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mercredi 13 mai 2020

"Discovery", fiasco d'essais cliniques privilégiés par les savants et les media

Discovery, c'est désormais "Fiascovery"...

L'essai thérapeutique 'Discovery' destiné à trouver un anti-viral efficace contre le Covid-19 n'aura pas duré deux mois. 

Fiascovery hashtag on Twitter
Débuté le 22 mars 2020 pendant la pandémie de coronavirus de 2019-2020, le projet soutenu par Macron était piloté par l'INSERM et la bande de mandarins qui gravitent autour de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, dans le cadre du programme européen REACTing, dirigé par Florence Ader, infectiologue à l'hôpital de la Croix-Rousse de Lyon et mené en France dans les hôpitaux de l’AP-HP
En pleine pandémie, faute d'avoir anticipé le risque connu depuis 2002-2004, avec le SARS-CoV, agent pathogène du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) - sept coronavirus sont généralement cités comme pouvant contaminer l'humain et un huitième a été identifié - l'INSERM misait sur cet essai pour tester des molécules existantes et qualifier leur efficacité éventuelle qui se matérialiserait par une amélioration du statut clinique du patient. Mais les margoulins prétentieux durent suspendre l’essai clinique deux semaines plus tard car le Remdésivir n’était plus disponible !
Alors ils incriminèrent des problèmes de recrutement de volontaires, mettant en cause "la ferveur du public pour l'hydroxychlroquine". En vérité, les "savants" ne parvinrent pas à recruter les 3.200 bénévoles européens, dont 800 Français, lesquels refusèrent d'être traités comme des souris de laboratoire et condamnés par des tests "en double aveugle" qui prévoyaient un placebo pour certains cobayes sacrifiés au nom de la Science.
Karine Lacombe, le plan anti-Raoult du Big Pharma, se fait passer ...
Dès le 30 avril, le professeur Karine Lacombe déclara pourtant cyniquement que "si il est beaucoup trop tôt pour parvenir à une conclusion, le remdésivir (antivirus jeté dans les "jambes" du professeur Raoult et de l'anti-paludéen qu'il préconise en association) semble donner des résultats encourageants".

Le coût avoué de prise en charge et de gestion des données dans l'essai Discovery est élevé : 5.000 € par patient. Or, 3.200 patients européens atteints d’une forme grave de la Covid-19, dans au moins sept pays, dont 800 français, étaient escomptés, mais à peine plus de 700 Français avaient fait don de leur corps vivant... Et tous les candidats à l'expérience étaient français, à l’exception d’un patient luxembourgeois...

Si on fait le compte, chaque molécule ou combinaison de molécule (hydroxychloroquine, remdesivir, lopinavir et ritonavir) est donc testée sur seulement 150 patients dans le cadre de cet essai Discovery. Et encore ce calcul est-il trompeur, puisque ne sont pas inclus les patients auxquels est administré un placebo... 
La presse inventive - Radio France (Solenne Le Hen, journaliste... Santé à France Info) -  n'hésite pas à ajouter sa propre élucubration, tout en prétendant rendre "tout plus clair" : "Et en plus, bonne ou mauvaise nouvelle, l’épidémie se tasse, il est plus difficile de trouver des patients à inclure dans les protocoles."

Les Européens abandonnèrent le navire.
Parmi les problèmes de collaboration internationale suscités par la France, l'Espagne et l'Italie ont préféré rejoindre l’essai Solidarity de l'OMS (dont les critères méthodologiques sont moins contraignants et le coût très inférieur), le Royaume-Uni a monté son propre essai, baptisé Recovery et, début mai 2020, les discussions s'éternisaient toujours avec l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et le Portugal, tandis que la Belgique ne participait toujours ni à Discovery, ni à Solidarity...

Les "scientifiques" savent qu’ils ont misé sur des médicaments existants dont aucun n’est le remède miracle qu'ils annonçaient.
Quoidenews TV - Le professeur Chabrière dénonce le projet ...
Le 30 mars, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, espérait "un premier retour" de l'essai Discovery pour début avril. 
Le 4 mai, Macron annonçait que des résultats seraient disponibles le 14 mai. Le président s'était encore aventuré: il dû présenter cette nouvelle échéance comme une "étape importante" et appela  à "rester prudent". 
Message repris par Olivier Véran, ministre de la Santé sans scrupules. Le lundi suivant, le paon avoua attendre les résultats "pour dans quelques jours"Et du côté de l’INSERM, on avoua que rien ne serait publié à cette date et on fixa désormais pour horizon la fin du mois de mai.

