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vendredi 20 avril 2018

LREM va exclure un député indépendant : totalitarisme jupitérien ?

Le député Jean-Michel Clément bientôt effacé de la photo du groupe LREM 

Richard Ferrand, un des premiers fidèles d’Emmanuel Macron, va trancher dans le vif

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Michel Clément"
Beaucoup général et un peu secrétaire de la mauvaise troupe En Marche !, Ferrand va convoquer par courrier le député à une réunion spéciale du bureau du groupe. Le député a en effet annoncé qu’il votera contre la loi Asile et Immigration et ça ne passe pas au Politbüro. Ce sera évidemment une première dans ce mouvement fait de bric et de broc, mais fait assez rare puisque, pour moins que ça, le PS n'a pas viré Valls.

Richard Ferrand, le chef du groupe LREM à l’Assemblée nationale, s’apprête à exclure Jean-Michel Clément, député LREM de 64 ans, proche de Ségolène Royal. 
Cet élu de la Vienne, issu des rangs socialistes, comme Ferrand, a, en effet, annoncé - et confirmé - qu’il ne faut pas compter sur lui pour être plus longtemps un godillot sans états d'âme : le projet de loi Asile Immigration, examiné en première lecture au Palais Bourbon et qui sera voté ce week end, est pour lui un caillou dans ses 'rangers.' "L’accent de ce texte est principalement mis sur des mesures de police et non sur le premier accueil", explique-t-il. 

"Si s’abstenir est un pêché véniel, voter contre un texte est un pêché mortel qui mérite l’exclusion," a prévenu Richard Ferrand, dont le péché mignon est l'immobilier. 
Selon Le Monde, les Mutuelles de Bretagne ont payé des travaux facturés par la société de son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, pour l'aménagement d'un Ehpad, à Guilers, qui a bénéficié d'une subvention de 1,66 million d'euros du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président.
"Mourir pour ses idées, il y a pire comme sanction," a rétorqué Jean-Michel Clément, en citant Georges Brassens. Le Bureau du groupe se prononcera vraisemblablement le 9 mai, après que Jean-Michel Clément aura eu la possibilité de faire valoir ses arguments. "Des heures de débat ont eu lieu sur le texte Asile Immigration, insiste-t-on dans l’entourage de Richard Ferrand. 
Et les règles statutaires sont claires, mais cyniques : tout le monde peut faire valoir ses raisons, mais ensuite, c’est la position majoritaire du groupe qui prévaut. Dans leurs négociations avec la ministre Borne, les syndicats de cheminots en savent quelque chose...
"Sinon c’est l’anarchie," craint le jeune mouvement. "On peut s’abstenir, mais pas voter contre." 

Interrogé hier,
sur son avenir en cas d’exclusion, l'avocat Jean-Michel Clément a répondu que la "question n’est pas d’actualité". 
Et d’ajouter qu’il ne se considère pas comme un "frondeur. Et qu’il reste "globalement en accord avec la politique de réformes d’Emmanuel Macron."

samedi 6 juin 2015

La presse dénoncée: Rachida Dati traite des journalistes de "petits merdeux"

La presse n'aime pas l'opposition qui le lui rend bien

Les responsables politiques se lâchent sur la nullité de la presse

Malgré ses bavures à répétition, la presse persiste dans l'arrogance et l'approximation, voire les erreurs. Elle continue ainsi de se discréditer. Et quand un élu du type  Mélenchon, ne mâche pas ses mots, ça donne des insultes frontales. C'est en fait l'opposition dans son ensemble qui pâtit des agressions partisanes ou des fautes professionnelles de cette presse autrefois impertinent, mais devenue impudente. Non, Elizabeth II, la reine d'Angleterre, 89 ans, n'est pas morte il y a une semaine, contrairement à l'annonce, par erreur sur son compte Twitter, d'une journaliste de la BBC, classée sérieuse, comme... Le Monde !
Invitée au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV ce vendredi matin, c'est l'ex-ministre de la Justice  qui a usé de son droit de réponse pour tacler les journalistes malveillants du Point qui avaient exploité à charge une note de la Cour des comptes épinglant des dépenses du ministère en les imputant à l'ancienne Garde des Sceaux,  a priori et personnellement, au motif qu'elle était ministre de Nicolas Sarkozy.

