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dimanche 26 novembre 2017

Chômage: le nombre de demandeurs d'emploi a encore augmenté en octobre

La baisse record de septembre ne se confirme pas 

+ 8.000 : le nombre de demandeurs d'emploi s‘est "stabilisé" (Reuters et Les Echos) en France métropolitaine le mois dernier

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Le député macronien Damien Adam s'en est pris à "certaines personnes
qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l'assurance chômage"
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a progressé de 0,2% le mois dernier en catégorie A (sans aucune activité)  pour s’établir à 3.483.600, soit 8.000 de plus qu’à la fin septembre.
En septembre, il avait pourtant reculé de 1,8%, diminuant de 64.800 sur le mois: sa plus forte baisse depuis le début de cette série statistique en 1996 n'aura été que passagère.

Si on prend également en compte les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d‘inscrits à Pôle emploi resterait stable, avec 100 personnes supplémentaires en un mois, à 5.616.000 (5.923.200 chômeurs, en incluant les départements d‘Outre-mer, également stable sur un mois).

Sur un anle total des personnes inscrites dans les catégories A, B et C augmente de 2,8%, tandis que le nombre de demandeurs de catégorie A progresse toujours, de 0,2%.

Au total, depuis le début de l‘année, le nombre de demandeurs d‘emploi s‘inscrit en hausse de 16.500 pour la seule catégorie A mais progresse de 152.200, si on ne néglige pas  les catégories B et C.

Cette progression du nombre d‘inscrits dans les trois catégories ABC depuis le début de l‘année - qui dépasse la baisse enregistrée sur l‘ensemble de l‘année 2016 - s'établit malgré un recul marqué des inscrits à Pôle emploi non disponibles et donc non tenus de chercher un emploi.

Jusqu’à la mi-année 2017, le plan de formations supplémentaires des chômeurs mis en place sur la fin du quinquennat de François Hollande a artificiellement alimenté une baisse statistique: ces formations - des stages parkings pour nombre d'entre eux -  ne débouchent pas automatiquement sur des emplois. Les effectifs de la catégorie D (sans emploi pour cause de formation ou de maladie, par exemple), ont ainsi reflué de 0,7% sur un mois et chutent de 17,3% sur un an. Les sorties de stage pourraient donc produire un effet rebond du chômage.

Les tripotages des modes de calculs et les occultations de catégories  


Résultat de recherche d'images pour "chomage invisible"La catégorie E (en emploi, par exemple création d‘entreprise ou contrat aidé) pourrait avoir naturellement amplifié le phénomène de vases communicants vers les catégories ABC, du fait de la réduction du nombre d‘emplois aidés au second semestre. 
Le nombre d‘inscrits dans cette catégorie recule de 2,6% sur un mois et de 6,8% sur un an. Depuis le début de l‘année, plus de 87.000 personnes sont sorties de ces deux catégories.

Dans la seule catégorie A, toutes les catégories d’âge ont connu des progressions de leurs effectifs le mois dernier, qu‘il s‘agisse des jeunes (+0,4%), des 25-49 ans (+0,1%), ou des seniors (+0,5%).
Sur un an, le total des jeunes chômeurs s‘inscrit en baisse de 4,1%, celui des 25-49 ans stagne (-0,2%), tandis que celui des seniors progresse de + 3,3%.

Considérés comme des chômeurs de longue durée, les demandeurs d'emploi inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi sont en hausse de + 0,7%, à 2.506.000, et progresse de 3,5% par rapport à octobre 2016.
Leur proportion dans le nombre total de chômeurs est en hausse de 0,3 point, à 45,1%.

Permettant les comparaisons internationalesselon les critères du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage calculé par l‘INSEE est reparti en hausse au troisième trimestre, alors qu'il était orienté à la baisse depuis le printemps 2015.
Sur la période juillet-septembre, il s‘est établi à 9,4% de la population active en France métropolitaine et à 9% en incluant les départements d‘Outre-mer (hors Mayotte). Une exclusion justifiée par le fait que Mayotte enregistre le taux de chômage le plus élevé de France...
En 2016, Mayotte est devenu "le département français au taux de chômage le plus élevé", avec un taux de 27,1% de la population active, note l'Institut d'émission des départements d'Outre-mer (Iedom), dans son rapport annuel 2016 sur la conjoncture économique de l'île.

Désormais, le ministère du Travail et Pôle emploi ne diffuseront plus leurs données chiffrées que tous les trois mois à compter de 2018...