Ce qui s'appelle balader les patients et leurs familles.
Mais si Macron "assume", tout est pour le mieux dans l'électorat de LREM...

lundi 15 juillet 2019

Parcoursup : plus de 70.000 candidats sont toujours considérés "indésirables" au-delà du Bac 2019


Cet article est frappé par la CENSURE exercée par LE FIGARO qui mobilise son service juridique contre ce blog et qui menace de poursuites, considérant que cet article en rappelle un autre, sur la base de chiffres disponibles à tous et malgré un point de vue différent.


Résultat de recherche d'images pour "wally bordas"
Fort de la puissance que lui confère son employeur proche du pouvoir actuel, Wally Bordas, un syndicaliste déterminé à nous faire taire, nous contraint à la suppression de l'article qu'il ne conteste pourtant pas sur le fond.

Nous ne nous sentons pas de taille à lutter et n'avons d'ailleurs pas de temps, ni de moyens pour faire valoir nos droits: c'est ainsi qu'en démocratie la liberté d'expression est bafouée. 

Que nos lecteurs veuillent bien nous excuser de plier, mais le droit risquerait de s'avérer une nouvelle fois un instrument aux mains des puissants.

Merci de votre fidélité.
PaSiDupes

lundi 8 juillet 2019

Rétention des notes du bac : Macron prend le parti des élèves contre les fonctionnaires de l'Etat

Le chef de l'Etat sans enfants dénonce "une prise en otage de nos enfants"

En vérité, Macron ne parle que de lui !

Le président de la République s'est mis en avant pour donner son sentiment sur les enseignants qui ont refusé de rendre des copies du bac et obtenir de pouvoir dialoguer avec leur ministre sur la réforme du bac et du lycée.

D'abord 200, puis 300 prétendus, mais 700 finalement avoués.
Des professeurs ont refusé cette semaine de saisir les notes des candidats au baccalauréat et ainsi de les transmettre aux jurys, mais aussi, pour certains, de rendre les copies. 

"On ne pas prendre nos enfants et leurs familles en otage," a vivement réagi dimanche 7 juillet Emmanuel Macron, en des termes violents qui ont heurté les fonctionnaires. 
Le contexte de cette déclaration était léger, de surcroît : un entretien exclusif, annoncé à grands renfort de clairons par une chaîne d'Etat, accordé à Jacques Vendroux et diffusé sur franceinfo, en direct du stade de Lyon, avant la finale de la Coupe du monde féminine de football entre les Etats-Unis et les Pays-Bas, à 17h.

Macron a estimé que son ministre Jean-Michel Blanquer a eu "la bonne réaction" en décidant qu'en l'absence de certaines notes, les notes du contrôle continu de l'année seraient prises en compte pour compléter la moyenne. 
Les syndicats d'enseignants et une association d'élèves, l'UNL, dénoncent au contraire une tripatouillage des notes, une violation du caractère national de l'examen et une rupture d'égalité.

Macron se livre à une instrumentalisation grossière des désagréments vécus par les candidats
"Je respecte chacune et chacun, la liberté d'opinion et la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage." Emmanuel Macron à franceinfo
Le président a rendu une copie sur un sujet de morale : le devoir !
"Je crois que, quand on est enseignant dans la République française, on a des devoirs aussi, a déclaré le président de la République. Notre devoir à tous, c'est que, quand il y a un examen attendu avec angoisse, qui vient sanctionner la fin des études secondaires et l'entrée dans la vie universitaire [qui ne 'sanctionne' d'ailleurs pas un accès au supérieur, mais qui ouvre des droits] et la suite, le devoir c'est d'être au rendez-vous et de faire ce qu'on doit faire. Pour le reste, il peut y avoir des désaccords, il y a évidemment le droit de grève, de manifestation et j'y tiens beaucoup. mais en aucun cas, ces désaccords ne peuvent s'exprimer en prenant en otage nos jeunes et dans un moment d'angoisse important pour leurs familles."

"99% de celles et ceux qui font chaque jour l'éducation de nos jeunes ont le sens du devoir, a poursuivi Emmanuel Macron. On a des enseignants qui, de la maternelle au supérieur, parfois dans des conditions matérielles difficiles [violon !], avec des rémunérations pas satisfaisantes [concerto pour violon, sans dialogue !], sont là et accompagnent nos jeunes. C'est le plus beau métier. Je ne veux pas le laisser salir, écorner."


Quel était donc les sens du devoir et du respect de Macron lors du chaos provoqué chez "nos jeunes" par l'imposture de Parcoursup 2018 ?


