POUR
LA   LIBERTE   D' EXPRESSIONFree speech offers latitude but not necessarily licensejeudi 14 février 2013
Le Parlement a créé les contrats de génération
dimanche 13 janvier 2013
François Chérèque cumule les sinécures socialistes
lien PaSiDupes : " Un n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus) "
vendredi 11 janvier 2013
Hollande place J. Lang à l'Institut du monde arabe
Le septuagénaire fait acte d'allégeance au président
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| Contrat de génération ou emploi réservé à la clientèle présidentielle ? |
Lien PaSiDupes : PS et PCF solidaires des terroristes islamistes
mercredi 10 août 2011
Les présidents socialistes de région négligent l'emploi des seniors
Emploi des seniors : les régions françaises à la traîne de l'Europe
Les laboratoires de gouvernance socialiste sont encore loin des attentes du processus de Lisbonne qui visait pour 2010 un taux d'emploi des 55-64 ans de 50 %. Nos socialistes vertueux favorisent les jeunes , émeutiers potentiels, et négligent les seniors, quantités négligeables tant qu'ils ne pilleront pas les magasins et ne brûleront pas des pneus.
La gabegie des irresponsables socialistes en région n'est donc pas le seul grief que les Français adressent à la gauche: lien Richard Mallié
Poitou-Charentes est
Royal-(e)ment
dans les choux.
Seule l'Ile-de-France
sort du lot.
Plus de dix ans ( 2000) après que les pays européens se sont engagés à limiter les conséquences du vieillissement de la population active dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, la situation de l'emploi des seniors ne s'est pas améliorée aussi bien en France qu'ailleurs en Europe. Les membres de l'U.E. ont fixé pour 2010 l'objectif à atteindre : un taux d'emploi de 50 % chez les seniors (55-64 ans).
En tête des 22 régions métropolitaines, l'Ile-de-France n'a toujours pas un actif sur deux chez ses seniors. Mais proche de l'objectif (46,7 %), elle fait figure de bon élève. Elle devance de 6 points la deuxième région, Rhône-Alpes, et creuse l'écart avec les derniers du classement, le Nord-Pas-de-Calais, dirigé par la Ch'tite Brochen-Aubry (32 %) et le Poitou-Charentes vanté par Sa Cynique Majesté Royal (30 %).
Cette avance en trompe-l'oeil de la région parisienne s'explique essentiellement par la corrélation entre le taux d'emploi des seniors et le niveau d'éducation, selon l'auteur de la note. Or, si ce niveau est particulièrement élevé dans la région capitale, la réussite francilienne doit toutefois être relativisée. De nombreux seniors partent en effet en province une fois parvenus à l'âge de la retraite, ce qui augmente artificiellement leur taux d'emploi en Ile-de-France. A l'inverse, les régions qui attirent les jeunes retraités voient leur taux s'abaisser. Ainsi, les régions Languedoc-Roussillon ou la Bretagne, au niveau d'éducation élevé, selon Eurostat, sont classées seulement 14 e et 19 e.
Les Länder, premiers de la classe
En Europe, l'Ile-de-France reste cependant à la traîne. C'est du côté de l'Allemagne que l'on trouve les bons élèves. Les Länder allemands ont tous réussi à respecter l'objectif fixé en partant d'une situation similaire à celle des régions françaises en 2000. La performance a été particulièrement remarquable dans la région de Cologne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui a vu son taux passer de 35 % à plus de 55 % en l'espace d'une décennie. Ou encore la région de Stuttgart (Bade-Wurtemberg) et de Munich (Bavière), qui ont atteint 64 % et 59 % respectivement.
Ce décalage pourraient s'expliquer par des différences de structures du marché du travail mais aussi par le dynamisme des PME-PMI allemandes. Les stratégies de promotion de l'emploi vers les seniors avec le relèvement de l'âge à la retraite ont en effet été semblables dans les deux pays. Quant aux campagnes d'information et de sensibilisation pour valoriser le travail des plus anciens, elle n'ont pas eu tellement d'effet dans aucun des deux pays.
nuit gravement
aux Français
En attendant, si Londres était la seule grande région européenne à dépasser le seuil en 2000, elles sont nombreuses aujourd'hui à l'imiter.
Or, aucune région de France ne fait partie du club : totalement consacrée à son auto-promotion, la présidente de la région Poitou-Charentes est visiblement restée les "bras ballants" en matière d'emplois des seniors et Tartine Aubry, responsble des 35 heures, est un flagrant contre exemple en région des bienfaits de sa politique.
Le démagogue premier secrétaire du PS en disponibilité s'assure la paix sociale en faisant les yeux doux aux jeunes ( lien PaSiDupes ) , mais c'est au détriment des seniors.
Elle considére que les seniors votent à droite...
jeudi 28 avril 2011
Chômage: l'embellie que la gauche "salit"
Ce n'est pas encore l'affirmation d'un retournement définitif, mais cela pourrait l'annoncer. Le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A) s'est établi à 2.680.000 en mars en métropole, selon les statistiques publiées mercredi 27 avril par le ministère du Travail et Pôle emploi. Il est en baisse de 21.100 , soit -0,8 % sur un mois et +0,7 % sur un an, après une baisse de 19.300 en janvier et une quasi-stagnation en février (-2.100).
