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dimanche 17 novembre 2019

Pierre Joxe, accusé d'agression sexuelle

Son accusatrice jugée pour diffamation

Ancien ministre de l'Intérieur et de la Défense, puis premier président de la Cour des comptes et membre du Conseil constitutionnel, Pierre Joxe est-il a priori innocent ?



L'ancien ministre de François Mitterrand attaque la plaignante en diffamation, lundi à Paris. 
L'écrivaine Ariane Fornia l'accuse d'agression sexuelle commise en 2010. Or, ce procès fait suite à l'ouverture d'une enquête portant sur les accusations d'une seconde femme il y a quelques jours.
Pierre Joxe, 84 ans, et Ariane Fornia, 30 ans, fille de l'ex-ministre Eric Besson, soutien de Macron au second tour de la présidentielle de 2017, seront tous deux présents lundi matin devant la 17e chambre civile du tribunal de Paris, selon leurs avocats. L'audience doit commencer à 9h45.

En octobre 2017, en pleine éclosion de la vague #MeToo, la jeune femme avait accusé de viol le fils de Louis Joxe, lors d'une représentation à l'Opéra Bastille à Paris en mars 2010, en lui mettant à plusieurs reprises la main sur la cuisse et la remontant "vers (son) entrejambe". Des faits prescrits.
Dans un billet de blog, elle avait décrit "un vieux monsieur à l'air éminemment respectable", "ancien ministre de Mitterrand", avant d'accuser nommément Pierre Joxe dans L'Express.

Joxe avait dénoncé "un tissu de contre-vérités" et demandé "des excuses écrites et publiques", ce que l'écrivaine s'était refusée à faire. "Non seulement il n'aura pas mes excuses, mais je maintiens absolument tout ce que j'ai dit", avait-elle rétorqué à cette figure de la gauche qui aurait été sergent recruteur pour le socialiste Mitterrand et aurait ainsi détourné Lionel Jospin de l’Organisation communiste internationaliste (OCI).

Pierre Joxe avait assigné Ariane Fornia en diffamation.

Le procès s'annonce plus délicat que prévu, puisqu'à cinq jours de l'audience, mercredi, le Parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête pour examiner la plainte pour agression sexuelle déposée mardi par une autre femme, une ancienne employée domestique de Pierre Joxe. Elle accuse l'ancien ministre d'agression et de harcèlement sexuels en 2018.
"Comme par hasard, cette histoire, encore plus rocambolesque que l'autre, débarque à quelques jours de l'audience au tribunal de Paris, car le dossier en face est vide", avait commenté l'accusé. "La manipulation qui est en cours sera facile à démonter", avait-il assuré.

Interrogé sur ces accusations de "manipulation", Jean-Marc Fedida, l'avocat d'Ariane Fornia, a répondu qu'il ne "peut pas croire qu'un ancien président de la Cour des comptes puisse un instant penser qu'il soit possible d'influencer la décision d'une juridiction par l'annonce d'une plainte une semaine avant l'audience".

Lundi, défendu par Jean-Yves Dupeux, un ex-collaborateur du cabinet des ex-ministres socialistes, Robert Badinter, 91 ans, et Jean-Denis Bredin, 90 ans, membre de l'Académie française et impliqué dans la polémique sur l'arbitrage concernant Bernard Tapie, mais aussi bien avocat de l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux dans l'affaire des soupçons de financement libyens, Pierre Joxe demandera la condamnation d'Ariane Fornia à un euro symbolique de dommages et intérêts, 5.000 euros au titre des frais de justice, la suppression des propos litigieux sur son blog et la publication de communiqués judiciaires.

mardi 6 avril 2010

Presse: du secret des sources à la délation

Pédophilie: France 2 trahit ses indics

La presse vertueuse a-t-elle une conscience ?
Plutôt deux fois qu'une !
France 2 se pose en exemple et peut sans souci dénigrer TF1 (et les autres).
Sans états d'âme, elle livre à la police les noms de ceux qui lui ont fait confiance. « Où est le problème ? », interrogent les « décrypteurs » qui nous expliquent ce que tous seuls nous n'arriverions pas à comprendre de travers.
Passons sur les achats d'émissions du service public à des sociétés privées, puisque la CGT ne trouve rien à redire à cette pratique libérale, bien qu'elle grève les comptes de France Télévisions. Il suffira de glisser un peu plus de pub sauvage derrière les sportifs interrogés comme par inadvertance devant des panneaux publicitaires à des jours et heures de grande écoute.

