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mercredi 29 octobre 2014

Mise en examen d'un ancien secrétaire d'Etat de François Mitterrand, dans l'affaire Rocancourt

Kofi Yamgnane est mis en cause par les juges du Pôle financier de Paris

Une soirée de levée de fonds pour la prochaine élection présidentielle togolaise 
 en 2015 a éveillé les soupçons


"Monsieur Afrique"
du candidat Hollande
Le bénéficiaire de l'opération était le candidat nommé Kofi Yamgnane, ex-secrétaire d’Etat (PS) à l’Intégration dans les gouvernements d’Edith Cresson, puis de Pierre Bérégovoy, de 1991 à 1993. Le bi-national franco-togolais brigue désormais la plus haute fonction dans son pays d’origine.
Kofi Yamgnane n’a pas été ministre dans les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et il n’a pas conservé son poste de conseiller à l’Elysée. Le Franco-Togolais fut pourtant l’un des fidèles parmi les fidèles, dès la première heure, sous la casquette de conseiller aux Affaires africaines du candidat François Hollande, aujourd’hui locataire de l'Elysée.

La scène se passe le 29 janvier, dans le 16e arrondissement de Paris à la fin du discours du candidatMarcel Ceccaldi s’approche du candidat, socialiste et lui présente une certaine Asmaa Kartoubi. Le premier est un avocat spécialisé dans la défense des chefs d’Etat africains et la seconde est une Marocaine de 26 ans, sans papiers. A l’invitation de l'avocat français de l'État libyen jusqu'à la chute du régime de Kadhafi, la jeune femme tend une enveloppe à l'ancien ministre de Mitterrand. A l’intérieur, 3.000 euros en liquide. En échange, l’ancien  ministre lui offre un exemplaire de son livre assorti d’une dédicace : "Pour Asmaa, en fraternité, en souvenir de cette belle soirée".


Cette remise d’argent justifie une mise en examen du candidat à la présidentielle togolaise pour "trafic d’influence". Il était en effet convenu que l’ancien ministre interviendrait auprès des plus hautes instances françaises pour obtenir la régularisation de la jeune femme. Pour avoir entrepris les mêmes démarches, contre rémunération, en faveur d’Asmaa et de sa sœur, l’avocat Marcel Ceccaldi, l’ancien chef du GIGN Christian Prouteau et "l’escroc des stars", Christophe Rocancourt, sont déjà mis en examen. Ils encourent une peine de cinq ans de prison et une amende de 500.000 euros.
La justice soupçonne notamment Rocancourt d'avoir tenté, contre paiement, de faire régulariser des situations administratives à partir des titres de séjour. 

Mercredi 29 octobre: 
suspecté de trafic d’influence, le socialiste est placé en garde à vue, puis mis en examen
Lors de l'enquête sur cet éventuel trafic de cartes de séjour que Christophe Rocancourt aurait dirigée, le Franco-togolais est à son tour suspecté de "trafic d’influence".

Les ambitions togolaises de Yamgnane

Août 2014: la ministre Lebranchu éleve
Yamgnane au grade de
commandeur de la Légion d’honneur
pour son "parcours exemplaire"...
En 2003, le Franco-Togolais n'est plus maire de Saint-Coulitz dans le Finistère (députés: Lebranchu et Urvoas) et Yamgnane se brouille avec le président du Togo, Gnassingbé Eyadema. Il est alors déclaré "persona non grata" dans son pays de naissance jusqu'en 2008. 
En 2005, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle du Togo, pour finalement se retirer de la course dans le même mois. En 2009, Yamgnane fait à nouveau l'annonce officielle de sa candidature à l'élection togolaise de 2010, mais renonce encore à aller au bout de sa campagne pour se déclarer une fois de plus candidat au scrutin de 2015.

Le candidat a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer les autres protagonistes de ce dossier, et devra s'acquitter d'un cautionnement de 3.000 euros. 
L'enveloppe de la compatriote de Najat Vallaud-Belkacem pourra-t-elle changer de destination ?

dimanche 6 juillet 2014

La gouvernance socialiste menace-t-elle aussi bien la gauche que la démocratie?

