'article suivant est dédié à son successeur, Jean-François Julliard