Il faut ménager Chabalier
Hervé Chabalier et le rédacteur en chef de sa société CAPA (agence de production d'émissions clés en main) ont défendu sur Europe 1 leur choix d’aider la police, au nom de la morale.
Ce ne sont donc pas des « balances » de la Série noire, non !
Ou alors la déontologie est tellement flexible et individuelle qu'elle autorise la délation. Une nouvelle liberté de la presse... Nous assistons en effet aux premiers pas de l'éthique du buzz et c'est un trébuchement de mauvais augure. Défense de tracasser Chabalier, il pourrait repiquer dans l'alcool et ce serait autrement plus lourd de conséquences que l'éducation au respect de la confiance d'autrui.

Plus pourris que les politiques, les journalistes

Les journaleux ont bien mérité la liberté d'expression et leur haute éthique professionnelle justifie chaque jour ce privilège exorbitant de la liberté de la presse qui permet la désinformation et la rumeur. Et maintenant la délation !
Le rédacteur en chef de l'émission a pu soutenir le regard de pédophiles dans des face à face insoutenables et pourtant répétés, mais n'a pas pu « la fermer », tant sa conscience est belle.
Ne serait-il pas plus crédible que ce « journaliste vigilant », soucieux de témoigner des horreurs de ce bas monde, se consacrât à des militants au dessus de tout soupçon ? Un candidat idéal pourrait être le schizophrène Stéphane Guillon, dont Canal+ et France Inter se portent garants de l'équilibre mental, mais qui, au bout du compte, pourrait être retiré de la circulation et livré l'hôpital Ste Anne. En revanche, un reportage sur l'ambiguïté d'un Frédéric Bonnaud serait plus scabreux, puisque malgré la rigueur de sa morale politique, il parvient à se frotter à Elkabach sur Europe 1 ? Que l'exterminator de la presse évite toutefois de s'approcher du psychiâtre radoteur obsessionnel de la bande à Ruquier, le gracieux Gérard Miller, dont l'affectation pourrait amener le moralisateur à une rechute auprès de la police.

Vingt-trois hommes ont été trahis et interpellés
La dernière « livraison » (c'est bien le mot !) du magazine de d'investigation de délation, «Les Infiltrés», sera diffusée mardi soir sur France 2. Il est promis à un beau succès d'audience. La morale et le scandale font bon ménage sur le service public et la promotion sans retenue de ce sujet voyeuriste n'interpelle pas le CSA. Bigard est interdit d'antenne avant 22h00, mais les pédophiles seront présents, plein écran ce soir, à la même heure.
Après un an d'enquête au cœur des réseaux pédophiles sur Internet, le journaliste Laurent Richard a dénoncé les prédateurs sexuels qui avaient accepté de lui parler. Une confiance bien placée !

Quant à la présomption d'innocence, n'en demandons pas trop !
Si les premières exceptions en annoncent d'autres, vous connaissez comme nous un tripoteur de braguettes qui n'a pas les scrupules rétroactifs des journalistes de CAPA, mais qui a d'autres valeurs morales et qui veille... Tremblez donc, écraseurs de crapauds et d'orchidées sauvages.
L'un des pédophiles a été incarcéré.
«Certains pédophiles avaient l'intention d'abuser d'enfants ; d'autres étaient déjà passés à l'acte, justifie Laurent Richard. La décision de signaler leurs pseudonymes aux policiers a été prise au cours de l'enquête dans un souci de protection des enfants. Moralement, il était impossible d'agir autrement. Si j'étais rentré chez moi sans rien dire, je n'aurai plus jamais dormi de ma vie.» Une belle âme !

