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dimanche 6 juillet 2014

La gouvernance socialiste menace-t-elle aussi bien la gauche que la démocratie?

Le changement, mortifère pour la France, secourait subsidiairement la gauche

Livrer le 
pouvoir à des nuls, c'est envoyer le pays au casse-pipe
Avec la défaite de mars, le PS est devenu un syndicat d’élus:
 il a perdu un grand nombre de mandats et d'emplois liés aux municipalités. Ignorer la leçon des urnes, ce serait compromettre toute chance de réélection présidentielle en 2017 et condamner le parti au déclin.
"Oui, la gauche peut mourir...", confirme le Nouvel Obs 
Il aura suffi de ces quelques mots prononcés par Manuel Valls devant le conseil du PS le 14 juin pour se dédouaner d'un échec annoncé et relancer tout le débat sur le coma intellectuel supposément dépassé de la gauche, "ce grand cadavre à la renverse", ainsi que l'écrivait déjà Sartre au début des années 1960 dans sa préface à "Aden Arabie". 

Un avertissement à un pouvoir crépusculaire, deux ans seulement après l'arrivée  du socialiste à l'ElyséeCe coup de semonce n'avait d'autre objectif que de culpabiliser à court terme les députés de la majorité  rebelles à la caution du pacte de responsabilité, à une politique de l'offre et à une austérité européiste résolument embrassées par le président Hollande. Autant de choix politiques que très peu d'observateurs sont prêts à accorder l'AOC "de gauche"".

Traitement de choc

Brandir le spectre d'une disparition pour faire abandonner au PS ce qui lui reste de son idéologie sociale, au minimum celle de compenser le déséquilibre des forces entre capital et travail, voilà qui ne manque pas d'audace. Accorder au PS une mort dans la dignité, en lui évitant de longues souffrances pendant qu'il est temps,  telle pourrait en effet être  le traitement de choc préconisé: l'euthanasie.  Manuel Valls ne fait que récidiver: n'avait-il pas appelé en 2009, après une sérieuse déroute lors d'un scrutin européen déjà, à renoncer au nom même de socialisme, un nom "dépassé", renvoyant à "des conceptions du XIXe siècle" ?

Au-delà du rappel à l'ordre tactique, ce bulletin de santé publié par Valls accrédite l'idée que le peuple français a glissé à droite, du fait du reniement et du lâchage de toute une génération d'intellectuels et de politiques. L'idée que le PS est devenu une coquille creuse remonte à sa direction par Hollande et se trouve confortée par son élection par défaut. Après avoir nié la crise sous la férule salissante de la Ch'tite Aubry, le PS se voit contraint, mariage pour tous et projet de réforme pénale exceptés, à emprunter nombre de ses combats et de ses mesures à la pensée de droite.

Du côté de la gauche intellectuelle, qu'elle soit enkystée dans mai 68 ou portée par le vent de l'histoire d'ailleurs, elle s'en tire souvent par le trou de mémoire de ses propres errances: les laboratoires d'idées, les think tanks, ne sont-ils pas faits davantage pour l'agitation intellectuelle que pour l'action? Le Nouvel Observateur a conservé ses références passées et consulté encore Régis Debray qui explique aujourd'hui que "la gauche est déjà morte", même que "ce qui en survit est soit pathétique soit parodique", avant de demander : "Si on s'occupait d'autre chose ?" Loin de cette sensibilité républicaine de gauche, le philosophe Jacques Rancière, auteur de "la Haine de la démocratie" (2005) où il croisait le fer avec les néo-réactionnaires en passe de gagner la guerre des consciences, déclare lui aussi que le sujet est déjà clos dans la mesure où le PS a réussi sa "tâche historique" consistant en la "liquidation de la gauche"...

Un diagnostic sans remède

Ce n'est pas fait pour rassurer les démocrates, mais le PS va aussi mal que la "gauche de la gauche" qui peine à trouver le moindre courant électoral ascensionnel en France socialiste, contrairement aux nouveaux acteurs politiques de l'extrême gauche qu'on voit surgir ailleurs en Europe - du parti Syriza en Grèce (communistes et "rouges-verts comme Eva Joly) jusqu'aux Podemos espagnols, à l'initiative d'un groupe d'enseignants en 2014. Qui peut se réjouir aujourd'hui de ce constat sans chercher à y apporter le moindre remède? Qui, pour évoquer le proverbe chinois, préfère maudire l'obscurité plutôt que de faire jaillir la moindre étincelle ?

