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jeudi 1 mai 2014

1er mai de la discorde: ce n'est encore pas le changement !

CFDT, d'un côté, CGT et FO, de l'autre

Les organisations syndicales continuent de se déchirer sous Hollande
Esprit syndical français
La Journée internationale de solidarité des travailleurs, le 1er-Mai, n'est certes plus, depuis plusieurs années,  marquée par des manifestations en rangs dispersés. Mais le quinquennat de Hollande n'a fait qu'accentuer les divisions syndicales, comme les tensions dans la population. La CGT et la CFDT ont célébré, comme en 2013, le 1er- Mai séparément.

La nouveauté 2014 est le rapprochement circonstanciel entre la CGT et FO. Sœurs ennemies du syndicalisme – Force ouvrière est née, en 1948, d'une scission de la CGT –, les deux centrales ont livré bataille ensemble, en 2013, contre l'accord sur la flexibilité de l'emploi, d'ailleurs signé notamment par la CFDT, et la réforme des retraites, mais leur mobilisation a eu un faible écho. Elles ont pourtant recommencé cette année en manifestant ensemble le 18 mars contre le pacte de responsabilité proposé par François Hollande.  
La CGT et FO vont pourtant s'afficher – partiellement – ensemble. Traditionnellement, FO célèbre le 1er-Mai en se rendant devant le mur des Fédérés, au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Cette année, elle sera accompagnée par des militants de la CGT. Et l'union départementale FO de Paris et d'Ile-de-France ont décidé de se joindre – une première – au défilé parisien organisé par la CGT, entre Bastille et Nation, avec la FSU et Solidaires. Mais Jean-Claude Mailly ne défilera pas aux côtés de Thierry Lepaon, son homologue de la CGT. Le secrétaire général de Force ouvrière tiendra un meeting à Lyon.

Deux types de syndicalisme

L'aggravation des dissensions entre la CGT et la CFDT – hier sur la flexibilité de l'emploi et les retraites, aujourd'hui sur le pacte de responsabilité – n'a jamais empêché Lepaon d'appeler à l'unité avec son ex-alliée. Sa main tendue s'est heurtée à une fin de non-recevoir de Laurent Berger. "Nous n'avons pas d'objectifs communs à partager", a lancé le secrétaire général de la CFDT, le 18 avril, devant la presse. "Nous essayons de franchir l'obstacle, d'autres reculent", avait-il ajouté, en mettant en avant "deux types de syndicalisme ".

La stratégie de Lepaon, treize mois après son élection à la tête de la CGT, est celle des deux fers au feu consistant à saisir toutes les occasions de manifester avec FO et, en même temps, à rechercher (en vain) les voies de rapprochement avec la CFDT. Cette stratégie de "reconnexion syndicale", selon sa formule, est contestée au sein de la CGT. Lors du dernier comité confédéral national, en février, sa ligne a été chahutée. Alors que la légitimité du successeur – par défaut – de Bernard Thibault est loin d'être assurée, Lepaon doit faire face à une montée des dissensions internes. Le 12 avril, la CGT a refusé de participer à la "marche contre l'austérité", organisée par le Front de gauche, mais d'importantes fédérations (finances, fonction publique, services publics, Livre, chimie…) s'y sont associées.

Il y a un an, juste élu, Lepaon avait adressé une "lettre ouverte" à Hollande, soulignant "le décalage immense entre les attentes des salariés et les réponses politiques apportées". Réclamant une "rupture avec les politiques d'austérité", il invitait le chef de l'Etat à changer de cap. Depuis lors,  Lepaon semble répondre à sa crise interne par un durcissement continu du ton à l'égard du pouvoir, sans modifier l'image que la CGT offre à l'extérieur, celle d'une centrale sans boussole.

Tête-à-tête

Après l'annonce du plan d'économies de Manuel Valls,  Lepaon a fait part de sa "colère", en pronostiquant que « les manifestations en préparation laissententendre qu'il y aura un grand 1er-Mai d'expression populaire sur les préoccupations des salariés ». La CGT annonce près de 300 défilés.

A un mois de son congrès, du 2 au 6 juin à Marseille, la CFDT peine à souder un "bloc" réformiste avec la CFTC, la CFE-CGC – qui fait de plus en plus bande à part – et l'UNSA. En 2013, elle avait fêté le 1er- Mai avec la CFTC et l'UNSA à Cormontreuil, près de Reims (Marne). Cette année, elle sera en tête-à-tête avec l'UNSA pour un rassemblement à la Rotonde de La Villette, à Paris, destiné à mobiliser sur les élections européennes. Intitulé "Europe, emploi, progrès social", il devrait accueillir des syndicalistes espagnols et britanniques.

