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vendredi 27 avril 2018

Chômage : petit recul, mais nette hausse de la précarité

Un tour de passe-passe dont les demandeurs d'emploi ne sortent pas indemnes

Le nombre de demandeurs d'emploi en France métropolitaine aurait reculé de 0,9 % au premier trimestre 2018
 


Les premiers chiffres trimestriels fournis par la Dares, l'institut de statistiques du ministère du Travail et publiés par le gouvernement mercredi, sont établis par rapport aux trois derniers mois de l'année 2017 consécutifs au quinquennat Hollande.
Les chiffres de l'Insee sont considérés comme plus significatifs. Ce sont eux qui sont utilisés pour les comparaisons internationales. Ils ne tiennent pas compte des personnes inscrites à Pôle emploi, mais uniquement des critères d'absence d'emploi, de disponibilité et de recherche.

Un chiffre qui concerne la catégorie A, celle des chômeurs sans aucune activité salariée. Le nombre des demandeurs d'emploi dans cette catégorie s'établit à 3.435.900 personnes en France métropolitaine, et à 3.695.400, en prenant en compte les départements et régions d'Outre-mer (hors Mayotte !).
Résultat de recherche d'images pour "mayotte taux-de-chomage"
A Mayotte, selon l'INSEE en 2016, le taux de chômage s'élevait à ...27,1% et 26% en février 2018, en majorité dans le secteur public...Le taux de chômage des jeunes de moins de 30 ans est de l'ordre de 43% à Mayotte, contre 16% en métropole.
Au total, le nombre de personnes inscrites - en métropole - à Pôle emploi, toutes catégories confondues, s'établit pour ce premier trimestre à 5.621.000. Le recul du chômage en catégorie A semble donc se confirmer puisque le nombre de chômeurs est en baisse de 1,4 % sur un an.

Dans le même temps, le recul du chômage s'est accompagné d'une hausse du nombre de demandeurs d'emploi exerçant une activité (+ 1,5 %), qui a atteint 2,23 millions. Résultat : le nombre de demandeurs d'emploi, avec ou sans activité, est resté stable (+ 1.900, + 0,0 %) sur le trimestre, à 5,93 millions. Sur un an, le chômage a baissé de 1,2 %, mais le nombre de demandeurs d'emploi, petite activité comprise, a augmenté de 2,1 %.

Autre préoccupation, le chômage de longue durée a fortement augmenté au 1er trimestre : en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité, 2,74 millions étaient inscrits depuis plus d'un an. Un chiffre en hausse de 1,9 % sur le trimestre et de 6,5 % sur l'année.
Sur le trimestre, toutes les régions ont profité de la baisse du chômage, à l'exception de l'Île-de-France (stable), de la Corse (+ 0,2 %) et de La Réunion (+ 1,3 %).

Si on ne veut considérer que les seuls chômeurs (sans activité), toutes les classes d'âge ont profité de la baisse trimestrielle. En métropole, le chômage a décru de 0,6 % pour les jeunes comme pour les seniors. 
En revanche, si les "moins de 25 ans" ont vu leur situation s'améliorer fortement (- 3,9 %), sur un an, la situation des "50 ans ou plus" s'est détériorée (+ 0,4 %).

Travail précaire en hausse sensible

Mieux vaut un travail précaire que rien ?
 
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En septembre 2012, deux tiers des demandeurs d'emploi qui exerçaient un petit boulot (moins de 110 heures par mois) en même temps qu'ils recherchaient un emploi stable le décrochaient quelques mois plus tard, selon une étude de l'Unedic. La moitié obtenait un CDI.
"Au cours du quinquennat de François Hollande, chaque fin de mois était devenue très souvent comme un supplice chinois pour ...les ministres du Travail [sic] lorsqu'il s'agissait d'annoncer officiellement les chiffres du chômage, écrivit La Dépêche"... On plaindra donc Michel Sapin, François Rebsamen, puis Myriam El Khomri.