En 2009, l'ex-"nouveau philosophe" Bernard-Henri Lévy affirmait déjà que le PS était mort, en deux ans de présidence de Nicolas Sarkozy. Il pointait ceux nombreux qui n'osaient dire que, tel "le cycliste d'Alfred Jarry, il pédalait alors qu'il était déjà mort". Non sans masochisme, il affirmait avoir voté socialiste à la dernière présidentielle, mais "comme tout le monde : par habitude, sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre". Appelant de ses voeux une désintégration du PS et une refondation de la gauche sur de nouvelles bases, il précisait que celles-ci seraient nécessairement: l'antifascisme, l'anticolonialisme et l'antitotalitarismeQue des vieux serpents de mer: un vrai coup de jeune! On n'est jamais assez anti-tout, quand on n'a rien à proposer...

Les vieilles lunes ont la vie dure. Un combat crépusculaire contre trois ennemis historiques sortis du passé mais fantômes actifs aux heures sombres. Rien, en revanche, sur la lutte contre la finance mondialisée, alors que la grande crise des sub-primes avait déjà démarré l'année précédente. Rien sur la justice à rendre à des millions de travailleurs pauvres, que François Mitterrand osait encore évoquer comme fondement du socialisme, deux ans avant sa propre élection à la présidence. Rien non plus sur le tournant de la rigueur socialiste de 1983 et ses conséquences possiblement décisives sur la poussée du vote FN un an plus tard, lors d'élections européennes, une fois encore. A cet égard, ne parlons même pas du scrutin à la proportionnelle, l'une des 110 propositions pour la France du candidat François Mitterrand,  lors des élections de 1981, qui fit prospérer le FN. Que cet avatar de la IVe République n'ait pas été le dernier apprenti sorcier de la gauche, nous ne le savons que trop depuis 2012: les intellectuels et (sans les assimiler) les media n'ont-ils pas failli en n'avertissant pas les électeurs? 

"L'injonction de rompre"

On a pu, depuis, mesurer les conséquences du discours de tous ces Diafoirus de la gauche qui, sous couvert de se pencher sur le malade, accélèrent sa perte. A ce discours-là, on préférera décidément celui d'un Michel Foucault qui, en 1979, préfaçant un livre de Jean Daniel, oracle-maison du Nouvel Observateur, écrivait que concernant l'avenir de la gauche "l'injonction de rompre" tout autant que "l'exigence d'identité" sentent forcément "l'abus". La gauche, écrivait le professeur du Collège de France, c'est encore moins qu'une "coalition de partis sur l'échiquier politique", qui, elle, peut ponctuellement se défaire en effet, ce n'est qu'un "mélange d'évidences et de devoirs, 'patrie plutôt que concept'". 

Ce sont eux justement aujourd'hui, ces évidences et ces devoirs, qui semblent désormais plus confus que jamais dans la France de 2014 et au PS. Et le "Nouvel Observateur" de s'attribuer la paternité d'une mission vieille de cinquante ans: redéfinir, reprendre à nouveaux frais et porter plus que jamais une réflexion. A quoi ont donc servi vingt années de traversée du désert, depuis 1995 ? L'hebdomadaire ouvre donc ses colonnes au débat, entre autres sur l'avenir de la gauche, avec les contributions d'un sociologue, de Laurent Bouvet qui se penche depuis quelques années sur le divorce entre la gauche de gouvernement et les classes populaires, ou encore de la philosophe Michela Marzano, fraîchement élue députée au Parlement italien.

Le Nouvel Observateur prévoit que ce débat lancé dans l'urgence à l'heure des vacances se poursuivra "bien sûr à la rentrée, car les menaces se précisent"... L'hebdomadaire (multi-usages) à lire (par exemple) dans les sanisettes s'essuie sur l'extrême droite "habile à salir les combats les plus nécessaires contre le néolibéralisme et à dresser les Français les uns contre les autres." Du Martine Aubry (quasiment) dans le texte... Le FN n'a jamais paru aussi proche du pouvoir, estime-t-il. Plombé par ses difficultés chroniques et mortifères à créer, l'hebdomadaire socialiste continue donc de s'en prendre aux droites, pensant pouvoir renaître des cendres de ses victimes ! A-t-on jamais vu ça? "Il conviendra de lui barrer la route en veillant à ce que cette seule opposition ne dicte pas une fois encore à la gauche une identité facile et superficielle": telle est la feuille de route de la gauche, selon le Nouvel Obs. Et pourtant, ce n'est même pas signé de Bruno Roger-Petit ! Marine peut aller en paix à la pêche aux bigorneaux...

