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vendredi 1 janvier 2016

Les changements du 1er janvier ? Merci, on a déjà donné !

Ce qui change au 1er janvier: un gilet pare-balles  fluo pour les motards...

La carte de France ne change pas, seulement son découpage en régions
La métropole rétrécit, passant de 22 à 13 régions. Certains des 25 anciens conseils régionaux de métropole et d'outre-mer sont restés en l'état, dont la Bretagne ou l'lle-de-France, d'autres se sont faites fusionner, de gré ou de force, par décision parisienne. Les super conseils régionaux ont été élus en décembre 2015: sept sur 13 sont dirigés par la droite, cinq seulement par la gauche, qui en avait 22 sur 25, et la Corse par les nationalistes. Reste à baptiser ces nouvelles collectivités élargies, avec le défi de garder le contact avec la population
Naissance aussi de la Métropole du Grand Paris qui regroupe la capitale et 130 communes limitrophes. 

COMPLÉMENTAIRE SANTÉ POUR TOUS LES SALARIÉS 
Les entreprises vont devoir proposer à leurs salariés une complémentaire santé (assurance, mutuelle ou institution de prévoyance) qu'elles financeront à hauteur de 50 %. 

SMIC 
Cette augmentation, une aumône, sera de six euros net par mois. Le salaire minimum de croissance (smic) s'élèvera à 9,67 euros de l'heure soit 1.143 net mensuels1.466,62 euros brut. A Mayotte, tout jeune 101e département en cours de rattrapage socio-économique, où les salariés sont aux 39 heures, le Smig (g pour garanti) va également augmenter de 0,6 %, à 1.141,30 euros par mois. 

PRIME D'ACTIVITE
 
Cette nouvelle aide aux travailleurs à revenus modestes remplace deux dispositifs jugés trop complexes et peu efficaces, le RSA activité (Revenu de solidarité active, montant: 513,88 € au 1er janvier 2015, en complément à un petit salaire) et la prime pour l'emploi (complément de revenu versé par les contribuables solidaires aux personnes qui occupent un emploi à faible salaire, les travailleurs pauvres
Elle s'ajoute au crédit d'impôt, impôt négatif sur le revenu qui vient en réduction du montant d'imposition demandé et qui peut même donner lieu à un chèque du Trésor public. Un budget de 4 milliards d'euros par an lui sera alloué. Cette prime, versée par la CAF mensuellement, a un double objectif : outre aider les travailleurs au revenu modeste, pousser les chômeurs à reprendre une activité. En clair, cette disposition contredit la critique de membres du courant NPS au PS, tels Benoît Hamon, ancien ministre de Hollande, et Liêm Hoang-Ngoc contestaient la première version du RSA qui, selon la gauche du parti, "fait écho à la vieille et controversée théorie libérale du chômage volontaire". Cette mesure fracture un PS déjà fissuré. 

Environ 5,6 millions d'actifs pourraient en bénéficier, à compter du 5 février, sans qu'on sache quelle part des Français Bercy compte frapper.

PROTECTION UNIVERSELLE MALADIE (PUMA) 

Français, protégez-vous !
Votée en octobre sur proposition de la ministre de la Santé Marisol Touraine, cette réforme vise à simplifier la vie des assurés, en cas de divorce, de déménagement ou de changement d'emploi, par exemple, et d'éviter les ruptures de continuité des droits. Le statut d'ayant droit disparaît pour toutes les personnes majeures: on ne dépend plus ni d'une nationalité, ni de quiconque pour être affilié à la Sécu. 
Elle comprend aussi une affiliation à titre personnel dès l'âge de 18 ans (ou 16 ans avec accord parental) et la mise en place d'une carte Vitale dès 12 ans, sur demande des parents et ouvrant des droits spécifiques supplémentaires. 
Pourquoi se priver puisque nous avons moins besoin de main d'oeuvre que d'emplois en France, à la différence de l'Allemagne qui fait appel à la force de travail des migrants. 