Cette baisse que la presse des macroniens béats salueest quelque peu factice.
Elle s'accompagne en parallèle d'une hausse du travail précaire, dénoncée hier par plusieurs syndicats. Une situation qui rappelle ainsi ce qui s'est passé en Allemagne après les réformes du travail introduites par Gerhard Schröder en 2003. Il y a 15 ans : la marche en avant de Macron serait-elle virtuelle ?
Alors que plusieurs clignotants (croissance, embauches en CDI), sont au vert, notamment chez nos voisins européens, cette ombre au tableau  français va modérer l'enthousiasme du gouvernement et des fats de la majorité présidentielle. De fait, hier, le président du groupe LREM à l'Assemblée, Richard Ferrand, a assuré le service minimum, mentionnant plutôt sobrement "un signal positif dans la lutte contre le chômage." Un signal clignotant...

dimanche 26 novembre 2017

Chômage: le nombre de demandeurs d'emploi a encore augmenté en octobre

La baisse record de septembre ne se confirme pas 

+ 8.000 : le nombre de demandeurs d'emploi s‘est "stabilisé" (Reuters et Les Echos) en France métropolitaine le mois dernier

Image associée
Le député macronien Damien Adam s'en est pris à "certaines personnes
qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l'assurance chômage"
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a progressé de 0,2% le mois dernier en catégorie A (sans aucune activité)  pour s’établir à 3.483.600, soit 8.000 de plus qu’à la fin septembre.
En septembre, il avait pourtant reculé de 1,8%, diminuant de 64.800 sur le mois: sa plus forte baisse depuis le début de cette série statistique en 1996 n'aura été que passagère.

Si on prend également en compte les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d‘inscrits à Pôle emploi resterait stable, avec 100 personnes supplémentaires en un mois, à 5.616.000 (5.923.200 chômeurs, en incluant les départements d‘Outre-mer, également stable sur un mois).

Sur un anle total des personnes inscrites dans les catégories A, B et C augmente de 2,8%, tandis que le nombre de demandeurs de catégorie A progresse toujours, de 0,2%.

Au total, depuis le début de l‘année, le nombre de demandeurs d‘emploi s‘inscrit en hausse de 16.500 pour la seule catégorie A mais progresse de 152.200, si on ne néglige pas  les catégories B et C.

Cette progression du nombre d‘inscrits dans les trois catégories ABC depuis le début de l‘année - qui dépasse la baisse enregistrée sur l‘ensemble de l‘année 2016 - s'établit malgré un recul marqué des inscrits à Pôle emploi non disponibles et donc non tenus de chercher un emploi.

Jusqu’à la mi-année 2017, le plan de formations supplémentaires des chômeurs mis en place sur la fin du quinquennat de François Hollande a artificiellement alimenté une baisse statistique: ces formations - des stages parkings pour nombre d'entre eux -  ne débouchent pas automatiquement sur des emplois. Les effectifs de la catégorie D (sans emploi pour cause de formation ou de maladie, par exemple), ont ainsi reflué de 0,7% sur un mois et chutent de 17,3% sur un an. Les sorties de stage pourraient donc produire un effet rebond du chômage.

Les tripotages des modes de calculs et les occultations de catégories  


Résultat de recherche d'images pour "chomage invisible"La catégorie E (en emploi, par exemple création d‘entreprise ou contrat aidé) pourrait avoir naturellement amplifié le phénomène de vases communicants vers les catégories ABC, du fait de la réduction du nombre d‘emplois aidés au second semestre. 
Le nombre d‘inscrits dans cette catégorie recule de 2,6% sur un mois et de 6,8% sur un an. Depuis le début de l‘année, plus de 87.000 personnes sont sorties de ces deux catégories.

Dans la seule catégorie A, toutes les catégories d’âge ont connu des progressions de leurs effectifs le mois dernier, qu‘il s‘agisse des jeunes (+0,4%), des 25-49 ans (+0,1%), ou des seniors (+0,5%).
Sur un an, le total des jeunes chômeurs s‘inscrit en baisse de 4,1%, celui des 25-49 ans stagne (-0,2%), tandis que celui des seniors progresse de + 3,3%.

Considérés comme des chômeurs de longue durée, les demandeurs d'emploi inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi sont en hausse de + 0,7%, à 2.506.000, et progresse de 3,5% par rapport à octobre 2016.
Leur proportion dans le nombre total de chômeurs est en hausse de 0,3 point, à 45,1%.

