POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est N.Sarkozy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est N.Sarkozy. Afficher tous les articles

mardi 1 octobre 2019

Affaire Bygmalion : confirmation du renvoi de Nicolas Sarkozy devant le tribunal

La Cour de cassation donne satisfaction au juge Tournaire contre le juge Van Ruymbeke

L’ancien président de la République comparaîtra devant le tribunal correctionnel pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012.

Juge Tournaire (à gauche), soupçonné de vouloir la tête de Sarkozy  
Nicolas Sarkozy devra démontrer devant un tribunal correctionnel qu'il n'a pas eu connaissance des problèmes d'intendance dans l’affaire Bygmalion. Un procès était suspendu depuis deux ans et demi à de nombreux recours, en sorte de l'empêcher de se représenter eu 2017.

Le Conseil constitutionnel avait déjà rejeté la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par Nicolas Sarkozy, qui faisait valoir la règle du non bis in idem, selon laquelle on ne peut être condamné deux fois pour les mêmes faits. Il estimait l’avoir déjà été définitivement par le Conseil constitutionnel en 2013. Les "sages" avaient alors confirmé le rejet de ses comptes à cause d’un dépassement de 363.615 euros qu’il avait dû rembourser. Mais cette sanction avait été prononcée avant la révélation au printemps 2014 d’un système de fausses factures visant à dissimuler l’explosion du plafond de dépenses de ses meetings – près de 20 millions d’euros de dépassement –, organisés par l’agence Bygmalion.

De son côté, la Cour de cassation avait notamment à se prononcer, mardi 1er octobre, sur la validité de l’ordonnance de renvoi. Les conseils de Nicolas Sarkozy avaient souligné que l’un des juges d’instruction saisi – le magistrat aujourd’hui à la retraite Renaud Van Ruymbeke – avait refusé de signer l’ordonnance de renvoi marquant ainsi son désaccord avec son collègue Serge Tournaire, premier juge saisi et accusé d'être de parti-pris. La Cour suprême de l’ordre judiciaire a définitivement validé l’ordonnance de renvoi. 
Elle devait aussi trancher sur une série d’irrégularités soulevées par sept des prévenus dans l’arrêt de la chambre de l’instruction du 25 octobre 2018 qui avait confirmé leur renvoi en correctionnelle.

Candidat au-dessus des questions d'intendance

Dans l’ordonnance de renvoi, désormais validée de façon définitive, le magistrat Serge Tournaire distinguait plusieurs niveaux de responsabilité. Celles des dirigeants de Bygmalion, des cadres de l’UMP, proches de François Copé, du directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy et, enfin, celle du candidat. A son propos, le juge d’instruction écrit que "plus que quiconque, il était supposé connaître, respecter et faire appliquer par ses équipes les dispositions légales" en matière de financement de campagne.
"L’autorité de Nicolas Sarkozy, son expérience politique et l’enjeu que représentait pour lui sa nouvelle candidature à la magistrature suprême rendent peu crédible l’hypothèse d’un candidat déconnecté de sa campagne laissant ses équipes ou son parti et ses dirigeants agir en dehors de lui et décider de tout à sa place", insiste-t-il.

A l’issue de son instruction, le juge militant a exprimé son sentiment: "Nicolas Sarkozy a incontestablement bénéficié des fraudes révélées par l’enquête qui lui ont permis de disposer, lors de sa campagne de 2012, de moyens bien supérieurs à ce que la loi autorisait (…). Toutefois, l’enquête n’a pas établi qu’il les avait ordonnées, ni qu’il y avait participé, ni même qu’il en avait été informé". C’est pour ces raisons que Nicolas Sarkozy n’est pas poursuivi pour les infractions de "faux", "d’escroquerie " ou de "recel d’abus de confiance", comme les autres mis en examen.

Nicolas Sarkozy doit par ailleurs être jugé prochainement dans le cadre de l’affaire dite "Bismuth" – du nom choisi par l’ancien président pour utiliser un téléphone anonymé – pour "trafic d’influence" et "corruption" d’un haut magistrat de la Cour de cassation. 
Il est, en outre, mis en examen depuis mars 2018 dans l’enquête sur le financement libyen présumé de sa campagne de 2007, pour "corruption passive", "recel de détournements de fonds publics libyens" et "financement illégal de campagne électorale".  