Le changement, mortifère pour la France, secourait subsidiairement la gauche

Livrer le 
pouvoir à des nuls, c'est envoyer le pays au casse-pipe
Avec la défaite de mars, le PS est devenu un syndicat d’élus:
 il a perdu un grand nombre de mandats et d'emplois liés aux municipalités. Ignorer la leçon des urnes, ce serait compromettre toute chance de réélection présidentielle en 2017 et condamner le parti au déclin.
"Oui, la gauche peut mourir...", confirme le Nouvel Obs 
Il aura suffi de ces quelques mots prononcés par Manuel Valls devant le conseil du PS le 14 juin pour se dédouaner d'un échec annoncé et relancer tout le débat sur le coma intellectuel supposément dépassé de la gauche, "ce grand cadavre à la renverse", ainsi que l'écrivait déjà Sartre au début des années 1960 dans sa préface à "Aden Arabie". 

Un avertissement à un pouvoir crépusculaire, deux ans seulement après l'arrivée  du socialiste à l'ElyséeCe coup de semonce n'avait d'autre objectif que de culpabiliser à court terme les députés de la majorité  rebelles à la caution du pacte de responsabilité, à une politique de l'offre et à une austérité européiste résolument embrassées par le président Hollande. Autant de choix politiques que très peu d'observateurs sont prêts à accorder l'AOC "de gauche"".

Traitement de choc

Brandir le spectre d'une disparition pour faire abandonner au PS ce qui lui reste de son idéologie sociale, au minimum celle de compenser le déséquilibre des forces entre capital et travail, voilà qui ne manque pas d'audace. Accorder au PS une mort dans la dignité, en lui évitant de longues souffrances pendant qu'il est temps,  telle pourrait en effet être  le traitement de choc préconisé: l'euthanasie.  Manuel Valls ne fait que récidiver: n'avait-il pas appelé en 2009, après une sérieuse déroute lors d'un scrutin européen déjà, à renoncer au nom même de socialisme, un nom "dépassé", renvoyant à "des conceptions du XIXe siècle" ?

Au-delà du rappel à l'ordre tactique, ce bulletin de santé publié par Valls accrédite l'idée que le peuple français a glissé à droite, du fait du reniement et du lâchage de toute une génération d'intellectuels et de politiques. L'idée que le PS est devenu une coquille creuse remonte à sa direction par Hollande et se trouve confortée par son élection par défaut. Après avoir nié la crise sous la férule salissante de la Ch'tite Aubry, le PS se voit contraint, mariage pour tous et projet de réforme pénale exceptés, à emprunter nombre de ses combats et de ses mesures à la pensée de droite.

Du côté de la gauche intellectuelle, qu'elle soit enkystée dans mai 68 ou portée par le vent de l'histoire d'ailleurs, elle s'en tire souvent par le trou de mémoire de ses propres errances: les laboratoires d'idées, les think tanks, ne sont-ils pas faits davantage pour l'agitation intellectuelle que pour l'action? Le Nouvel Observateur a conservé ses références passées et consulté encore Régis Debray qui explique aujourd'hui que "la gauche est déjà morte", même que "ce qui en survit est soit pathétique soit parodique", avant de demander : "Si on s'occupait d'autre chose ?" Loin de cette sensibilité républicaine de gauche, le philosophe Jacques Rancière, auteur de "la Haine de la démocratie" (2005) où il croisait le fer avec les néo-réactionnaires en passe de gagner la guerre des consciences, déclare lui aussi que le sujet est déjà clos dans la mesure où le PS a réussi sa "tâche historique" consistant en la "liquidation de la gauche"...

Un diagnostic sans remède

Ce n'est pas fait pour rassurer les démocrates, mais le PS va aussi mal que la "gauche de la gauche" qui peine à trouver le moindre courant électoral ascensionnel en France socialiste, contrairement aux nouveaux acteurs politiques de l'extrême gauche qu'on voit surgir ailleurs en Europe - du parti Syriza en Grèce (communistes et "rouges-verts comme Eva Joly) jusqu'aux Podemos espagnols, à l'initiative d'un groupe d'enseignants en 2014. Qui peut se réjouir aujourd'hui de ce constat sans chercher à y apporter le moindre remède? Qui, pour évoquer le proverbe chinois, préfère maudire l'obscurité plutôt que de faire jaillir la moindre étincelle ?

