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mercredi 18 juillet 2018

Parcoursup : un tiers des bacheliers n'est toujours pas fixé sur son sort.

L’extrême lenteur de Parcoursup inquiète futurs étudiants et établissements d'accueil

Les responsables de formation craignent une désorganisation à la rentrée.


Restent les concours de Miss
ou la télé-réalité
Les vacances ne seront pas plus sereines que l'an passé et moins que prévu pour plusieurs milliers de bacheliers et leurs familles. Avec comme un air de déjà-vu : mardi 17 juillet, 102 606 lycéens et étudiants en réorientation encore inscrits sur Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur : ils n’ont toujours reçu aucune proposition de formation. Ils étaient 87.000 à la même période il y a un an sur Admission post bac (APB). La magie Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, n'a pas opéré: les résultats définitifs du bac n’ont pas apporté la libération que certains attendait du "premier de cordée" élyséen.

Plusieurs députés de l’opposition qui ont des comptes à rendre à leurs électeurs ont dû interpeller la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur une "usine à gaz anxiogène", selon les mots employés à l’Assemblée nationale par Régis Juanico (mouvement Génération.s de Benoît Hamon, 6,36 % des voix à la présidentielle), le 10 juillet.

Résultat de recherche d'images pour "parcoursup dessin"La nouvelle procédure Parcoursup, désormais en continu, ne s’achèvera qu’en septembre. "Les choses continuent de progresser de façon satisfaisante", se défendait la ministre Vidal, pourtant ex-présidente d'Université, sur Europe 1, le 12 juillet, mettant en évidence les failles populistes du système :  "680.000 jeunes ont reçu en moyenne trois propositions" ce qui bloque le processus, ainsi que la nécessité de l'intervention humaine : "30.000 jeunes ont été pris en charge par les commissions rectorales et sont accompagnés".

La bataille des chiffres fait rage, avec ce système informatique à fonctionnement expérimental à l’entrée de l’enseignement supérieur. Depuis l’ouverture de Parcoursup, le 22 mai, plus de huit candidats sur dix ont reçu au moins une proposition de formation: ce qui veut dire que deux restent sur le carreau. 
Pourtant, seuls 54 % des 812 000 candidats inscrits sur la plate-forme en ont  été pressés d'en accepter définitivement une, d’après le tableau de bord publié quotidiennement par le ministère, en date du 16 juillet, ce qui ne manque pas de surprendre de la part q'une génération qui n'a que le mot 'solidarité' aux lèvres.

Lancée en janvier 2018 à la suite de la loi Orientation et réussite des étudiants, la nouvelle plateforme d'orientation Parcoursup devait résoudre les problèmes de l'ancien système Admission post bac. 

La plate-forme Parcoursup (illustration).
Cependant, sept mois plus tard, 102.606 sont toujours en attente d'une formation, en plein mois de juillet, contre 87.000, l'année dernière avec APB.
Près d’un tiers des candidats ne sont encore pas fixés pour la rentrée : plus de 100.000 candidats n’ont reçu aucune proposition. Certains ont saisi le rectorat de leur académie pour être accompagnés. 

Il "n'y a pas beaucoup de mieux", concède le président de la Fage, premier syndicat étudiant de France.
Jimmy Losfeld, qui a soutenu la réforme, assure que ce ne sont que les bacs pro et techno "qui sont le plus en difficulté". Sur franceinfo ce mercredi, il en dit plus sur les recalés de Parcoursup.

Résultat de recherche d'images pour "parcoursup dessin""D'un point de vue technique, effectivement, il n'y a pas beaucoup de mieux", malgré 687.000 candidats qui ont validé leur vœu, quand même à plus de 85%, insiste-t-il, mais "loin des discours qu'on entendait le 22 janvier, au lancement de la plateforme, où on nous disait que cela allait être la catastrophe. Donc aujourd'hui, la plateforme est fonctionnelle," assure-t-il. 
Il affirme toutefois que les dizaines de milliers de jeunes qui passent des vacances dans l'angoisse sont "autant que l'année dernière". Approuve-t-il donc ces lycéens qui jugent qu'on a remplacé le tirage au sort de Najat Vallaud-Belkacem (PS) par un autre jeu de hasard voulu par Frédérique Vidal? "Sauf que ce chiffre de 80.000 [100.000 ?] est à nuancer...

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"Il faut savoir que sur Parcoursup, pour le moment, il n'y a pas toutes les formations, ce qui fait que des étudiants qui ont été acceptés dans les instituts de soins infirmiers, à Sciences Po ou dans d'autres formations "sélectives" (avec plus de demande que d'offre, telles que BTS et  IUT), qui ne sont pas sur Parcoursup, et qui ne se sont pas désinscrits de la plateforme, apparaissent, alors qu'ils ont une formation."