La trahison s'apprend à l'école du journalisme
Le journaliste considère avoir appliqué l'article 434-1 du Code pénal, qui punit la non-dénonciation d'un crime susceptible d'être empêché.
Une obligation à laquelle ne sont toutefois pas tenus les journalistes, protégés par la loi sur le secret des sources et citoyens au-dessus des autres.
Aux yeux de Me Jean-Yves Dupeux, spécialiste du droit de la presse, la démarche relève d'un « regrettable mélange des genres ». «En se faisant auxiliaire de police, le journaliste sort de son rôle, estime l'avocat. Son devoir est d'informer le public, mais son obligation déontologique, issue de toute la tradition de son métier, est de ne pas dénoncer ses sources.»
Le secret des sources, qui permet d'instaurer une relation de confiance, est un gage de crédibilité du journaliste.
La décision de CAPA suscite un tollé. Avocat d'autres agences de presse, Me Richard Malka conteste l'interprétation que « les infiltrés » font de la loi :
« Je comprends qu'ils soient mal à l'aise, mais cette obligation n'existe pas. »
Quand Capa invoque les articles 434-1 et 434-3 du code pénal, qui obligent quiconque à dénoncer des mauvais traitements sur mineurs et à empêcher un crime à venir, Me Malka rétorque que ces articles citent l'article 226-13 du même code, qui punit la violation du secret professionnel par une personne qui en est dépositaire :« Les journalistes sont couverts par le secret des sources, qui est une disposition équivalente au secret professionnel.
L'article 4 de la nouvelle loi du 4 janvier 2010 sur la protection des sources des journalistes rappelle “la faculté, pour tout journaliste entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, de ne pas en révéler l'origine
”.
Les textes que cite CAPA n'ont jamais été appliqués, ils suffit de voir la jurisprudence de la Cour de cassation. » Désormais, en appeler à la loi sur le secret des sources équivaudra à couvrir les faits.
Journaliste ou policier, il faut choisir.
Mais il est vrai que le journaliste est déjà juge, aussi.

« L'appréciation en conscience » est arrivée: trinquons !

Me Dupeux, encore lui (cf. libellé) admet une exception à ce principe que la loi n'autorise pas explicitement : la possibilité de faire jouer son «option de conscience» par anticipation, afin de révéler un crime sexuel qui va être commis à l'égard d'un mineur. «Le secret des sources n'est pas une obligation intangible et absolue de se taire face au risque du pire, juge de son côté Me William Bourdon, avocat de la société de production CAPA. L'avocat est probablement législateur, sans qu'on le sache. Or, les juges ont déjà la liberté d'interpréter la loi en conscience. A quand donc cette liberté à tous les citoyens ?
"Le journaliste n'est pas un robot." Allons bon !
"Dans une situation exceptionnelle, on doit le laisser apprécier en conscience s'il doit parler."
Bientôt, nous pourrons dénoncer préventivement et en conscience les innocents dont la tête ne vous revient pas. Les rangs des profs et des curés vont être décîmés ! Philippe Meirieu, fossoyeur ravi de l'Education Nationale, n'avait pas pensé à la délation pour élever le niveau des élèves et Mgr Gaillot pourrait bien donner des noms pour apurer ses comptes avec l'Eglise ... Et vivement les belles purges à venir dans les travées de l'Assemblée Nationale !

