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dimanche 8 février 2015

Le journal Le Monde, organe de presse du Parti socialiste ?

Son acharnement anti-Sarkozy n'éprouve-t-il pas l'"honnêteté intellectuelle" des  lecteurs ?


Haro sur le reconstructeur de l'UMP
La théorie de l'évolution, oui,
mais la sélection naturelle, non!
L'empathie du Monde est touchante. "Après les sifflets de Bordeaux, les sifflets de Paris. Alain Juppé a été hué par une partie des cadres de l’UMP, réunis au conseil national, samedi 7 février. Comme lors du meeting dans sa ville, l’ancien premier ministre a été chahuté lorsqu’il a appelé à un large "rassemblement de la droite et du centre", y compris le MoDem [de Bayrou, son voisin en Aquitaine], afin de lutter contre le Front national." Le PS ne jouerait-il pas pourtant à l'unité avec les "frondeurs" de la Ch'tite maire de Lille? 

"
La semaine où Sarkozy a perdu de son aura," titre encore Le Monde, le même jour.
A croire que le journal du soir dispose d'une cellule dédiée... "Engoncé dans l’impératif d’unité nationale, jouant des coudes lors de la marche citoyenne du 11 janvier, peinant à faire entendre ses propositions contre le terrorisme…
Dimanche 1er février, coup de tonnerre rue de Vaugirard." A la législative partielle du Doubs, le candidat de l'UMP -choisi par l’ancienne direction, le triumvirat Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin- n'a pas mieux réussi dans la circonscription acquise à la gauche qu'aux scrutins précédents depuis que Pierre Moscovici l'avait investie, avant de l'abandonner pour faire carrière à Bruxelles. Le premier tour du 1er février dernier administra d'ailleurs un camouflet au candidat du PS qui arriva derrière la candidate du... Front national. Pour la première fois depuis mai 2007, la gauche est défiée par l'extrême droite et appelle à un "front républicain" de circonstance, à son service, pour parvenir à le contrer.

"La droite se retrouve face à un casse-tête," alors que l'arrivée d'un troisième député FN à l'Assemblée serait une échec de la gauche avant quiconque. Il appartient à la gauche de faire le "job", mais il semble au Monde - peu confiant - que le problème FN serait celui de l'UMP, parce qu'il lui revient de " trancher entre deux choix inconfortables" - créés par le PS qui peine à conserver sa circonscription. "Soit il appelle les électeurs de l’UMP à voter en faveur du PS pour faire barrage à l’extrême droite, au risque d’alimenter le discours du FN sur l’"UMPS" ; soit il ne prend pas position et risque d’être accusé de faire le jeu du parti de Marine Le Pen. Autant de procès qui lui sont déjà faits...

Le PS n'assume pas une éventuelle défaite

"
Doubs: l’UMP arbitre du second tour," titre Le Monde, comme si l'unité de la gauche ne devait pas suffire. Si le PS était envoyé dans les cordes, ce serait la responsabilité de la droite. Et à l'inverse? L'incertitude du Monde est si grande que le journal prépare l'argumentaire accusant l'UMP. "La campagne du PS, qui a capitalisé sur la bonne gestion du gouvernement après les attentats des 7, 8 et 9 janvier, semble avoir porté ses fruits. De nombreux responsables socialistes ne cessent de vanter la "fierté retrouvée" de la base. Un effet de "l’esprit du 11 janvier" invoqué par Manuel Valls, venu apporter son soutien à son candidat mardi 27 janvier ?" Celui-ci aurait-il accédé au second tour sans les interventions répétées de membres du gouvernement, ajoutées à l'"effet Charlie" qui a traumatisé la France et au-delà ?  

