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dimanche 22 octobre 2017

Grève des ordures à Marseille: la société Derichebourg dénonce des violences

Les grévistes nient et jurent de leur bonne foi

La collecte des ordures à Marseille est "régulièrement perturbée par l'intervention de grévistes et d'individus extérieurs à l'entreprise"

Les Marseillais, pris en otage de la guerre syndicale des ordures. 
port-marseille-euromedActeur international majeur sur le plan des services aux entreprises et à l'environnement (propreté et recyclage, énergie, aéronautique, intérim et recrutement), la société Derichebourg, dont le banquier socialiste Matthieu Pigasse - Groupe Le Monde et du Huffington Post - est l'un des administrateurs, et dont 200 salariés sont en grève depuis 12 jours, met les autonomes en cause, dimanche

Derichebourg dénonce des gens "violents, menaçants, entravant les voies de circulation à l'aide de véhicules et scooters". 

Le groupe pointe du doigt "des représentants de sociétés concurrentes". 
"Depuis jeudi matin, ils empêchent la reprise du travail des salariés qui le souhaitent, usant de pressions et menaces, alors même que des avancées significatives dans les négociations avaient été réalisées par toutes les parties prenantes", explique-t-il.
Poubelles à Marseille: la société Derichebourg dénonce des violences, les syndicats démentent
Le préfet assure-t-il la sécurité sanitaire de la population ? 
Kamel Djeffel, secrétaire national de la Confédération autonome du travail (CAT, dont le logo est un soleil jaune), porte-parole des grévistes, récuse ces accusations. "C'est regrettable. On va dire qu'il s'agit d'une maladresse de communication", a-t-il déclaré.
La CAT est une petite organisation syndicale qui, en 1947, refusa de rejoindre la CGT-FO, très pesamment implantée à Marseille.
Après 12 jours de grève des éboueurs de la société Derichebourg

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Le MUCEM, au premier plan, à gauche, et le fort St Jean, à droite,
avec la Major,  cathédrale de Marseille, à l'arrière plan 
Les poubelles débordaient toujours dimanche matin dans trois arrondissements de Marseille, situés à l'extrémité ouest de l'arc portuaire, 
Image associée

le 2e (Arenc, quartier industriel qui se transforme en grand pôle tertiaire, avec son centre commercial, Les Terrasses du Port; Les Grands Carmes, dont la Rue de la République devenue artère commerçante; l'Hôtel de Ville et la Joliette, au coeur du centre d'affaires appelé Euroméditerranée et point d'arrivée des croisiéristes), 
le 15e (qui se classe au 13e rang parmi les 16 arrondissements de Marseille en terme de revenu fiscal médian par ménage) et le 16e (au 9e rang sur les 16).

"Samedi soir à 22H00, nous avons pris l'engagement de ne pas bloquer les intérimaires qui font le travail des grévistes", a indiqué le représentant de la CAT.


Mardi pourtant, la tension était retombée autour du ramassage des poubelles dans la cité phocéenne
Jeudi, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (LR) avait déploré  que "près de 2.800 tonnes d'ordures restaient encore à collecter".

Président de la métropole Aix-Marseille-Provence chargée des déchets, J.-C. Gaudin avait demandé à Derichebourg "de mettre tous les moyens en œuvre pour remplir ses obligations contractuelles, y compris, si nécessaire, en recourant à des agents intérimaires".
"Les Marseillais attendent un retour rapide à un service normal et ne doivent pas subir plus longtemps une situation d'insalubrité qui n'a que trop duré", concluait le maire.

Les grévistes avaient accepté de débloquer des centres de transfert, permettant aux éboueurs non grévistes et d'autres arrondissements d'y vider leurs bennes.

Puisque "le conflit a pris une telle ampleur, les négociations ne se feront pas sans la présence de la Direccte" (direction régionale du travail), réplique Kamel Djeffel du côté des grévistes de la CAT. Il assure que les salariés "font preuve de bonne foi en laissant les intérimaires ramasser les ordures alors que c'est illégal, c'est un délit d'entrave à la grève".