L'enquête signée CAPA montre les techniques d'approche des pédophiles qui fréquentent les forums de discussion pour enfants.
Un pédophile averti en vaut deux !
La télévision nous a déjà montré comment confectionner un cocktail molotov et comment organiser notre propre réseau familial de trafic de drogue. Ce soir, les pédophiles en puissance sauront comment mieux déjouer la police. C'est ce qu'on appelle la télévision éducative.
Alors donc, le dévoué journaliste, le dégoût aux lèvres, s'est mis dans la peau de Jessica, 12 ans.
«Ce sont une centaine d'adultes qui ont pris contact avec elle en quelques mois et certains ont insisté pour la rencontrer», relate Laurent Richard. Des rendez-vous ont été donnés. Vérisme émoustillant garanti ! L'honnête journaliste s'est alors présenté, puis a créé un climat de confiance propice aux confessions, filmées en caméra cachée, pour le voyeurisme populaire sur canapé. L'un d'eux lui a avoué avoir abusé de sa fille. Sans doute un notable... À l'écran, le visage des pervers a été flouté. Pas moyen de vérifier que CAPA n'a pas engagé des acteurs.

La morale laïque des journalistes bat la morale religieuse

France 2 fait plus fort que TF1
La semaine dernière, dans un tout autre contexte, le problème de la responsabilité des journalistes avait été soulevé par la diffusion d'un reportage sur des trafiquants de drogue à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). L'interpellation dans cette cité, le même jour, de plusieurs trafiquants présumés a conduit certains observateurs anonymes à soupçonner une transmission d'informations entre journalistes et policiers. « Non seulement nous n'avons dénoncé personne mais ce travail a été fait en toute indépendance, sans jamais travailler, ni de près ni de loin, avec la police», a affirmé Emmanuel Chain, le présentateur du magazine d'information de TF1 «Haute définition». Mais rien n'y fait: comment France 2 pourrait-il d'ailleurs avoir confiance, puisque ses camarades journalistes trompent ceux qui leur accordent la leur ? Le service public n'est pour rien dans ce climat de suspiçion qui se développe en France, c'est sûr !
Comment les « observateurs anonymes » ci-dessus, à l'évidence sympathisants de TF1, pourraient-ils accorder le moindre crédit à des journalistes d'une chaîne privée vendue au capitalisme.

La délation « d'utilité publique » n'est pas une dérive américaine

Hervé Chabalier, directeur de l’agence Capa, peut le dire: "C’est un documentaire d’utilité publique. On a montré les méthodes utilisées par les pédophiles sur Internet. Mais on fait son métier de journaliste et on reste un citoyen. C’est le dilemme entre secret des sources, et le citoyen. Ca s’appelle la conscience", a-t-il indiqué.
Les inventeurs de l' « appréciation en conscience » ont une haute idée du rôle citoyen du service public et ceux qui en douteraient en auront la preuve ce soir, s'ils ne sont pas pris de nausée.
Hélas, celui qui nous mettra en condition ce soir n'a pas fini sa croissance. C'est David Pujadas, l'ado du PAF. Produira-t-il son extrait d'acte de naissance pour dissiper le malaise ?

C'est la totale !
Hervé Chabalier s’est confié en caméra non cachée … Il a raconté un événement qui l’a marqué à l’âge de 6 ans (seul au cinéma !), mais dit avoir été sauvé par sa "force de caractère". Conclusion: l'alcool est plus fort que la pédophilie, mais ce n'était pas le but de la démonstration.
A propos, il faudrait songer à envoyer David Pujadas se coucher tôt.
En effet, depuis l'arrivée du printemps, France 2 et TF1 semblent particulièrement travaillés par le glauque. Dans tous les cas, depuis l'émission sur les « femmes cougars », David Pujadas est exposé aux prédateurs sexuels. Aurait-il en effet la « force de caractère » de résister à la prédatrice Arlette Chabot, femme cougar à laquelle a déjà dû résister Vincent Peillon-la-honte ? Lire PaSiDupes