Le "scandale" du tirage au sort dans le système précédent, APB (Admission Post-Bac),
un service accessible via un site web du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche entre 2009 et 2017) a largement servi de fondement et de justification à la mise en place de la loi ORE et du dispositif Parcoursup. 
Lien PaSiDupes : "Les bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem. Et pendant ce temps, Najat Vallaud-Belkacem prend du repos en famille dans les Landes"
En juillet 2017, le journal Le Monde était content de la performance de l'Etat socialiste auquel Macron a apporté sa caution, et titrait : "84,3 % des candidats admis, tirage au sort dans 92 licences", le "recours au hasard" étant ainsi admis, validé et gravé dans le marbre du journal... Lien PaSiDupes : "La ministre de l'Education nationale [Vallaud-Belkacem] a publié une circulaire légitimant le tirage au sort à l'entrée à l'université " 
Le Monde refusait de pointer cette sorte de roulette russe que Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, s’était engagée à supprimer à la rentrée 2018. Et pourtant, 169 filières avaient dû recourir au tirage au sort pour éliminer [sic] des candidats lors de la première phase d’APB, début juin.

Il faut d’ailleurs souligner que la presse avait relativisé le désastre en banalisant les effets du tirage au sort, dès lors que le tirage au sort, tout problématique et injustifiable qu’il soit, n’a concerné que 0,4% des affectations dans l’enseignement supérieur en 2017. Grâce à la Plateforme APB, 6.000 étudiants étaient encore sans affectation à l'université, fin août 2017...

Rebelote en septembre 2018 : 120.000 "enfants" de Macron étaient toujours sans-affectation sur Parcoursup... 
Le 18 juillet, l’extrême lenteur de Parcoursup inquiétait déjà les futurs étudiants et établissements d'accueil. Soit 102.606 lycéens et étudiants - les "enfants" de Macron - en réorientation encore inscrits sur Parcoursup.  Lien PaSiDupes : "Un tiers des bacheliers n'est toujours pas fixé sur son sort.
Le sens du devoir de "papa" Macron était cruellement pris en défaut, puisqu'au début septembre 2018, encore un peu plus de 3.000 bacheliers - ses enfants - étaient toujours sans affectation... Lien JDD

Est-ce toujours moins pire aujourd'hui qu'avant ?
"Ce qui se profile aujourd’hui, c’est en réalité la généralisation à très grande échelle de quelque chose de plus pernicieux encore que le recours au tirage au sort," pouvait-on lire dans Libération en mai 2018. Qu’on en juge : dans des filières fréquemment confrontées à la nécessité de retenir [sélectionner?] environ 10% des candidatures (800 places pour 8.000 demandes ; 60 places pour 600 demandes…), le "classement" qu’il est demandé aux universités de réaliser aboutit à tout mettre en chiffres afin d’intégrer les appréciations qualitatives dans les algorithmes de classement : tel type d’appréciation "vaut" un 15/20, tel autre un 10/20… ; telle filière va privilégier les notes dites 'littéraires', telle autre les notes dites 'scientifiques'. Mais cette mise en chiffres, sur de tels volumes, ne suffit pas : il faut encore départager les très nombreux ex-aequo. Pour aboutir à un classement opératoire, il est nécessaire de descendre jusqu’au troisième chiffre après la virgule ! Si la seule différence entre un·e étudiant·e admis·e et un·e étudiant·e recalé·e tient à un millième de point sur une "moyenne" dont la confection soulève de graves questions de fond, n’aboutit-on pas à un système aussi injuste et plus trompeur que le tirage au sort ?
Le tirage au sort, meilleur système de sélection de l'excellence...

mercredi 18 juillet 2018

Parcoursup : un tiers des bacheliers n'est toujours pas fixé sur son sort.

L’extrême lenteur de Parcoursup inquiète futurs étudiants et établissements d'accueil

Les responsables de formation craignent une désorganisation à la rentrée.


Restent les concours de Miss
ou la télé-réalité
Les vacances ne seront pas plus sereines que l'an passé et moins que prévu pour plusieurs milliers de bacheliers et leurs familles. Avec comme un air de déjà-vu : mardi 17 juillet, 102 606 lycéens et étudiants en réorientation encore inscrits sur Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur : ils n’ont toujours reçu aucune proposition de formation. Ils étaient 87.000 à la même période il y a un an sur Admission post bac (APB). La magie Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, n'a pas opéré: les résultats définitifs du bac n’ont pas apporté la libération que certains attendait du "premier de cordée" élyséen.

