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jeudi 26 juin 2014

Sapin, ministre observateur: la croissance est "trop plate" pour que le chômage baisse

Sapin, trop rond pour impacter l'économie

Le ministre des Finances Michel Sapin
 s'abandonne sur le chômage à un pessimisme bien peu mobilisateur
ce jeudi matin. 
Après un nouveau record de hausse atteint au mois d'avril, les chiffres du chômage ne devraient pas être meilleurs en mai.

Après l'accablant record de 3,364 millions de chômeurs atteint fin avril en France métropolitaine, Pôle emploi révélera aujourd'hui le nombre de chômeurs inscrits sur ses listes au mois de mai. Le mois dernier, le gouvernement avait constaté une hausse de 14.800 demandeurs d'emploi en catégorie A (sans aucune activité) en métropole, en plus de la débâcle des élections municipales et européennes. Les chiffres avaient fait encore plus mal lorsqu'ils incluaient les chômeurs exerçant une petite activité (+36.400), ils étaient alors 4.985.900 chômeurs fin avril, du jamais-vu.

Le gouvernement ne parvient pas à créer de la croissance 

Alors que les chiffres ne sont pas encore connus, l'INSEE prévoit déjà une poursuite de la hausse du chômage de 0,1% au deuxième trimestre, tendance que semble avoir acté Michel Sapin ce matin. Invité sur RTL, le ministre des Finances a en effet déclaré que la croissance au premier trimestre, qui est restée nulle, avait été "trop plate" pour faire "évoluer le chômage dans le bon sens". Depuis décembre quand la courbe de l'emploi devait se redresser, selon Hollande, le chômage n'a cessé de poursuivre ses ravages. 
D'un naturel optimiste, le ministre du Travail, François Rebsamen, avait quant à lui manifesté en début de semaine sa satisfaction d'être à son poste. Le ravi de la crèche avait en effet déclaré mardi sur Radio Classique/LCI que son objectif est toujours "la stabilisation" du taux de chômage avant d'ajouter: "Il y avait 9,7% de taux de chômage fin 2013. Cette année on va essayer de tenir sur cette base, en dessous de 10% de chômage".

François Rebsamen a affirmé que "si la stabilisation se concrétise, on va avoir l'année prochaine un effet qui va se sentir et une diminution du chômage". Frère Rebsamen n'envisage toutefois pas un instant une inversion de la courbe du chômage comme l'avait fait son prédécesseur Michel Sapin.

Cap sur l'emploi des séniors

Le budget restreint annonce déjà un renforcement de dispositifs existants - peu efficients- plutôt que la mise en place de nouvelles mesures
Après avoir tenté de se concentrer sur l'emploi des jeunes, priorité du quinquennat, voilà le gouvernement qui annonce sa volonté de "tout donner"  à nouveau en faveur des seniorsLundi dernier, François Rebsamen a ainsi proposé  de nouvelles dépenses en étendant la prime du contrat de génération à l'embauche d'un senior et de la doubler, la portant à 4000 euros annuels. Longtemps mis sur la touche, les seniors (55-64 ans) ont un taux d'emploi, certes en hausse, qui s'établit à seulement ...45,9% en France, contre plus de 50% dans l'Union européenne. Et ils ont été touchés de plein fouet par la crise car le nombre de chômeurs de plus de 50 ans inscrits à Pôle emploi en catégorie A n'a pas connu un seul mois de baisse depuis le second trimestre de 2008. La finalisation du "plan senior" devrait se faire lors de la conférence sociale des 7 et 8 juillet prochain,

En attendant la publication des chiffres, quelques rappels: le dernier frémissement positif du chômage remonte à octobre 2013 et, depuis l'élection de François Hollande en mai 2012, environ 440.000 demandeurs d'emploi supplémentaires ont dû aller s'inscrire à Pôle emploi. 
Le gouvernement nous a appris la méfiance. François Rebsamen a d'ailleurs déclaré ce matin sur i-télé (groupe Canal+) qu'il ne souhaite pas commenter les chiffres mensuels du chômage, contrairement à son prédécesseur. "Ces chiffres mensuels, quand on les prend mois par mois, ils ne veulent pas dire grand-chose, il faut les étudier sur une période assez longue, ce que fait l'INSEE d'ailleurs cette semaine", s'est-il défendu.