Reste qu'en menaçant la gauche et le bipartisme, le PS de Hollande menace la démocratie.

jeudi 13 mars 2014

Nouvel Obs: l'affaire des écoutes sur Sarkozy ne seraient que des erreurs de com'

Une affaire d'Etat réduite à 3 erreurs de com' qui pourtant "pourraient faire basculer le gouvernement Ayrault"

Le Nouvel Obs sort u
n communicant sur-mesures
La presse gouvernementale sent
plus fort que jamais
Affaire Sarkozy? Cette nouvelle affaire que la presse gouvernementale essaie de faire supporter par l'ancien président est une affaire Taubira, pour dire la vérité. C'est même l'affaire Taubira-Valls. Mieux une affaire d'Etat qui implique le Premier ministre, et bientôt le chef de l'Etat qui se tient à distance de peur des salissures. Eclaboussé par Sarkozy? Ou par ceux qu'il a nommé pour faire mieux que les prédécéceurs?... Il est d'abord sémantiquement tordu et malveillant de parler d'écoutes de Sarkozy quand il ne s'agit même pas d'écoutes de Taubira sur Sarkozy, puisque la menteuse nie, avec le soutien de Ayrault.

Le Nouvel Obs trompe certes le lecteur en titre, mais pose-t-il mieux le problème après l'avoir appâté?
"En enchaînant les contradictions [on peut toutefois y voir une accumulation de mensonges] dans l'affaire des "écoutes de Nicolas Sarkozy", les trois personnages-clés du gouvernement que sont Jean-Marc Ayrault, Christiane Taubira et Manuel Valls se sont créés des problèmes, là où il n'y en avait pas." [Il fallait l'oser, c'est fait! Mais pourquoi un "décrypteur, quand on a un Hamon sous le coude, voire des Le Roux ou un Désir, à la botte? 
Bon, voilà qui est clairement posé et présage de nouveaux mensonges par un expert en manipulation. 
Et qui s'interroge! "En quoi ces erreurs discursives peuvent-elles plomber sérieusement le pouvoir ?" [Nous demandons pourquoi appeler "erreurs" ce que est une série de "fautes"?] Décryptage [qui s'annonce sérieux?] de Philippe Moreau Chevrolet, communicant. 

Choix de photo anodin,
qui suggère 
perplexité ou embarras...
Mais avant de plonger dans l'exercice de style de Chevrolet, notons toutefois que la photo choisie aurait pu être celle de Taubira ou Valls ou des deux, puisqu'ils s'adorent et se rejoignent dans la méthode et la transparence. Eh bien, non! C'est encore la victime qui est ciblée en grand format. Aucune des photos des intrigants ne parsème d'ailleurs le "décryptage" dont on s'attend donc qu'il soit pour le moins tendancieux. C'est dire que l'entreprise du manipulateur s'annonce périlleuse.

L’affaire Sarkozy doit-elle entraîner la démission de Christiane Taubira voire la chute du gouvernement ?
[Le communicant se fait les questions et les réponses, créant un effet trompeur d'entretien] Le simple fait qu’on puisse se poser la question montre bien le désastre qu’est devenue la communication gouvernementale, quand le Premier ministre en arrive a démentir sa garde des Sceaux en prime-time, à la veille d’un cycle électoral à hauts risques, à une époque où la défiance des électeurs n’a jamais été aussi importante.

De quoi s’agit-il ? [s'interroge le communicant, devant son miroir]
Un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, est mis sur écoute dans une affaire de trafic d’influence. [Tournure à la voix active qui continue à placer Sarkozy en acteur des turpitudes gouvernementales... Et sur un autre sujet, mais en tout bien, tout "honneur", sans amalgame aucun avec une affaire fabriquée qui n'a pas justifié de mise en examen] On écoute ses conversations avec son avocat, maître Thierry Herzog.[Ce "on" ménage une nouvelle fois le pouvoir]

Taubira, Ayrault, Valls, le billard à trois bandes

[Le communicant ne s'interroge plus, il affirme] L’UMP réagit aussitôt en dénonçant une affaire d'"espionnage politique". [L'UMP surgit dans le décryptage comme l'agresseur bondissant de l'ombre, pour "dénoncer" !] Et au lieu de continuer à parler de Nicolas Sarkozy, toujours de Nicolas Sarkozy, rien que de Nicolas Sarkozy... [honorable suggestion!!], le gouvernement tombe dans le panneau. [Soudaine inversion des rôles et des responsabilités: il n'y a qu'un socialiste pour ce genre d'agilité!] [Non seulement le communicant confirme que la méthode sémantique suivie est abandonnée, mais il suggère aussi une stratégie maligne de l'opposition tout en niant l'évidence d'un mouvement de panique générale dans l'exécutif [plus tôt dans le mois, un polémiste socialiste argumentait en ces termes contre Copé]: ce n'est plus de l'agilité, mais du haut vol].

