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jeudi 28 mars 2013

Taubira a placé son compagnon dans son Cabinet

La ministre fait sa crise contre L'Express sur Twitter

Ce que la presse de gauche autocensurait vertueusement:


"Jean-François Boutet [...] membre à plein temps du cabinet [de Christiane Taubira] est aussi le compagnon de la ministre."

C'est une petite révélation d'alcôve, tombée dans la rigole  d'un article de L'Express consacré  à la mauvaise ambiance régnant dans le cabinet de la ministre de la Justice, Christiane Taubira. Bonne nouvelle, cette féministe ne serait pas castratrice...


Cet article du 27 mars nous apprend que ce "conseiller (très) spécial", également avocat près la Cour de Cassation et le Conseil d'Etat, vit une "situation inédite", qui ne pouvait que "déplaire"à l'ancien directeur de cabinet de la ministre, qui a quitté la Garde des Sceaux le 13 mars. Allons bon: il a retiré ses billes !

Simple info people ou tabou pour Libération, Le Monde, Le Nouvel Observateur et les autres? 
Quand, après la phase de rétention ...d'info,
Libé se libère, il tombe dans la fosse septique
le caniveau

La ministre a choisi de riposter et de faire la leçon à l'hebdomadaire, dans un tweet posté le jour même, mercredi 27 mars, à la sortie de la séance des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale. Visiblement, la ministre a la tête ailleurs au travail...

Voilà ce qu'écrit - crûment - la Garde des Sceaux :



Traduction: "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage"


Un tabou de la presse indépendante

Plusieurs articles avait déjà évoqué l'emprise de Jean-François Boutet au sein du cabinet de Christiane Taubira, mais se contentaient de le présenter comme un "intime" de la ministre.

Agé de 57 ans, fils d’un ancien président de TF1 et lui-même père de quatre enfants, Jean-François Boutet a connu Christiane Taubira au Parti radical de gauche, dont il a été ­secrétaire national et tête de liste à Paris.

La nouvelle directrice de cabinet de la ministre est une intime de l'Elysée
 

Christine Maugüe est la compagne du conseiller parlementaire de François Hollande, Bernard Rullier
, un administrateur du Sénat. Sitôt nommée, elle s'est placée sous les feux des projecteurs pour une décision déjà soutenue, il y a presque vingt ans comme conseillère d'Etat: le refus de donner un agrément en vue d'une adoption à un enseignant homosexuel.


Taubira n'avait-elle pas signé la "charte de déontologie" ?

Moi ministre, je ne fricoterai pas avec mes collaborateurs le personnel
 
pendant les heures de service
Joint par Paris Match, Jean-François Boutet ne voit rien d’anormal à sa situation : " J’ai accepté d’exercer mes fonctions de “conseiller spécial” à titre bénévole, et je ne plaide ni pour ni contre l’Etat, " a-t-il tenu à préciser, comme Jérôme Cahuzac qui soutenait mordicus' être aussi blanc que son pognon placé en Suisse.. 

Une déclaration un brin suspecte. 

Récemment, il s’est ainsi retrouvé opposé au musée du Quai Branly, un établissement public – pour le compte d’Axa –, ou bien encore à la préfecture de police au sujet de la fermeture d’un bar de nuit parisien. 
Il est aussi intervenu pour Radio Nostalgie dans un dossier d’attribution de fréquence par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), ou dans une procédure opposant des associations au ministère de la Culture

L'Ordre des avocats soutient les cumuls de casquettes et les conflits d'intérêts professionnels

Président de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, Gilles Thouvenin - solidaire - défend pourtant son confrère : " Ce cumul ne pose aucun problème. Cela existait déjà au XIXe siècle ! Si Jean-François Boutet veut travailler jour et nuit, cela ne regarde que lui. "

VOIR et ENTENDRE l'Hollandolâtre Guy Birenbaum fustiger la ministre Garde des Sceaux:


dimanche 13 janvier 2013

François Chérèque cumule les sinécures socialistes

Deux "contrats de génération", Terra Nova et l'IGAS, pour l'ex-patron de la CFDT

En Socialie, il est "juste" de cumuler deux rémunérations 

Alors que les destructions d'emplois s'ajoutent les unes aux autres, François Chérèque, 56 ans, ex-secrétaire général de la CFDT - détaché de la SNCF - a été nommé jeudi en Conseil des ministres inspecteur général des affaires sociales, selon le compte rendu du Conseil.