MONTANTS DES PRESTATIONS D'ASSURANCE MALADIE 
Les montants des indemnités journalières maternité et des prestations invalidité du régime général sont relevés de 1,5 % (déjà relevés de 0,7% pour 2015), de 0,6 % en cas de maladie. Le financement de la mesure votée par la majorité présidentielle n'est pas précisé, mais le fond du trou de la Sécurité sociale devrait s'éloigner un peu plus encore: son comblement sera à la charge des bénéficiaires actuels si, au moment de payer, ils ne se sont pas rendus en Syrie avant ou fait exploser.

DEDUCTION FORFAITAIRE MAJOREE POUR LES SERVICES A LA PERSONNE
La réduction passe à 2 euros pour toutes les activités de services à la personne à compter des périodes d'emploi débutant le 1er décembre 2015. Elle était de 1,50 euro pour la seule garde d'enfants de 6 à 13 ans, et de 0,75 euro pour toutes les autres activités. 

TIMBRE 
Après une hausse historique de 7 % en janvier 2015, le prix du timbre va de nouveau augmenter, de 3,6 % en moyenne, passant de 76 à 80 centimes pour une lettre rouge et de 68 à 70 centimes pour une lettre verte. Du nanan pour Jean-Jacques Bourdin qui se plaît à piéger ses invités politiques avec des questions qui vérifient leur délicate mise à jour sur les prix sans cesse à la hausse.  
Le contribuable ne saura
jamais trop se protéger 

DIESEL 
Les taxes sur le gazole augmentent de 3,5 centimes d'euro (taxe carbone et réduction de l'avantage fiscal), et de 2 centimes pour l'essence sans plomb 95. "Cette hausse pourrait être compensée par la chute des prix du pétrole", selon Le Point qui ne trouve rien à redire au paradoxe gouvernemental d'une augmentation de la pression fiscale, alors que les prix du pétrole brut dégringolent. Tous les véhicules diesel immatriculés avant le 1er janvier 2006 sont "éligibles à la prime de conversion" pour l'acquisition d'une voiture essence neuve ou d'occasion. La terminologie socialiste est une provocation véhiculée par la presse partisane. Et elle s'étonne de la désaffection du lectorat pour les media qui les ignorent.   

TAXE TAMPON 

La TVA sur les protections hygiéniques féminines va passer de 20 % à 5,5 %. Coût pour l'État -mais surtout pour le contribuable, notamment mâle et macho mais solidaire obligé- , 55 millions d'euros annuels. Il y a du diesel dans le tampon... Reste à voir si cette baisse sera répercutée sur les prix, suppute une certaine presse. 

GILET FLUO 

Comme les automobilistes, les conducteurs de deux ou trois roues motorisés devront disposer d'un gilet jaune "de haute visibilité" à portée de main et le porter en cas d'arrêt d'urgence. Les contrevenants encourent une amende de 11 euros en cas d'absence de gilet à bord, de 135 euros s'ils ne le portent pas à la suite d'un arrêt d'urgence. 

TRANSPORT 
L'employeur pourra décider de prendre en charge le coût des trajets domicile-travail en vélo des salariés via une indemnité fixée à 25 centimes d'euro le kilomètre. 

HOTELS 
Pour les réservations d'hôtel en ligne, les professionnels du tourisme vont devoir afficher des prix de nuitées plus lisibles, en y incluant les taxes et les prestations (petit-déjeuner, Wifi). Si elle est positive, cette mesure ne va rien révolutionner.

INFO 
LCI deviendra la 26e chaîne de la TNT gratuite au début de l'année. La chaîne du groupe TF1 a promis de se démarquer de ses concurrents BFM TV, i-télé et de la future chaîne d'information du service public, en proposant davantage de magazines et des sujets plus légers. Le pluralisme de l'information reste donc un objectif lointain.

