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mardi 18 février 2020

Griveaux Leaks: le bâtonnier se charge d'inquiéter Juan Branco, avocat

Le billard à trois bandes de la justice macroniene


L'avocat Juan Branco va-t-il être un dommage collatéral inespéré de  la chasse aux Gilets Jaunes ?




L'avocat militant de gauche assure pourtant n'avoir fait que conseiller son client, Piotr Pavlenski, sans avoir participé à la diffusion des sex-tapes érotico-masturbatoires du candidat LREM à la mairie de Paris.

Traits juvéniles à la Rémi Fraisse, cheveux ébouriffés, légère barbe ou petite moustache, histoire de brouiller les pistes, façon trotskiste, le Franco-Espagnol Juan Branco, 30 ans, ne peut être confondu avec le Russe Piotr Pavlenski, au visage émacié, ascétique, taillé à la serpe et au regard froid, portant les cheveux ras. Les deux hommes sont pourtant liés dans le GriveauxGate, sordide affaire de harcèlement sexuel par sex-tape exhibitionniste de masturbations mettant en scène l'ex-porte-parole du gouvernement Philippe et membre du premier cercle des proches de Macron, après avoir été de celui de Strauss-Kahn... 

L'anarchiste russe a revendiqué la publication des vidéos sexuelles de l'ancien candidat LREM à la mairie de Paris ; le petit avocat déclare n'être que son conseil juridique. Sur plusieurs sex-tapes, il dit "on" pour parler de Pavlevski et lui, ce qui fait dire au monde politico-judiciaire que cela vaut aveu de participation directe à l'affaire, ce que Branco dément, d'autant plus facilement que les avocats s'identifient couramment à leur client au point d'employer le "je" pour parler de lui

Lundi 17 février, Juan Branco a dénoncé la décision du Parquet de Paris de le dessaisir de son rôle d'avocat de l'anarchiste russe dans ce dossier sensible. 
Concomitamment, le barreau de Paris a finalement décidé, le même jour, d'ouvrir une enquête déontologique pour déterminer s'il existe un éventuel conflit d'intérêts entre le jeune avocat et Piotr Pavlenski. Une nouvelle péripétie pour un jeune trentenaire qui n'en est pas à son premier coup.

Dès le 17 février, le bâtonnier de Paris, Olivier Cousi, a annoncé l'ouverture d'une enquête déontologique pour savoir si Juan Branco peut "continuer à défendre" Piotr Pavlenski, qui aurait diffusé les vidéos masturbatoires de Benjamin Griveaux.

Qui est Juan Branco ?


Né en 1989 dans une famille privilégiée - père cinéaste portugais (sans-papier en France, Films du Passage, puis Gemini Films, producteur de Mathieu Amalric) et mère psychanalyste espagnole - ce franco-espagnol (né comme Anne Hidalgo dans la communauté autonome d'Andalousie), a étudié dans la même école que Gabriel Attal, Agnes Buzyn, Stanislas Guerini, Jul, Izia Higelin ou Léa Salamé, etc... , l'Ecole Alsacienne, un très huppé établissement privé du 6e arrondissement, où il a passé son baccalauréat (comme par exemple Elisabeth Badinter, Michel Piccoli, Stéphane Hessel, Edouard Baer ou Guillaume Pepy). 

Son curriculum vitæ est long comme trois bras. Diplômé de Sciences Po Paris et de l'Ecole normale supérieure (après être entré sur dossier [par piston], et non par la voie du mérite au concours, et sans avoir le statut d'élève-normalien), il a également étudié dans deux universités parisiennes (Paris-IV et Paris-I), où il a obtenu une maîtrise de littérature moderne, un master de philosophie politique, un autre de géopolitique, puis un doctorat de droit international, tous sans date... : on n'ose imaginer que, en plus des passe-droits dont il a bénéficié, il aurait pu obtenir tous ces diplômes en si peu de temps par complaisance politique de l'Université. On observe en effet que les étudiants de gauche réussissent mieux et plus vite en France que ceux de droite...

Commençant une carrière d'enseignant-chercheur vite interrompue (aurait-il alors atteint ses limites ?), il a travaillé brièvement à l'Université de Yale aux Etats-Unis, à l'Institut Max Planck de droit international au Luxembourg et à l'université La Sapienza à Rome : une demi-douzaine de lieu d'érudition en moins de six ans. Il a également travaillé au ministère des Affaires étrangères et à la Cour pénale internationale, institution à laquelle il a consacré deux livres. Les années de ce brillant gauchiste semblent avoir plus de 52 semaines...
Selon son CV, il a également déclaré avoir été directeur de cabinet de la socialiste Aurélie Filippetti, un temps compagne d'Arnaud Montebourg, père de sa fille,  durant la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Celle-ci a depuis déclaré à L'Express qu'il n'était qu'assistant parlementaire : "Il n'a jamais eu ce titre. Ce personnage est un grand manipulateur". Un mythomane ?

Essayiste à succès et Gilet jaune épargné par les LBD 40 de Castaner

Résultat de recherche d'images pour "Macron Bernard Arnault"
Proximité "supposée" avec Bernard Arnault (LVMH) ou Maurice Levy (Publicis), ci-dessus au centre,
invités de Macron à sa cérémonie d'investiture à l'Elysée
Juan Branco s'est surtout fait connaître avec son best-seller Crépuscule, essai paru sur internet en 2018 qui dénonce les conditions de l'élection d'Emmanuel Macron, la proximité du président de la République avec certaines grandes fortunes et, plus généralement, le microcosme parisien. Vendu à 100.000 exemplaires dans sa version papier, le livre est rapidement devenu populaire parmi les Gilets Jaunes, auquel il a apporté son soutien. Il était notamment présent sur place lorsque certains manifestants étaient entrés, en janvier 2019, dans la cour du porte-parolat du gouvernement, alors tenu par Benjamin Griveaux, en enfonçant la porte du bâtiment au moyen d'un engin de chantier. Sur Twitter, Juan Branco avait salué cette intrusion sans y avoir participé directement.

Branco a également été à l'origine de la révélation de l'homosexualité du secrétaire d'État Gabriel Attal, Pacsé avec le conseiller de l'Elysée Stéphane Séjourné. Sur Twitter, le militant de gauche a accusé celui-ci d'être  bénéficiaire d'une "promotion-canapé" en entrant au gouvernement, mais simple "népotisme avéré" (avec "l'attribution d'une circonscription à G. Attal par son conjoint" à l'Elysée, mais aussi "à l'Assemblée nationale, puis au gouvernement"), selon l'avocat
L'inimitié entre Branco et Attal semble remonter à l'Ecole Alsacienne, où les deux jeunes trentenaires étaient élèves dans la seconde moitié des années 2000. Les anciens élèves LREM de l'école frémissent désormais à l'idée que leurs moeurs aient pu être filmées et l'objet de diffusions à venir.  