Le délit sanitaire est-il supérieur ?

lundi 1 mai 2017

Six policiers blessés ce 1er mai : le gouvernement met les syndicats hors de cause

1er Mai violent à Paris :  le ministre de l'Intérieur dénonce les 'casseurs' 

Des incidents ont éclaté dès le départ du défilé du 1er mai à Paris


Des provocations ont marqué le défilé à l'avant du cortège, au départ de la place de la République : on ne peut donc dire "en marge" du défilé syndical, mais c'est pourtant ce qu'écrit la presse aux ordres, soucieuse de déculpabiliser les organisateurs.
Place de la Bastille, des manifestants "insoumis", vêtus de noirs et encagoulés, ont jeté des bouteilles et des cocktails Molotov sur les CRS, dont trois ont été blessés. 
Les gendarmes ont répliqué avec des grenades lacrymogènes. 150 "sauvageons" de Cazeneuve ont été isolés rue de Lyon, à proximité de la place de la Bastille. 
Au total, six policiers ont été blessés selon la préfecture. Parmi eux, 2 CRS blessés légèrement dont un suite à des brûlures, un CRS brûlé sérieusement "au niveau du visage et d'une main", 2 policiers de la Compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de la préfecture de Police blessés légèrement après des jets de cocktail Molotov. Enfin, une fonctionnaire de la CSI a été blessée à la main lors de la manipulation d'une grenade.  

Seulement cinq personnes interpellées... 



Le cortège, emmené par une intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires
Une partie de la nébuleuse socialiste
a dû s'arrêter à plusieurs reprises, pendant que des militants d'extrême gauche, positionnés à l'avant de la manifestation, 
avec des projectiles parfois trouvés sur place et des cocktails Molotov, trouvaient des cordons de policiers sur leur passage. 
Ces heurts se sont concentrés aux abords de la place de la Bastille, selon des images non pas diffusées par la presse pourtant nombreuse, qui avait reçu des consignes de banalisation, mais sur les réseaux sociaux, en direct, que le pouvoir n'a pu contrôler. 
Des saccages d'abribus et de vitrines ont émaillé le parcours.  

Côté manifestants, "une personne a fait une chute a priori fortuite depuis les marches de l'Opéra" Bastille, selon la préfecture, qui précise qu'un bilan médical est en cours. 


Cinq personnes ont par ailleurs été interpellées, pour port d'arme, violences et dégradations.  Comme il se doit et, sans surprise, en des termes consacrés, Matthias Fekl, le ministre de l'Intérieur, a condamné "avec la plus grande fermeté les violences intolérables commises à l'encontre des forces de l'ordre". Il a lancé un appel au calme.
Le défilé syndical a repris normalement vers 16h avant d'être à nouveau interrompu une heure plus tard. 
Lutte ouvrière


Vers 17h30, de nouveaux heurts ont éclaté place de la Nation, point d'arrivée du cortège.
 
Toutes les artères, sauf le boulevard Diderot, ont été bloquées par des CRS et la situation était tendue. Une borne Autolib a été incendiée et ses vitres ont été brisées. Vers 18h30, le calme était de retour aux abords de la place de la Nation.

lundi 8 août 2016

Violences à personnes d'Air France: El Khomri valide le licenciement d'un délégué CGT

"Chemise arrachée": vision réductrice et complice d'un lynchage

Licencié pour s'être rendu
 coupable de participation à "l'épisode' (sic) dit de la "chemise arrachée" sur le DRH
, mais pas que

Exfiltration du DRH, torse nu,
par des gardes du corps
Le "lynchage" du DRH par un délégué CGT d'Air France et des non syndiqués en colère à l'issue d'un CCE avait conduit à la mise en accusation des agresseurs,  lors de ce que la presse qualifie maintenant d'"incidents" qui fut en fait une chasse à l'homme d'intimidation de plusieurs cadres de l'entreprise, en octobre dernier à Roissy.
Suite aux violences commises lors du comité central d'entreprise (CCE) du 5 octobre dernier, 4 salariés d’Air France ont été licenciés pour faute lourde. Une cinquième personne fait l'objet d'une procédure de licenciement spécifique. "On les condamne fermement", a indiqué Mathieu Santel, porte-parole du syndicat Sud aérien. 

Le ministère du Travail a annoncé lundi que la ministre Myriam El Khomri a validé la décision d'Air France.
"A l'issue d'une analyse longue et minutieuse des faits survenus le 5 octobre 2015 en marge [ou à l'occasion] du comité central d'entreprise du groupe Air France, et sur la base des éléments portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié protégé", est-il indiqué dans le communiqué de la ministre.