La CFDT soutient le pacte de responsabilité, mais critique le plan Valls. Le 28 avril, parce qu'elle est politiquement proche du PS, elle a eu le sentiment d'avoir été "entendue sur les retraites et le plan pauvreté". Mais elle juge " inacceptable" le gel du point d'indice des fonctionnaires. 
Le 15 mai, tous les syndicats de fonctionnaires seront dans la rue.

lundi 30 juillet 2012

Nono Montebourg programme une rencontre avec des syndicats...

Mais la girouette oublie de les prévenir

Montebourg ne serait pas, dit-on,
contre une petite fumette





Le socialiste cyclothymique n'est pas toujours dans l'invective

Le "gommeux"  est tombé d'accord avec lui-même... Comme d'hab !
Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, devait rencontrer cet après-midi les représentants syndicaux de PSA Peugeot Citroën. Mais la concertation a tourné court : ces derniers n'en ont pas été informés !

La rencontre, prévue cet après-midi à 15h, était officiellement inscrite à l'agenda d'Arnaud Montebourg. La presse en avait donc été informée... mais pas les invités. 
Et impossible de les faire venir à la dernière minute : tous les représentants syndicaux sont déjà partis en vacances, puisque les destructions d'emplois sont suspendues pendant la période estivale: les congés payés !.
Le rendez-vous a du être reporté à début septembre, tout comme le premier rapport commandé à Emmanuel Sartorius sur l'état financier du constructeur automobile, qui a prévu de supprimer 8.000 emplois en France.
Montebourg n'est pas le seul branquignol de la bande à Zayrault
La presse militante ne nous avait pas dit que e n'est pas la première fois qu'un membre du nouveau gouvernement lui pose un lapin. 
Il y a dix jours, Jean-Yves Le Drian avait prétexté un "malentendu d'agenda" après un rendez-vous manqué avec la famille d'un des soldats tués par Mohamed Merah. Le très motivé ministre de la Défense avait reporté la rencontre alors que les proches, qui vivent à Lyon, étaient déjà arrivés à Paris.


Respect !

jeudi 28 juin 2012

PSA : les salariés se mobilisent contre la fermeture d'Aulnay

Le redresseur de torts Montebourg redressera-t-il PSA ?
Cette fois, le compte à rebours a bel et bien démarré pour le site de PSA d'Aulnay-sous-Bois. 
Un rassemblement est prévu ce jeudi devant le siège parisien pour tenter de faire pression sur le constructeur et le gouvernement. 

Le constructeur devrait officialiser sa décision de fermer le site avant la fin du mois de juillet et vraisemblablement avant la présentation de ses résultats financiers le 25. 
La convocation du comité central d’entreprise extraordinaire devrait être bientôt faite, et, dès hier, le PDG du groupe Philippe Varin a engagé de premiers contacts avec des responsables syndicaux. Redoutant depuis plusieurs mois cette décision justifiée par les surcapacités de production du constructeur français, les salariés se mobilisent ce jeudi. Les syndicats ont appelé à un rassemblement devant le siège parisien du groupe à 10 h 30 "contre la casse de l'emploi". 

Le dialogue syndical, c'est mettre la pression

Plus tôt dans la matinée, le constructeur tient un comité de groupe européen avec les représentants du personnel, portant notamment sur sa collaboration avec l'américain General Motors. "Des délégations de toutes les usines PSA seront présentes, d'Opel Böchum, et de GM Strasbourg", précise la CGT. "Il s'agit de dire à la direction: nous savons que vous voulez fermer Aulnay fin juillet, et on vient vous dire que nous nous défendrons", résume Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. 
"Les salariés n'en peuvent plus de cette incertitude. Nous demandons à la direction de clarifier ses intentions pour pouvoir mettre en place les mesures nécessaires", souligne Anne Valleron, de la CFE-CGC, qui plaide pour que soit étudié un "plan B" qui permettrait la ré-industrialistion du site. Et c'est là qu'entre en scène Sa Grâce Montebourg...


Le site de Seine-Saint-Denis n'est pas le seul sujet de préoccupation.


Le "gommeux" devra démontrer son excellence, dans le pneu en surchauffe  et l'automobile "produite en France"
 
"Nous sommes convaincus qu'Aulnay n'est que le premier site touché: bien d'autres suivront si le groupe poursuit dans sa stratégie", explique Franck Don, de la CFTC, faisant allusion aux incertitudes sur les sites de Rennes, de Sevelnord ou de Madrid.