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mardi 14 janvier 2020

Un député LREM traite les grévistes de "terroristes"

Le député révèle la mentalité profonde de la majorité présidentielle 

Il est représentatif du parti tel que Macron l'a voulu






Le député LREM du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont, 70 ans, a dérapé samedi 4 janvier en critiquant le possible blocage de raffineries à travers la FranceA l'occasion de la remise en jeu des postes dans la majorité en juillet 2019, cet ex-médeçin se porta candidat à la vice-présidence de l'Assemblée. Il a cette fois étalé ses sentiments en exprimant ses craintes d'une paralysie totale du territoire et a créé une polémique en allant jusqu’à accuser certains grévistes de "terroristes". Des fascistes, aussi ?


https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/grevistes-un-depute-en-marche-derape-0701-1213256.html

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/grevistes-un-depute-en-marche-derape-0701-1213256.html

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/grevistes-un-depute-en-marche-derape-0701-1213256.html

vendredi 3 janvier 2020

LREM dénonce une "tentative d'intrusion" au siège du parti présidentiel

Relancé par la réforme Macron des retraites, Mélenchon (LFI) riposte 

Manifestants de gauche et Gilets jaunes ont manifesté devant le siège de LREM, 1.000 m2 au centre de Paris.
 


Des heurts ont éclaté entre des manifestants et la police quand les forces de police ont commencé à déloger les contestataires 63, rue Sainte-Anne, à Paris IIe. L'ambiance s'est tendue au moment de la dispersion du cortège de cheminots, de gilets jaunes, dont le militant Jérôme Rodriguez, ou encore de professeurs en grève et l'usage de bombes de gaz lacrymogène par la police. Plus d'une centaine de personnes était présente, selon Libération. 


Le délégué général de LREM, le parti présidentiel, Stanislas Guerini, a accusé des "manifestants radicalisés" de la "CGT et SUD rail" de "tentative d'intrusion".

Tenus à distance du  63, rue Sainte-Anne, les contestataires - dont des syndicalistes et certains se réclamant des Gilets Jaunes - ont scandé "On ira jusqu'au retrait" et "On est là !" depuis peu avant 13h.

Les manifestants se sont ensuite rendus avenue de l'Opéra. 
Des grévistes et militants irréductibles ont de nouveau battu le pavé en début d'après-midi du 2 janvier à Paris, photo ci-dessous, du quartier de Châtelet à l'opéra Garnier, dans le cadre d'une action coup de poing contre la réforme des retraites portée par le gouvernement. 
Syndicats, Gilets jaunes... Action coup de poing d'opposants à la réforme des retraites à Paris

Une action qui s'inscrivait dans une mobilisation de plus de cinq semaines. Trois personnes ont été interpellées, selon une source policière, qui a comptabilisé deux blessés parmi les manifestants, dont l'un souffrant d'un malaise. 

C'est Mélenchon (LFI) qui répond à Guerini

Le délégué général de LREM, S. Guerini, a jugé que l'action de l'extrême gauche ne constitue pas "une expression démocratique légitime"dénonçant dans un message sur Twitter une "tentative d'intrusion de manifestants radicalisés, dont la CGT et Sud-Rail".

Sur France info, la préfecture de police de Paris a réfuté une quelconque tentative d'intrusionà sa connaissance, tout en confirmant l'incident un peu plus tard sur Twitter : "La tentative d’intrusion au sein du siège de LREM n’a pu aboutir grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre, au cours de laquelle un policier [...] a été légèrement blessé," a-t-elle déclaré interrogée par 

Plusieurs députés LREM ont pourtant fait écho aux accusations de leur patron,
Ainsi, Jean-Baptiste Moreau ou Anne-Laure Cattelot ont-ils fustigé ces actes sur Twitter. Le premier, un éleveur de vaches limousines de la Creuse qui avait quelque chose à faire oublier de son parti, s'était en effet opposé à Macron sur le traité de libre -échange entre l'Union européenne et le Mercosur et avait voté à titre personnel contre sa validation. La seconde, ex-attachée parlementaire du député européen Jean-Luc Bennahmias (ex-Verts, ex-MoDem  et co-fondateur de parti (1% aux élections à la primaire présidentielle socialiste de 2017) et entrepreneuse en emballage médiatique industriel du Nord, a appelé les autres responsables politiques à se joindre à eux dans la condamnation d'un "acte contre la démocratie"Mais sur l'échiquier politique, les démocrates sont loin de partager leur évaluation des événements.

