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vendredi 11 octobre 2019

Procès Karachi : la présidente n'en peut plus du "menteur" invétéré Ziad Takieddine

"Vous mentez sans arrêt", lance la présidente à l'accusateur

La présidente craque après moins d'une heure de présence de 
Ziad Takieddine à la barre 

L'homme d'affaires Ziad Takieddine a livré le énième récit de sa "vérité" dans le procès du volet financier de la tentaculaire affaire Karachi commencé jeudi.
Tour à tour indigné, quand elle le place devant ses "contradictions", et "formidable", quand elle pointe un aspect qui l'intéresse,  l'intermédiaire irrite la présidente de la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, Christine Mée.

Personnage clé de ce dossier, le Franco-libanais est jugé aux côtés de trois hommes politiques, d'un industriel et d'un second intermédiaire absent pour des soupçons de commissions occultes en marge de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, il y a près de 25 ans.
L'accusation affirme que les pots-de-vin, alors légaux, versés à des intermédiaires lors de contrats d'armement avec l'Arabie saoudite (Sawari II) et le Pakistan (Agosta) auraient donné lieu à des rétro-commissions illégales qui auraient alimenté les comptes de campagne d'E. Balladur.

Ce second réseau d'intermédiaires, dit "réseau K" , dont faisaient partie Ziad Takieddine et son co-prévenu Abdul Rahman Al Assir, s'est vu promettre le versement de plus de 300 millions d'euros sur divers contrats, en a touché plus de 85, jusqu'à l'arrêt du versement des commissions, décidé par Jacques Chirac après son élection à la présidence.

Pour la première fois à la barre, Ziad Takieddine, 69 ans, s'attribue le rôle avantageux d'un homme de l'ombre presque désintéressé, un "facilitateur" des relations franco-saoudiennes. "Je ne suis pas dans un réseau qu'on a appelé K. [pour King, en référence au roi saoudien]. C'est une invention", commence-t-il. 
"L'utilité du réseau, on pourra en parler, mais on voit que quand les commissions sont versées, il y a une clé de répartition [entre Al Assir et Takieddine] et des sommes vous reviennent. Ce sont des faits", intervient, agacée, la présidente.

Avec un luxe de détails inutiles, le méditerranéen
 affirme que s'il perçoit de l'argent, c'est pour son travail de facilitateur, en aucun cas comme membre d'un réseau, et qu'il n'a d'ailleurs rien à voir avec les sociétés offshore sur les comptes desquelles arrivaient les commissions.
"Vous allez vous asseoir. On va tout reprendre. Les sociétés, les versements, on va y passer des heures. Vous mentez sans arrêt !", lance, excédée, la paisible Christine Mée, magistrate qui a déjà à son actif la présidence, en mars dernier, du procès visant Bernard Tapie sur l'arbitrage présumé truqué de 2008.

La défense s'emporte alors contre le manque d'"impartialité du tribunal". 
Ziad Takieddine, blessé dans son honneur, émet de vigoureuses protestations. La présidente se reprend: "Je rectifie: vous avez des déclarations très changeantes et évolutives"..

En effet, le sulfureux hommes d'affaires vient encore d'effectuer l'une de ses volte-faces, au regard de ses déclarations de juin 2013 aux juges d'instruction. Comme l'a rappelé la présidente, il avait admis à l'époque être négociateur dans le contrat Agosta avec le Pakistan et être partenaire d'Al Assir pour les contrats saoudiens. Surtout, il était le seul des prévenus à reconnaître avoir participé à un financement politique, pour avoir remis de fortes sommes d'argent en liquide à son ami Thierry Gaubert, engagé dans la campagne Balladur, à la demande de Nicolas Bazire, alors directeur de campagne - ce que les intéressés ont toujours réfuté.

