POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est VAE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est VAE. Afficher tous les articles

mardi 13 août 2019

Les prises de becs de femmes du gouvernement se multiplient

En surchauffe permanente, Schiappa provoque et se fait voler dans les plumes

Marlène Schiappa, perverse narcissique ?

Après les accusations de sexisme lancée par Marlène Schiappa au Quotidien sur TF1, Yann Barthès a taclé la secrétaire d'Etat d'Emmanuel Macron dans une émission d'octobre 2017. Et sa réponse argumentée, mais pleine de piquant au second degré a beaucoup amusé les internautes. Elle se prend tellement au sérieux qu'elle en perd toute notion du ridicule, comme le démontrent encore ses cris d'orfraie suscités par sa parodie par Etienne Carbonnier en jeune femme énamourée de l'un de ses collègues du gouvernement. La chienne de garde du gouvernement s'est emportée sur Twitter, accusant le talk-show de sexisme.

VOIR et ENTENDRE la groupie, hyperactive et insomniaque, de Cyril Hanouna nous dire (peu ou prou) qu'il faut mettre Hanouna au gouvernement et réagir comme ma concierge dans l'escalier :

L'affaire Epstein met le poulailler du père Philippe en émoi

Cette fois, Marlène Schiappa répond au "recadrage" de Nicole Belloubet
Elle veut toujours avoir le dernier mot et c'est une femme, ministre de plein exercice qui se prend des coups de la sous-ministre. "Nicole Belloubet a raison de préciser les principes dont elle est garante et c’est bien notre rôle d’alerter, défendre et protéger les jeunes filles", a déclaré Marlène Schiappa, fliquette de l'espace français, résurgence des "Juppettes" dans le "monde nouveau" de Macron.

Après la publication d’un communiqué commun, ce lundi 12, dans lequel Marlène Schiappa et Adrien Taquet réclament l'ouverture d'une enquête en France sur l’affaire Jeffrey Epstein, Nicole Belloubet lui avait rappelé que "les poursuites ne sont pas des décisions du gouvernement". La secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes d'abord et les hommes ensuite a encore eu un micro tendu à sa disposition pour pour clarifier sa pensée confuse, ce mardi :  il ne s’agissait ni d’un "désaccord", ni d’un "recadrage" de la part de la Garde des Sceaux, a-t-elle assuré, tout en adressant un geste équivoque à la senior (le mot d'origine latine n'a pas de genre féminin, la faute, en quelque sorte, à Salvini !), comme le montre la photo ci-dessus.

Lundi, deux jours après la mort du financier américain Jeffrey Epstein, accusé d’abus sexuels sur mineurs, les secrétaires d’Etat Marlène Schiappa et Adrien Taquet avaient réclamé l'ouverture d'une enquête en France pour tenter de mettre en lumière certains faits (présumés) en lien avec l’Hexagone.

Résultat de recherche d'images pour "bataille volaille"Qui a dit : "C’est bien notre rôle d’alerter, défendre et protéger les jeunes filles"? Vous avez deviné !
Un propos qui met en cause Nicole Belloubet, la ministre de la Justice​, laquelle a sorti ses ergots : "Les poursuites ne sont pas des décisions du gouvernement. Depuis 2013, les instructions individuelles sont prohibées, conformément au principe d’indépendance de l’autorité judiciaire", a-t-elle déclaré quelques heures plus tard, à l'attention de la blogueuse diplômée au bénéfice d'une VAE (Validation des Acquis de l'Expérience). 

La junior s’est empressée d'étouffer l'incendie auquel, en pompière-pyromane incompétente, elle s'était brûlée les ailes
Elle a baissé d'un ton pour constater que "Nicole Belloubet a raison de préciser les principes dont elle est garante," tout en se hissant avec aplomb à sa hauteur et se valoriser : "c’est bien notre rôle d’alerter, défendre et protéger les jeunes filles face aux réseaux de prédateurs sexuels", a-t-elle écrit sur son compte Twitter tricolore.
 MarleneSchiappa
@MarleneSchiappa
Ni « désaccord » ni « recadrage », @NBelloubet a raison de préciser les principes dont elle est garante et c’est bien notre rôle d’alerter, défendre & protéger les jeunes filles face aux réseaux de prédateurs sexuels. Le sujet est grave, ne le perdons pas de vue. Cc @AdrienTaquet
Circulez, 
y a rien à voir?

lundi 30 octobre 2017

Nouvelles modalités d’entrée à la fac : le gouvernement lève un coin du voile

Et déjà des reculades et une première exception...