Tout paraît aller moins mal si on noie les chiffres de ces deux dernières années dans ceux des cinq ou dix précédentes...
Or, la France chômage devient l'exception chômage en Europe.

jeudi 14 février 2013

Le Parlement a créé les contrats de génération

Le Parlement a voté  le projet de loi créant les "contrats de génération"

La loi devrait favoriser l'embauche de 500.000 jeunes en cinq ans 

l'issue d'une mise au point par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat, les députés ont adopté le texte, après les sénateurs. Toute la gauche a voté pour, de même que Marion Maréchal-Le Pen (FN). Le groupe UDI (centriste) s'est abstenu, tandis que celui de l'UMP a majoritairement voté contre.
Ce projet de loi, une promesse de campagne de François Hollande, traduit l'accord conclu le 19 octobre dernier entre les partenaires sociaux.

Le "contrat de génération"

C'est un dispositif d'aide publique aux entreprises facilitant l'embauche des jeunes de moins de 26 ans (30 ans en cas de handicap) et le maintien des seniors de plus de 57 ans dans leur emploi (55 ans en cas de handicap).
Il vise à aligner le privé sur  "l'emploi d'avenir"  créé en octobre dans le public.

Pour les entreprises de moins de 300 salariés, le texte prévoit un allègement des charges de 4.000 euros par an pendant trois ans, moitié pour les jeunes et moitié pour les seniors.
Les entreprises de 300 salariés et plus devront négocier des engagements portant sur l'embauche des jeunes et l'emploi des seniors sous peine d'être soumises à des pénalités.

L'exécutif souhaite que ces "contrats d'avenir" puissent être mis en place avant le printemps 2013, l'objectif étant de parvenir à 500.000 embauches en cinq ans. 
Le coût est estimé à 180 millions d'euros en 2013 pour atteindre près d'un milliard en 2016.

dimanche 13 janvier 2013

François Chérèque cumule les sinécures socialistes

Deux "contrats de génération", Terra Nova et l'IGAS, pour l'ex-patron de la CFDT

En Socialie, il est "juste" de cumuler deux rémunérations 

Alors que les destructions d'emplois s'ajoutent les unes aux autres, François Chérèque, 56 ans, ex-secrétaire général de la CFDT - détaché de la SNCF - a été nommé jeudi en Conseil des ministres inspecteur général des affaires sociales, selon le compte rendu du Conseil.

Chérèque va-t-il pouvoir payer ses factures ?
lien PaSiDupes : " 
Un n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus) "


Sur proposition des copains ministres Marisol Touraine (Affaires sociales) et Michel Sapin (Travail), F. Chérèque "est nommé inspecteur général des affaires sociales à compter du 7 janvier", précise le communiqué du Conseil.

F. Chérèque, fils de l'illustre Jacques Chérèque, ancien ministre de Rocard et fossoyeur de la sidérurgie, a quitté à la fin novembre ses fonctions à la tête de la CFDT, passant le témoin à Laurent Berger. Il avait déjà fait savoir qu'il bénéficierait d'un poste réservé à l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS).

Le candidat Hollande clamait que les jeunes étaient sa priorité

Pas un seul quadra n'était donc apte à remplacer Olivier Ferrand, le prédécesseur prématurément décédé de Chérèque à Terra Nova ?

A propos, le Charte de déontologie, c'est devenu quoi ? N'est-il pas temps de l'étendre à l'entourage ?

vendredi 11 janvier 2013

Hollande place J. Lang à l'Institut du monde arabe

Le président achète le silence d'un courtisan de François Mitterrand

Le septuagénaire 
fait acte d'allégeance au président 

Contrat de génération
ou emploi réservé
à la clientèle présidentielle ?
Le député socialiste battu vient d'être recasé à la présidence du Haut conseil et du Conseil d'administration de l'Institut du monde arabe (Ima, Paris).

Nouvel affront du président à la mère de ses enfants qui lorgnait la place
A propos de la direction de l'Institut, Le Parisien assurait dans son édition du 31 août 2012 que le président de la République en avait "évoqué à voix haute l'idée"Les derniers fidèles de la présidente de la région Poitou-Charente assuraient : "Elle ne demande rien, elle est à disposition."


Un archéo à la tête d'un musée

A travers la nomination de l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand à la tête de l'Institut du monde arabe qui vient de célébrer son 25e anniversaire, le pouvoir socialiste souhaite  permettre à cet institut  "de poursuivre et d'amplifier ses missions, qui apportent une contribution importante à la connaissance du monde arabe et aux échanges entre celui-ci et la France."  Située au cœur du quartier latin,  place Mohammed-V  dans le 5 arrondissement de Paris,cette institution culturelle  a été décidée sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing.