Avocat nécessiteux, aux crochets du RSA et de Bercy

Juan Branco avait déjà été, un temps, le
conseiller juridique en France de WikiLeaks et de Julian Assange, qu'il avait rencontré après s'être opposé à la loi 'Hadopi 1' sur les droits d'auteur dès 2009. 
Ayant prêté serment en 2017, Branco a été depuis l'avocat de Jean-Luc Mélenchon (mais ne l'est plus) et du Gilet Jaune Maxime Nicolle. Il perçoit néanmoins le Revenu de solidarité active (RSA) en 2018 et en 2019, déclarant exercer la profession d'avocat à titre bénévole. 
Selon son témoignage sur le site CuriousCat, cité en avril 2019 par L'Express, propriété de Patrick Drahi (SFR et BFMTV), il n'aurait eu que "trois clients" en deux ans, dont son père, Paulo. Juan Branco, qui est aussi journaliste, selon sa biographie, bénéficie néanmoins, comme les autres, de l'abattement fiscal de 7.650 euros...

L'anarchiste serait grillé et l'avocat aurait du mal à vivre
Dans L'Obs, le journaliste Matthieu Aron venu de France Info affirme qu'en 2017 Juan Branco aurait sollicité la journaliste du Monde Raphaëlle Bacqué pour qu'elle l'aide à obtenir un poste d'éditorialiste. 
Il affirme également que Juan Branco aurait proposé à Xavier Niel - co-actionnaire du Monde et de L'Obs -  de devenir précepteur de ses enfants - ce que Juan Branco rapporte dans l'ouvrage 'Signé Branco', ou encore qu'il déclare avoir été surveillé par la CIA et d'autres agences de renseignement, notamment du fait de son travail avec Wikileaks.

"Qu’on le foute dehors !"
Questel parle-t-il de Griveaux quand il lance "Il n’a aucune idée de ce que peut être un comportement adapté dans une société éclairée"?


Le député LREM (ex-Radical de gauche et ex-PS), soutien, pour succéder à Castaner, du gracieux Pierre Person (un JAM intime de Sacha Houlié, Jean-Baptiste Djebbari et Pierre-Alexandre Anglade, coeurs de trentenaires à prendre), Bruno Questel, avocat coupeur de têtes, s'est emporté ni contre contre le bi-national franco-espagnol citoyen du monde, ni contre Griveaux pour le chasser de LREM, mais contre Piotr Pavlenskiaprès le piteux retrait du poisseux Griveaux, menaçant l'anar russe dont Bernard Cazeneuve (PS) a favorisé l'installation en France. 

Pour l'heure macronien, le flexible Questel, suit une ligne incohérente : il  prône la "remigration" pour les immigrés fouteurs de merde… "En même temps", Mmes et M. Avia, Braun-Pivet, Clément, Degois, Dubost, Dubré-Chirat, Fauvergue, Guévenoux, Houbron, Houlié, Rebeyrotte, Rupin ou Valls,  et Villani, notamment, ainsi que Ferrand et autres membres du groupe La République en Marche, dont l'illustre Questelprésentent l'amendement n°1063 qui,  à l'article 26, propose d'insérer l'alinéa qui reconnaît les diplômes étrangers, d'où qu'ils viennent...

La presse macronienne a déjà jugé et condamné Branco

Cerisette sur le gâteau
"Ce qui est dommage, c'est que chez ce techno froid et réactionnaire, sa bite est tout ce qu'il avait d'humain." Tels sont les propos crus que Me Dominique Tricaud, l'avocat libre, indépendant, neutre (et que sais-je!) désigné par le bâtonnier de Paris, Olivier Cousi, dans l'affaire Pavlenski, a tenus publiquement sur Twitter dimanche dernier – ils ont depuis été supprimés. Une sortie peu déontologique à l'encontre de Benjamin Griveaux et qui a logiquement déclenché une vive polémique au Conseil de l'Ordre.

dimanche 16 novembre 2014

Affaire Jouyet : Fillon met en cause Hollande

Fillon soupçonne clairement Hollande de "machination" 

Jouyet est-il un bon exécuteur des basses besognes?
Alors que Jouyet est convaincu de mensonge, François Hollande apporte son soutien public à Jean-Pierre Jouyet, pour la première fois depuis la révélation de ses déclarations sur François Fillon, estimant qu'il est "un bon secrétaire général de l'Elysée".
Un "bon" socialiste et serviteur de Hollande est-il nécessairement un menteur?
"Jean-Pierre Jouyet est secrétaire général de l'Elysée et est un bon secrétaire général de l'Elysée", a-t-il déclaré depuis l'Australie, lors d'une conférence de presse à l'issue du G20 de Brisbane.

Visiblement coincé par une question sur le "mensonge" du numéro deux de l'Elysée qui s'est contredit dans cette affaire, François Hollande a argumenté: "Le secrétaire général de l'Elysée n'était pas présent ici au G20 parce que ce n'était pas sa place et donc je pourrais ne pas répondre à votre question parce qu'elle n'a pas sa place non plus".

Dans un entretien le 20 septembre avec deux journalistes du Monde, Jouyet, dont les propos ont été enregistrés, affirmait que Fillon lui aurait demandé, lors d'un déjeuner le 24 juin, de "taper vite" contre Nicolas Sarkozy en accélérant les procédures judiciaires contre lui pour l'empêcher de "revenir" en lice pour la présidentielle de 2017. Jean-Pierre Jouyet avait d'abord démenti avoir tenu de tels propos avant d'avouer son travestissement de la vérité.
Il se dit, selon Le Journal du Dimanche, que Jean-Pierre Jouyet aurait confié à une source anonyme qu'il ne savait pas qu'il était enregistré par les deux journalistes du Monde. 
Dans leur livre, les journalistes du Monde, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, affirment que, le 24 juin dernier, au cours d'un déjeuner auquel le n°2 de l'Elysée l'aurait invité,  le rival de Nicolas Sarkozy à l'UMP pour la présidentielle de 2017 aurait demandé à l'éminence grise du président Hollande de "taper vite" sur l'ancien président pour ne pas "le laisser revenir". Après un démenti mensonger, le secrétaire général de l'Elysée est revenu sur ses dires, affirmant que François Fillon lui aurait effectivement parlé du dossier Bygmalion et du paiement des pénalités liées à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier ministre juge que le secrétaire général de l'Elysée ne peut "avoir agi seul"

Fillon suggère que François Hollande est à la manœuvre. Invité de BFMTV dimanche 16 novembre, François Fillon a implicitement accusé François Hollande d'être à la manœuvre dans l'affaire qui oppose l'ancien Premier ministre au secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet. "C'est une affaire qui ressemble étrangement à une machination", a commenté François Fillon, qui dément catégoriquement avoir tenu de tels propos.