Le premier trimestre aura donc été marqué par une diminution de 42.500 des effectifs de demandeurs d'emploi de catégorie A, alors qu'ils avaient augmenté de 19.000 puis de 23.000 aux deux derniers trimestres de 2010. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, y voit « un signal fort de sortie de crise » et « souligne que l'engagement pour l'emploi du gouvernement, qui commence à porter ses fruits, ne faiblira pas, afin que l'année 2011 soit celle de la décrue durable du chômage ».
Inertie du chômage de longue durée
Si l'on considère tous les chômeurs tenus de rechercher un emploi, y compris ceux ayant travaillé dans le mois (catégories A, B et C), la situation est différente : leur nombre a encore augmenté, de 4.700, en mars, autant que la baisse de février. Mais sur le premier trimestre, il faut noter que le cumul des A, B et C est resté stable, à 4.045.400 personnes en métropole (4.306.200 DOM compris), alors qu'il avait augmenté de 50.000 lors de chacun des deux derniers trimestres de 2010.
Ces évolutions sont d'autant plus prometteuses qu'elles ne résultent pas a priori d'une accélération du traitement social du chômage. La reprise des contrats aidés constatée depuis janvier n'a pas -ou plutôt pas encore-eu d'impact statistique marqué. Elle a juste permis de compenser la fin des nombreux CUI conclus avant l'été 2010 arrivés à leur terme le mois dernier. L'embellie viendrait donc avant tout du marché de l'emploi.
« Créer un vrai choc de compétitivité »
Des tendances inquiétantes subsistent cependant. C'est le cas de la progression qui ne se dément pas du chômage de longue durée : 1.531.000 personnes étaient inscrites à Pôle emploi depuis au moins un an en mars, soit 6.000 de plus qu'en février, alors même qu'un ensemble de mesures ciblées sur eux a été lancé par le chef de l'Etat. Cette inertie du chômage de longue durée est confirmée par le fait qu'encore une fois, c'est moins le dynamisme des sorties de Pôle emploi qui explique l'amélioration de la situation sur le front du chômage que la baisse des inscriptions. En outre, si le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a continué à baisser, revenant à 426.100 (-1,3 % sur un mois et -6,6 % sur un an), celui des seniors a poursuivi sur sa lancée (525.300, +0,4 % sur un mois et +13 % sur un an).
« Ce sont vraiment les victimes de la crise », juge la présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi, Marie-Claire Carrère-Gée, qui regrette que la mesure « zero charges » ciblée sur les seniors prévue par la réforme des retraites ait été abandonnée. Par ailleurs, si elle juge globalement « encourageants » les chiffres publiés mercredi, elle estime que « pour faire de 2011 une année utile, il faudrait créer un vrai choc de compétitivité, en basculant 5 points de cotisations sociales sur d'autres prélèvements que sur le travail » car « il y a encore 700.000 chômeurs de plus qu'avant la crise ».
C'était un article de Les Echos
Nuance: baisse des "demandeurs d'emploi" ou baisse du "chômage"
Travail de sape de l'opposition
Les candides préfèreront envisager les demandeurs pour l'aspect humain, plutôt que l'emploi, notion particulièrement abstraite pour les personnes en recherche.
Oublions aussi un instant que, si les chômeurs étaient nécessairement des demandeurs d'emploi, l'industrie de la restauration ne serait pas en manque de main d'oeuvre, et attardons-nous à la terminologie socio-politique des media d'opposition.
Selon l'AFP, "les chiffres du chômage publiés mercredi 27 font état d'une baisse des demandeurs d'emploi", terminologie choisie pour ce qu'elle induit de négatif pour les salariés. S'agit-il d'induire en erreur: baisse confirmée de l'emploi au lieu du nombre des demandeurs ?
Croyez-vous, en revanche, que "Baisse du chômage, mais explosion de la précarité " aurait la même portée psychologique que "Les chiffres du chômage révèlent l'explosion de la précarité", selon le titre cette agence qui occulte toute baisse ?
Qui peut encore ignorer le dénigrement des media ? Apportent-ils leur contribution à l'effort de redressement des Français? Défendent-ils l'intérêt de la France ou celui - à court terme et à courte vue - du PS ?
Selon le PS, maintenant, les chiffres du chômage révèlent "l'explosion de la précarité"
"Cette baisse révèle en réalité" (A*P) "l'explosion de la précarité en France", estime objectivement le PS qui dénigre le positif pour pointer exclusivement l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi en activité réduite.
La dépêche est exclusivement consacrée au secrétaire national PS à l'Emploi
Une fois fugitivement signalé que "le nombre de demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) a enregistré en mars son troisième mois consécutif de baisse, reculant de 0,8%, selon le ministère de l'Emploi, pour l'agence bien française de presse, seul compte l'angle d'attaque de Alain Vidalies. Ensemble, ils n'auront retenu que le nombre total d'inscrits à Pôle emploi, dont ceux ayant eu une activité réduite, qui a augmenté de ...0,1%.
"L'augmentation significative des demandeurs d'emploi en activité réduite, de +130.600 en un an, révèle une triste réalité: l'explosion de la précarité en France, qui s'installe mois après mois, atteste d'une mutation durable du marché du travail", selon un communiqué du PS.