Le baccalauréat produit des bacheliers inaptes à la fac, mais c'est à la fac de s'adapter ?

Orientation plutôt que sélection ?
 Et prévention?
Faut-il tirer les ministres au sort ?
Le tabou de la sélection à l'entrée à l'université ouverte à tous fait reculer le gouvernement en même temps qu'il dévoile lundi matin son plan de sauvetage des étudiants fourvoyés à l’université, axé sur l’accompagnement des bacheliers dans leur choix d'études supérieures, au terme de plusieurs mois de concertation pour réformer un système plombé par l'idéologie dominante.
Le gouvernement dévoile de énièmes nouvelles modalités d’entrée à la fac.
Najat Vallaud-Belkacem a refilé la patate chaude. Plusieurs filières sont en effet engorgées au point que la ministre gauchiste de Hollande, qui s'occupa plutôt d'imposer la "théorie du genre" à nos petites têtes blondes et la lutte contre le sexisme et les stéréotypes de genre, dès l'école, avec l'"ABCD de l'égalité" (certifié par le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Benoît Hamon, 6% au 1er tour de la présidentielle), valida le recrutement de la jeunesse étudiante par tirage au sort, quand d’autres filières sont délaissées, parfois à juste titre (si elles n'ouvrent pas de débouchés suffisants). Le génial logiciel d’orientation (APB, Admission Post-Bac) - solution miracle à tous les problèmes, puisque ...informatique - fut aussitôt totalement saturée. 
Rien, ni personne ne joua son rôle pour empêcher, en bout de ligne, un taux d’échec de près de 60% en première année de fac. Le bac,  offert à (presque) tous les lycéens arrivés sans obstacles en terminale (avec prime de certaines banques aux candidats avec mention !), n'assume plus, depuis de nombreuses années (plusieurs générations), sa fonction de sanction du cycle secondaire et de filtre d'accès à l'enseignement supérieur. Le baccalauréat est devenu un simple certificat de fin d'études, avec les conséquences sur lesquelles nos intellos du ministère -co-géré par un syndicat totalitaire d'enseignants déformés par leur idéologie- ont fermé les yeux au fil de sa lente mais constante dégradation, impavides face à la destruction sans cesse annoncée du système dont ils sont les gardiens bornés.

Le bug du logiciel APB était prévisible et accable le pouvoir socialiste.
A la rentrée 2016, un tirage au sort avait déjà eu lieu dans 78 mentions (principalement Staps, sport) pour l'ensemble de la France, soit environ 3.500 jeunes sans orientation.

En juillet 2017, ce sont plus de 65.000 jeunes qui restaient sur le carreau, sans affectation dans l’enseignement supérieur, alors que 187.000 places restaient disponibles, et pas seulement dans des filières qui n'avaient pas la cote. Le successeur de Najat Vallaud-Belkacem a dû ouvrir une procédure complémentaire jusqu’au 25 septembre... L'épouse de Boris Vallaud (un protégé de Hollande, parachuté sur une circonscription imperdable dans les Landes, celle de feu Henri Emmanuelli), envisage néanmoins un retour en politique par le Sénat. Au secours !

La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur cherche toujours à ménager la chèvre, l'étudiant, et le chou, l'enseignant de gauche.

Face aux "failles", selon la presse, mais toutefois "criantes", selon la même, du système actuel, Frédérique Vidal cherche encore l’équilibre -en s'entraînant au grand écart- entre la nécessité de réformer les modalités d’accès à l’université et l'écueil de l'instauration d'une sélection, "chiffon rouge" déclenchant des crises dans de nombreuses organisations syndicales conservatrices, qu'elles soient universitaires ou étudiantes (aux orientations identiques, puisque les premiers déforment les esprits des seconds) et d'associations de parents d’élèves (noyautés par les organisations sus-nommées), attachées au principe historique d’accès à l’enseignement supérieur pour tous, par la voie royale bitumée du baccalauréat. 
La semaine dernière, la ministre a tâté le terrain, esquissant la philosophie de son plan, qu’elle présentera avec le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et le premier ministre, Edouard Philippe.