Chérèque va-t-il pouvoir payer ses factures ?
lien PaSiDupes : " 
Un n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus) "


Sur proposition des copains ministres Marisol Touraine (Affaires sociales) et Michel Sapin (Travail), F. Chérèque "est nommé inspecteur général des affaires sociales à compter du 7 janvier", précise le communiqué du Conseil.

F. Chérèque, fils de l'illustre Jacques Chérèque, ancien ministre de Rocard et fossoyeur de la sidérurgie, a quitté à la fin novembre ses fonctions à la tête de la CFDT, passant le témoin à Laurent Berger. Il avait déjà fait savoir qu'il bénéficierait d'un poste réservé à l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS).

Le candidat Hollande clamait que les jeunes étaient sa priorité

Pas un seul quadra n'était donc apte à remplacer Olivier Ferrand, le prédécesseur prématurément décédé de Chérèque à Terra Nova ?

A propos, le Charte de déontologie, c'est devenu quoi ? N'est-il pas temps de l'étendre à l'entourage ?

jeudi 5 mai 2011

Comme chez les profs, des "préfets fantômes"

Des hauts fonctionnaires sans fonction

Retraite confortable assurée

En France, des dizaines de hauts-fonctionnaires bénéficient du titre de préfet alors qu'ils n'en exercent pas la moindre fonction. Ce qui leur permet de toucher une confortable retraite. Plusieurs politiques célèbres bénéficient de ce très statut convoité.

Une enquête de France Soir révèle ce jeudi cette étonnante exception française. Selon le quotidien, ces « préfets fantômes » - plus officiellement appelés « préfets hors-cadre » ou « préfets chargés de mission » - sont « plusieurs dizaines » qui n’ont jamais exercé la fonction mais qui bénéficient de tous ses avantages....

Cette pratique d'emplois fictifs avec l'agréement de la gauche vertueuse, abolie par le général de Gaulle, mais relancée par François Mitterrand, serait aujourd'hui monnaie-courante.
Rien qu'entre 1982 et 1995, une soixantaine de promotions auraient ainsi été attribuées, en Conseil des Ministres, dont « une quarantaine par pur copinage », en guise de récompense (Gilles Leclair, coordonnateur des services de sécurité intérieure,jusqu'en octobre dernier, est aujourd'hui en poste comme Préfet délégué pour la défense et la sécurité de la zone Sud) ou pour amadouer des élus récalcitrants. Un quota de faux préfets est même autorisé, ce qui explique qu'au fil des ans s'est constitué ce corps de préfets fantôme qui rien de mieux à faire que d'attendre la confortable retraite qui va avec...

Faire la part des choses: cas spéciaux

=> La fonction de commandant de police étant incompatible avec un mandat de conseiller régional, Bruno Beschizza, élu UMP de Seine-Saint-Denis et secrétaire général de Synergie (deuxième syndicat d’officiers de police), a été nommé sous-préfet hors cadre pour lui permettre de siéger au conseil régional d'Ile-de-France.
=> Michel Fuzeau, 55 ans, a été promu préfet hors cadre et nommé conseiller pour les affaires intérieures au cabinet du Premier ministre, François Fillon, à compter du 1er septembre 2008.
=> A noter encore qu'être "hors cadre" pour certains, tel le préfet de la Manche, Jean Charbonniaud (janvier 2009), c'est être privé d'affectation par décision gouvernementale.
Autre exemple: Paul Girot de Langlade, 63 ans, préfet hors cadre depuis septembre 2007.Il était toutefois directeur du cabinet du préfet d'Indre-et-Loire à sa sortie de l’ENA en 1985.
=> Enfin, on peut être préfet hors cadre et avoirété préfet en exercice: Pierre Breuil a ainsi effectué une carrière préfectorale de Briançon et Provins en Haute Loire, la Haute-Savoie où il a dû faire face à la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc (24 mars 1999). Préfet hors cadre en juin 1997, il est a nouveau Préfet des (Alpes-Maritimes) en 2002.