L’évolution en dents de scie du nombre de demandeurs d‘emploi a conduit Pôle emploi et la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) qui produit des statistiques et analyses utiles au ministère du Travail de Muriel Pénicaud, à opter pour une publication trimestrielle de ces chiffres à compter de 2018, pour noyer dans la masse "des évolutions mensuelles qui sont du bruit plus que de l‘information", commentent les intéressés au maquillage politique de la réalité des faits.

Ce changement, "qui a été engagé bien avant le changement de gouvernement", insistent Reuters et Les Echos, mais bel et bien validé par Muriel Pénicaud, se situe dans la continuité des changements mis en œuvre en 2016, suite aux recommandations de l’Autorité de la statistique publique (ASP), autre organisme public français chargé -entre soi- de superviser la statistique publique... Il fait d'ailleurs écho au choix de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, de ne pas commenter cet indicateur, trop volatile et peu révélateur de l’évolution du marché du travail, selon elle, en accord donc avec son prédécesseur, Myriam El Khomri.
La ministre préfère s‘exprimer lors de points trimestriels sur la situation du marché du travail dans son ensemble - les "Rendez-vous de Grenelle" - dont le prochain est prévu en décembre.


Le gouvernement compte ramener le taux de chômage à 7% en 2022, notamment sous l‘effet de l‘assouplissement du droit du travail ou encore des réformes prévues de l‘apprentissage, de la formation professionnelle et de l‘assurance chômage.


Ce que ne dira pas Les Echos

Résultat de recherche d'images pour "chomage invisible"Ce sont 6.705.000 personnes qui sont privées d'emploi ou travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, + 4.800.000 environ d'invisibles qui n'entrent pas ou plus dans les statistiques officieuses (chiffres détaillés ci-dessous).
Total : toujours + de 11 millions de chômeurs en France (fourchette basse), et autant de pauvres largement sous les seuils de pauvreté.

Un "chômage invisible" existe, mais il est tenu en dehors des statistiques.
Dans ces 6,705 000 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels, ne sont pas comptés :

1 000 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 1 820 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 820 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.

1.200.000 de foyers bénéficiaires de la prime d'activité (qui remplace le RSA activité et les fait sortir des statistiques RSA) environ, sur les 2,5 millions au total (dernier chiffre connu) de bénéficiaires (160€ en moyenne par foyer), sont en recherche d'emploi stable et non précaire.

+ encore 1.100.000 au bas mot, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, malgré une aptitude et un désir d'accès à un emploi adapté,  

+ encore 1.500.000 de Sans-droits, qui sont principalement :
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer. Exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d'allocation chômage, ou 810,89€ d'allocation adulte handicapé: vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 687€ par mois, si vous êtes non SDF.
- des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA (473,50€ pour une personne seule), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse (65 ans) qui s'appelle aujourd'hui "ASPA" (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.
- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte).
- des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).
- des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.
- des retraités qui cherchent un emploi, car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre (loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.

Au final, tout bien calculé, on arrive à + de 11 millions de demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
Sources : Rapport complet de la DARES de 13 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/di-mensuel-1disbal.pdf


dimanche 17 septembre 2017

Entourloupe : Macron fait modifier la base de calcul des APL

Les aides personnelles au logement seront calculées sur le revenu actuel et non celui de 2015

Les APL seront désormais calculées sur la base du revenu en cours des bénéficiaires

Il n'est plus calculé en fonction du revenu d’il y a deux ans, 
Denormandie, sous tutelle
de J. Pisani-Ferry (66 ans)
a annoncé au Journal du dimanche Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat chargé auprès de Jacques Mézard (70 ans) de la cohésion des territoires.

La mesure "permettra d’économiser plus d’un milliard d’euros", lorsqu'elle entrera en vigueur dès le 1er janvier 2019, a-t-il ajouté, promettant que "le prix des loyers diminuera en même temps que le montant des APL" Début juillet, le gouvernement avait pourtant annoncé qu'il réduit de cinq euros par mois le montant des APL qui bénéficie aux plus précaires, dont les étudiants.

"Le montant des APL que vous percevez prend pour référence votre revenu d’il y a deux ans. Donc si je travaille, alors que j’étais au chômage il y a deux ans, je touche un montant d’APL qui n’est pas en relation avec ce dont j’ai besoin aujourd’hui", est un exemple favorable et non applicable au plus grand nombre des prestataires, mais pourtant mis en avant par le secrétaire d’Etat pour bien tromper son monde.
Et si je suis actuellement en recherche d'un emploi ? Le chômage est reparti à la hausse en juillet, selon Pôle Emploi : +1% en France métropolitaine...
               