"Cette décision est cohérente avec le licenciement des quatre autres salariés impliqués dans le même dossier, qui ne bénéficient d'aucun mandat syndical et dont le cas n'est donc pas soumis à l'autorisation de l'inspection du travail", ajoute-t-il.

"Le salarié concerné conserve bien entendu la possibilité de former un recours de la décision de la Direction générale du travail devant le tribunal administratif", conclut le ministère, soulignant la valeur toute symbolique de la décision ministérielle, prochainement contredite par un juge "social"...
Saisie en cas de licenciement d'un salarié protégé, l'Inspection du travail n'avait-elle pas d'ailleurs refusé en janvier le licenciement pour faute lourde du représentant du personnel (CGT), magasinier à la maintenance. La direction avait alors formé un recours auprès du ministère du Travail.

La Direction générale du travail (DGT) avait décidé de "procéder à un complément d'instruction", selon le ministère du travail.
Réintégré à son poste après une mise à pied, le délégué CGT impuni - Vincent Martinez (ci-dessous, poing levé) - est accusé par son employeur d'avoir alors physiquement agressé le DRH  de la compagnie (habituellement, la presse parle d'agression... "violente," quand un syndicaliste n'est pas impliqué), Xavier Broseta, ainsi que deux vigiles, le 5 octobre à l'occasion d'une manifestation organisée au siège d'Air France à Roissy contre des suppressions d'emplois.

X. Broseta avait été contraint de fuir les militants cégétistes en colère en escaladant une grille, sa chemise ayant déjà été arrachée sur lui.

VOIR et ENTENDRE les faits de violences syndicales niés par les syndicats d'extrême gauche:

Le délégué et les quatre autres salariés licenciés doivent
répondre de "violences en réunion" les 27 et 28 septembre au tribunal correctionnel de Bobigny.

La CGT dénonce l'esprit de "vengeance" de la ministre

Le directeur des ressources humaines d'Air France,
agressé par des salariés à l'issue d'une réunion annonçant un plan de "restructuration" menaçant 2.900 postes.




"Ma fille est révoltée (par ces images), déclare le DRH. Je lui dis que c'est le prix à payer parfois pour la démocratie. Le monde est fou. J'ai été le visage de la France, mais quel visage ?". Et d'ajouter : "Nous ne sommes pas dans un esprit de vengeance".

"On est dans une logique de répression et de mise de pression par la direction. Ces licenciements sont faits sans preuve à l’appui [sic]", raconte en revanche le syndicaliste haineux.

Dans un communiqué, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, celui à la moustache à la Staline, a jugé "proprement scandaleu[se]" la décision de la ministre du Travail, y voyant une "attitude revancharde" du gouvernement à la suite du conflit sur la loi travail
Et ce n'est pas une première: en juillet, le ministère avait déjà annulé un refus de licenciement émis par la direction du travail concernant un délégué CGT de Sodexo, après une grève jugée "illicite" par le Tribunal de Grande Instance.

Une décision dont la droite pourra se prévaloir lors de l'alternance politique. 
Tels des terroristes d'al-Qaïda au Maghreb islamique, des syndicalistes de la CGT, avec à leur tête leur délégué Mickaël Wamen, avaient en effet pris en otages deux cadres de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord et les avaient séquestrés pendant près de trente heures à l'intérieur du site, début janvier 2014. 
L'un d'entre eux avait été privé de liberté huit fois, dans huit entreprises différentes, entre 1972 et 2014. Sa plus longue séquestration avait duré 40 heures, soit deux nuits. A leur libération des locaux de Goodyear, les cadres avaient été accueillis aux cris de "Les voyous, c'est pas nous", scandés par les salariés. L'entreprise américaine Titan que Montebourg avait brandie comme repreneur de Goodyear, avait battu en retraite. En janvier 2016, des ex-salariés de l'usine d'Amiens-Nord avaient été condamnés avec sursis.

VOIR et ENTENDRE
l' "absence de preuves" ci-dessus et la mauvaise foi du syndicat révolutionnaire SUD-aérien ci-dessous :

Vincent Martinez, l'agresseur des cadres d'Air France, dénonce l'esprit de "vengeance" de la ministre du Travail de Valls et Hollande. 



