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dimanche 1 décembre 2019

Dans son "nouveau monde", Macron perpétue le scandale des "préfets hors cadre"


BFMTV rouvre le dossier du scandale des "préfets fantômes" 

Les "régimes spéciaux" dont il fallait dire un mot, ceux des hauts-fonctionnaires... 
Dans l'enquête "République : les derniers privilèges" diffusée lundi 25 novembre, BFMTV fait parler l'un de ces "préfets fantômes", lequel ne demande que ça, tant il est blessé d'être laissé pour compte. Il déballe ce qui se sait depuis des années, sans affectation, mais avec aigreur: s'il est professionnellement dévalorisé, il n'est pas pourtant pas démonétisé pour autant, en étant payé à rester chez lui sans rien faire, ni préfecture, ni mission. Les enquêteurs n'apporte aucune information nouvelle sur une pratique utilisée par tous les présidents de la Ve République, la nomination de proches collaborateurs "préfets" afin de les "recaser" : placard pour les uns, récompense pour les autres, mais rente à vie pour tous.

Recevoir 6.000 euros par mois pour rester chez soi, sans travailler, ce n'est ni injuste, ni humiliant pour certains. Cela peut être une réalité dans le corps préfectoral, mais aussi bien dans d'autres corps de hauts-fonctionnaires du Quai d'Orsay ou de l'Inspection des Affaires sociales: 
en 2013, François Chérèque, l’ancien secrétaire général de la CFDT avait été nommé inspecteur à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), après avoir été chargé par le gouvernement de superviser le plan national de lutte contre la pauvreté. Son protecteur, François Hollande, assistera à ses obsèques en 2017 Stéphane Lardy, l’homme de FO sur les questions d’emploi, rejoindra l’Inspection générale des affaires sociales, mais Macron le nommera directeur général de France compétences (1er mars 2019) comme l'ex-secrétaire général de la CGT, Thierry Le Paon, un ancien ouvrier soudeur, sera nommé par Valls à la lutte contre l’illettrisme.
Quant à Gérard Aschiéri, ancien secrétaire général - pendant neuf années - de la FSU, il siège depuis 2010, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), la "chambre inutile de la République", où le salaire moyen des 150 fonctionnaires du palais d’Iéna approche les 4.000€/mois. Un niveau rarement vu dans la fonction publique, tout comme les 150.000€ annuels du secrétaire général. A ce prix-là, les agents ont en plus la possibilité de faire une heure de gym par jour sur leur temps de travail, et bénéficient d’un nombre de jours de congés qui fait que certains travaillent moins d’un jour sur deux en moyenne sur une année…
Dans une enquête baptisée "République : les deniers privilèges", BFMTV s’intéresse aux dysfonctionnements au sommet de l’Etat. Les équipes de la chaîne d’info ont rencontré Philippe Paolantoni, préfet de Wallis-et-Futuna en 2008, rappelé en 2010 à Paris et nommé préfet hors-cadre. "C’est-à-dire préfet sans préfecture, ni territoire. En clair, il est déclassé, placardisé", résument les auteurs du documentaire.
"J’ai demandé des rendez-vous, des instructions; on ne me répond pas. Donc vous restez chez vous", explique Philippe Paolantoni. "Je m’attachais à aller une fois par semaine au ministère pour montrer que j’étais toujours vivant, d’abord, et que je cherchais toujours du travail et il ne s’est rien passé". Sa fiche de paye, qu’il montre à la caméra, affiche un net à payer de 5.967,19 euros par mois. Il reconnaît lui-même que "toucher 5.900 euros par mois pour rester à la maison" est «scandaleux». "Etre payé à ne rien faire quand vous avez occupé des responsabilités, que vous avez le sentiment de ne pas avoir démérité, de ne pas avoir commis de faute, vous ne comprenez pas", poursuit-il pointant "un grand gaspillage sur le plan financier" et "une totale opacité dans la gestion du corps" préfectoral.

