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lundi 8 août 2016

Arrêté en Turquie, le beau-frère des frères terroristes Kouachi était "fiché S" depuis deux ans

Depuis les attentats de janvier 2015, l'islamiste semblait être totalement sorti des radars. 

Or, 
Mourad Hamyd a été interpellé à la frontière turque, le 22 juillet
"Injustement accusé d'être le troisième homme du commando des frères Kouachi" jusqu'en août 2014, ce membre de la famille des tueurs de "Charlie Hebdo" tentait de rejoindre l'EI
Son nom est apparu pour la première fois publiquement le 7 janvier 2015, quelques heures seulement après la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo.
Mourad Hamyd (ci-contre), né en 1996 à Reims, est alors soupçonné d’être le troisième homme du commando meurtrier aux côtés des deux frères Kouachi, Saïd et Chérif. Le soir même, les unités d’élite du GIPN de Lille et de la BRI de Strasbourg font irruption au domicile familial du jeune homme, dans le quartier sensible de la Ronde-Couture, à Charleville-Mézières (socialiste depuis 1925 et jusqu'en avril 2014 quand elle a été remportée par la droite, UMP), Ardennes.

Mourad Hamyd, dont la grande sœur est mariée à Chérif Kouachi, se rendra finalement spontanément au commissariat de la ville, avant d’être relâché au bout de 48 heures sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. 
La duplicité des djihadistes n'est pas un fantasme de réseau social. Mourad Hamyd, 20 ans, en est sans doute l'illustration la plus inquiétante. Interpellé au soir du 7 janvier 2015 pour sa possible participation à la tuerie de 'Charlie Hebdo', puis libéré - bien que "fiché S", sans aucune charge immédiatement, le beau-frère de Chérif Kouachi a été refoulé fin juillet par les autorités turques alors qu'il tentait probablement de gagner la Syrie en train, comme l'a révélé hier 'le Journal du dimanche'. Aujourd'hui retenu par les autorités bulgares et visé par un mandat d'arrêt européen émis par la France, celui qui s'indignait dans la presse réceptive d'avoir été "jeté en pâture" à sa sortie de garde à vue et se décrivait comme un "lycéen qui vit tranquillement avec ses parents" semble avoir réussi à duper les services du renseignement à la fois sur sa personnalité et ses activités.
Un "innocent" en lien avec la mouvance radicale locale 

En sortant de garde à vue, l’élève timide de Terminale S se dit "sidéré, complètement dépassé par les événements". Inconnu de la justice, il était en cours au moment de la tuerie parisienne et avait donc peu de chance d’être le suspect aperçu sur un scooter aux abords de Charlie. 

Il avait tenu un discours édifiant. 
"Cet attentat, c’est l’horreur; c’est un crime horrible et je pense aux victimes et à leurs familles", avait-il déclré à l’AFP, tout en assurant n’avoir que des rapports "assez lointains" avec son beau-frère Chérif Kouachi.
Le lycéen n’était pas pour autant un inconnu des services de renseignement. 
Il fait en effet l'objet d'une fiche S depuis août 2014, soit bien avant la tuerie de Charlie, pour ses liens avec la mouvance radicale locale.
Il semblait toutefois s'être totalement modéré, raconte-t-on, pour excuser la surprise des services du renseignement pourtant mobilisé par l'état d'urgence.
Vous avez dit "surprise" "radicalisation récente et soudaine"? 
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) rédige même un rapport complet sur le lycéen de Charleville-Mézières, le 26 août 2014. Le projet de construction d'une nouvelle mosquée (900 m2 et 5 millions d'euros entièrement financés par des particuliers) et d’un centre culturel qui piétinait depuis plusieurs années est désormais achevé, mais des tags "islamophobes" sur les palissades du chantier, avaient mobilisé le collectif contre l’islamophobie en France CCIF), alerté par l’association de la mosquée et du centre culturel des Ardennes (AMCCA) .

Le constat est clair. 
"Mourad Hamyd est apparu au contact de djihadistes français présents en Syrie, laissant augurer un départ pour les rejoindre. Son environnement établit des liens très étroits avec la sphère salafiste djihadiste et son immersion complète dans ce milieu", écrivent alors les policiers spécialisés, qui notent au passage "qu'il fréquente régulièrement le domicile de Chérif Kouachi".