L'actuelle maire, reconduite dans le VIIe arrondissement de Paris, a traité ces journalistes de "petits merdeux" au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur BFMTV, ce vendredi 5 juin, disant à haute voix ce qu'une majorité de Français pense de moins en moins bas. 
"Vous au moins, Monsieur Bourdin, vous n'êtes pas comme ces petits merdeux de journalistes qui ne sont pas journalistes", a déclaré Rachida Dati, ce vendredi matin sur BFMTV. Ce qui est tout dire puisque Bourdin n'a fait aucune école de journalisme... Un tacle directement adressée aux auteurs de l'article du Point, daté du 13 mai dernier, qui ressortait un arrêt de la Cour des Comptes du mois de janvier épinglant les dépenses du ministère de la Justice au temps de Rachida Dati. 

Une information qui a été mal vérifiée et mal interprétée

L'ancienne garde des Sceaux se rend justice. "Ils [les journalistes, d'investigation ?] vous appellent un quart d'heure avant et ils se prennent pour des procureurs en vous disant 'Il paraît que', sans regarder le fond", expliqua Rachida Dati, qui se dit victime d'une "cabale politique" par voie de presse "indépendante"...
"Il s'agit d'un rapport de la Cour des comptes qui ne me met pas du tout en cause, ni à titre personnel, ni comme ministre", affirme l'ancienne ministre. "Cela concerne des frais de représentation auxquels je suis totalement étrangère. C'était des achats qui ont été faits au titre du ministère, pas au titre de Rachida Dati. (...) Ce n'est pas moi qui allait en boutiques acheter quoi que ce soit. Donc je ne suis pas concernée". Et d'ajouter: "Et il y a eu un problème non pas sur la nature des dépenses mais, sur l'imputation des dépenses. C'est un problème comptable. C'était minime et marginal", explique la députée européenne.

VOIR et ENTENDRE
Rachida Dati rétablir la vérité:
L' "administration", c'est le secrétaire général du ministère. Actuellement, et depuis septembre 2013, il s'agit d'Éric Lucas, 54 ans, diplômé de l'IEP de Paris et de l'Ecole du commissariat de la marine, ancien directeur-adjoint au secrétaire général pour l'administration au ministère de la Défense et contrôleur général des armées.

Sur le fond, Rachida Dati affirme que les dépenses qui lui sont imputées sont "des frais de représentation auxquels [elle est] totalement étrangère." Soit 9. 000 euros de dépenses indues, sur cinq ans, du "made in France" prestigieux qui fait la renommée de la France, notamment en vêtements et carrés Hermès, mais aussi 180.000 euros de frais de communication. "C'était des achats qui ont été faits au titre du ministère, pas au titre de Rachida Dati. [...] Ce n'est pas moi qui allais en boutiques acheter quoi que ce soit. Donc je ne suis pas concernée", fait-elle valoir.

Sur le problème des dépenses de sondages, Rachida Dati renvoie ses accusateurs à Pierre Giacometti 

"Alors M. Bourdin, je vais vous donner un petit conseil: invitez M. Giacometti [ancien directeur général d'Ipsos France, P. Giacometti est un consultant en stratégie d’opinions et de communication] et il va s'expliquer, parce que moi, je ne suis au courant de rien. (...) Les 180.000 euros auraient été payés à une société appartenant à Pierre Giacometti, un proche de Nicolas Sarkozy.  
"C'est très facile de mettre des choses sur le dos et de créer du buzz", conclut-elle. C'est bien ce qu'on peut reprocher à la presse: la facilité. Mais aussi la malveillance.

VOIR et ENTENDRE
R. Dati, sur France 2 mercredi, faire le point sur les divers comportements à l'ex-UMP:
Dans la course à la présidence de l'UMP, "je suis un soutien de Nicolas Sarkozy, vous le savez", affirme Rachida Dati. "Je lui suis fidèle et loyale", précise-t-elle, alors que les "petits merdeux" et les plus grands -que ça arrange dans leur soutien à Hollande- la disaient plus proche d'Alain Juppé.

jeudi 8 janvier 2015

Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, renonce à son mandat

Un nouveau secrétaire général dès la semaine prochaine !

La CGT a hâte de tourner la page

Avant que son parachute doré
ne se mette en torche
Le numéro un de la CGT Thierry Lepaon a lui même fait l'annonce mercredi qu'"il y aura un nouveau secrétaire général de la CGT la semaine prochaine", renonçant ainsi à son mandat, a indiqué mercredi une source interne.
Les appels à la démission de Thierry Lepaon se sont multipliés depuis des révélations sur la rénovation de son domicile de fonction et de son bureau, ainsi que sur une prime reçue à son départ de ses précédentes fonctions, en Normandie.