Onze dossiers judiciaires jetés dans les jambes de Sarkozy

Aucun n'a encore permis de le faire condamner. Ainsi, mis en examen en mars 2013 pour abus de faiblesse, de confiance et escroqueries aggravées dans l’affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy a eu obtenu un non-lieu quelques mois plus tard. L’accusation n’a pas convaincu que l’ancien président avait soutiré de l’argent à feu la milliardaire héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt.

A titre de nouvel exemple, citons l'accusation d'une commande de sondages d’opinion via des marchés irréguliers pour plusieurs millions d’euros. L’ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, et Claude Guéant ont été mis en examen en mai 2017 pour "détournement de fonds publics par négligence", après l’avoir été respectivement pour "favoritisme" et complicité de ce délit. Pierre Giacometti, et Patrick Buisson, conseillers de Nicolas Sarkozy à l’époque des faits et dirigeants de sociétés d’études d’opinions, ont également été mis en examen pour recel de favoritisme. L’ancien président n’a été appelé à comparaître ni à témoigner dans la procédure.

mardi 9 mai 2017

Edouard Philippe, futur premier ministre du président Macron ?

Macron proposera-t-il à Juppé un tour de rattrapage ?

Edouard Philippe n'est pas un homme nouveau

Du charme et de la flexibilité,
mais peu d'expérience du Parlement
Un beau gosse de 47 ans au côté d'Anormal 1er ?
Le maire du Havre est connu pour être un proche d'Alain Juppé, mais il pourrait néanmoins occuper l'un des postes les plus importants du nouveau gouvernement, à savoir celui de premier ministre. Une revanche pour Juppé, mais aussi un choix cocasse du président Anormal 1er qui aurait pu se trouver face à face avec le septuagénaire, si seulement le maire de Bordeaux avait été retenu par le filtre de la primaire de la droite et du centre. L'équipe de perdants conserve-t-elle donc des chances de seconde vie auprès de Macron ?

Edouard Philippe est-il l'homme de la situation ?

Maire depuis sept ans, sous l'étiquette UMP, puis Les Républicains, E. Philippe est pressenti comme l'un des futurs locataires possibles de l'Hôtel de Matignon.
Avant cela, il milita quelques années pour le Parti ...socialiste et tutoya la ligne de Michel Rocard au temps de sa gloire, avant de basculer plus clairement vers le centre-droit, quand le vent tourna. 

Ce politicien au parcours classique (Science Po, ENA -promotion Marc Bloch- et Conseil d'État) est un ancien collaborateur de Raymond Barre, puis directeur de la campagne de Jacques Chirac en 2002 et soutien de Nicolas Sarkozy en 2007. Un parcours sans états d'âme. Lors de la primaire à droite, le maire du Havre, proche d'Alain Juppé, s'était félicité au micro d'Europe 1 du soutien de Claude Chirac à l'ancien Premier ministre. "Il y a de la place pour tous les Chirac et pour tous les autres" dans la campagne, avait assuré E. Philippe, sans nuances, ni exigence de CV.

Aucune confirmation de la part d'Emmanuel Macron

C'est le lundi 15 mai 2017 que nous allons connaître le nouveau gouvernement, si tout se passe bien, puisque l'identité du premier ministre ne sera plus révélée mercredi, mais jeudi. 
Pour l'instant, l'équipe d'Emmanuel Macron assure que personne n'est pressenti pour occuper ce poste, alors que le candidat disait avoir un nom.

L'heure reste à l'incertitude : Macron a-t-il vraiment tout réglé d'avance ?