Personne n'est donc en 'stand-by', en dehors de ces cas limités ?
Résultat de recherche d'images pour "la Fage"
"A la Fage, on a lancé Sos-Parcoursup.org, une plateforme pour accompagner les candidats qui sont dans le besoin, et on remarque qu'il y a quand même beaucoup de bac pro et de bac techno qui aspirent à s'inscrire en BTS et en IUT, donc des formations sélectives, ou alors qui n'ont subi que des refus. C'est un scénario qu'on avait anticipé parce que, malheureusement, 
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Parcoursup ne règle pas la question des formations sélectives (40% de notre enseignement supérieur). Ces jeunes-là sont ceux qui sont le plus en difficulté. (...) 
On avait apporté une réponse dans la réforme, c'est la possibilité d'avoir des commissions d'affectation, présidées par le recteur d'académie qui proposent à ces jeunes en attente ou refusés partout des formations. Elles existent, mais force est de constater, et là c'est un appel que je fais aussi au ministère, qu'elles ne fonctionnent pas assez bien, il y a seulement 14.000 candidats qui sont accompagnés sur les 70.000 que vous évoquiez.

L'autre syndicat étudiant, l'Unef, a saisi hier le Défenseur des Droits pour demander la transparence sur les algorithmes locaux 
Résultat de recherche d'images pour "parcoursup hunger games ouverts"
L'embarras du choix
utilisés par les établissements pour classer les dossiers. Pourquoi ne vous associez-vous pas à cette démarche ? "Si, c'est une démarche que je soutiens fondamentalement," certifie Jimmy Losfeld. Mais vous n'avez pas saisi le Défenseur des droits avec l'Unef, insiste France Info. "Non, mais s'il y a des doutes, je pense qu'il faut les lever. Il y a eu beaucoup de doutes par rapport à une nouveauté de la réforme, ce sont les quotas de mobilité. Autrefois, il y avait une priorité académique, une priorité au jeune qui s'inscrit dans une même académie. Aujourd'hui, on a mis en place la possibilité d'avoir un pourcentage de mobilité, donc un jeune qui est hors académie, qu'il puisse venir dans une autre académie. Sous couvert de cet élément-là, on a dit qu'il y aurait une discrimination des jeunes de banlieue qui voudraient changer d'académie, aller dans Paris intra-muros notamment. Mais ce n'est pas vrai, parce que pour la première fois, grâce à ces quotas mobilité, on va pouvoir enfin permettre à des jeunes d'avoir une mobilité donc c'est une nouveauté. Le sujet, il n'est pas sur Parcoursup, cette nouveauté qui est une mesure de justice sociale, il est sur le curseur."

Les syndicats saisissent le Défenseur des droits

Voilà que le Défenseur des droits doit s'y coller. 
Résultat de recherche d'images pour "Défenseur des droits"
Tous ces entrepreneurs start-uppers de la société civile sur lesquels s'appuie le banquier-président ne s'en tirent pas ? Ce mardi, plusieurs organisations syndicales ont déposé une saisine sur le bureau de  Jacques Toubon, 77 ans, pour plus de transparence et au nom de la lutte contre les discriminations. 
L'appel, "unitaire", est divers : il est signé par l’UNEF (étudiants), la FCPE (parents d’élèves), l’UNL (lycéens), le Snuep-FSU (enseignants-chercheurs), le Sneptes (personnel technique des universités), la CGT-éducation, mais aussi le SAF (avocats). "Alors que plus de 70.000 jeunes se retrouvent toujours sans aucune solution d’inscription dans l’enseignement supérieur, le gouvernement refuse de transmettre les critères de sélection utilisés par les établissements universitaires", dénoncent-ils en choeur.
Résultat de recherche d'images pour "parcoursup"
Ils réclament la publication des "algorithmes locaux". Au printemps, quand les universités ont reçu les dossiers des élèves, il leur a été demandé de classer les candidatures. Dans les UFR, chaque équipe a trié les dossiers comme elle a voulu (ou pu), en fonction de critères de leur choix, car les universités ont gagné leur autonomie : elle a été instaurée par la loi du 10 août 2007. Certaines se sont pris la tête des heures pour s’entendre sur les critères les "plus justes" possible, d’autres n'auraient pas fait cette tentative vouée à l'échec. Quand le nombre de candidature était très élevé pour trier dossier par dossier, les enseignants-chercheurs ont utilisé des "modules d’aide à la décision", qu'on appelle aussi les algorithmes locaux. Le numérique n'a pas tenu ses promesses...