Permettant les comparaisons internationalesselon les critères du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage calculé par l‘INSEE est reparti en hausse au troisième trimestre, alors qu'il était orienté à la baisse depuis le printemps 2015.
Sur la période juillet-septembre, il s‘est établi à 9,4% de la population active en France métropolitaine et à 9% en incluant les départements d‘Outre-mer (hors Mayotte). Une exclusion justifiée par le fait que Mayotte enregistre le taux de chômage le plus élevé de France...
En 2016, Mayotte est devenu "le département français au taux de chômage le plus élevé", avec un taux de 27,1% de la population active, note l'Institut d'émission des départements d'Outre-mer (Iedom), dans son rapport annuel 2016 sur la conjoncture économique de l'île.

Désormais, le ministère du Travail et Pôle emploi ne diffuseront plus leurs données chiffrées que tous les trois mois à compter de 2018...

L’évolution en dents de scie du nombre de demandeurs d‘emploi a conduit Pôle emploi et la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) qui produit des statistiques et analyses utiles au ministère du Travail de Muriel Pénicaud, à opter pour une publication trimestrielle de ces chiffres à compter de 2018, pour noyer dans la masse "des évolutions mensuelles qui sont du bruit plus que de l‘information", commentent les intéressés au maquillage politique de la réalité des faits.

Ce changement, "qui a été engagé bien avant le changement de gouvernement", insistent Reuters et Les Echos, mais bel et bien validé par Muriel Pénicaud, se situe dans la continuité des changements mis en œuvre en 2016, suite aux recommandations de l’Autorité de la statistique publique (ASP), autre organisme public français chargé -entre soi- de superviser la statistique publique... Il fait d'ailleurs écho au choix de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, de ne pas commenter cet indicateur, trop volatile et peu révélateur de l’évolution du marché du travail, selon elle, en accord donc avec son prédécesseur, Myriam El Khomri.
La ministre préfère s‘exprimer lors de points trimestriels sur la situation du marché du travail dans son ensemble - les "Rendez-vous de Grenelle" - dont le prochain est prévu en décembre.


Le gouvernement compte ramener le taux de chômage à 7% en 2022, notamment sous l‘effet de l‘assouplissement du droit du travail ou encore des réformes prévues de l‘apprentissage, de la formation professionnelle et de l‘assurance chômage.


Ce que ne dira pas Les Echos

Résultat de recherche d'images pour "chomage invisible"Ce sont 6.705.000 personnes qui sont privées d'emploi ou travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, + 4.800.000 environ d'invisibles qui n'entrent pas ou plus dans les statistiques officieuses (chiffres détaillés ci-dessous).
Total : toujours + de 11 millions de chômeurs en France (fourchette basse), et autant de pauvres largement sous les seuils de pauvreté.

Un "chômage invisible" existe, mais il est tenu en dehors des statistiques.
Dans ces 6,705 000 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels, ne sont pas comptés :

1 000 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 1 820 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 820 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.

1.200.000 de foyers bénéficiaires de la prime d'activité (qui remplace le RSA activité et les fait sortir des statistiques RSA) environ, sur les 2,5 millions au total (dernier chiffre connu) de bénéficiaires (160€ en moyenne par foyer), sont en recherche d'emploi stable et non précaire.

+ encore 1.100.000 au bas mot, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, malgré une aptitude et un désir d'accès à un emploi adapté,  

+ encore 1.500.000 de Sans-droits, qui sont principalement :
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer. Exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d'allocation chômage, ou 810,89€ d'allocation adulte handicapé: vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 687€ par mois, si vous êtes non SDF.
- des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA (473,50€ pour une personne seule), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse (65 ans) qui s'appelle aujourd'hui "ASPA" (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.
- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte).
- des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).
- des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.
- des retraités qui cherchent un emploi, car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre (loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.

Au final, tout bien calculé, on arrive à + de 11 millions de demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
Sources : Rapport complet de la DARES de 13 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/di-mensuel-1disbal.pdf


vendredi 28 octobre 2016

L'économie ne renoue pas avec la croissance au troisième trimestre: Sapin tire encore sur la ficelle

Le ministre de l'Economie, Michel Sapin, tire encore sur la ficelle

Pas de rebond spectaculaire, tout juste un tressaillement

L'économie française est repartie de l'avant au troisième trimestre, raconte Bercyrepris par l'AFP et ses photos-copieurs de la presse militante. Elle n'atteint toutefois pas un niveau suffisant pour espérer "combler le trou d'air du printemps", commente l'agence de presse française. Plus gravement, sans espoir d'atteindre l'objectif annoncé de 1,5% de croissance, tout juste 1,3, voire 1,2, avec les conséquences: le gouvernement n'obtiendra pas les rentrées d'argent espérées et le rééquilibrage des comptes de la nation.