Après avoir rappelé à Stanislas Guérini qu'il avait applaudi au "siège" de la France Insoumise (LFI), ci-contre, par un syndicat de policiers, en octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon a  dénoncé le manque de "compassion" du patron de LREM face aux "mutilés de la répression des manifestants" et le leader d'extrême gauche a soupçonné Guerini d'avoir pris "peur" des syndicalistes. 

dimanche 1 décembre 2019

Dans son "nouveau monde", Macron perpétue le scandale des "préfets hors cadre"


BFMTV rouvre le dossier du scandale des "préfets fantômes" 

Les "régimes spéciaux" dont il fallait dire un mot, ceux des hauts-fonctionnaires... 
Dans l'enquête "République : les derniers privilèges" diffusée lundi 25 novembre, BFMTV fait parler l'un de ces "préfets fantômes", lequel ne demande que ça, tant il est blessé d'être laissé pour compte. Il déballe ce qui se sait depuis des années, sans affectation, mais avec aigreur: s'il est professionnellement dévalorisé, il n'est pas pourtant pas démonétisé pour autant, en étant payé à rester chez lui sans rien faire, ni préfecture, ni mission. Les enquêteurs n'apporte aucune information nouvelle sur une pratique utilisée par tous les présidents de la Ve République, la nomination de proches collaborateurs "préfets" afin de les "recaser" : placard pour les uns, récompense pour les autres, mais rente à vie pour tous.

Recevoir 6.000 euros par mois pour rester chez soi, sans travailler, ce n'est ni injuste, ni humiliant pour certains. Cela peut être une réalité dans le corps préfectoral, mais aussi bien dans d'autres corps de hauts-fonctionnaires du Quai d'Orsay ou de l'Inspection des Affaires sociales: 
en 2013, François Chérèque, l’ancien secrétaire général de la CFDT avait été nommé inspecteur à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), après avoir été chargé par le gouvernement de superviser le plan national de lutte contre la pauvreté. Son protecteur, François Hollande, assistera à ses obsèques en 2017 Stéphane Lardy, l’homme de FO sur les questions d’emploi, rejoindra l’Inspection générale des affaires sociales, mais Macron le nommera directeur général de France compétences (1er mars 2019) comme l'ex-secrétaire général de la CGT, Thierry Le Paon, un ancien ouvrier soudeur, sera nommé par Valls à la lutte contre l’illettrisme.
Quant à Gérard Aschiéri, ancien secrétaire général - pendant neuf années - de la FSU, il siège depuis 2010, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), la "chambre inutile de la République", où le salaire moyen des 150 fonctionnaires du palais d’Iéna approche les 4.000€/mois. Un niveau rarement vu dans la fonction publique, tout comme les 150.000€ annuels du secrétaire général. A ce prix-là, les agents ont en plus la possibilité de faire une heure de gym par jour sur leur temps de travail, et bénéficient d’un nombre de jours de congés qui fait que certains travaillent moins d’un jour sur deux en moyenne sur une année…
Dans une enquête baptisée "République : les deniers privilèges", BFMTV s’intéresse aux dysfonctionnements au sommet de l’Etat. Les équipes de la chaîne d’info ont rencontré Philippe Paolantoni, préfet de Wallis-et-Futuna en 2008, rappelé en 2010 à Paris et nommé préfet hors-cadre. "C’est-à-dire préfet sans préfecture, ni territoire. En clair, il est déclassé, placardisé", résument les auteurs du documentaire.
"J’ai demandé des rendez-vous, des instructions; on ne me répond pas. Donc vous restez chez vous", explique Philippe Paolantoni. "Je m’attachais à aller une fois par semaine au ministère pour montrer que j’étais toujours vivant, d’abord, et que je cherchais toujours du travail et il ne s’est rien passé". Sa fiche de paye, qu’il montre à la caméra, affiche un net à payer de 5.967,19 euros par mois. Il reconnaît lui-même que "toucher 5.900 euros par mois pour rester à la maison" est «scandaleux». "Etre payé à ne rien faire quand vous avez occupé des responsabilités, que vous avez le sentiment de ne pas avoir démérité, de ne pas avoir commis de faute, vous ne comprenez pas", poursuit-il pointant "un grand gaspillage sur le plan financier" et "une totale opacité dans la gestion du corps" préfectoral.