Plusieurs députés de l’opposition qui ont des comptes à rendre à leurs électeurs ont dû interpeller la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur une "usine à gaz anxiogène", selon les mots employés à l’Assemblée nationale par Régis Juanico (mouvement Génération.s de Benoît Hamon, 6,36 % des voix à la présidentielle), le 10 juillet.

Résultat de recherche d'images pour "parcoursup dessin"La nouvelle procédure Parcoursup, désormais en continu, ne s’achèvera qu’en septembre. "Les choses continuent de progresser de façon satisfaisante", se défendait la ministre Vidal, pourtant ex-présidente d'Université, sur Europe 1, le 12 juillet, mettant en évidence les failles populistes du système :  "680.000 jeunes ont reçu en moyenne trois propositions" ce qui bloque le processus, ainsi que la nécessité de l'intervention humaine : "30.000 jeunes ont été pris en charge par les commissions rectorales et sont accompagnés".

La bataille des chiffres fait rage, avec ce système informatique à fonctionnement expérimental à l’entrée de l’enseignement supérieur. Depuis l’ouverture de Parcoursup, le 22 mai, plus de huit candidats sur dix ont reçu au moins une proposition de formation: ce qui veut dire que deux restent sur le carreau. 
Pourtant, seuls 54 % des 812 000 candidats inscrits sur la plate-forme en ont  été pressés d'en accepter définitivement une, d’après le tableau de bord publié quotidiennement par le ministère, en date du 16 juillet, ce qui ne manque pas de surprendre de la part q'une génération qui n'a que le mot 'solidarité' aux lèvres.

Lancée en janvier 2018 à la suite de la loi Orientation et réussite des étudiants, la nouvelle plateforme d'orientation Parcoursup devait résoudre les problèmes de l'ancien système Admission post bac. 

La plate-forme Parcoursup (illustration).
Cependant, sept mois plus tard, 102.606 sont toujours en attente d'une formation, en plein mois de juillet, contre 87.000, l'année dernière avec APB.
Près d’un tiers des candidats ne sont encore pas fixés pour la rentrée : plus de 100.000 candidats n’ont reçu aucune proposition. Certains ont saisi le rectorat de leur académie pour être accompagnés. 

Il "n'y a pas beaucoup de mieux", concède le président de la Fage, premier syndicat étudiant de France.
Jimmy Losfeld, qui a soutenu la réforme, assure que ce ne sont que les bacs pro et techno "qui sont le plus en difficulté". Sur franceinfo ce mercredi, il en dit plus sur les recalés de Parcoursup.

Résultat de recherche d'images pour "parcoursup dessin""D'un point de vue technique, effectivement, il n'y a pas beaucoup de mieux", malgré 687.000 candidats qui ont validé leur vœu, quand même à plus de 85%, insiste-t-il, mais "loin des discours qu'on entendait le 22 janvier, au lancement de la plateforme, où on nous disait que cela allait être la catastrophe. Donc aujourd'hui, la plateforme est fonctionnelle," assure-t-il. 
Il affirme toutefois que les dizaines de milliers de jeunes qui passent des vacances dans l'angoisse sont "autant que l'année dernière". Approuve-t-il donc ces lycéens qui jugent qu'on a remplacé le tirage au sort de Najat Vallaud-Belkacem (PS) par un autre jeu de hasard voulu par Frédérique Vidal? "Sauf que ce chiffre de 80.000 [100.000 ?] est à nuancer...

Image associée
"Il faut savoir que sur Parcoursup, pour le moment, il n'y a pas toutes les formations, ce qui fait que des étudiants qui ont été acceptés dans les instituts de soins infirmiers, à Sciences Po ou dans d'autres formations "sélectives" (avec plus de demande que d'offre, telles que BTS et  IUT), qui ne sont pas sur Parcoursup, et qui ne se sont pas désinscrits de la plateforme, apparaissent, alors qu'ils ont une formation."