Il est revenu jeudi à sa position antérieure, expliquant avoir fait profiter le gouvernement Balladur (1993-95) de ses lumières - car "la plupart des Français ne comprennent rien au monde arabe" - et avoir été payé pour ses conseils avisés par un prince saoudien, via l'entremise d'Al Assir.
Pour ce rôle de médiateur, faiseur de paix et de juteux contrats, il estime qu'il "mérite juste une légion d'honneur".

De guerre lasse, la présidente l'interroge sur l'arrêt des commissions. 
"Vous êtes formidable! Vous avez touché le point essentiel", s'exclame-t-il, avant de raconter comment il a convaincu l'ancien chef du gouvernement libanais Rafiq Hariri [mort assassiné en février 2005 à Beyrouth] de verser le reliquat des commissions saoudiennes pour éviter une grave crise diplomatique entre Paris et Ryad.
La présidente en a assez entendu. Elle suspend les débats, réservant la question du financement politique à l'audience de lundi.

dimanche 11 août 2019

Financement de campagne : l'accusateur de Sarkozy serait "protégé" par le juge Tournaire

Les indulgences de la presse pour le juge militant


Le JDD ou Valeurs actuelles évoquent une "protection" du témoin à charge par le juge Tournaire 

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Un juge que l'on disait remarquable d'intégrité et de ... discrétion
"Selon les informations du JDD, le juge Tournaire aurait protégé le bras droit de Kadhafi, accusateur de Nicolas Sarkozy dans l’affaire libyenne," écrit Le Point, lundi 11. Le magazine commente mollement, bien que l'honneur d'un homme soit en cause et celui d'un président français: "C’est une révélation qui pourrait faire grand bruit sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Valeurs actuelles dépayse pareillement le complot, titrant : "Affaire libyenne : l'accusateur de Sarkozy protégé par le juge Tournaire ?

Les soupçons véhiculés par la presse ont coûté à Sarkozy sa réélection.
Mais, pour cette presse d'investigation qui a hurlé avec les loups sans pour autant investiguer, la "révélation" du jour "pourrait faire grand bruit" !... Et de glisser, avec des réticences exprimées au conditionnel et comme un fait anodin, et que "les juges chargés de l'enquête auraient en effet passé un accord avec Abdallah Senoussi, chef des services de renseignement et beau-frère du colonel Kadhafi, pour obtenir ses déclarations à charge contre Nicolas Sarkozy, lequel est harcélé par le juge d’instruction marseillais au pôle financier du tribunal de Grande instance de Paris. C'est ce même homme qui, après avoir placé Sarkozy sur écoute, a renvoyé l’ancien président de la République devant le tribunal correctionnel (dossier Bygmalion) ; le même qui est intervenu dans le contentieux de Bernard Tapie avec le Crédit lyonnais ; le même qui instruit les affaires du couple Fillon (costumes et emplois fictifs): si ce n'est pas de l'amour, c'est de la rage car, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce  myope et taiseux [un cas pathologique qui va - au-delà des trotskistes - jusqu'à dissimuler sa date de naissance sur sa fiche Wikipedia] est dédié à la droite, corps et âme (si jamais). Selon le livre de Davet et Lhomme sur Hollande, c'est "un type qui parle bas, agit fort. Un dur." Ignoraient-ils que ce "dur" est en vérité un méchant sans scrupules ?

Tout aussi anodin, le fait que l'ensemble de la justice aurait monté ce complot.
"En échange, l’accusateur de l’ex-président de la République aurait été protégé par la justice française", toute la justice, donc, c'est-à-dire le Parquet, le ministère de la Justice et les gouvernements des présidents de gauche qui l'ont suivi, Hollande et Macron.

Le juge Serge Tournaire a fait le déplacement de Tripoli le 5 février dernier pour "interroger" l'intéressé, dixit le JDD 

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Condamné à mort et emprisonné en Libye depuis la chute de Kadhafi, le chef des services du renseignement, Abdallah al-Senoussi, ci-contre à gauche, aurait bien exposé [?] cet arrangement dans une seconde version d’un procès verbal. "Le conseil de Senoussi insiste sur le fait que son client n'est pas impliqué [dans les] actes reprochés à M. Sarkozy, et M. le juge d'instruction [Tournaire] de lui expliquer que les autorités françaises n'ont aucun lien avec les actes de M. ­Senoussi et que celui-ci n'aura pas de comptes à rendre à ce propos", relaye le JDD.