Philippe Paolantoni © capture d'écran BFM TV


"Sur les 257 membres du corps préfectoral, la moitié est sans affectation territoriale", précise BFMTV qui a demandé au ministère de l'Intérieur la liste des préfets hors cadre et leurs fonctions. La transparence, ce n'est encore pas sur ce sujet.

Les présidents nomment leurs fidèles préfets pour les récompenser  

S'il y a embouteillage chez les préfets, c’est aussi dû à une pratique, devenue banale : les chefs de l’Etat ont pris l’habitude de nommer leurs préfets fidèles et proches collaborateurs afin de les remercier de leurs bons et loyaux services. 
Face aux caméras, l'’ancien ministre socialiste de l'Agriculture Jean Glavany se livre ainsi à visage découvert sur cette pratique dont il a bénéficié en 1988, alors que la gauche était en difficulté, incertaine de remporter la présidentielle. "Il y a eu un mouvement de "tous aux abris", explique-t-il. Beaucoup de collaborateurs des cabinets ministériels, à l’Elysée, à Matignon qui n’avaient pas de statut, cherchaient à avoir des assurances, des garanties, des protections pour continuer leur vie administrative ou politique." François Mitterrand lui a alors proposé de devenir préfet hors cadre, pour le mettre à l’abri. "Il pensait à me protéger. (…) il était très affectueux, très protecteur à mon égard. Je lui disais on verra ça plus tard".
Il est nommé préfet trois mois avant la présidentielle. "Un job garanti à vie et un salaire très avantageux de 5.000 à 12.000 euros net par mois", soulignent les auteurs de l’enquête. Un poste qui lui permet également de devenir par la suite coordinateur des Jeux olympiques d’Albertville. Enfin, pour avoir été préfet 5 ans, il touche une pension de retraite de 4.500 euros à ce titre. S’ajoute à cela sa retraite de parlementaire. "Tous les hauts fonctionnaires qui ont fait de la politique ont les deux choses", évacue-t-il.
Les nominations de préfet hors cadre sont une pratique courante chez tous les présidents. 
François Mitterrand a nommé préfet cinquante de ses fidèles en deux septennats. Dernier en date, Emmanuel Macron a nommé son ex-chef de cabinet, François-Xavier Lauch, "préfet en charge d'une mission de service public". On est dans le confidentiel !

VOIR et ENTENDRE l'enquête diffusée lundi 25 novembre par BFMTV.
Dans un contexte de malaise social et de défiance envers les élus et les représentants de l’Etat, et malgré des mesures gouvernementales prises en faveur de plus de transparence, les équipes de BFMTV ont "fouillé" sur ceux qui jouissent des privilèges de la République. Existe-t-il des privilégiés parmi les serviteurs de l’Etat? Nos élus sont-ils devenus exemplaires? Y a-t-il toujours des pratiques illégales de détournement de frais professionnels ? Pourquoi certains salaires sont-ils distribués pour à des postes fantômes? Comment des fonctionnaires peuvent-ils cumuler plusieurs emplois?
"République : les deniers privilèges", une enquête signée par les journalistes Benoit Sarrade, Alexandre Funel et Etienne Grelet, sur BFMTV

mardi 30 septembre 2014

EELV: la justice ouvre une enquête sur le financement du siège des Verts

Une plainte contre Europe Ecologie-les Verts (EELV) contraint à agir le Parquet de Taubira 

L'Union des contribuables franciliens porte plainte contre le parti écologiste et son centre de formation, le Cédis


Des soupçons de détournement de fonds publics et financement illégal en lien avec l'achat du siège d'EELV pèsent sur les Ecologistes radicaux. Au lendemain des Sénatoriales, on apprend qu'une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris en mai, suite à une plainte déposée contre X par l'Union des contribuables franciliens (UCF), visant le parti écologiste et son centre de formation, le Cédis. 