Personne n'est donc en 'stand-by', en dehors de ces cas limités ?
Résultat de recherche d'images pour "la Fage"
"A la Fage, on a lancé Sos-Parcoursup.org, une plateforme pour accompagner les candidats qui sont dans le besoin, et on remarque qu'il y a quand même beaucoup de bac pro et de bac techno qui aspirent à s'inscrire en BTS et en IUT, donc des formations sélectives, ou alors qui n'ont subi que des refus. C'est un scénario qu'on avait anticipé parce que, malheureusement, 
Image associée
Parcoursup ne règle pas la question des formations sélectives (40% de notre enseignement supérieur). Ces jeunes-là sont ceux qui sont le plus en difficulté. (...) 
On avait apporté une réponse dans la réforme, c'est la possibilité d'avoir des commissions d'affectation, présidées par le recteur d'académie qui proposent à ces jeunes en attente ou refusés partout des formations. Elles existent, mais force est de constater, et là c'est un appel que je fais aussi au ministère, qu'elles ne fonctionnent pas assez bien, il y a seulement 14.000 candidats qui sont accompagnés sur les 70.000 que vous évoquiez.

L'autre syndicat étudiant, l'Unef, a saisi hier le Défenseur des Droits pour demander la transparence sur les algorithmes locaux 
Résultat de recherche d'images pour "parcoursup hunger games ouverts"
L'embarras du choix
utilisés par les établissements pour classer les dossiers. Pourquoi ne vous associez-vous pas à cette démarche ? "Si, c'est une démarche que je soutiens fondamentalement," certifie Jimmy Losfeld. Mais vous n'avez pas saisi le Défenseur des droits avec l'Unef, insiste France Info. "Non, mais s'il y a des doutes, je pense qu'il faut les lever. Il y a eu beaucoup de doutes par rapport à une nouveauté de la réforme, ce sont les quotas de mobilité. Autrefois, il y avait une priorité académique, une priorité au jeune qui s'inscrit dans une même académie. Aujourd'hui, on a mis en place la possibilité d'avoir un pourcentage de mobilité, donc un jeune qui est hors académie, qu'il puisse venir dans une autre académie. Sous couvert de cet élément-là, on a dit qu'il y aurait une discrimination des jeunes de banlieue qui voudraient changer d'académie, aller dans Paris intra-muros notamment. Mais ce n'est pas vrai, parce que pour la première fois, grâce à ces quotas mobilité, on va pouvoir enfin permettre à des jeunes d'avoir une mobilité donc c'est une nouveauté. Le sujet, il n'est pas sur Parcoursup, cette nouveauté qui est une mesure de justice sociale, il est sur le curseur."

Les syndicats saisissent le Défenseur des droits

Voilà que le Défenseur des droits doit s'y coller. 
Résultat de recherche d'images pour "Défenseur des droits"
Tous ces entrepreneurs start-uppers de la société civile sur lesquels s'appuie le banquier-président ne s'en tirent pas ? Ce mardi, plusieurs organisations syndicales ont déposé une saisine sur le bureau de  Jacques Toubon, 77 ans, pour plus de transparence et au nom de la lutte contre les discriminations. 
L'appel, "unitaire", est divers : il est signé par l’UNEF (étudiants), la FCPE (parents d’élèves), l’UNL (lycéens), le Snuep-FSU (enseignants-chercheurs), le Sneptes (personnel technique des universités), la CGT-éducation, mais aussi le SAF (avocats). "Alors que plus de 70.000 jeunes se retrouvent toujours sans aucune solution d’inscription dans l’enseignement supérieur, le gouvernement refuse de transmettre les critères de sélection utilisés par les établissements universitaires", dénoncent-ils en choeur.
Résultat de recherche d'images pour "parcoursup"
Ils réclament la publication des "algorithmes locaux". Au printemps, quand les universités ont reçu les dossiers des élèves, il leur a été demandé de classer les candidatures. Dans les UFR, chaque équipe a trié les dossiers comme elle a voulu (ou pu), en fonction de critères de leur choix, car les universités ont gagné leur autonomie : elle a été instaurée par la loi du 10 août 2007. Certaines se sont pris la tête des heures pour s’entendre sur les critères les "plus justes" possible, d’autres n'auraient pas fait cette tentative vouée à l'échec. Quand le nombre de candidature était très élevé pour trier dossier par dossier, les enseignants-chercheurs ont utilisé des "modules d’aide à la décision", qu'on appelle aussi les algorithmes locaux. Le numérique n'a pas tenu ses promesses...