En faisant preuve de clémence [ou complicité] envers Senoussi, le juge Tournaire pourrait ainsi être affaibli [sic] dans ce dossier, selon VA. 
Le juge aurait accepté [ou imposé] que l'audition de Senoussi se fasse sans enregistrement ni photo [pour plus de transparence et de légalité?]

Le Journal du dimanche souligne quant à lui que cet accord ne figure pas dans les correspondances entre le juge et le Quai d'Orsay [Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de Hollande] ou le personnel du ministère de la Justice [pour ne pas mettre en cause Nicole Belloubet]. 
Résultat de recherche d'images pour "El-Mahfoud Ladib prison"
Le 14 juillet dernier, le Journal du dimanche publiait déjà le témoignage d'El-Mahfoud Ladib, qui fut proche de l'intermédiaire Ziad Takieddine pendant huit mois, en 2012. VA écrivit : "un ancien proche de Ziad Takieddine fournit des éléments qui semblent dédouaner Nicolas Sarkozy dans cette nébuleuse affaire." Des propos qui donnaient corps à la thèse d'une machination fomentée contre l'ancien président français dans l'affaire du financement libyen [supposé] de sa campagne présidentielle de 2007.

mardi 27 mars 2018

Financement libyen : les vérités fluctuantes de Ziad Takieddine sur Nicolas Sarkozy

Takiéddine va-t-il encore longtemps balader les trois juges ?

Quiconque a rencontré Ziad Takieddine rapporte que l'individu est un fabulateur


Les juges sont-ils suicidaires ?
Devenu l'un des principaux accusateurs de Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur un financement libyen supposé de la campagne de 2007, l'intermédiaire franco-libanais, proche du régime de Kadhafi, alimente les soupçons. Son récit des événements est entrecoupé de coups de colère dont on ignore s'ils relèvent de l'art du comédien ou de crises incontrôlées. Lanceur d'alerte ou bouffon mythomane, il occupe les juges en quête de faits incontestables qui constitueraient des charges leur permettant de traîner l'ancien chef de l'Etat en justice.  "C'est la raison pour laquelle je ne suis pas très favorable à son expression publique," confie son avocate, sensible à l'odeur de soufre qu'il dégage, Elise Arfi, qui n'aurait aucun lien de parenté avec Fabrice Arfi, journaliste d'investigation pour le site révolutionnaire trotskiste qui s'acharne sur Sarkozy sans relâche depuis des années et des années. "Dès qu'il y a des journalistes, il fait son show."

Le mythomane franco-libanais Ziad Takieddine a beaucoup varié dans ses accusations contre Nicolas Sarkozy, mis en examen dans l'affaire du financement libyen, sur la foi des propos d'un bouffon.

L'homme d'affaires de 67 ans joue les vedettes devant les juges financiers du PNF

Comme Nicolas Sarkozy, Ziad Takieddine est mis en examen dans l'affaire du financement libyen.

Les déclarations de "monsieur Tak" alimentent depuis six ans (2012) le dossier libyen
, que la gauche accroche aux basques de l'ancien président Sarkozy, bien qu'il l'ait combattu, avec les Anglais, sous mandat de l'ONU, jusqu'à la fin du dictateur et de son régime. C'est une opération de basse vengeance politique que récupère cette gauche révolutionnaire et qui vaut désormais à l'ancien président d'être mis en examen. Dans le secret des cabinets d'instruction, ce fils de bonne ­famille du Liban multiplie les confidences pour affirmer que Nicolas Sarkozy a reçu de l'argent du colonel Kadhafi, faisant la joie des trotskistes et de l'extrême gauche. 