Philippe Paolantoni © capture d'écran BFM TV


"Sur les 257 membres du corps préfectoral, la moitié est sans affectation territoriale", précise BFMTV qui a demandé au ministère de l'Intérieur la liste des préfets hors cadre et leurs fonctions. La transparence, ce n'est encore pas sur ce sujet.

Les présidents nomment leurs fidèles préfets pour les récompenser  

S'il y a embouteillage chez les préfets, c’est aussi dû à une pratique, devenue banale : les chefs de l’Etat ont pris l’habitude de nommer leurs préfets fidèles et proches collaborateurs afin de les remercier de leurs bons et loyaux services. 
Face aux caméras, l'’ancien ministre socialiste de l'Agriculture Jean Glavany se livre ainsi à visage découvert sur cette pratique dont il a bénéficié en 1988, alors que la gauche était en difficulté, incertaine de remporter la présidentielle. "Il y a eu un mouvement de "tous aux abris", explique-t-il. Beaucoup de collaborateurs des cabinets ministériels, à l’Elysée, à Matignon qui n’avaient pas de statut, cherchaient à avoir des assurances, des garanties, des protections pour continuer leur vie administrative ou politique." François Mitterrand lui a alors proposé de devenir préfet hors cadre, pour le mettre à l’abri. "Il pensait à me protéger. (…) il était très affectueux, très protecteur à mon égard. Je lui disais on verra ça plus tard".
Il est nommé préfet trois mois avant la présidentielle. "Un job garanti à vie et un salaire très avantageux de 5.000 à 12.000 euros net par mois", soulignent les auteurs de l’enquête. Un poste qui lui permet également de devenir par la suite coordinateur des Jeux olympiques d’Albertville. Enfin, pour avoir été préfet 5 ans, il touche une pension de retraite de 4.500 euros à ce titre. S’ajoute à cela sa retraite de parlementaire. "Tous les hauts fonctionnaires qui ont fait de la politique ont les deux choses", évacue-t-il.
Les nominations de préfet hors cadre sont une pratique courante chez tous les présidents. 
François Mitterrand a nommé préfet cinquante de ses fidèles en deux septennats. Dernier en date, Emmanuel Macron a nommé son ex-chef de cabinet, François-Xavier Lauch, "préfet en charge d'une mission de service public". On est dans le confidentiel !

VOIR et ENTENDRE l'enquête diffusée lundi 25 novembre par BFMTV.
Dans un contexte de malaise social et de défiance envers les élus et les représentants de l’Etat, et malgré des mesures gouvernementales prises en faveur de plus de transparence, les équipes de BFMTV ont "fouillé" sur ceux qui jouissent des privilèges de la République. Existe-t-il des privilégiés parmi les serviteurs de l’Etat? Nos élus sont-ils devenus exemplaires? Y a-t-il toujours des pratiques illégales de détournement de frais professionnels ? Pourquoi certains salaires sont-ils distribués pour à des postes fantômes? Comment des fonctionnaires peuvent-ils cumuler plusieurs emplois?
"République : les deniers privilèges", une enquête signée par les journalistes Benoit Sarrade, Alexandre Funel et Etienne Grelet, sur BFMTV

vendredi 22 janvier 2016

Jean-Marie Le Guen dénonce un trop de syndicats en France

Vers le syndicat unique ?... Disons, la... CFDT ?

Les salariés "ne veulent pas des défilés, des banderoles, des slogans", estime -depuis 2012- le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Il y a "trop d'organisations syndicales en France", a dénoncé le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement du gouvernement de Manuel Valls, lors de l'émission "Questions d'Info" LCP-France Info-Le Monde-AFP, le mercredi 20 janvier, alors que Manuel Valls venait de recevoir les partenaires sociaux, le lundi 11 janvier, pour évoquer les futures mesures du plan d'urgence pour l'emploi promis par François Hollande, que celui-ci a exposé le 18 janvier devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et qui suscite déjà le scepticisme de certains.