Thierry Lepaon, qui avait annoncé mardi qu'il remettait en jeu son mandat, a fait cette déclaration devant la commission exécutive, direction élargie de la centrale. Il avait succédé à Bernard Thibault en mars 2013.

Dépêche minimaliste de l'AFP

Reprise sans plus de détails par L'Expansion, le limogeage mériterait plus de commentaires...
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a démissionné de ses fonctions avec tous les membres du bureau confédéral du syndicat, dans la foulée des affaires dont il est le centre et qui ont éclaté ces derniers mois, a-t-on appris mercredi de source interne.

Thierry Lepaon a donc franchi le pas qu'il avait refusé de faire mardi, lorsque le bureau confédéral, dont il faisait partie, a simplement proposé de remettre son mandat "à la disposition" de la seule instance habilitée à les démettre, le comité confédéral national (CCN), le parlement de la CGT.

La crise déclenchée par ces fuites a réactivé le malaise de la CGT, toujours meurtrie par la succession mal préparée de Bernard Thibault, sans véritable cap et malmenée lors des dernières élections professionnelles dans la fonction publique.

Avant les vacances de Noël, Thierry Lepaon avait lancé une contre-offensive dans les media et au sein de son organisation, avec le soutien de dirigeants de fédérations. Il avait alors réaffirmé qu'il n'entendait pas être "le rat qui quitte le navire" en difficulté, tandis que certains de ses soutiens parml les instances dirigeantes de la CGT proposaient une démission collective du bureau confédéral, mais le maintien du secrétaire général pour former une nouvelle équipe.

La question du remplacement de la direction actuelle est une des plus délicates que l'organisation ait à affronter, alors que son prochain congrès n'est prévu qu'en 2016.

samedi 13 décembre 2014

La CGT, hostile à son propre patron, Thierry Lepaon

Le secrétaire général de la CGT est sur un siège éjectable

La section la plus importante de la CGT 
a adressé un premier ultimatum à Thierry Lepaon.
  
Thierry Lepaon, physionomie
de totalitaire soviétique
Avec celle de la Santé, la Fédération des services publics s'est prononcée pour sa démission "dans les plus brefs délais". Avec 80.000 adhérents, sa volonté retentit comme une mise à prix de sa tête. 
Le bras syndical du PCF (Parti communiste) va avoir du mal à s'incruster après les révélations du Canard enchaîné qui publiait en octobre dernier le coût des travaux dans son domicile de fonction et dans son bureau: 167.000 euros. 
Et ce n'est pas tout. Il se serait aussi attribué 31.000€ d'indemnités pour son départ de la CGT de Basse Normandie, sa région d'origine. 


Le départ de Lepaon est inéluctable.

"La meilleure solution pour rassembler la CGT est la démission de Thierry de son mandat de secrétaire général dans les plus brefs délais", estime la fédération des Services publics. 
Dans un texte voté jeudi, sa direction a estimé que "compte tenu des responsabilités de la tête de la CGT et de l'incapacité dans laquelle il se trouve d'assumer ses missions de secrétaire général, le départ de Thierry Lepaon "est inéluctable".

Le secrétaire général de la CGT devrait être fixé sur son sort le 13 janvier prochain, sur vote du parlement de la CGT, seul habilité à destituer le numéro un.
Une fois le départ de Thierry Lepaon acté, la fédération estime qu'il faudra mettre en place "de manière transitoire une forme de direction collégiale" à la tête de la centrale. A chacun son triumvirat... 


dimanche 16 novembre 2014

Affaire Jouyet : Fillon met en cause Hollande

Fillon soupçonne clairement Hollande de "machination" 

Jouyet est-il un bon exécuteur des basses besognes?
Alors que Jouyet est convaincu de mensonge, François Hollande apporte son soutien public à Jean-Pierre Jouyet, pour la première fois depuis la révélation de ses déclarations sur François Fillon, estimant qu'il est "un bon secrétaire général de l'Elysée".
Un "bon" socialiste et serviteur de Hollande est-il nécessairement un menteur?
"Jean-Pierre Jouyet est secrétaire général de l'Elysée et est un bon secrétaire général de l'Elysée", a-t-il déclaré depuis l'Australie, lors d'une conférence de presse à l'issue du G20 de Brisbane.

Visiblement coincé par une question sur le "mensonge" du numéro deux de l'Elysée qui s'est contredit dans cette affaire, François Hollande a argumenté: "Le secrétaire général de l'Elysée n'était pas présent ici au G20 parce que ce n'était pas sa place et donc je pourrais ne pas répondre à votre question parce qu'elle n'a pas sa place non plus".