Il [le gouvernement victimisé] rentre [ou "entre", en français, à moins qu'il n'y retourne] dans le cadrage imposé par l’UMP [ainsi, le premier parti d'opposition serait-il en capacité d'imposer sa tactique à une majorité disposant de tous les pouvoirs: ils sont forts, à l'UMP !]: celui d’une affaire politique téléguidée par l’Élysée, avec la complicité du gouvernement, pour barrer la route de l’élection présidentielle de 2017 à Nicolas Sarkozy. Autrement dit, le gouvernement se retrouve sur la défensive. [Ne faut-il pas que la réalité de la manigance élyséenne soit à ce point prête à éclater pour que Le Nouvel Observateur s'en émeuve et dépêche son démineur de la communication !]

Il ne s’agit plus d’un simple "couac" [ni d'un "malentendu", quoi qu'en dise Pruneau Le Roux, jugulaire-jugulaire, à JJ Bourdin, ce matin]. 
Pour se défendre [ainsi serait-il donc sur la défensive?], le gouvernement déploie des moyens "hollywoodiens". [la Guerre des étoiles?] La ministre de la Justice, Christiane Taubira, choisit le 20 heures de TF1 pour affirmer qu’elle n’était pas au courant des écoutes de Nicolas Sarkozy. Elle est démentie le lendemain, au 20 heures de France 2, par le Premier ministre en personne, Jean-Marc Ayrault, qui est lui-même contredit le surlendemain par Manuel Valls sur RTL. Manuel Valls, qui prétend de son côté n'avoir entendu parler des écoutes de Nicolas Sarkozy qu’a [à] la lecture du journal "Le Monde".

Le triple problème du gouvernement 

1. D'abord, ce cafouillage des ministres sur un scandale en cours rappelle fortement l’affaire Cahuzac. [Certes mais, à y bien regarder, si on est décrypteur de talent, le scandale est provoqué par un quarteron de ministres et non pas par leur cible...] 
Il vient "confirmer" aux yeux de l’opinion que soit les ministres font preuve d’un très grand amateurisme – ils ne sont pas au courant qu'un ancien président de la République vient d'être mis sur écoute – [ils ont tant de vertu, et de mépris, qu'ils ne se soucieraient pas plus de Sarkozy que d'une guigne!], soit ils mentent ou du moins ne disent pas toute la vérité. [Notre Chevy a de la reprise...]

2. Ensuite, on l'a vu [suffit-il de mentionner pour donner à voir?], le gouvernement perd la main sur une affaire où il avait tout à gagner. [Ce qui reste à démontrer, puisque la candidate socialiste à la mairie de Paris, Anne Hidalgo, n'avait rien "à y gagner" et aurait pu au contraire y laisser ses dernières plumes, au seul motif qu'elle partage avec Copé une même amitié pour le douteux Bastien Millot].  Il lui suffisait de surfer sur les séquelles de l'affaire Copé [estime le conseiller qui ne s'avère pas le meilleur payeur]. Une affaire qui laisse des traces [à sens unique, si on est assez téméraire pour tenter de suivre le biais d'un "raisonnement" de décrypteur, communicant de surcroît], puisque les cotes de popularités ["popularité"?] de Copé et Sarkozy semblent partis à la baisse dans le dernier baromètre Ifop-Paris Match. [sondage effectué les 7 et 8 mars, avant l'étalage des mensonges du gang des écoutes, faut-il le rappeler?] L'individualisme ministériel semble être devenu la règle.[Ce qui est bien peu de chose au regard de l'ampleur des violations du secret professionnel et des libertés publiques des citoyens ordinaires...]

3. Enfin, le Premier ministre et le gouvernement tout entier sortent encore plus affaiblis de cette affaire. À tel point qu'on se demande jusqu'à quand ils vont pouvoir tenir. [Inquiet, le communicant?]

François Hollande, comme un boomerang

Des rumeurs de remaniement courent dans tout Paris [et déjà plus au-delà du périph]. [Ce qui, quand les libertés individuelles sont menacées, s'appelle un détournement de l'attention, un "enfumage" sorti de la panoplie gouvernementale d'éléments de langage abandonnée par Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole fragile suppléée par ce bourin de Le Roux] Elles font les gros titres des journaux. [Avant le remaniement éventuel, les municipales peut-être? Et surtout le chômage, non, Phiphi?] Certaines formations comme Europe Ecologie-Les Verts font même déjà monter les enchères. [Taubira est d'ailleurs allée se changer les esprits à Montreuil et tenter de leur prendre la mairie, mais Razzie Hammadi (PS parachuté) n'était pas, dit-on, ravi de la voir polluer son meeting! Et voici que les ministres eux-mêmes, et le premier d'entre eux, se font hara-kiri en prime-time. [CriCri n'est pas seulement une indépendantiste guyanaise honteuse, c'est aussi une tombeuse de ministres].