Dernière du gouvernement socio-libéral de Hollande: trop de syndicats nuit à la défense des travailleurs. "Le mouvement social et syndical français est aussi affaibli par cela, ce qui fait qu'il a une représentation largement moins grande que dans d'autres pays". "La multiplication des organisations syndicales aboutit bien souvent à un affaiblissement du dialogue social", a développé Jean-Marie Le Guen.

Et Jean-Marie Le Guen dénonce aussi "des postures de blocage"

Interrogé sur le veto opposé par les syndicats CGT, SUD et FO de la Fnac à l'accord sur le travail dominical, le stalinien Jean-Marie Le Guen a répondu, : "il y aura des élections à la Fnac"

Mieux que les syndicats, le sous-ministre représente tous les salariés. "Je pense que les salariés, à la fois pour eux-mêmes, mais aussi pour la création d'emplois, comprennent et connaissent l'importance de la dynamique de l'ouverture d'un certain nombre de magasins le dimanche, notamment dans les zones touristiques. Donc, je pense que ceux qui sont des bloquants seront marginalisés, a-t-il menacé: du goulag ?

D'ailleurs ils perdent les élections", a-t-il raillé, parce que le docteur Le Guen, frappé de la maladie d'Alzheimer, pense probablement que, depuis trois ans, le PS a gagné une élection. "Ceux qui sont sur des postures de blocage vont à la défaite sociale". Et "quand ils ont une posture nationale de blocage, par exemple la CGT, on voit bien qu'au plan local, très souvent, ils signent des accords. Car la réalité, c'est que les salariés, ils ne veulent pas des défilés, des banderoles, des slogans, ils veulent que ça avance", a également déclaré le secrétaire d'Etat s'exprimant depuis Paris. 

Le Guen a enfin stigmatisé une gauche de la gauche "anti-hollandaise primaire"

Il accuse ses alliés de donner "sans arrêt des leçons à tout le monde" et à l'exécutif en particulier, mais qui est "incapable de se faire entendre par les Français". Cette gauche, "entre 2007 et 2012, s'est vraiment crispée sur un retour à un discours super simpliste, reconnaît-il: les salariés contre les patrons, etc. Ce discours-là, ça ne correspond plus à la réalité économique et sociale du pays, fait-il valoir désormais depuis les ors du pouvoirs. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts, je dis que l'exaltation des conflits d'intérêts entre patronat et salariat ne correspond plus à rien". 
Que reste-t-il de la social-démocratie? 
Encore une commémoration en perspective...

jeudi 15 octobre 2015

Cinq syndicalistes d'Air France mis à pied pour violence

Mise à pied de cinq syndicalistes sur dix impliqués dans les violences 

Les cinq syndicalistes -banalisés en "salariés"- d'Air France sont poursuivis, suite aux violences du 5 octobre sur deux dirigeants

Ils sont "mis à pied" - en clair, "suspendus" - à titre conservatoire et sans solde, (avant d'être -sans nul doute- réintégrés), annonce une source syndicale, ce jeudi. 
La sanction prend effet à partir de ce jeudi. Les cinq syndicalistes d'Air France ont reçu mercredi un courrier les informant de leur mise à pied. Il s'agit d'une mesure provisoire permettant à un employeur d'écarter un salarié dans l'attente d'une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement. 


Ce qui est "inadmissible", ce sont les violences aux personnes

Agés de 35 à 48 ans, quatre sont employés de la branche cargo Air France et un d'Air France Industries. Certains ont un mandat syndical à la CGT, selon une source proche du dossier. 

La CGT d'Air France a estimé qu'"après avoir criminalisé la souffrance des salariés, la direction enfonce le clou en s'attaquant aux revenus et à l'emploi des salariés".
"Ceci est inadmissible et non propice à la reprise d'un dialogue social apaisé". 
Ces cinq salariés avaient été déférés devant le Parquet de Bobigny mardi après une trentaine d'heures de garde à vue. Leurs interpellations, lundi au petit matin, ont suscité une salve d'indignations dans les rangs de la gauche radicale et des syndicats. 
Ils sont soupçonnés d'avoir eu un rôle actif dans les violences physiques du 5 octobre au CCE consacré à l'annonce d'un nouveau plan de restructuration menaçant 2900 emplois. 

Deux dirigeants d'Air France avaient alors été molestésleurs chemises déchirées, et poussés à l'exfiltration en escaladant des grilles avec l'aide de vigiles.