Un labyrinthe de contradictions dans lequel se plaît à errer la justice

L'individu ne cesse de mener les juges et la presse en bateau, mais les uns et les autres ne renoncent pas à recueillir un élément dont ils pourraient faire litière. La paillasse est chargée de contradictions, mais qu'importe ! ­

Takieddine évoque ainsi en 2012 un rendez-vous à Tripoli avec le fils du dictateur libyen, Saïf Al-­Islam, le 4 mars 2011. Celui-ci lui aurait alors confirmé l'existence de versements occultes au bénéfice de Sarkozy, tels qu'il les avait publiquement évoqués sur Euronews. Seulement voilà : les déclarations de Saïf Al-Islam à la chaîne d'information datent du 16 mars, soit douze jours après la rencontre en Libye. Pas de quoi interpeller Ruth Elkrief...

En juin 2012, devant les policiers, il ­affirme ne pas avoir rencontré Nicolas Sarkozy après novembre 2003. Comment ­pourrait-il, en ce cas, lui avoir remis des valises de billets en 2006? Il y a deux jours, sur RFI, en réponse à l'ex-chef de l'Etat, qui assure ne l'avoir vu que deux fois, en 2002 et 2003, le Franco-libanais ami de Kadhafi affirme l'avoir rencontré à au moins deux reprises en 2004.

Ancien intermédiaire familier des contrats d'armement français avec le Moyen-Orient qui l'ont enrichi dans les années 1990 et 2000, Ziad ­Takieddine s'est mué en accusateur public. 
Nostalgique du temps où on le courtisait pour raisons d'Etat et où on répondait à ses invitations sur son yacht, il est passé à l'attaque des combattants de ses rêves perdus de grandeur. On l'injurie désormais publiquement, alors il concentre sa colère et son indignation sur l'ancien chef de l'Etat qui a tué sa poule libyenne aux oeufs d'or. 
"Menteur", "manipulateur", "le sinistre monsieur Takieddine", riposte Sarkozy : dans son entretien au JDD, comme sur TF1 jeudi. L'accusé de Mediapart fait de son accusateur une cible privilégiée. Du Liban, où il réside actuellement, l'homme d'affaires persiste pourtant dans ses accusations.

Me Arfi décrit son client comme "quelqu'un qui n'a plus rien à perdre". 
S'il s'est contredit pendant les cinq années de l'enquête, explique-t-elle, c'est parce qu'il ­espérait une aide de proches de Nicolas Sarkozy qui avaient répondu à ses avances, espérant retrouver son honneur auprès d'eux: Brice Hortefeux, l'ami intime de l'ex-président, et Claude Guéant, son plus proche collaborateur. "En l'absence de tout geste, il s'est décidé à tout dire", résume-t-elle. Fusse n'importe quoi.

'
Tak' a perdu tous ses biens saisis en France

Ziad Takieddine a perdu de sa superbe de multimillionnaire flamboyant au volumineux carnet d'adresses, tant dans la politique que dans les affaires. Il est lui-même mis en examen dans ce dossier et renvoyé en correctionnelle dans l'affaire de ­Karachi. 

Après l'avoir longtemps nié,
le menteur a dû reconnaître avoir perçu d'importantes commissions occultes sur la vente de sous-marins au Pakistan, dont la justice soupçonne qu'elles étaient destinées au financement d'une autre campagne présidentielle en France, celle d'Edouard Balladur en 1995, ce qui reste à démontrer.

Tous les biens de Takieddine en France ont été saisis : villa à Antibes, yacht, hôtel particulier à Paris, dont il garde cependant l'usage jusqu'à la décision ultime du tribunal. 
A Londres, qui a participé à la libération libyenne de la dictature, il se débat avec un divorce difficile qui le prive de voir ses enfants. Il n'a plus que l'affaire libyenne en tête.
Me Arfi nous arracherait toutes les larmes de notre corps.

vendredi 23 mars 2018

Troublant: l'avocate de Takiéddine et un journaliste de Mediapart portent le même nom...