Elle met en cause l'achat en 2004 par le Cédis, dirigé jusqu'à 2011 par le sénateur de l'Essonne Jean-Vincent Placé, de parts, pour 75. 000 euros, de la société civile immobilière (SCI) qui a acheté le siège social du parti à Paris, Un toit pour les VertsCette affaire était déjà évoquée dans un reportage de l'émission Cash investigation diffusée sur France 2 en octobre 2013, présentée par Lise Lucet et produite par "Premières Lignes", l'agence de presse militante de Paul Moreira, ex-enquêteur our l'émission Droit de réponse de Michel Polac, ex-rédacteur en chef du "Vrai Journal", l'émission présentée par Karl Zéro sur Canal+ qu'il intègre en 1999 pour créer 90 minutes où il est nommé directeur adjoint de l'information.

Le "buzz" provoqué sur Twitter en octobre 2013 par Xavier Cantat, le compagnon de Cécile Duflot, qui accuse Manuel Valls d'avoir tenu des propos racistes, était, selon certains, une diversion après la mise en cause de la ministre du Logement et de son parti dans l'émission Cash investigation.

Le Cédis étant financé par les impôts locaux, l'UCF considère dans sa plainte qu'"il y a nécessairement financement du parti et détournement de bien public"

L'officine d'EELV avait tenté de justifier

Débusqué par la diffusion du reportage, le Cédis avait affirmé qu'il "avait envisagé d'utiliser les salles de réunion de l'immeuble qui devait abriter le siège des Verts plutôt que de payer très cher des locaux privés à Paris pour y tenir des formations"

"De façon tout à fait légale et transparente", selon lui, il avait ainsi acheté des parts de la SCI. "Il s'est avéré très vite que l'utilisation de ces salles de réunion n'était pas une solution fonctionnelle. Le Cédis a donc, conformément à la loi, revendu ses parts l'année suivante et a finalement fait en 2008 l'acquisition de locaux à Montreuil", poursuivait le texte. La maire de Montreuil (2008-2014) était d'ailleurs Dominique Voynet, ancien ministre de l'Environnement de Jospin, ancienne candidate à la présidentielle de 1995, ex-porte-parole de la campagne présidentielle d'Eva Joly et depuis recasée à l'IGAS, comme François Chérèque ou Aquillino Morelle...
En 2014, il est composé de : Sylvette Amestoy, Henri AREVALO (président, qui a pourtant reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Claude Alphandéry en août dernier), Véronique BEREGOVOY (petite-fille de Pierre Bérégovoy et présidente du groupe Verts au Conseil régional de Haute-Normandie), Maryvonne Boileau, Emmanuel Cuffini, Virginie Drapier, Claire Grover (secrétaire), Jean-Patrick Masson, Jacques Picard, le sénateur Jean-Vincent PLACE, Clément ROSSIGNOL (militant des Droits de l'homme, élu de Bégles et de la Communauté Urbaine de Bordeaux, porte-parole EELV), Pierre SERNE (trésorier, vice-président EELV de la région Ile-de -France chargé des transports et des mobilités, et vice-président du Syndicat des Transports et ancien du cabinet ministériel de Dominique Voynet), Jean-François Tallio (adjoint écologiste de St Herblain, près de Nantes).

"Des pratiques insupportables"

Duflot en campagne 2012,
escortée de Julien Bayou,
membre de l'équipe d'Eva Joly)
La plainte vise également une somme de 20.000 euros qu'aurait payé le Cédis à EELV pour la location d'une salle aux universités d'été des Verts à Toulon en 2004, afin d'y dispenser une formation de quatre jours. 
"Les journées de formation de fin août organisées par la Cédis ont lieu en début de semaine, avant les journées d'été d'EELV. Il est donc possible pour les élus de consacrer leur début de semaine à la formation et leur fin de semaine à des réunions politiques", racontait le  Cédis, par communiqué.

Le documentaire faisait également apparaître que plus récemment, des élus auraient émargé des feuilles de présence pour des formations auxquelles ils n'auraient pas participé, faits également visés par la plainte.