Fillon : "J'ai du mal à croire que Jean-Pierre Jouyet ait pu agir seul"
"Comme je ne pense pas que le secrétaire général de l'Elysée puisse agir sans au moins en informer le chef de l'Etat, il y a un vrai soupçon que nous soyons en face d'une véritable affaire d'Etat, a-t-il souligné. On a le sentiment que tous ceux qui ont l'audace de vouloir être candidat à l'élection présidentielle à un moment ou un autre de leur existence sont confrontés à des accusations mensongères, à des calomnies", a-t-il poursuivi.



Lundi, François Fillon doit porter plainte contre le secrétaire général de l'Élysée.

mardi 5 novembre 2013

De Mitterrand à Hollande, une lignée du mensonge socialiste

La fourberie constitutive de François Hollande en trois vidéos:

1 -Quand Hollande était au ...RPR !

Cette histoire révèle une incroyable manipulation politique. En 1983, alors que le socialiste François Mitterrand est à l'Elysée depuis 1981, un mystérieux Caton, présenté comme "un grand dirigeant de la droite", jette un pavé dans la mare avec un violent pamphlet contre son propre camp, "De la reconquête" qui obtient un grand succès commercial

L’auteur finit par faire son coming out sur le plateau du socialiste Bernard Pivot. Et surprise, il ne s’agit non pas d’un dirigeant de la droite mais d’André Bercoff, un journaliste alors étiqueté à gauche. Jacques Attali, conseiller de François Mitterrand, reconnaîtra plus tard qu’il s’agissait d’une manœuvre politique orchestrée par sa cellule à l’Elysée. On parlerait aujourd'hui d'un "cabinet noir", comme celui qu'anime  Stéphane Le Foll, plutôt que de faire son métier de ministre de l'Agriculture, pour lequel il est payé et reçoit tous les avantages afférents, à vie.
François Hollande a accepté de prêter sa voix à Caton...
Cette infâmie a resurgi sur le plateau de Canal + quand le chroniqueur politique Jean-Michel Aphatie a révélé les bandes d’un entretien radio donné par le mystérieux Caton. (lien video) André Bercoff n’avait pas souhaité passer sur France Inter, de peur que ses confrères journalistes reconnaissent sa voix. Il envoie donc au front un jeune ambitieux inconnu, membre de la cellule Attali à l’Elysée, un certain François Hollande, dont la moralité s'accommode de la suprecherie…
Cette capacité à se faire passer pour un autre, un responsable RPR, et accabler son propre parti, le PS, était annonciatrice de toutes les compromissions et tromperies suivantes. Depuis, il s'est fait élire président sur la promesse d'une "république exemplaire".


En cela, Hollande est bien dans la lignée de son mentor, François Mitterrand, qui avait simulé un attentat contre sa personne: c'est l'affaire de l'Observatoire.
Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959, après avoir dîné à la brasserie Le Fouquet's  Lipp avec Georges Dayan, François Mitterrand, ancien ministre de la IVe République, sénateur de la Nièvre, décide de rentrer chez lui, rue Guynemer, vers minuit trente. François Mitterrand, selon sa version, suspecte une autre voiture de le suivre, modifie son parcours, arrête sa 403 au niveau de l'avenue de l'Observatoire, a le temps d'enjamber sans encombre une haie du jardin de l'Observatoire et de se réfugier dans un buisson. Sa voiture vide est alors criblée de 7 balles. Le lendemain de l'affaire, les journaux relatent l'histoire en faisant l'éloge de Mitterrand, qui n'aurait dû son salut qu'à sa rapidité de réaction. Il redevient le leader de la lutte contre l’extrême droite

2 – Quand Hollande jugeait la taxe à 75 % dangereuse
"Autant il est normal d’avoir une progressivité de l’impôt, même un taux qui soit supérieur à 40 %, autant l’image d’un taux confiscatoire sur une toute petite fraction des contribuables n'aura aucun effet ...

Parce qu’alors là, on est sur des effets de délocalisation, et ne produira aucune recette!
Et Hollande a pourtant mis cette taxe en place !

3 – Ce que dit Mélenchon de son ex-collègue Hollande au PS

Mélenchon fournit le témoignage d'un ancien socialiste qui a fui le PS

Le candidat du Parti communiste a néanmoins appelé les Français à voter Hollande au second tour de la présidentielle, 
sans exiger aucune contre-partie.
Grâce au Front de gauche, le socialiste est arrivé à l'Elysée et la France est en situation d'insurrection en Bretagne …

samedi 26 novembre 2011

Affaire DSK: relance de la thèse fumeuse du complot

Les avocats US de Strauss-Kahn conditionnent le procès au civil


Pourquoi cet homme
a-t-il de quoi rire ?




La défense n'a rien trouvé de mieux que la thèse du complot

La thèse d'un complot dans l'affaire DSK a été relancée vendredi
" Nous ne pouvons plus exclure la possibilité que Dominique Strauss-Kahn ait été la cible d'un effort délibéré de le détruire en tant que force politique ", accuse par communiqué le moins médiatisé des deux avocats de Dominique Strauss-Kahn. William Taylor, l'un des deux avocats de Dominique Strauss-Kahn, relance ainsi l'affaire qui a précipité la chute du candidat favori de la primaire socialiste, l'ex-directeur général du Fonds monétaire international, un homme marié aux moeurs débridées, à nouveau inquiété dans une sordide affaire de sexe.


