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lundi 30 octobre 2017

Nouvelles modalités d’entrée à la fac : le gouvernement lève un coin du voile

Et déjà des reculades et une première exception...

Le baccalauréat produit des bacheliers inaptes à la fac, mais c'est à la fac de s'adapter ?

Orientation plutôt que sélection ?
 Et prévention?
Faut-il tirer les ministres au sort ?
Le tabou de la sélection à l'entrée à l'université ouverte à tous fait reculer le gouvernement en même temps qu'il dévoile lundi matin son plan de sauvetage des étudiants fourvoyés à l’université, axé sur l’accompagnement des bacheliers dans leur choix d'études supérieures, au terme de plusieurs mois de concertation pour réformer un système plombé par l'idéologie dominante.
Le gouvernement dévoile de énièmes nouvelles modalités d’entrée à la fac.
Najat Vallaud-Belkacem a refilé la patate chaude. Plusieurs filières sont en effet engorgées au point que la ministre gauchiste de Hollande, qui s'occupa plutôt d'imposer la "théorie du genre" à nos petites têtes blondes et la lutte contre le sexisme et les stéréotypes de genre, dès l'école, avec l'"ABCD de l'égalité" (certifié par le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Benoît Hamon, 6% au 1er tour de la présidentielle), valida le recrutement de la jeunesse étudiante par tirage au sort, quand d’autres filières sont délaissées, parfois à juste titre (si elles n'ouvrent pas de débouchés suffisants). Le génial logiciel d’orientation (APB, Admission Post-Bac) - solution miracle à tous les problèmes, puisque ...informatique - fut aussitôt totalement saturée. 
Rien, ni personne ne joua son rôle pour empêcher, en bout de ligne, un taux d’échec de près de 60% en première année de fac. Le bac,  offert à (presque) tous les lycéens arrivés sans obstacles en terminale (avec prime de certaines banques aux candidats avec mention !), n'assume plus, depuis de nombreuses années (plusieurs générations), sa fonction de sanction du cycle secondaire et de filtre d'accès à l'enseignement supérieur. Le baccalauréat est devenu un simple certificat de fin d'études, avec les conséquences sur lesquelles nos intellos du ministère -co-géré par un syndicat totalitaire d'enseignants déformés par leur idéologie- ont fermé les yeux au fil de sa lente mais constante dégradation, impavides face à la destruction sans cesse annoncée du système dont ils sont les gardiens bornés.

Le bug du logiciel APB était prévisible et accable le pouvoir socialiste.
A la rentrée 2016, un tirage au sort avait déjà eu lieu dans 78 mentions (principalement Staps, sport) pour l'ensemble de la France, soit environ 3.500 jeunes sans orientation.

En juillet 2017, ce sont plus de 65.000 jeunes qui restaient sur le carreau, sans affectation dans l’enseignement supérieur, alors que 187.000 places restaient disponibles, et pas seulement dans des filières qui n'avaient pas la cote. Le successeur de Najat Vallaud-Belkacem a dû ouvrir une procédure complémentaire jusqu’au 25 septembre... L'épouse de Boris Vallaud (un protégé de Hollande, parachuté sur une circonscription imperdable dans les Landes, celle de feu Henri Emmanuelli), envisage néanmoins un retour en politique par le Sénat. Au secours !

La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur cherche toujours à ménager la chèvre, l'étudiant, et le chou, l'enseignant de gauche.

Face aux "failles", selon la presse, mais toutefois "criantes", selon la même, du système actuel, Frédérique Vidal cherche encore l’équilibre -en s'entraînant au grand écart- entre la nécessité de réformer les modalités d’accès à l’université et l'écueil de l'instauration d'une sélection, "chiffon rouge" déclenchant des crises dans de nombreuses organisations syndicales conservatrices, qu'elles soient universitaires ou étudiantes (aux orientations identiques, puisque les premiers déforment les esprits des seconds) et d'associations de parents d’élèves (noyautés par les organisations sus-nommées), attachées au principe historique d’accès à l’enseignement supérieur pour tous, par la voie royale bitumée du baccalauréat. 
La semaine dernière, la ministre a tâté le terrain, esquissant la philosophie de son plan, qu’elle présentera avec le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et le premier ministre, Edouard Philippe.