Les insuffisances de ce système prometteur et innovant...
Résultat de recherche d'images pour "surclassement"
Les organisations syndicales réclament la publication des paramétrages de ces algorithmes. "Ces critères ont eu un impact plus que déterminant sur la possibilité des jeunes de pouvoir étudier dans la filière de leur choix, certifient-ils. Les témoignages démontrant les limites de ce système se multiplient : un pourcentage de boursiers inégalement réparti entre académies, une surreprésentation des jeunes d’origine sociale modeste parmi celles/ceux se retrouvant sans solution d’inscription, des pratiques de pondération des notes en fonction du classement des lycées, contre-coup de l'inflation du nombre de bacheliers (plus de 90% en 2018) en forme de braderie du baccalauréat, une mise à mort programmée, une mise au ban des candidats issus de baccalauréats professionnels ou technologiques," racontent les syndicats gauchistes, alors que leur nombre augmente chaque année : juin 2018, 765.500 candidats se sont présentés aux épreuves du baccalauréat (52% dans les séries générales, 20% dans les séries technologiques, 28% dans la voie professionnelle) contre 729.000, en 2017. La démagogie politique nuit aux plus exposés.

Le communiqué parle de 70.000 jeunes toujours sans rien pour la rentrée. 
Résultat de recherche d'images pour "surclassement air france"
En réalité, ils sont 102.000 sans aucune solution, selon les derniers chiffres en date du ministère. Auxquels viennent s'ajouter les 149.000 qui sont toujours dans l'angoisse, car "en attente de mieux" : il ne faut pas négliger ceux et celles qui espèrent profiter des faiblesses du système. Ceux-là ont certes reçu une proposition mais dans une filière demandée par défaut et dans laquelle ils ne veulent plus aller, vu la tournure des opérations de recrutement… 
Ils espèrent bénéficier d'un "surclassement"...

lundi 30 octobre 2017

Nouvelles modalités d’entrée à la fac : le gouvernement lève un coin du voile

Et déjà des reculades et une première exception...

Le baccalauréat produit des bacheliers inaptes à la fac, mais c'est à la fac de s'adapter ?

Orientation plutôt que sélection ?
 Et prévention?
Faut-il tirer les ministres au sort ?
Le tabou de la sélection à l'entrée à l'université ouverte à tous fait reculer le gouvernement en même temps qu'il dévoile lundi matin son plan de sauvetage des étudiants fourvoyés à l’université, axé sur l’accompagnement des bacheliers dans leur choix d'études supérieures, au terme de plusieurs mois de concertation pour réformer un système plombé par l'idéologie dominante.
Le gouvernement dévoile de énièmes nouvelles modalités d’entrée à la fac.
Najat Vallaud-Belkacem a refilé la patate chaude. Plusieurs filières sont en effet engorgées au point que la ministre gauchiste de Hollande, qui s'occupa plutôt d'imposer la "théorie du genre" à nos petites têtes blondes et la lutte contre le sexisme et les stéréotypes de genre, dès l'école, avec l'"ABCD de l'égalité" (certifié par le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Benoît Hamon, 6% au 1er tour de la présidentielle), valida le recrutement de la jeunesse étudiante par tirage au sort, quand d’autres filières sont délaissées, parfois à juste titre (si elles n'ouvrent pas de débouchés suffisants). Le génial logiciel d’orientation (APB, Admission Post-Bac) - solution miracle à tous les problèmes, puisque ...informatique - fut aussitôt totalement saturée. 
Rien, ni personne ne joua son rôle pour empêcher, en bout de ligne, un taux d’échec de près de 60% en première année de fac. Le bac,  offert à (presque) tous les lycéens arrivés sans obstacles en terminale (avec prime de certaines banques aux candidats avec mention !), n'assume plus, depuis de nombreuses années (plusieurs générations), sa fonction de sanction du cycle secondaire et de filtre d'accès à l'enseignement supérieur. Le baccalauréat est devenu un simple certificat de fin d'études, avec les conséquences sur lesquelles nos intellos du ministère -co-géré par un syndicat totalitaire d'enseignants déformés par leur idéologie- ont fermé les yeux au fil de sa lente mais constante dégradation, impavides face à la destruction sans cesse annoncée du système dont ils sont les gardiens bornés.

Le bug du logiciel APB était prévisible et accable le pouvoir socialiste.
A la rentrée 2016, un tirage au sort avait déjà eu lieu dans 78 mentions (principalement Staps, sport) pour l'ensemble de la France, soit environ 3.500 jeunes sans orientation.

En juillet 2017, ce sont plus de 65.000 jeunes qui restaient sur le carreau, sans affectation dans l’enseignement supérieur, alors que 187.000 places restaient disponibles, et pas seulement dans des filières qui n'avaient pas la cote. Le successeur de Najat Vallaud-Belkacem a dû ouvrir une procédure complémentaire jusqu’au 25 septembre... L'épouse de Boris Vallaud (un protégé de Hollande, parachuté sur une circonscription imperdable dans les Landes, celle de feu Henri Emmanuelli), envisage néanmoins un retour en politique par le Sénat. Au secours !