En 2009, l'ex-"nouveau philosophe" Bernard-Henri Lévy affirmait déjà que le PS était mort, en deux ans de présidence de Nicolas Sarkozy. Il pointait ceux nombreux qui n'osaient dire que, tel "le cycliste d'Alfred Jarry, il pédalait alors qu'il était déjà mort". Non sans masochisme, il affirmait avoir voté socialiste à la dernière présidentielle, mais "comme tout le monde : par habitude, sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre". Appelant de ses voeux une désintégration du PS et une refondation de la gauche sur de nouvelles bases, il précisait que celles-ci seraient nécessairement: l'antifascisme, l'anticolonialisme et l'antitotalitarismeQue des vieux serpents de mer: un vrai coup de jeune! On n'est jamais assez anti-tout, quand on n'a rien à proposer...

Les vieilles lunes ont la vie dure. Un combat crépusculaire contre trois ennemis historiques sortis du passé mais fantômes actifs aux heures sombres. Rien, en revanche, sur la lutte contre la finance mondialisée, alors que la grande crise des sub-primes avait déjà démarré l'année précédente. Rien sur la justice à rendre à des millions de travailleurs pauvres, que François Mitterrand osait encore évoquer comme fondement du socialisme, deux ans avant sa propre élection à la présidence. Rien non plus sur le tournant de la rigueur socialiste de 1983 et ses conséquences possiblement décisives sur la poussée du vote FN un an plus tard, lors d'élections européennes, une fois encore. A cet égard, ne parlons même pas du scrutin à la proportionnelle, l'une des 110 propositions pour la France du candidat François Mitterrand,  lors des élections de 1981, qui fit prospérer le FN. Que cet avatar de la IVe République n'ait pas été le dernier apprenti sorcier de la gauche, nous ne le savons que trop depuis 2012: les intellectuels et (sans les assimiler) les media n'ont-ils pas failli en n'avertissant pas les électeurs? 

"L'injonction de rompre"

On a pu, depuis, mesurer les conséquences du discours de tous ces Diafoirus de la gauche qui, sous couvert de se pencher sur le malade, accélèrent sa perte. A ce discours-là, on préférera décidément celui d'un Michel Foucault qui, en 1979, préfaçant un livre de Jean Daniel, oracle-maison du Nouvel Observateur, écrivait que concernant l'avenir de la gauche "l'injonction de rompre" tout autant que "l'exigence d'identité" sentent forcément "l'abus". La gauche, écrivait le professeur du Collège de France, c'est encore moins qu'une "coalition de partis sur l'échiquier politique", qui, elle, peut ponctuellement se défaire en effet, ce n'est qu'un "mélange d'évidences et de devoirs, 'patrie plutôt que concept'". 

Ce sont eux justement aujourd'hui, ces évidences et ces devoirs, qui semblent désormais plus confus que jamais dans la France de 2014 et au PS. Et le "Nouvel Observateur" de s'attribuer la paternité d'une mission vieille de cinquante ans: redéfinir, reprendre à nouveaux frais et porter plus que jamais une réflexion. A quoi ont donc servi vingt années de traversée du désert, depuis 1995 ? L'hebdomadaire ouvre donc ses colonnes au débat, entre autres sur l'avenir de la gauche, avec les contributions d'un sociologue, de Laurent Bouvet qui se penche depuis quelques années sur le divorce entre la gauche de gouvernement et les classes populaires, ou encore de la philosophe Michela Marzano, fraîchement élue députée au Parlement italien.