"Bénéficiant d'une forte expérience ministérielle et parlementaire, personnalité reconnue du monde de la culture, d'Jack Lang apportera à l'Institut le dynamisme et la force de rayonnement attendus. Il favorisera son ouverture ainsi qu'une capacité de dialogue nécessaire pour donner un nouvel élan à ses missions culturelles et de réflexion sur les enjeux des échanges entre la France et le monde arabe", souligne un communiqué officiel français.


L'Institut du monde arabe bientôt centre islamiste ?

samedi 15 décembre 2012

Le contrat de génération adopté en Conseil des ministres

Sept mois pour mettre au point l'un des engagements phares du candidat Hollande


"Je proposerai un contrat de génération pour permettre l'embauche par les entreprises, en contrat à durée indéterminée, de jeunes, accompagnés par un salarié plus expérimenté, qui sera ainsi maintenu dans l'emploi jusqu'à son départ à la retraite", indiquait 

Mercredi, le Conseil des ministres a accouché de sa proposition soumise à l'examen examen mi-janvier au Parlement, dont le récalcitrant Sénat.

"Le texte adopté ce matin est en cohérence avec l'engagement du candidat Hollande et l'ensemble des priorités de l'action gouvernementale", a commenté en langue de bois, le très docile Michel Sapin, ministre du Travail. Le gouvernement socialo-écolo mise sur ce dispositif pour faire face à un double défi, le chômage des moins de 25 ans et aussi celui des seniors.

24,2 % des jeunes actifs sont demandeurs d'emploi. Pour les aînés, moins touchés par le chômage (6,9%), l'enjeu est de retarder leur licenciement, tant rebondir leur est difficile dans une société du "jeunisme" qui ne sait pas valoriser l'expérience.

Un coût de près d'un milliard d'euros par ans à partir de 2016


Le coût du contrat de génération à la charge de la moitié des Français solidaires, les contribuables,  devrait être de près d'un milliard d'euros par an à partir de 2016, année où la mesure devrait atteindre son rythme de croisière. 

Dans l'hypothèse d'une relance de l'économie et d'une réduction de la dette publique, 180 millions d'euros pourraient être déboursés pour sa mise en œuvre en 2013, 540 millions d'euros en 2014, 790 millions d'euros en 2015 et 920 millions d'euros en 2016, indique un document du ministère du Travail. 


Le contrat de génération s'adressera à tous les jeunes et toutes les entreprises privées,
 en plus des emplois d'avenir, destinés aux jeunes non ou peu qualifiés et au secteur non-marchand. Le projet de loi reprend les contours du dispositif dessiné en octobre dans un accord signé par les partenaires sociaux.


Seules les entreprises de moins de 300 salariés auront droit à une aide financière pour mettre en place le contrat de génération. Les moins de 50 seront directement éligibles, celles entre 50 et 300 devront au préalable avoir conclu un accord collectif (ou être couvertes par un accord de branche).

Un objectif de 500 000 embauches de jeunes en 5 ans

La Voix du Nord (06/09/2012)
Dans la pratique, ces contrats représentent pour les PME une baisse de 4 000 euros par an de cotisations sociales : moitié pour l'embauche d'un jeune en CDI et moitié pour le maintien dans l'entreprise jusqu'à la retraite d'un senior. Pour les grandes entreprises l'accord sera collectif et plus contraignant.

La prime, de 4 000 euros par an pendant 3 ans maximum, sera versée pour l'embauche en CDI d'un jeune de moins de 26 ans (moins de 30 ans si handicapé) et un salarié de plus de 57 ans maintenu en poste (55 ans si handicapé ou nouvelle embauche). Le gouvernement espère 500.000 embauches de jeunes sur 5 ans.

Les plus grandes entreprises ne recevront aucune aide mais risqueront une pénalité
si elles ne négocient pas, avant le 30 septembre 2013, des accords en lieu et place des accords seniors en vigueur depuis 2010.

Les partenaires sociaux sont sur leurs gardes

C'est la lutte des classes d'âges ?
Syndicats et patronat vont devoir être attentifs à sa mise en place. 
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, estime qu'il revient "maintenant au législateur de prendre des dispositions un peu plus contraignantes sur les conditions de mise en œuvre de ces contrats de génération, notamment au regard des obligations de formation, voire d'embauche de ces jeunes".
A la CGPME (Confédération générale du patronale des petites et moyennes entreprises), Geneviève Roy souhaite que ces contrats soient "très vite mis en musique" et espère "un regain d'activité" afin que les employeurs puissent s'en emparer.

Le MEDEF est très prudent sur l'objectif d'embauches. Pour Benoît Roger-Vasselin, le négociateur de l'organisation patronale sur ce dossier, "on ne peut vraiment pas le prévoir, compte-tenu du faible niveau d'activité et des pertes de productivité enregistrées ces dernières années".