Des princes de la République, sans royaume

Cumul des emplois
Le principal attrait du titre réside dans le droit à une pension de base de retraité de 4.000 euros par mois, alors même que ces hauts-fonctionnaires n'ont jamais exercé à proprement parler la fonction de préfet. En général, les intéressés sont aussi parlementaires ou élus, ce qui leur permet de cumuler plusieurs pensions.

=> Parmi ces heureux bénéficiaires, France Soir cite Michel Delebarre (1946, 65 ans), ancien ministre socialiste et député-maire de Dunkerque, nommé préfet hors-cadre en 1983 (gouvernement Mauroy).
En 2005, il a été reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier et condamné dans le cadre de l'affaire des écoutes de l'Elysée.

=> Ou encore l'actuel président du Conseil régional de PACA, un apparatchik du PS. Un peu avocat, il est surtout ancien député-maire et ancien ministre, Michel Vauzelle (1944, 66 ans), nommé hors-cadre en ...1985, par le gouvernement Laurent Fabius.
Il est au centre d'une autre polémique: la chambre régionale des comptes de PACA a en outre révélé le paiement, entre 1998 et 2002, de 79 nuits passées par Michel Vauzelle à l'hôtel Sofitel Vieux-Port par le Conseil régional, alors que celui-ci bénéficiait déjà d'une chambre d'hôtel payée par l'assemblée.
Ces socialistes vertueux, on comprend bien pourquoi, sont opposés au recul de l'âge de départ à la retraite...

=> L'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux (1958, 53 ans), bénéficie également de ce titre; mais, lui, n'a pas pour l'heure fait valoir ses droits à la retraite et devra attendre 67 ans !
Autre différence qui le distingue dans l'amalgame qui est fait des prefets fantômes cités par la presse, Brice Hortefeux fut nommé préfet en 1995 et chargé d'une mission de service public relevant du gouvernement, puis chargé de mission au cabinet du président du Sénat entre 1998 et 1999 (Christian Poncelet). Enfin, il a été ministre de l'Intérieur (juin 2009-février 2011) et patron des préfets !

La vérité est à la fois moins simple et plus accablante
Pour cela, revenons sur le cas Michel Delebarre. Cet ancien ministre socialiste cumule les fonctions de député, de maire de Dunkerque, de président de la communauté urbaine de cette ville, et de président du Syndicat mixte de la Côte d’Opale. En plus de toutes ces casquettes, ce homme-orchestre a de surcroît coiffé par deux fois, en 1983 et 1999, celle de préfet hors cadre, sans affectation territoriale. Ce type de "poste" présente donne peu de travail, on l'a compris, mais lui a ouvert droit à une retraite à compter du 28 avril 2011. Un simple avant-goût des pensions qui lui sont promises, puisqu'à presque 65 ans, Delebarre n’a pas encore liquidé ses autres retraites, alors qu'avec la sexagénaire Aubry (61 ans, le 8 août, jour de la carline, sorte de chardon !) il a combattu la loi fixant l'âge de la retraite à 67 ans pour les autres.
S’il le faisait aujourd’hui, il percevrait, après 16 ans et demi de mandat à l’Assemblée nationale, une pension d’au moins 5 000 euros mensuels, qui s’élèvera à 5 250 euros à la fin de la législature. S’y ajouteront ses retraites de maire, de président de communauté urbaine, d’ancien vice-président et président du Conseil régional du Nord Pas-de-Calais... Plus les bonus que lui vaudront éventuellement les autres fonctions qu’il a exercées (directeur de cabinet du premier ministre Pierre Mauroy (1982-84), membre du bureau exécutif et du secrétariat national et président du Conseil national du PS, etc...)
Par comparaison, rappelons que, selon l’INSEE, le montant moyen brut des pensions en France s’élevait, en 2009, à 1 196 euros
=> Autre cas intéressant
Nicole Notat n'est pas préfète hors classe, mais cette militante (1947) cumule des retraites qu'elle doit à son activité syndicale: institutrice à la retraite, ex-secrétaire générale de la CFDT, ex-présidente du conseil d'administration de l'UNEDIC, elle est toujours - à 64 ans - présidente de Vigeo SA (société européenne d'évaluation des performances sociales et environnementales des entreprises), siège aussi à la HALDE et a été désignée par le Conseil européen membre du Groupe de Réflexion sur l'avenir de l'Europe présidé par le socialiste Felipe Gonzalez. Croyez-vous qu'une vie dans la préfectorale ou une nomination de préfet hors cadre assurerait ses vieux jours mieux qu'une carrière syndicale ?