Image associée
Ce quadra sait nager
François Hollande reste le président des Français jusqu'à la passation de pouvoir qui interviendra le dimanche 14 mai 2017. En attendant, black-out sur le futur gouvernement Macron.  
Alors, Philippe, Pierre, Paul ou Jacques...

mercredi 16 novembre 2016

Mediapart (re)dit que Takieddine a dit avoir remis de l'argent libyen à Sarkozy

Le site trotskiste ressort une vieille diffamation à la veille du 1er tour de la primaire à droite

Agit-prop anti-Sarkoziste
Plenel, accusateur public
L'homme d'affaires Ziad Takieddine relance son accusation sur le site Mediapart d'Edwy Plenel (ci-contre, connu pour son complotisme et ses campagnes contre des personnalités de premier plan). Il prétend avoir remis trois mallettes d'argent libyen à Claude Guéant et à Nicolas Sarkozy avant la campagnes présidentielle de 2007, ce que l'ancien chef de l'Etat et son ancien directeur de campagne démentent formellement.
Dénonçant une "manipulation" politique à l'heure du premier tour de la primaire de la droite, les avocats des deux cibles de la gauche révolutionnaire ont annoncé des poursuites contre l'intermédiaire franco-libanais.
Le nom de l'accusateur a souvent été mêlé à des affaires politico-financières. Ainsi, à l'été 2011, alimenta-t-il le journal trotskiste en ligne Mediapart qui le mis en vedette dans plusieurs dossiers impliquant des responsables ministériels français. Mais le site est connu pour son activisme révolutionnaire, tapant à droite comme à gauche, lançant l'affaire Woerth-Bettencourt en 2010, dans laquelle Nicolas Sarkozy bénéficia d'un non-lieu et Éric Woerth de la relaxe, ou celle de la fraude fiscale du ministre du Budget de Hollande, Jérôme Cahuzac (2012-2013), lequel fut mis en examen pour blanchiment d'argent provenant de ses fraudes fiscales. Le 5 septembre 2016, lors de l'ouverture de son procès, Cahuzac révéla que le premier de ses comptes en Suisse avait été ouvert en 1992 en vue du "financement [occulte] d'activités politiques" au profit de l'ex-premier ministre PS Michel Rocard, que celui-ci aurait ignoré jusqu'à sa mort, justement survenue deux mois plus tôt (juillet 2016)...
Plaintes en diffamation

Les avocats des deux diffamés ont annoncé des poursuites contre le marchand d'armes franco-libanais. Sans nommer l'extrême gauche révolutionnaire, ils dénoncent une "manipulation".
En 1994, alors que François Mitterrand était président de la République et Édouard Balladur, Premier ministre, Takieddine fut mandaté par la France pour négocier deux importantes ventes d'armes: l'opération Sawari II avec l'Arabie saoudite portant sur la livraison de frégates et le contrat Agosta portant sur la vente de sous-marins au Pakistan, pour 5,4 milliards de francs. Dès lors, le marchand d'armes en Libye, en Arabie Saoudite et au Pakistan est soupçonné d'avoir tenté de financer une partie de la droite française.En avril 2012, Ziad Takieddine dut faire face à une nouvelle mise en examen : il est accusé de "blanchiment et recel d'abus de biens sociaux aggravés", dans l'enquête sur une possible corruption en marge de la présidentielle de 1995 remportée par Jacques Chirac.En septembre 2012, Takieddine porta plainte contre l'ex-Premier ministre Édouard Balladur devant la Cour de justice de la République pour complicité et recel d'abus de biens sociaux dans le cadre de cette affaire.
Le site d'opinion Mediapart a réalisé un entretien filmé des accusations de Ziad Takieddine, diffusé mardi. Takieddine, déjà mis en examen dans d'autres dossiers, assure que, dans le dossier Agosta, le montant total de ces remises d'argent s'élevait à 5 millions d'euros.
Aujourd'hui, le Druze franco-libanais s'en prend violemment à l'ancien chef de l'Etat, au moment cette fois où il est candidat à la primaire présidentielle de la droite pour 2017, dont le premier tour aura lieu dimanche prochain. 

Mediapart agite le drapeau rouge Takiéddine à des fins politiques

"Pourquoi et comment se fait-il qu'un type comme celui-là puisse prétendre encore une fois à la présidence de la République ?" interroge le marchand d'armes.
 