"Pas si sûr
.
Le FN est tout de même arrivé largement en tête (4 points d’avance) et le scrutin a été marqué par une forte abstention, peu étonnante dans le contexte d’une partielle: 60,4 % des inscrits ne se sont pas déplacés, sans qu'on sache à quel bord elle a profité. De plus, le PS perd environ 10.000 voix par rapport au scrutin législatif de 2012. En l'absence de concurrent du MoDem, le PS peut compter sur le centre, puisque le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a appelé à voter pour le candidat du PS, mais une bonne part de l'électorat du Front de gauche a bien dû passer d'un extrême à l'autre, puisque le communiste Vincent Adami, outre le NPA d’Olivier Besancenot et le MRC de Jean-Pierre Chevènement notamment, propose du bout des lèvres de faire "confiance aux électeurs afin qu’ils orientent leur choix vers cet impératif : pas de députée frontiste supplémentaire à l’Assemblée Nationale le 8 février", après avoir recueilli 3,7% des suffrages dimanche 1er février. 
'Vu les circonstances, on aurait dû être éliminés', déclare Christophe Borgel, en charge des élections au PS, contredisant Le Monde. '"Ça montre qu’il y a un effet de remobilisation, mais ça ne règle pas tous les problèmes. On a perdu la moitié de nos voix", concède-t-il au Monde.  Si le PS échouait malgré les deux déplacements  de Manuel Valls, le premier ministre, et celui de Cazeneuve, ministricule de l'Intérieur, la faute serait rejetée sur l'UMP et singulièrement sur Sarkozy. Si le PS l'emportait, il le devrait à quelques figures de l'UMP qui se sont prononcées en faveur du candidat du Parti socialiste, tels Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le "ni-ni " – ni Front national, ni Parti socialiste - de Sarkozy n'est pas une surprise.


Dans un billet publié mercredi 4 février, Pierre Moscovici s'était offusqué de la stratégie du "ni-ni" adoptée par l'UMP pour l'élection législative partielle de dimanche dans le Doubs.

Les aléas de la reconstruction de l'UMP


Le choix du "ni-ni" de l’UMP signe de manière symbolique l’échec du retour de Nicolas Sarkozy. "Une stratégie du front républicain est mortifère", martèle Roger Karoutchi. Et à l'extérieur, la presse de gauche s'en prend à Nicolas Sarkozy qui incarne la seule fermeté face au PS et FN. Pour Nicolas Sarkozy, le début d'année avait déjà été compliqué. Bien malgré lui, les attentats de djihadistes français à Paris avait contraint le patron de l'UMP à laisser la main au pouvoir, le privant de la parole au profit d'un exécutif qui l'a accaparé sans aucune retenue. Il a finalement bien dû rompre le silence le 21 janvier au JT de 20 heures sur France 2 en déplorant les propos de Manuel Valls sur l'"apartheid" en... France.

Et la presse de gauche a récupéré l'esprit du 11 janvier à son profit 
C'est le cas de L'Obs, cette fois. Réélu en décembre dernier avec 64,5% des voix à la tête de l'UMP, s'agit-il "d'une épreuve pour Nicolas Sarkozy, d'une contre-performance, voire d'une Berezina", s'interroge l'hebdomadaire, sans considérer que la tête protéiforme du parti puisse être ébranlée ? Peu importe à L'Obs de savoir s'ils sont meilleurs que l'autre ceux ou celles qui en sont à appeler à voter pour l'un ou l'autre des deux partis arrivés au second tour? "Il faut se pincer pour être sûr d'entendre ce qu'on entend", raille un proche du patron de l'UMP qui s'ébahit du "tapage médiatique".

Une certaine presse a matraqué toute la semaine
Voulant à toute fin ignorer que le président de l’UMP plaide depuis plusieurs années pour la liberté de vote, tout en disant « non » au FN, la presse a déclenché un tir de barrage contre lui, alors que le bureau politique est revenu du « ni-ni » avec abstention ou vote blanc. Quelques voix personnelles divergentes ont suffi à la majorité présidentielle pour dénaturer ce concours de nuances à l'UMP.
La partielle du Doubs a donc relancé le débat pendant sur la doctrine du "ni-ni" (ni Front national, ni Front républicain) instaurée dès 2011 par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était encore président de la République. Avant 2011, le front républicain avait presque toujours prévalu entre l'UMP et le Parti socialiste, le parti arrivant troisième se désistant en faveur du second pour faire battre le parti d'extrême droite. En 2011, l'UMP opère un virage à 180 degrés. Plombé par la crise économique et financière que la gauche minimisait et l'avènement de Marine Le Pen, le parti majoritaire avait été éliminé dès le premier tour dans plus de 200 cantons. Jean-François Copé avait donc passé le mot d'ordre salutaire du "ni-ni." En avril 2012, les électeurs de Nicolas Sarkozy sont, selon une enquête OpinionWay, 64% à se dire favorables à une alliance UMP-FN aux législatives en échange du soutien de Marine Le Pen à Nicolas Sarkozy. Une position qui dénote une écoute attentive des 67 % de sympathisants de l'UMP qui sont favorables à la posture du " ni-ni."