La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur cherche toujours à ménager la chèvre, l'étudiant, et le chou, l'enseignant de gauche.

Face aux "failles", selon la presse, mais toutefois "criantes", selon la même, du système actuel, Frédérique Vidal cherche encore l’équilibre -en s'entraînant au grand écart- entre la nécessité de réformer les modalités d’accès à l’université et l'écueil de l'instauration d'une sélection, "chiffon rouge" déclenchant des crises dans de nombreuses organisations syndicales conservatrices, qu'elles soient universitaires ou étudiantes (aux orientations identiques, puisque les premiers déforment les esprits des seconds) et d'associations de parents d’élèves (noyautés par les organisations sus-nommées), attachées au principe historique d’accès à l’enseignement supérieur pour tous, par la voie royale bitumée du baccalauréat. 
La semaine dernière, la ministre a tâté le terrain, esquissant la philosophie de son plan, qu’elle présentera avec le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et le premier ministre, Edouard Philippe.

La ministre avance à pas feutrés, quand la dynamite devrait parler
"L’idée n’est pas de dire "oui" ou "non", comme dans les filières sélectives [élitisme?!], mais de demander à l'Université de répondre plutôt "oui" ou "oui mais", a-t-elle expliqué dans un entretien à la presse paru jeudi: "Dans ce nouveau système, soit le lycéen dispose des compétences nécessaires pour suivre les cours auxquels il veut s’inscrire, soit certaines bases ne sont pas acquises et dans ce cas, nous pourrions lui proposer un accompagnement spécifique". La ministre est donc totalement à côté de la plaque: elle demande à l'Université d'assumer l'échec de l'école en amont.

Le dernier mot au lycéen : démagogie fétide 
Et c'est la deuxième cause de l'échec annoncé de Frédérique Vidal : à son tour, elle renonce à faire prendre en main les élèves par leurs maîtres, dès l'instant où apparaissent les difficultés à suivre le rythme des acquisitions. La doctrine officielle interdit le redoublement lorsqu'apparaissent les problèmes, mais le préconise au seuil de l'université quand, à l'âge adulte, l'étudiant se trouve placé face à la réalité, le mur des savoirs.

Le lycéen pourra être soumis à des remises à niveau, si nécessaire. Que de précautions de langage ! Mais non seulement c'est prendre le problème à l'envers, mais c'est acter l'échec de trois, huit ou quinze années de béatitude scolaire et jouer une partie perdue d'avance, car l'a-coup est psychologiquement rude pour le détenteur du parchemin soi-disant magique de fin d'année terminale, sésame vers la vie estudiantine libre et indépendante, et les remises à niveau déjà mises en place n'offrent toujours pas de garanties (elles n'ont pas été évaluées). Cette année supplémentaire d'ajustements à l'université n'est pas un rattrapage massif des bases et ne permettra pas les acquisitions requises d'un littéraire issu d'un bac arts plastiques aux sciences économiques en fac de droit. Sans parler des bacheliers en technologie qui ne sont pas destinés aux IUT, quoi qu'aient pu leur faire miroiter au lycée leurs conseillers d'orientation (passés conseillers d'orientation principaux, COP, puis conseillers d'orientation psychologues, au fil des manifestations syndicales, sans plus de formation, à l'ancienneté). 
Cette année supplémentaire aura un coup pour la partie solidaire de la population imposable, mais, soit elle sera celle de l'éjection définitive et de la fermeture définitive des portes de la fac, soit le report de l'échec à plus tard, sans examen universitaire diplômant et ouvrant, après une ou plusieurs années, sur une formation professionnelle débouchant elle-même sur une carrière choisie ou acceptée. La ministre doit avoir le courage de dire à l'étudiant que l'université n'est pas encore devenue ce qu'est déjà le lycée, un distributeur automatique de diplôme(s), sur la base d'une simple assiduité.  

Le gouvernement a démissionné : l'étudiant garderait le dernier mot pour choisir son orientation. Durant son année de terminale, il formulerait des voeux (dont le nombre serait réduit à une ...douzaine), ses enseignants émettraient des avis consultatifs sur ces voeux, avant que son dossier ne soit transmis aux établissements d’enseignement supérieur souhaités, qui communiqueraient également leurs observations sur sa candidature. 