Le 22 juillet, ses proches étaient venus signaler sa disparition "soudaine" au commissariat de Charleville-Mézières

Une enquête est "aussitôt" (!) ouverte pour "disparition inquiétante" et confiée à la PJ de Reims. A peine une semaine plus tard, le 28 juillet, Mourad Hamyd est interpellé en Bulgarie - membre de l’Union européenne et de l'OTAN - à proximité de la frontière turque, comme l’a révélé le Journal du Dimanche. 
Les affaires retrouvées sur lui, notamment un uniforme et de grosses chaussures, laissent peu de doute sur les intentions du jeune dissimulateur formé à l'école de la FSU, soupçonné d’avoir voulu rejoindre la zone irako-syrienne pour combattre dans les rangs du groupe Etat islamique. 

Le JDD explique qu'il aurait voyagé seul en train, via la Hongrie, la Serbie et la Bulgarie, avant d’être refoulé par les autorités turques. "Dès" (!) le lendemain, la section antiterroriste du parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes", pour que puisse être délivré un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Mourad Hamyd, préalable obligatoire avant son probable rapatriement en France. 

Comment en est-il arrivé à vouloir rejoindre le califat ? 
Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre comment "ce jeune homme" (sic, l'AFP et les copieurs-colleurs professionnels et serviles de dépêches d'agences) fiché S, injustement accusé lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, en est arrivé à vouloir rejoindre le califat.

A-t-il bénéficié de complicités ? Etait-il au contact de filières identifiées par les services de renseignement ? La Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), co-saisis de l'enquête, se déclarent débordées par les innombrables informations judiciaires en cours: elles doivent faire face à une vague continue de candidats au djihad et la déclaration médiatique de l'état d'urgence permet au premier ministre de Hollande de lancer que "tout a déjà été fait ensemble", mais ne règle rien. 
Le 19 juillet, à l’Assemblée nationale, Manuel Valls a balancé des chiffres: 2.147 Français ou étrangers résidant en France "sont connus pour leur implication dans les filières syro-irakiennes". Parmi eux, 898 ont manifesté des velléités de départ et plus de 1.000 ont séjourné dans la zone. 
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?On ménage la communauté musulmane en préparant un super ... "pacte" de "fraternité" ! Après le pacte de compétitivité annoncé fin 2012, devenu, pacte de responsabilité fin 2013, puis pacte de responsabilité et de solidarité début 2014, après la déroute du PS aux élections municipales, on a eu aussi le Programme de stabilité (2014-2017) et même le Projet de loi "égalité et citoyenneté" (PACTE) et le retrait du Pacte B, en juillet dernier, Valls a appelé à "bâtir un pacte avec l'islam de France": le changement consistera à faire du neuf avec de l'ancien en réactivation de la Fondation des œuvres de l'islam relancée après dix ans d'échecs.
Par la voix de l'illustre 
endormi Laurent Fabius (alors ministre des Affaires étrangères et du Développement international et aujourd'hui recasé à la tête du Conseil constitutionnel), la France a même proposé à l'ONU une Charte d’action pour les minorités au Moyen Orient. Et une charte du même, la fameuse Charte de déontologie engageant les ministres et visant à créer un lien de confiance entre les citoyens et ceux qui gouvernent, tels Jérôme Cazeneuve, ministre du Budget et fraudeur du fisc, ou Thomas Thévenoud, secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, autre fraudeur du fisc et contraint à démissionner 9 jours plus tard.
Aussi faut-il souhaiter un bel avenir au dernier machin communautariste brandi par Valls.

mercredi 16 octobre 2013

Six ministres bretons au secours de l'agroalimentaire breton

15 millions pour les entreprises agroalimentaires bretonnes 

Aucune région aussi lourdement représentée au gouvernement, et pourtant...
Après des mois de négligences, le Premier ministre nantais Jean-Marc Ayrault a dû annoncer ce mercredi un "pacte d'avenir" pour la Bretagne avec des mesures d'urgence et des "actions plus durables". Ainsi la Bretagne sera la première région que la future écotaxe poids lourds contournera, épargnant notamment la RN 164 et le réseau routier local.

Ayrault a annoncé ce mercredi 16 octobre un "pacte d'avenir" pour la Bretagne avec des mesures d'urgence et des "actions plus durables". Parmi les mesures d'urgence, le Premier ministre a notamment annoncé le déblocage de 15 millions d'euros pour aider les entreprises agroalimentaires, ainsi que la reprise du site de l'abattoir Gad - puissante coopérative associée à un réseau coopératif multinational - à Lampaul-Guimiliau par la communauté de communes (15) de Landivisiau (Finistère), présidée par Georges Tigreat, maire de Landivisiau, conseiller général ...UMP.