Ainsi, les profs ne sont-ils pas les seuls fantômes de la république

Ils sont plus souvent qu'on ne croie sans élèves (lien PaSiDupes) , mais s'ils ne sont parfois jamais entrés dans une classe, ils sont néanmoins employés, mais par des syndicats ou associations parascolaires. En bref, payés par l'Education Nationale et nos impôts, ils sont détachés au service de la FSU ou de la CGT, et autres mutuelles et organisations de la nébuleuse éducative.

Le montant moyen brut des pensions est de 1191 euros dans la Fonction publique territoriale, de 1265 euros dans l'hospitalière et de 1952 euros pour les pensions civiles de la fonction publique d'Etat.

samedi 24 octobre 2009

EPAD: la liberté de parole d'Isabelle Balkany

Quand Isabelle Balkany ne fait qu'une bouchée d'Eric Naulleau

Isabelle Balkany (1947) est 1er adjoint au maire de Levallois et vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine. "Accueillie" Attendue comme au coin d'un bois sur le service public, l'épouse de Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, a cloué le bec de deux des sadiques du PAF, ce soir sur France 2, au cours de l'émission On n'est pas couché.

Attention toute particulière des media pour les Hauts-de-Seine

Le 13 avril 2009, attendue comme souvent par la presse lors d'un épisode de la vie départementale,
Isabelle Balkani donnait déjà un aperçu de sa forte personnalité.

VOIR et ENTENDRE



Le 24-10-09, Ruquier avait invité Isabelle Balkany à un affrontement -d'égal à égal- avec Eric Zemmour et Eric Naulleau dans son émission On n'est pas couché
Seule contre tous dans une émission typique des media qui font du lynchage télévisuel un spectacle, Isabelle Balkany tenta, mais en vain, de faire comprendre aux bénévoles de gauche que le président de l'EPAD est des leurs: le président de l'EPD est élu à une fonction de représentation et de promotion du centre des affaires de la Défense. Bien qu'il ne soit qu'un ambassadeur du département et que la direction effective soit assumée par son Directeur général, la candidature avait pourtant provoqué le déchaînement hystérique des pseudo-démocrates dont nous découvriront les limites de la vertu.

VOIR et ENTENDRE une partie de la riposte d'Isabelle Balkany aux aboiements de faiseurs d'opinion:



Balkany vs Zemmour & Naulleau 1 clash [ITV] Onpc 241009
envoyé par peanutsie

VOIR et ENTENDRE
Isabelle Balkany au coeur du débat politique de l'émission On n'est pas couché ce samedi:

Zemmour et Naulleau VS Isabelle Balkany
envoyé par cfun

Naulleau montre les crocs

Le chien de garde de l'émission défend les parchemins universitaires, mais en revanche ne conteste pas la légitimité de Pierre Bérégovoy, premier ministre de Mitterrand-l'Ancien, qui n'avait pas son bac, certes à l'époque où 85% des candidats ne le recevaient pas encore en certificat de fin d'études secondaires. Un CAP pouvait suffire alors pour faire le Premier ministre de François Mitterrand sans que ce dernier soit pour autant soupçonné d'exercer un pouvoir personnel.

A gauche, l'ascenseur social fonctionne parfaitement

Les trois enfants de cet Ukrainien immigré en France n'ont pas souffert de la carrière politique de leur papa au sommet...