Une "enquête" ...journalistique alimente justement la thèse

Quels sont donc les éléments de la machination du camp DSK aux Etats-Unis ?
Après le stupéfiant abandon des charges par le procureur Cyrus Vance Jr., voilà qu'un magazine prétend avoir des indices !
A l'approche de l'ouverture du procès civil annoncé, un journaliste d'investigation a justement mené ce qu'il appelle une 'enquête' pour le New York Review of Books à paraître lundi. L'auteur de cette enquête parallèle n'est autre qu'un dénommé ...Edward Jay Epstein , né en 1935. Des mystères, le journaliste septuagénaire a eu le loisir d'en faire sa spécialité: il a écrit des livres sur l'assasinat du président Kennedy, sur une tentative d'assassinat de Fidel Castro par la CIA ou sur le trafic de diamants.

Et, dans son élan, Epstein (ci-contre) s'autorise un merveilleux amalgame, écrivant qu'il " met sérieusement en question le comportement des représentants de l'hôtel Sofitel à New York et du Groupe Accor à travers le monde ". Ainsi reprend le suintement de l'accusation à base de supputations et interprétations.

Son enquête est tellement percutante qu'elle n'a que des interrogations et ne démontre rien: elle insinue. L'investigateur appelle en effet le groupe hôtelier à faire le travail: " Nous les appelons à avancer une explication complète aux questions soulevées par M. Epstein ", ajoute-t-il. Dans la foulée, la presse ironise en observant aussitôt qu'aucune réaction n'a pu être obtenue dans l'immédiat auprès du groupe Accor sur l'article daté du 22 ...decembre 2011: "What Really Happened to Strauss-Kahn ?"lien.

Le monde est aussi petit que l'univers de DSK est grand

La surprise est-elle grande de constater que la fondatrice du magazine culturel est une journaliste journaliste américaine du nom de Barbara Epstein, née Barbara Zimmerman (1928-2006) ?

Le magazine Esquire, qui s'adresse à une clientèle masculine aisée et comporte un mélange de photos dites de charme et d'articles sur l'économie, a d'ailleurs qualifié son confrère de " premier magazine intellectuel et littéraire du monde anglophone ", ce qui tend à classer le bimensuel new-yorkais du côté des collectionneurs internationaux d'oeuvres de grands maîtres de la peinture, comme l'épouse DSK (1991), Anne Sinclair, plutôt que de l'investigation judiciaire.

Anne Sinclair, de son vrai nom Anne-Élise Schwartz, est née en 1948 à New York. Elle est est la fille de Micheline Nanette Rosenberg (représentée sur une toile de Picasso) et de Joseph-Robert Schwartz (devenu Sinclair en 1949), homme d'affaires et chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur, et petite-fille du grand marchand d'art parisien, londonien, puis new-yorkais Paul Rosenberg, dont elle est l'une des héritières (elle possède une partie de sa collection de tableaux d'une valeur de plusieurs dizaines de millions d'euros).

Une "enquête" commanditée
Le 18 septembre dernier, interrogé sur TF1 sur un éventuel complot destiné à torpiller ses ambitions présidentielles, Dominique Strauss-Kahn avait répondu sans exclure cette hypothèse: allait-il se fermer cette possiblilité ? " Un piège, c'est possible, un complot, nous verrons." La possibilité de piège est un demi aveu de celui dont la vie sexuelle tourmentée n'est que trop connue dans les mileieux hôteliers, comme le démontre l'affaire du Carlton de Lille. Un complot était plus difficile à envisager, mais l'obsédé sexuel se réservait cette éventualité et ne fermait aucune porte.

L'insolent DSK accumule les déboires

Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999 (affaire de la mutuelle étudiante MNEF, emploi fictif dans l'affaire ELF et affaire de la cassette Méry, il démissionne de ses fonctions ministérielles, puis retrouve son siège de député en 2001, avant de bénéficier d'un non-lieu et d'une relaxe.

Arrêté le 14 mai à l'aéroport John Fitzgerald Kennedy de New York l'ex-ministre socialiste de Jospin s'est montré très arrogant alors qu'il était le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 en France et très imprudent, alors qu'avec Laurent Fabius il s'était fait éliminer par Ségolène Royal à la primaire du PS pour désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2007.
A la demande du procureur de Manhattan Cyrus Vance, la justice a renoncé en août aux poursuites pénales en raison de difficultés présumées à convaincre la totalité requise du jury américain, mais une procédure au civil est toujours en cours, avec laquelle la presse interfère donc.


Un téléphone perdu: piraté ?

Dans cet article, Edward Jay Epstein (76 ans), qui s'appuie notamment sur les enregistrements des caméras de vidéo-surveillance de l'hôtel, tombées entre ses mains, retrace minute par minute ce qui s'est passé le 14 mai.


L'investigateur en chambre s'étonne d'abord que l'hôtel ait mis une heure entre le moment où la femme de chambre a informé son responsable hiérarchique de son agression sexuelle et la mise au courant de la police new-yorkaise
, bien que l'agresseur soit un VIP international intouchable, le patron du FMI. Le Figaro parle de seulement "quarante-cinq minutes après sa 'rencontre' avec DSK": l'un des deux journaux n'est pas à la minute, ni à quinze près...

Epstein évoque ensuite une série de contacts téléphoniques entre des responsables du groupe Accor, qui possède l'hôtel. Il écrit également qu'au moment où le chef de la sécurité de l'hôtel, Adrian Branch, vient de composer le 911, le numéro de la police, deux employés de l'hôtel ressortent de son bureau en se congratulant et en se livrant à ce qu'il qualifie subjectivement d'" extraordinaire danse de célébration qui dure trois minutes ". Un de ces deux employés, souligne-t-il, a accompagné Nafissatou Diallo jusqu'au bureau du chef de la sécurité du Sofitel à 12h52. L'autre les y a rejoints. Selon l'enquête à charge du journaliste, " il n'y a toujours aucune explication des raisons pour lesquelles le personnel de sécurité a différé l'appel au NYPD qui allait aboutir à un scandale impliquant le possible futur président français (...), insiste-t-il, bien qu'il s'agisse d'une personne à ménager et éventuellement protégée par un passeport diplomatique. " Pas plus qu'on ne sait pourquoi ces deux hommes faisaient la fête ", insinue-t-il, sinon que ces faits sexuels scabreux sont de nature à égailler le quotidien de deux hommes ordinaires.
Un soupçon parano, Epstein affirme également que le BlackBerry de DSK a forcément été "piraté", puisqu'il a disparu.
Dominique Strauss-Kahn se servait de l'un de ses téléphones portables, "le BlackBerry FMI", son appareil de fonction, pour des communications aussi bien professionnelles que privées. Déjà journaliste d'investigation au temps de la 'Guerre froide', Epstein conclut sans preuve que le portable égaré le jour de l'arrestation de DSK lui aurait été subtilisé par les services secrets bulgares ... D'après les relevés, il a été désactivé à 12h51, alors que Dominique Strauss-Kahn avait quitté l'hôtel et qu'il déjeunait avec sa fille. Rien n'indique que, reprenant ses esprits et réalisant son oubli après sa fuite de l'hôtel, DSK ne l'a pas lui-même fait désactiver au cours du repas. "D'après des informations électroniques qui ont été portées à la connaissance des enquêteurs en novembre 2011, il apparaît en effet que ce téléphone n'a jamais quitté le Sofitel ", confirme Epstein.