"Ce sont des pratiques qui deviennent aujourd'hui insupportables pour l'opinion publique, pour les contribuables", souligne l'avocate de l'UCF, Me Beryl Brown.

Pourquoi Cécile Duflot a-t-elle quitté le gouvernement?
Nous disposons aujourd'hui d'un nouvel élément de réponse... Après l'affaire Cahuzac ou celle d'Aquillino Morelle, ces soupçons sur le parti que dirigeait Cécile Duflot risquaient de porter un nouveau coup à l'exécutif. 

mardi 19 novembre 2013

Les "trois anciens de SeaFrance" mis en examen pour abus de confiance sont des syndicalistes

Trois anciens de SeaFrance mis en examen pour abus de confiance
 
Didier Cappelle (CFDT) parade
"Trois anciens responsables syndicaux de SeaFrance" (ex-SNCF, devenue MyFerryLink) ont été mis en examen mardi  19/11 pour abus de confiance dans une affaire liée aux comptes du comité d'entreprise, a-t-on annoncé ce soir. 

Quel syndicat est mis en cause ?
Didier Cappelle, ancien secrétaire général du syndicat Maritime Nord qui contrôlait le CE de SeaFrance, Eric Vercoutre, ancien secrétaire général du CE, et David Bare, ancien trésorier du CE, étaient entendus depuis lundi près de Boulogne-sur-Mer et ont été présentés mardi après-midi à un juge d'instruction lillois.
L'information de leur appartenance syndicale ne vient pas... 

La presse dissimule
Ce que les media répugnent à préciser, à la suite de l'AFP, qui décide de ce qui peut ou ne doit pas être dit, c'est que les trois présumés innocents sont en fait, et pour tout dire, sont des militants de la CFDT, proche du pouvoir actuel.
Est-il trop douloureux de rappeler que sur Europe 1, François Chérèque, secrétaire général, avait désolidarisé, mais un peu tard, la confédération CFDTde  Maritime Nord, syndicat majoritaire de SeaFrance, dont les leaders portaient le projet de SCOP. Chérèque avait clamé sa "honte" de la section nordiste qui avait "refusé d'étudier d'autres pistes que la coopérative". Il avait découvert et condamné les pratiques syndicales mises au jour: "il y avait une présomption d'innocence (...), maintenant il y a des faits qui sont concrets". Chérèque avait même assuré qu' "il y a une autre CFDT, qui est honnête. Faites nous confiance. Cette CFDT là (celle de SeaFrance), ce n'est pas nous. Cette CFDT là, nous n'en voulons plus. Cette CFDT là, nous allons la mettre dehors". 
Eric Vercoutre a succédé à Didier Cappelle à la tête du syndicat Maritime Nord (ex-CFDT) et actuel secrétaire général du CE de MyFerryLink, avec David Bare comme secrétaire adjoint. Eric Vercoutre est également mis en examen pour faux et usage de faux en écriture privée.
Tous les trois ont été placés sous contrôle judiciaire. 

Ils ont annoncé leur intention d'en faire appel, a rapporté la source judiciaire.

Ils ont obligation de cautionner une somme qui va de 3.000 à 10.000 euros,
ils ne doivent pas quitter le Nord/Pas-de-Calais et ont interdiction d'exercer au sein d'un comité d'entreprise.

Les trois hommes étaient interrogés dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en mai 2012 contre X pour des infractions d'abus de confiance commises au préjudice du comité d'entreprise de la compagnie de ferries, a expliqué la source judiciaire, confirmant une information du quotidien Nord Littoral.
Le Parquet de Boulogne, chargé de l'affaire dans un premier temps, s'était dessaisi au profit du pôle économique et financier du Parquet de Lille.

Les faits sont liés au fonctionnement du CE, notamment le financement de déplacements de délégués syndicaux aux frais du comité d'entreprise, ou encore l'octroi de prêts immobiliers à taux zéro grâce à l'intercession du CE au profit de personnes qui 
n'en étaient pas membres.