"Le peuple français doit réagir, ça va exploser", lance Takieddine dans cet entretien enregistré le 12 novembre chez lui à Paris par le journaliste indépendant Nicolas Vescovacci (KM Productions, propriété de l'italien Zodiak Media et lié à Canal+ avec "Le Grand Journal" et plusieurs soirées événementielles) et une équipe de l’agence de presse télévisuelle Premières Lignes. Or, à l’initiative d’Elise Lucet en 2011, cette agence dite "indépendante", mais dirigée par les journalistes militants Luc Hermann et Paul Moreira, est responsable du magazine Cash Investigation sur France 2, à la satisfaction de la gauche radicale.

Ziad Takieddine 
déclare avoir remis de l'argent à deux reprises en 2006 à Claude Guéant
, lorsque ce dernier était directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur qu'était Nicolas Sarkozy, dans son bureau de la place Beauvau, puis une troisième fois, en janvier 2007, au candidat à la présidence en personne, dans l'appartement privé du ministre.

"Nicolas Sarkozy oppose un démenti formel à ces nouvelles allégations", déclare son avocat, Me Thierry Herzog
, dans un communiqué. "Des poursuites judiciaires seront donc engagées en réponse à cette manipulation grossière", ajoute-t-il. A son communiqué, le défenseur a joint deux extraits d'un procès-verbal d'audition de Ziad Takieddine après une précédente plainte en diffamation à l'encontre de Nicolas Sarkozy, dans laquelle l'accusateur précisait n'avoir rencontré l'ancien chef d'Etat qu'à deux reprises, en 2002 et 2003.

L'avocat de Claude Guéant a lui aussi démenti les propos de l'homme d'affaires
et annoncé le dépôt d'une plainte en diffamation. "Claude Guéant a toujours été très clair. Il n'a jamais de près ou de loin perçu, ou entendu parler du moindre centime d'argent libyen en soutien de la campagne de Nicolas Sarkozy", a dit Me Philippe Bouchez El Ghozi. Il l'a maintes fois répété devant la justice".

Christiane Taubira a couvert une information judiciaire contre X ouverte le 19 avril 2013 par le parquet de Paris sur un éventuel financement libyen de la campagne de l'UMP en 2007. 
Elle porte sur les chefs de "corruption active et passive", "trafic d'influence, faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits". Depuis trois ans et six mois, la gauche et l'extrême gauche instrumentalise le soupçon, avec l'espoir d'un impact politique sur l'électorat.

Ziad Takieddine avait déjà accusé Nicolas Sarkozy devant la justice ou la presse d'avoir bénéficié de largesses de Tripoli mais le marchand d'armes n'a jamais donné du poids à ses accusations en précisant avoir lui-même livré de l'argent. Le Druze est l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours dans la montagne libyenne. Avec Mediapart, l'un de ses avocats, Jean-Claude Guidicelli, juge évidemment ses déclarations crédibles. Il a le sentiment que "ça ne s'invente pas." Et de juger, en attendant les preuves, qu'"il se met lui-même dans de sales draps [en avouant avoir transporté l'argent] et on peut considérer qu'il a pesé le pour et le contre", a-t-il raconté à la presse assoiffée de racontars. 
En mars 1995, Me Jean-Claude Guidicelli, avocat au barreau de Toulon, qui avait été suspendu pour un an pour avoir fait transmettre les photocopies du dossier d'instruction d'un client détenu, Lucien Ferri, accusé d'avoir tué Yann Piat, députée FN (puis UDI) du Var, le 25 février 1994, a bénéficié d'une grâce présidentielle sur décision du président François Mitterrand.
Sans aucun élément nouveau, la volonté de nuire est avérée
Mediapart relance Takiéddine avec une demande d'entretien où l'ex-homme de l'ombre livre un luxe de détails. L'intermédiaire dit avoir "découvert des choses qui ne méritent plus d'être cachées" et avoir remis un mémoire à la Justice, raison pour laquelle il se sent "libre de parole". Si tel était le cas, ne serait-il pas tenu au devoir de réserve le temps que l'affaire suive son cours ?  