Le Nouvel Observateur prévoit que ce débat lancé dans l'urgence à l'heure des vacances se poursuivra "bien sûr à la rentrée, car les menaces se précisent"... L'hebdomadaire (multi-usages) à lire (par exemple) dans les sanisettes s'essuie sur l'extrême droite "habile à salir les combats les plus nécessaires contre le néolibéralisme et à dresser les Français les uns contre les autres." Du Martine Aubry (quasiment) dans le texte... Le FN n'a jamais paru aussi proche du pouvoir, estime-t-il. Plombé par ses difficultés chroniques et mortifères à créer, l'hebdomadaire socialiste continue donc de s'en prendre aux droites, pensant pouvoir renaître des cendres de ses victimes ! A-t-on jamais vu ça? "Il conviendra de lui barrer la route en veillant à ce que cette seule opposition ne dicte pas une fois encore à la gauche une identité facile et superficielle": telle est la feuille de route de la gauche, selon le Nouvel Obs. Et pourtant, ce n'est même pas signé de Bruno Roger-Petit ! Marine peut aller en paix à la pêche aux bigorneaux...

Reste qu'en menaçant la gauche et le bipartisme, le PS de Hollande menace la démocratie.

mardi 5 novembre 2013

De Mitterrand à Hollande, une lignée du mensonge socialiste

La fourberie constitutive de François Hollande en trois vidéos:

1 -Quand Hollande était au ...RPR !

Cette histoire révèle une incroyable manipulation politique. En 1983, alors que le socialiste François Mitterrand est à l'Elysée depuis 1981, un mystérieux Caton, présenté comme "un grand dirigeant de la droite", jette un pavé dans la mare avec un violent pamphlet contre son propre camp, "De la reconquête" qui obtient un grand succès commercial

L’auteur finit par faire son coming out sur le plateau du socialiste Bernard Pivot. Et surprise, il ne s’agit non pas d’un dirigeant de la droite mais d’André Bercoff, un journaliste alors étiqueté à gauche. Jacques Attali, conseiller de François Mitterrand, reconnaîtra plus tard qu’il s’agissait d’une manœuvre politique orchestrée par sa cellule à l’Elysée. On parlerait aujourd'hui d'un "cabinet noir", comme celui qu'anime  Stéphane Le Foll, plutôt que de faire son métier de ministre de l'Agriculture, pour lequel il est payé et reçoit tous les avantages afférents, à vie.
François Hollande a accepté de prêter sa voix à Caton...
Cette infâmie a resurgi sur le plateau de Canal + quand le chroniqueur politique Jean-Michel Aphatie a révélé les bandes d’un entretien radio donné par le mystérieux Caton. (lien video) André Bercoff n’avait pas souhaité passer sur France Inter, de peur que ses confrères journalistes reconnaissent sa voix. Il envoie donc au front un jeune ambitieux inconnu, membre de la cellule Attali à l’Elysée, un certain François Hollande, dont la moralité s'accommode de la suprecherie…
Cette capacité à se faire passer pour un autre, un responsable RPR, et accabler son propre parti, le PS, était annonciatrice de toutes les compromissions et tromperies suivantes. Depuis, il s'est fait élire président sur la promesse d'une "république exemplaire".


En cela, Hollande est bien dans la lignée de son mentor, François Mitterrand, qui avait simulé un attentat contre sa personne: c'est l'affaire de l'Observatoire.
Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959, après avoir dîné à la brasserie Le Fouquet's  Lipp avec Georges Dayan, François Mitterrand, ancien ministre de la IVe République, sénateur de la Nièvre, décide de rentrer chez lui, rue Guynemer, vers minuit trente. François Mitterrand, selon sa version, suspecte une autre voiture de le suivre, modifie son parcours, arrête sa 403 au niveau de l'avenue de l'Observatoire, a le temps d'enjamber sans encombre une haie du jardin de l'Observatoire et de se réfugier dans un buisson. Sa voiture vide est alors criblée de 7 balles. Le lendemain de l'affaire, les journaux relatent l'histoire en faisant l'éloge de Mitterrand, qui n'aurait dû son salut qu'à sa rapidité de réaction. Il redevient le leader de la lutte contre l’extrême droite

2 – Quand Hollande jugeait la taxe à 75 % dangereuse
"Autant il est normal d’avoir une progressivité de l’impôt, même un taux qui soit supérieur à 40 %, autant l’image d’un taux confiscatoire sur une toute petite fraction des contribuables n'aura aucun effet ...