Elise Arfi, l'avocate de Ziad Takieddine, a-t-elle un lien de parenté avec le journaliste de Mediapart, Fabrice Arfi ? 

Le premier est journaliste à Mediapart et la seconde est l'avocate de l'accusateur de Sarkozy


Fabrice Arfi a émis des soupçons à l'origine de l'affaire Sarkozy-Kadhafi
, à propos d'un possible financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime libyen, soupçons qui auraient conduit le juge qui le traque sur plusieurs dossiers à mettre en examen l'ex-président, mercredi, sans preuves, ni charges: sur de simples 'indices' convergents, et Elise Arfi est l'avocate de l'homme d'affaires Ziad Takkeddine, l'intermédiaire franco-libanais qui, dans cette même affaire, affirma un jour avoir transporté 5 millions d'euros entre Tripoli et Paris. Il est lui-même mis en examen pour complicité de corruption - comme auteur principal - et trafic d’influence de personnes dépositaires de l’autorité publique.

En fait, en 2012, le site de Plenel, Mauduit et Arfi lance la première offensive, mais
Mediapart publia des documents laissant supposer l'existence d'un versement d'un montant erroné de 50 millions d'euros, dix fois plus que ce que retient l'accusation, au bénéfice de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007, de quoi frapper les électeurs qui s'apprêtent à voter "dans la pleine connaissance de cause", comme ils disent encore aujourdhui, mais, en vérité de quoi les tromper et fausser le résultat du scrutin de la présidentielle : Sarkozy devra s'incliner pour 1,5 pts d'écart.
Takieddine a été mis en cause en 2012 par l’ancien directeur du renseignement militaire libyen, Abdallah Senoussicomme convoyeur de fonds du régime libyen et, conséquemment, par Mediapart qui fait cause commune avec le régime déchu. Lorsqu’il est entendu par les enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI), cet ancien dignitaire du régime Kadhafi assure qu'il a supervisé ce transfert de fonds. Or, il est le beau-frère par alliance du tyran Mouammar Kadhafi, ce qui ne lui confère pas plus de crédibilité à son témoignange pour autant...
Le 17 mars 2012,
Abdallah Senoussi fut arrêté à l’aéroport de Nouakchott (Mauritanie) en provenance de Casablanca avec un faux passeport malien, un pays où meurent toujours des soldats français en mission. Le 5 septembre 2012, il fut remis par la Mauritanie aux autorités libyennes auxquelles il renouvela ses accusations, suspectées d'être inspirées par un esprit de vengeance à l'encontre de la France qui contribua à l'anéantissement de sa famille à la tête de la dictature.
Quant à Takieddine, il a livré de
nombreuses versions contradictoires à la justice. Niant même avoir livré de l'argent à l'Elysée ! Mais, ses déclarations font partie des "nombreux témoignages" mettant en cause l'ancien chef de l'Etat, selon BFMTV, notamment la journaliste-procureur général Sarah-Lou Cohen,  qui s'indigna à l'antenne que les juges n'aient pas confisqué son passeport à Sarkozy...
Mais ces deux Arfi n'auraient aucun lien de parenté

Ils portent le même nom et travaillent sur les mêmes affaires, ce qui expliquent que des citoyens vigilants ont pu faire un rapprochement, mais les intéressés s'en défendent, ce qui n'est pas en soi surprenant, s'ils n'ont vraiment aucun autre point commun. Ils assurent qu'ils n'ont jamais été mariés, ni avant, ni pendant le développement de l'affaire et n'ont même aucun lien de parenté, contrairement à ce qui interpelle les habitués de Twitter ou "certains" blogs vigilants.

Le 17 novembre 2016, le journaliste avait démenti la rumeur, avec un message offensif sur Twitter : "Amis complotistes : je n'ai pas de lien familial - ce n'est pas faute d'avoir cherché - avec l'excellente @EliseArfi, avocate de Takieddine ;)"

Un lien de parenté également démenti à plusieurs reprises par l'avocate, sur le même réseau, assure un certain Robin A., qui ne révèle pas son patronyme. 