Les insuffisances de ce système prometteur et innovant...
Résultat de recherche d'images pour "surclassement"
Les organisations syndicales réclament la publication des paramétrages de ces algorithmes. "Ces critères ont eu un impact plus que déterminant sur la possibilité des jeunes de pouvoir étudier dans la filière de leur choix, certifient-ils. Les témoignages démontrant les limites de ce système se multiplient : un pourcentage de boursiers inégalement réparti entre académies, une surreprésentation des jeunes d’origine sociale modeste parmi celles/ceux se retrouvant sans solution d’inscription, des pratiques de pondération des notes en fonction du classement des lycées, contre-coup de l'inflation du nombre de bacheliers (plus de 90% en 2018) en forme de braderie du baccalauréat, une mise à mort programmée, une mise au ban des candidats issus de baccalauréats professionnels ou technologiques," racontent les syndicats gauchistes, alors que leur nombre augmente chaque année : juin 2018, 765.500 candidats se sont présentés aux épreuves du baccalauréat (52% dans les séries générales, 20% dans les séries technologiques, 28% dans la voie professionnelle) contre 729.000, en 2017. La démagogie politique nuit aux plus exposés.

Le communiqué parle de 70.000 jeunes toujours sans rien pour la rentrée. 
Résultat de recherche d'images pour "surclassement air france"
En réalité, ils sont 102.000 sans aucune solution, selon les derniers chiffres en date du ministère. Auxquels viennent s'ajouter les 149.000 qui sont toujours dans l'angoisse, car "en attente de mieux" : il ne faut pas négliger ceux et celles qui espèrent profiter des faiblesses du système. Ceux-là ont certes reçu une proposition mais dans une filière demandée par défaut et dans laquelle ils ne veulent plus aller, vu la tournure des opérations de recrutement… 
Ils espèrent bénéficier d'un "surclassement"...

lundi 21 août 2017

L’UNEF fait sa rentrée sur le coût de la vie d'étudiant

Simple "marronnier", com' de rentrée ou attaque politique du syndicat étudiant ?

Chaque année, l'UNEF prend une cible pour se positionner dans le monde étudiant 
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Vous auriez pu légitimement miser sur le scandale du tirage au sort des bacheliers à l'entrée à l'université, puisque le brillant système des APB (Admission Post-Bac) validé par la ministre sortie de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a foiré, malgré son sens exemplaire du respectueux de l'humain et de l'équité sociale.

Le coût de la vie étudiante augmente de 2,09 % en 2017
Officiellement déclaré entre +0,7 et +0,8 pour l'ensemble des ménages, l’indice des prix à la consommation des étudiants ne serait pas aussi positif que pour "le reste" des Français: qui sont donc les bénéficiaires, selon la propagande gouvernementale, si les jeunes ne le sont pas, bien que priorité des priorité de Hollande. Stéphane Le Foll nous l'expliquera... (lien PaSiDupes)
 

Le syndicat réclame un "plan d’urgence"
 
Alors que les étudiants dénoncent périodiquement la dégradation de leur situation économique, en dépit des annonces d'aides et d'allocations à la hausse ou nouvelles, la dernière étude annuelle de l'UNEF, publiée dimanche dans le JDD, affirme que le coût de la vie étudiante va augmenter deux fois plus que les années précédentes, à 2,09 %, lors de la rentrée 2017, tandis que l'inflation sur douze mois s'élevait à 0,7 % fin juillet. Une situation "alarmante", déplore la présidente de l'UNEF, Lilâ Le Bas,  dans les colonnes de l'hebdomadaire. 

L'augmentation des loyers serait la principale cause de cette dégradation dans la plupart des grandes villes. Un budget sensible car le logement représente plus de la moitié du budget d'un étudiant.
Les loyers des petites surfaces ont ainsi augmenté dans 37 villes universitaires (en moyenne +2,12% en région parisienne et 1,53% en province), à commencer par Guyancourt dans les Yvelines (+8,66%), Limoges (+7,60%), Chambéry (+5,35%), Brest (+5,18%) ou encore Paris (+2,23%). A noter : les loyers baissent tout de même dans huit villes, à l'exemple de Toulon (-3,40%), Bordeaux (-1,45%) ou Lille (-0,33%). 
S'y ajoute les transports, dont les tarifs ont globalement augmenté, comme par exemple le pass Navigo en région parisienne. 
La hausse des tarifs des transports en commun est également montrée du doigt. Les étudiants doivent débourser en moyenne 1,52% de plus (soit +4 euros) pour s'abonner au réseau de bus, tram ou métro de leur agglomération facturé en moyenne 267 euros par an. Les hausses les plus importantes sont observées à Strasbourg (+3,91%), Clermont-Ferrand (+3,63%), Saint-Etienne (+2,50%) ou Paris (+2,43%).
Au total, 11 villes universitaires cumulent les augmentations de loyers et de transports. La ville de Clermont-Ferrand (PS) affiche la plus forte hausse du coût de la vie étudiante, avec des loyers en augmentation de 5,12 % et des transports de 3,63 %.