Amalgame dé(sin)formant tendance général / tendance particulière
On serait en droit d'attendre un chiffrage des 0,8% de foyers qui ont retrouvé un salaire, mais ni le PS, ni l'agence socialiste de presse,(
Mieux, l'un et l'autre déforment la réalité profonde
"Contrairement aux annonces répétées du gouvernement sur un changement de tendance, les chiffres sont limpides: la courbe continue inexorablement d'augmenter", ajoute le communiqué.
Rien n'est jamais encourageant
France Info cache sa joie. La chaîne de service public ne positive pas même l'embellie concernant les jeunes, alors pourquoi saluerait-elle le retour à l'emploi de moins de 50 ans ! "Cette baisse profite surtout aux jeunes (pour eux, le nombre de demandeurs d’emploi baisse de 1,3%), ainsi qu’aux moins de 50 ans (-1%)."
Seuls importent les autres, tant il est vrai que nulle détresse n'est négligeable. "Le chômage continue à augmenter en revanche pour les seniors (les plus de 50 ans), ainsi que pour les demandeurs d’emploi de longue durée, au chômage depuis plus d’un an (+ 0,4%)."
Au total, aucun progrès réél n'est digne de redonner le moral à la presse partisane.
Nous assistons pourtant à la 3e baisse mensuelle consécutive
Les 2.701.100 en France métropolitaine de la fin février 2011 représentaient une baisse par rapport à la fin janvier 2011 (-0,1%, soit 2.100 chômeurs en moins).
En mars, c'étaient encore 21.100 demandeurs d’emplois satisfaits de plus.
Aucun contrepoint au parti-pris socialiste
Ni l'agence de presse, ni la radio de service public ne propose aucun autre point de vue que celui du PS.
"Les chiffres du chômage révèlent également l'incohérence de la politique du gouvernement: à l'heure du 'travailler plus longtemps' imposé par la réforme des retraites, les plus de 50 ans sont de plus en plus exclus de l'emploi", selon le même. Ces chiffres sont "aussi la triste conséquence de politiques en défaveur de l'emploi: destruction des emplois publics, austérité salariale, encouragement aux heures supplémentaires ou absence de relance de la consommation", accuse-t-il.
Nous devrons donc compléter l'information dans un prochain article !
Lien PaSiDupes
mercredi 16 juin 2010
L'essentiel de la réforme des retraites présentée par Eric Woerth
Les contraintes et les objectifs
Dans nombre de pays d'Europe, Grèce, Espagne, France, les déficits publics se sont creusés sous la pression de la crise financière. En France, le déficit des régimes de retraites atteindra 100 milliards par an en 2050.
Après deux mois de concertation, le projet présenté comporte une trentaine de pages.
A elles-seules, les mesures d'âge permettront de réduire de 50% les déficits d'ici 2018, auxquelles s'ajoutent 4 milliards d'euros d'économies dans la fonction publique et 4,4 milliards de recettes nouvelles, via la taxation des hauts revenus et des revenus du capital.
En l'absence de toute réforme, le déficit du régime qui doit s'élever à 32,3 milliards d'euros en 2010, aurait filé à 42,3 milliards en 2018.
Le ministre du Travail Eric Woerth a déclaré devant la presse que le gouvernement a construit la réforme "avec deux exigences", "être responsable et être juste".
AUGMENTATION DE LA DUREE D'ACTIVITE
- Recul de l'âge légal de départ à 62 ans en 2018, en l'augmentant chaque année de quatre mois à compter du 1er juillet 2011. Dans six mois, il faudra donc travailler quatre mois de plus.
- Durée de cotisation relevée d'un trimestre en 2013 pour atteindre 41 ans et trois mois.
- Dans la fonction publique: relèvement à 62 ans pour les fonctionnaires dont l'âge de départ est actuellement à 60 ans; passage à 57 ou 52 ans pour certaines professions qui pouvaient bénéficier d'un départ anticipé à 55 ou 50 ans, notamment les professions classées "insalubres et dangereuses".
- Régimes spéciaux: recul progressif de l'âge légal à compter de 2017.
CARRIERES LONGUES ET PENIBILITE
- Maintien du dispositif "carrières longues": possibilité de départ entre 58 et 60 ans pour les salariés qui ont commencé de travailler avant l'âge de 18 ans. Le dispositif concernera 50.000 personnes en 2011 et 90.000 personnes en 2015, selon le gouvernement.
- Pénibilité: retraite à 60 ans pour les salariés qui, du fait d'une "situation d'usure professionnelle constatée" (par un médecin du travail: maladie professionnelle ou accident du travail) ont une incapacité physique supérieure ou égale à 20%. Le gouvernement estime le nombre de cas individuels concernés à 10.000.
- Aide à l'embauche pendant un an pour les recrutements de seniors demandeurs d'emploi de plus de 55 ans.
- Renforcement du tutorat entre les seniors et les jeunes.
HAUSSE DES PRELEVEMENTS
- Création d'un prélèvement de 1% sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu; augmentation d'un point des prélèvements sur les plus-values de cessions immobilières.
- Augmentation des prélèvements sur les stock-options: passage de la contribution de l'employeur de 10 à 14%; passage de la contribution du salarié de 2,5 à 8%.
- Augmentation des prélèvements sur les retraites-chapeaux.
- Suppression de deux niches fiscales: le crédit d'impôt sur les dividendes des particuliers et le plafonnement de la quote-part pour frais et charges sur les dividendes des entreprises.