6.400.000 Français sont concernés.

Le gouvernement doit annoncer mercredi sa stratégie pour le logement
 
Chaque jeune poussé sur le devant
de la scène est cornaqué
par un "vieux"
La baisse des APL dont bénéficient les locataires du parc HLM, d’un montant allant jusqu’à 60 euros mensuels, sera supportée par les bailleurs sociaux. Ils seront contraints de réduire d’autant leurs loyers. "Notre engagement est très clair : aucun allocataire ne perdra un euro", a assuré Julien Denormandie.

Ce trentenaire proche de Richard Ferrand (55 ans, ci-dessus) et gendre de Robert Ophèle, président de l’Autorité des marchés financiers depuis le 1er août ...2017, a justifié la baisse de cinq euros mensuels du montant des APL "par le fait que le budget pour 2017, qui prévoyait cette mesure et dont nous avons hérité, n’était pas bouclé". "Mais depuis le premier jour, nous expliquons que nous allons faire une réforme de fond des APL pour traiter le problème à la racine. 

Or, le problème, ce n’est pas les APL, ce sont les loyers trop élevés, qui n’ont cessé de progresser depuis quarante ans", a dit le secrétaire d’Etat. Comme le coût de la vie... Le coût de la vie  trop élevé et le niveau de vie trop bas, chez les retraités et les fonctionnaires notamment, mais le gouvernement envisage-t-il de réduire les impôts et de prendre à sa charge la revalorisation du point d'indice ?

Quelque 6,5 millions de ménages perçoivent les APL en France.

vendredi 25 avril 2014

OpinionWay: et en plus, les chômeurs sont pessimistes !

Un sondage pointe le pessimisme des Français au chômage
OpinionWay révèle le moral en berne des demandeurs d'emploi

Il semble que ce baromètre était nécessaire pour découvrir le pessimisme des demandeurs d'emploi, alors que le ministère du Travail s'apprête à communiquer en fin de journée les chiffres du chômage pour le mois de mars

80% des sondés pensent que le chômage va augmenter dans les trois mois qui viennent. Une certitude qui varie selon les régions. Ainsi, les plus pessimistes sont les habitants du Nord-est qui envisagent un avenir plus sombre que les Parisiens ou les habitants du Sud-est de la France.


Les cadres supérieurs pointent aussi à Pôle Emploi
 

"Ce pessimisme sur l'évolution du marché du travail en France n'est pas modifié par l'annonce du pacte de responsabilité, attendu comme sans effet sur l'emploi par les deux tiers des personnes interrogées."
 
70% des chômeurs espèreraient néanmoins retrouver un emploi dans les trois mois

Bien que 80% des sondés ne voient pas le chômage baisser dans les trois mois à venir, cet optimisme paradoxal s'expliquerait par une certaine confiance personnelle des demandeurs d'emploi volontaristes dans une situation macro-économique clairement négative et contrastante. 

OpinionWay tente de relativiser le désespoir des chômeurs 
Certains sondages ressemblent furieusement à des éléments de langage. 
Il faudrait croire que sept chômeurs sur dix dans l'adversité arrivent encore à compter sur eux-mêmes pour sortir de l'impasse où les tergiversations et fausses routes du gouvernement Ayrault les a plongés.

Le Figaro évoque la "débrouillardise personnelle"...
"Plus étonnant, les chômeurs d'un niveau inférieur au bac sont plus optimistes que les autres. Selon Stéphanie Delestre, "les personnes moins favorisées ont développé une débrouillardise personnelle qui les porte". Qu'apporte la "gauche sociale" ? Le système D et le travail au gris ou au noir  ...
 
OpinionWay est-il payé pour persuader les Français que Valls vont aider les demandeurs d'emploi à retrouver du travail dans les trois mois qui viennent? Et il faut être Alsacien, ou de la région laborieuse du Nord-est pour rester plutôt optimiste, à l'opposé du Sud-ouest, championne de France du pessimisme

Les Français seraient les premiers responsables de leur précarité

En effet, en "affinant" son enquête, OpinionWay assure que les chômeurs se culpabilisent
Un chômeur sur deux estime certes "qu'il n'y a pas de travail tout court", mais 44% pensent "que c'est surtout leur profil et leurs compétences qui ne correspondent pas au marché"
Une perception clivante selon les auteurs du sondage qui déclarent que "plus on est âgé, plus on est demandeur d'emploi depuis longtemps et plus on estime que c'est l'ensemble du marché du travail qui se porte mal".
Combien l'entreprise OpinionWay se fait-elle payer pour accoucher de telles évidences? 
Cette enquête ressemble fort à un appel publicitaire
Elle est en effet commandée par le site QAPA qui est, selon ses dires, "le tout premier outil vous permettant de rechercher un emploi sur vos compétences réelles - ce qui fait tilt avec ce qui précède, n'est-ce pas? -  même sans diplôme, sans CV ni lettre de motivation. Et sans souci !