Parce qu’alors là, on est sur des effets de délocalisation, et ne produira aucune recette!
Et Hollande a pourtant mis cette taxe en place !

3 – Ce que dit Mélenchon de son ex-collègue Hollande au PS

Mélenchon fournit le témoignage d'un ancien socialiste qui a fui le PS

Le candidat du Parti communiste a néanmoins appelé les Français à voter Hollande au second tour de la présidentielle, 
sans exiger aucune contre-partie.
Grâce au Front de gauche, le socialiste est arrivé à l'Elysée et la France est en situation d'insurrection en Bretagne …

dimanche 24 mars 2013

François Mitterrand, un proche du père de Liliane Bettencourt

François Mitterrand a-t-il touché de l'argent de la famille Bettencourt ?

François Mitterrand fut l'employé d’Eugène Schueller, fondateur de L'Oréal

Le futur président de la République a été salarié du père de Liliane Bettencourt
Il a cotoyé André Bettencourt, le mari de Liliane, et François Dalle, le successeur d’Eugène Schueller à la tête de L’Oréal, lorsqu’il était étudiant dans les années 30. Tous trois ont partagé bien des secrets pendant la guerre et ont continué à se voir jusqu’à la mort du président, souvent à l’Elysée où il était parfois question… d’impôt sur les grandes fortunes

Extrait du livre "Un Milliard de secrets" de Marie -France Etchegoin.

« Mitterrand a souvent raconté que, des trois, André était le plus joli garçon : "On ne se faisait pas de soucis, il épouserait une femme riche." (…)

(…) A la Libération, les trois hommes restent soudés par une indéfectible amitié, sous l’aile aussi protectrice qu’encombrante d’Eugène Schueller [le fondateur de l’Oréal, père de Liliane Bettencourt et collaborationniste sous l'OccupationFrançois Mitterrand fut lui-même au service du gouvernement du Maréchal Pétain à Vichy au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre à partir de juin 1942. (…) 

Depuis, le trio Mitterrand-Bettencourt-Dalle se retrouve chaque année lors d’un "repas des anciens". Maintenant que le premier d’entre eux est président, le dîner a lieu à l’Elysée. Ils ont tant de souvenirs en commun.

(...) [Notamment] les longues discussions après la victoire en 1981, lorsque le gouvernement socialiste décide d’instaurer l’impôt sur les grandes fortunes : "Catastrophique", dit André. "J’en parlerai. Mais, franchement, Liliane et toi, vous avez quand même de quoi manger", répond François. 

"Liliane et André ne se sont pas expatriés après l’arrivée de la gauche au pouvoir mais si l’IGF est appliqué…", fait remarquer François Dalle. "Allez voir Fabius," suggère le Président. In fine Laurent Fabius, le ministre du Budget, introduira dans la loi initiale une modification capitale pour les Bettencourt et tous les autres grands patrons qui font son siège : l’exonération de l’ "outil de travail".

Cinq ans plus tard, en 1986 dans quelques cénacles politiques, le nom du sénateur de Seine-Maritime (celui de L. Fabius, 1978-2012) [André Bettencourt] courra comme possible… Premier ministre de cohabitation du président socialiste.(…)
 



Les dessous du scandale polico-judiciaire 
qui ébranle les plus hautes sphères de l'Etat, 
relatés par  Marie-France Etchegoin, 
rédactrice en chef des Enquêtes au Nouvel Observateur.

"Un milliard de secrets", 
aux éditions Robert Laffont




Au début du premier septennat, les relations du socialiste Mitterrand avec "le mari de la femme la plus riche de France" sont seulement connues de ses biographes. Son passé sous Vichy reste aussi un tabou, sauf à lire assidument Minute ou d’autres journaux d’extrême droite.