L'extrême gauche cautionne les violences

Le numéro 2 de la CGT Air France Mehdi Kemoune a réclamé "l'abandon des poursuites". "On ne peut pas criminaliser le désespoir des salariés, c'est une faute majeure", a -t-il déclaré.


Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)  s'est emporté mardi matin sur BFMTV et RMC : "C'est une honte ! Qu'est-ce qu'ils ont fait, ces gens ? C'est des trafiquants de drogue ?"

"Ces salariés n'ont rien à faire en garde à vue", a également jugé Pierre Laurent (PCF) sur i-Télé. "Les traiter comme des criminels, c'est vouloir les humilier et humilier à travers eux tous les salariés qui se sont mobilisés".

Au PS, Julien Dray polémique en faisant de l'enfumage. "Excès de zèle des forces de police" ou "provocation"? L'ex-député PS a posé la question sur France Info. "Dans la situation que vit Air France, tous les acteurs, y compris la justice, doivent faire attention à ne pas créer des tensions supplémentaires", a-t-il dit. A commencer par Dray ?

Jugés le 2 décembre

Selon le Parquet, quatorze plaintes ont été déposées après ces violences: neuf émanant de vigiles et cinq de cadres de l'entreprise. Les cinq salariés seront jugés le 2 décembre devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des "faits de violences en réunion ayant entraîné une ITT (incapacité temporaire de travail) n'excédant pas huit jours", délit passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Avec sursis ?...

Une enquête interne à la compagnie avait permis d'identifier une dizaine d'individus impliqués dans ces violences. De premières notifications de sanctions devaient être envoyées en ce début de semaine, selon une source proche du dossier.

samedi 12 janvier 2013

Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus)

Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois 


Le salaire du nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, s'élève aussi à 4500 euros par mois, tandis que celui de la CGT s'affiche à 2300 euros par mois, .

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, qualifiait de " procès d'intention" "les motivations principales" de la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur le financement des organisations syndicales d'employeurs et de salariés, en juin 2011 sur RTL.

Le niveau de rémunération du cégétiste équivaut au salaire moyen en France

En réponse à une remarque de Nicolas Perruchot, député du Nouveau Centre et initiateur de la commission d'enquête sur "l'opacité" du financement des syndicats  Bernard Thibault avait  expliqué recevoir "un salaire statutaire" (!), étant "dégagé syndicalement d'une entreprise publique", c'est-à-dire détaché de la SNCF, aux frais des utilisateurs du service public
"J'ai donc une rémunération statutaire de l'ordre de 2.300 euros. Il n'y a pas besoin d'une commission d'enquête; il suffisait d'interroger le PDG de la SNCF pour connaître la rémunération du secrétaire général de la CGT", a-t-il observé. Pourquoi le principal intéressé renvoie-t-il à l'absent de l'entretien ?

La CGT ne lui verse pas de rémunération complémentaire et prend simplement en charge sa voiture de fonction, une Citroën C6. Mais reverse-t-il solidairement aux camarades de l'organisation syndicale ?

C'est la CFDT, en revanche, qui prend en charge le salaire de son leader



Le nouveau patron de la CFDT 
et l'ancien

La rémunération du patron de la CFDT s'élève à 4500 euros nets par mois, sur 13 mois, selon Les Echos.

Le SMIC brut étant à 1 425,67 euros par mois (juil. 2012) pour 35 heures hebdomadaires, soit 9,49 € de l'heure (janvier 2013), le SMIC mensuel net (1er juillet 2012) était de 1 118 euros. 
Chérèque touchait quatre fois le SMIC. Sans compter les avantages divers et en espérant que ses avantages fiscaux ne sont pas ...injustes !

Le Leader de FO (Force ouvrière), Jean-Claude Mailly, gagne presque autant (4300 euros par mois sur 13 mois).

Le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, se sucre-t-il à son tour, au mépris de la précarité des salariés dans la crise

Bâton de maréchal ou parachute doré ?

Le 3 janvier 2013, le président de la République a récompensé un fidèle serviteur
Déjà élu président du Think-thank Terra Nova le 12 janvier 2013 à la satisfaction de François Hollande (lien PaSiDupes), à 56 ans et à quatre ans de la retraite, François Chérèque a été nommé inspecteur général des Affaires sociales, IGAS, (5e tour) en Conseil des ministres à compter du 7 janvier 2013, au statut de haut-fonctionnaire.
sa rémunération est éloquente : de 53.368,14 € à l’entrée, 69 238 € au bout de quatre ans. 