Incité à dire si Nicolas Sarkozy savait ce que contenait la mallette d'argent que l'entremetteur avait déposée dans son bureau, il répond "bien sûr" et ajoute qu'ils avaient parlé de l'affaire des infirmières bulgares (1999-2007) détenues en Libye et libérées au tout début du mandat de l'ancien président. 
Une action humanitaire bulgare était venue en aide à plus de 400 enfants soignés à l'hôpital de Benghazi à la suite de transfusions sanguines infectées par le VIH. Lors d’un des procès, les infirmières bulgares et le médecin palestinien dénoncèrent leurs conditions de détention et la pratique de la torture par leurs gardiens. D'abord condamnées à mort, leurs peines furent commuées en prison à vie mais les cinq infirmières et le médecin furent finalement extradés vers la Bulgarie après de longues tractations menées par l'Union européenne et rapatriés dans un avion français ou se trouvaient la femme du Président français, Cécilia, et Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée.
Les faits allégués par Ziad Takieddine ont déjà été évoqués en 2012
Mediapart rappelle que l'ancien chef des services de renseignement et beau-frère de feu le dirigeant libyen Kadhafi, Abdallah Senoussi, a également porté des accusations lors de son audition par le procureur général libyen à la demande de la Cour pénale internationale.
L'ancien proche du dictateur libyen y aurait affirmé avoir "personnellement supervisé le transfert" d'une somme de 5 millions d'euros qui auraient été dégagés "pour la campagne du président français Nicolas Sarkozy en 2006-2007", écrit le site du trotskiste Edwy Plenel.
Pendant les années 1980, Abdallah Senoussi était responsable de la sécurité intérieure de la Libye du dictateur, à une période où nombre d'opposants au régime étaient exécutés. En février 2011, au début de la révolte contre le régime de Kadhafi, il mena une répression violente contre le soulèvement de Benghazi, une tuerie qui fait l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale, qui aboutit le 27 juin 2011 à un mandat d'arrêt international pour crime contre l'humanité à l'encontre de l'interlocuteur de Mediapart. Le 17 mars 2012, le témoin de moralité, selon E. Plenel, est arrêté à l’aéroport de Nouakchott (Mauritanie) en provenance de Casablanca avec un faux passeport malien. Le 5 septembre 2012, il est remis par la Mauritanie aux autorités libyennes.
Le Libyen alla jusqu'à préciser que ce transfert avait été réalisé "via un intermédiaire français, en la personne du directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur", donc Claude Guéant, et "un second intermédiaire, le nommé Takieddine, un Français d'origine libanaise installé en France". 

L'oncle de Amal Alamuddin - la femme de George Clooney - et défenseur de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks ou de la milliardaire et ancienne Premier ministre ukrainien Ioulia Tymochenko, Ziad Takieddine a été mis à plusieurs reprises en examen en France, notamment dans le volet financier de l'affaire Karachi pour laquelle le parquet général de Lyon a requis le 5 novembre son renvoi en correctionnelle avec cinq autres personnes.

lundi 18 avril 2016

Conseil constitutionnel: Fabius veut expulser les ex-présidents de la République

Le président du Conseil constitutionnel aimerait supprimer le droit à vie des anciens présidents, de siéger

Le nouveau président du Conseil constitutionnel  souhaite modifier
l'alinéa 2 de l'article 56 de la loi fondamentale

  pour supprimer le droit à vie des anciens président de la République à siéger parmi les Sages.

Le successeur de Jean-Louis Debré estime "qu'il serait logique, compte tenu notamment de l'accentuation du caractère juridictionnel du Conseil", que cet alinéa soit supprimé, restreignant ainsi le Conseil constitutionnel aux neuf membres nommés par le président de la République, l'Assemblée nationale et le Sénat. "Un de mes professeurs de droit aimait répéter que, à la différence des satellites, les institutions demeurent rarement sur l'orbite où leur créateur a voulu les placer, raconte l'ancien patron du Quai d'Orsay.  

A l'origine, le Conseil avait été conçu pour contrer les éventuels empiétements du législatif sur l'exécutif. Depuis, il a changé d'orbite par étapes pour devenir une véritable Cour constitutionnelle", explique Fabius, dans un entretien journal Le Monde, .

Seul Valéry Giscard d'Estaing occupe aujourd'hui son siège au rue de Montpensier.

Mais c'est encore trop au goût de Fabius. Jacques Chirac, pour des raisons de santé, et Nicolas Sarkozy, qui préside le parti Les Républicains et pourrait se présenter à un second mandat présidentiel, ne viennent plus au Palais-Royal.