"La question de la sélection, des prérequis a été abandonnée pour un accompagnement personnalisé, par profil d’élève". Ce jargon et le flou qu'il sous-tend réjouissent la présidente de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, classée à gauche), Liliana Moyano Lenice, une ex-candidate Les Verts (EELV) aux cantonales de 2004 (3,72%) à Rethel, Ardennes : "Cela permet de garder le bac comme porte d’entrée aux études supérieures, et que les lycéens restent acteurs de leur projet"... 
Trésorière nationale de la FCPE jusqu'en juin 2015, cette présidente a pu prendre la tête de la principale fédération de parents d'élèves à la suite de la démission inattendue de son prédécesseur pendant deux ans, Paul Raoult, et attribuée en interne à un "manque de démocratie" au moment de la réforme du collège menée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem que soutenait des cadres de la fédération, malgré la contestation de la base. La dame est une marionnettiste (intermittente?) de 52 ans et mère de deux garçons de 18 et 20 ans... 
Au final, même si les avis sont défavorables, le lycéen pourrait maintenir son choix d’orientation. Mais il pourra lui être demandé de s’engager à suivre une remise à niveau. La forme de celle-ci (stages -bidon, par des associatifs bénévoles, mais militants, ou dans le privé, pour les plus aisés?, avant la rentrée, modules supplémentaires assumés par les universités durant une partie de l’année, voire année complète) reste à déterminer, avec les syndicats...

A l’UNEF, menacée par la montée de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) et liée à Hamon et donc hostile à Macron, ce dispositif d’accompagnement laisse sceptique, surtout s’il était rendu obligatoire. Seule l'écologie peut être contraigante... "Imposer des choses aux étudiants n’a jamais rien réglé", assène sa présidente Lilâ Le Bas, entrée à l’université de Lille fin 2011, à l'âge de 23 ans. De toute façon, elle "ne voi(t) pas avec quels moyens" (surprise!) le ministère pourrait mettre en place un dispositif qui s’annonce coûteux.
Maman Le Bas est mandatrice judiciaire et papa cadre, mais elle est boursière et aurait même animé des colonies de vacances pour arriver à vivre. Quant à la jeune 'éducatrice' nomade de 29 ans, elle est issue d'un bac ES (à Hérouville Saint-Clair, près de Caen) et, avant d'arriver dans un organe de presse, à la mairie de Paris ou dans un cabinet ministériel (en cas d'alternance), elle étudierait en licence Information, communication et culture, comme tout le monde, on a envie de dire, à Lille 3.Une étudiante professionnelle ? Et boursière ?
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 Après un premier master 1 de communication pas validé, la jeune fille cherche sa voie à l’université Paris-Est Créteil, Paris XII, où elle réussit un master 1 Politiques publiques (grâce à la validation des acquis de l'expérience, VAE ?). Elle décide ensuite de s’accorder une année de césure [ça s'appelle une année sabbatique] pour sa première année de mandat de présidente  et envisage de s’inscrire en master 2 en 2017-2018. Et après? "Grande question... Je n’ai aucune prétention politique, mais je me vois mal rester sur ma chaise sans rien faire! Peut-être travailler dans des associations de loisirs locales; ce sont de vrais outils de mixité sociale."
En parfaite cohérence avec ses études en information, communication et culture ?...
Mais le syndicat étudiant se dit surtout "très inquiet", selon Le Parisien, de la possibilité qui pourrait être donnée aux filières en grande tension de refuser des étudiants, "de manière transitoire". La présidente de l'UNEF qui pratique l'aviron, sport populaire, se verrait-elle refoulée de STAPS ? Ils se verraient proposer des cursus proches à celui souhaité. Educateur sportif...

"Cela voudrait dire que l’on intègre dans la loi une forme de sélection" à l’entrée de l’enseignement supérieur, grince Lilâ Le Bas. Selon elle, bien dans son rôle, elle affecterait en priorité les jeunes des milieux les plus modestes, estime cette fille de cadre qui parle de mesure "inacceptable".

Résultat de recherche d'images pour "Lilâ Le Bas manifestation"Elle brandit la menace, prévenant que le syndicat étudiant se joindra à l’appel à la mobilisation interprofessionnelle le 16 novembre si cette solution était confirmée. 

Les mesures annoncées lundi seront intégrées dans la nouvelle plateforme d’inscription dans l’enseignement supérieur
-qui ne s’appellera plus Admission post-bac (APB)- dont l’ouverture pourrait se faire un peu plus tard que la date habituelle, qui était le 20 janvier.
Une vaste concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur a débuté en juillet pour "trouver rapidement des solutions pour la rentrée 2018", avait ajouté F. Vidal.