vendredi 11 janvier 2008

La justice autorise le livre que Cécilia voulait interdire

Encore un livre sulfureux à des fins politiques
L'information des 'masses laborieuses' a bon dos...
La demande d'interdiction d'un livre consacré à un portrait de l'ex-femme du président de la république a été déboutée par la justice vendredi. L’ex-épouse du président de la République Nicolas Sarkozy l’estime attentatoire à l'intimité de sa vie privée. Mais la justice déjugerait-elle la gauche qui se plaint que les médias encombrent la scène médiatique de reportages incessants qui mêlent privé et publique au rythme de la vie trépidante du chef de l’Etat!… Et un de plus, donc. Le magistrat militant considère que la vie de l’ « omniprésident » est plus digne d’intérêt que celle de Hollande ? A moins qu'il se réjouisse des éclaboussures qui atteindront le président?
Les avocats de l'ex-première dame de France ont renoncé vendredi à faire appel de cette ordonnance de référé à jour fixe, procédure d'extrême urgence qui aurait impliqué une audience lundi ou mardi. Ils comptent toutefois formaliser un appel de référé qui sera examiné dans les deux à trois mois et assigner sur le fond l'auteur et l'éditeur de l'ouvrage, a indiqué l'un des avocats, Me Jean-Yves Dupeux.
Jeudi, devant le juge des référés, les avocats de Mme Ciganer-Albeniz, ex-Sarkozy, avaient soutenu que l'ouvrage de la journaliste du "Point" Anna Bitton allait "au-delà de la transgression de l'intimité de la vie privée de Mme Sarkozy", selon Me Jean-Yves Dupeux. L'avocat ajoutant même que Cécilia Sarkozy aurait confié à la journaliste, qu'elle connaissait de longue date, des éléments intimes que l'on confie à une amie. Gardez-vous de vos ami(e)s ! Sur quels intérêts M° Dupeux veille-t-il?
L'ouvrage d'Anna Bitton, écrit à la suite de plusieurs conversations -d’amie à amie- avec Cécilia Sarkozy, relate les épisodes supposés de la vie sentimentale, familiale ou psychologique, de l'ex-épouse de Nicolas Sarkozy. Ce livre "exprime souvent avec force les sentiments intimes" de l'ex-première dame, notamment son "amour éprouvé pour Richard Attias" et "la souffrance née des infidélités conjugales de son époux", comme l'indique le juge des référés dans son ordonnance.
L'ouvrage a été mis en vente le 10 janvier mais indisponible dans l'attente du jugement mais la presse est affranchie des contingences bassement judiciaires et les bonnes feuilles ont été publiées par deux hebdomadaires. Le livre ne vaut guère que pour des propos peu amènes qu'aurait tenus Cécilia Sarkozy sur son ex-époux, son entourage et ses ministres.
L'avocat de l'éditeur et de la journaliste, Me Christophe Bigot, avait souligné jeudi que le divorce d'un président de la République était "exceptionnel" et argué que l'intimité du couple Sarkozy "avait été mise au service d'une communication politique destiné à l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy". On s’en plaint hypocritement, mais on assure la défense de la dame… Encore un pompier incendiaire !
Dans ses attendus, le juge des référés rappelle que Cécilia Sarkozy a donné après son divorce deux entretiens sur des sujets similaires à ceux évoqués dans le livre d'Anna Bitton et que le portrait dressé "n'apparaît nullement dévalorisant à l'égard" de l'ex-Mme Sarkozy. Où est le problème, si l’image du président n’en sort pas grandie ? La justice est certes équitable mais veille-t-elle à prendre en compte la difficulté –voire l’impossibilité- pour le président de mettre en oeuvre son droit de réponse.
Le juge des référés a considéré qu'une "mesure d'interdiction, même temporaire" serait "manifestement disproportionnée, d'autant plus que le livre était déjà mis en vente", plusieurs hebdomadaires publiant des extraits de l'ouvrage "sans faire l'objet eux-mêmes de poursuites".
La liberté de la presse a peut-être longtemps été une garantie démocratique, mais avec l’avènement de la liberté d’expression insolente, de la défiance citoyenne et de l’éthique-caniveau, il est permis de s’interroger sur son adaptation à notre société actuelle. D’autant que les cibles ne sont pas toujours en situation de réagir.
Lorsqu’une candidate malencontreuse à la présidentielle fait l’objet d’un déballage, elle peut réagir et donner sa version des faits incriminés, parce qu’elle a été éliminée. Retournée à la case départ, sa fonction de présidente de région lui laisse et le temps et l’opportunité de mettre les choses au point, si elle le souhaite.
La presse et l’édition n’ont pas tous les droits lorsque la personne flétrie est le premier personnage de l’Etat à qui il n’est pas permis de laver son linge sale sur la place publique. En « bonne république », la fonction mérite le respect, mais la ‘république du respect’ a des progrès à faire.
N.B. 1
Elément concernant M° Christophe Bigot, avocat de l'éditeur
(dont la gauche et Marianne assureront qu'il est dans la manche du président):
Procès de Charlie Hebdo dans l’affaire des caricatures de Mahomet
L'Union des organisations islamiques de France et la Grande Mosquée de Paris ont engagé une procédure pénale contre Charlie Hebdo pour "injure publique à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur religion". Cette affaire a été examinée les 7 et 8 février 2007. La défense de Charlie Hebdo était assurée par deux avocats, dont le socialiste Georges Kiejman, tandis que les plaignants étaient représentés par Mes Francis Szpiner et Christophe Bigot.