Le candidat socialiste en meeting, le 3 mars 2011 à Dijon, se posait alors pourtant en défenseur de hauts fonctionnaires
"déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et fustigeait des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes" de son prédecesseur.

Le "changement maintenant", c'est un fait, n'a pas encore atteint la haute fonction publique d'Etat non plus.

mercredi 10 octobre 2012

Brésil: Trois proches de Lula reconnus coupables par la Cour suprême

La corruption trotskiste révélée à la gauche internationaliste béate

Vous m'avez-vu ?
Quand le candidat Hollande travaille sa stature internationale,
il va chercher l'onction du corrupteur Lula...
"La droite me connaît mal visiblement", a-t-il prévenu en octobre 2011 !
Devons-nous craindre le pire ?


Corrupteur désigné personnalité de l'année 2009 par le journal Le Monde...

Trois des plus proches collaborateurs de l'ex-président Lula ont été reconnus coupables de "corruption active" par la Cour suprême du Brésil pour avoir acheté des voix au Parlement. Les peines seront prononcées dans plusieurs semaines.

Les accusés sont José Dirceu (ancien chef de cabinet de l'ex-président Lula, un ex-président du syndicat de la métallurgie, en 1975), l'ancien patron du Parti des travailleurs (PT, d'inspiration trotskiste, que Lula a fondé) José Genoino, ainsi que l'ex-trésorier de ce parti, Delubio Soares. Tous trois ont été reconnus coupables d'avoir orchestré un vaste système de versement de pots-de-vin sous le premier mandat de Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

L'annonce de leur culpabilité a été rendue publique mardi, entre les deux tours des élections municipales au Brésil. Le PT est toujours au pouvoir avec l'actuelle présidente Dilma Rousseff. 

Ex-guérillero
M. Dirceu est âgé de 66 ans. Cet ex-guérillero et ancien  bras droit de Lula est le principal accusé politique de ce procès entamé début août et dont la presse se fait largement l'écho. Il est considéré par le rapporteur du procès comme le "chef" de ce système.

Dirceu avait été obligé de démissionner en 2005 quand le scandale de corruption avait été révélé. Il a toujours nié avoir versé des pots-de-vin aux parlementaires et se proclame innocent.

Vieille pratique
Les juges ont statué que les trois accusés distribuaient de l'argent à des parlementaires. Ils ont ainsi pu recueillir illicitement le soutien de partis politiques alliés pour former la coalition du gouvernement fédéral. L'achat de vote au parlement est une vieille pratique au Brésil.

Excuses publiques
Le procès implique 37 accusés. Une collusion entre hommes politiques, hommes d'affaires et banquiers: cela ne fait-il pas un peu mauvais genre en milieu trotskiste ? Hollande non plus n'aime ni la finance, ni les riches, ni les banquiers,  à quelques exceptions près... Une trentaine ont déjà été reconnus coupables.

L'affaire dite du "mensalao" avait failli coûter sa réélection à Lula en 2006, même s'il a été mis hors de cause par la justice. Lorsque le scandale a éclaté, il avait déclaré se sentir trahi et s'était excusé publiquement au nom de son parti.


Lula, soi-même, en délicatesse avec la justice




Rencontre entre le président Luiz da Silva "Lula"
et Ségolène Royal, 
le 30 janvier 2009 à Belém, 
lors du Forum social mondial 


En février 2011, le ministère public réclame l'ouverture d'une procédure contre lui pour utilisation irrégulière de fonds publics et sollicite le gel de ses avoirs. Lula est accusé d'avoir utilisé des fonds publics pour financer une campagne de promotion politique en 2004, pour un coût estimé à quatre millions d'euros
Le 27 septembre 2011, Sciences Po Paris lui remet le titre de docteur honoris causa...

mercredi 22 août 2012

Rentrée du gouvernement: Mélenchon n'en peut plus des socialistes

Mélenchon accuse Ayrault de rester dans un monde "à la papa"





Ayrault en  prend
plein la tête



L'extrême gauche est-elle toujours dans la majorité ?