  • L'aînée, Catherine Bérégovoy-Cottineau, s'est faite élire, sur la liste socialiste, conseillère municipale de Clichy où elle ne fut évidemment pas parachutée, bien que son père fût né en Seine-Maritime et député de la Nièvre.
  • Son fils Pierre a accédé au poste de Directeur Général de la BNP Paribas du Mali, sur son seul mérite.
  • Son frère, Michel Bérégovoy, est un ancien député socialiste de Seine-Maritime devenu Vice-président du Conseil général de Seine-Maritime, dont le président est un ancien trotskiste et ancient suppléant de Laurent Fabius.

    De quel diplôme Naulleau peut-il se prévaloir pour le brandir avec toute la pudeur dont il est capable?

    Il est en effet éditeur (Balland), traducteur (né à Baden-Baden, d'un père militaire ?, son épouse bulgare maîtrise en effet la langue), écrivain, critique littéraire, avec pour tout diplôme, ce fameux DEA que possède tout bon militant socialiste, tel Bruno Julliard qui a pourtant passé beaucoup de temps dans la rue, hormis Benoît Hamon, pourtant professeur d'université, comme Julien Dray est professeur-chercheur !)...

  • Bien que conscience sociale de ce siècle, Naulleau est un cumulard.

    Il prive de salaire cinq chercheurs d'emploi qui se contenteraient d'un seul des postes occupés par le vertueux pamphlétaire français:
  • On n'est pas couché de Laurent Ruquier (France 2, service public dévoué à la majorité présidentielle) ;
  • Ça balance à Paris sur Paris Première (groupe M6, à Neuilly-sur-Seine);
  • J'ai mes sources sur France Inter (service public dévoué à la majorité présidentielle);
  • Dans le texte sur le site d'Arrêt sur images (France 5, et dont le créateur , sur le service public dévoué à la majorité présidentielle, est Daniel Schneidermann);
  • Starmag sur TPS Star (groupe CANAL+)Il est aussi chroniqueur pour le quotidien Aujourd'hui sport, mais défend toutefois les 35 heures.

    Naulleau s'est fait une spécialité de l'agressionElle lui a valu une notoriété dont se passerait toute personne morale: 'clashs' prémédités avec Bernard-Henri Levy, les chanteurs Cali ou Francis Lalanne, le parrain financier de Sa Cynique Majesté Royal, Pierre Bergé, l'avocat Karim Achoui, ou encore la cinéaste Catherine Breillat, sont devenues célèbres grâce notamment à Internet (voir les sites communautaires de vidéos).
  • Naulleau, la « chèvre mal baisée » qui bêle sur France 2 Isabelle Balkany espère aussi qu'elle n'appelle pas le bouc, quand il assure qu'il est capable de prendre la température du peuple et d'évaluer l'opinion publique. Or, il se trouve qu'hier soir, Isabelle Balkany, qui ne pouvait le battre sur le terrain du sadisme médiatique, l'a initié au masochisme BCBG estampillé par le CSA, faisant entrevoir au bientôt quinquagénaire de la génération Montebourg, ce qu'il advient du sadique lorsque sa victime prend le contrôle.
    Sans doute fait-il référence à la méthode Ogino qu'il s'applique au sein du microcosme parisien en chaleur, celui qui fabrique les rumeurs et monte les polémiques, mais peut-être aussi -plus étrangement- celle qui prévaut dans la France profonde, le vrai peuple qu'il a l'audace de prétendre représenter dans une émission de divertissement télévisuel du samedi soir, à l'heure du film classé X sur Canal+. Erreur de casting ? La parodie de l'amour a muté sur France 2 où les pratiques SM virtuelles.

    Passé par Sciences Po pour arriver au Figaro, Eric Zemmour, l'autre tireur embusqué mais aux critiques moins épidermiques et davantage étayées, s'est entendu qualifié par Mme Balkany de « Coin-Coin-le-Canard ».