Selon le journaliste, Strauss-Kahn a en outre été alerté par un SMS d'une amie travaillant pour l'UMP. Epstein ne précise malheureusement pas à quelle heure... Cette infiltrée travaillant temporairement comme documentaliste au siège de l'UMP - dont le nom n'est pas révélé - l'aurait prévenu qu'un courrier électronique qu'il a adressé à sa femme, Anne Sinclair, via son BlackBerry, a été lu au siège de l'UMP. " On ignore comment les bureaux de l'UMP ont bien pu recevoir cet e-mail, mais SI il venait de son BlackBerry FMI, Epstein avait des raisons [lesquelles ?] de penser qu'il était peut-être sous surveillance électronique à New York".
Des 'si', des 'peut-être et des conditionnels font sans doute de l'information sur Mediapart, mais ne constituent pas des preuves pour la justice, seulement des hypothèses vendeuses. Ainsi, dans certains cas, les informations électroniques ne parlent-elles plus "minute par minute" au journaliste qui n'est donc pas en capacité de révéler l'heure exacte de lecture éventuelle par l'UMP.
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a d'ailleurs démenti l'information et réfléchirait à d'éventuelles poursuites judiciaires pour diffusion de fausses informations.

Nouveau recours à l'immanquable théorie de la peur

DSK serait d'autant plus inquiet, ajoute Epstein, que quelque temps auparavant, un ami diplomate - anonyme, faut-il le préciser - lui AURAIT révélé qu'ON essaierait de le "gêner avec un scandale ". C'est à ce moment qu'intervient le coup de fil de DSK à Anne Sinclair (plusieurs fois évoqué dans la presse) dans lequel il lui dit "avoir un gros problème . La conversation passée à 10h07 dure six minutes.
Une peur qui n'a toutefois pas coupé les moyens de DSK, déplore certainement la femme de chambre gratifiée d'un "quickie" de sept minutes, douche comprise.

DSK n'est pas matinal
A 12h13, sept minutes après l'agression de Nafissatou Diallo en cinq sets à la sortie du bain, sur le coup de midi, Monsieur Sept Minutes appelle sa fille Camille avec ce BlackBerry de fonction pour lui dire qu'il sera en retard à leur déjeuner.
Le repas terminé, DSK prend un taxi pour l'aéroport et constate à l'arrivée qu'il a égaré le "BlackBerry FMI" (sur lequel se trouvait le texto de sa camarade documentaliste à l'UMP). A 14h16, il demande à sa fille de vérifier s'il ne l'a pas oublié au restaurant: c'est dire qu'il ne diabolise pas encore le Sofitel. Mais Camille ne le retrouve pas. Ni la police ni les détectives privés ne remettront la main dessus. On comprend que pour le bon déroulement de son scénario, Epstein n'envisage l'oubli ni au restaurant ni dans le taxi.

" Si on excepte la possibilité d'un accident, pour qu'un téléphone soit mis hors service de cette façon, il faut une connaissance technique du fonctionnement du BlackBerry ", affirme Edward Jay Epstein. Ou une opposition du propriétaire.

Le zèle de France Info

Pour mieux étayer les soupçons sur le Sofitel de Manhattan
, propriété de la chaîne hôtelière française, France Info, elle aussi "à la solde de l'Elysée", selon la presse partisane, insiste pourtant sur la vidéo qui montrerait le personnel de l'hôtel en train de "se réjouir" du récit de Nafissatou Diallo, à 13h33. La commentatrice s'étonne que des employés fassent des gorges chaudes d'une affaire sexuelle et interprète à son tour leurs réactions grivoises comme de la satisfaction au succès du présumé complot.

La chaîne d'information abonde dans le parti-pris
Les allées et venues d'une employée de service dans une chambre voisine, la 2820, située au même étage que la suite présidentielle 2806 occupée par DSK, seraient suspectes ! Mme Diallo s'y est rendue , ce qui s'expliquait jusqu'ici naturellement avant la rencontre, par ses obligations de service, et après, par le besoin de se ressaisir des violences sexuelles subies.

La défense de l'employée immigrée peine à se faire entendre

Douglas Wigdor, un des avocats de Nafissatou Diallo, a au contraire estimé qu'il est "au-delà du grotesque de dire que Mme Diallo a pris part à un complot d'Etat pour piéger DSK".

D'autant que des zones d'ombre subsistent que l'enquêteur partisan n'éclaire toujours pas.


mardi 12 juillet 2011

Monsieur Aubry, éminence grise de Madame Brochen


Me Jean-Louis Brochen sort de l'ombre

Un montage politique classique, mais cousu de fil blanc

L'affaire DSK impose l'entrée en campagne de son épouse et les voilà fort marris
Au moment de la déclaration de candidature de son épouse à Lille, le 28 juin, Jean-Louis Brochen, époux Aubry, revendiquait les seconds rôles: il assurait vouloir rester «à (sa) place» mais, plutôt qu'homme au foyer, continuer à jouer les éminences grises,.
Avocat retraité depuis peu,
Jean-Louis Brochen partage avec son épouse un goût pour l'Afrique, pour la culture et aussi pour le secret.

La lumière du coup de projecteur était trop crue
A tel point qu'ils ont trouvé habile de procéder eux-mêmes à des révélations
qui seraient de toute façon venues à la connaissance du corps électoral. Mais ils ont voulu anticiper les révélations inéluctables auprès du grand public et faire d'un coup médiatique une victimisation qui les aurait rendus sympathiques. Mais la ficelle était trop grosse et leur passé commun trop lourd. Le stratagème était tellement partial et discutable que non seulement il n'a pas fait oublier leur sournoiserie, mais s'est retourné contre eux. Inconnues de la masse, leurs faiblesses sont remontées à la surface et se sont répandues dans l'opinion.
Lien PaSiDupes

L'entourloupe
Bien qu'elle ait ouvert les hostilités en accusant la droite d'avoir orchestré des rumeurs à partir des faits tenus secrets,
la Ch'tite Aubry a proféré des menaces en prétendant laver l'honneur "sali" de son conjoint, mais pour se protéger en intimidant les sites internet et les personnes aussi anonymes qu'imaginaires qu'elle a livrées à la vindicte populaire et ainsi ostracisées au moyen du soupçon.
La Ch'tite Aubry a choisi l'Italie pour cracher le morceau et faire passer pour des rumeurs les révélations sur ses antécédents supposés d' alcoolisme et le favoritisme de son couple envers la communauté musulmane, voire islamiste.