Le chef du gouvernement s'exprimait en début d'après-midi à l'issue d'une réunion à Matigon avec 12 ministres, dont six quadrillent l'Ouest, avec Ayrault, de Nantes: Michel Sapin (Travail), Stéphane Le Foll (Agriculture, du Mans), Guillaume Garot (Agroalimentaire, de Laval), Arnaud Montebourg (Redressement (im)productif), Nicole Bricq (Commerce extérieur), Sylvia Pinel (Artisanat), Pierre Moscovici (Economie), Bernard Cazeneuve (Budget, de Cherbourg, Manche), Geneviève Fioraso (enseignement supérieur), Jean-Yves Le Drian (Défense de député-maire de Lorient, Morbihan, et ancien président du Conseil régional de Bretagne), Marylise Lebranchu (Réforme de l'Etat à Morlaix, du Finistère) et Frédéric Cuvillier (Transports).
Lien PaSiDupes - "Bretagne socialiste frappée par les suppressions d'emplois dans l'agroalimentaire ": Colère des électeurs bretons du président Hollande

Cette réunion tentait de répondre à la crise des secteurs de l'agroalimentaire et de l'agriculture

 Gad SAS a finalisé son plan de continuation, 
qui supprime plusieurs centaines d'emplois et 
ferme les abattoirs de Lampaul-Guimiliau (Finistère)  
Ils représentent un tiers des emplois en Bretagne. La suppression de près de 900 emplois à l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) est venu s'ajouter en fin de semaine dernière à la liste déjà longue d'entreprises agroalimentaires bretonnes visées ces derniers mois par des plans sociaux, dont Doux, Marine Harvest et le volailler Tilly-Sabco. 

Le gouvernement s'engage à trouver une solution à tous les salariés qui perdent leur emploi, selon le Premier ministre. Chacun se verra proposer une convention de reclassement personnalisé, qui garantit le maintien de 97% du salaire net pendant un an, afin de leur permettre de suivre des formations.

Les milieux économiques bretons protestent notamment contre la future écotaxe poids lourds, censée entrer en vigueur le 1er janvier 2014. Cette taxe, initiée par la précédente majorité lors du voulue par le Grenelle de l'environnement initié par les écologistes radicaux d'EELV, devait s'appliquer à tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes transporteurs de marchandises, circulant sur le réseau national non payant, selon des barèmes kilométriques.

Jean-Marc Ayrault a entendu leurs crainte et a annoncé l'exonération d'écotaxe pour la route nationale 164 (RN 164) et de l'intégralité du réseau routier local. les véhicules agricoles et de transport du lait en seront aussi exemptés.

Une première brèche que les autres régions sinistrées ne manqueront pas de s'infiltrer.

dimanche 11 novembre 2012

UMP: le "Pacte d'unité" de Raffarin pour l'élection de son secrétaire général

Le secrétaire général sera élu et non désigné... 
Jean-Pierre Raffarin proposera lundi un "Pacte d'unité" de l'UMP aux différentes motions attendues lors du congrès du 18 novembre. 

"Je vais envoyer demain matin (lundi) une lettre à toutes les motions pour qu'on accepte les uns et les autres un Pacte d'unité de l'UMP", a déclaré l'ancien Premier ministre,  dimanche 11 novembre sur France 5.

Ce "Pacte", a-t-il expliqué, préconisera d'une part qu'il n'y ait "pas d'organisation départementale des motions", et  d'autre part pas   de "financement spécifique" des motions
"C'est l'UMP qui finance, a-t-il souligné, nous sommes des mouvements de l'intérieur (de l'UMP) et non pas des mouvements à l'extérieur, à la marge".

Enfin, il n'y aura  "pas d'investiture" spécifique, "c'est-à-dire que celui qui est investi à une élection par l'UMP" a le soutien de l'ensemble des adhérents, a poursuivi Jean-Pierre Raffarin, soutien de Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP candidat à la présidence du mouvement face à l'ancien Premier ministre, François Fillon.

Raffarin juge "décevants" les propos tenus samedi par François Fillon sur son rival pour la direction de l'UMP

François Fillon lui a reproché de "rechercher le buzz à tout prix" et ressent "beaucoup d'insatisfaction chez les militants" du parti, dans un entretien publié samedi sur Le Parisien.fr.
"J'ai trouvé cette interview un peu brutale. Je pense que c'est la nervosité", à l'approche du 18 novembre, a estimé Jean-Pierre Raffarin.