La ministre avance à pas feutrés, quand la dynamite devrait parler
"L’idée n’est pas de dire "oui" ou "non", comme dans les filières sélectives [élitisme?!], mais de demander à l'Université de répondre plutôt "oui" ou "oui mais", a-t-elle expliqué dans un entretien à la presse paru jeudi: "Dans ce nouveau système, soit le lycéen dispose des compétences nécessaires pour suivre les cours auxquels il veut s’inscrire, soit certaines bases ne sont pas acquises et dans ce cas, nous pourrions lui proposer un accompagnement spécifique". La ministre est donc totalement à côté de la plaque: elle demande à l'Université d'assumer l'échec de l'école en amont.

Le dernier mot au lycéen : démagogie fétide 
Et c'est la deuxième cause de l'échec annoncé de Frédérique Vidal : à son tour, elle renonce à faire prendre en main les élèves par leurs maîtres, dès l'instant où apparaissent les difficultés à suivre le rythme des acquisitions. La doctrine officielle interdit le redoublement lorsqu'apparaissent les problèmes, mais le préconise au seuil de l'université quand, à l'âge adulte, l'étudiant se trouve placé face à la réalité, le mur des savoirs.

Le lycéen pourra être soumis à des remises à niveau, si nécessaire. Que de précautions de langage ! Mais non seulement c'est prendre le problème à l'envers, mais c'est acter l'échec de trois, huit ou quinze années de béatitude scolaire et jouer une partie perdue d'avance, car l'a-coup est psychologiquement rude pour le détenteur du parchemin soi-disant magique de fin d'année terminale, sésame vers la vie estudiantine libre et indépendante, et les remises à niveau déjà mises en place n'offrent toujours pas de garanties (elles n'ont pas été évaluées). Cette année supplémentaire d'ajustements à l'université n'est pas un rattrapage massif des bases et ne permettra pas les acquisitions requises d'un littéraire issu d'un bac arts plastiques aux sciences économiques en fac de droit. Sans parler des bacheliers en technologie qui ne sont pas destinés aux IUT, quoi qu'aient pu leur faire miroiter au lycée leurs conseillers d'orientation (passés conseillers d'orientation principaux, COP, puis conseillers d'orientation psychologues, au fil des manifestations syndicales, sans plus de formation, à l'ancienneté). 
Cette année supplémentaire aura un coup pour la partie solidaire de la population imposable, mais, soit elle sera celle de l'éjection définitive et de la fermeture définitive des portes de la fac, soit le report de l'échec à plus tard, sans examen universitaire diplômant et ouvrant, après une ou plusieurs années, sur une formation professionnelle débouchant elle-même sur une carrière choisie ou acceptée. La ministre doit avoir le courage de dire à l'étudiant que l'université n'est pas encore devenue ce qu'est déjà le lycée, un distributeur automatique de diplôme(s), sur la base d'une simple assiduité.  

Le gouvernement a démissionné : l'étudiant garderait le dernier mot pour choisir son orientation. Durant son année de terminale, il formulerait des voeux (dont le nombre serait réduit à une ...douzaine), ses enseignants émettraient des avis consultatifs sur ces voeux, avant que son dossier ne soit transmis aux établissements d’enseignement supérieur souhaités, qui communiqueraient également leurs observations sur sa candidature. 

"La question de la sélection, des prérequis a été abandonnée pour un accompagnement personnalisé, par profil d’élève". Ce jargon et le flou qu'il sous-tend réjouissent la présidente de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, classée à gauche), Liliana Moyano Lenice, une ex-candidate Les Verts (EELV) aux cantonales de 2004 (3,72%) à Rethel, Ardennes : "Cela permet de garder le bac comme porte d’entrée aux études supérieures, et que les lycéens restent acteurs de leur projet"... 
Trésorière nationale de la FCPE jusqu'en juin 2015, cette présidente a pu prendre la tête de la principale fédération de parents d'élèves à la suite de la démission inattendue de son prédécesseur pendant deux ans, Paul Raoult, et attribuée en interne à un "manque de démocratie" au moment de la réforme du collège menée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem que soutenait des cadres de la fédération, malgré la contestation de la base. La dame est une marionnettiste (intermittente?) de 52 ans et mère de deux garçons de 18 et 20 ans... 
Au final, même si les avis sont défavorables, le lycéen pourrait maintenir son choix d’orientation. Mais il pourra lui être demandé de s’engager à suivre une remise à niveau. La forme de celle-ci (stages -bidon, par des associatifs bénévoles, mais militants, ou dans le privé, pour les plus aisés?, avant la rentrée, modules supplémentaires assumés par les universités durant une partie de l’année, voire année complète) reste à déterminer, avec les syndicats...