François Hollande Il l'a d'ores et déjà annoncé,
François Hollande n'est pas intéressé par un siège parmi les Sages, après avoir promis en 2012 la suppression de ce dispositif, qui nécessite une révision de la Constitution.

En 2013, l'exécutif avait envisagé de proposer cette réforme au Parlement, avant de reculer, craignant de ne pas réunir la majorité des 3/5 des parlementaires réunis en Congrès. Après l'échec de la réforme constitutionnelle sur la déchéance de nationalité, Laurent Fabius devra probablement attendre le prochain quinquennat avant de tripatouiller la Constitution.

mardi 16 février 2016

Nicolas Sarkozy mis en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012

Ce serait "un coup d'arrêt pour l'ancien chef d'État, au moment où il tente de faire son retour au premier plan", selon la presse d'Etat.

Un titre en forme d'exécution politique : un coup d'arrêt sans jugement?

Encore une atteinte de la presse à la présomption d'innocence.
Mais aussi un compte-rendu confus et accusateur. Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce mardi 16 février par le pôle financier du Parquet de Paris pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. "Il est le 14e à être mis en examen dans ce dossier", précise le journaliste Dominique Verdeilhan sur France Télévisions (Francetv info), mais pour des chefs d'accusation différents. L'ancien chef de l'État avait déjà été mis en examen pour trafic d'influence dans l'affaire des écoutes de l'Elysée (les juges ont clos leurs investigations, mais la Cour de cassation doit encore valider).
Dans d'autres affaires de traque judiciaire, outre le non-lieu général dans l'affaire des pénalités, pour dépassement des comptes de campagne 2012, payées par l'UMP (sans surprise, selon Libération!), N. Sarkozy a obtenu des non-lieux dans les affaires Woerth-Bettencourt et celle des écoutes Sarkozy-Azibert (les juges ont clos leurs investigations, faute de preuves) et il est hors de cause dans l'arbitrage Tapie et dans l'affaire Karachi.

Cette mise en examen de Nicolas Sarkozy répond à une "infraction formelle" de dépassement des comptes de campagneNicolas Sarkozy a d'ailleurs remboursé l'argent avancé par l'UMP pour régler les pénalités de son candidat dues aux irrégularités financières de son équipe de campagne 2012.

Le juge n'a pas trouvé d'indices lui permettant de mettre  en examen le principal adversaire potentiel du PS. L'honneur du journaliste Verdeilhan aurait été de faire état de l'absence d'éléments pouvant étayer les soupçons du juge dans l'affaire Bygmalion..."Aucun fait lié au dossier Bygmalion" ne lui est "reproché", souligne l'avocat du président des LR, Thierry Herzog.

Quelles conséquences politiques ?

"Sur le papier, cela ne l'empêche ni de se présenter à la primaire, ni de se présenter à la présidentielle", explique Nathalie Saint-Cricq, puisqu'il n'est reconnu coupable d'aucun fait d'accusation. 

C'est toutefois "un obstacle de plus" pour Nicolas Sarkozy - et non plus "un coup d'arrêt", comme dans le titre racoleur et partisan - au moment où il pourrait se dresser sur le chemin parsemé de roses de la gauche à Juppé, mais également face au candidat socialiste. "Cette mise en examen est une nouvelle et sérieuse ombre au tableau", conclut la journaliste, responsable du service politique de France 2 et compagne de Patrice Duhamel, ancien directeur général chargé de l'antenne de France 2, c'est-à-dire France Télévisions.

jeudi 5 novembre 2015

Régionales: Bayrou-Sarkozy, un Pacs de raison

Quand le Bayrou est en chasse aux voix, ses alliés ont tout à craindre

Bayrou n'aime pas plus Sarkozy que Ségolène Royal, mais il faut bien exister !

Bayrou se dit pourtant prêt à faire chambre régionale commune. Ils sont prêts à faire listes communes le temps d’un week-end électoral. Depuis des mois, François Bayrou et Nicolas Sarkozy n’ont cessé de rappeler aux Français leurs divergences, rappelle Le Monde, journal officieux du PS déçu de voir migrer le MoDem.
En meeting, le centriste se fait huer par les sympathisants du  parti Les Républicains (LR) et il promet à ses troupes qu’il ne fera alliance qu’avec les centristes qui sont "avec [eux] matin, midi et soir". 