La ministre avance à pas feutrés, quand la dynamite devrait parler
"L’idée n’est pas de dire "oui" ou "non", comme dans les filières sélectives [élitisme?!], mais de demander à l'Université de répondre plutôt "oui" ou "oui mais", a-t-elle expliqué dans un entretien à la presse paru jeudi: "Dans ce nouveau système, soit le lycéen dispose des compétences nécessaires pour suivre les cours auxquels il veut s’inscrire, soit certaines bases ne sont pas acquises et dans ce cas, nous pourrions lui proposer un accompagnement spécifique". La ministre est donc totalement à côté de la plaque: elle demande à l'Université d'assumer l'échec de l'école en amont.

Le dernier mot au lycéen : démagogie fétide 
Et c'est la deuxième cause de l'échec annoncé de Frédérique Vidal : à son tour, elle renonce à faire prendre en main les élèves par leurs maîtres, dès l'instant où apparaissent les difficultés à suivre le rythme des acquisitions. La doctrine officielle interdit le redoublement lorsqu'apparaissent les problèmes, mais le préconise au seuil de l'université quand, à l'âge adulte, l'étudiant se trouve placé face à la réalité, le mur des savoirs.

Le lycéen pourra être soumis à des remises à niveau, si nécessaire. Que de précautions de langage ! Mais non seulement c'est prendre le problème à l'envers, mais c'est acter l'échec de trois, huit ou quinze années de béatitude scolaire et jouer une partie perdue d'avance, car l'a-coup est psychologiquement rude pour le détenteur du parchemin soi-disant magique de fin d'année terminale, sésame vers la vie estudiantine libre et indépendante, et les remises à niveau déjà mises en place n'offrent toujours pas de garanties (elles n'ont pas été évaluées). Cette année supplémentaire d'ajustements à l'université n'est pas un rattrapage massif des bases et ne permettra pas les acquisitions requises d'un littéraire issu d'un bac arts plastiques aux sciences économiques en fac de droit. Sans parler des bacheliers en technologie qui ne sont pas destinés aux IUT, quoi qu'aient pu leur faire miroiter au lycée leurs conseillers d'orientation (passés conseillers d'orientation principaux, COP, puis conseillers d'orientation psychologues, au fil des manifestations syndicales, sans plus de formation, à l'ancienneté). 
Cette année supplémentaire aura un coup pour la partie solidaire de la population imposable, mais, soit elle sera celle de l'éjection définitive et de la fermeture définitive des portes de la fac, soit le report de l'échec à plus tard, sans examen universitaire diplômant et ouvrant, après une ou plusieurs années, sur une formation professionnelle débouchant elle-même sur une carrière choisie ou acceptée. La ministre doit avoir le courage de dire à l'étudiant que l'université n'est pas encore devenue ce qu'est déjà le lycée, un distributeur automatique de diplôme(s), sur la base d'une simple assiduité.  

Le gouvernement a démissionné : l'étudiant garderait le dernier mot pour choisir son orientation. Durant son année de terminale, il formulerait des voeux (dont le nombre serait réduit à une ...douzaine), ses enseignants émettraient des avis consultatifs sur ces voeux, avant que son dossier ne soit transmis aux établissements d’enseignement supérieur souhaités, qui communiqueraient également leurs observations sur sa candidature. 