A l’UNEF, menacée par la montée de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) et liée à Hamon et donc hostile à Macron, ce dispositif d’accompagnement laisse sceptique, surtout s’il était rendu obligatoire. Seule l'écologie peut être contraigante... "Imposer des choses aux étudiants n’a jamais rien réglé", assène sa présidente Lilâ Le Bas, entrée à l’université de Lille fin 2011, à l'âge de 23 ans. De toute façon, elle "ne voi(t) pas avec quels moyens" (surprise!) le ministère pourrait mettre en place un dispositif qui s’annonce coûteux.
Maman Le Bas est mandatrice judiciaire et papa cadre, mais elle est boursière et aurait même animé des colonies de vacances pour arriver à vivre. Quant à la jeune 'éducatrice' nomade de 29 ans, elle est issue d'un bac ES (à Hérouville Saint-Clair, près de Caen) et, avant d'arriver dans un organe de presse, à la mairie de Paris ou dans un cabinet ministériel (en cas d'alternance), elle étudierait en licence Information, communication et culture, comme tout le monde, on a envie de dire, à Lille 3.Une étudiante professionnelle ? Et boursière ?
Résultat de recherche d'images pour "Lilâ Le Bas"
 Après un premier master 1 de communication pas validé, la jeune fille cherche sa voie à l’université Paris-Est Créteil, Paris XII, où elle réussit un master 1 Politiques publiques (grâce à la validation des acquis de l'expérience, VAE ?). Elle décide ensuite de s’accorder une année de césure [ça s'appelle une année sabbatique] pour sa première année de mandat de présidente  et envisage de s’inscrire en master 2 en 2017-2018. Et après? "Grande question... Je n’ai aucune prétention politique, mais je me vois mal rester sur ma chaise sans rien faire! Peut-être travailler dans des associations de loisirs locales; ce sont de vrais outils de mixité sociale."
En parfaite cohérence avec ses études en information, communication et culture ?...
Mais le syndicat étudiant se dit surtout "très inquiet", selon Le Parisien, de la possibilité qui pourrait être donnée aux filières en grande tension de refuser des étudiants, "de manière transitoire". La présidente de l'UNEF qui pratique l'aviron, sport populaire, se verrait-elle refoulée de STAPS ? Ils se verraient proposer des cursus proches à celui souhaité. Educateur sportif...

"Cela voudrait dire que l’on intègre dans la loi une forme de sélection" à l’entrée de l’enseignement supérieur, grince Lilâ Le Bas. Selon elle, bien dans son rôle, elle affecterait en priorité les jeunes des milieux les plus modestes, estime cette fille de cadre qui parle de mesure "inacceptable".

Résultat de recherche d'images pour "Lilâ Le Bas manifestation"Elle brandit la menace, prévenant que le syndicat étudiant se joindra à l’appel à la mobilisation interprofessionnelle le 16 novembre si cette solution était confirmée. 

Les mesures annoncées lundi seront intégrées dans la nouvelle plateforme d’inscription dans l’enseignement supérieur
-qui ne s’appellera plus Admission post-bac (APB)- dont l’ouverture pourrait se faire un peu plus tard que la date habituelle, qui était le 20 janvier.
Une vaste concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur a débuté en juillet pour "trouver rapidement des solutions pour la rentrée 2018", avait ajouté F. Vidal.

mardi 23 mai 2017

Education nationale : Najat Vallaud-Belkacem rattrapée par une méchante mesure de dernière minute

La ministre de l'Éducation nationale a publié une circulaire légitimant le tirage au sort à l'entrée à l'université 

Entre les deux tours de la présidentielle, le jeudi 27 avril 2017, six jours après le premier tour de la présidentielle, 
Des étudiants de l’université de Strasbourg.le Bulletin officiel de l'Éducation nationale publie une circulaire qui sécurise la pratique du tirage au sort à l'université. 