Certains en appellent donc, naturellement, à l’arbitrage de François Hollande. [Certains ont pour profession de crier dans le désert, tandis que d'autres, pour avoir trop donné, tel Nono Mamère, sont en rupture de stock de bave] Un président de la République qui reçoit en boomerang une affaire qui aurait dû théoriquement couler son adversaire. [Si Hollande est un accidenté de la vie, la République est sous assistance respiratoire et Sarkozy est frétillant !]

Marine Le Pen a de quoi se réjouir [Elle n'en attendait pas moins du PS]

Le grand gagnant de toute cette séquence est, bien sûr, le Front national. [Faut-il s'en étonner, puisque depuis François Mitterrand, le PS instrumentalise le FN pour nuire à l'UMP?] Une très grand faiblesse à gauche, conjuguée à une très grande faiblesse à droite aboutit à une situation de fragilité démocratique sans précédent dans l’histoire de la Ve République. [Sauf le PS, point de salut ?] 

Elle finit par poser la question du rapport des élites aux peuples. A-t-ont ["on"?] perdu à ce point le sens commun [et accessoirement de l'orthographe?], pour ne pas comprendre qu’en pleine crise économique, ces querelles pourraient avoir des conséquences beaucoup plus graves que l’avenir personnel de telle ou telle figure de la majorité ou de l’opposition...? 

Qui dans ce pays, à part Marine le Pen, pense à conserver un rapport au peuple ? Qui dans ce pays pense encore à aller parler aux électeurs de ce qui les concernent ? La fiscalité, l'emploi, la sécurité... Tous les thèmes qui montent dans la campagne en cours. 

La réponse se trouvera dans les urnes les 23 et 30 mars prochains, lors des élections municipales, ainsi que le 25 mai lors des prochaines élections européennes. À moins qu’elle ne se manifeste dans la rue. Avec des conséquences potentiellement graves. Car contrairement aux Français de Mai-68, les Français de 2014 ne s’ennuient pas. Ils n'ennuient pas, non. Ils sont en colère.  Ce "vent de révolte" que sentait monter Ségolène Royal en février 2008 pourrait-il balayer Hollande? 
La Cassandre du Nouvel Obs n'est visiblement pas Jean-Paul II qui exortait à la vertu d'espérance en 1978  à Hollande, le communicant retire même la confiance.

Le Nouvel Obs continue à émettre des effluves de sanisettes...  

dimanche 12 janvier 2014

Nid d'amour de Hollande et Gayet "lié au grand banditisme"?

L'appartement clandestin de Hollande appartiendrait à un truand 

Les media amis détournent l'attention sur l'hospitalisation de la concubine
Plusieurs media se sont lancés dimanche dans une opération de détournement de l'attention sur un avatar de la révélation d'une liaison entre François Hollande et la comédienne Julie Gayet
La locataire de l'Elysée s'est faite admettre en milieu hospitalier pour surmonter d'une part les conséquences d'une cure drastique d'amaigrissement et d'autre part la déprime liée à la publication dans le monde entier de son infortune.
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Valérie Trierweiler avait refait une apparition le mercredi 8 janvier pour
découper la galette des rois dans les salons de l'Elysée au côté de son concubin, François Hollande. Depuis, le président a fait vendredi la couverture du magazine Closer lequel publie de quelques photos de sa supposée idylle non démentie avec l'actrice, sa cadette de 18 ans. 

Trierweiler hospitalisée

Selon les informations exclusives du Parisien, Valérie Trierweiler aurait craqué : elle est actuellement
hospitalisée dans un établissement parisien "pour du repos et quelques examens", précise son cabinet. O
u, selon une formulation d'une autre source non précisée citée par France Info, pour "un gros coup de blues". Cet aspect a totalement occulté les questions sur l'appartement dans les émissions télévisées du dimanche soir, notamment au 20 heures de France 2, qui s'est ouvert sur l'hospitalisation de la première "dame".

Mediapart apporte sa contribution au naufrage de la liaison
Le site trotskiste d'information révèle que l'appartement fréquenté par Hollande et Gayet appartiendrait en fait à l'actrice Emmanuelle Hauck (ci-contre), ex-compagne d'un Corse connu des services de police, François Masini, assassiné en mai 2013 dans un guet-apens criminel. Hauck est également l'ex-épouse du comédien Michel Ferracci, mêlé à l'affaire du Cercle Wagram (Paris) et lié à la mafia corse. Hauck et Ferracci ont joué dans la série de Canal+, Mafiosa.