"joueurdepipeau" : " j'ai constaté un fait troublant : une part significative des offres visibles sur ce site existent également sur le site de Pôle emploi. Avec un certain nombre de différences toutefois : les offres du site pole-emploi.fr sont plus anciennes (ce qui veut dire, je pense, que QAPA les copie) et comportent de façon claire le nom de l'entreprise et souvent les coordonnées mails pour déposer directement les candidatures auprès de l'employeur."

"annabianca" a eu affaire à eux et écrit: "Ca a l'air d'être une start-up, donc beaucoup de vent brassé pour pas grand chose, comme pour la plupart http://fr.techcrunch.com/2012/ [...] -annonces/

L'hebdomadaire L'Express qui publie cette "enquête" est-il actionnaire?...
Mais alors 20minutes ("Les chômeurs sceptiques sur les effets du pacte de responsabilité sur l'emploi") ou Le Parisien aussi ("Pacte de responsabilité : les chômeurs n'y croient pas" )...

Enquête réalisée par internet du 16 au 22 avril 2014 auprès d'un échantillon de 2.445 personnes représentatif de la population des demandeurs d'emploi en France, constitué selon la méthode des quotas.

mercredi 24 juillet 2013

Le chômage est reparti en juin avec 14.900 nouveaux demandeurs d'emploi

Hausse du nombre de Français frappés par le chômage

Hollande compte 14.900 chômeurs supplémentaires
L'accalmie de mai était porteuse d'espoirs déçus. 
Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité est reparti à la hausse en juin, avec 14.900 nouveaux inscrits en métropole dans cette catégorie. Un nouveau record est atteint à 3,279 millions, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail.

Avec cette 26e hausse consécutive,  n'amorce pas l'inversion promise de la courbe. 
Sur un an, l'augmentation des inscrits dans cette catégorie est de 11,2% (+0,5% en juin). Au total, en ajoutant à cette catégorie les personnes ayant eu une activité réduite, on atteint 4,799 millions d'inscrits, soit une hausse de 4.100 personnes.

Mardi, lors d'un déplacement à Dunkerque (Nord), 
Hollande a rappelé que sa "première volonté" était d'inverser la tendance à la fin de l'année et dans un communiqué, Michel Sapin, le ministre du Travail, a estimé que la hausse était "restée contenue" en juin. "Après une forte progression observée sur les quatre premiers mois de 2013 (35.000 en moyenne en catégorie A)", "cette progression modérée du nombre de demandeurs d'emploi confirme une amélioration sur le front du chômage, même si elle ne traduit pas encore l'inversion de la courbe du chômage qui est l'objectif des prochains mois", indique le ministère.

Durant l'année écoulée, en moyenne, 27.000 nouveaux chômeurs sans activité ont poussé la porte de Pôle emploi chaque mois. Toutes catégories confondues, et outre-mer compris, Pôle emploi recensait à la fin juin 5,4 millions de demandeurs d'emploi, un plus haut historique.

"Pour la deuxième fois consécutive, le nombre de jeunes demandeurs d'emploi de moins de 25 ans recule, phénomène inobservé depuis le début de 2011", se réjouit toutefois le ministère du Travail. En juin, la baisse dans cette catégorie d'âge est de 0,3% (+9,5% sur un an).
A l'opposé, les plus de 50 ans sont toujours les plus touchés (+0,9% sur un mois, +16,4% sur un an).

Le nombre de chômeurs de longue durée explose
En métropole, près de 2 millions de personnes pointent à Pôle emploi depuis plus d'un an (+16%). Et près de 550.000 sont au chômage depuis plus de 3 ans, un chiffre en hausse de 19,1% sur un an.

Les ravis se félicitent, considérant que ça aurait pu être pire !

Éric Heyer, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), a la satisfaction que cette hausse de 0,5% "n'est pas une surprise".


dimanche 23 septembre 2012

Centre: offre de services de Bayrou à Borloo

Dans la famille centriste, Bayrou demande Borloo

Pour exister, Bayrou "tend la main" à Borloo

Cet appel du pied dimanche François Bayrou, au nom de l'"unité du centre" au fondateur du nouveau parti, l'UDI, regroupant des centristes, des radicaux et des indépendants, est une opération de la dernière chance de la part du président du MoDem, mouvement croupion, qui lui propose de travailler ensemble au rassemblement de la famille centriste. "Il y a deux mouvements principaux du centre maintenant: il y a cette organisation du centre-droit qui est en train de se mettre en place (l'UDI) et nous (le MoDem) qui portons l'idée d'un centre indépendant. Alors faisons-le ensemble", a-t-il supplié.