Quatre ans plus tard, les féaux de la majorité jouent l'étonnement


D'autant qu'elle serait la première bénéficiaire...


Libération, Le Point ou France Inter titrent le même élément de langage: "Sarkozy peine à s'imposer comme leader naturel de l'UMP." Libération le dépeignait en Bonaparte, mais assure aujourd'hui que "Nicolas Sarkozy s’évertue à rassembler l’UMP mais, apparemment mal à l’aise dans le costume de simple chef de parti." Et de gloser sur des amis anonymes qui "ne le reconnaissent plus"... Ils feraient parler les morts ! "Sarkozy est devenu l’homme de la synthèse à l’UMP, alors qu’avant, c’était un guide", déplorerait, à la faveur du "secret des sources," un élu francilien, soi-disant sarkozyste convaincu. Ainsi, Libération rapporterait-il fidèlement les confidences de "nombre de responsables UMP interrogés par l’AFP".
Et de citer les 30% des voix remportées par Bruno Le Maire à la présidence de l’UMP. 


Mais Libération omet de préciser que B. Le Maire s'est prononcé en faveur du "ni-ni"
Cela lui a valu une nouvelle agression verbale du patron coopté à la tête du PS. sur Radio J, le premier secrétaire du PS a estimé que l'UMP était «dans la grande difficulté". Et Cambadélis  a eu un mot presque tous les dirigeants du parti, dans une formule de préau d'école. Pour lui, Nicolas Sarkozy "fait flop", Alain Juppé "fait toc", alors que Bruno Le Maire est "le plus dangereux". De quoi construire un "front républicain" ? Sur France 3, le ministre-porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s'était déjà alarmé d'une "radicalisation de la droite", montrant du doigt la "nouvelle génération", à savoir Laurent Wauquiez et Bruno Le Maire.

Libération fait aussi l'impasse sur le "ni-ni" de François Fillon. L'ancien Premier ministre s’est justifié devant le groupe UMP à l’Assemblée, jugeant "impossible de voter PS", ont pourtant rapporté plusieurs participants, de source AFP. Le quotidien des socialo-bobos en fait cinq lignes: "Pas de complaisance avec le FN, pas d’indulgence avec le PS", explique Fillon, pour qui il est "impossible de voter pour le PS".


En somme, se comportant en chef de  parti rassembleur, Sarkozy a bien changé et la presse partisane regrette qu'il ne soit pas aussi seul qu'elle voudrait.

Mais ceux qui à l'UMP font le jeu du PS croient-ils servir leur parti, les chômeurs et les victimes de la surfiscalisation directe et indirecte ?



vendredi 3 janvier 2014

PS et UMP appellent à l'unité, de part et d'autre

Les appareils laissent-ils les Français à eux-mêmes?

L'UMP est stimulée par l'épreuve des scrutins de 2014


Raffarin, Fillon, Copé et Juppé,
assis à la même table
L'effondrement de l'autorité de l'état et la radicalisation de l'exaspération de nos compatriotes, moteurs de l'UMP. 
François Fillon a exprimé son extreme préoccupation à l'occasion du comité stratégique hebdomadaire de l'UMP du 5 novembre. Quand 91% des Français demandent un changement de politique, mais que le Président se refuse toute initiative courageuse, le risque de contagion des revendications catégorielles est majeur.

Cette crise de confiance nationale inédite mobilise l'opposition et l'incite à surmonter ses divergences
. Le devoir de l'UMP est de démontrer un grand sens des responsabilités, une unité très forte et sa capacité à construire l'alternance. C'est dans cet état d'esprit que François Fillon a proposé au Comité politique que soient engagés un rapprochement et un travail collectif en continu. Plusieurs propositions sont en discussion pour donner une lisibilité à cette unité.