Jean-Luc Mélenchon a riposté mercredi à Jean-Marc Ayrault qui l'avait appelé à plus de lucidité, lui reprochant de rester "dans un monde tranquilou, planplan".

Le Premier ministre venait de fustiger le déphasage du candidat des communistes de retour de cinq semaines de vacances au Vénézuéla avec Hugo Chavez, chef de l'Etat controversé, soupçonnant que la "lucidité" de l'ex-candidat Front de gauche à l'Elysée est émoussée par son éloignement.

Jean-Marc Mélenchon s'est aussitôt insurgé
"En Amérique du sud, eux ils font quelque chose". Ca fait "la différence", a accusé l'eurodéputé sur BFMTVsur BFMTV-RMC.

Contre-attaque du bateleur

"Et ne me dis pas, Jean-Marc, que parce que je suis parti cinq semaines en vacances pour me refaire une santé après une campagne aussi dure" que "cela m'aurait éloigné des réalités", a-t-il dit.


VOIR et ENTENDRE l'hystérique Mélenchon développer ses attaques au vitriol contre le tandem Hollande-Ayrault:


"C'est moi qui suis dans la réalité", a soutenu  Mélenchon. "C'est vous qui êtes dans les rêves, dans un monde qui n'existe plus. Un monde tranquilou, à la papa, planplan où on peut prendre son temps, pendant que les gens souffrent et où toute l'économie du continent est en train de sombrer".

VOIR et ENTENDRE Montebourg appeler Mélenchon à un "mano en la mano":

Susceptibilité à l'arrogant hégémonisme du pouvoir


"Voilà ce que Jean-Marc Ayrault ferait bien d'avoir à l'esprit, au lieu de me donner des leçons sur ce ton méprisant et hautain qu'il a. Les socialistes regardent leur nombril, ils feraient mieux de regarder le monde", a conclu le coprésident du Parti de gauche.

VOIR et ENTENDRE la dénonciation par Mélenchon de l'inaction de l'état PS (20 août 2012):


Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs réclamé à François Hollande la loi d'amnistie des syndicalistes qu'il lui avait promise, assure l'eurodéputé.

Sur France 2, l'ex-candidat à la présidentielle a lancé : "qu'est-ce qui empêche le président de la République de proposer une loi d'amnistie pour les syndicalistes ? Dis-donc François, tu ne me l'avais pas promis la dernière fois que je t'ai vu ? Tu ne m'avais pas dit qu'on allait mettre à l'ordre du jour de la conférence sociale ? Rien du tout !"


VOIR et ENTENDRE Christophe Barbier analyser les vitupérations de Mélenchon:


lundi 30 juillet 2012

Nono Montebourg programme une rencontre avec des syndicats...

Mais la girouette oublie de les prévenir

Montebourg ne serait pas, dit-on,
contre une petite fumette





Le socialiste cyclothymique n'est pas toujours dans l'invective

Le "gommeux"  est tombé d'accord avec lui-même... Comme d'hab !
Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, devait rencontrer cet après-midi les représentants syndicaux de PSA Peugeot Citroën. Mais la concertation a tourné court : ces derniers n'en ont pas été informés !

La rencontre, prévue cet après-midi à 15h, était officiellement inscrite à l'agenda d'Arnaud Montebourg. La presse en avait donc été informée... mais pas les invités. 
Et impossible de les faire venir à la dernière minute : tous les représentants syndicaux sont déjà partis en vacances, puisque les destructions d'emplois sont suspendues pendant la période estivale: les congés payés !.
Le rendez-vous a du être reporté à début septembre, tout comme le premier rapport commandé à Emmanuel Sartorius sur l'état financier du constructeur automobile, qui a prévu de supprimer 8.000 emplois en France.
Montebourg n'est pas le seul branquignol de la bande à Zayrault
La presse militante ne nous avait pas dit que e n'est pas la première fois qu'un membre du nouveau gouvernement lui pose un lapin. 
Il y a dix jours, Jean-Yves Le Drian avait prétexté un "malentendu d'agenda" après un rendez-vous manqué avec la famille d'un des soldats tués par Mohamed Merah. Le très motivé ministre de la Défense avait reporté la rencontre alors que les proches, qui vivent à Lyon, étaient déjà arrivés à Paris.


Respect !