"La question de la sélection, des prérequis a été abandonnée pour un accompagnement personnalisé, par profil d’élève". Ce jargon et le flou qu'il sous-tend réjouissent la présidente de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, classée à gauche), Liliana Moyano Lenice, une ex-candidate Les Verts (EELV) aux cantonales de 2004 (3,72%) à Rethel, Ardennes : "Cela permet de garder le bac comme porte d’entrée aux études supérieures, et que les lycéens restent acteurs de leur projet"... 
Trésorière nationale de la FCPE jusqu'en juin 2015, cette présidente a pu prendre la tête de la principale fédération de parents d'élèves à la suite de la démission inattendue de son prédécesseur pendant deux ans, Paul Raoult, et attribuée en interne à un "manque de démocratie" au moment de la réforme du collège menée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem que soutenait des cadres de la fédération, malgré la contestation de la base. La dame est une marionnettiste (intermittente?) de 52 ans et mère de deux garçons de 18 et 20 ans... 
Au final, même si les avis sont défavorables, le lycéen pourrait maintenir son choix d’orientation. Mais il pourra lui être demandé de s’engager à suivre une remise à niveau. La forme de celle-ci (stages -bidon, par des associatifs bénévoles, mais militants, ou dans le privé, pour les plus aisés?, avant la rentrée, modules supplémentaires assumés par les universités durant une partie de l’année, voire année complète) reste à déterminer, avec les syndicats...

A l’UNEF, menacée par la montée de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) et liée à Hamon et donc hostile à Macron, ce dispositif d’accompagnement laisse sceptique, surtout s’il était rendu obligatoire. Seule l'écologie peut être contraigante... "Imposer des choses aux étudiants n’a jamais rien réglé", assène sa présidente Lilâ Le Bas, entrée à l’université de Lille fin 2011, à l'âge de 23 ans. De toute façon, elle "ne voi(t) pas avec quels moyens" (surprise!) le ministère pourrait mettre en place un dispositif qui s’annonce coûteux.
Maman Le Bas est mandatrice judiciaire et papa cadre, mais elle est boursière et aurait même animé des colonies de vacances pour arriver à vivre. Quant à la jeune 'éducatrice' nomade de 29 ans, elle est issue d'un bac ES (à Hérouville Saint-Clair, près de Caen) et, avant d'arriver dans un organe de presse, à la mairie de Paris ou dans un cabinet ministériel (en cas d'alternance), elle étudierait en licence Information, communication et culture, comme tout le monde, on a envie de dire, à Lille 3.Une étudiante professionnelle ? Et boursière ?
Résultat de recherche d'images pour "Lilâ Le Bas"
 Après un premier master 1 de communication pas validé, la jeune fille cherche sa voie à l’université Paris-Est Créteil, Paris XII, où elle réussit un master 1 Politiques publiques (grâce à la validation des acquis de l'expérience, VAE ?). Elle décide ensuite de s’accorder une année de césure [ça s'appelle une année sabbatique] pour sa première année de mandat de présidente  et envisage de s’inscrire en master 2 en 2017-2018. Et après? "Grande question... Je n’ai aucune prétention politique, mais je me vois mal rester sur ma chaise sans rien faire! Peut-être travailler dans des associations de loisirs locales; ce sont de vrais outils de mixité sociale."
En parfaite cohérence avec ses études en information, communication et culture ?...
Mais le syndicat étudiant se dit surtout "très inquiet", selon Le Parisien, de la possibilité qui pourrait être donnée aux filières en grande tension de refuser des étudiants, "de manière transitoire". La présidente de l'UNEF qui pratique l'aviron, sport populaire, se verrait-elle refoulée de STAPS ? Ils se verraient proposer des cursus proches à celui souhaité. Educateur sportif...

"Cela voudrait dire que l’on intègre dans la loi une forme de sélection" à l’entrée de l’enseignement supérieur, grince Lilâ Le Bas. Selon elle, bien dans son rôle, elle affecterait en priorité les jeunes des milieux les plus modestes, estime cette fille de cadre qui parle de mesure "inacceptable".

Résultat de recherche d'images pour "Lilâ Le Bas manifestation"Elle brandit la menace, prévenant que le syndicat étudiant se joindra à l’appel à la mobilisation interprofessionnelle le 16 novembre si cette solution était confirmée. 