Dans un entretien le 20 septembre avec deux journalistes du Monde, Jouyet, dont les propos ont été enregistrés, affirmait que Fillon lui aurait demandé, lors d'un déjeuner le 24 juin, de "taper vite" contre Nicolas Sarkozy en accélérant les procédures judiciaires contre lui pour l'empêcher de "revenir" en lice pour la présidentielle de 2017. Jean-Pierre Jouyet avait d'abord démenti avoir tenu de tels propos avant d'avouer son travestissement de la vérité.
Il se dit, selon Le Journal du Dimanche, que Jean-Pierre Jouyet aurait confié à une source anonyme qu'il ne savait pas qu'il était enregistré par les deux journalistes du Monde. 
Dans leur livre, les journalistes du Monde, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, affirment que, le 24 juin dernier, au cours d'un déjeuner auquel le n°2 de l'Elysée l'aurait invité,  le rival de Nicolas Sarkozy à l'UMP pour la présidentielle de 2017 aurait demandé à l'éminence grise du président Hollande de "taper vite" sur l'ancien président pour ne pas "le laisser revenir". Après un démenti mensonger, le secrétaire général de l'Elysée est revenu sur ses dires, affirmant que François Fillon lui aurait effectivement parlé du dossier Bygmalion et du paiement des pénalités liées à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier ministre juge que le secrétaire général de l'Elysée ne peut "avoir agi seul"

Fillon suggère que François Hollande est à la manœuvre. Invité de BFMTV dimanche 16 novembre, François Fillon a implicitement accusé François Hollande d'être à la manœuvre dans l'affaire qui oppose l'ancien Premier ministre au secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet. "C'est une affaire qui ressemble étrangement à une machination", a commenté François Fillon, qui dément catégoriquement avoir tenu de tels propos.

Fillon : "J'ai du mal à croire que Jean-Pierre Jouyet ait pu agir seul"
"Comme je ne pense pas que le secrétaire général de l'Elysée puisse agir sans au moins en informer le chef de l'Etat, il y a un vrai soupçon que nous soyons en face d'une véritable affaire d'Etat, a-t-il souligné. On a le sentiment que tous ceux qui ont l'audace de vouloir être candidat à l'élection présidentielle à un moment ou un autre de leur existence sont confrontés à des accusations mensongères, à des calomnies", a-t-il poursuivi.



Lundi, François Fillon doit porter plainte contre le secrétaire général de l'Élysée.

mardi 20 novembre 2012

Les militants UMP ont confié à Copé la lourde tâche de rassembler

Copé proclamé président de l'UMP, Fillon s'incline

Jean-François Copé a assuré
"avoir les mains et les bras
grand ouverts"
pour travailler avec ceux qui ne l'avaient pas soutenu

Jean-François Copé est officiellement déclaré vainqueur par la commission de contrôle interne de l'UMP, avec (50,03%, soit 98  voix d'avance). S'il ne conteste pas les résultats, François Fillon a désapprouvé les "méthodes déployées" et dénoncé "une fracture politique et morale" à l'UMP.

VOIR et ENTENDRE Gaël Slimane et BFMTV conserver à François Fillon leur tendresse d'avant le vote populaire des militants :
Les sondeurs partisans, tel Gael Slimane, directeur général adjoint de BVA, avaient prédit une large victoire à François Fillon, de l'ordre de 60 contre 30 et ont donc pesé sur le scrutin interne. Si serrés soient-ils, les résultats sont une brillante victoire des David du camp Copé.

Selon les chiffres officiels annoncés par Patrice Gélard, juriste, sénateur-maire et président de la  la COCOE (Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales)  chargée de contrôler le scrutin et de valider les résultats de l'élection dimanche par les adhérents de l'UMP de leur nouveau président, Jean-François. Copé, 48 ans, a recueilli 87.388 voix sur 174 678 suffrages exprimés contre 87 290 voix à François. Fillon, 58 ans, (49,97%), mettant un terme à un suspens de 24 heures.

Dans la sphère privée, Jean-François Copé, député-maire de Meaux, est né de parents juifs d'origines roumaine et d'Afrique du Nord et a eu quatre enfants de deux mariages: François-Xavier, Pierre-Alexis et Raphaëlla, puis une seconde fille, Faustine, à 45 ans. 


Pas de félicitation au vainqueur ?