Avant de faire ses cartons pour quitter la rue de Grenelle, la socialiste Najat Vallaud-Belkacem a donc tenu à entériner la méthode de sélection la plus absurde qui soit, celle qui dénie toute valeur au mérite pour lui préférer le hasard, comme au loto.
Alors qu’il restait un mois aux bacheliers pour finaliser leurs vœux d’orientation dans l’enseignement supérieur, le gouvernement Cazeneuve a décidé d’avancer sur le terrain miné du tirage au sort. Avant d'être ainsi étendue, cette pratique n'était utilisée depuis plusieurs années que pour départager les trop nombreux candidats à l’entrée de certaines filières universitaires surbookées. Face au boom démographique qui submerge l’université, avec plus de 30.000 étudiants supplémentaires chaque année, certaines licences sont prises d’assaut, en dépit du nombre insuffisant de places offertes pour faire face à la demande. Elles ont progressivement mis en place des capacités d’accueil limitées.
La circulaire du 27 avril publiée au bulletin officiel grave désormais dans le marbre ce recours à l’aléa en dernier ressort, une fois le critère géographique et celui de l’ordre des vœux des bacheliers effectués sur la plate-forme d’Admission postbac (APB) appliqués. 

Et pour certains cycles d'études, comme les Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) ou la psychologie (évidemment, depuis plusieurs dizaines d'années), 
des tirages au sort laissent sur le carreau des candidats de l’académie qui ont pourtant placé ces licences en tête de leurs vœux : 3.500 jeunes à la rentrée 2016, d’après les chiffres du ministère, n’ont ainsi pas obtenu de place dans leur premier vœu à l’université.

La circulaire Vallaud-Belkacem signe l'échec de la politique socialiste de démocratisation de l'enseignement supérieur. Les jeunes devaient être la priorité des priorités du candidat Hollande, mais le président a échoué à leur donner accès à la connaissance par manque de créations de postes et de structures d'accueil. Sa ministre en est réduite à prendre une mesure absurde en catimini.

A quelques jours de la fin du quinquennat, cette circulaire vise essentiellement à assurer un cadre juridique à l'Etat qui s'est placé dans une situation illégale pour la prochaine rentrée. Car ce système de tri, pratiqué dans la seule filière de l’enseignement supérieur public où la sélection est interdite, ne disposait pas d’une protection réglementaire suffisante, d’après les quelques arrêts rendus par des tribunaux administratifs saisis par des bacheliers déçus.

Or, cette circulaire ne suffira pas à sécuriser la situation juridique de l'Etat, estime Me Jean Merlet-Bonnan, qui a porté une dizaine d’affaires sur le sujet devant les tribunaux. "Si le gouvernement a initialement préparé un arrêté, c’est qu’il est bien conscient que ce vide juridique ne peut être comblé par une simple circulaire. Elle pourra facilement être attaquée", affirme l’avocat.

Une requête devant le Conseil d'État demande la suspension en urgence, puis l'annulation de ce texte

La circulaire est un mauvais signal; elle est de surcroît inutile
Le tirage au sort ne résoudra pas le problème du surnombre de postulants aux filières concernées cette année : 40.000 candidats supplémentaires sont inscrits sur APB, d’après les chiffres provisoires publiés en mars. "Nous avons actuellement 33.000 premiers vœux de candidats en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives, dont le 'management du sport', soit communication et ...marketing), soit 5.000 de plus que l’an dernier, pour toujours environ 15.000 places", constate Didier Delignières, à la tête de Conférence des directeurs et doyens de STAPS, qui alerte une fois encore sur la situation des facs de sport, qui ne peuvent plus pousser les murs, alors qu’elles sont touchées par cet afflux depuis plusieurs années, sans moyens supplémentaires.