En tout état de cause, le vainqueur du vote des militants devra tendre la main vers le vaincu pour l'unité de l'UMP, a-t-il affirmé.
"Je pense que la campagne de Jean-François Copé est en train de marquer des points. Depuis le débat (télévisé Copé-Fillon du 25 octobre, le secrétaire général de l'UMP) est passé en tête. Il est vraiment en phase avec ce qu'est l'UMP aujourd'hui", a dit Jean-Pierre Raffarin.

samedi 14 juillet 2012

Retour à "l'ordre moral " sous la houlette de Jospin

Lionel Jospin, grand-père-la-vertu officiel du socialisme français





Jean-Noël Guérini n'était pas libre ! 
Et Kucheida, non plus...


François Hollande honore Lionel Jospin à l'occasion du 14-Juillet

François Hollande a rendu hommage samedi à Lionel Jospin, son mentor d'hier, en lui confiant la présidence d'une commission sur la moralisation et la rénovation de la vie politique dix ans après son échec de 2002 à la présidentielle.


"Il y a des règles qui sont demandées parce que nous sommes dans une période difficile et qu'il y a une exigence de moralisation, de rénovation", a déclaré le président lors de son entretien télévisé du 14 juillet.
"Donc je vais proposer une commission, dans un délai très court, qui sera présidée par un homme incontestable pour son intégrité", Lionel Jospin, a poursuivi le chef de l'Etat.
Dix ans de retraite forcéeEn deux phrases, François Hollande a remis l'ex-Premier ministre dans le bain de la vie politique. Un retour d'ascenseur à celui qui lui avait confié les rênes du PS en 1997, après la victoire des socialistes aux législatives anticipées de cette année-là.
A cette époque, l'homme fort, le vainqueur, c'était Lionel Jospin, lui qui durant cinq ans à Matignon s'est affronté au président d'alors Jacques Chirac. Jusqu'au 22 avril 2002 et le fracas de son élimination du second tour de la présidentielle.




La Vache qui rit pas,
Hollande,
et Bel:
à trois pour un seul fromage


Un 
contrat de génération qui vise à inculquer de la morale aux jeunes pousses du gouvernement ?
Les jeunes pousses n'ont en effet d'autres modèles que des vieux éléphants roses, tel Julien Dray, ou de puissants barons socialistes régionaux auxquels s'intéresse la justice, tel J.-P. Kucheida et Hollande fait l'amalgame: le reste de la société serait aussi perverti, "sale" et "abîmé", selon les termes de l'amère de Lille, que le président n'a pas envisagée un instant à ce poste, vu les casseroles qu'elle traîne de primaire en Congrès du PS et de pacte de Marrakech avec le candidat "titulaire" de la présidentielle 2012, Dominique Strauss-Kahn, en accord secret avec la parachutée des législatives, Cécile Duflot

Jospin présidera la commission sur la moralisation de la vie politique




A 64 ans, Jospin avait jugé Chirac " fatigué " et " vieilli ".
Jospin en a aujourd'hui 75...



Des radars mobiles ambulants visant les acteurs politiques ?
François Hollande a annoncé ce samedi que la commission sur la moralisation et la rénovation de la vie politique serait chargée de faire "des propositions pour le non-cumul des mandats -pour que les parlementaires soient pleinement impliqués dans la vie législative-, le financement des campagnes, les modes de scrutin (...) et enfin tout ce qui est charte éthique ", conformément au cahier des charges des 60 engagements pris durant sa campagne présidentielle.
Aucun conflit d'intérêt ne peut être toléré
"Quand on est élu de la République, il doit y avoir des règles qui s'imposent et donc aucun conflit d'intérêt ne peut être toléré", a souligné le président.
F. Hollande a encore signalé que, s'agissant des modes de scrutin, la commission devrait notamment se pencher sur l'introduction d'une part de proportionnelle aux législatives ou encore sur celui des sénatoriales.
Le président de la République a fait valoir qu'elle serait composée de "personnes de toutes sensibilités" et qu'il consulterait "tous les partis politiques" après la remise de ces travaux.
La création de la commission avait été annoncée en matinée par l'Elysée.
Hollande veut rétablir de la moralité sur l'exemple du PS
Un seul exemple de moralité et de transparence: Sylvie Andrieux !
Lien PaSiDupes: "Andrieux, députée condamnée mais réintégrée en catimini par le PS, sournoiserie de l'équipe Hollande.

L'ordre moral de Napoléon III ?
" Avec l'aide de Dieu, le dévouement de notre armée, qui sera toujours l'esclave de la loi, avec l'appui de tous les honnêtes gens, nous continuerons l'œuvre de la libération de notre territoire, et le rétablissement de l'ordre moral de notre pays. Nous maintiendrons la paix intérieure et les principes sur lesquels repose notre société ". 
(Discours du Maréchal ...Patrice de  Mac-Mahon, le 28 avril 1873)