- Taxation au premier euro des plus-values de cessions mobilières.
CONVERGENCE PUBLIC/PRIVE
- Alignement du taux de cotisation du public sur celui du privé (passage de 7,85 à 10,55%) étalé sur dix ans. N.B. Les salaires de la fonction publique seront-ils également alignés ?
- Le nombre de trimestres validés lorsqu'une personne est au chômage non indemnisé passera de quatre à six.
- L'indemnité journalière perçue pendant le congé maternité sera intégrée dans le salaire de référence pour le calcul de la pension de retraite.
- Modification des règles du minimum vieillesse pour que les agriculteurs ayant peu cotisé puissent avoir au moins 709 euros de revenu au titre de la retraite.
REGLES DE LA RETRAITE
- Mise en place d'un "point d'étape individuel retraites" à 45 ans.
L'OBJECTIF DE L'EQUILIBRE
- La réforme vise à remettre les régimes de retraite à l'équilibre en 2018.
- Les déficits accumulés durant cette période seront intégralement transférés à la CADES (Caisse d'amortissement de la dette sociale), qui aura la propriété des ressources du Fonds de réserve des retraites (FRR).
La suite des opérations
Le texte est "amendable" d'ici vendredi, le ministre du Travail devant de nouveau recevoir les partenaires sociaux. Nicolas Sarkozy rendra ses ultimes arbitrages vendredi.
Le projet sera présenté le 13 juillet en Conseil des ministres, avant d'arriver au Parlement en septembre.
mardi 1 juin 2010
Retraites: Hollande s'accroche au dogme des 60 ans
Reculades et reniements des funambules socialistes
Le député socialiste de Corrèze était l’invité de France Info à la veille de la grève du 27 mai ('unitaire', sans FO !), qui aurait attiré dans la rue le million désiré (mais que Mediapart dévalue à 600.000) et avant donc qu'elle ne s'avère un nouvel échec.Le PS n'a toujours pas découvert les règles du « débat
Sans doute est-il sensible au pléonasme... Toujours est-il que la gauche ne peut comprendre que le gouvernement puisse laisser ouverte la discussion.
Puisqu'il n'impose pas, elle l'accuse de « distiller un certain nombre d'informations ou de rumeurs », selon Hollande, mais, aussi bien, de « nier que des décisions ont été actées », alors que Xavier Bertrand se voit précisément reprocher partout de ne pas fixer de chiffres et de ne pas figer le débat. L'opposition a en fait la volonté de persuader qu'il a déjà bouclé la réforme.
Ainsi se dispense-t-elle du même coup de lever le mystère sur ses prétendues innovations et sur le néant de ses propositions.
Le PS concentre et gonfle les angoisses
L’ancien numéro 1 du PS est un modulateur
Il accuse le gouvernement d'avoir "la volonté de tout faire passer par le report de l’âge légal". C'est depuis des décennies sa manière de s’opposer sur tous les sujets et donc au recul de l’âge légal de la retraite, mis en débat par le gouvernement. Si, pour Martine Aubry, la retraite à 60 ans n'est pas un "dogme" (selon DSK), ce n'est pas non plus "une règle", selon Hollande ! Le porte-parole bis du PS est pourtant venu énoncer les «principes» d'un PS unanime.
Hollande explicite la pensée « unitaire » (sans Valls ni DSK)
Le report de l'âge de la retraite pénalise "ceux qui ont commencé la carrière tôt". Peu lui importe donc qu'elle pénalise en revanche ceux qui ont fait des études pour accéder aux responsabilités et font des arrêts cardiaques et des AVC avant 50 ans. Hollande ignore le stress et les 15 heures de travail par jour: il ne redoute rien tant que d'avoir les mains calleuses et les ongles cassés et noirs.
Le socialiste Dominique Strauss-Kahn s’est pourtant montré favorable à un report de l’âge légal.
A l'inverse, le PS d'Aubry n'a pas changé de millénaire
A Hollande qui dit « avoir des 'mémoires' [sic] qui ne sont pas sélectives », il faut rappeler que DSK est à l'origine de la loi des 35 heures que la Ch'tite Aubry a dû promouvoir et endosser et que le PS la défend depuis, bec et ongles.
Contradiction entre solistes socialistes ?
Au nom du dogme à l'ancienne, Hollande n'a pas dissimulé son souhait de tenir le phénomène socialiste loin de France et, geste à l'appui, de le « laisser travailler à la tête d'une organisation internationale »: "Je ne commente pas son propos" .
VOIR et ENTENDRE
L'ex-premier secréire du PS rappelle les autres leviers traditionnels de la réforme
Ainsi, affirme-t-il que, s'il faut bloquer la possibilité de départ à 60 ans et 41 annuités, les retraites doivent de surcroît être financées par "des ressources nouvelles": outre les cotisations ("allonger la durée de cotisation") , en sollicitant « les revenus du capital et les contributions du secteur bancaires", et "régler le problème de l’emploi des seniors" (à partir de 55 ans et menacés de précarité). La proposition de Hollande est fort hypocrite et démagogique, car elle veut ignorer que les bas salaires seront tentés de cotiser au-delà de l'âge légal pour améliorer leur niveau de vie de petits retraités.