VOIR et ENTENDRE comment le journal Le Monde avait fait de l'information en prenant le parti des syndicats violentsen novembre 2015:

jeudi 16 juin 2016

Loi Travail: Philippe Martinez réclame la "suspension du débat parlementaire"

La CGT met en cause le gouvernement dans les débordements intervenus au cours de la manifestation du 14 juin

Martinez (CGT) appelle à "suspendre le débat parlementaire de manière à ce que la situation se calme".


















Le secrétaire général de la CGT a une fois encore taclé le gouvernement. Il l'accuse "d'essayer de noyer le poisson" en "culpabilisant la CGT" après les débordements dans le cadre des manifestations contre la loi Travail. Invité de RTL ce jeudi, Philippe Martinez a estimé que la solution pour "que la situation se calme" serait que "le gouvernement suspende le débat parlementaire".

Le secrétaire général du syndicat est revenu sur les violences au cours de la manifestation de mardi dernier.
Il accuse "la préfecture" d'avoir donné l'ordre "de foncer sur les manifestants, alors que nos services d'ordre essayaient de dégager les casseurs". "Un syndicat loin d'être proche de la CGT avait expliqué que les CRS ont des ordres de ne pas intervenir sur les casseurs", a expliqué Philippe Martinez.

"Nous irons voir la ministre du Travail"
En mai dernier, sur France Info, Jean-Claude Delage, le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, avait mis en cause les consignes de l'Etat. "On ne peut pas nous laisser attendre une heure, face à des casseurs qui détruisent des vitrines", avait-il dénoncé. Ce jeudi, Philippe Martinez a rebondi sur cette observation, affirmant, au risque de simplification, que "dans la manifestation, c'est la CGT; dehors, ce sont les casseurs" et dénonce un "nouveau procès d'intention contre la CGT".



Proche du PCF, le secrétaire général de la CGT a d'ailleurs confirmé au micro de RTL que les manifestations du 23 et 28 juin seront bien maintenues. 
Mercredi, Manuel Valls, puis François Hollande ont fait savoir qu'il pourrait y avoir des interdictions si les violences se poursuivaient pendant les défilés contre le projet de réforme du code du travail. 
"Malgré ces attaques violentes du gouvernement, nous irons voir demain la ministre du Travail" Myriam El-Khomri, a par ailleurs indiqué Philippe Martinez, afin de "trouver des solutions". 

"Le gouvernement peut suspendre le débat parlementaire de manière à ce que la situation se calme", a estimé la CGT. 

La CFDT, proche du PS, prend le parti du pouvoir

"Il faut arrêter ce bras-de-fer," martèle la CFDT.
Sans surprise, son secrétaire général est intervenu dans l'affrontement pour appeler à l'apaisement, sur France Info ce jeudi. Mais il a taclé le gouvernement et la CGT. "Je pense qu'il faut arrêter ce bras-de-fer, qui consiste à montrer les muscles de chaque côté", a dénoncé Laurent Berger, qui estime que le pays est "totalement hystérisé". "Je tiens à la liberté de manifester, mais il faut que ça se fasse dans des conditions correctes", a-t-il tenté de se justifier.

Les "images à l'hôpital Necker" sont "totalement inacceptables", a expliqué le secrétaire général de la CFDT. Laurent Berger a ainsi appelé à la responsabilité des services d'ordre, qui "doivent s'assurer que les casseurs soient en dehors du cortège".
Les media ont retenu de la 9e journée de manifestation nationale contre la loi Travail que, dans le 15e arrondissement de Paris, l'hôpital Necker, spécialisé dans les soins pour enfants malades, a été dégradé", à la marge" (sic) du cortège. "Quinze baies vitrées ont été fracturées", confirme l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP) à France TV Info, et une plainte va être déposée. Les dégâts infligés à l'hôpital Necker sont attribués à une "horde" de "casseurs", pour ne pas dire des activistes anarcho-révolutionnaires, proches du NPA du trotskiste Olivier Besancenot et motivés par la subversion et le chaos.


Vers 15h30, des tirs de projectiles se sont mêlés aux gaz lacrymogènes. De la casse, des blessés et, plus rare, des canons à eau.
Le bilan des affrontements entre extrême gauche et forces de l'ordre s'élève à au moins 26 blessés et 21 interpellations.

Bernard Cazeneuve n'a pas hésité à exploiter une coïncidence.