Ces résultats ont été publiés à l'issue de 24 heures d'extrême tension entre les deux camps, qui avaient chacun revendiqué la victoire avec une avance de quelques centaines de voix et malgré des irrégularité de part et d'autre. 
Or, bien que tous les bureaux de vote -même ceux qui étaient contestés  au profit de F. Fillon, comme dans les Alpes-Maritimes - aient été validés, a indiqué P. Gélard, Jean-François Copé est apparu comme le candidat le moins contestable et le plus légitime.  
Le juge de la COCOE a toutefois appelé "à la rénovation des statuts" de l'UMP après "un scrutin difficile dans son déroulement", mais qui était une grande première à l'UMP. Il n'a toutefois pas proposé une cooptation, solution préférée par François Hollande qui a préféré ne pas déléguer aux militants  la désignation de Harlem Désir, candidat officiel, à la tête du PS.

Le député-maire de Meaux s'est réjoui  de sa victoir
e 

Il a précisé qu'
il a téléphoné à son rival pour l'inviter, ainsi que son équipe, à le "rejoindre" au sein de l'UMP pour travailler ensemble, car "nos adversaires sont à gauche". "Mes mains et mes bras sont grand ouverts (...) Je n'ai ni amertume ni rancoeur. Ce qui nous rassemble est infiniment supérieur à ce qui nous divise", a-t-il déclaré, entouré de son "ticket" -Luc Chatel qui sera vice-président délégué de l'UMP et Michèle Tabarot, qui devient secrétaire générale. 
Son épouse Nadia, son fils aîné et plusieurs de ses soutiens, comme Roger Karoutchi, Rachida Dati et Nadine Morano étaient également à ses cotés pour savourer la victoire. 

Fillon: "Une fracture morale et politique" à l'UMP

Restait à connaître la décision de François Fillon sur la question d'un éventuel recours. Depuis son QG du VIIe arrondissement de Paris, l'ancien Premier ministre - sans jamais féliciter son adversaire - a préféré ne pas prolonger les déchirements.
"Je prends acte du résultat, j'aurais préféré m'en satisfaire (...) Au-delà des nombreuses irrégularités de ce scrutin que j'aurais pu contester, ce qui me frappe surtout ce soir est que la fracture qui traverse notre camp politique est désormais manifeste, cette fracture est à la fois politique et morale. La réduire et la dépasser, tel est l'objectif que désormais je m'assigne", a-t-il expliqué, avant de conclure, sibyllin: "Je ferai connaître dans les jours qui viennent les formes que prendront mon avenir et mon engagement politique.
Dans cette déclaration laconique de 58 secondes, François Fillon, qui a perdu de 98 voix face à son rival Jean-François Copé, soit à quatre voix près le score différentiel du duel Aubry-Royal de 2010, a souligné que, "pour des raisons qui dépassent (s)on destin personnel, les méthodes déployées ne rencontrent de (s)a part aucune approbation". Sans qu'on sache s'il stigmatisait les irrégularités de  de ses adversaires ou celles de son propre camp.
Des propos que les copéistes Michèle Tabarot et Nadine Morano ont choisi de mettre sur le compte de la "déception" de l'ex-Premier ministre. "Espérons que mardi matin, il aura changé d'état d'esprit", a déclaré l'ancienne ministre. 
Sur i-Télé, l'ancienne ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet - qui avait choisi de ne soutenir aucun candidat - a regretté le psychodrame des deux derniers jours. "Une épreuve qui laisse un goût amer", a-t-elle jugé, tout en appelant elle aussi à "réduire la fracture au sein du parti". "Cela doit être notre effort dans les jours et les semaines à venir", a-t-elle insisté. 

Devant cet avatar du jeu démocratique, les adversaires de l'UMP n'ont pas manqué de se réjouir.
 

Si J.-F. Copé a gagné, "c'est qu'il a un peu respiré le parfum de Marine Le Pen", a déclaré lundi soir sur BFM-TV le député Gilbert Collard (FN). 
"Il y aura certainement des lignes qui vont bouger dans les jours ou les semaines qui viennent, a estimé le député Philippe Vigier, un porte-parole du parti centriste UDI. On a un boulevard devant nous."