Le plan d'urgence réclamé comporte notamment une exonération de la taxe d'habitation et des tarifs préférentiels dans les transports en commun. 
Des revendications  ambitieuses et clairement politiques à l'approche d'une rentrée "extrêmement tendue" entre le gouvernement et le monde étudiant. Annoncée fin juillet, la baisse de cinq euros des aides au logement a suscité la colère des syndicats, tout comme l'instauration de la sélection à l'université et les errements de l'admission post-bac, qui laisse plusieurs milliers de bacheliers sans affectation à quelques jours de la rentrée.
L'UNEF réclame par ailleurs une "remise à plat" du système de bourses "qui ne fonctionne pas correctement".

Devenue récemment le premier syndicat étudiant de France, détrônant l'Unef, la FAGE n'excluait pas début août de porter la contestation dans la rue.
"La rentrée universitaire s'annonce extrêmement tendue", prévenait son président, Jimmy Losfeld, dans les colonnes des Echos, le 8 août. C'est toutefois un rituel estival, les syndicats étudiants annonçant déjà une rentrée sous tension l'an dernier.  

Les étudiants de gauche radicale n'ont retenu qu'un seul point positif. 
Le gel pour la rentrée 2017 à la fois des frais d’inscriptions à l’université et du prix des repas dans les restaurants universitaires ne suffit pas à apaiser l'UNEF. 

Ce n'est, semble-t-il, pas avec ce statu quo que Macron peut reconquérir les intellos en puissance. Ils considèrent tout comme un dû, malgré les annonces qui tombent de toutes parts, d'une nécessité de faire des économies. La solidarité de leurs aînés n'étanche pas leur soif de luttes.
Un coup de pouce salué mais jugé insuffisant par le syndicat de la gauche du PS.


Selon l’UNEF, le coût de la vie étudiante a augmenté de 9,7 % durant le quinquennat de François Hollande.

lundi 1 mai 2017

Six policiers blessés ce 1er mai : le gouvernement met les syndicats hors de cause

1er Mai violent à Paris :  le ministre de l'Intérieur dénonce les 'casseurs' 

Des incidents ont éclaté dès le départ du défilé du 1er mai à Paris


Des provocations ont marqué le défilé à l'avant du cortège, au départ de la place de la République : on ne peut donc dire "en marge" du défilé syndical, mais c'est pourtant ce qu'écrit la presse aux ordres, soucieuse de déculpabiliser les organisateurs.
Place de la Bastille, des manifestants "insoumis", vêtus de noirs et encagoulés, ont jeté des bouteilles et des cocktails Molotov sur les CRS, dont trois ont été blessés. 
Les gendarmes ont répliqué avec des grenades lacrymogènes. 150 "sauvageons" de Cazeneuve ont été isolés rue de Lyon, à proximité de la place de la Bastille. 
Au total, six policiers ont été blessés selon la préfecture. Parmi eux, 2 CRS blessés légèrement dont un suite à des brûlures, un CRS brûlé sérieusement "au niveau du visage et d'une main", 2 policiers de la Compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de la préfecture de Police blessés légèrement après des jets de cocktail Molotov. Enfin, une fonctionnaire de la CSI a été blessée à la main lors de la manipulation d'une grenade.  

Seulement cinq personnes interpellées... 



Le cortège, emmené par une intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires
Une partie de la nébuleuse socialiste
a dû s'arrêter à plusieurs reprises, pendant que des militants d'extrême gauche, positionnés à l'avant de la manifestation, 
avec des projectiles parfois trouvés sur place et des cocktails Molotov, trouvaient des cordons de policiers sur leur passage. 
Ces heurts se sont concentrés aux abords de la place de la Bastille, selon des images non pas diffusées par la presse pourtant nombreuse, qui avait reçu des consignes de banalisation, mais sur les réseaux sociaux, en direct, que le pouvoir n'a pu contrôler. 
Des saccages d'abribus et de vitrines ont émaillé le parcours.  

Côté manifestants, "une personne a fait une chute a priori fortuite depuis les marches de l'Opéra" Bastille, selon la préfecture, qui précise qu'un bilan médical est en cours. 


Cinq personnes ont par ailleurs été interpellées, pour port d'arme, violences et dégradations.  Comme il se doit et, sans surprise, en des termes consacrés, Matthias Fekl, le ministre de l'Intérieur, a condamné "avec la plus grande fermeté les violences intolérables commises à l'encontre des forces de l'ordre". Il a lancé un appel au calme.
Le défilé syndical a repris normalement vers 16h avant d'être à nouveau interrompu une heure plus tard. 
Lutte ouvrière


Vers 17h30, de nouveaux heurts ont éclaté place de la Nation, point d'arrivée du cortège.
 