Selon une première estimation publiée vendredi par l'Institut national de statistiques et des études économiques (Insee), le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,2% entre juillet et septembre, à la faveur de la rentrée et du tourisme estival. Au troisième trimestre 2015, le PIB en volume avait déjà   augmenté également - de 0,3 %, d'ailleurs - après une stabilité au deuxième trimestre (0,0 %).

Les éléments de langage de l'AFP
"Ce chiffre, "conforme aux dernières prévisions", traduit "une légère embellie" après le "repli inattendu" de l'activité économique au deuxième trimestre (-0,1%), qui a douché les "espoirs de franc redémarrage" de l'activité né[s] des "bons résultats du début d'année (0,7%)".

Cette éclaircie reste décevante au vu des attentes du gouvernement, qui vit de l'espoir d'une croissance de 1,5% cette année, résultat nécessaire pour faire reculer durablement le chômage.
Avec 0,2% de croissance au troisième trimestre, il devient de plus en plus "difficile d'atteindre" cet objectif, a d'ailleurs reconnu le ministre de l'Economie et des Finances, à trois mois de la fin de l'année et d'une hasardeuse déclaration de candidature de Hollande.

Ce résultat ne remet toutefois pas en cause "la dynamique de reprise", assure le ravi de Bercy, ci-dessous. 
Michou tire même sur la ficelle en estimant que cette déception "ne change rien sur le front du chômage qui baisse nettement, comme sur le front du déficit qui recule et atteindra les objectifs fixés".

Depuis 1996, année où les statistiques ont commencé à être collectées sous ce format, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a connu en août sa plus forte baisse mensuelle (-66.300) s'établissant en métropole à 3,49 millions de personnes. 

Monsieur Pipeau n'aurait donc pas été informé par ses services des vrais chiffres du chômage en septembre 2016, 37600 chômeurs de moins, 316700 radiés.
Demandeurs d'emploi par catégories :
A : 3.490.500 -1,9 % ( - 1,7 % sur 1 an ).
B : 738.500 + 1,8 % ( + 3,1 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures.
C : 1.251.200 + 1,2 % ( + 7,9 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures.
D : 324.700 -0,2 % ( + 16,4 % sur 1 an ) stages parking, formation occupationnelle, etc.
E : 433.900 + 0,3 % ( + 6,1 % sur 1 an ) contrats aidés etc.
TOTAL : 6.238.800 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 2,1 % sur 1 an, 37.600 chômeurs de moins, par rapport à août.
TOTAL, dom-tom compris : 6.573.100

Le plus scandaleux: le chômage invisible,
complètement en dehors des statistiques.

Ne sont pas comptés dans ces 6.573.100 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
1.000.000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 1 870 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 870 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.
1.000.000 de bénéficiaires de la prime d'activité (qui remplace le RSA activité qui sont donc sortis des statistiques RSA) environ, sur les 2 millions au total (dernier chiffre connu) de bénéficiaires de cette prime, sont en recherche d'emploi stable et non précaire.
+ encore 1.100.000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH (Allocation aux adultes handicapés) ou d'une pension d'invalidité, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d'accès à un emploi adapté.
+ encore 1.400.000 de sans droits, qui sont principalement :
des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.
des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d'allocation chomage, ou 808,46€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 679,43€ par mois, si vous êtes NON SDF.
des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA ( 473,50€ pour une personne seule ), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse ( 65 ans ) qui s'appelle aujourd'hui "A-S-P-A" (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.
des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)
des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).
des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.
- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.
Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 11 MILLIONS demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
Source : Rapport complet de la DARES de 13 pages (lien; et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias)
La consommation a stagné 

"La reprise, au deuxième trimestre, avait été entravée par une série de facteurs exogènes", selon le gouvernement et l'AFP, son porte-parole, comme les intempéries (ci-contre) ou la politique gouvernementale ( mouvement de grève contre la loi Travail), qui aurait coûté 0,1 point de croissance à la France, selon l'Insee, satellite de Bercy.