Sa proposition d'un « contrat de génération » permettrait, pour chaque jeune embauché, de garder un senior comme tuteur, avec exonération totale des cotisations sociales patronales, en échange de la transmission des savoirs.
Hollande est un funambule
Il préconise de réaliser des « recettes supplémentaires et un certain nombre d'économies », c'est-à-dire plus d'impôts et d'austérité: sans être « pour l'augmentation générale des impôts », il estime qu'« il va falloir augmenter certains prélèvements »... Il reconnaît au passage qu'il « n'en voit pas sur les régimes de retraite et d'assurance maladie »: il réclame d'ailleurs des réformes structurelles dans ces secteurs... Hollande est facteur d'anxiété: lire PaSiDupes « Si je suis demain aux responsabilités de notre pays, tous les cinq ans, il faudra regarder ce qu'il y a à modifier dans les régimes de retraite »
Cumul des mandats
Le député socialiste est également revenu sur le non-cumul des mandats décidé par le PS.
=> C'était une proposition de Martine Aubry à La Rochelle, fin août 2009: elle insistait pour que les statuts du PS "avancent radicalement vers le non-cumul des mandats". Et déjà, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, lui lançait un défi: "Si on ne veut pas que je me représente à Lyon, qu'on me trouve un candidat !" A Dijon, Frère Rebsamen prépare aussi sa retraite et ne veut donc lâcher aucun mandat. Le travail au noir n'est pas autorisé, sauf aux sans papiers et aux élus. Lire PaSiDupes sur le non-cumul des mandats, pierre angulaire de la rénovation du PS
=> Or, le 1er octobre 2009, un référendum interne est organisé et les militants plébiscitent la mise en oeuvre du non-cumul entre deux mandats exécutifs.
Un vote qui devrait être entériné lors d'une convention nationale portant sur la rénovation, le 3 juillet prochain. Le sang des sénateurs n'a donc fait qu'un tour. Ils seraient ainsi les premiers à devoir s'appliquer la règle, en septembre 2011. Lien PaSiDupes sur ce couac de la Ch'tite Aubry
=> Et le 25 mai 2010, malgré ses convictions et toute sa détermination, Titine Aubry s’est dit prête devant les sénateurs à des dérogations "marginales".
Le funambule François Hollande la soutient : à la fois "il faut éviter les cumuls de responsabilités", mais, pour autant, "il ne faut pas s’en priver pour permettre la victoire de la gauche dans certaines régions".
Hollande exhorte donc Montebourg, grand prêtre de la rénovation à la marge, à « favoriser l'intelligence contre la bêtise »... Ce n'est pas gagné ! Nono devrait pourtant y parvenir; non pas qu'il soit intelligent, mais les militants sont des "chèvres" et, comme Jean-Marc Ayrault, il est lui-même cumulard. Lien PaSiDupes sur les contorsions de Nono
mardi 18 mai 2010
Retraites: le PS peine à masquer ses querelles internes
Une certaine presse annonçait que, sur les retraites, le PS attendait le gouvernement au tournant. Lien PaSiDupes
L'idéologie paralyse le bureau national
=> La question essentielle de l’allongement de la durée de cotisation n'est pas tranchée. Les Français devraient attendre 2020 pour que les socialistes tombent d'accord. Les déficits publics peuvent attendre. Il n’y a a pas urgence, ont-ils répondu au député de l’Ardèche, Pascal Terrasse, membre du Comité d’Orientation des Retraites, qui prônait un allongement à quarante et une années ...et demie de cotisations à l’horizon 2020. Une proposition hardie, si l'on songe que l’allongement - déjà décidé - de la durée de cotisation concerne la période 2012-2020 et qu'elle est fixée à 41 ans. Lien PaSiDupes: l'exemple socialiste espagnol
=> L’âge légal à 60 ans déchire
=> L’augmentation des cotisations patronales et salariales pose problème
A entendre Hamon, tout semblait cadré; il ne restait plus qu'à valider. En vérité, tout reste à faire. Hamon-le-benoît ne serait-il pas en fait son propre porte-parole, plutôt que celui de sa patronne virtuelle ?
Illustrations des divisions
Cet après-midi dans les couloirs de l’Assemblée, Jean-Louis Bianco (dernier
La majorité se désespère d'avoir une opposition fantôme
Certes, toutes les vieilles branches du PS craquent et grincent sous le vent de la crise et des déficits et Hamon-le-benoît hullule à la vue de tous les micros qui passent, mais les bruits de la nuit profonde socialiste et les cris d'orfraie du PS entravent l'action du gouvernement.
Le PS est à découvert: finie la partie de cache cache
Pour Xavier Bertrand, l'auberge espagnole de la Rue de Solférino propose la retraite à la carte, au prix fort, comparée au menu du projet gouvernemental.
Marie-Eve Malouines et Yannick Pfalz se contredisent en conclusion
Contre toute attente et ajoutant à la confusion de la guerre des Malouines au PS, la chef du service politique de France Info se montre résolument volontariste:
« Le PS est donc finalement sorti du bois après avoir longtemps tergiversé, histoire de ne pas laisser la majorité occuper seule le terrain. Sorti de bois, mais en laissant de larges zones d’ombre... » . La contorsion est remarquable, l'exercice était périlleux, mais aussi bien, n'est-elle pas chef ? Et elle est à bonne école auprès des illusionnistes socialistes.
jeudi 22 avril 2010
Retraites: le PS se retranche sur le dogme
Les socialistes ne changeront donc jamais ?Martine Aubry a réuni mercredi les Grands de sa Cour pour évoquer le dossier des retraites, alors qu'elle doit rencontrer Eric Woerth, le 28 avril.