Le financement du projet soulève en effet de grandes interrogations

Il pourrait se faire en rognant sur le fameux "choc de compétitivité" de 20 milliards d'euros, toute "mesure phare" qu'elle soit elle aussi. 

Près d'un milliard d'euros non financé

Le projet devrait coûter à l'Etat 180 millions d'euros en 2013, puis un peu moins d'un milliard d'euros par an une fois à pleine charge, a indiqué le gouvernement.

Un montant bien inférieur à ce que proposait F. Hollande à l'origine. Dans son projet, le candidat de la gauche évoquait "500 000" contrats en cinq ans, voire plus, pour un coût qui se serait élevé à 2, voire 2,5, milliards d'euros par an, selon les calculs à la fois de l'Institut Montaigne et de l'Institut de l'entreprise. D'où la révision des ambitions à la baisse et au détriment des jeunes alors pourtant l'objet de toutes les promesses et séductions socialistes.

Comment seront financés ces contrats ? 

Au départ, l'équipe Hollande avait évoqué un coup de rabot sur les allègements de cotisations sociales des entreprises. Actuellement accordés jusqu'à 1,6 SMIC, ils auraient été rabotés à 1,5 SMIC, ce qui aurait rapporté 2,3 milliards. Or, poussé à l'action par les entrepreneurs tenus dans l'expectative et face au front uni des syndicats et du patronat sur cette question, l'Elysée a reculé, sans pour autant fournir d'alternative. 

Les "solutions" de financements sont fallacieuses


En 2013, aucune financement n'est prévu. "Dans l'attente d'un projet de loi de finances rectificative, Pôle emploi avancera l'argent", avoue froidement le ministère du Redressement du chômage  de l'Emploi. Déficitaire de 124,6 millions fin 2011, Pôle Emploi n'est pourtant pas encline à avancer de la trésorerie. En toute "cohérence", Sapin est ainsi capable de déshabiller Pierre le matin pour habiller Paul Pierre le midi...

Ensuite, le gouvernement annonce qu'il peut trouver ce milliard d'euros annuel en rognant sur son autre projet phare : ainsi, cette fois, il déshabille Pierre le soir pour rhabiller  Paul Pierre  le matin suivant. Le milliard tourne sans s'arrêter: le même  sert et ressert encore.

Attrape-moi si tu peux ! Ce milliard flottant sera pris sur un allègement, celui des 20 milliards d'euros de l'impôt sur les sociétés prévu dans le cadre du "pacte de compétitivité", qui sera financé en partie par une hausse de la TVA. C'est dire que ce milliard est virtuel: il n'existe pas, puisque c'est de l'argent qui ne rentre pas dans les caisses de l'Etat ! 


Son montant global reste en effet des plus incertains : il faudra en effet attendre 2015 pour savoir précisément combien de contrats de génération ont été conclus et donc combien ils vont coûter. Idem pour l'ampleur du "choc de compétitivité". Le gouvernement navigue à vue.
Malgré tout, alloemploi.fr, à qui on est supposé se fier, assure le 13 décembre 2012 que "le contrat de génération satisfait les partenaires sociaux." Mais il faut savoir que c'est un site associé à Pôle Emploi, service public gouvernemental, dont le numéro de téléphone est le 3949, appel facturé 0,11 € par appel depuis une ligne fixe ou une "box"; coût d'une communication "normale" depuis un mobile, pour avoir droit à un service personnalisé avec un conseiller.


Par du flou, le gouvernement dissimule un revirement de politique

Comme le note L'Expansion, ce flou artistique sur le mode de financement va permettre  à Hollande de mettre en place des mesures promises, mais en creusant le trou de la dette publique

Cette hypothèque sur l'avenir trahit de surcroît le retournement opéré par le gouvernement. 

Les contrats de génération devaient être financés en limitant les baisses de charges des entreprises. Mais le "choc de compétitivité" décidé depuis revient à avouer que pour créer de l'emploi, ou en sauver, elles ont bel et bien besoin que le gouvernement diminue leurs charges et impôts, ce que le candidat socialiste niait avant la présidentielle.


Plutôt que de reconnaître que ses messages de campagne étaient fallacieux et de revenir maintenant sur les baisses de charge, le gouvernement transforme donc  l'ampleur salutaire d'un "choc de compétitivité" en "pacte "Avec la complicité du Sénat qui a refusé son feu vert au budget rectificatif de fin d'année prévoyant le crédit d'impôt compétitivité et des hausses de TVA, les socialistes espèrent sans doute que la conjoncture leur permettra de ne pas trop le raboter. Quitte à brouiller ce faisant la portée symbolique et politique de son message.