Tout le monde se dresse contre la mesure scélérate.
En janvier, le gouvernement avait déjà tenté de légaliser ce tirage au sort avec un arrêté. Mais, face à la bronca soulevée chez les élus de la communauté universitaire, le ministère avait dû reculer. Le sujet est en effet particulièrement sensible : des représentants étudiants aux élus enseignants, en passant par les présidents d’université, tout le monde s’oppose à cette pratique jugée absurde. Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, évoquait le "plus bête des systèmes", en espérant voir sa pratique réduite, grâce à une meilleure orientation des bacheliers [contre leur préférence) et aux 100 millions d’euros supplémentaires ajoutés aux budgets des établissements.
"C’est un joli cadeau de fin de quinquennat, réagit avec une ironie grinçante Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF. Autoriser ainsi le tirage au sort, c’est un premier pas vers la sélection à l’université, alors que l’urgence est de lui donner les moyens financiers d’accueillir tous les bacheliers, et de développer des cursus plus progressifs afin d’éviter ces engorgements et de lutter contre l’échec."
Selon la responsable étudiante,
c’est aussi un joli cadeau au prochain gouvernement : "Tout le monde est contre le tirage au sort, donc certains pourront d’autant plus facilement défendre une sélection sur dossier, sur examen, sur prérequis…" Pas certain toutefois que Najat Vallaud-Belkacem soit vraiment motivée par une volonté de faciliter les choses à Macron et Philippe.
Moins d'un mois plus tard, Me Henri de Beauregard dépose une requête, au nom de l'association SOS éducation. 
Cette association avait déjà donné du fil à retordre à l'ancienne ministre en s'attaquant avec succès à la suppression de la sélection au mérite pour les étudiants boursiers qui avaient obtenu une mention très bien au baccalauréat. "Il existe plusieurs parallèles entre les deux dossiers, remarque Me de Beauregard. 
Sur la forme, ce n'est pas une circulaire administrative qui peut édicter un règlement prévu par la loi, surtout quand celle-ci ne prévoit pas le tirage au sort parmi les critères de sélection, qui sont au nombre de trois : lieu de résidence, situation familiale et ordre des vœux effectués par le futur étudiant. 
Sur le fond, il s'agit dans un cas comme dans l'autre de nier toute valeur au mérite."  

L'imprévoyance et la sottise conduisent au gâchis 
En effet, le choix aveugle des heureux élus dans les filières en tension ne peut que renforcer l'échec dès la première année de la licence à laquelle ils ont postulé : ils ne sont déjà que 25,7 % à obtenir leur diplôme au bout de trois ans, et 40 % de ce quart-là au bout de quatre, au-delà de la licence ! Une blessure psychologique qui pourrait être évitée aux étudiants eux-mêmes, lesquels s'aigrissent en voyant le miroir aux alouettes se ternir, ainsi que leurs familles, mais un immense gâchis enfin pour la collectivité, appelée à financer des études qui ne débouchent sur rien, comme pour le monde de l'entreprise qui ne trouve pas les bonnes personnes au bon endroit. 
Tandis que le secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon affichait sa volonté de "faire disparaître le tirage au sort à l'université", Najat Vallaud-Belkacem avait déjà tenté de faire le forcing par la voie de cet arrêté de janvier qu'elle avait dû retirer face aux protestations du Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche). Une tentative de passage en force, au risque de voir le Conseil d'État lui donner tort une nouvelle fois, comme le bon sens le plus élémentaire le laisse espérer du texte de la requête de SOS éducation

La ministre sortante a-t-elle pu commettre son forfait entre les deux tours, sans en avoir avisé le candidat Macron et avoir obtenu son accord de principe ?
A Lyon, Gérard Collomb ne supportait plus l'autocrate NVB, son adjointe toxique : il s'en était débarrassée en la "recommandant" à Ayrault. Au gouvernement, elle aura tenté jusqu'au bout d'imposer des mesures de nivellement culturel par le bas et de déconstruction des fondements de notre société, qu'il s'agisse des polémiques sur la théorie du genre (contestation des "rôles fondés sur les différences naturelles, physiologiques et biologiques) ou l'ABCD de l'égalité (dont l'objectif était de lutter contre le sexisme et les stéréotypes de genre)... 
C'est encore à elle que les familles doivent la réforme des rythmes scolaires, un ensemble de mesures modifiant le système éducatif par la mise en place d'une nouvelle organisation du temps scolaire à l'école primaire, aux frais des municipalités pour les deux tiers, introduction des associations (et services municipaux ou intercommunaux, comme les bibliothèques au goût des majorités politiques) pour mettre en œuvre les nouvelles activités périscolaires (NAP, en doublons avec les activités sportives locales existantes) et au détriment des équilibres biologiques des enfants. Le Syndicat des Inspecteurs de l'Éducation nationale (IEN) dressa le 18 mai 2015 un bilan négatif de la réforme devant l'Inspection générale de l'Éducation nationale (IGEN)
Il appartient aux électeurs de Villeurbanne de nous en débarrasser en juin.

Les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle se sont déjà positionnés dans leurs programmes : Marine Le Pen (FN) défend une sélection "au mérite", quand Emmanuel Macron (En marche !) promet la mise en place de prérequis à l’entrée de l’université.