Au troisième trimestre, l'activité a retrouvé son cours normal, clament les trois compères, suivis par la presse aux ordres : la production totale de biens et de services a ainsi augmenté de 0,4%, se félicite l'institut statistique de Sapin.
L'accélération est particulièrement nette dans le secteur des services (0,6% après 0%), de la construction (1,0% après "0,4%) et du raffinage (13,7% après -12,8%), affecté au deuxième trimestre par les manifestations contre la loi Travail. Les syndicats, mal-aimés du gouvernement ? Que serait-ce si Hollande et Sapin avaient dû affronter la crise des sub-primes de 2008 !

La production s'est à l'inverse "repliée" 

Les secteurs "affectés"? Les matériels de transport (3,3% après 1,5%) et dans l'énergie (2,7% après 0,7%), la production générale de biens s'étant pour sa part quasiment stabilisée (-0,1% après -0,7%).

Cette "dynamique générale" s'explique ! L'INSEE voit un "rebond" de l'investissement des ménages (0,8% après 0,4%, sous l'effet des vacances et de la rentrée) et de meilleurs résultats au niveau des exportations, qui ont grimpé dans une moindre mesure de 0,6%après 0,2% lors du trimestre précédent.

L'activité a en revanche été pénalisée par un nouveau recul de l'investissement des entreprises (-0,3%, comme au printemps), tandis que la consommation des ménages - moteur traditionnel de la croissance française - a continué de stagner.

Le commerce extérieur, talon d'Achille de l'économie française, a pour sa part de nouveau pesé sur l'activité, en raison d'une forte hausse des importations (2,2% après 1,7%). 
Matthias Fekl, avait pourtant été pressenti pour succéder à Fabius aux Affaires étrangères et au Tourisme... Il est le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur de Valls, et considère que Hollande n'est pas "le candidat naturel" du PS ! Fekl vient de s'offrir le temps de créer de l'activité économique>/strike> son mouvement politique, baptisé Movida.
Début octobre, l'INSEE, qui veut croire à une accélération de la croissance au dernier trimestre (0,4%), a abaissé de 0,3 point sa prévision de croissance pour 2016, à 1,3% du PIB. Pour un renouement, c'est un renouement...

Ces derniers mois, outre l'Insee, plusieurs organisations internationales ont corrigé à la baisse leurs hypothèses de croissance pour l'Hexagone, à l'image de l'OCDE (1,3%) ou bien du FMI (1,3%).
Si ce chiffre était confirmé, la France ferait à peine mieux cette année qu'en 2015 (1,2%). Elle ferait en outre moins bien que la moyenne de la zone euro (1,6%), pour la troisième année consécutive.


mercredi 28 novembre 2012

Le chômage explose en octobre, après 6 mois de socialisme

Sapin et Ayrault ne peuvent pas tout,
Hollande et Montebourg, au moins, ils savent insulter les créateurs d'emplois

La technique du "j'vous avais prévenus..."


Geneviève Tabouis ouvrait ses 
chroniques  sur RTL avec  
"Attendez-vous à savoir…" Elle est décédée en 1985, mais Michel Sapin a pris le relais au gouvernement Ayrault.

Dès dimanche, le ministre du Travail, Michel Sapin, a refait le coup en annonçant que les chiffres du chômage pour octobre seraient mauvais... 

La responsabilité des faits, comme des données officielles confirmant une déclaration sapinesque, serait ainsi endossée par la Dares: les Français seraient ainsi conduits à penser que le thermomètre est responsable de la montée du mercure

Le médecin de Bercy n'est, d'ailleurs, pas un incapable, puisque c'est le  18ème mois consécutif que le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A a progressé de +1,5%. 45.400 familles de plus frappées par le chômage en France métropolitaine, c'est la faute à la Dares et Sapin pense pouvoir s'en tirer ainsi pendant de nombreux mois encore.

Certains media passent sous silence les catégories B et C 
C'est qu'en comptabilisant ces chômeurs en activité réduite, la hausse atteint 73 600 personnes !