Pour le PS, en matière de retraites, il est urgent... d'attendre
Réunis mercredi rue de Solferino, ils ont réussi à tomber d'accord pour attendre les propositions du gouvernement.
Pris à leur propre piège de leur politique de blocage, les socialistes restent figés sur leurs grands principes surannés, comme la non-remise en cause de l'âge de départ à la retraite. C'est leur force de contribution...
Le PS, auberge espagnole du « débat participatif »
Le PS n'a rien à proposer.La négociation entre le gouvernement et les partenaires sociaux « vient juste de débuter. On n'est pas obligé dès le départ de se positionner », a plaidé Stéphane Le Foll, ancien directeur de cabinet de François Hollande.
Bertrand Delanoë entonne déjà la complainte socialiste
Pas question non plus, pour le maire de Paris, de se laisser imposer un calendrier par la droite. « Personne ne va nous mettre le couteau sous la gorge », a - bille en tête - polémiqué le faux-cul.
Les divergences filtrent toujours
Gérard Collomb, en entrant rue de Solferino mercredi, espérait encore une prise de position du PS « tout de suite ». « On ne peut pas être un parti qui aspire au gouvernement demain sans avoir au moins l'esquisse d'une proposition et d'une orientation sur les retraites », a lâché le maire de Lyon.
La députée Marisol Touraine, qui pilote le groupe de travail du PS sur les retraites, milite également pour que les socialistes rendent publiques leurs propositions avant celles du gouvernement.
Le député PS Manuel Valls a jugé mercerdi 14 mars "sans doute proches de la réalité" les prévisions alarmantes du Conseil d'orientation des retraites (COR) à l'horizon 2050. Lien PaSiDupes Il estime qu'exclure un allongement de la durée de cotisation serait "mentir aux Français".
=> Un vraie cacophonie
La question divise donc le parti
Son aile gauche - animée par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon - est hostile à tout allongement de la durée de cotisations, alors que François Hollande ou Manuel Valls l'envisagent ouvertement. Lire PaSiDupes
Gérard Collomb, lui, a jeté un pavé dans la mare mercredi. Il plaide pour un report de l'âge légal de la retraite au delà de 60 ans, idée pourtant explicitement rejetée par Martine Aubry. « Aujourd'hui, il faut bouger, a-t-il estimé sur Public Sénat. Si demain on vit jusqu'à 115 ans, demain on sera toujours à 60 ans, et on passera la moitié de sa vie à ne pas travailler? Non, ce n'est pas exactement comme cela que s'inventera l'avenir», a-t-il ajouté.
=> La Ch'tite Aubry n'est pas maîtresse de son parti
Le dossier des retraites pourrait ébranler le PS.
Alors qu'en janvier 2010, le premier secrétaire du PS annonçait concevoir une retraite à "61 ou 62 ans", à condition de "prendre en compte la pénibilité" et "l'emploi des seniors", le porte-parole du parti réaffirma son attachement au maintien de la retraite à 60 ans.
Couac"Elle a dit que c'était un élément du débat" et ce n'est "pas la position du PS que de reculer l'âge du départ à la retraite", selon Benoît Hamon, lors du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro du 17 janvier 2010.
"Aujourd'hui l'âge légal du départ à la retraite est de 60 ans et le PS a toujours dit qu'il était attaché à ce que ce soit l'âge du départ à la retraite". "Nous disons qu'il faut négocier avec les partenaires sociaux" et "diversifier les recettes. Le pénibilité ne peut pas être une contrepartie au recul de l'âge du départ à la retraite", a-t-il insisté. Lire PaSiDupes
La première secrétaire s'était dit ouverte à un débat "si le président de la République est prêt à travailler véritablement pour que nous trouvions des principes justes", en "gardant la retraite par répartition".
Le PS conservateur ne s'ouvre pas au débat et n'a donc pas progressé.
Oui vraiment, pour qui, la pénibilité ?
Un parti de gouvernement ou une entreprise de démolition ?
La gauche laisse le sale boulot au gouvernement. Ainsi devrait-elle pouvoir se targuer d'avoir combattu les mesures nécessaires mais impopulaires.
Le gouvernement recherche donc désespérément les propositions de cette gauche de pleutres.
Des partis d'opposition unis dans l'obstruction, désunis dans la construction.
jeudi 22 mai 2008
À Paris, les syndicats ont joué l’unité et la détermination
Le succès de ce mouvement –ou son échec– se fera sur les échos qu’en donnera la presse.
Les syndicats n’avoueront pas leur déception. Jean-Claude Mailly pour FO a d’ailleurs déclaré à la mi-journée que « à priori, la grève est un succès ». Donc, pourquoi défiler ?Déjà l’agence de presse R****** déclare que les dirigeants des huit principaux syndicats ont défilé côte à côte jeudi à Paris avec plusieurs milliers de manifestants pour marquer leur unité et leur détermination face à la réforme des retraites. Elle ne dit pas que la bande des cinq (plus les non représentatifs) n’étaient pas côte à côte pour les mêmes raisons !...