Valeurs Actuelles
Selon Valeurs Actuelles, en revanche, après avoir appartenu à un grand patron du CAC 40 (dont le site ne donne pas le nom), l'appartement serait aujourd'hui détenu par une milliardaire (anonyme, elle aussi) qui "aide des artistes". Et peut-être aussi Thomas Fabius, fils insolvable de son ministre des Affaires étrangères, dans le financement du vaste appartement de 280 m2 pour 7 millions d'euros acheté en 2012, dans le 7e arrondissement de Paris. 



Les comédiens Emilie Dequenne et Michel Ferracci (photo) seraient les locataires en titre de l'appartement situé au 4e étage de l'immeuble du 20, rue du Cirque, photographié par Closer pour étayer la relation  Hollande-Gayet.

Ferracci a été condamné à dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis, pour l'affaire du Cercle Wagram, le 4 novembre dernier.


Quant à l'appartement, d'abord propriété d'un grand patron du CAC 40, il aurait servi à de  discrets "rendez-vous galants et affaires sensibles" à l'époque de la présidence de Jacques Chirac. Puis, racheté par une milliardaire, il serait loué à Dequenne et Ferracci, qui seraient des proches de Gayet, qui, elle, habiterait dans le 16e arrondissement de Paris.
Les précisions qui circulent sont jugées trop ...floues à gauche.
Emmanuelle Hauck (à gauche) et Julie Gayet (au centre), en 2009


Le rôle de Valls, le chouchou du président, reste plus flou encore
Les intimes de Valérie Trierweiler mettent en cause le ministre de l'Intérieur : pouvait-il ignorer que l'appartement de Julie Gayet était prêté par un proche du gang de la Brise de mer, groupe corse de crime organisé situé à Bastia ?
Selon un article du Point, François Hollande vient de "renouer, en pleine tempête nationalo-conjugale, avec Rachid Kasri, son chauffeur "historique", un ancien videur de boîte de nuit qui le protégeait lors des meetings houleux et le couvrait quand il allait secrètement rejoindre Valérie Trierweiler alors qu'il était encore en couple avec Ségolène Royal ? (Lien L'Express) Le confident avait été pourtant délaissé dès le lendemain de la victoire du président normal. Le chauffeur éconduit avait en vain insisté auprès de son "ami" afin qu'il reprenne contact. 

Hollande vole vers sa bien-aimée:
pas un instant à perdre!
"Que fait la police ?" s'indigne un proche de la première concubine qui voudrait pouvoir s'expliquer ce soudain retour en grâce. "C'est en fait le patron qu'il cible, écrit Le Point : "le traître" de Beauvau. Celui qui doit sa nomination à Valérie Trierweiler qui l'a imposé auprès de François Hollande quand celui-ci lui préférait François Rebsamen, le sénateur-maire de Dijon, hollandais plus ancien comparé à ceux de la "promotion Hélicoptère", surnom donné par les éléphants de Solférino aux ralliés de la dernière heure qui trustent les fonctions gouvernementales et les cabinets jusqu'à celui de l'Élysée. La journaliste de Paris Match fut impressionnée par les talents de communicant de Valls et par sa loyauté."
Manuel Valls serait-il le Judas de Hollande ?

Autre volet du dossier, ouvert par le Nouvel Observateur

Brice Gayet, le papa de Julie, interne des hôpitaux de Paris dès 1975, a passé une grande partie de son enfance et adolescence à Charleville, avant de devenir chef de clinique à Lariboisière, maître de conférences à la faculté Bichat et responsable du département médico-chirurgical de pathologie digestive à l’Institut de Montsouris.
Or, papa Gayet est un proche de l'un des protagonistes...
Au plus fort de l'affaire de fraude fiscale qui lui a coûté son poste de ministre du Budget à Cahuzac, un proche témoigna des faiblesses de ce ministre pourtant réputé rugueux: "Jérôme a surtout été rattrapé par la peur. Au bloc, il était un des meilleurs. Mais, une fois qu'il en est sorti, il n'a plus voulu se confronter au risque de donner la mort." Ce témoignage livré au Nouvel Observateur est dû à ...Brice Gayet !
Comment Hollande pouvait-il par conséquent prétendre le jour qu'il ne savait rien de l'évasion fiscale de son ministre, alors qu'il passait la nuit auprès de la fille ? 


jeudi 14 novembre 2013

Le changement, c'est le passage de l'insolence à la terreur

Leonarda et le tweet de Natacha Polony : tout dérapage doit-il être désormais réprimé ? 

La ligue de répression de l'humour nous imposera-t-elle un nouvel ordre de gauche? 