C'est dans ce centre hospitalier qu'a été hospitalisé le jeune fils du couple de fonctionnaires de police assassiné lundi soir par un djihadiste à Magnanville. 
A l'antenne de France 2, Bernard Cazeneuve l'a ostensiblement souligné, appelant la "horde de manifestants violents" et "les sauvageons" à "retrouver un peu d'humanité, de tolérance, en respect de ce petit enfant". Certains, Arrêt sur images en tête, suspecte une récupération politique, voyant dans cet orphelin un "prétexte providentiel" pour la communication gouvernementale.
Et Laurent Berger s'est montré pessimiste sur la rencontre de vendredi entre Philippe Martinez et Myriam El-Khomri. 
"On est tous passés voir Myriam El-Khomri", a-t-il affirmé. "Il faut arrêter de réclamer les discussions quand on n'était pas là quand elles ont eu lieu", lui a répliqué le représentant de la CFDT. 

jeudi 19 mai 2016

Valls accuse les services d'ordre des syndicats FO et CGT de violences contre la police

Manuel Valls ouvre les hostilités avec les syndicats

L
a "pertinence" des manifestations contre la réforme du Code du travail interpelle le chef du gouvernement
 

Les "pacifistes" de Nuit Debout sont de la fête
Jeudi, au lendemain de l'agression de deux policiers pris à parti dans leur voiture incendiée par des "antifa",   



Valls a dénoncé des 
violences sans rapport, selon lui, avec la contestation syndicale, 
alors que la CGT et FO estiment que "le match n'est pas fini," malgré la faiblesse des dernières mobilisations.

Une nouvelle journée d'action - manifestations, grèves, blocages, barrages... - est prévue ce jeudi en France 

La loi Valls agite les travailleurs et les partisans du dialogue qui se dressent contre le projet Valls de réforme du code du Travail porté par sa ministre-kamikaze du Travail, El Khomri. Adoptée sans vote  en première lecture la semaine dernière à l'Assemblée après le recours par le gouvernement à l'article 49.3 de la Constitution.

La circulation des trains, déjà entravée mercredi par une grève à la SNCF, et des avions au départ de l'aéroport d'Orly, près de Paris, reste perturbée.
En moyenne, 50% des liaisons TER et 40% des Intercités devaient être assurées, ainsi que deux TGV sur trois. En Ile-de-France, trois RER sur quatre et six Transilien sur dix devaient circuler. Dans l'aérien, 15% des vols sont annulés au départ d'Orly, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Les routiers ont de nouveau mené des blocages en régions, notamment des barrages filtrants dans la zone de Fos-sur-Mer et de Lavéra (Bouches-du-Rhône). En Gironde, une soixantaine de routiers bloquaient l'accès à la plate-forme logistique de Cdiscount (Groupe Casino), à Cestas.

Manuel Valls a accusé la CGT et FO d'"attiser les inquiétudes" avec des "contre-vérités"

"Nous ne pouvons tolérer ces barrages", a lancé le socialiste à propos notamment  de la rémunération des heures supplémentaires.

Le pouvoir mise sur un essoufflement du mouvement syndical
"Ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement dit rester droit dans ses bottes. Ça peut changer. Le match n'est pas fini", a répliqué sur France Inter, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO), qui continue de réclamer avec son homologue de la CGT le retrait de la réforme.

"Il faut que cette colère soit entendue par le président de la République qui a une posture de fermeté. Il faut absolument que les salariés continuent à protester", a dit Philippe Martinez (CGT) sur RFI. "La structure du texte reste inacceptable. Il faut reprendre à zéro", a-t-il insisté.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a vu un "essoufflement" des manifestations.
Il appelle les syndicats à "prendre leurs responsabilités" dans un climat de tension et de violences aigu, en raison de l'infiltration systématique, désormais, de soi-disant "casseurs" dans les cortèges, en fait des agitateurs politiques d'extrême gauche.
"Je ne vois pas quel est véritablement le but aujourd'hui" des manifestations, a raconté Valls.

Alors que des auditeurs le pressaient de prononcer l'interdiction des manifestations, il a répondu : "Ça ne peut pas être mon rôle; manifester est un droit constitutionnel".

"Jeunes" activistes trotskistes
"Je ne confonds pas ceux qui manifestent avec les casseurs", mais "je pense qu'il faut aujourd'hui que les syndicats (...) prennent leurs responsabilités", a-t-il poursuivi.