En février 1984, le député Alain Madelin est l’un des rares à agiter l’épouvantail à l’Assemblée nationale, sous les huées des socialistes: "Mitterrand était le dirigeant d’une revue qui s’appelle Votre Beauté. J’invite les historiens à regarder qui en était à l’époque le propriétaire [Eugène Schueller]". Ce dernier, fondateur avec Eugène Deloncle du Mouvement social révolutionnaire pour la Révolution nationale (MSR) soutenant le maréchal Pétain, fut un ancien financier de La Cagoule.
En 1939, la nièce d'Eugène Deloncle, Edith Cahier, épouse Robert Mitterrand, frère aîné de François Mitterrand.

André Bettencourt, et quelques autres, dont le général de Bénouville, s’indignent aussitôt contre "cette campagne inqualifiable et néfaste [de Madelin] pour la France". (…)

C’est à peu près au même moment que François-Marie Banier fréquente lui aussi François Mitterrand. 
Il fait partie des écrivains conviés régulièrement à déjeuner par le chef de l’Etat
Jacques Attali, alors conseiller à l’Elysée, se souvient même que le Président a évoqué devant le photographe ses… souvenirs de Vichy. »

lundi 5 novembre 2012

Montebourg pourrait vendre Petroplus à la Libye

Le ministre du Redressement productif  l'a annoncé lundi matin sur RTL...
)
 Mitterrand serra la main de Khadafi
en Crète, le 15/11/1984
Le "fonds souverain libyen" voudrait "examiner le dossier" 

Il pourrait peut-être faire une offre de reprise de la raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) a  annoncé Arnaud Montebourg  ce lundi. 

Lettre d'intérêt "non engageante"
Invité lundi matin de RTL, le ministre du Redressement productif a expliqué avoir reçu dimanche à son ministère une "lettre, à ce stade non engageante, mais demandant à examiner ce dossier, de la part du Fonds souverain libyen" qui est  le deuxième producteur de pétrole brut en Afrique après le Nigeria et devant l'Algérie. Et d'ajouter: "Vous savez que la France n'a pas été étrangère à la libération de la Libye".

Le ministre va demander un délai supplémentaire au tribunal de commerce de Rouen
Voilà que les socialistes se découvrent du goût pour les "fonds souverains", ou fonds d'État, c'est-à-dire les fonds de placements financiers (actions, obligations, etc.)...

Ce lundi est le dernier jour fixé par le tribunal de Rouen pour le dépôt de dossiers de reprises du site.
Bien que le fonds souverain lybien ne s'engage pas davantage dans sa lettre, "je vais donc demander au tribunal de commerce de surseoir à statuer, de prendre le temps qu'il faut, pour éventuellement permettre à nos amis libyens d'investir dans cette raffinerie de Petit Couronne, a clamé Montebourg, se prévalant du fait que la Lybie est un producteur de pétrole.

Pour mémoire, c'est Alain Juppéministre des Affaires étrangères français de Nicolas Sarkozy, s’était exprimé à l'ONU l17 mars 2011, pour convaincre le conseil de sécurité de voter une résolution franco-britannico-libanaise, permettant le recours à des moyens militaires et de mettre de hors d’état de nuire les troupes de Kadhafi. Le 23 octobre 2011 à Benghazi, le président du CNT (Conseil national de transition), Moustafa Abdel Jalil proclame la " libération " de la Libye, mettant officiellement fin à la guerre civile qui durait depuis huit mois. Mais  Le même jour, au cours de la même cérémonie, il proclame l'instauration de la charia. Il fait remettre le pouvoir à Mohammed Youssef el-Megaryefun islamiste dit 'modéré', mais qui dirigea néanmoins une tentative d'assassinat de Mouammar Kadhafi. Montebourg n'en est pas plus que ça  troublé...

Deux possibles repreneurs de la raffinerie se sont pourtant déjà déclarés intéressés. 
Les premiers seront les derniers.  
Le tribunal de commerce a rejeté le 16 octobre les deux seules offres de reprise en lice, déposées respectivement par Alafandi Petroleum Group (APG), basé à Hong-Kong, et NetOil, dont le siège est à Dubaï.
Notant la préférence affichée du ministre pour la Lybie "qui a décidé de reprendre des relations économiques et politiques avec la France" et qu'il dit liée par ses "libérateurs" français, NetOil et APG (Alafandi Petroleum Group) ont signalé qu'ils maintiennent leurs candidatures.