PRET A TAUX ZÉRO 
Il est élargi et simplifié pour permettre à davantage de ménages d'accéder à la propriété, notamment les jeunes actifs: financement jusqu'à 40 % du logement, plafonds de revenus relevés, durée du prêt pouvant être étendue jusqu'à 20 ou 25 ans, remboursement démarrant à partir de 5, 10 ou 15 ans, utilisable partout en France (neuf ou ancien à rénover).  

mercredi 2 mai 2012

1er mai de Hollande: passé et réhabilitation

Bérégovoy, aux antipodes de Hollande 


Mythe et réalité



Contre-vérité, amalgame et conflits d'intérêts hollandiens:
Mendès-France doit se retourner dans sa tombe



Le candidat socialiste a salué la mémoire de Pierre Bérégovoy, à J-5 du second tour et à la veille du débat télévisé entre les deux finalistes.

Fils de notable rouennais, François Hollande  a rendu hjommage mardi à Nevers tous ceux qui "humblement défendent les travailleurs", redorant  la figure  ternie mais recyclée de Pierre Bérégovoy, "un syndicaliste, un ouvrier", devenu Premier ministre.

Le sens de l'honneur...
Le fils de médecin de droite évoqua le passé militant de ce fils d'exilé russe blanc opposé aux bolcheviks   "un syndicaliste, un ouvrier, un homme d'Etat, un grand serviteur de la République", en ce jour anniversaire de sa mort suspecte, le 1er mai 1993, sur la berge du canal de la Jonction.
En 2002, bien que la hiérarchie déclare officiellement ne pas la tenir pour crédible, le quotidien Le Parisien fait état d'une note interne des Renseignements généraux concluant à l'assassinat.  L'actuel président du Conseil régional socialiste de PACA, Michel Vauzelle, était alors Garde des Sceaux, ministre de la Justice. 

L'ex-premier secrétaire du PS est un inconnu des syndicats 
Mal à l'aise et distant des syndicats, il fallait donc au candidat leur passer de la pommade,  étendant l' "hommage à tous les syndicalistes de France, celles et ceux qui, humblement, modestement, défendent les travailleurs" et qui "ont le plus beau des mandats: éviter au plus faible le licenciement, donner de la dignité à ces travailleuses, à ces travailleurs qui, rivés à leur machine, demandent à être défendus, protégés".

Auparavant, à la mi-journée, le candidat, devant le cimetière où repose  Bérégovoy, avait été accueilli par des militants l'encourageant ("Tu vas le mettre dans les cordes, Sarko!", "On y croit!"), dans une belle cohue de perches et de micros.

Un hommage prétexte à polémique
F. Hollande a transformé cet hommage en meeting, fustigeant son rival de l'UMP dans un discours en plein air devant le Palais ducal de Nevers, soulignant qu'en tant que fête du travail, le 1er mai serait "la fête des syndicalistes". Selon lui, propriété de la gauche, elle ne saurait être associé "à une bataille contre le syndicalisme".
A propos de la "valeur travail", au coeur du rassemblement parisien de l'UMP, il s'est opposé au "candidat sortant" avec un leitmotiv, plusieurs fois répétés: "Qui défend la valeur travail et qui l'abîme ?" Il n'a donc pas la réponse ! Et pourvu qu'il ne nous l'apporte pas le 7 mai prochain...
Alors que Nicolas Sarkozy allait prendre la parole au Trocadéro,  Hollande a infligé une double peine à Bérégovoy, avec la complicité  de la presse accréditée.
 "Je voulais rappeler ce qu'est la fête du travail, qui ne doit pas être une discorde, une désunion, une division mais au contraire le rassemblement; c'est ce qui me distingue du candidat sortant. Il divise, je rassemble", a estimé le rival socialiste.

Le candidat se retourna sur son passé

Un petit mois durant, F. Hollande a été fugitivement conseiller à l'Elysée, alors que P. Bérégovoy en était secrétaire général (1981-82) sous François Mitterrand.
Il a salué celui qui "lutta contre l'inflation", "modernisa notre pays". Il devint "l'homme qui savait gérer, l'homme qui savait ce qu'était la valeur de la monnaie" en tant qu'ancien "syndicaliste" et "ouvrier".

F. Hollande occulta les dévaluations

Bérégovoy (ici dans l'ombre de François Mitterrand)  fut en vérité confronté à la persistance des difficultés économiques et au mécontentement de la gauche, qui vit en lui le symbole  du ralliement des socialistes au libéralisme économique.