La plupart des syndicats a donc estimé que le rapport de forces devrait d'ores et déjà inciter le gouvernement à revoir son projet. La journée n’a rien ajouté et le discours reste inchangé: le pays aurait pu éviter de faire les frais de l’immobilisme d’une gauche incapable d’évolution.
De source syndicale, le défilé parisien a rassemblé 70.000 personnes, selon Force ouvrière et la CGT. La police cite le chiffre de 28.000 manifestants. On comprend dès lors que les organisations syndicales tiennent à décompter les manifestants de province. Alors là, on atteint encore le niveau de l’hallucination : 400.000 pour FO (qui comptait sur 500.000) et …700.000 pour la CGT : pas besoin de la police pour être en désaccord.
"Si le gouvernement reste droit dans ses bottes, ça veut dire qu'il faudra une suite, on ne pourra pas en rester là", a prévenu Jean-Claude Mailly, secrétaire général va-t-en-guerre de FO.
"Cette journée est une journée réussie. Après un rapport de force de ce type, le gouvernement va être obligé de nous recevoir et on va remettre nos projets sur la table", a renchéri François Chérèque, le leader de la CFDT.
Pour Annick Coupé, de "Solidaires" (syndicat non représentatif), il y a une présence importante du secteur privé dans les manifestations et le gouvernement "ne pourra pas jouer la division." A ce détail près, que leurs revendications ne sont pas les mêmes…
"Si ce soir, le gouvernement n'annonce pas qu'il arrête, il faudra des suites", a-t-elle menacé. "Nous pensons qu'un construisant un rapport de force, nous pouvons faire reculer le gouvernement."
Sans chercher à gommer leurs divergences sur l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans, les responsables des syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC se sont retrouvés autour d'un mot d'ordre unique et rassembleur, mais qui cache les divisions,, la défense de la "retraite solidaire". Sans précision des 41 annuités, sur lesquelles ils sont divisés.
Dans un climat de mécontentement social lancé par les lycéens puis relayé par les enseignants qui s’étaient d’abord tenus courageusement en retrait et maintenant les pêcheurs, la FSU et l'UNEF dans son ombre, ainsi que l'UNSA et Solidaires, syndicats non représentatifs dans leur sillage, figuraient également en bonne place du défilé, de la place de la Bastille jusqu'à Saint Augustin.
De la métallurgie parisienne aux personnels d'Air France, les manifestants ont défilé derrière les bannières de leurs syndicats respectifs, avec pour slogans : "Touche pas à ma retraite" ou "Quarante ans, c'est déjà trop." Certains réclamaient même le retour à 37,5 annuités, tout l’après midi à longueur de bulletins sur France Info. La radio publique a même trouvé deux …médecins, polyvalents des manifs,dont le sort a dû émouvoir les masses laborieuses.
Suivaient des agents des impôts, des salariés de l'industrie automobile, des postiers, tandis que des sans-papiers postés le long du parcours criaient: "Avec ou sans papiers, solidarité." La solidarité avec le Tiers –voire le Quart– monde, va arranger les affaires…
Le mécontentement débordait parfois celui de la question des retraites, les manifestants exprimant leurs inquiétudes sur l'emploi, le pouvoir d'achat, ou les délocalisations. "Un an Sarko, un an dans la merde", proclamait la pancarte d'un manifestant. Si remarquable, que l’agence de presse l’a notée! Pour ses prochaines dépêches, PaSiDupes peut lui proposer cette pensée : « A force de travailler, est-ce qu’il ne me restera assez de retraite ? » D’autres, qui travaillent 110 heures de moins que dans les autres pays européens, on craint de mourir au travail. A ceux-là il est déconseillé de franchir le Rhin en 2012 : l’Allemagne en sera à 67 annuités ; ils risquent de parcourir des étendues de cimetières…
La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) a également déployé des banderoles au niveau du Cirque d'Hiver, dans le 11e arrondissement. Ca change de l'image lisse présentée par Besancenot à Drücker. "On sent que le mécontentement continue à monter", a dit son porte-parole Olivier Besancenot ! PaSiDupes ne voulait pas vous priver de cette analyse.
Les dirigeants syndicaux veulent gommer leurs dissensions d'il y a cinq ans, quand François Chérèque, dirigeant de la CFDT, était accusé d'avoir soutenu la réforme des retraites de François Fillon en 2003. Tout comme Gérard Aschiéri (FSU) qui sur le perron de Matignon avait brisé les enseignants dans leur élan en annonçant « des avancées » !… C’est la raison pour laquelle il lance maintenant ses troupes dans la bataille.
"La CFDT est la mieux placée dans la rue car nous sommes cohérents avec nous-mêmes", a dit François Chérèque. A la manière de Sa Cynique Majesté Royal, également socialiste ?…
Le responsable de la CFDT a souligné que le passage à 41 ans de cotisation était inscrit dans la loi de 2003 mais qu'il n'était pas automatique et pouvait "être différé en fonction de la situation des seniors."
"Les conditions ne sont pas réunies et donc il doit être différé", a-t-il insisté.
mardi 25 mars 2008
Des syndicats français refusent le passage aux 41 annuités
A la suite de la CGT et de la FSU, mais aussi de FO-CGT, la CFDT s'oppose à l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein prévue à partir de 2009 par la loi de 2003, annonce son secrétaire national chargé du dossier.Les lois sont faites pour ne pas être appliquées par une partie de la population...