Natacha Polony fait l'objet d'une cabale de la bien-pensance étroite et racornie pour un tweet moquant la jeune Leonarda

La journaliste chroniqueuse de l’émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché", sur France 2, a tweeté nuitament, suscitant l’indignation d'internautes pourtant habituellement peu délicats.

Le message a été retiré sous la pression, mais l'observation dérange et fait du bruit, plus que les 50 euros d'un journal de Quatre sous à Leonarda (lien TF1) . Tout mérite-t-il la même lourde sanction? Eh bien, non, selon qu'on est Libération, Europe 1 ou Canal+...

N. Polony raillait un paradoxe faisant référence à Leonarda, cette "jeune fille rom" expulsée par Manuel Valls avec sa famille et qui a fait l'objet d'une vive controverse dans la presse engagée mais que des étudiants vertueux, tout aussi militants, qui faisaient mine de la soutenir, ont piteusement abandonnée à son sort au milieu du nulle part kosovar dès que la classe socialiste a sonné la reprise des cours.

Le courage n'a pas à dépasser 140 caractères
Un détracteur de la chroniqueuse décrit le tweet. Il  montre une femme d’origine rom [il faut désormais dire roumaine, bulgare ou albanaise, quand on est de son temps, bien qu'on se revendique pourfendeur politiquement correct de ses concitoyens et qu'on émarge au Nouvel Observateur]. Or, elle fait la manche en vêtement Givenchy sur les marches d’une bouche de métro, ce qui pourrait légitimement interpeller le quidam. L'indigné qui n'a pas jugé bon de rappeler que la mendiante est en situation irrégulière au regard de la loi républicaine, est pourtant historien de son état (et donc objectif?), mais pourtant imperméable à l'ironie de la situation signalée par la journaliste. Pensant qu’elle cherche à être "drôle", le vertueux intello dénonce l'observatrice qui met le doigt sur la réalité qu'il ne saurait voir:


Le terrorisme intellectuel est arrivé

Face au procès d'intention, Natacha Polony a dû s'auto-censurer
et effacer son tweet. Même pas le courage d'assumer jusqu'au bout... Mais la ligue de la bien-pensance ne se satisfait pas d’un "tweet laconique", en guise d’excuses, quand à gauche on se fendrait (peut-être) de regrets: 
Faut-il rétablr la peine de mort?

Des idées proches de celles d'Éric Zemmour

Le "citoyen engagé" ne lâche ni l'affaire, ni la chroniqueuse craignant qu'elle décide "de toute sa hauteur" que l’affaire est close: "c’est pourtant loin d’être le cas", prévient le justicier.

La charrette est attelée.
"Elle a voulu imiter son patron Laurent Ruquier qui, dans "On n’est pas couché", balance régulièrement des vannes assez pourries, mais dont on ne lui en tient rarement rigueur car c’est un humoriste", reproche l'historien à la grammaire approximative. Et l'illettré de pourtant prodiguer ses conseils à l'agrégée: "Elle ne devrait tenter de l’imiter car cela devient très vite une mauvaise blague (in)digne de Jean Roucas, qui soutient Marine Le Pen." La liste noire (Polony, Zemmour, Ruquier, Roucas et Marine Le Pen) dressée, le convoi est-il prêt ?

Depuis quand est-il drôle de se moquer de la misère humaine ? 

Ce n'est pas le sujet, mais la soif de sang altère le jugement. 
La chroniqueuse ne moque pas la misère, mais le paradoxe. Ce n'est pas parce que Bruno Roger-Petit est en vacances qu'il faut rivaliser de sottise. A ce propos, notons la grande misère des contributions au Nouvel Observateur... 

Le demandeur d'asile au Nouvel Obs est un incroyant, on le savait au simple survol du titre de ses papiers laïcards et anti-cléricaux. "On a beaucoup de mal à croire qu’il s’agit juste d’un dérapage ou d’un "trait d’humour pas très drôle", surtout lorsque l’on connaît un peu le personnage." 
 Si on ne l'avait pas pressenti, l'historien inconnu a un compte à régler. Solidaire de BRP depuis que Natacha Polony a fait alliance avec Finkielkraut pour censurer Aymeric Caron, la clique serre les rangs et harcèle. Natacha Polony reçoit son étoile jaune : elle est "avant tout une réac" ! C'est le signal des quloibets et des crachats vers l'échafaud.  Et l'obsur donneur de leçons de distiller sa haine de celui qui ne partage pas ses opinions: " Elle a presque les mêmes idées que son odieux prédécesseur, Éric Zemmour. Elle incarne une vision de la France qui est dépassée, la France rance." Ca, en revanche, on suppose que ça se veut drôle...