Les sournois du gouvernement continuent également à annoncer des mesures sans en préciser le financement. 
Comme le relevaient Les Echos, les mesures non financées se multiplient : de la prime de Noël à la revalorisation des bourses, ce sont de 1,2 à 2 milliards d'euros, hors contrats de génération, qui manquent dans les caisses pour financer l'action de l'Etat. Et ce alors que le gouvernement n'a toujours pas établi précisément comment il comptait faire baisser la dépense publique de 60 milliards d'euros, un effort sans précédent en France.

jeudi 6 septembre 2012

Le chômage approche le seuil symbolique des 10% de la population


L’INSEE met en garde: 9,7% de la population active recherchait un emploi au 2e trimestre.
Le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs: c'est fait, il est atteint. 

La France est maintenant en train de se rapprocher du taux tout aussi symbolique des 10% de la population active au chômage

Selon les chiffres publiés jeudi par l’INSEE, le taux de chômage en France a en effet atteint 9,7% de la population active en métropole et 10,2% avec les départements d'Outre-mer.
Le taux de chômage au second trimestre a donc augmenté de 0,1 point pour atteindre 9,7% de la population active, un chiffre que la France métropolitaine n’avait pas connu depuis 1999. 
Le nombre de chômeurs ressort à 2,785 millions en métropole, soit 52.000 de plus qu'au premier trimestre.

Le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) a connu une hausse encore plus importante (+0,3 point sur le trimestre, +0,8 sur un an), touchant 22,7% de cette classe d'âge au deuxième trimestre 2012 en France métropolitaine. 

Celui des seniors (plus de 50 ans) a augmenté de 0,2 point sur un trimestre (+0,5 sur un an).Le chômage touche 6,7% de cette population.


Plus généralement, en France métropolitaine, 3,5 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler, qu’elles soient ou non disponibles dans les deux semaines pour travailler et qu’elles recherchent ou non un emploi. 
Au deuxième trimestre 2012, le taux d’emploi en CDI a augmenté de 0,2 point pour s'établir à 48,9 % de la population des 15-64 ans.

Les derniers indicateurs déjà inquiétants

Cette hausse du taux de chômage au second trimestre 2012 n’est pas vraiment une surprise : le nombre de demandeurs d’emploi est en hausse depuis quinze mois et les derniers chiffres de l’intérim pour le second trimestre avaient confirmé la tendance.
19.000 emplois en intérim ont été perdus au deuxième trimestre 2012, soit une baisse 3,5%. Sur un an, la facture est salée : selon Pôle emploi, le secteur accusait en effet en juin un repli de 9% sur un an, recensant 605.200 emplois, soit 59.600 de moins qu'un an plus tôt. 
Pour les CDD et l’intérim, le taux de chômage est stable, à 6,7%.

Pessimisme pour les prochains mois
Outre les chiffres de l’intérim, les dernières déclarations du ministre du Travail, dimanche 2 septembre, ont alarmé.Michel Sapin n’a pas hésité à annoncer que la barre symbolique des 3 millions de chômeurs sera prochainement  franchie. 
Quant au taux de chômage, il a ajouté, froidement et résigné : "ce n'est pas la peine de s'interroger sur 10%. C'est déjà fait ".
Pour tenter de redresser la situation sur le front de l'emploi, le gouvernement a récemment dévoilé deux outils
les "emplois d'avenir", théoriquement centrés sur l'insertion professionnelle des jeunes sans formation, visant à offrir des CDD ou CDI à des 16-25 ans "sans qualification ou peu qualifiés" et "prioritairement dans les zones urbaines sensibles" ou rurales "très éloignées", dans des filières vertes, secteur social, services à la personne, filières numériques, tourisme, mais Jean-Claude Mailly (FO) estime que ce type de contrats aidés "ne règle pas le problème du chômage" et la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, que le dispositif n'est "pas terrible".
et le "contrat de génération", qui ambitionne embauche de jeunes travailleurs et maintien de seniors au sein de l'entreprise, mais les négociations se poursuivent car les partenaires sociaux sont appelés à négocier dans les prochaines semaines les "modalités concrètes d'application" avant la fin de l'année. Suivra un projet de loi qui sera débattu au Parlement début 2013
C'est pourquoi pas moins de 10 ministres socialistessont allés faire minette aux patrons lors de " l’université du MEDEF " de Jouy-en-Josas... Dont Sa Grâce Montebourg ! Bilan, selon Laurence Parisot, rappelons-le : "pas terrible !"