Bayrou serait-il passé sous les fourches caudines de LR ?

Le premier parti d'opposition ne boude pas la dot en voix du président du MoDem. Mais, en même temps, il ne perd pas de vue que le torve Bayrou a voté pour François Hollande en 2012, tout en se faisant élire à Pau, en 2014, avec le soutien de la droite. 

F. Bayrou ne s'avoue toujours pas qu'il est bi. D'un côté, il fait minette avec le PS, tout en accusant le président de la République en tournée électorale d'aller à la pêche aux voixen référence à l' "entrevue bidonnée" de Vandoeuvre. "La seule chose qui compte pour Hollande, c'est la campagne électorale, la campagne de 2017", a expliqué le maire de Pau. "Il y a des mois que François Hollande n'est pas entendu [...], sa personnalité comme vous dites dans votre langage n'imprime plus", a-t-il ajouté, lors de l'émission Preuves par trois sur Public Sénat-AFP-Dailymotion. Et il le cible en public.
De l'autre en privé, Bayrou se croit devenu "l’obsession" de l’ancien président de la République. 
-
Mais Hollande commet tant d'erreurs que Bayrou vire sa cuti
Interrogé sur Nicolas Sarkozy et son voyage en Russie pour rencontrer Vladimir Poutine, François Bayrou a estimé que l'ancien chef d'État avait été "dans son rôle d'homme politique majeur". Il s'est par ailleurs dit "surpris" du fait que Nicolas Sarkozy ait pu être géolocalisé via son téléphone portable dans une affaire de trafic de drogue.

"Je ne veux pas qu’on se retrouve dans l’impasse ou devant la triple impasse : Hollande, Sarkozy, Le Pen", s'est justifié Bayrou, lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-i-télé-Le Monde du 11 octobre.

En coulisses de ce bal des ego, ces rivaux sont pourtant devenus des alliés objectifs pour les élections régionales. Dans douze des treize régions métropolitaines, le MoDem, le parti LR et l’UDI feront listes communes. Seul le MoDem de Bourgogne-Franche-Comté a choisi l’autonomie. Même Laurent Wauquiez, personnalité mal aimée des centristes pour ses positions critiques de l'Union européenne, a réussi à en intégrer sur sa liste, validée, mercredi 4 novembre.

L'orientation du MoDem vaut tous les sondages...
Au régionales pour commencer, le PS est voué à l'échec.


samedi 15 août 2015

Alain Juppé, 70 ans non médiatisés

Juppé ambitionne de devenir le plus vieux président de la Ve République

A 72 ans, René Coty fut le dernier de la IVe

L'ex-Premier ministre, qui fête aujourd'hui son anniversaire, sait qu'on l'attaquera sur son âge lors de la campagne pour la primaire de 2016. Il ne médiatise donc pas sa bascule parmi les septuagénaires. 
En mai 204, le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé,  68 ans, a été hospitalisé une nuit à Paris pour des examens médicaux ayant entraîné l’annulation de ses engagements pour deux jours, même si son entourage assura qu’il n’a aucun problème grave.

Ce sera en famille et en toute discrétion dans sa maison d'Hossegor (Landes), selon un de ses proches. Aujourd'hui, Alain Juppé va fêter ses 70 ans. Plutôt que son âge, le maire de Bordeaux, qui caracole en tête des sondages pour la présidentielle de 2017 (devançant même Nicolas Sarkozy chez les sympathisants des Républicains), préfère mettre en avant sa bonne forme physique. Outre les photos en maillot de bain (dans « VSD » et « Closer ») prises lors de ses récentes vacances sur l'île grecque de Kéa, l'ancien Premier ministre a sans doute pu apprécier le vieux cliché qui circule sur les réseaux sociaux, le montrant en train de faire des pompes devant une salle hilare.