"Déterminé", Jean-Marc Ayrault appelle à l'unité pour 2014

Le premier ministre s'est dit assuré de la réussite de la France
et, lors de la traditionnelle rentrée du gouvernement, a rappelé le cap fixé par François Hollande lors de ses voeux.
"Mobilisation" et "rassemblement", telle est la rengaine du gouvernement en cette rentrée 2014. Le premier ministre n'a pas manqué de rappeler ces deux mots d'ordre, vendredi matin, avant le premier conseil des ministres de l'année. Jean-Marc Ayrault s'est exprimé devant la presse à la sortie du traditionnel petit-déjeuner de rentrée au ministère de l'Intérieur, où l'ensemble du gouvernement a été accueilli par Manuel Valls, en grandes pompes sur le perron.
En parcourant, entouré de ses ministres, les quelques dizaines de mètres qui séparent la place Beauvau de l'Elysée, le premier ministre a rêvé d'un "gouvernement plein d'énergie, déterminé, mobilisé en permanence pour continuer la bataille pour la croissance et l'emploi, tout en continuant d'engager des réformes en profondeur". Une manière de s'inscrire dans les pas de François Hollande, qui a adopté lors de ses voeux un positionnement résolument réformiste et social-démocrate. "La feuille de route est claire, le chef de l'État a fixé le cap", a assuré Jean-Marc Ayrault.
Jean-Luc Mélenchon a une indigestion de Hollande
"La journée n'a pas été bonne pour moi, ni pour personne de mon bord, parce que ce matin l'enterrement de l'amnistie sociale et cet après-midi la confirmation de la conversion libérale de François Hollande. Vraiment, quelle journée pourrie !", a vomi Jean-Luc Mélenchon jeudi soir. 
Et sur Twitter, le coprésident du Parti de gauche (PG) a ironisé sur les voeux aux Français du chef de l'État : "les huîtres baillent ! Passons aux choses sérieuses : à taaable !"

Mais "on va réussir ensemble", promet toujours le sombre Ayrault
"Les efforts que nous demandons aux Français vont être payants. La France est repartie, la France va réussir et on va réussir ensemble", a-t-il réaffirmé, en dépit des chiffres affichés, alors que l'année 2013 a été marquée par de nombreuses entorses à la règle de solidarité gouvernementale. Lors du conseil des ministres, François Hollande a martelé la consigne, rappelant, selon la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, la "nécessité pour chaque ministre de se sentir tenu par des objectifs collectifs et partagés". 
Tandis que les milliards sont distribués à la Bretagne ou à la SNCM, les ministères s'orientent vers des mois de vache maigre. En effet, la réduction promise du chômage ne vient pas, l'impôt rentre mal et la hausse des taux de TVA ne permettront pas de compenser les dépenses publiques.  

Interrogé sur ce qu'on pouvait lui souhaiter pour 2014, alors que dans ses voeux aux Français, son nom n'a pas été prononcé par François Hollande, Jean-Marc Ayrault a répondu, le béret enfoncé jusqu'aux oreilles à la façon de Montebourg: "[Je suis] à ma tâche, avec détermination, sans penser à autre chose, en pensant à l'essentiel, au pays et aux Français". Et si Ayrault pensait plutôt à un plan B...

Mais à quoi pense Manuel Valls en se passant du gel ? 
Interrogé sur la feuille de route du gouvernement pour la rentrée, le ministre passé au gel, qui jure de sa fermeté et de sa bonne compréhension des drames qu'il va observer et qui est régulièrement présenté comme remplaçant potentiel de Jean-Marc Ayrault, plutôt que Louis Gallois, a répondu en plaisantant: "l'Elysée pour l'instant !", alors qu'il s'engageait rue du Faubourg Saint-Honoré.

François Hollande a donné le coup d'envoi de la campagne des municipales de mars et des européennes de mai.
 
Avec prudence, Hollande, un ancien premier secrétaire du Parti socialiste qui n'a pas encore su en quitter les habits, réalise que sa politique louvoyante à l'Elysée aura un impact fatal sur les élections intermédiaires. Pour avoir bénéficié durant dix ans de cette loi non écrite, il sait qu'il risque cette fois d'en être la victime. 
Qu'il songe plutôt à faire carrière au Mali, en Centrafrique ou en Syrie où la place pourrait être déclarée vacante avant 2017.


L'UMP convalescente à l'épreuve des scrutins de 2014


Les leaders de l'UMP ont soldé leur contentieux et élaboré un document programmatique, lors d'un séminaire mi-décembre. La nostalgie de l'électorat pour Nicolas Sarkozy les incite à resserrer les rangs.