VOIR et ENTENDRE le ministre Sapin déclarer à un JJ Bourdin médusé ce 28 novembre matin sur BFMTV-RMC, que "la machine à créer du chômage sera longue à arrêter": 



Tandis que le journal socialiste Le Monde titre " Le chômage explose en octobre ", c'est en ces termes que, se défendant de tout "fatalisme", le ministre-observateur de la vie économique a commenté la forte hausse du nombre de sans-emplois en octobre.

A noter que, ni dans les sphères gouvernementales, ni donc dans les media, on ne parle plus de "destructions" d'emplois...



En attente active d'être proclamé président de l'UMP, Jean-François Copé a déploré "l'accélération de la dégradation de la situation de l'emploi au mois d'octobre". Le secrétaire général sortant a souligné  mercredi que "cette très mauvaise nouvelle arrive une semaine après l'abaissement de la note souveraine de la France et témoigne de l'extrême gravité de la situation économique et sociale".


Le record s'établit à 3,1 millions, constate Sapin en observateur extérieur.

Sur un an, dont six mois de socialisme, la hausse est de +10,6% 
En tenant compte des "personnes" exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 1,6% (+71.500) pour s'établir à 4,6 millions de "personnes". Sur un an, il progresse de 9,4%.

Que deviennent les emplois d'avenir et les contrats de génération ?
"Je créerai 150.000 emplois d’avenir pour faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi et l’action des associations, en priorité dans les quartiers populaires", expliquait François Hollande. Les électeurs auraient pu se méfier, car à l'origine, le PS en prévoyait dans son programme 300.000, mais son candidat avait prévenu au cours de la campagne que l'Etat ne pourrait en financer autant...
Les contrats de génération étaient l'idée phare de François Hollande au temps de sa campagne électorale: pour combattre le chômage, le socialiste proposait "un contrat de génération pour permettre l’embauche par les entreprises, en contrat à durée indéterminée, de jeunes, accompagnés par un salarié plus expérimenté". En contrepartie, l'employeur serait dispensé pendant trois ans de cotisations sociales sur les deux emplois. L'objectif d'en créer 500.000 était toujours d'actualité au moment du vote des Français.

Or, les jeunes et les plus âgés sont toujours les plus touchés

La jeunesse devait être la priorité absolue de F. Hollande
Dans le détail, les moins de 25 ans, la progression est moins marquée qu'à la rentrée de septembre (+0,5% après +2,2%). Sur un an, la progression atteint +10,6% .
Les seniors sont les plus touchés

Le nombre de demandeurs d'emplois de plus de 50 ans a ainsi grimpé de +1,9% en catégorie A, soit une hausse de +17,6% sur un an.


Depuis six mois, gouverner, ce n'est plus prévoir

Le futur, Sapin ne peut le prédire, il n’est "pas un prévisionniste", mais "un acteur, qui prend des décisions". Parmi elles, les emplois d’avenir. "Depuis un mois, il s’en signe tous les jours", affirme-t-il. Quant au contrat de génération, "ce sera le premier texte examiné à l’Assemblée en janvier", précise-t-il fièrement aux nouveaux chômeurs. 

Hausse du nombre d'offres collectées et satisfaites par Pôle Emploi



Parallèlement (et paradoxalement), le nombre d'offres d'emploi collectées par Pôle emploi aurait progressé de 5% en métropole, après avoir enregistré un repli de 4,4% en octobre. 
Malgré l'augmentation des chiffres du chômage, le nombre d'offres satisfaites aurait lui aussi progressé de 8,5%, qu'il s'agisse d'emplois durables ou temporaires. Mais surtout temporaires... 

Le gouvernement espère toujours inverser la tendance d'ici la fin 2013. 
A cette échéance, l'OCDE, qui a révisé ses projections économiques ce mardi, espère une "stabilisation" du taux de chômage à 11,25%...