«J'ai toujours été un militant de l'unité du centre qui est la condition indispensable pour que le centre existe dans la vie politique Française», a expliqué l'ex-candidat à la présidentielle, invité au "Grand rendez-vous Europe1/i>TELE/Le Parisien" "Alors, je dis à Jean-Louis Borloo: si c'est vraiment l'unité qui est le but à atteindre, faisons-la ensemble", a-t-il lancé.

"L'unité, faisons là maintenant"

"Je dis à Jean-Louis Borloo et aux autres, le centre politique et démocratique n'existera en France que lorsqu'il sera uni. Cela veut dire que tous ceux qui ont fait la preuve de leur attachement à cette idée doivent pouvoir s'y retrouver sans se renier", a-t-il insisté. 

Souple comme un gant
"Ceux qui sont plus à droite défendront leur position à l'intérieur d'un ensemble, ceux qui veulent un centre indépendant le feront aussi...la ligne politique, nous la définirons ensemble", a-t-il ajouté.

"La politique que je défends et que j'ai défendue devant les Français en étant soutenu par des millions de Français à chaque élection, cette politique-là, elle exige un mouvement de soutien. Ce mouvement de soutien ne peut être que le centre réformiste qui n'existera que lorsqu'il sera uni et je redis, l'unité, faisons-la maintenant", a-t-il insisté.

Interrogé sur un possible conflit de leadership entre lui et Jean-Louis Borloo, François Bayrou a évacué la question: "il y a plusieurs leaders et c'est bien comme cela", a-t-il maintenu. Bayrou accepterait-il un centre sur le format Europe Ecologie-les Verts, au moment où Daniel Cohn-Bendit en claque provisoirement" la porte pour incohérences ? 


Rejeté par le PS, il ne se sent plus faire partie de la majorité présidentielle 
"Cinq ans après son "ni Sarko-ni Ségo", qui lui a coûté un quinquennat de mise en 'quarantaine', François Bayrou s'était donné corps et âme à François Hollande qui l'a traité comme un vulgaire Mélenchon.

Aujourd'hui, il n'est plus " ni a droite, ni a gauche "
Ce dimanche, François Bayrou a tenu à bien faire comprendre que son cœur ne penche plus d'aucun côté. " Je ne me sens pas faire partie de la majorité présidentielle de gauche. Je reste vigilant et exigeant vis à vis de François Hollande ", explique piteusement le centriste qui trouve que la " discipline budgétaire " dans laquelle s'est engagé le chef de l'Etat est la " bonne direction ". 
Quant au duel Fillon-Copé à droite, François Bayrou a expliqué que cela ne le " regarde pas "...
A force de tortiller du croupion, va-t-il finir par se faire prendre ?

jeudi 28 avril 2011

Nuance: baisse des "demandeurs d'emploi" ou baisse du "chômage"

La presse dévalorise les efforts français de lutte contre le chômage

Travail de sape de l'opposition
Considérer les "demandeurs d'emploi" plutôt le "chômage" n'est pas anodin.

Les candides préfèreront envisager les demandeurs pour l'aspect humain, plutôt que l'emploi, notion particulièrement abstraite pour les personnes en recherche.
Oublions aussi un instant que, si les chômeurs étaient nécessairement des demandeurs d'emploi, l'industrie de la restauration ne serait pas en manque de main d'oeuvre, et attardons-nous à la terminologie socio-politique des media d'opposition.

Selon l'AFP, "les chiffres du chômage publiés mercredi 27 font état d'une baisse des demandeurs d'emploi", terminologie choisie pour ce qu'elle induit de négatif pour les salariés. S'agit-il d'induire en erreur: baisse confirmée de l'emploi au lieu du nombre des demandeurs ?
Croyez-vous, en revanche, que "Baisse du chômage, mais explosion de la précarité " aurait la même portée psychologique que "Les chiffres du chômage révèlent l'explosion de la précarité", selon le titre cette agence qui occulte toute baisse ?
Qui peut encore ignorer le dénigrement des media ? Apportent-ils leur contribution à l'effort de redressement des Français? Défendent-ils l'intérêt de la France ou celui - à court terme et à courte vue - du PS ?

Selon le PS, maintenant, les chiffres du chômage révèlent "l'explosion de la précarité"
"Cette baisse révèle en réalité" (A*P) "l'explosion de la précarité en France", estime objectivement le PS qui dénigre le positif pour pointer exclusivement l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi en activité réduite.