L'enquête doit aussi permettre de déterminer le montant du préjudice, a précisé cette source.

Etalage de mauvaise foi syndicale 

"Mon sentiment, c'est que c'est politique (...).
C'est une chasse aux syndicalistes qui est ouverte", a riposté  Didier Cappelle.
Selon lui, les faits visés comprennent subsidiairement le paiement par le CE de bus pour aller manifester devant le tribunal de commerce à Paris et des prêts aux "salariés" (aux camarades) "qui ont été remboursés rubis sur l'ongle". Avaient-ils besoin d'un taux zéro, donc?
"Il n'y a aucun enrichissement personnel, il n'y a aucun détournement, c'est tout à fait excessif", a maintenu Cappelle.

Le refus du syndicat de la CFDT de discuter avec le consortium LD-DFDS avait coûté la
liquidation judiciare de SeaFrance.
Le consortium se disait pourtant prêt à reprendre plus de 600 ex-salariés de SeaFrance. LD-DFDS emploie aujourd'hui 275 ex-SeaFrance et My Ferry Link environ 400. Lancée le 19 janvier, la radiation de Maritime Nord avait été entérinée le 22 mars 2012 par le bureau national de la CFDT.

MyFerryLink a pris la suite de
SeaFrance, dont la maison-mère était la SNCF sur le détroit du Pas-de-Calais.

Le tribunal de Commerce de Paris avait attribué les navires au groupe Eurotunnel
qui les loue à la nouvelle société
, une Scop constituée par d'anciens salariés de SeaFrance.

Une autre information judiciaire visant des faits commis au sein de SeaFrance est en cours.
 
Treize personnes ont été mises en examen en mars et juillet 2012 dans une affaire de fraudes présumée sur des ventes d'alcool et de nourriture à bord des ferries.

dimanche 20 janvier 2013

F. Chérèque récupère le plan gouvernemental contre la pauvreté

François Chérèque, homme a tout faire de Hollande

L'ancien syndicaliste François Chérèque sera prochainement chargé de " surveiller les avancées " du plan de lutte contre la pauvreté présenté lundi par Jean-Marc Ayrault.

Une source gouvernementale ce jeudi, confirme l'information du journal "La Croix".


Chérèque est un cumulard socialiste
Lien PaSiDupes - François Chérèque cumule les sinécures socialistes : Deux 'contrats de génération', Terra Nova et l'IGAS, pour l'ex-patron de la CFDT "


Un poste clé au PS


A l'inverse de la CGT partisane de la lutte sociale, François Chérèqueavait fait du dialogue avec le pouvoir une marque forte de son mandat à la CFDT. 

Mais aujourd'hui, après avoir été nommé président du conseil d'administration de la fondation Terra Nova, considérée comme proche du PSl'ancien secrétaire général de la CFDT s'apprête à occuper un autre poste clé pour le PS, sans pour autant entrer au gouvernement. 


La gauche crée le mythe de la lutte contre la pauvreté chère au fils de Jacques Chérèque, lequel fut un ex-numéro deux de la CFDT et ministre de Michel Rocard. 

Mais la réalité est quelque peu différente:

- d'une part, François Chérèque ne connaît rien à la pauvreté:
 Lien PaSiDupes - " Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus) : Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois. "


- d'autre part, l'octogénaire Jacques Chérèque (ci-contre) a laissé le souvenir d'un bradeur de la sidérurgie notamment lorraine.

Lien PaSiDupes -  " Terra Nova se prend François Chérèque à sa tête : Une élection sur le modèle de la désignation de Jean-Philippe Désir ?"

Hollande réduit le réseau de ses hommes liges du premier cercle

Au cours de la campagne des élections présidentielles, Chérèque fils avait demandé au PS l'organisation d'un « Grenelle » de la pauvreté.