Trois dévaluations socialistes

En 1981, l’arrivée au pouvoir de la gauche fut marquée par de massives sorties de capitaux.


- Le 4 octobre 1981, quelques mois après l'entrée en fonctions du nouveau président de la République, le gouvernement dévalue le franc de 3% par rapport au mark allemand. Le ministre de l’Économie et des Finances est Jacques Delors (PS), père de Martine Brochen-Aubry.
- Le 12 juin 1982, nouvelle dévaluation du franc de 5,75%, avec Pierre Mauroy et Jacques Delors aux Finances.  

- Le 21 mars 1983 correspond  à la dernière des trois dévaluations. Elle annonce le plan de rigueur (" tournant de la rigueur "), le 6 avril, par les mêmes. Alors que l'inflation augmente, que le déficit budgétaire se creuse, que le franc vient de subir une nouvelle dévaluation de 2,5\% et alors même que le Deutsch Mark a été réévalué de 4,5\%, plusieurs mesures drastiques furent prises, par exemple un prélèvement de 1% sur les revenus imposables. 
C'est autre chose que l'abaissement du Triple AAA par Moody's !    

Le menteur fustigea le "mensonge, le dénigrement toujours présents dans le débat public", en allusion à l'affaire au centre de laquelle se trouvait l'ex Premier ministre à propos de l'achat d'un appartement à Paris, grâce à un prêt à 0% d'un million de francs, passé devant notaire et consenti par le richissime homme d'affaires Roger-Patrice Pelat,  ami personnel de François Mitterrand, pour l'achat d'un appartement de cent mètres carrés dans le XVIe arrondissement, mais aussi de nombreuses libéralités accordées à la famille Bérégovoy.

Deux hommes de gauche en bleu de chauffe,
Roger Patrice Pelat et François Mitterrand
(Affaire Vibrachoc, Prêt Bérégovoy, Affaire CBC…)

Et Pierre Bérégovoy est en outre bien vite rattrapé par l'affaire
Samir Traboulsi, un financier libanais, ami de la famille qui, depuis 1989, se débat avec la justice dans l'affaire Pechiney-Triangle, un délit d'initié qui semblait mettre en cause également les milieux politiques.


Cet obscur serviteur de la mitterrandie a-t-il été assassiné dans cette ville quelques semaines après avoir quitté Matignon et la défaite cuisante de la gauche aux législatives ?
L'enquête de police a conclu à un suicide.

D'autres suicides émaillèrent les présidences de François Mitterrand 
François de Grossouvre, conseiller du président F. Mitterrand pour les problèmes de sécurité et les dossiers sensibles, notamment ceux liés au Liban, à la Syrie, à la Tunisie, au Maroc, au Gabon, aux pays du Golfe, au Pakistan et aux deux Corée, est un descendant de maîtres de forges et de banquiers qui fut lui-même  proche des milieux de l'Action française et se suicida à l'Elysée. Malgré une garde rapprochée, le 7 avril 1994, son garde du corps du GIGN, le retrouva mort, d'une balle dans la tête, dans son bureau du palais de l'Élysée, situé au premier étage de l'aile Ouest. Sa famille conteste la thèse du suicide.



Grossouvre ne fut pas le deuxième et dernier mort de Mitterrand


Le capitaine Pierre-Yves Guézou est retrouvé pendu à son domicile en 1994 à la suite de l'affaire des écoutes de l’Élysée, dont François Mitterand a été reconnu comme instigateur principal. Il avait été mis en examen 4 jours auparavant et, en tant que décrypteur des écoutes, il avait connaissance de toutes ces dernières et aurait été tenu d'en informer le tribunal.

Hollande dans l'ombre de "Tonton" Mitterrand 
Sous un beau soleil, devant une petite foule, François Hollande avait pris la parole devant le Palais Ducal, là où François Mitterrand avait le 4 mai 1993, après l'enterrement de Bérégovoy, lancé son anathème contre la presse, affirmant que "toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie".
 