La dépêche est exclusivement consacrée au secrétaire national PS à l'Emploi
Une fois fugitivement signalé que "le nombre de demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) a enregistré en mars son troisième mois consécutif de baisse, reculant de 0,8%, selon le ministère de l'Emploi, pour l'agence bien française de presse, seul compte l'angle d'attaque de Alain Vidalies. Ensemble, ils n'auront retenu que le nombre total d'inscrits à Pôle emploi, dont ceux ayant eu une activité réduite, qui a augmenté de ...0,1%.

"L'augmentation significative des demandeurs d'emploi en activité réduite, de +130.600 en un an, révèle une triste réalité: l'explosion de la précarité en France, qui s'installe mois après mois, atteste d'une mutation durable du marché du travail", selon un communiqué du PS.

Amalgame dé(sin)formant tendance général / tendance particulière

On serait en droit d'attendre un chiffrage des 0,8% de foyers qui ont retrouvé un salaire
, mais ni le PS, ni l'agence socialiste de presse,(ASP A*P) n'a cette objectivité.

Mieux, l'un et l'autre déforment la réalité profonde
"Contrairement aux annonces répétées du gouvernement sur un changement de tendance, les chiffres sont limpides: la courbe continue inexorablement d'augmenter", ajoute le communiqué.

Rien n'est jamais encourageant

France Info cache sa joie. La chaîne de service public ne positive pas même l'embellie concernant les jeunes, alors pourquoi saluerait-elle le retour à l'emploi de moins de 50 ans ! "Cette baisse profite surtout aux jeunes (pour eux, le nombre de demandeurs d’emploi baisse de 1,3%), ainsi qu’aux moins de 50 ans (-1%)."
Seuls importent les autres, tant il est vrai que nulle détresse n'est négligeable. "Le chômage continue à augmenter en revanche pour les seniors (les plus de 50 ans), ainsi que pour les demandeurs d’emploi de longue durée, au chômage depuis plus d’un an (+ 0,4%)."
Au total, aucun progrès réél n'est digne de redonner le moral à la presse partisane.

Nous assistons pourtant à la 3e baisse mensuelle consécutive
Les 2.701.100 en France métropolitaine de la fin février 2011 représentaient une baisse par rapport à la fin janvier 2011 (-0,1%, soit 2.100 chômeurs en moins).
En mars, c'étaient encore 21.100 demandeurs d’emplois satisfaits de plus.

Aucun contrepoint au parti-pris socialiste

Ni l'agence de presse, ni la radio de service public ne propose aucun autre point de vue que celui du PS.
"Les chiffres du chômage révèlent également l'incohérence de la politique du gouvernement: à l'heure du 'travailler plus longtemps' imposé par la réforme des retraites, les plus de 50 ans sont de plus en plus exclus de l'emploi", selon le même. Ces chiffres sont "aussi la triste conséquence de politiques en défaveur de l'emploi: destruction des emplois publics, austérité salariale, encouragement aux heures supplémentaires ou absence de relance de la consommation", accuse-t-il.

Nous devrons donc compléter l'information dans un prochain article !

Lien PaSiDupes

dimanche 22 novembre 2009

Besson dégaine un projet de loi contre les employeurs de sans-papiers

Les entreprises employant des travailleurs clandestins dans le collimateur
Occupation de chantier à La Défense
par des travailleurs clandestins, le 2 novembre 2009

Le ministre de l'Immigration a annoncé dimanche qu'il déposerait prochainement un projet de loi visant à durcir les mesures contre les entreprises qui, en toute connaissance de cause, emploient des travailleurs en situation irrégulière.

Ce texte, a précisé E. Besson sur France 5, sera un "arsenal complet de lutte contre les abus":
la "fermeture administrative des établissements employant des étrangers en situation irrégulière",

ou "l'inéligibilité à tout appel d'offres public ou privé de toute entreprise qui aurait employé" des sans-papiers.

Le projet de loi comportera également des mesures de dissuasion, tels

- une majoration des amendes à l'égard des entreprises fautives
- et le "remboursement des aides publiques".

"Plus de tartuferie en la matière"

"Si des étrangers en situation irrégulière sont exploités sur notre sol par des réseaux mafieux, c'est aussi parce qu'ils trouvent sur notre sol des employeurs et des exploiteurs qui abusent de leur situation", a expliqué le minsitre.