VOIR et ENTENDRE Ayrault dévoiler son plan anti-pauvreté:


Avec sa nouvelle fonction, F. Chérèque devra dire "à travers des rapports réguliers, si chacun applique sa feuille de route : revalorisation du RSA "socle" de 10 % en 5 ans, élargissement de la complémentaire santé universelle (CMUc), création d’une "garantie jeune", réduction des pénalités bancaires pour les personnes fragiles, nouvelles solutions d’hébergement pour les sans-abri, etc. », note le journal "La Croix".

La CFDT reste-t-elle crédible ?


L’annonce officielle sera faite par Jean-Marc Ayrault lundi 21 janvier, à l’occasion d’un Comité interministériel de lutte contre l’exclusion (Cile), conclut "La Croix".

Nul besoin, en revanche, de proclamer que la CFDT est un syndicat indépendant du PS !...




dimanche 13 janvier 2013

François Chérèque cumule les sinécures socialistes

Deux "contrats de génération", Terra Nova et l'IGAS, pour l'ex-patron de la CFDT

En Socialie, il est "juste" de cumuler deux rémunérations 

Alors que les destructions d'emplois s'ajoutent les unes aux autres, François Chérèque, 56 ans, ex-secrétaire général de la CFDT - détaché de la SNCF - a été nommé jeudi en Conseil des ministres inspecteur général des affaires sociales, selon le compte rendu du Conseil.

Chérèque va-t-il pouvoir payer ses factures ?
lien PaSiDupes : " 
Un n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus) "


Sur proposition des copains ministres Marisol Touraine (Affaires sociales) et Michel Sapin (Travail), F. Chérèque "est nommé inspecteur général des affaires sociales à compter du 7 janvier", précise le communiqué du Conseil.

F. Chérèque, fils de l'illustre Jacques Chérèque, ancien ministre de Rocard et fossoyeur de la sidérurgie, a quitté à la fin novembre ses fonctions à la tête de la CFDT, passant le témoin à Laurent Berger. Il avait déjà fait savoir qu'il bénéficierait d'un poste réservé à l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS).

Le candidat Hollande clamait que les jeunes étaient sa priorité

Pas un seul quadra n'était donc apte à remplacer Olivier Ferrand, le prédécesseur prématurément décédé de Chérèque à Terra Nova ?

A propos, le Charte de déontologie, c'est devenu quoi ? N'est-il pas temps de l'étendre à l'entourage ?

Terra Nova se prend François Chérèque à sa tête

Une élection sur le modèle de la désignation de Jean-Philippe Désir ?

Le changement : du vieux à la place du neuf 

La nouvelle tête pensante du "think tank socialiste est un syndicaliste retraité
Pour remplacer Olivier Ferrand, décédé à 42 ans, un quasi sexagénaire 
François Chérèque (1956), l'ancien patron de la CFDT, a été élu au poste de président au côté de la socialiste Juliette Méadel, désignée directrice générale, annonce le think tank dans un communiqué ce samedi 12 janvier.

Son père Jacques Chérèque (né en 1928, ci-contre au côté d'Edmond Maire à sa droite), fut l'un des principaux responsables de la CFDT dès le début des années Mitterrand, avant de devenir ministre délégué à l’Aménagement du territoire et à la reconversion industrielle sous le deuxième gouvernement Rocard (1988-1991). 
C'est à ce titre qu'il accompagna la restructuration de la sidérurgie lorraine et fut l'un des artisans de la convention générale de protection sociale qui entérina la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français...

"Jacques Chérèque, visionnaire... ou social­-traître", s'interrogea le Républicain lorrain
Le papa se chargea en effet de la basse besogne socialiste
Abandonnant l'unité d'action avec la CGT de la métallurgie, il accepta les suppressions d'emplois dans la sidérurgie, si bien que les plans sociaux de la sidérurgie entraînèrent de nombreuses destructions d'emplois dans le Nord et en Lorraine. Il est pourtant l'auteur du célèbre: "Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains".

Avril 2012: Jacques Chérèque, âgé de 84 ans,
a assuré à ses camarades qu'il se tient à disposition pour une quelconque aide à apporter...