Les internautes se déchaînent et "ils ont bien raison", selon le pseudo-historien

L'historien  sectaire accorde son onction aux internautes. Ils ont "raison de s’indigner de cette provocation nauséabonde et méprisante, derrière laquelle on peut y déceler un racisme qu’on qualifie "d’ordinaire". [Encore une faute de français: parents, rassurez-vous, il n'enseigne pas la langue de Bossuet...] Et tombe le blâme "Lorsque l’on travaille pour une chaîne du service public, il y a des limites à ne pas franchir. Natacha Polony vient même de franchir la ligne rouge." Elle n'aura pas la tête sauve. 

La sentence tombe: le procureur requiert la tête
1793-2013

Encore un conseil gratuit qui vaut son prix
"France 2 devrait sérieusement réfléchir à l’avenir de Natacha Polony sur son antenne. Son tweet dépasse les bornes. De tels débordements scandaleux ne doivent pas rester sans conséquences. On en a viré pour moins que ça à la télévision."
Sa place n’est plus sur le plateau de "On n’est pas couché". Elle est ailleurs. Si possible loin des caméras, loin de notre vue…
Sa place est-elle au goulag ? 
Si ce n'est celui du Nouvel Observateur, ce pourrait bien être celui de Valls et Hollande... Prenons-y bien garde.

mardi 17 septembre 2013

Hollande honore un mari violent, Lilian Thuram

La ministre des Droits des femmes assistait-elle à la remise de la récompense à l'auteur de violences conjugales
On cherche en vain dans la foule
Najat Vallaud-Belkacem,
ministre des Droits des femmes...

François Hollande a décoré mardi du grade d'Officier de la Légion d'honneur, Lilian Thuram,
saluant l'engagement contre le racisme de l'ancien international de football de l'équipe de France championne du monde en 1998.

François Hollande a décoré mardi du grade d'Officier de la Légion d'honneur, Lilian Thuram, saluant l'engagement contre le racisme de l'ancien international de football qui participa aux grandes heures de l'équipe de France championne du monde en 1998. Mais taisant la plainte pour violences conjugales que Karine Lemarchand a dû retirer sous la pression.

"Chacun se souvient de votre gloire sportive et notamment de ce fameux soir du 8 juillet 1998 au Stade de France - j'y étais - où en demi-finale de la coupe du monde contre la Croatie vous marquez les deux buts qui ouvrent à la France les portes de la finale puis de la victoire", a rappelé le président de la République, amateur de ballon rond.
Hollande ne se souvient pas en revanche du gendarme Nivel auquel il fut rendu hommage lors de cette demi-finale. Le militaire avait été attaqué par une bande de hooligans allemands le 21 juin 1998 près du stade Félix-Bollaert à Lens lors de la coupe du monde de football de 1998 au match Allemagne – Yougoslavie. Resté dans le coma pendant six semaines à l'hôpital de Lille, il est depuis infirme et ne peut pas reprendre le travail.

Hollande a salué également l'engagement de l'ancien footballeur en faveur de la diversité et contre le racisme au sein de la fondation portant son nom créée en 2008. 

Samedi, l'hebdomadaire Closer avait révélé que l'animatrice de télévision Karine Le Marchand, avait porté plainte contre lui pour violences conjugales. L'avocate de l'animatrice avait ensuité annoncé le retrait de la plainte. 

François Hollande a également décoré d'autres camarades

Parmi les autres personnalités, les journalistes "indépendants" qui ont bien travaillé à son élection: Michèle Cotta (commandeur de la Légion d'honneur) et Jean Daniel (Grand officier) au Nouvel Observateur. Emaillant comme il en a coutume ses hommages de traits d'humour, il s'est plu à rappeler une anecdote au sujet du fondateur du Nouvel Observateur.
"La légende rapporte que François Mitterrand vous téléphonait depuis l'Elysée le jeudi, c'était alors le jour de sortie de l'Observateur, pour vous dire cher Jean Daniel, je vous signale, au cas où ça vous intéresserait encore, que ce que vous écrivez est inexact. Moi je ne fais pas du tout ce type d'appels, et pourtant Dieu sait si ce qui est écrit est inexact !", a lancé le chef de l'Etat avec amertume. 

Plus sérieusement, élevant Elisabeth Roudinesco au grade de Chevalier de la Légion d'honneur, il a salué l'oeuvre de l'historienne et psychanalyste et son combat "contre le prétendu dépistage de la délinquance précoce chez les enfants de moins de 3 ans", projet défendu par l'ancienne majorité qui avait provoqué une vague de protestations.

La république bananière des copains.