Toutes les artères, sauf le boulevard Diderot, ont été bloquées par des CRS et la situation était tendue. Une borne Autolib a été incendiée et ses vitres ont été brisées. Vers 18h30, le calme était de retour aux abords de la place de la Nation.

dimanche 26 août 2012

La FAGE dénonce des études de plus en plus chères

L'UNEF suit, mais les Jeunes socialistes restent inertes




Le pouilleux, ou vieux garçon, (appelé parfois mistigri, le puant ou le valet noir) est un jeu qui nécessite 51 cartes, c'est-à-dire les 52 cartes traditionnelles,
 
moins la carte du valet de trèfle.

A l'approche de la rentrée, les deux organisations étudiantes s'inquiètent de la hausse des frais, sans que le Mouvement des Jeunes socialistes ne s'émeuvent: la concertation promise n'est pas passée par elles, mais encore fallait-il qu'elles secouent le touriste du Fort de Brégançon.

La FAGE a calculé que la rentrée sera 2,6% plus chère que l'an dernier 
D'après la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), un étudiant devra débourser le mois prochain 2.434€ en moyenne (2.731€ en région parisienne, 2.324€ en province). Cela pour couvrir les frais spécifiques au mois de septembre (droits d'inscription, Sécurité sociale et mutuelle, frais d'agence immobilière et assurance logement, matériel pédagogique), qui ont grimpé de 6% par rapport à 2011, ainsi que ses dépenses courantes (loyer, alimentation et vêtements, transports, loisirs, téléphone et internet) qui, elles, sont restées stables.

En dix ans, le coût de la rentrée a augmenté de 50%, 33 points de plus que l'inflation, déplore la FAGE.

La FAGE demande au gouvernement de revenir sur ces augmentations, alors l'UNEF réclame le gel des frais obligatoires.
Mais la ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, leur objecte que les droits d'inscription n'ont été revalorisés que du montant de l'inflation (+2,1% en 2011).

VOIR et ENTENDRE la FAGE soulever le problème, la première, dès lundi  20, avant la rentrée du gouvernement Zayrault:


L'UNEF ne veut pas être de reste

Elle fait de la surenchère et évalue finalement que l'année universitaire coûterait 3,7% de plus.

De son côté, l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) impute cette hausse à "l'explosion" des loyers dans le parc privé (+10,8% à Paris et +2,3% en province) et à la "flambée" de l'alimentation (+3,2 et des vêtements (+4%). "Les étudiants s'appauvrissent deux fois plus vite que le reste de la population", s'inquiète l'UNEF. 
Le syndicat a calculé le coût de l'année universitaire 2012-2013 et incrimine l'insuffisance des aides reçues selon les profils. Le reste à charge varie de 191€ par mois pour un boursier en licence en province à 1.043€ pour un non-boursier en master à Paris. L'augmentation moyenne est de 3,7%, soit le double de l'inflation. Par rapport à 2011-2012, les droits d'inscription augmentent de 4€ en licence, de 5€ en master et de 8€ en doctorat. Le ticket du resto U coûte désormais 3,10€ (au lieu de 3,05€). La cotisation à la Sécurité sociale passe de 203€ à 207€ et la médecine préventive de 4,57€ à 5€.

VOIR et ENTENDRE Emmanuel Zemmour (UNEF) interpeller François Hollande mardi 21 et lui réclamer ...plus de moyens:


Geneviève Fioraso passe le mistigri à sa collègue
L'encadrement des loyers, que Cécile Duflot va peut-être finir par mettre en place avant l'année2013-2014, "profitera à de très nombreux étudiants", assure-t-elle dans un communiqué diffusé lundi, sans préciser ses critères d'évaluation quantitative.

Mais le MJS couvre l'incurie du gouvernement Zayrault 


Ile de Wight, août 1970,
 
quand le logement
 
n'était pas un problème

L'association et le syndicat profitent de la publication de leurs statistiques pour tenter de prouver aux étudiants, dont ils vont solliciter les votes, qu'ils s'occupent de leurs intérêts, et pour se rappeler au bon souvenir de François Hollande qui, durant sa campagne, avait fait de la jeunesse sa priorité.
La FAGE et l'UNEF dénoncent  la hausse des frais fixes pesant sur les étudiants 
Dans son programme présidentiel, François Hollande avait promis de créer "une allocation d'études et de formation sous conditions de ressources dans le cadre d'un parcours d'autonomie". Un engagement que ne manquent pas de lui rappeler la FAGE et l'UNEF. "La concertation s'ouvrira prochainement, notamment au cours des Assises de l'Enseignement supérieur et de la Recherche" qui doivent se tenir fin novembre, indique Mme Fioraso. Après la concertation, viennent les négociations et après les négociations, les arbitrages et après les arbitrages, les décisions et enfin la mise en oeuvre avec ses délais propres...
Ils se débarrassent de la patate chaude