Qui est cette avocate ?
Maître Elise Arfi a prêté serment il y a quelque 13 ans et exerce au barreau de Paris. Son cabinet serait situé au 3, boulevard de Sebastopol à 75001, Paris. Mais est-elle associée à Mes Jean-Louis Bigot et Bernard Lyonnet ou à M. Judith Guedj, associée au cabinet d'avocats d'affaires CMG Avocats, dans le 17e ? On ne sait: ce qui confirmerait que les trotskistes ont le don de la dissimulation ! Pourquoi Me Arfi est-elle aussi difficile à situer ? Tant de cachotteries n'encouragent-elles pas toutes les supputations ? 

Quant à la situation "conjugale" de Fabrice Arfi, homme public, elle est également top secret. Ca ne va pas plaire à Christine Angot qui s'est montrée très intéressée par le sujet sur ONPC...

jeudi 22 mars 2018

Sarkozy, mis en examen sans preuves d'un financement libyen de sa campagne de 2007

Nicolas Sarkozy a-t-il dit aux juges ce qu'ils voulaient entendre ?

Voici ce que Nicolas Sarkozy a dit aux magistrats 
mercredi soir  lors de sa comparution, selon Le Figaro, à l'issue de sa garde à vue [le 21 mars 2018].


"Dans l'énoncé des faits que vous envisagez de retenir à mon endroit, vous avez indiqué que j'avais travaillé en vue de favoriser les intérêts de l'Etat libyen.
Comment peut-on dire que j'ai favorisé les intérêts de l'État libyen? C'est moi qui ai obtenu le mandat de l'ONU pour frapper l'État libyen de Kadhafi. Sans mon engagement politique, ce régime serait sans doute encore en place.
Le Colonel Kadhafi lui-même ne s'y est pas trompé, puisque je vous rappelle qu'entre 2007 et le 10 mars 2011, il n'y a aucune espèce d'allusion au prétendu financement de la campagne.
Les déclarations M. Kadhafi, de sa famille et de sa bande n'ont commencé que le 11 mars 2011, c'est-à-dire le lendemain de la réception à l'Elysée du CNT, c'est-à-dire les opposants à Kadhafi. C'est à ce moment-là, et jamais avant, que la campagne de calomnies a commencé. [Et au cours de la campagne présidentielle de François Hollande]

Je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien premier ministre et par les déclarations de M. Takieddine dont il est avéré à de multiples reprises qu'il a touché de l'argent de l'Etat libyen. Je dirais qu'il a pillé l'Etat libyen. A propos de M. Takieddine, je voudrais vous rappeler qu'il ne justifie durant cette période 2005-2011 d'aucun rendez-vous avec moi.
Mieux, dans une autre procédure où vous avez eu accès à l'intégralité de mon agenda 2007 - L'Express l'a publié - jamais personne n'a fait état d'un quelconque rendez-vous avec M. Takieddine. Et pour cause, il n'a jamais existé durant toutes ces années de 2004 à aujourd'hui.

Durant ma garde à vue, j'ai démontré un mensonge de M. Takieddine.
M. Takieddine aurait vu le fils Kadhafi le 4 mars 2011.
Il ne peut pas y avoir d'erreur sur cette date, puisque c'est le lendemain que M. Takieddine a été arrêté au Bourget avec une importante somme en liquide.
Or, en relatant cet entretien, M. Takieddine dit: "J'ai demandé au fils de Kadhafi si ce qu'il avait dit à Euronews concernant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy était vrai".

Or, ce fait est matériellement impossible, puisque l'interview à Euronews de Saïf Al Islam n'a eu lieu que 12 jours plus tard, soit le 16 mars.
Comment peut-on interroger quelqu'un sur une émission qui n'a pas eu lieu et sur des propos qui n'avaient donc pas encore été tenus ?
C'est un mensonge !