Il déposa  ensuite une gerbe et observa une minute de silence sur la tombe de  Bérégovoy, accompagné notamment des députés PS Michel Sapin, Daniel Vaillant et Christian Paul. La fille de Bérégovoy, Catherine, ainsi que deux de ses petites-filles étaient présentes, tout comme sa soeur.
En fait, F. Hollande flatta les Verts
Le frère de Pierre, Michel Bérégovoy, qui est un ancien député socialiste de Seine-Maritime, est vice-président du Conseil général de Seine-Maritime. Le fils de ce dernier, Jean-Michel Bérégovoy, est un élu Verts au Conseil municipal de Rouen (PS), depuis les dernières élections, et l'épouse de Jean-Michel, Véronique Bérégovoy, est présidente du groupe Verts au Conseil régional de Haute-Normandie.
Dans cette journée pleine de symboles, Hollande  rappela aussi  que la Nièvre était la terre d'élection de François Mitterrand, et que c'est non loin de Nevers, depuis l'hôtel de ville de Château-Chinon, qu'il avait annoncé sa victoire en mai 1981.

L'invocation des morts ne peut habituellement faire de mal, mais ce pélerinage sur la tombe d'un suicidé n'augure rien de bon...

dimanche 8 novembre 2009

Promis le 27 octobre, les prêts aux agriculteurs seront disponibles dès le 10 novembre

« L'agité » ne reste pas « les bras ballants »
Le compte est bon au pays du comté

Plan de financement sans précédent dont 1 milliard d'euros de prêts

Il y a deux semaines, le chef de l'Etat était à Poligny, dans le Jura, pour annoncer des mesures d'urgence.
Nicolas Sarkozy avait alors voulu montrer qu'il prenait la pleine mesure des difficultés auxquelles l'agriculture doit faire face.
Le secteur connaît en effet une forte chute des revenus.
Ils ont déjà baissé de 20% en 2008 et devraient poursuivre cette année cette tendance. François Fillon avait au préalable précisé qu'il s'agirait d'un "plan massif" et non pas "de rustines pour simplement passer des moments difficiles".

Nicolas Sarkozy entendait donc apporter à une "crise sans précédent" une réponse tout aussi inédite.
"Je suis venu vous proposer un plan, absolument sans précédent, de soutien exceptionnel à notre agriculture, qui comprend un milliard d'euros de prêts bancaires et 650 millions d'euros de soutiens exceptionnels de l'Etat. Un plan "engagé dans son intégralité avant la fin de l'année 2009".", avait-il annoncé.

-> La FNSEA évoqua alors "des débuts de réponses"... Elle n'aura pas attendu longtemps !

60 millions d'euros apportés par l'Etat

  • Grâce à l'aide de l'Etat, le taux d'intérêt des prêts bancaires sera ramené à 1,5%, voire 1% pour les jeunes agriculteurs, sur cinq ans.
  • Les agriculteurs seront aussi exonérés des charges dues à la mutualité sociale des travailleurs saisonniers et se verront rembourser au premier trimestre 2010, 75% du montant de la taxe carbone pour 2010.
  • Le président a assuré que le gouvernement œuvrerait pour une plus grande régulation au niveau européen, mais a aussi demandé une plus grande justice au sein de la filière agricole française.

    ->La FNSEA attendait davantage, mais les débuts sont-ils assez prometteurs ?

    Pas d'attente à la pompe à fric
  • Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé aujourd'hui que les prêts d'urgence promis aux agriculteurs par le président Nicolas Sarkozy seront disponibles dans les banques concernées dès mardi matin.
    "Je signerai la convention demain (lundi) avec les banques de façon à ce que les agricultures français puissent aller dès mardi matin dans les banques demander les prêts de restructuration, les nouveaux prêts de trésorerie qu'ils pourraient souhaiter", a déclaré le ministre, invité du "Grand Rendez-vous" Europe-1/Le Parisien. "Dès mardi matin, tous les agriculteurs français pourront aller dans leur banque, pas simplement le Crédit Agricole, toutes les banques concernées", a-t-il précisé.
  • Pour Bruno Le Maire, ces prêts sont "importants" parce qu'ils permettront à certains agriculteurs "de restructurer leur dette, de l'étaler sur 10 ans et donc de retrouver une bouffée d'oxygène"
    Le ministre de l'Agriculture a expliqué cette semaine que deux critères principaux seraient étudiés en priorité dans l'attribution du milliard d'euros de prêts bonifiés par l'Etat, annoncés par le président de la République dans le Jura: "le taux d'endettement" et "le niveau de revenus".
    Quant aux aides directes aux agriculteurs, elles seront votées en projet de loi de finance rectificative "d'ici une dizaine de jours" et arriveront "immédiatement après", a-t-il promis.
    Commentaires
    Le plan annoncé par le président de la République "sera engagé dans son intégralité avant la fin de l'année 2009", avait-il assuré.