Une phrase signée François Fillon permet de mesurer le chemin parcouru en un an par l'UMP.  En réponse aux velléités d'inversion de la courbe du chômage du pouvoir, le 26 décembre, l'ex-chef du gouvernement a réclamé une "nouvelle politique" qui "pourrait s'inspirer des mesures d'urgence pour redresser la France préconisées par l'UMP". C'était la première fois depuis le 18 novembre 2012 que le candidat déclaré à la primaire présidentielle se référait à un document programmatique du parti, un document élaboré à l'occasion d'une autre "première", la réunion de tous ses dirigeants, le 18 décembre rue de Vaugirard, au siège de l'UMP.

Assis à la même table
François Fillon, Jean-François Copé, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et une vingtaine d'autres représentants de toutes les sensibilités du mouvement, ont débattu de leurs priorités en cas de retour au pouvoir et tombant d'accord au bout de deux heures et demie sans aucun claquement de porte.

Fillon et Copé ne passeront certes pas le réveillon du Nouvel An ensemble. L'ex-premier ministre a préconisé de voter pour "le moins sectaire" en cas de duel FN-PS au second tour, le 8 septembre 2013 sur Europe 1, et la gauche a interprété ses propos en défaveur de son rival: c'est un exercice qu'elle pratique ad nauseam à chacun des couacs dans ses rangs. 
Sa critique de la diplomatie française dans la crise syrienne, depuis la Russie et en présence de Vladimir Poutine, le 19 septembre, n'a pas redoré son blason. Mais l'erreur qui lui a coûté le plus cher est sans doute d'avoir ouvert les hostilités avec Nicolas Sarkozy, via des confidences publiées le 5 octobre par ­Valeurs actuelles. La plus explosive: "Aujourd'hui, je crois que je suis mieux placé que Nicolas Sarkozy pour l'emporter en 2017. Si je ne le pensais pas, je ne serais pas candidat." CQFD.

Dans le peloton de queue
Le 29 novembre, le site Atlantico a publié un sondage Ifop sans appel: 60 % des sympathisants UMP disent préférer Nicolas Sarkozy pour la présidentielle. Alain Juppé arrive second, loin derrière l'ex-président, avec 13 % de citations, mais pour la première fois devant François Fillon, qui ne recueille que 7 % des suffrages.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé pâtit de sa position à l'interface des rivalités de personnes et se situe toujours en réserve dans le peloton des présidentiables de droite. Ses satisfactions sont ailleurs: la direction "paritaire", c'est-à-dire mi-copéiste, mi-filloniste, fait tourner l'appareil, les "mesures d'urgence" économiques font consensus au sein du parti et les investitures aux municipales se sont déroulées sans drame majeur - sauf à Paris, mais Copé, comme Fillon, prend bien soin de ne pas interférer.

La pression grandissante que Nicolas Sarkozy fait peser sur l'UMP rapproche les ennemis d'hier. En souhaitant "bon courage" à un candidat qui voudrait se faire élire en 2017 "sur les 39 heures payées 35 et la retraite à 65 ans", l'ancien président visait Fillon, mais il a atteint tous ceux qui lui reprochent de n'être pas allé assez loin au cours de son quinquennat. Soit tous les signataires des "mesures d'urgence" du séminaire, qui reprennent les réformes économiques de Sarkozy là où il les a laissées.