C'est aussi ce qu'espère la solidarité nationale.
Il en est un qu'on ne voit ni n'entend plus depuis le 16 mai 2012. Il occupe pourtant le poste de ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur,
Pierre Moscovici, chargé de l'économie sociale et solidaire dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault. C'est Benoît Hamon, un professeur de fac avec bac+3, qui est désormais en position de défendre ses théories radicales sur le terrain. Que ne prend-il la parole pour nous vanter ses exploits aux responsabilités ? Geneviève Tabouis disait: "J'ai encore appris… " Et le Benoît a-t-il appris quoi que ce soit ?


jeudi 3 mai 2012

Les flagrants délits de mensonges de François Hollande

Le menteur récidiviste de la gauche se fait pointer

Hollande ment sur les chiffres de la dette publique

Lors du débat présidentiel mercredi soir, François Hollande a assuré que la "dette a augmenté de 600 milliards d'euros" depuis le début du quinquennat. Un chiffre contestable et contesté par Nicolas Sarkozy, qui dénonce une "erreur de 100 milliards". Et les deux hommes ont invité la presse à trancher. C'est le président sortant qui a raison.  
Selon François Hollande, professeur d'économie à Sciences Po de Paris,  "la dette a augmenté de 600 milliards d'euros depuis le début du quinquennat, de 900 milliards depuis 2002. Elle a doublé depuis 10 ans." Il accuse: " Voilà la responsabilité d'une équipe sortante depuis 10 ans."
Un chiffrage qui est fait pour accabler le chef de l'Etat aux yeux des électeurs, mais ce dernier l'a contesté : "Le déficit depuis 2007 n'a pas augmenté de 600 milliards mais de 500 milliards. Une erreur de 100 milliards, ça pose question", a raillé le président-sortant. Les deux hommes sont convenus de laisser "la presse" les départager jeudi.
Voici le verdict : selon les chiffres de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), la dette publique était de 1.717 milliards d'euros fin 2011. Fin 2006, elle était de 1.211 milliards. L'augmentation est donc sur ces cinq ans de 505,7 milliards d'euros, comme Nicolas Sarkozy l'a dit.
Si toutefois, dans son flou habituel, François Hollande faisait  référence aux chiffres de 2012, ceux-ci ne sont pas encore connus puisque l'année n'est pas terminée. Selon une estimation gouvernementale de mars,  en proportion, cela donnerait 1.783,35 milliards d'euros de dettes. Et donc une différence de 571,75 milliards d'euros. Ce qui ne fait toujours pas les 600 milliards d'euros évoqué par le candidat socialiste.

Education : Hollande n'est pas loin de la vérité sur le taux d'encadrement

 "Nous avons le taux d'encadrement le plus élevé de l'OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques]", a déclaré Nicolas Sarkozy. Quelques minutes plus tard, François Hollande indiquait, au contraire, que "le taux d'encadrement dans le primaire est le plus bas de l'OCDE". Sauf que le primaire  (publics et privés) ne représente pas l'ensemble des cycles de l'Education nationale. En isolant le cycle primaire, Hollande n'a pas tort, mais si  la Grèce fait mieux (3e ) derrière le Portugal (1er), ce sont des pays qui vivent au-dessus de leurs moyens et sont en faillite. Mais, après sept années de socialisme et sur fond de contestation sociale contre les mesures d'austérité, l'Espagne (8e) a  gelé fin mars le salaire de ses fonctionnaires, alors qu'elle  a explosé en 2011 son objectif de déficit, à 8,51 % du produit intérieur brut (PIB).

Commerce extérieur : Sarkozy et Hollande à égalité

Selon Nicolas Sarkozy, la balance commerciale extérieure était déficitaire sous Lionel Jospin, le candidat socialiste assurant qu'elle était, au contraire, excédentaire en 2002. En prenant ces déclarations stricto sensu, ils ont tous les deux raison.
Le 7 février dernier, le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche a bien annoncé un déficit commercial à 69,59 milliards d'euros. Le précédent record remonte à 2008 à 56,2 milliards. Or, il faut remonter à 2003 pour avoir une balance commerciale nulle et en 2002 pour qu'elle soit excédentaire, à + 3,5 milliards d'euros, dans un contexte économique international favorable, selon un graphique du Monde.fr. Ces chiffres sont ceux des douanes et leur tendance est confirmée par  ceux de l'INSEE"
Mais Nicolas Sarkozy n'a pas tort pour autant. La balance a bien été déficitaire en 2000 (-4,3 milliards d'euros selon les douanes, -10,6 milliards selon l'INSEE) et en 2001 (- 1,5 milliard d'euros selon les douanes, -4,6 milliards selon l'INSEE). Match nul donc et la charge était  injuste.
"Vous êtes fâchés avec les chiffres", a observé le président-candidat, avant d'assurer : "La (balance commerciale) extérieure en 2000 et 2001 était en déficit."