Un sondage à point nommé
La candidate poussait des hauts cris
Elle enregistrait en effet du retard sur son rival, François Hollande, parti plus tôt dans la primaire socialiste. Elle devait réagir. A peine avait-elle convoqué la presse pour accuser la droite de rumeurs à son endroit, que sortait justement un sondage. Et l'entreprise commerciale lui donna satisfaction.
Selon Opinionway, c'est fait, la maire de Lille a rattrapé son retard sur le député de Corrèze, une forte majorité de Français (65%) ne souhaitant pas que Dominique Strauss-Kahn se présente à la présidentielle. Dans le lot restant, le choix des 420 sympathisants PS de l'échantillon représentatif, miracle, la maire de Lille est, pour la première fois, en première position (37%), devant François Hollande (35%)
Les autres sont distancés: Désirdavenir Royal (15%), Arnaud Montebourg (8%) et Manuel Valls (5%). 11% ne se prononcent pas. Les laissés pour compte nous réservent donc une rumeur ou deux à leur tour...

La cachotière: Aubry, un nom de scène !

Brouiller les cartes, pour cacher quoi ?
Le « Martin de Martine (Aubry)», selon l'expression de Nicolas Sarkozy, ne s'appelle pas Martin.
Lien PaSiDupes


Il ne s'appelle d'ailleurs pas Aubry non plus, car la candidate à l'investiture du parti socialiste est née Delors. Ce nom est-il tellement lourd à porter ? Son père, Jacques Delors, avec lequel elle ne s'entend guère, avait renoncé en 1995 à briguer l'Elysée: J. Chirac (52,64%) avait alors nettement battu Jospin et Aubry était devenue le porte-parole de Jospin.
Pour la présidentielle 2007, la maire de Lille était chargée de la préparation d'un projet politique, avec ...Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang. Nicolas Sarkozy fera alors encore mieux que Chirac, avec 53,06% contre Marie-sEGOlène Royal (46,94%), soit plus de ...six points d'écart !
Qui sait encore qu'elle a un frère journaliste à La Provence, puis à Libération, Jean-Paul Delors (1953-1982), aujourd'hui décédé d'une leucémie ?

Pourquoi n'a-t-elle pas non plus adopté le nom de son second mari ?
Elle a en effet conservé le patronyme de son premier mariage avec Xavier Aubry, car le divorce de l'ancienne pensionnaire du Couvent des Oiseaux ( rebaptisé en Institut Saint-Pierre-Fourier), à l'époque et en milieu catholique, n'était ni glorieux, ni banal. Il auront une fille, de 32 ans, Clémentine Aubry, administratrice de l'auditorium du Musée du Louvre.

Aujourd'hui, elle partage sa vie avec Jean-Louis Brochen, épousé en secondes noces, le 20 mars 2004. A noter que la date du divorce est tenue secrète. Est-ce une manie ?

Si elle change de nom, c'est pour le sobriquet de "Mme 35 heures" (1998), comme Madame Sans-Gêne, Catherine Hubscher, une repasseuse.

J.-L. Aubry-Brochen, un consort républicain

Le moins que l'on puisse dire au sujet du mari de Martine Aubry, c'est que le prince consort se plaît dans la pénombre. Pas d'entretiens, pas de photos, pas de double page dans Paris Match.
Son parcours n'a pourtant rien d'anodin. L'homme est né dans une famille catholique du Nord, à Roubaix, le 7 juin 1944. Son père Yves était un avocat réputé de la région, élu bâtonnier du barreau de Lille en 1965 (Jean-Louis le sera 27 ans plus tard). Après un bac philo et une année passée aux États-Unis, le fils s'engage sur les traces de son père au sein de la faculté de droit de Lille, et prête le serment d'avocat en 1969. S'ensuivent deux années de coopération au Cameroun, dont il gardera une passion pour l'Afrique qu'il partage désormais avec Martine Aubry. En 1971, il rentre en France plus tôt que prévu : son père vient de mourir brutalement et Jean-Louis décide de reprendre le flambeau du cabinet.

Avocat militant, Maître Brochen conseille plusieurs syndicats et salariés dans des affaires de droit du travail. Fervent partisan de l'aide juridictionnelle, il défend à ce titre des prostituées, des meurtriers et des braqueurs. «Un état de droit se doit d'avoir une justice égale pour tous et de garantir à chacun un accès égal à la défense et au conseil, quelle que soit sa situation de fortune», dira-t-il plus tard.

Son engagement à gauche se manifeste aussi hors des prétoires, sur le terrain politique.
Repéré par Pierre Mauroy, il est éluau conseil municipal de Roubaix en 1989 et invité à participer à ses côtés à la campagne municipale de 1995 à Lille. Il en sera l'adjoint à la culture jusqu'en 2001. C'est là qu'il rencontre Martine Aubry.
Peu de choses ont filtré sur le couple : une passion commune pour l'art et la... cuisine. « Nous veillons l'un comme l'autre à protéger notre vie privée, à ne pas les mélanger, déclare l'avocat en janvier dernier dans un court article de la Voix du Nord. Notre choix est un triptyque simple : pudeur, discrétion, tranquillité.» Respect, aussi ?