Harlem Désir, le cambrioleur du PS, vient nous vendre une assurance anti-vol

"Il s'agit d'un parti décapité, divisé, droitisé, a résumé le socialiste Jean-Christophe Cambadélis, celui que l'Elysée a barré à la direction du PS au profit de Jean-Philippe Désir. Aujourd'hui, on ne voit pas très bien comment ils vont réussir à se rassembler, a-t-il estimé, prenant ses désirs pour des réalités (...) Je ne dis pas que l'UMP est morte. (...) Mais, aujourd'hui, il y a une implosion du dispositif politique qui était celui de l'UMP," selon l'ex-trotskiste.
Quant à Désir Jean-Philippe, dit Harlem, il commente pour déplorer que "l'UMP soit aujourd'hui totalement tournée vers elle-même et vers sa guerre des chefs". Le   le Premier secrétaire du PS tente ainsi de jeter aux oubliettes la couverture de la campagne des primaires du PS en 2011 par le service public de télévision,  au point qu'une pétition avait exigé que le temps de parole dont bénéficièrent largement tous les candidats socialistes soit déduit du temps de parole du candidat socialiste officiel en 2012. 
Inconscient du caractère anti-démocratique de sa propre accession par cooptation à la tête du PS, Désir poursuit: "Aujourd'hui la situation de l'UMP est marquée par la confusion, la contestation et la division. Confusion sur les votes - et je voudrais souligner le très grand contraste avec nos primaires qui ont été absolument exemplaires, avec leur organisation, avec leur transparence -, confusion sur les valeurs, confusion sur l'attitude vis-à vis de l'extrême droite et sur les alliances", a-t-il ajouté. 


Le temps n'a pourtant pas encore flouté dans la mémoire collective la confusion sur les valeurs démocratiques au PS et Désir va un peu vite en besogne pour réécrire la petite histoire socialiste: Martine Aubry doit en effet à des bourrages d'urnes en 2008 de diriger le PS pendant quatre ans.  Madame Royal en conserve d'ailleurs les stigmates: Hollande, l'ersatz de DSK, et Désir, le cambrioleur de Solférino, la tiennent toujours à la marge du secrétariat national. L'ex-prétendante déçue d'abord à l'Elysée, puis à la Rue de Solférino et enfin au perchoir de l'Assemblée, a été délocalisée à l'Internationale socialiste, dernière dans l'organigramme socialiste...  

La fracture dans la démocratie socialiste reste béante.



dimanche 11 novembre 2012

UMP: le "Pacte d'unité" de Raffarin pour l'élection de son secrétaire général

Le secrétaire général sera élu et non désigné... 
Jean-Pierre Raffarin proposera lundi un "Pacte d'unité" de l'UMP aux différentes motions attendues lors du congrès du 18 novembre. 

"Je vais envoyer demain matin (lundi) une lettre à toutes les motions pour qu'on accepte les uns et les autres un Pacte d'unité de l'UMP", a déclaré l'ancien Premier ministre,  dimanche 11 novembre sur France 5.

Ce "Pacte", a-t-il expliqué, préconisera d'une part qu'il n'y ait "pas d'organisation départementale des motions", et  d'autre part pas   de "financement spécifique" des motions
"C'est l'UMP qui finance, a-t-il souligné, nous sommes des mouvements de l'intérieur (de l'UMP) et non pas des mouvements à l'extérieur, à la marge".

Enfin, il n'y aura  "pas d'investiture" spécifique, "c'est-à-dire que celui qui est investi à une élection par l'UMP" a le soutien de l'ensemble des adhérents, a poursuivi Jean-Pierre Raffarin, soutien de Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP candidat à la présidence du mouvement face à l'ancien Premier ministre, François Fillon.

Raffarin juge "décevants" les propos tenus samedi par François Fillon sur son rival pour la direction de l'UMP

François Fillon lui a reproché de "rechercher le buzz à tout prix" et ressent "beaucoup d'insatisfaction chez les militants" du parti, dans un entretien publié samedi sur Le Parisien.fr.
"J'ai trouvé cette interview un peu brutale. Je pense que c'est la nervosité", à l'approche du 18 novembre, a estimé Jean-Pierre Raffarin.

En tout état de cause, le vainqueur du vote des militants devra tendre la main vers le vaincu pour l'unité de l'UMP, a-t-il affirmé.
"Je pense que la campagne de Jean-François Copé est en train de marquer des points. Depuis le débat (télévisé Copé-Fillon du 25 octobre, le secrétaire général de l'UMP) est passé en tête. Il est vraiment en phase avec ce qu'est l'UMP aujourd'hui", a dit Jean-Pierre Raffarin.

mercredi 2 mai 2012

1er mai de Hollande: passé et réhabilitation

Bérégovoy, aux antipodes de Hollande 


Mythe et réalité



Contre-vérité, amalgame et conflits d'intérêts hollandiens:
Mendès-France doit se retourner dans sa tombe



Le candidat socialiste a salué la mémoire de Pierre Bérégovoy, à J-5 du second tour et à la veille du débat télévisé entre les deux finalistes.