Conjointement, le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait annoncé un peu plus tôt dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France que les préfets pourraient prononcer la "fermeture administrative" des entreprises employant des travailleurs sans-papiers, "s'il est avéré que l'activité de l'entreprise est construite autour du travail illégal ou de l'emploi de travailleurs étrangers sans titre de travail".
Selon M. Darcos, "les employeurs d'étrangers en situation irrégulière seront dans le collimateur des inspecteurs du travail" et le gouvernement va "renforcer les contrôles et recourir à des sanctions qui touchent au porte-monnaie et à l'image de l'entreprise, afin d'avoir un effet dissuasif".

Protéger les demandeurs d'emploi inscrits

Le ministre du Travail avait souligné que le coût du travail illégal "est estimé à 4% du PIB, soit 60 milliards d'euros, l'équivalent du budget de l'Education nationale".

E. Besson a par ailleurs annoncé qu'il "allait prendre dans les 48 heures qui viennent une circulaire qui satisfera le Conseil d'Etat en précisant les critères" de la régularisation par le travail des sans-papiers.
Cette circulaire, a ajouté le ministre de l'Immigration, concernera un millier de personnes.


Il a cité trois conditions:
- présence en France depuis plus de cinq ans,
- déclaration depuis au moins un an;
- et exercice d'un "métier en tension", des métiers qui connaissent en France des difficultés de recrutement.

dimanche 31 août 2008

Des abus de cumuls d’indemnités de chômage et de salaires

L’Europe doit s’organiser pour réagir
En vacances studieuses en Belgique, Laurent Wauquiez a découvert que des ressortissants français peuvent être à la fois demandeurs d’emploi en France et travailler chez nos voisins. Les malins, ou exploiteurs, touchent à la fois un salaire outre Meuse et des indemnités de chômage dans l’hexagone (mais la gauche prétend, la main sur le cœur, qu’ils n’existent pas)…

Il devient donc urgent de constituer des fichiers croisés pour contrecarrer les abus de ‘défavorisés’ sur lesquels la gauche voudrait fermer les yeux.

Sur le sujet, LePost est ambigu, voire démagogue.
En avril, pour accabler le gouvernement et Laurent Wauquiez en particulier, le site de journalistes en rupture avec le journal Le Monde titrait : «Demandeur d'emploi, travaille et tais-toi » : de quoi séduire facilement l’opposition généreuse mais obtuse.

LePost regrettait alors pour commencer qu’ « Après deux refus successifs d’"offre valable d’emploi", les chômeurs n’auront plus droit à leurs indemnités. » Ca fait compréhensif et généreux, mais aux frais des classes moyennes. Tout ça pour admettre au bout du compte que «La France est beaucoup plus généreuse que ses voisins européens, avec à l’appui un lien vers une
étude comparative des législations en vigueur chez nos voisins.

Il en ressort d’abord que la France a la définition la plus générale de l’OVE (articles L.311-5 et R.311-3-5 du code du travail), c'est-à-dire la plus floue et donc la plus facilement contournable:
"Est considéré comme convenable, et ne peut donc être refusé sans motif légitime, tout emploi, quelle que soit la durée du contrat de travail proposé, compatible avec la spécialité ou la formation antérieure de l’intéressé, avec ses possibilités de mobilité géographique compte tenu de sa situation personnelle et familiale et des aides à la mobilité géographique qui lui sont proposées, et rétribué à un taux de salaire normalement pratiqué dans la profession et la région."
"Convenable", "valable" ou "approprié" ? Cette idée de sanctionner les chômeurs ne donnant pas suite aux offres proposées remonte au début des années 2000. A l’époque, la "refondation sociale" discutée entre syndicats et patronnat s’inspire d’une
étude de l’OCDE montrant que dans les pays anglo-saxons, la baisse du chômage est liée au renforcement des dispositions liées à la recherche d’emploi.

Mais LePost louvoie et passe par la case ‘démagogie’
Quand à Cahors, le Président Sarkozy évoque une offre d’emploi "raisonnable" et se préoccupe de plus de justice entre les Français qui triment, et ceux d’entre eux qui tirent profit du système de protection sociale, comme l’a constaté Laurent Wauquiez. LePost glose pourtant sur la volonté du gouvernement d’intensifier le régime des sanctions, parce qu’il "ne peut y avoir une société qui ait des droits sans devoirs". Le Président de la République précise en effet qu’il faut promouvoir "un texte qui permettra de tirer les conclusions de deux refus consécutifs d’une offre d’emploi raisonnable". Laurent Wauquiez a constaté que le besoin devient urgent...
Vous avez dit "raisonnable" ?
Outre que l'opposition irresponsable et aux abois se régale de compliquer la tâche du gouvernement, l’acception du terme revêt des réalités bien différentes en Europe. Trois critères sont en général pris en considération :
1- la nature de l’emploi et son adéquation avec le niveau de qualification du demandeur d’emploi ;
2- le niveau de rémunération de l’emploi, par rapport au dernier salaire de l’intéressé ;
3- les conditions d’accès à l’emploi (durée et/ou coût du trajet).
C’est ce qu’en avril a rappelé Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat à l’Emploi, sur le plateau de LCI.