Les parents vont devoir mettre la main à la poche, mais profond !
Les deux organisations estudiantines estiment que cette allocation d'autonomie pourrait être financée en supprimant la demi-part fiscale dont bénéficient actuellement les parents d'étudiants. Compréhensive, l'UNEF précise que ces allégements d'impôts coûtent à l'Etat 1,2 milliard d'euros chaque année, pour réduire la dette publique.
Bien qu'un peu tardivement, à la veille de la rentrée universitaire, alors que les étudiants sont depuis longtemps en recherche de logement, le syndicat s'inquiète de ce que trois étudiants sur quatre déclarent travailler pour financer leur études, contre seulement un sur deux il y a six ans. Or "le salariat étudiant multiplie par deux les risques d'échec universitaire", relève l'UNEF. 
Dans un article publié en 2009, l'INSEE écrivait que "s'ils ne travaillaient pas, les étudiants salariés auraient une probabilité plus élevée de 43 points de réussir leur année".

vendredi 2 octobre 2009

Le syndicat patronal finançait-il des organisations étudiantes ?

Perquisitions dans plusieurs syndicats étudiants à Paris

Le juge d'instruction Roger Le Loire et les équipes de la brigade financière ont méné une série de perquisitions aux sièges de cinq organisations étudiantes .
Le magistrat financier et les policiers spécialisés agissaient en effet dans le cadre de l'enquête ouverte sur les retraits suspects en liquide des caisses de l'Union des métiers et industries de la métallurgie (UIMM). La justice, confrontée au silence de l'ancien président de l'organisation patronale, cherche toujours à savoir à qui ont été versés les quelque 16 millions d'euros retirés des caisses entre 2000 et 2007.

Les perquisitions ont été menées jeudi 1er octobre aux sièges de l'UNEF (gauche, proche du PS), de l'UNI (seule organisation de droite), de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes, dite indépendante, mais proche de l'UNEF), de Promotion et défense des étudiants (PDE, dont s'est séparée la précédente), et de la Confédération étudiante (, proche de la CFDT), qui sont soupçonnés d'avoir reçu des financements de la part de l'organisation patronale..

L'UIMM devait justifier des débits d'un montant de 30.000 euros

Les noms de ces organisations ont été obtenus par la justice à l'issue de l'audition, au début de cette année, de l'ancien directeur général adjoint de l'UIMM, Dominique de Calan. Celui-ci avait dû répondre sur les fonds que Denis Gautier-Sauvagnac affirmait lui confier chaque année. Il s'agissait d'une somme de 30.000 euros tirées des caisses de l'UIMM que Dominique de Calan avait pour charge de répartir au nom de l'organisation patronale.
C'est lors de cet interrogatoire que Dominique de Calan a affirmé verser ces 30.000 euros par an à des «organisations universitaires», précisant qu'il remettait lui-même ces sommes dans le but de favoriser «le pluralisme» et faire en sorte que «chacun (ait) aujourd'hui les moyens de se présenter aux élections» étudiantes. Dominique de Calan, au titre de ses responsabilités patronales, siégait d'ailleurs au CSE (Conseil Supérieur de l'Education), instance consultative qui regroupe les partenaires sociaux de l'Education nationale. C'est dans ce cadre qu'il aurait été amené à avoir des contacts avec les responsables des organisations étudiantes représentatives.
Les flux suspects, s'ils sont avérés, auraient cessé en septembre 2007 au moment de la révélation de l'affaire par Le Figaro .

Réactions de 'sereins'

Pour l'heure, le résultat des perquisitions est inconnu. Les responsables étudiants ont, pour leur part, affirmé être hors de cause.

  • Dans un communiqué, l'Union nationale inter-universitaire (UNI, syndicat étudiant classé à droite), a dit avoir "affirmé aux enquêteurs n'avoir jamais touché de l'argent de l'UIMM et a pu le leur prouver puisque contrairement aux syndicats de salariés, les comptes de l'UNI sont certifiés chaque année par un commissaire au comptes".
  • La présidente de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), Claire Guichet, affichait la même sérénité. "Ça se passe bien, les gens sont sympathiques et on n'a rien à cacher", a-t-elle déclaré à la mi-journée, alors que la perquisition était en cours dans les locaux de l'organisation.
  • "On n'a rien à se reprocher. Nous avons toujours été réglos au niveau de notre comptabilité", a également assuré Guillaume Joyeux, président de PDE. "On ne s'y attendait pas, mais si certaines organisations sont mises en cause dans l'affaire, il est important de montrer que ce n'est pas notre cas et qu'on est très sérieux sur notre financement. Nous sommes parfaitement sereins".
  • «Je souhaite que la justice puisse faire son travail» et «que l'UNEF puisse être très rapidement mise hors de cause dans cette affaire», a dit aujourd'hui le président de l'UNEF, Jean-Baptiste Prévost, qui, selon l'usage, , qui se dit "très serein". "L'UNEF n'a jamais touché de versement de la part de l'UIMM", a ajouté le successeur de Bruno Julliard, aujourd'hui adjoint socialiste au maire de Paris, assurant que l'organisation étudiante était "à la disposition de la justice pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire".
    "Je m'étonne que certains au patronat puisse prétendre avoir financé une organisation étudiante qui l'a mis en échec à plusieurs reprises, lors de la bataille du CPE en 2006 et plus récemment sur les stages", a-t-il ironisé.