Fils de notable rouennais, François Hollande  a rendu hjommage mardi à Nevers tous ceux qui "humblement défendent les travailleurs", redorant  la figure  ternie mais recyclée de Pierre Bérégovoy, "un syndicaliste, un ouvrier", devenu Premier ministre.

Le sens de l'honneur...
Le fils de médecin de droite évoqua le passé militant de ce fils d'exilé russe blanc opposé aux bolcheviks   "un syndicaliste, un ouvrier, un homme d'Etat, un grand serviteur de la République", en ce jour anniversaire de sa mort suspecte, le 1er mai 1993, sur la berge du canal de la Jonction.
En 2002, bien que la hiérarchie déclare officiellement ne pas la tenir pour crédible, le quotidien Le Parisien fait état d'une note interne des Renseignements généraux concluant à l'assassinat.  L'actuel président du Conseil régional socialiste de PACA, Michel Vauzelle, était alors Garde des Sceaux, ministre de la Justice. 

L'ex-premier secrétaire du PS est un inconnu des syndicats 
Mal à l'aise et distant des syndicats, il fallait donc au candidat leur passer de la pommade,  étendant l' "hommage à tous les syndicalistes de France, celles et ceux qui, humblement, modestement, défendent les travailleurs" et qui "ont le plus beau des mandats: éviter au plus faible le licenciement, donner de la dignité à ces travailleuses, à ces travailleurs qui, rivés à leur machine, demandent à être défendus, protégés".

Auparavant, à la mi-journée, le candidat, devant le cimetière où repose  Bérégovoy, avait été accueilli par des militants l'encourageant ("Tu vas le mettre dans les cordes, Sarko!", "On y croit!"), dans une belle cohue de perches et de micros.

Un hommage prétexte à polémique
F. Hollande a transformé cet hommage en meeting, fustigeant son rival de l'UMP dans un discours en plein air devant le Palais ducal de Nevers, soulignant qu'en tant que fête du travail, le 1er mai serait "la fête des syndicalistes". Selon lui, propriété de la gauche, elle ne saurait être associé "à une bataille contre le syndicalisme".
A propos de la "valeur travail", au coeur du rassemblement parisien de l'UMP, il s'est opposé au "candidat sortant" avec un leitmotiv, plusieurs fois répétés: "Qui défend la valeur travail et qui l'abîme ?" Il n'a donc pas la réponse ! Et pourvu qu'il ne nous l'apporte pas le 7 mai prochain...
Alors que Nicolas Sarkozy allait prendre la parole au Trocadéro,  Hollande a infligé une double peine à Bérégovoy, avec la complicité  de la presse accréditée.
 "Je voulais rappeler ce qu'est la fête du travail, qui ne doit pas être une discorde, une désunion, une division mais au contraire le rassemblement; c'est ce qui me distingue du candidat sortant. Il divise, je rassemble", a estimé le rival socialiste.

Le candidat se retourna sur son passé

Un petit mois durant, F. Hollande a été fugitivement conseiller à l'Elysée, alors que P. Bérégovoy en était secrétaire général (1981-82) sous François Mitterrand.
Il a salué celui qui "lutta contre l'inflation", "modernisa notre pays". Il devint "l'homme qui savait gérer, l'homme qui savait ce qu'était la valeur de la monnaie" en tant qu'ancien "syndicaliste" et "ouvrier".

F. Hollande occulta les dévaluations

Bérégovoy (ici dans l'ombre de François Mitterrand)  fut en vérité confronté à la persistance des difficultés économiques et au mécontentement de la gauche, qui vit en lui le symbole  du ralliement des socialistes au libéralisme économique.

Trois dévaluations socialistes

En 1981, l’arrivée au pouvoir de la gauche fut marquée par de massives sorties de capitaux.


- Le 4 octobre 1981, quelques mois après l'entrée en fonctions du nouveau président de la République, le gouvernement dévalue le franc de 3% par rapport au mark allemand. Le ministre de l’Économie et des Finances est Jacques Delors (PS), père de Martine Brochen-Aubry.
- Le 12 juin 1982, nouvelle dévaluation du franc de 5,75%, avec Pierre Mauroy et Jacques Delors aux Finances.  