"Si à chaque manifestation il y a aujourd'hui des casseurs, on doit s'interroger sur la pertinence d'un certain nombre de ces manifestations", a-t-il dit après avoir évoqué l'agression de policiers mercredi à Paris en marge d'une manifestation de membres des forces de l'ordre contre la "haine anti-flic", amalgamée par les anarcho-révolutionnaires à la haine antifasciste.

Valls met en cause les services d'ordre des syndicats

Le Premier ministre a promis des "sanctions implacables" envers les contre-manifestants qui ont incendié une voiture de police et tenté de régler leur compte aux fonctionnaires.

Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, quatre hommes, dont trois avaient fait l'objet d'une interdiction de manifester, ont été interpellés et placés en garde à vue, mais cette interdiction de récidivistes identifiés comme violents a été cassée par la justice administrative.



Des listes noires, mais aucune dissolution de groupes 'antifa'
"Des listes de noms vont être de nouveau décidées pour empêcher encore une fois un certain nombre d'individus de se rendre à des manifestations", a dit Manuel Valls, en espérant que la justice administrative confirme "cette fois-ci" la mesure: une incitation claire du pouvoir exécutif sur le judiciaire.

A Rennes, la police a interpellé jeudi matin 19 "personnes" au visage dissimulés avec des cagoules dans plusieurs stations de métro de Rennes, alors qu'ils tentaient de dégrader des systèmes permettant aux rames automatiques de circuler.
Le 8 avril 2009, la gauche avait contesté la loi anti-cagoule, comme inadaptée à la protection de la vie.
Le député UMP Didier Julia avait déposé une proposition de loi visant à "interdire", comme en Allemagne, "le port de cagoules et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements". Cette initiative du député de Seine-et-Marne se justifiait par les violents incidents survenus à Strasbourg, en marge du sommet de l'OTAN, imputés à des membres encagoulés des "Black blocs". 
Terme provenant de la Stasi (service de police politique, de renseignements, d'espionnage et de contre-espionnage de la République démocratique allemande (RDA), le Black Bloc désigne autant une tactique de manifestation, qu'une forme d'action collective par des groupes d'anarchistes ou d'autonomes, cagoulés et vêtus de noir, s'attaquant aux symboles de l'État (la police) et de la société capitaliste (les agences bancaires). Pour justifier leurs interventions parfois violentes face à la mondialisation libérale, les militants anarcho-révolutionnaires soutiennent que le capitalisme est infiniment plus destructeur qu'aucune de leurs actions directes, récusant toute hiérarchie ou intermédiaire de personnalités politiques ou syndicales.
Le PS ne s'oppose pas à l'interdiction de la burqa, mais combattit la vidéosurveillance et ce qui devint  le "décret anti-cagoule" de François FillonL'interdiction de dissimuler volontairement son visage lors d'une manifestation publique a été officialisée le samedi 20 juin, avec la publication d'un décret du premier ministre au Journal officiel. Le texte punit d'une amende maximale de 1.500 euros "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public". Ce décret prévoit une amende de 3.000 euros en cas de récidive.Il ne restait plus à l'Etat-PS qu'à appliquer la réglementation...
A Nantes, la préfecture de police a décidé dès mercredi d'interdire la manifestation de jeudi après de nombreux épisodes de violence lors des défilés contre la loi Travail.

Manuel Valls pointe les services d'ordre des syndicats

Il reproche aux nervis de la CGT et de FO qui se sont faits prendre


Ils ont en effet créé la polémique en s'armant de battes ou de manches de pioche lors des récents rassemblements. Il souhaite qu'ils prennent "avec le soutien de la police, toutes les mesures pour empêcher ces casseurs de se mêler à la foule des manifestants".


Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) ont joué le double-jeu en exprimant leur inquiétude face aux violences, dont leurs gros bras se sont rendus coupables, et ont en même temps interpellé l'Etat. Ainsi le dirigeant de la CGT a retourné au gouvernement une phrase toute faite dont il abuse depuis plusieurs semaines: "le service d'ordre prendra ses responsabilités". "En même temps, on voit bien du côté des forces de l'ordre des choses qui ne vont pas. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. C'est en marge des cortèges qu'il y a des problèmes."