C'était sans compter la propulsion de la patronne dans la marmite de l'élection présidentielle. Retiré de la vie politique lilloise depuis 2001, retraité du barreau depuis le 1er janvier (Gildas, l'un de ses deux fils nés d'un premier mariage, a repris le cabinet), le mari complice se trouve aujourd'hui rattrapé par des révélations enfouies qui éclaboussent la candidate solidaire à la primaire socialiste. En cause, plusieurs dossiers dont Me Brochen s'est occupé durant sa carrière. En 1993, il a défendu 17 lycéennes voilées exclues par un lycée lillois avant, huit ans plus tard, de représenter aux Assises de Douai l'un des trois rescapés du gang de Roubaix.
Il en a fallu même un peu plus pour qu'il apparaisse en conséquence comme « l'avocat des islamistes », une réputation qui colle désormais à son nom et dont il semble avoir désormais à rougir.
Lien PaSiDupes: Brochen tombe le voile

La perspective de voir son épouse jouer un rôle de premier plan dans la primaire socialiste avait poussé le soi-disant discret, il y a un an, à sortir de sa réserve habituelle pour accorder un entretien au site nonfiction.fr, proche du PS. Son animateur, Fréderic Martel, fut conseiller technique au cabinet de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Martine Aubry (1997-2000). L'article hagiographique que lui consacre le site n'a pas suffi à emêcher la diffusion des informations occultées par auto-censure de la presse militante.

La candidate démocrate se dit désormais déterminée à museler les petits sites qui déplaisent à la souveraine de la Rue de Solférino. Elle menace même de poursuivre ses opposants en justice pour les faire taire pour de bon.
Alors qu'on lui demandait quel rôle il comptait jouer dans la campagne pour 2012, l'intéressé répondait simplement : « À ma place ». Or, tout pudique, discret et tranquille qu'il soit, le consort accompagne déjà son épouse dans ses déplacements et ne semble donc pas souffrir plus que cela de la rumeur.

samedi 25 septembre 2010

Primaires du PS: les cinq pas de la « danse des cocus »

Une mascarade: la messe est déjà dite !
Pour les amateurs de bonneteau

Arnaud Montebourg a soumis son rapport sur la rénovation du PS au Bureau national le 1er juin. Le texte détaille les modalités des primaires, chargées de faire émerger le candidat du parti pour 2012.
Une multitude d'ambitions élyséennes, pour une seule candidature estampillée PS en 2012.

Avant de pouvoir se confronter au suffrage universel sous couleurs socialistes à la prochaine élection présidentielle, les candidats déclarés devront d'abord se soumettre au plébiscite des sympathisants.
Ils ne sont donc pas dans la situation ubuesque du sondage CSA qui met Sarkozy et Villepin artificiellement à égalité, par la magie de la participation de sondés de gauche à une enquête qui ne les concerne pas.

Pour le MoDem, Paris ne vaut pas une messe
François Bayrou a d'ailleurs compris au printemps qu'il serait toujours le Rom du PS et a donc pu méditer tout l'été sur son expulsion. Il a opéré un retour volontaire en Béarn où il s'est inventé un "cabinet fantôme" pour se donner de l'importance, avant de revenir à Paris en septembre.

Selon quelles modalités?
Arnaud Montebourg a remis en juin son rapport sur la rénovation du parti et l'organisation de ces fameuses primaires.
Elaboré dans une commission intégrant toutes les sensibilités, et reprenant les principes votés par les militants le 1er octobre, le texte a fait l'objet d'une première discussion le 1er juin, avant d'être soumis au Bureau national dans l'après-midi et d'être entériné.

1. Qui vote?

Le PS veut ses primaires largement ouvertes aux électeurs de gauche. D'où un minimum de trois conditions pour y participer.
=> Exigence n°1: "Être inscrit sur les listes électorales de la République".
=> Deuxième pré-requis: "Signer, en forme d'émargement, une déclaration sur l'honneur d'adhésion aux valeurs de la gauche [...] ou si la forme paraît trop lourde un engagement de soutien au vainqueur de la primaire". Exit donc, une potentielle tentative de noyautage du scrutin par la droite.
=> Enfin, faire un don, "dont le montant sera laissé à la discrétion de chacun selon ses moyens, et pouvant aller de 1 euro jusqu'au plafond de versement défini par les règles de financement des partis politiques".
C
ette sélection socialiste par l'argent laisse rêveur !

2. Où voter?

Les scrutins se tiendront "dans les locaux municipaux mis à la disposition des primaires par les municipalités". Objectif: 10 000 à 15 000 bureaux de vote, avec au minimum "un bureau de vote par canton, et un bureau de vote pour environ 5000 électeurs".

3. Qui peut être candidat?

Un seuil de parrainage de 5% des membres du conseil national du parti -conseillers, nationaux, parlementaires, maires, conseillers régionaux ou généraux- est requis, afin "d'éviter un trop grand nombre de candidatures" ou des "candidatures farfelues".
Une "Convention d'investiture et de rassemblement", prévue après le vote, pouvant "prendre la forme d'un Congrès", aurait lieu "au plus tard à l'automne 2011".
Les primaires sont ouvertes aux "partis frères", qui seront libres de choisir la règle de désignation de leurs candidats.
Le MoDem est un faux frère...

4. Quand aura lieu le vote?

Suspense... Principale pomme de discorde au sein du parti, la question du calendrier des primaires -pouvant ou non permettre une candidature DSK- a été reportée à un Bureau national en janvier 2011 "dernier délai". Le rapport prévoit deux "options".
Option n°1: le nombre de candidats est "inférieur à 4". La campagne "courte" peut être engagée "tard" -en septembre- avec des "votes en octobre".
Option n°2: le nombre des postulants est "supérieur à 4", il faudrait alors organiser un "vote préalable" avant la mi-juillet 2011. Seuls les candidats ayant obtenu plus de 10% des suffrages pourraient rester en lice.
Le vote préalable interviendrait avant le 14 juillet. Le premier tour des primaires se tiendrait début octobre. Si besoin, un deuxième tour pourrait être organisé 15 jours après.
La date limite de dépôt des candidatures serait alors fixée à juin 2011.

5. Comment sera opéré le dépouillement?


"Publicité" et "sincérité" en seront les maîtres mots. "Le dépouillement sera public et donnera lieu à un procès-verbal et à une transmission directe des résultats par sms ou téléphone et visible sur Internet en temps réel. Le soir même, les procès-verbaux et les fonds collectés seront déposés auprès d'une commission chargée du recensement départemental des votes".
Voilà pour les apparences

Mais la réalité est tout autre
L'automne sera rude rue de Solférino, mais PaSiDupes se chargera dans ses prochains articles de ramasser les plus belles feuilles foulées aux pieds.

vendredi 26 janvier 2007

Les Royal : clan ou mafia ?