    Il ne manque que la FIDL
  • Mais la justice s'occupe déjà de vérifier ses comptes, dans le cadre de l'affaire qui implique le socialiste Julien Dray, soupçonné d'abus de biens sociaux
    Après la précédente affaire de la MNEF ...

    lundi 18 mai 2009

    Prime au blocage des facs: un mois de bourse en rab

    Sept mesures en faveur des étudiants pénalisés par les blocages

    Le gouvernement annonce une série de mesures sur les campus bloqués

    Inflexible sur l'autonomie des universités, la ministre de l'Enseignement supérieur annonce une série de mesures en faveur des étudiants pénalisés par les blocages sur les campus, notamment un mois de bourse supplémentaire pour les boursiers contraints à des examens en juillet ou septembre. Ces mesures ont été saluées comme un premier pas par certaines organisations.
    Valérie Pécresse a reçu aujourd’hui les représentants des organisations étudiantes (UNEF, FAGE, UNI, PDE, Confédération étudiante) pour discuter des plans de rattrapage et de l'organisation des examens dans les universités affectées par la contestation des réformes gouvernementales.


    A l'issue de deux heures et demie de discussions, Valérie Pécresse a détaillé sept mesures d'accompagnement qui visent à aider les étudiants les plus défavorisés.
    1- un mois de bourse supplémentaire, qui pourrait concerner selon la ministre 10.000 à 15.000 étudiants ;
    2- prolongation de bail en juillet pour le prix d'un demi-loyer si les étudiants logeant en résidence universitaire sont amenés à passer des examens en retard ;
    3- pour les étudiants logés dans le parc privé, une autorisation à occuper une place aux CROUS (les centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires) au mois de juillet ;
    4- un restaurant universitaire restera ouvert à la demande de la ministre, en juillet ou en septembre, au moins sur les campus où les examens auront lieu;
    5- les présidents d'université sont invités à veiller à ce que les examens portent sur les enseignements effectivement réalisés ou rattrapés
    6- et à prévoir une session d'examens de rattrapage une fois la première session achevée.
    7- Valérie Pécresse va également saisir le ministère de l'Immigration pour que les étudiants étrangers qui sollicitent un renouvellement de titre de séjour ne soient pas pénalisés à cause des blocages.

    -> Réaction du président de la Confédération étudiante ?
    Baki Youssoufou a souhaité que les quelque 150.000 étudiants confrontés à des difficultés en raison des blocages ne soient pas "sacrifiés" par "une logique jusqu'auboutiste des deux côtés". Il a dû sécher la rencontre ou dormir au fond près du radiateur…

    La chienlit universitaire n’a pas de prix
    Pour l'UNEF, le compte n’y est pas… ; mais qui finance ?

  • L’UNEF n'a pas assez-> La ministre a garanti "une égalité de traitement entre tous les étudiants" lors des examens - en clair, que les étudiants non manifestants, ou manifestants, puissent obtenir leurs diplômes dans les mêmes conditions.
    ->De plus, aucun étudiant ne sera privé de bourse en 2010 pour "des raisons liées à son assiduité aux enseignements ou aux examens du second semestre de cette année". La même chose en 2011, en cas de blocage pendant 15 semaines en 2010 ?

    -> Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF, syndicat dominant qui ne domine pas puisqu’il est débordé sur sa gauche, a salué ces nouvelles garanties, tout en soulignant qu'elles ne "levaient pas les inquiétudes qui s'expriment sur le fond" du conflit. Il a demandé des "gestes d'apaisement supplémentaires" de la part du gouvernement.
  • Les Français paieront
    L'UNEF, syndicat de gauche, à la différence du PS et du PCF, ne se pose pas ici la question du financement.
    -> Valérie Pécresse n'a pas précisé le montant de l'enveloppe prévue pour ces mesures, mais elle a assuré qu'"une somme importante avait été provisionnée pour faire face".
    S'agissant des campus où les blocages persistent - six selon le ministère -, Valérie Pécresse a précisé qu'elle ferait du "sur-mesure" en fonction des besoins et des problèmes de chaque faculté. "L'idée, c'est de mettre les bouchées doubles (...), de faire en sorte que la sérénité revienne sur les campus."
    -> La ministre réunira de nouveau les représentants des étudiants début juillet pour préparer au mieux la prochaine rentrée. Elle recevra mardi les recteurs d'académie où les difficultés perdurent.