M. Takieddine ment lorsqu'il affirme sans aucune preuve qu'il pouvait pénétrer place Beauvau sans justifier du moindre rendez-vous, simplement en déposant son nom. On ne rentre pas place Beauvau sans indiquer avec qui on a rendez-vous !
C'est un mensonge!

Troisième mensonge: il se trompe sur la prétendue description des lieux du ministère de l'Intérieur quand il indique que le bureau de Claude Guéant était au premier étage à côté de l'appartement du ministre de l'Intérieur. C'est faux ! Le bureau du directeur de cabinet, Claude Guéant ou un autre, a toujours été au rez-de-chaussée, et au premier étage il n'y a aucun autre bureau que celui du ministre. C'est très facilement vérifiable.

Enfin, il indique être passé au ministère de l'Intérieur aux alentours du 27 janvier 2007 précisant qu'il n'avait pas rendez-vous avec Claude Guéant. Mais il n'avait pas non plus rendez-vous avec moi: mon agenda en portera témoignage.

Fort heureusement, alors qu'il était porteur d'une mallette, dit-il, contenant 1,5 million d'euros, il dit m'avoir croisé par hasard. Qu'aurait-il fait de cette mallette s'il ne m'avait pas croisé ?

Toutes les investigations montrent que je n'ai jamais été un proche de M. Takieddine.
Lui-même a déclaré que je ne l'avais jamais reçu à l'Élysée.
Compte tenu de leur absence de crédibilité, les propos de M. Takieddine ne peuvent en aucun cas constituer des indices graves et concordants quand on connaît son passé judiciaire et les multiples déclarations contradictoires qu'il a proférées.

La guerre menée par la coalition internationale en 2011 s'est étalée entre mars et octobre 2011 et elle a duré 7 mois.
Durant ces 7 mois, M. Kadhafi était en vie, rien ne l'empêchait de livrer les documents, photos, enregistrements, virements que lui-même et ses proches ont indiqués tout au long de ces sept dernières années posséder sans qu'à aucun moment, d'aucune façon, on n'en voit le début du commencement.

Enfin, il me faut terminer par le document MEDIAPART, comble de la manipulation.

Durant ma garde à vue, j'ai versé au dossier le rapport des enquêteurs sur ce document dans le cadre de l'instruction de M. Cros.

Je cite les trois dernières phrases: "La réunion évoquée par cet écrit n'a pas pu se tenir à la date indiquée, ce qui semble confirmer que le contenu pourrait être mensonger. Il existe donc une forte probabilité pour que le document produit par MEDIAPART soit un faux".

Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les enquêteurs dans le cadre d'une procédure parallèle à la vôtre sur une plainte que j'avais moi-même déposée.

Pendant les 24 heures de ma garde à vue, j'ai essayé avec toute la force de conviction qui est la mienne de montrer que les indices graves et concordants qui sont la condition de la mise en examen n'existaient pas compte tenu de la fragilité du document ayant fait l'objet d'une enquête judiciaire et compte tenu des caractéristiques hautement suspectes et du passé lourdement chargé de M.Takieddine.

S'agissant du financement illégal de la campagne 2007, j'ignorais qu'il existât un réquisitoire supplétif du chef de ce délit, y compris au début de ma garde à vue, puisque quand les enquêteurs m'ont présenté les motifs de la garde à vue, ce délit n'y figurait pas.

J'ai fourni aux policiers qui m'ont interrogé une décision de non-lieu définitive sur le chef du délit de financement illégal de parti politique, comme de financement illégal de campagne électorale, puisque votre collègue M. Gentil avait longuement enquêté sur la campagne 2007, non pas pour savoir si elle avait été financée par les Libyens, mais par Mme Bettencourt.
Je précise que ce n'est pas moi qui ai bénéficié d'un non-lieu pour ce délit .puisque je n'avais pas été mis en examen pour cela. Mais ce délit a été écarté par le juge Gentil pour la campagne 2007.