Croissance : les situations des pays de référence de Hollande se sont dégradées

Nicolas Sarkozy a défendu sa gestion du pays pendant la crise, soulignant qu'il a fait rebondir la croissance. "Depuis mars 2009, la France est le seul pays qui n'a pas connu un trimestre de récession", a-t-il affirmé lors du débat d'entre-deux-tours. Une déclaration qu'il a déjà effectuée pendant la campagne, notamment sur Europe 1 le 30 mars dernier.
Or, selon l'ancienneté des périodes considérées, la France n'est pas le seul pays à ne pas avoir connu de récession. Pendant les trois premiers mois de cette année, l'ensemble des pays de la zone euro aurait bénéficié d'une reprise après la forte crise financière de l'automne 2008. Du coup, depuis le deuxième trimestre de l'année 2009, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède, le Danemark, l'Autriche, la Slovaquie, la Pologne et la Finlande n'ont pas connu de récession.
Mais les situations récentes ne sont plus aussi exemplaires et les références du candidat de gauche se sont bien ternies. Le Royaume-Uni est en effet officiellement retombé en récession, selon des chiffres publiés mercredi 25 avril: la politique de rigueur draconienne de David Cameron est accusée d'avoir "tué" la croissance. L'économie britannique s'est contractée de 0,2 % au premier trimestre 2012,  au même titre que des États en mauvaise posture de la zone euro, comme la Grèce, l'Espagne ou l'Italie.


Alors, il n'est donc pas mou de partout ?
Chômage : Hollande et Sarkozy n'utilisent pas les mêmes indicateurs

Hollande assure que l'augmentation du nombre des chômeurs atteindrait un million entre 2007 et 2012, mais Nicolas Sarkozy établit  cette hausse  à   "422.000" entre 2007 et 2011. Tout dépend sur quelle source les deux candidats se fondent.  
Le président-candidat avait clairement cité sa source "au sens du BIT", collecté chaque trimestre par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), mais le professeur d'économie socialiste est resté arc-bouté sur ses données.
La contre-vérité du candidat de la gauche est grave
La démonstration de François Hollande, mercredi soir, lors du débat présidentiel, semblait implacable et le chiffre de un million marque les esprits. Sans citer sa source, il faisait référence  aux chiffres de la Direction de l'animation de la recherche et des études statistiques (DARES), qui dénombre les demandeurs d'emplois, toutes catégories confondues (tous ceux qui font une démarche active de recherche d'emploi, qu'ils aient déjà un emploi à temps partiel ou non. Hollande a forcé le trait sans ciller, considérant que, dans l'intérêt de sa campagne, il pouvait exploiter la situation des demandeurs d'emploi, à 600.000 près,  évalué à la louche, tous en les respectant ! "Le chômage a augmenté d'un million, quatre millions de personnes sont inscrites si elles n'ont aucune activité. C'est énorme, c'est beaucoup, c'est un record. Nicolas Sarkozy, vous aviez dit que 'si le chômage ne tombe pas à 5% de la population active, c'est un échec', et c'est un échec."
Or, les débatteurs utilisaient deux indicateurs différents
A la vérité, en mai 2007, il y avait 2,410 millions de chômeurs selon le BIT. Et 2,846 millions fin 2011, soit une augmentation de 436.000 personnes. Le président dit la vérité. D'autant plus qu'il établissait une comparaison avec les pays européens et que le BIT (Bureau international du travail) est une structure tripartite de l'OIT (ONU) qui rassemble des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs.

Emploi des jeunes : Hollande ajoute de la précarité

François Hollande a défendu son projet de "contrat de génération", assurant qu'il s'agissait d'une solution, alors que "trois jeunes sur quatre sont en intérim ou CDD quand ils ont un emploi". Une affirmation contredite par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES). Et selon l'INSEE, en 2010, seul un jeune actif de moins de 25 ans sur deux était, en moyenne, dans une situation d'emploi précaire. 
Le fonds de commerce de Hollande, celui qu'il privilégie, au détriment des personnes âgées et des femmes, est très dévalorisé !  
Ce qui pourrait lui réserver une cuisante surprise au soir du 6 mai.