Au nombre de la petite dizaine d'avocats spécialisés dans la PLA (propriété littéraire et artistique, Me Christophe Bigot constate qu’il est chargé de travail: «Avant, seuls certains documents très chauds passaient entre nos mains. Aujourd'hui, on nous demande des relectures préventives, même pour le tiède et la fiction. […]» M° Emmanuel Pierrat confirme: «Il existe en France quelque 400 textes pour censurer les livres. En principe, on ne peut pas écrire, par exemple, que Jospin est protestant sans tomber sous le coup de la loi. Dans les faits, c'est plus subtil.» On a dépassé la limite, en effet !
N.B. 2
Trois éléments concernant M° Jean-Yves Dupeux (1948, hobbies: voile et golf),
défenseur des intérêts de l’ex-première dame de France, première divorcée à l’Elysée, mais peut-être pas de ceux de son ex-époux... :
- Maître J.-Y. Dupeux fut l’avocat du baron Empain (
affaire)
- Dans l’Affaire des Irlandais de Vincennes (1982- dans laquelle le capitaine Paul Barril fut mis en examen), l’avocat de Jean-Michel Beau (le gendarme qui fut le premier à dénoncer à la justice la manipulation de Vincennes et qui était "témoin assisté" dans la procédure) était Me Jean-Yves Dupeux ;
-le juge Fabrice Burgaud, convoqué dans le cadre de poursuites disciplinaires devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) -dirigé par le socialiste Vallini-, au sujet de son rôle dans l'odieuse affaire de pédophilie d'Outreau, était assisté de 3 avocats , dont M°Jean-Yves Dupeux.
M° Dupeux est un ancien secrétaire général du CIMADE dont l’orientation politique est claire. Exemple d’engagement : « une délégation de représentants de la société civile française était présente [à Madagascar] pour témoigner à la société civile malgache son soutien dans la lutte sans fin contre le vieux dictateur Ratsiraka et son respect pour les actes de résistance populaire au cours du premier semestre 2002. […] Jean-Marc Dupeux (du très gauchiste Cimade, allié de RESF et DAL, ou proche d'ATTAC, par exemple) [entre autres, a] été fort bien reçu(s) par des militants associatifs satisfaits de rencontrer une autre France que l’officielle, qui n’a cessé de tergiverser entre le corrompu et celui que le peuple investit d’une mission de « rétablissement de l’État de droit ».
- M°Jean-Yves Dupeux est actuellement candidat au bâtonnat de Paris (2008),

poste éminemment syndical et ... politique.

Une affaire instrumentalisée?