De l'extérieur, Bernard Kouchner peut se permettre un hommage
On continue de dire de Sarkozy qu'il se droitise. En 2007, la gauche vile et impatiente  disait même sarko facho. Or, elle a vu E. Besson qui était de gauche, rallier Sarkozy et défendre le débat sur l'identité nationale; elle a vu B. Kouchner, toujours de gauche, rallier Sarkoz; elle a vu J. Attali, encore de gauche, rallier Sarkozy; elle a vu BHL, de gauche, conseiller Sarkozy; elle a vu Séguela, de gauche, puis de droite, conseiller Sarkozy; elle a vu Fadela Amara, très de gauche, rallier Sarkozy, et aussi M. Valls, conseiller communication de Hollande, s'est rendu à une garden party du 14 juillet avec DSK... Même Carla, conscience de gauche de Sarkozy, qui n'est plus de gauche mais sarkozyste. Mais il fallait une bavure visqueuse et la plus odieuse  restera Martin Hirsch.
Sarkozy n'est ni de droite ni de gauche. Plus que l'ambition et le fric, Sarkozy adore la France et le service des Français. On a aimé et on en redemande déjà, alors que la gauche a donné sa pleine mesure... Par sa remontée dans les sondages bien qu'il se tienne à distance, le favori  a aiguillonné le parti. C'est l'enjeu des municipales de mars: qui, de l'UMP ou du FN, apparaîtra comme la véritable alternative à la gauche ?
Bernard Kouchner a qnant à lui reconnu que Sarkozy a été "un très grand president" "dans une période exceptionnellement difficille".
Et la période reste difficile.

dimanche 11 novembre 2012

UMP: le "Pacte d'unité" de Raffarin pour l'élection de son secrétaire général

Le secrétaire général sera élu et non désigné... 
Jean-Pierre Raffarin proposera lundi un "Pacte d'unité" de l'UMP aux différentes motions attendues lors du congrès du 18 novembre. 

"Je vais envoyer demain matin (lundi) une lettre à toutes les motions pour qu'on accepte les uns et les autres un Pacte d'unité de l'UMP", a déclaré l'ancien Premier ministre,  dimanche 11 novembre sur France 5.

Ce "Pacte", a-t-il expliqué, préconisera d'une part qu'il n'y ait "pas d'organisation départementale des motions", et  d'autre part pas   de "financement spécifique" des motions. 
"C'est l'UMP qui finance, a-t-il souligné, nous sommes des mouvements de l'intérieur (de l'UMP) et non pas des mouvements à l'extérieur, à la marge".

Enfin, il n'y aura  "pas d'investiture" spécifique, "c'est-à-dire que celui qui est investi à une élection par l'UMP" a le soutien de l'ensemble des adhérents, a poursuivi Jean-Pierre Raffarin, soutien de Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP candidat à la présidence du mouvement face à l'ancien Premier ministre, François Fillon.

Raffarin juge "décevants" les propos tenus samedi par François Fillon sur son rival pour la direction de l'UMP

François Fillon lui a reproché de "rechercher le buzz à tout prix" et ressent "beaucoup d'insatisfaction chez les militants" du parti, dans un entretien publié samedi sur Le Parisien.fr.
"J'ai trouvé cette interview un peu brutale. Je pense que c'est la nervosité", à l'approche du 18 novembre, a estimé Jean-Pierre Raffarin.

En tout état de cause, le vainqueur du vote des militants devra tendre la main vers le vaincu pour l'unité de l'UMP, a-t-il affirmé.
"Je pense que la campagne de Jean-François Copé est en train de marquer des points. Depuis le débat (télévisé Copé-Fillon du 25 octobre, le secrétaire général de l'UMP) est passé en tête. Il est vraiment en phase avec ce qu'est l'UMP aujourd'hui", a dit Jean-Pierre Raffarin.

dimanche 23 septembre 2012

Centre: offre de services de Bayrou à Borloo

Dans la famille centriste, Bayrou demande Borloo

Pour exister, Bayrou "tend la main" à Borloo

Cet appel du pied dimanche François Bayrou, au nom de l'"unité du centre" au fondateur du nouveau parti, l'UDI, regroupant des centristes, des radicaux et des indépendants, est une opération de la dernière chance de la part du président du MoDem, mouvement croupion, qui lui propose de travailler ensemble au rassemblement de la famille centriste. "Il y a deux mouvements principaux du centre maintenant: il y a cette organisation du centre-droit qui est en train de se mettre en place (l'UDI) et nous (le MoDem) qui portons l'idée d'un centre indépendant. Alors faisons-le ensemble", a-t-il supplié.

«J'ai toujours été un militant de l'unité du centre qui est la condition indispensable pour que le centre existe dans la vie politique Française», a expliqué l'ex-candidat à la présidentielle, invité au "Grand rendez-vous Europe1/i>TELE/Le Parisien" "Alors, je dis à Jean-Louis Borloo: si c'est vraiment l'unité qui est le but à atteindre, faisons-la ensemble", a-t-il lancé.