J'ai également communiqué un article commentant ce non-lieu et indiquant qu'en tout état de cause, pour le parquet de Bordeaux, les faits étaient prescrits et ce dès 2013. S'ils étaient prescrits en 2013, que doit-on dire pour 2018 ?

Les faits dont on me suspecte sont graves, j'en ai conscience. Mais si comme je ne cesse de le proclamer avec la plus totale constance et la plus grande énergie, si c'est une manipulation du dictateur Kadhafi ou de sa bande, ou de de ses affidés, dont Takieddine fait à l'évidence partie, alors je demande aux magistrats que vous êtes de mesurer la profondeur, la gravité, la violence de l'injustice qui me serait faite.

J'ai déjà beaucoup payé pour cette affaire. 

Je m'en explique: j'ai perdu l'élection présidentielle de 2012 à 1,5%. La polémique lancée par Kadhafi et ses sbires m'a coûté ce point et demi. Le document MEDIAPART ayant été publié entre les deux tours le 28 avril 2012 alors que je me trouvais à Clermont-Ferrand en présence de Brice Hortefeux. [Le combat mené ne l'était pas "à armes égales"...]

M. Takieddine a toujours affirmé ne m'avoir jamais remis de liquide jusqu'au mois de novembre 2016. Très exactement trois jours avant le plus important débat qui opposait les candidats de la droite à la primaire.

J'ai perdu la primaire et les déclarations de M. Takieddine n'y sont pas pour rien. Déclarations immédiatement postérieures à un article du Monde qui reprenait les déclarations de M. Senoussi devant la Cour pénale internationale, lequel M. Senoussi ne m'apparaît pas être un témoin de moralité s'agissant d'un homme qui a mis en œuvre l'attentat du DC10 d'UTA, qui a coûté la vie à des dizaines de nos compatriotes.

Depuis le 11 mars 2011, je vis l'enfer de cette calomnie.

A ma connaissance, aucun élément tangible autre que les déclarations de la famille Kadhafi, du clan, des affidés, n'est susceptible d'apporter le moindre crédit à leur propos.

Croyez-vous que si j'avais la moindre chose à me reprocher en la matière, j'aurais été assez bête, assez fou pour m'attaquer à celui qui m'aurait à ce point financé ?

Pourquoi prendre ce risque ?
Je ne suis pas un intime de Takieddine. J'ai été le chef de la coalition qui a détruit le système Kadhafi et j'ai d'ores et déjà payé un lourd tribut à cette campagne rarement égalée de boue, de calomnies et d'insanités.

Je vous demande avec toute la force de mon indignation de retenir des indices et non pas des indices graves et concordants.

Si dans le cadre de vos investigations ultérieures des éléments dirimants apparaissaient tels qu'ils ne sont pas apparus durant les sept dernières années, vous auriez naturellement toute liberté de revoir votre position.

Dans l'affaire Bettencourt, j'avais d'abord été mis sous le statut de témoin assisté, puis mis en examen, puis finalement j'ai eu un non-lieu.

Je pense que présenter la demande comme je le fais est quelque chose d'honnête, me paraît conforme à l'attitude que j'ai toujours eue à l'endroit de l'institution judiciaire et de vous-même M. le Président.

Je n'ai jamais cherché à me soustraire à mes obligations dans mes rapports avec mes amis, mes collègues et toutes les personnes citées dans la procédure, vous avez pu voir que je n'ai jamais cherché à influer sur leurs déclarations ou leurs jugements, y compris s'agissant de personnes qui sont mes plus proches collaborateurs encore aujourd'hui.

Et donc je vous demande de retenir, comme la loi vous en donne la possibilité, un autre statut que celui de mis en examen: celui de témoin assisté.

Je m'en remets à l'intime conviction qui est la vôtre sur la sincérité de mes propos et sur la force des arguments que j'ai essayé de présenter devant vous."