 Aurélie Filippetti, ex-élue locale, et Edouard Martin (leader CFDT à ArcelorMittal de Florange) qui se déclarait "trahi" par le gouvernement début décembre 2012, ils semblent tous avoir oublié, avec la complicité des media "indépendants"...

Le pouvoir récompense un loyal serviteur socialiste

"François Chérèque, ancien dirigeant syndical, est reconnu pour son indépendance d’esprit vis-à-vis des partis politiques et clairement réformiste de gauche", se justifie le club de réflexion, proche du PS. 
Et d'oser ajouter : "Cela doit confirmer Terra Nova dans un engagement non partisan, dont la vocation est de réaliser des analyses, d’interpeller le gouvernement et les partis politiques et de proposer les changements et réformes utiles pour une société plus efficace et plus juste."

samedi 12 janvier 2013

Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus)

Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois 


Le salaire du nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, s'élève aussi à 4500 euros par mois, tandis que celui de la CGT s'affiche à 2300 euros par mois, .

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, qualifiait de " procès d'intention" "les motivations principales" de la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur le financement des organisations syndicales d'employeurs et de salariés, en juin 2011 sur RTL.

Le niveau de rémunération du cégétiste équivaut au salaire moyen en France

En réponse à une remarque de Nicolas Perruchot, député du Nouveau Centre et initiateur de la commission d'enquête sur "l'opacité" du financement des syndicats  Bernard Thibault avait  expliqué recevoir "un salaire statutaire" (!), étant "dégagé syndicalement d'une entreprise publique", c'est-à-dire détaché de la SNCF, aux frais des utilisateurs du service public
"J'ai donc une rémunération statutaire de l'ordre de 2.300 euros. Il n'y a pas besoin d'une commission d'enquête; il suffisait d'interroger le PDG de la SNCF pour connaître la rémunération du secrétaire général de la CGT", a-t-il observé. Pourquoi le principal intéressé renvoie-t-il à l'absent de l'entretien ?

La CGT ne lui verse pas de rémunération complémentaire et prend simplement en charge sa voiture de fonction, une Citroën C6. Mais reverse-t-il solidairement aux camarades de l'organisation syndicale ?

C'est la CFDT, en revanche, qui prend en charge le salaire de son leader



Le nouveau patron de la CFDT 
et l'ancien

La rémunération du patron de la CFDT s'élève à 4500 euros nets par mois, sur 13 mois, selon Les Echos.

Le SMIC brut étant à 1 425,67 euros par mois (juil. 2012) pour 35 heures hebdomadaires, soit 9,49 € de l'heure (janvier 2013), le SMIC mensuel net (1er juillet 2012) était de 1 118 euros. 
Chérèque touchait quatre fois le SMIC. Sans compter les avantages divers et en espérant que ses avantages fiscaux ne sont pas ...injustes !

Le Leader de FO (Force ouvrière), Jean-Claude Mailly, gagne presque autant (4300 euros par mois sur 13 mois).

Le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, se sucre-t-il à son tour, au mépris de la précarité des salariés dans la crise

Bâton de maréchal ou parachute doré ?

Le 3 janvier 2013, le président de la République a récompensé un fidèle serviteur
Déjà élu président du Think-thank Terra Nova le 12 janvier 2013 à la satisfaction de François Hollande (lien PaSiDupes), à 56 ans et à quatre ans de la retraite, François Chérèque a été nommé inspecteur général des Affaires sociales, IGAS, (5e tour) en Conseil des ministres à compter du 7 janvier 2013, au statut de haut-fonctionnaire.
sa rémunération est éloquente : de 53.368,14 € à l’entrée, 69 238 € au bout de quatre ans. 

Le candidat socialiste en meeting, le 3 mars 2011 à Dijon, se posait alors pourtant en défenseur de hauts fonctionnaires
"déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et fustigeait des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes" de son prédecesseur.

Le "changement maintenant", c'est un fait, n'a pas encore atteint la haute fonction publique d'Etat non plus.