"L'unité, faisons là maintenant"

"Je dis à Jean-Louis Borloo et aux autres, le centre politique et démocratique n'existera en France que lorsqu'il sera uni. Cela veut dire que tous ceux qui ont fait la preuve de leur attachement à cette idée doivent pouvoir s'y retrouver sans se renier", a-t-il insisté. 

Souple comme un gant
"Ceux qui sont plus à droite défendront leur position à l'intérieur d'un ensemble, ceux qui veulent un centre indépendant le feront aussi...la ligne politique, nous la définirons ensemble", a-t-il ajouté.

"La politique que je défends et que j'ai défendue devant les Français en étant soutenu par des millions de Français à chaque élection, cette politique-là, elle exige un mouvement de soutien. Ce mouvement de soutien ne peut être que le centre réformiste qui n'existera que lorsqu'il sera uni et je redis, l'unité, faisons-la maintenant", a-t-il insisté.

Interrogé sur un possible conflit de leadership entre lui et Jean-Louis Borloo, François Bayrou a évacué la question: "il y a plusieurs leaders et c'est bien comme cela", a-t-il maintenu. Bayrou accepterait-il un centre sur le format Europe Ecologie-les Verts, au moment où Daniel Cohn-Bendit en claque provisoirement" la porte pour incohérences ? 


Rejeté par le PS, il ne se sent plus faire partie de la majorité présidentielle 
"Cinq ans après son "ni Sarko-ni Ségo", qui lui a coûté un quinquennat de mise en 'quarantaine', François Bayrou s'était donné corps et âme à François Hollande qui l'a traité comme un vulgaire Mélenchon.

Aujourd'hui, il n'est plus " ni a droite, ni a gauche "
Ce dimanche, François Bayrou a tenu à bien faire comprendre que son cœur ne penche plus d'aucun côté. " Je ne me sens pas faire partie de la majorité présidentielle de gauche. Je reste vigilant et exigeant vis à vis de François Hollande ", explique piteusement le centriste qui trouve que la " discipline budgétaire " dans laquelle s'est engagé le chef de l'Etat est la " bonne direction ". 
Quant au duel Fillon-Copé à droite, François Bayrou a expliqué que cela ne le " regarde pas "...
A force de tortiller du croupion, va-t-il finir par se faire prendre ?

vendredi 30 décembre 2011

Au secours ! La gauche menace de revenir !

Contre l'arrivée de la gauche au pouvoir

Nous voulons dire NON à la gauche.

Quel que soit votre candidat de droite au premier tour,

faites obstacle à la gauche

votez contre la gauche aux DEUX tours !



Que chacune et chacun pense à l'avenir du pays au second tour.






Que vous soyez UMP-FN-DLR-PDF ou autre,
ne faites pas gagner la gauche !

V O T A T I O N__ ICI

par Mouvement Unitaire des Droites Indépendantes, le 18/12/2011
M U D I (lien)

jeudi 19 mars 2009

Le PS uni, en rangs dispersés, le 19 mars...

Si tous les partis étaient unis comme le PS…

Six semaines après avoir exhibé leurs muscles, les six courants socialistes participent à la nouvelle journée de mobilisation sociale en ordre dispersé. Contrairement à la manifestation du 29 janvier dernier, il n'y aura pas non plus de rencontre entre le PS et les dirigeants syndicaux, qui veulent éviter toute récupération politique du mouvement social.
"Nous n'avons jamais dit que nous voulions être dans le carré de tête", a déclaré mardi Martine Aubry, qui avait pris la tête d'une importante délégation PS le 29 janvier dans le cortège parisien, attirant manifestants et photographes en grappes.


En ce jeudi 19, le premier secrétaire a assisté ce matin à la rencontre des partis socialistes européens à Bruxelles
, en marge du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, avant de prendre part à la manifestation de …Lille, dans l'après-midi.
Elle est allée affirmer à l'étranger dès son arrivée en Belgique qu’ "aujourd'hui nous nous enfonçons dans la crise comme sur un toboggan sans avoir un effort de relance", comme elle . Elle évoquait probablement le plan alternatif de relance du PS qui est évalué à sa juste valeur par les Français:
"J'attends que le président de la République comprenne enfin l'ampleur de la crise, les inquiétudes des Français, leurs difficultés en matière de pouvoir d'achat et d'emploi, et que la France ait enfin un vrai plan de relance à l'instar d'autres pays européens", a-t-elle ajouté, sans les nommer….