  • Ces annonces rejoignent en partie les demandes de la FNSEA.
    Mais le principal syndicat agricole n'en a pas assez. "Ce sont des débuts de réponses mais il y a quelques points où n'y a pas le compte. Le meilleur plan, même important, ne remplacera jamais une politique de prix" pour venir en aide aux agriculteurs, a lancé son secrétaire général, Dominique Barrau, précisant que la FNSEA attendait par exemple des prêts à taux 0%. Rêve de tout un chacun... "On a été entendu mais pas au niveau nécessaire", a-t-il ajouté. Le contribuable sera sans doute d'un avis légèrement différent.
  • Pour le PS, François Rebsamen a dénoncé un "plan de courte vue".
    L'illustre gestionnaire de la commune de Dijon, n'y voit qu'un "plan de plus, destiné à calmer les agriculteurs et à apaiser une catégorie d'électeurs déçus qui ont clairement affirmé par leur mobilisation leur opposition à sa politique, à quelques mois des échéances régionales". Des propos constructifs: la contribution positive des socialistes.

  • Lire toutefois PaSiDupes sur la gestion de Dijon par F.Rebsamen
    Il est fâcheux que YouTube ait rendu la video inaccessible... (auto-censure ou pressions et complaisance ?)
    Video de substitution
    VOIR et ENTENDRE les aveux désinvoltes du sénateur-maire de Dijon, alors n°2 du PS de François Hollande


    et une video pour en sourire
  • Lire encore le blog d'Yves Japiot, à propos du rapport accablant de la chambre régionale des comptes
    Et aussi Rebsamen, inéligible pour des comptes de campagne douteux...
    VOIR et ENTENDRE

    Intervention de FX Dugourd Conseil Municipal Dijon
    par diviovideo

    Et noter que la moutarde ne monte pas toujours au nez de Rebsamen
  • Rebsamen "bouchonne" les agriculteurs : sans aucune arrière-pensée électoraliste, dans son département agricole de Cote-d'Or...

    En France, malgré la solidarité nationale et tout compte fait, et même avant, le compte n'y est jamais...
  • mercredi 29 juillet 2009

    La taxe sur le CO2 proposée par Rocard sera redistribuée, précisent Borloo et Lagarde

    Des réactionnaires taxent le projet de leurs inévitables critiques

    L'ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, président de la conférence d'experts sur la création d'une taxe carbone, ou Contribution climat énergie (CCE), a rendu mardi 28 après-midi sa copie au ministère du développement durable. Il s'est rendu à 16h30 à l'Hôtel de Roquelaure où il a remis ses recommandations à Jean-Louis Borloo et à la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
    Les ministres ne voyaient pas alors la nécessité de communiquer à ce stade, estimant "que tout a été dit" après les fuites parues la semaine dernière dans le quotidien économique Les Echos, ont-ils observé lundi.

    La conférence de consensus d'experts

    Elle a réuni pendant deux jours début juillet économistes, industriels, syndicalistes et associatifs pour dessiner les contours de cette CCE.
    Puis, le 9 juillet, une table ronde a rassemblé à huis-clos, sous la présidence de M.Rocard, une quinzaine de personnes (élus, économistes, représentants du patronat et des syndicats), pour formuler ses recommandations.
    Ce sont celles qui ont fait l'objet d'un consensus qui ont été présentées aux ministres mardi. LIEN vers les recommandations que l'ancien premier ministre a officiellement remis mardi 28 juillet.