    L'Internet amplifie les rumeurs

    A défaut d'analyse et de jugement personnels, le copié-collé des idées toutes faites est une facilité très répandue dans un monde moutonnier où tout va si vite et où les cloneurs ont l'illusion de l'originalité et le confort du hurlement en meute: l'appropriation des idées des autres ne tient pourtant pas lieu de validation et encore moins de vérité.
    Regrettons enfin cette débauche stérile d'énergie par le PS en période de rénovation laborieuse et d'efforts de la majorité dans la crise économique internationale, la menace du chômage et de la perte de pouvoir d'achat.
  • mardi 7 juillet 2009

    Le Parlement vote le "droit à la mobilité" des fonctionnaires

    La gauche dresse aux fonctionnaires des barrières statutaires

    Des magistrats ivres de cogestion

    Les exemples ne manquent pas de procureurs qui s’incrustent pendant des années au même poste, au risque de se lier à la population, qui refusent une mutation et qui s’en prennent à leur ministre de tutelle.
    Fin juillet 2008, le procureur Gérard Lesigne, dont le nom est tristement associé au désastreux procès d’Outreau, avait négocié sa mutation-sanction avec la chancellerie, mais les affrontements orchestrés par les syndicats de la magistrature d’opposition se sont généralisés ces dernières années, pour des raisons politiques.

    Ainsi, fin 2007, le procureur général d’Agen, Bernard Blais, avait choisi de s’opposer à la Garde des Sceaux, qui l’avait promu avocat général à la Cour de Cassation, à 64 ans pourtant, et encore l’avait-elle maintenu dans sa région ! Muté contre son gré, il avait pu compter sur le soutien des magistrats militants.

    -Juin 2009 : la promotion au poste d’avocat général, à la Cour de cassation contre son gré n’a pas l’heur de satisfaire Marc Robert, procureur général à la Cour d’Appel de Riom (Puy-de-Dôme) depuis… plus de neuf ans.

    La nomination et la promotion des magistrats sont soumises à l’approbation du ministre de la Justice qui détient le droit de passer outre les propositions qui lui sont faites. Mais l’usage s’est gauchi au fil des ans sous la pression des syndicats, qui, comme dans l’Education Nationale, revendiquent la cogestion de l’administration de la justice et donc des carrières. Les pouvoirs des ministres, qui subissent les pressions et assauts des syndicats, sont devenus largement théoriques.
    A cette entrave-là s'ajoute celle des statuts.

    Les syndicats font obstacle à la parité

    Le mouvement des magistrats participe du projet de réorganisation du corps des procureurs généraux, voulu par la ministre, qui souhaite le féminiser -seuls deux procureurs généraux sur 35 sont actuellement des femmes- et le rajeunir. La place Vendôme entend nommer systématiquement des femmes à la moitié des postes qui changent de titulaires. Mais les syndicats réactionnaires veillent… Les hommes ne sont pas prêts au partage !

    Eric Woerth fait sauter les barrières statutaires

    C’est dans ce contexte que les députés ont adopté mardi 7 juillet par 305 voix contre 169 le projet de loi destiné à accroître la mobilité des fonctionnaires.

    En souffrance depuis plus d'un an, le texte du ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, instaure un "droit à la mobilité" en supprimant des barrières statutaires. Il systématise les possibilités de détachement et d'intégration de fonctionnaires dans des corps ou cadres d'emplois de niveau comparable. Ainsi, un attaché de la fonction publique territoriale pourra désormais être intégré dans la fonction publique d'Etat.

    Des primes seront créées par décret pour encourager la mobilité.
    Le projet de loi instaure aussi une indemnité de départ pour les agents souhaitant quitter la Fonction publique.

    Le texte permet également le cumul d'emplois à temps incomplet,
    ainsi que le recours à l'intérim -interdit aujourd'hui dans l'administration- ou à un agent contractuel pour remplacer un fonctionnaire absent.

    Les syndicats réactionnaires s’opposent

    La gauche et les syndicats se sont opposés à ce projet dans lequel ils voient une "restructuration déguisée".

    Mais, déjà adopté par le Sénat le 29 avril 2008, le texte va maintenant être examiné par une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs, en vue d'une adoption définitive d'ici le 24 juillet.