Les deux premiers appellent à manifester samedi dans toute la France. Cette mesure doit pourtant contribuer à la réduction du déficit des comptes des retraites.
"L'allongement de la durée de cotisation qui est prévue dans la loi de 2003, dans l'état actuel des choses, compte tenu du taux d'emploi des seniors, serait injuste et inefficace", a affirmé Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, lors d'une conférence de presse.
"L'allongement de la durée de cotisation n'a de pertinence que si elle permet d'améliorer les comptes des régimes des retraites mais, au moins à moyen terme, on est persuadé que ce ne sera pas le cas", a-t-il ajouté. Un sentiment aussi catégorique et obtus que la persuasion vaut-il preuve ?
Pour réduire les déficits, la CFDT ressort donc les vieilles recettes et fera pression pour que des mesures soient mises en oeuvre pour augmenter le taux d'emploi des seniors, qui s'établissait à 38,1% en France en 2006 contre 43,6% en moyenne dans l'Union européenne, a-t-il ajouté. Dommage qu’il ne dispose pas d’une référence moins obsolète: les chiffres de 2005 étaieraient son propos de manière encore plus convaincante… Faire travailler les vieux est la solution syndicale idéale : c’est innovant et juste, puisque les jeunes arrivent toujours plus tard sur le marché du travail. On ne peut donc plus compter sur la canicule?
La proposition de la CFDT ne serait-elle donc pas prononcée en accord avec le gouvernement qui a besoin d’un relais médiatico-syndical pour faire avancer l’idée dans l’opinion ? Attendez-vous à ce que leur entente objective se réalise : tout le monde y trouvera son compte, mais la pilule sera amère.
Faut-il qu’à la CFDT, ils détestent les jeunes…
mardi 18 septembre 2007
Les réformes sociales voulues par le Président Sarkozy
réformisme de la droite gouvernementale

Le chef de l'Etat a demandé au gouvernement de "réformer sans tarder" les régimes spéciaux pour les "harmoniser" avec celui de la fonction publique. Le ministre du Travail Xavier Bertrand va entamer dès demain mercredi après-midi des discussions avec les syndicats, le patronat et les parlementaires, dont la durée sera limitée à 15 jours. A l'issue de ces entretiens, le ministre "précisera les principes communs de l'harmonisation". Ces principes "seront déclinés par la négociation, entreprise par entreprise, pour tenir compte des spécificités de chaque régime". Dans ces discussions, "tous les sujets seront sur la table".
POUVOIR D'ACHAT
Une commission indépendante fera chaque année des recommandations aux partenaires sociaux et au gouvernement sur la fixation du SMIC. M. Sarkozy a confirmé la tenue "dans la seconde quinzaine d'octobre" de la conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat présidée par la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Il a souhaité que cette conférence "pose clairement la question des bas salaires".
ASSOUPLISSEMENT DES 35 HEURES
Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir "aller plus loin" dans l'assouplissement des 35 heures pour "donner une place plus importante à la négociation d'entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail" et "permettre aux salariés de préférer la rémunération au temps libre". Il a évoqué en particulier "la possibilité de convertir des repos compensateurs et les journées stockées sur les comptes épargne-temps en argent plutôt qu'en congés" et les "heures choisies, qui pourraient être acceptées directement par le salarié".
EMPLOI DES SENIORS
Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de "supprimer les verrous fiscaux, sociaux et réglementaires" qui pénalisent l'emploi des seniors. Il a souhaité en particulier "la suppression des mises à la retraite d'office avant 65 ans" et annoncé que "les préretraites seront plus lourdement taxées" dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) présenté à la fin du mois. Les dispenses de recherche d'emploi des seniors "seront progressivement supprimées"
CHOMAGE
Nicolas Sarkozy a demandé mardi à la ministre de l'Economie Christine Lagarde de "lui faire dans les 15 jours des propositions sur le processus de fusion de l'ANPE et de l'Unedic", pour engager des "discussions" avec les partenaires sociaux. Il a demandé aux partenaires sociaux de définir "avant la fin de l'année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes" pour les chômeurs qui refusent "deux offres valables d'emploi ou une formation".
CONTRAT DE TRAVAIL
Le gouvernement tirera "à la fin de cette année" les conséquences des négociations ouvertes depuis le 7 septembre par les partenaires sociaux sur la réforme du contrat de travail. "Quand il y aura eu accord, la loi le reprendra. Là où il n'y aurait pas eu accord, l'Etat prendra ses responsabilités", a prévenu M. Sarkozy. Il a évoqué "différentes pistes" pour cette réforme, sans mentionner le contrat de travail unique qu'il avait proposé pendant la campagne présidentielle.
FRAUDE
Les fraudeurs à la Sécurité sociale perdront leur droit à prestations "pendant une ou plusieurs années, selon la gravité de leur fraude". Le gouvernement va mettre en place des "peines planchers forfaitaires" pour les fraudeurs.
SANTE
Nicolas Sarkozy a annoncé l'ouverture d'un "grand débat" sur le financement de la santé, dont les conclusions seront tirées au premier semestre 2008. Il a notamment évoqué la mise en place de produits d'épargne longue pour financer la dépendance.