Dans la matinée, le porte-parole du PS, le gracieux Benoît Hamon, s'est rendu à Compiègne pour manifester aux côtés des salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise), promise à la fermeture.
Sur tous les fronts, le Don Juan socialiste devait ensuite conduire la délégation socialiste dans la manifestation parisienne, de Bastille à Nation. Comme le 29 janvier, le PS s'installera devant le Cirque d'hiver, où il avait dressé une banderole "Agir vraiment contre la crise".

"I have a dream…" (Martine Luther Aubry)

Pendant sa campagne pour prendre la tête du PS, à l'automne dernier, Martine Aubry rêvait d'un PS "de retour dans les manifs" sous ses propres banderoles et non celles du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). "A mon âge, ça le fait pas", plaisantait la maire de Lille.

"Le parti avait un peu perdu son âme lorsqu'il n'était pas auprès des Français qui souffrent", avait-elle déclaré à la presse le 29 janvier, adressant une critique à peine voilée à son prédécesseur, François Hollande.
Elle était apparue entourée de nombreux dirigeants, tous courants confondus deux mois après les déchirements du congrès de Reims.

La Ch’tite Aubry accomplit un devoir…
"Je pense qu'il ne faut pas récupérer le mouvement social mais il faut être à ses côtés quand il est légitime et lorsqu'il peut déboucher sur quelque chose de positif pour le pays. Aujourd'hui, nous avons des responsables syndicaux extrêmement responsables", a-t-elle déclaré sur RTL.

Le 'vent de révolte' : Royal gonfle les joues

Jeudi, la candidate socialiste battue à la présidentielle, la rivale de la maire de Lille pour le poste de Premier secrétaire, Désirdavenir Royal se retranche dans la région qu'elle préside en intermittente et a annoncé sa présence dans la manifestation de …Poitiers. Elle n’aime pas la promiscuité tiède des foules et les bousculades populaires.

Sa Cynique Majesté Royal est très sensible et s'est dite "très choquée d'entendre un chef de gouvernement, avant même un grand mouvement social, déclarer que rien ne changera".
"Il y a trois hypothèses: soit ce gouvernement est totalement méprisant, soit il est incompétent, soit il est obstiné (...) Ce défilé est légitime et utile. Il est utile au pays parce que, peut-être, grâce à ce défilé, le pouvoir va enfin bouger pour répondre aux préoccupations des Français", a ajouté l’amère Royal qui compte sur la pression de la rue quand les urnes la refoulent.

Royal est-elle un homme ? …

Dans "L'hebdo des socialistes" dédiés aux femmes, la chronologie retraçant les grandes dates de la lutte pour les droits des femmes, une absence a bien failli passer inaperçue : celle de Désirdavenir Royal, première femme candidate par défaut du PS à la présidentielles et première femme battue au poste de Premier secrétaire du PS. On pouvait donc légitimement s'interroger sur cette volonté d’oubli de l’amère Royal ou se demander si le PS n'avait pas commis un couac en la prenant pour un homme !
Le PS fait amende honorable et répare même cet oubli mineur en le banalisant parmi quelques autres...

La direction aggrave son cas. Une analyse de Mariette Sineau, politologue au Cevipof et chercheur au CNRS étudie le genre et la citoyenneté. Elle explique pourquoi «le vote femme» n'a pas forcément avantagé Sa Cynique Majesté Royal.


"Il faudra attendre les résultats détaillés du second tour, mais j'ai déjà pu dégager des points précis grâce à l'enquête préélectorale PEF. Il existe un «gender generation gap», c'est à dire une différence de vote entre hommes et femmes
qui joue de manière inversée selon les tranches d'âges. Chez les 18-24 ans, 32 % des femmes votent Royal, contre 25 % des hommes. Chez les 65 ans et plus, les femmes sont plus conservatrices que les hommes. Au premier tour, elles ont voté Nicolas Sarkozy à 44 %, contre 33 % des hommes. Or, du fait du vieillissement de la population et de la surreprésentation des femmes dans la population des 65 ans et plus, on peut dire qu'elles font le Président en terme de vote marginal."
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