    Les objectifs de la taxe carbone

    Cette future taxe concerne les énergies fossiles - pétrole, gaz, charbon - "afin de dissuader les consommations excessives", génératrices d'émissions de gaz à effet de serre, a rappelé lundi Michel Rocard. Elle pourrait également s'appliquer à l'électricité, mais ce "n'est pas encore décidé". M. Rocard s'est déclaré "personnellement pour".

    Cette taxe pourrait rapporter 8 milliards d'euros sur la base d'une tonne de CO2 facturée 32 euros dans l'immédiat (puis 100 euros en 2030). Avec le chauffage, elle représenterait un total moyen de 300 euros annuels par ménage.

    "Nous voulons en tirer de quoi compenser les pertes de pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires et soulager les entreprises menacées par la concurrence étrangère", insiste Michel Rocard, qui met en garde: la CCE ne doit pas servir à boucher des trous dans les finances publiques.

    Que fera en effet le gouvernement des 8 à 9 milliards d'euros que devrait rapporter ce nouvel instrument dès la première année ?

    M. Rocard avait précisé lundi que la manière de compenser la taxe n'était"pas encore tout à fait mise au point". Ce serait à l'administration fiscale d'y travailler pour une inscription possible de la CCE au projet de budget, dès cet automne.L'idée initiale de reverser intégralement ce montant sous forme d'un "chèque vert" pour les ménages ou de baisser les charges pour les entreprises a d'ailleurs été écartée.

    Une partie de cette somme pourrait donc être affectée au financement des dispositifs de type prêt à taux zéro mis en place pour inciter les ménages à isoler leur logement ou à changer leurs systèmes de chauffage, indiquait-on. La compensation serait alors réservée aux ménages les plus modestes en prenant en compte d'autres critères, comme la nécessité d'emprunter sa voiture pour aller travailler et le fait d'habiter en milieu rural qui introduit, comme l'ont montré les études de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), une inégalité devant l'impôt.

    Ils ont tous des raisons de craindre les conséquences du changement climatique
    Tous d'accord pour que soit fait quelque chose, à condition de ne pas être touchés.<br>
    "On nous demande de parler avant d'avoir fini de travailler. Or c'est un processus lent, il faut être prudent", regrette Michel Rocard. Et en effet, les ministres Borloo et Lagarde n'avaient pas reçu les propositions de la conférence que chacun y était déjà allé de sa critique, ou de sa propre recommandation: des syndicats au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) du Che-Besancenot, en passant par des associations de consommateurs, et des mouvements de défense de l'environnement, comme évidemment le réseau Sortir du nucléaire qui n'a jamais rien approuvé, et de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) à des responsables politiques de l'UMP. Ils qualifient tour à tour la taxe carbone de hold-up sur le pouvoir d'achat des ménages, de menace sur la compétitivité des entreprises, de cadeau à l'industrie du nucléaire...

    Certains élus soucieux de la réduction des déficits publics, comme le rapporteur UMP du budget à l'Assemblée Gilles Carrez, réclamaient tout naturellement que les futures recettes tombent dans le budget général.
    Rocard lui-même préfère pour sa part la jouer en mineur: "Nos recommandations sont fermes sur les principes mais il faut maintenant que le ministère de l'économie règle les détails, affine ses évaluations. Il y a encore des mois de travail."
    Mais si le premier ministre, François Fillon, a promis "d'ouvrir un grand débat", les arbitrages ne sont pas pris.

    Le fruit de la taxe serait intégralement redistribué aux ménages

    Les mécontents patentés se sont emportés bille en tête avant d'en savoir plus.

    Le lendemain, le temps de recevoir l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard et le rapport de sa commission sur cette contribution climat-énergie (CCE), les ministres de l'Ecologie et de l'Economie, Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde annonçaient pourtant mardi 28, que la future taxe sur les émissions de CO2 sera intégralement redistribuée aux ménages et aux entreprises.
    "Cette contribution sera strictement compensée par une baisse des prélèvements obligatoires, de façon à préserver le pouvoir d'achat des ménages et la compétitivité des entreprises", ont-ils déclaré dans un communiqué.