- Le 21 mars 1983 correspond  à la dernière des trois dévaluations. Elle annonce le plan de rigueur (" tournant de la rigueur "), le 6 avril, par les mêmes. Alors que l'inflation augmente, que le déficit budgétaire se creuse, que le franc vient de subir une nouvelle dévaluation de 2,5\% et alors même que le Deutsch Mark a été réévalué de 4,5\%, plusieurs mesures drastiques furent prises, par exemple un prélèvement de 1% sur les revenus imposables. 
C'est autre chose que l'abaissement du Triple AAA par Moody's !    

Le menteur fustigea le "mensonge, le dénigrement toujours présents dans le débat public", en allusion à l'affaire au centre de laquelle se trouvait l'ex Premier ministre à propos de l'achat d'un appartement à Paris, grâce à un prêt à 0% d'un million de francs, passé devant notaire et consenti par le richissime homme d'affaires Roger-Patrice Pelat,  ami personnel de François Mitterrand, pour l'achat d'un appartement de cent mètres carrés dans le XVIe arrondissement, mais aussi de nombreuses libéralités accordées à la famille Bérégovoy.

Deux hommes de gauche en bleu de chauffe,
Roger Patrice Pelat et François Mitterrand
(Affaire Vibrachoc, Prêt Bérégovoy, Affaire CBC…)

Et Pierre Bérégovoy est en outre bien vite rattrapé par l'affaire
Samir Traboulsi, un financier libanais, ami de la famille qui, depuis 1989, se débat avec la justice dans l'affaire Pechiney-Triangle, un délit d'initié qui semblait mettre en cause également les milieux politiques.


Cet obscur serviteur de la mitterrandie a-t-il été assassiné dans cette ville quelques semaines après avoir quitté Matignon et la défaite cuisante de la gauche aux législatives ?
L'enquête de police a conclu à un suicide.

D'autres suicides émaillèrent les présidences de François Mitterrand 
François de Grossouvre, conseiller du président F. Mitterrand pour les problèmes de sécurité et les dossiers sensibles, notamment ceux liés au Liban, à la Syrie, à la Tunisie, au Maroc, au Gabon, aux pays du Golfe, au Pakistan et aux deux Corée, est un descendant de maîtres de forges et de banquiers qui fut lui-même  proche des milieux de l'Action française et se suicida à l'Elysée. Malgré une garde rapprochée, le 7 avril 1994, son garde du corps du GIGN, le retrouva mort, d'une balle dans la tête, dans son bureau du palais de l'Élysée, situé au premier étage de l'aile Ouest. Sa famille conteste la thèse du suicide.



Grossouvre ne fut pas le deuxième et dernier mort de Mitterrand


Le capitaine Pierre-Yves Guézou est retrouvé pendu à son domicile en 1994 à la suite de l'affaire des écoutes de l’Élysée, dont François Mitterand a été reconnu comme instigateur principal. Il avait été mis en examen 4 jours auparavant et, en tant que décrypteur des écoutes, il avait connaissance de toutes ces dernières et aurait été tenu d'en informer le tribunal.

Hollande dans l'ombre de "Tonton" Mitterrand 
Sous un beau soleil, devant une petite foule, François Hollande avait pris la parole devant le Palais Ducal, là où François Mitterrand avait le 4 mai 1993, après l'enterrement de Bérégovoy, lancé son anathème contre la presse, affirmant que "toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie".
 
Il déposa  ensuite une gerbe et observa une minute de silence sur la tombe de  Bérégovoy, accompagné notamment des députés PS Michel Sapin, Daniel Vaillant et Christian Paul. La fille de Bérégovoy, Catherine, ainsi que deux de ses petites-filles étaient présentes, tout comme sa soeur.
En fait, F. Hollande flatta les Verts
Le frère de Pierre, Michel Bérégovoy, qui est un ancien député socialiste de Seine-Maritime, est vice-président du Conseil général de Seine-Maritime. Le fils de ce dernier, Jean-Michel Bérégovoy, est un élu Verts au Conseil municipal de Rouen (PS), depuis les dernières élections, et l'épouse de Jean-Michel, Véronique Bérégovoy, est présidente du groupe Verts au Conseil régional de Haute-Normandie.
Dans cette journée pleine de symboles, Hollande  rappela aussi  que la Nièvre était la terre d'élection de François Mitterrand, et que c'est non loin de Nevers, depuis l'hôtel de ville de Château-Chinon, qu'il avait annoncé sa victoire en mai 1981.

L'invocation des morts ne peut habituellement faire de mal, mais ce pélerinage sur la tombe d'un suicidé n'augure rien de bon...