Des lunettes de d'jeun, mais de lecture:
 des Forty d’Alain Afflelou !
Depuis qu'il y a tout juste un an il a annoncé sa candidature à la primaire ouverte à droite prévue en novembre 2016, Juppé répète à l'envi qu'il est déterminé et qu'il s'est lancé dans la bataille pour gagner. A la rentrée, il reprendra ses déplacements et l'élaboration du programme pour la primaire. 
Dès le 3 septembre, il sera ainsi à Châlons-en-Champagne (Marne), chez son ami Benoist Apparu. Et le 26 août paraîtra le premier livre thématique (sur l'école) de son projet.

Age des présidents de la République Française, lors de leur élection:


Louis Napoléon Bonaparte
58 ans
François Hollande
52 ans
Nicolas Sarkozy
63 ans
Jacques Chirac
65 ans
François Mitterrand
48 ans
Valéry Giscard d'Estaing
58 ans
Georges Pompidou
69 ans
Charles de Gaulle
72 ans
René Coty
63 ans
Vincent Auriol
61 ans
Albert Lebrun
74 ans
Paul Doumer
61 ans
Gaston Doumergue
61 ans
Alexandre Millerand
65 ans
Paul Deschanel
53 ans
Raymond Poincaré
65 ans
Armand Fallières
61 ans
Émile Loubet
54 ans
Félix Faure
47 ans
Jean Casimir-Perier
50 ans
Sadi Carnot
72 ans
Jules Grévy
65 ans
Patrice de Mac Mahon
74 ans
Adolphe Thiers
40 ans
Louis Napoléon Bonaparte
L'âge présenté ici est simplifié. Il s'agit de la soustraction de l'année de naissance à celle d'élection

Une question de confiance

Mais dans le combat sans merci qui s'annonce, l'ancien ministre d'Etat du président Nicolas Sarkozy (Défense et Affaires étrangères) sait que ses adversaires -et la presse militante- exploiteront l'argument de l'âge. Un prétendu handicap, minimise-t-il : "A 70 ans, on n'est pas vieux, on a de l'expérience." "Sa stature d'homme d'Etat et son expérience lui donnent une maturité, le calme et la sérénité que d'autres n'ont pas, estime un de ses partisans qui ne se nomme pas. Et puis l'âge lui permet de préciser qu'il ne cherchera pas à se faire réélire et fera toutes les réformes promises au cours de son mandat."
Effectivement, s'il était élu en 2017, Juppé, qui aurait 72 ans, ne rempilerait pas. "Sauf progrès exceptionnels des biotechnologies qui me permettraient de remplacer mon cerveau, mon cœur et tous mes organes !" a-t-il ironisé sur BFMTV. Mais ses principaux adversaires peuvent suivre le même raisonnement, avec une évidente différence de forme physique en faveur de l'un d'eux. Lien PaSiDupes 

Pour Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et soutien de François Fillon (61 ans), l'âge n'est pas un handicap. "Les Français jugeront sur les idées et les personnalités qui les portent. L'important, c'est d'avoir la volonté et les capacités, ce dont personne ne doute concernant Alain Juppé."

"Ce qui compte, ce n'est pas l'âge du capitaine, c'est sa volonté", renchérit l'ancien ministre Thierry Mariani. Ce qui intéresse nos électeurs, c'est de savoir s'ils pourront lui faire confiance pour mener à bien ce qu'il aura annoncé. Pour beaucoup de militants de droite, le problème de Juppé, ce n'est pas son âge, c'est qu'il a donné trop de gages au centre." "L'âge est un mauvais argument et tous ceux qui l'ont utilisé l'ont ensuite payé cher", prévient un autre ancien ministre, citant le cas de Lionel Jospin en 2002 et sa formule - respectueuse à la socialiste -  sur Jacques Chirac "vieilli, usé, et fatigué".

Sarkozy, 60 ans, se garde bien de mentionner publiquement l'âge de son rival. 
Il affiche sa forme et laisse les Français juges.  "Il considère que cela pèsera et que la candidature de Juppé va le rajeunir, confie un parlementaire anonyme. Il juge que c'est le meilleur adversaire qu'il pouvait avoir : un septuagénaire de gauche."
Et la gauche partage ce sentiment que Juppé est le meilleur adversaire qu'il pouvait avoir: un septuagénaire entre deux eaux. N'est-ce pas d'ailleurs avec un Bayrou que Juppé a passé un accord ?