Antoine Royal au secours de sa Marraine ?
Le Parti socialiste exige la démission du ministère de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, qui est en même temps candidat de l'UMP à la présidentielle. Le PS a pourtant déjà vécu personnellement ce type de situation sans s’en émouvoir au temps de Jospin. Mais la roue a tourné !
Une machination est donc en train de prendre de l’ampleur, grâce au soutien actif de Libération, ce quotidien en faillite, sauvé par un Rothschild, qui ne paraît pourtant pas spécialement au service du ministre de l’Intérieur, n’en déplaise à Bayrou. Sous le titre "Pourquoi il doit démissionner", Libération décide en effet que Nicolas Sarkozy "porte une casquette de trop", un argument rejeté par le président de l'UMP, soulignant que Lionel Jospin, par exemple, était Premier ministre lorsqu'il s'était présenté à la présidentielle en 2002.
Quiconque ne voit pas de coup tordu dans cette charge socialiste et médiatique verra certainement plus clair si nous mettons en perspective d’autres les éléments de cette machination, sans dates, ni preuves. C’est ce qu’on appelle des élucubrations politiciennes. Aussi longtemps que Marie-sEGO était en tête des sondages, aucun dénigrement n’était en effet venu ternir la campagne. Au moment où elle perd au moins trois points, le PS relance ses appels à la démission. Et c’est aussi à ce moment que les proches de la candidate socialiste pointent le bout du nez.

Un certain Antoine Royal déclare avoir été l'objet d'une enquête des Renseignements généraux (RG) récemment. Quand ? Flou artistique très répandu dans la famille et qui empêche d’établir le bien fondé de son allégation.
Car Antoine est certes le frère cadet de la candidate socialiste, mais aussi chef d'entreprise dans les Vosges. Or, il le dit lui-même : "J'ai été mêlé dans une affaire dont se sert aujourd'hui le ministère de l'Intérieur pour déstabiliser ma soeur". Antoine Royal a en effet été mis en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux en 2006. Ca tombait un peu mal pour la prétendante à l’Elysée, mais qu’y peut le ministre de l’Intérieur ?... Jusqu’à plus ample informé, Toto Royal pourrait comprendre que le ministre n’a pas besoin de faire quoi que ce soi: Antoine, à lui tout seul, contribue à nuire à sa sœur. Ses démêlés avec la justice suffisent en effet à ‘déstabiliser’ la dite sœur, actuellement dans la tourmente !
Antoine Royal déclare avoir reçu la visite d'une fonctionnaire des RG après ses déclarations, en septembre, sur la participation de son frère Gérard au commando qui a fait exploser en 1985 le "Rainbow Warrior", navire de Greenpeace -voir Bruno Rebelle...- , en Nouvelle Zélande. Il s’est alors rappelé au bon souvenir des RG et a de lui-même déclenché ce soudain regain d'intérêt pour sa personne. "J'ai reçu un appel téléphonique d'une fonctionnaire des RG qui m'a demandé si on pouvait prendre rendez-vous. Elle m'a dit: 'On a un gros blanc sur votre fiche. Ma hiérarchie m'a envoyée pour avoir des informations à votre sujet'", explique-t-il. Il précise que l'entretien s'est bien passé et qu'il n'a pas évoqué lors de cet entretien sa soeur Marie-sEGO et son frère Gérard. La communication ne passe donc pas ?
Monseigneur le Frère de Madame, Antoine, pas l’autre –on s’y perdrait…se trompe de cible, sauf s’il cherche à déstabiliser, outre sa sœur, le ministre de l’Intérieur. Mais pourquoi lui ? Il se trouve qu’il est candidat et concurrent de sa Royal sœur… Ca pourrait avoir un rapport ! Le ministre incriminé n’est pourtant pas ministre de la Justice, mais de l’Intérieur ! Qu’il s’adresse donc au Garde des Sceaux, Monsieur Perben ! Encore un Royal inculte…
Vu son seul passé judiciaire personnel, qui reste d’actualité, les RG ont donc de bonnes raisons de s’intéresser à lui… Compterait-il bénéficier de la clémence du tribunal, ou de crier à l’injustice, dans le cas contraire ? Accuserait-il sa sœur de lui amener des tracas supplémentaires?

Avant qu’Antoine ne soit propulsé sur la scène politique par le PS, les RG avaient déclaré avoir établi une fiche automatique de routine sur Bruno Rebelle, comme sur d’autres personnalités, pour ses activités en tant qu’ex-directeur de Greenpeace France et conseiller de Marie-sEGOlène Royal, tout en soulignant n’avoir pas reçu d’instructions spéciales de leur hiérarchie. Puisqu’il est membre de l’équipe de campagne de l’agitée du PS, nul n’est surpris qu’il ajoute son rouage à la machination et que ses avocats aient déposé à Paris une plainte avec constitution de partie civile contre "X" pour "collecte et traitement de données à caractère personnel et atteinte à l'intimité de la vie privée".
Elle entraînera, selon la procédure, la désignation d'un juge d'instruction. Bruno Rebelle a en outre saisi la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour avoir accès au dossier informatique constitué par les RG sur lui. Une plainte qui serait jugée calomnieuse serait-elle condamnée par le tribunal ?

Mais les Royal sont merveilleux à plus d’un titre ! Jeudi, à la Martinique, Dame Royal, qui télécommande les opérations depuis les Antilles, a déclaré qu'elle ne laisserait pas l'Etat devenir "un système clanique (...) au service d'un candidat". Antoine et Marie-sEGOlène font-ils, ou non, partie de la même fratrie, constituée en l’occurrence en ‘clan’. Qu’est-ce qu’un clan, sinon ce que nous avons sous les yeux ? Nous avions déjà François et Thomas Hollande. Nous avions aussi une Royal et en voilà un deuxième ? Pourquoi ce surgissement dans l’actualité du frère en délicatesse avec la justice ? Quand Gérard Royal va-t-il entrer en scène ? A la prochaine baisse de sa sœur dans les sondages ? Le clan Royal en campagne, ça fait du monde et des dégâts ? Mais qu’est-ce que ça donnerait, tout ce joli monde au pouvoir ?...

Dans un communiqué, le syndicat Synergie officiers dénonce "une campagne de dénigrement". La police française est plus intègre que ne l’imagine le clan Royal. "La police au service des partis politiques n'est pas de mise en France", rappelle-t-il.

Le PS et sa candidate se disent à l’écoute de l’opinion. On constate plutôt qu’ils la manipulent !
Mais l’opinion, et les électeurs en particulier, ont gardé en mémoire la précédente manip. Celle de l’affaire Clearstream qui n’a abouti à rien, sinon à faire du tort. C’est déjà en effet une réussite pour ceux qui parlent de respect.
L’opinion ne va tout de même pas encore se laisser entraîner !