    L'UNI
    , mouvement de la droite universitaire, a souhaité des "sanctions pénales" pour les bloqueurs, mais n'a pas été entendue sur ce point par la ministre, qui a seulement insisté sur "la continuité du service public".
    Claire Guichet, présidente de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), s'est félicitée ...d'"un très bon premier pas".
  • lundi 8 septembre 2008

    Casernes réhabilitées en 6.000 logements étudiants

    L’UNEF fait la fine bouche…
    Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et Hervé Morin, son homologue de la Défense, ont signé vendredi un protocole d'accord qui prévoit de réhabiliter et de construire des logements étudiants sur une partie des terrains libérés par la réforme des armées engagée par le ministère de la Défense.
    Le gouvernement propose 6000 nouveaux logements étudiants d'ici 2012 provenant de la transformation de terrains et bâtiments militaires touchés par les restructurations, une annonce accueillie favorablement, mais avec des réserves, par les organisations étudiantes.

    Les organisations étudiantes cachent leur joie
    Ils reçoivent 6.000 logements comme un dû
    La signature du protocole "va dans le bon sens et va permettre à l'Etat de respecter les engagements" du plan Anciaux, a affirmé Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF (gauche).
    "Tout est bon à prendre", car "on manque de logements étudiants", a commenté Thiébaut Weber, à la Fage, tandis que la Confédération étudiante a jugé que l'annonce allait "dans le bon sens".

    L'Unef et la Fage veulent la haute main sur la gestion de ses logements

    Toutefois l'UNEF et la FAGE demandent que les Crous soient les seules structures à gérer ces logements. Le protocole prévoit certes qu'ils "prendront part au projet de construction ou de réhabilitation" mais n'affirme pas qu'ils seront nécessairement les gestionnaires (ils "pourront être sollicités pour assurer la gestion et l'attribution des chambres construites").
    L'UNEF prétend que les CROUS "sont les seuls garants d'une attribution sur critère social et de l'instauration de loyers modérés", mais ne précise pas que cette exigence est motivée par la gestion paritaire des CROUS, où l’UNEF peut faire pression. Sur les 27 membres du Conseil d’administration, les 8 représentants étudiants (en 2008, 4 UNEF, 2 élus FAGE, 1 UNI et 1 PDE) sont à égalité avec les 8 représentants de l'État, mais peuvent recevoir du soutien parmi les autres membres (3 représentants du personnel, 4 personnalités extérieures et 3 présidents d'universités).
    Selon l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE), créé en 1989 par le ministre de l'Education nationale , Lionel Jospin, 42% des 2,2 millions d'étudiants vivent dans un logement familial (37% chez leurs parents), 14% en résidence collective (Cité U, foyer), 31% seuls ou en couple et 7% en colocation.
    Il s'agit pourtant de "mieux répondre à la demande sociale de logement étudiant", précise le protocole. Un tiers des étudiants peine à trouver un logement, selon une enquête de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). "Un effort particulier sera porté à la région Ile-de-France", où l'urgence est la plus forte selon l'accord ministériel.

    Une première liste de 15 villes, où de tels terrains seront libérés et qui manquent particulièrement de logements étudiants, a été dressée par les deux ministres.
    Il s'agit d'Arras, Bordeaux, Caen, La Rochelle, Limoges, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Paris, Reims, Toulouse, Valenciennes et Versailles.
    Ce texte prévoit aussi que "ces logements devront être localisés prioritairement à proximité des lieux d'enseignement supérieur, des gares ou facilement accessibles par les transports en commun".

    Ces 6.000 logements entrent dans le cadre de la réalisation des objectifs du plan du député Jean-Paul Anciaux (1946): ce député UMP de Saône-et-Loire (3e) prévoyait 5.000 constructions et 7.000 réhabilitations de chambres universitaires par an pendant dix ans à partir de 2004, mais il a pris du retard.
    En février, à l'issue d'un nouvel état des lieux réalisé par M. Anciaux soi-même, Valérie Pécresse avait promis 620 millions d'euros sur quatre ans pour tenter de tenir ces objectifs.
    A la rentrée 2008, ils ne seront pas atteints, quatre ans plus tard sur les dix prévus: néanmoins, 3.300 chambres nouvelles et 5.500 réhabilitées seront pourtant livrées, portant le nombre de places dans le parc de logements universitaires, géré par les Crous (oeuvres universitaires) à 157.000 places, contre 154.000 en 2007.