La CGT a appelé à une grève de 24h reconductible dans les raffineries et dépôts de carburants de France ce lundi.

Fin juillet, l'intersyndicale s'était pourtant dite plutôt satisfaite de ces deux premières offres.  " Le comité d’entreprise a examiné les offres de reprise et les a estimées pertinentes et recevables",
 avait déclaré Nicolas Vincent. "Au regard de cela les salariés de la raffinerie ne comprendraient pas que le tribunal n’en retienne pas une ». avait-il poursuivi.
Mais ces offres de reprise auront-elle la faveur de l'administrateur judiciaire ? La question du coût est épineuse. On estime que si la raffinerie devrait être destinée à une autre activité que pétrolière, la facture pour dépolluer le site s'élèverait entre 150 et 200 millions d'euros...
Redémarrage temporaire de Pétroplus
Le 14 juin 2012, la raffinerie, qui emploie 550 salariés, a repris du service pour honorer un contrat pour Shell, l'ancien propriétaire du site. L'usine était à l'arrêt depuis début janvier 2012 faute d'approvisionnement en brut, à la suite de la faillite de sa maison mère suisse.
Retour sur ces derniers mois:
Petit-Couronne est administrée par un socialiste et se situe en Seine-Maritime, dont le député, membre du Conseil général et du Conseil régional fut ... Laurent Fabius !

jeudi 27 septembre 2012

ONU: le président Hollande et son ex sont passés à 30 m l'un de l'autre, sans se voir...

Chassé-croisé à l'ONU: l'une harcèle et l'autre esquive 

François Hollande et Ségolène Royal se sont évités de justesse mercredi dans l'enceinte de l'ONU

Marie-sEGOlène Royal ne daigne pas saluer tout le monde !
En 2006, 
n'avait-elle pas préféré débattre
 en Israël  avec un député du Hezbollah, plutôt que de serrer la main de Mme Panafieu,  députée de la République française !
 

Le chef de l'Etat et la présidente de la région Poitou-Charentes assistaient  à des réunions séparées dans le bâtiment new-yorkais.
"Si le protocole le permet, oui, j'irai le saluer", a déclaré devant la presse Sa Cynique Majesté Royal, qui est en recherche d'emploi en France  et sollicite  une sinécure de François Hollande. Dans l'attente d'un geste du Prince, elle participait - tous frais payés - à une rencontre de l'Internationale socialiste dont elle est l'un des nombreux vice-présidents "Vous savez, on n'est pas non plus dans des postures de démonstration ou de mise en scène", a-t-elle déclaré devant les caméras. "Nous sommes chacun ici dans nos responsabilités", a-t-elle ajouté en se rengorgeant, indiquant qu'en tant que dirigeante de l'organisation socialiste, sa priorité allait à la régulation de la finance. Le monde devrait s'en porter mieux...
Voyant son ex-compagnon non loin, la candidate parachutée qui s'est vautrée aux législatives 2012, a encore pris un râteau: la battue de la présidentielle 2007 a malgré tout fait part de son souhait d'aller à la rencontre du père de ses enfants: "Je vais quand même lui dire bonjour, alors ! "


François Hollande a finalement préféré faire demi-tour courageusement et se précipiter vers la salle de réunion sur le Sahel, sans saluer la présidente de Poitou-Charentes.

Ségol'haine a un lourd passif de courtisane


Le président "normal" serait-il moins accessible que François Mitterrand
que la Royal arriviste avait tanné jusqu'à ce qu'il lui cède un ministère, en mai 1988
Lors de son dernier conseil des Ministres, le président Mitterrand salua un par un ses anciens ministres dont Ségolène Royal, ministre de l'Environnement du gouvernement Bérégovoy: la courtisane fondit alors en larmes pendant une longue poignée de mains avec Mitterrand. 
On reconnaît son profil, celui précédent pourtant la chirurgie esthétique. Lien INA, 1994
Le perchoir de l'Assemblée a échappé à l'amère Royal et la compensation d'un poste de la République aussi.