LePost , de la démagogie à la manipulation de l'opinion
LePost fait état d’un entretien du directeur général de l’Unedic au Monde, où l’on voit que Jean-Luc Bérard raisonne toujours comme si les travailleurs avaient encore les moyens d’entretenir les bénéficiaires de théories généreuses :
"Le débat est mal posé. Une offre n’est valable que si le demandeur d’emploi a la compétence requise pour le poste. Nous ne sommes pas les mieux qualifiés pour décider de l’activité que doit accepter le chômeur. ‘Etes-vous mobile ? Quelle est votre expérience ? Voulez-vous changer d’activité ? ’: c’est à partir de ce contrat, entre le demandeur d’emploi et le conseiller qui l’accompagne, que l’on peut définir l’OVE. Et, à partir de là, décider d’une sanction s’il ne respecte pas ses engagements." L’irresponsable préconise de demander au demandeur d‘emploi, à charge de la solidarité nationale, de choisir entre travailler et recevoir une allocation…

En Europe, six pays sur onze (54%) imposent un lien entre ancienneté du chômage et qualité des propositions
Comme le montre bien l’étude de l’Unedic, plus vous attendez, plus vous risquez d’avoir à accepter un job bien loin de vos souhaits. Ce principe a été adopté par six des onze pays européens étudiés (Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume-Uni, Irlande, Luxembourg).
Le Danemark va même encore plus loin, puisqu’il stipule que : "Tout demandeur d’emploi doit accepter tout emploi qu’il est en mesure d’occuper ou tout emploi qu’il serait en mesure d’occuper après une formation de courte durée, si la formation requise lui est proposée."
Heureusement pour les Danois, des mesures restrictives protègent les demandeurs d’emploi, en particulier les jeunes diplômés à la recherche d’un premier emploi. Les critères, eux, sont variables. Cela va de l’Italie où le montant du salaire acceptable ne peut être inférieur de plus de 10% au salaire antérieur.
A l’Espagne où la variable transport est très élastique : le temps de trajet ne peut excéder 25% du temps de travail journalier ou les frais de trajet excéder 20% du salaire mensuel.
"La moitié des emplois non pourvus réclament des salariés qualifiés, voire très qualifiés"
Il s'agit de savoir honnêtement si les qualifications requises sont effectivement nécessaires: avec le pompeux titre de "professeur des écoles", l'instituteur a -t-il besoin du niveau de qualification qu'on lui impose ?
Interrogé au lendemain du présidentiel discours de Cahors, le directeur général de l’Unedic replaçait son propos dans son contexte. Encore faudrait-il qu’il ne schématise pas…
"Partir de l’idée selon laquelle un chômeur doit accepter tout ce qu’on lui propose va au-delà du cadre normal de l’exécution de nos missions. De plus, les emplois non pourvus réclament pour la moitié d’entre eux des salariés qualifiés, voire très qualifiés. Se pose le problème de leur accompagnement et de leur formation." C’est faire peu cas de l’autre extrémité de l’échelle des qualifications ? Mais le directeur général a choisi cet angle pour s’opposer et contenter les personnels rêveurs de l’Unedic.

Le tacle diplomatique de Jean-Luc Bérard s’appuie sur deux phénomènes
: la plupart des secteurs déficitaires en main-d’œuvre (comme précisément les petits emplois du BTP ou du tourisme) réclame du personnel formé, comme de nos jours à tous les postes. Voire très formé, comme le rappelle depuis plusieurs années le cas des infirmières espagnoles recrutées faute de candidates françaises, respectivement grâce ou malgré la revalorisation des salaires et carrières.

L’autre problème de l’ANPE réside dans sa capacité à proposer des "offres valables" aux deux millions de chômeurs français. ‘Valable’ signifie 'utile'.
Or, les chiffres donnés par l’Agence des radiations pour "refus d’offre" sont marginaux : 13 672 sur un total de 563 680 radiations, de janvier à novembre 2007, soit 2,4%.
Mais ces chiffres soulignent en fait l’inadaptation du système ancien qu’il faut donc mettre en adéquation avec les besoins du marché du travail et l’état des finances publiques actuels .
Rénovons !