Les mesures annoncées lundi seront intégrées dans la nouvelle plateforme d’inscription dans l’enseignement supérieur
-qui ne s’appellera plus Admission post-bac (APB)- dont l’ouverture pourrait se faire un peu plus tard que la date habituelle, qui était le 20 janvier.
Une vaste concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur a débuté en juillet pour "trouver rapidement des solutions pour la rentrée 2018", avait ajouté F. Vidal.

mardi 25 juillet 2017

Schiappa se défend de vouloir diplômer les jeunes parents

"Je n'ai jamais proposé de distribuer des CAP petite enfance aux mères"

La secrétaire d'Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a encore fait parler d'elle


Image associéeMarlène Schiappa s'est mis à dos une partie des professionnels de la petite enfance.
Lundi au micro d'Europe 1, elle a dû cette fois certifier qu'elle ne s'est pas mis en tête de mettre en place une certification pour les mères non diplômées, éventuellement sous la forme d'un CAP petite enfance. Mais comment se fait-il que l'ex-blogueuse élevée au rang de membre du gouvernement doit constamment se justifier ? 

Rattachée au Premier ministre, Edouard Philippe, qui ne semble pas réussir à la canaliser, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes n'a visiblement pas établi de dialogue avec les professionnels du secteur. Elle a en effet suscité un grand en émoi parmi eux, puisqu'ils craignent une dévalorisation de leur profession. Europe 1 l'a invitée lundi pour lui permettre d'éteindre la polémique.

Marlène Schiappa estime que sa proposition a été caricaturée.
Comme c'est le cas à chacune de ses prises de parole. "Je n'ai jamais proposé de distribuer des CAP petite enfance aux mères", insiste-t-elle.
"Je déplore que l'on transforme une mesure qui n'est pas aboutie, qui est assez complexe, en un sujet-verbe-complément de 140 signes pour qu'il rentre dans un tweet", polémique la secrétaire d'Etat, elle-même toujours pas 'aboutie'.

Les parlementaires n'auraient pas compris sa pensée "complexe"...

"Lors d'une audition au Parlement et au Sénat, j'ai expliqué, après une heure et demi de description de l'ensemble de nos mesures pour l'égalité entre les femmes et les hommes, que nous lançons une réflexion qui vise à trouver des parcours diplômants pour ces mères et ces pères qui sont sortis du parcours scolaire sans baccalauréat ou brevet des collèges", explique-t-elle.

"Je cherche l'efficacité", raconte-t-elle. 
"Il ne s'agit pas de distribuer des CAP petite enfance aux mères de famille." La secrétaire d'état admet qu'elle n'innove pas : "il s'agit d'un dispositif déjà existant, la VAE - validation des acquis d'expérience -, qui existe déjà pour les métiers de la petite enfance […]. Le dispositif sur lequel nous travaillons vise à mélanger une formation pour les jeunes parents – à 97 % ce sont des femmes, mais les 3% d'hommes sont les bienvenus – [pour les] accompagner vers la réinsertion professionnelle", précise Marlène Schiappa, puisque les parlementaires n'ont pas saisi. 

"Il y a près de 6.000 jeunes mères mineures en France, qui n'ont pas de diplôme, qui sont sorties du parcours scolaire et se retrouvent à 20 ans sur le marché du travail sans diplôme, sans expérience et sans qualification professionnelle et qui, si nous ne faisons rien, vont errer d'une mission à l'autre dans la plus grande précarité. Je pense qu'il n'est pas acceptable de ne rien faire pour ces mères. Je ne cherche pas la symbolique mais l'efficacité", lance-t-elle.

Marlène Schiappa rétropédale

A propos de la colère des professionnels, la secrétaire d'Etat veut, encore une fois, rectifier le tir entre mesure annoncée et projet en cours d'élaboration : "Ce qui est remis en cause par les professionnels de la petite enfance c'est : 'on va brader nos diplômes et on va les distribuer'. Je les comprends […] Ça n'est pas le cas. Il ne s'agit pas de distribution, il ne s'agit pas uniquement de femmes, il s'agit d'intégrer dans des parcours diplômants, dans des VAE, avec des formations, des examens, des dossiers très solides, et des jurys de professionnels".

Pas de diplômes bradés, après seulement 1 an d'expérience familiale de la maternité ?
VAE : un décret est pris qui élargit le champ des expériences à prendre en compte.
A partir du 1er octobre 2017, les modalités de mise en œuvre de la validation des acquis de l’expérience (VAE) vont être revues. Un décret a été publié en ce sens au Journal officiel du 6 juillet 2017. Ce nouveau décret précise les règles de calcul de la durée d’exercice des activités en milieu professionnel [et non familial] nécessaires pour l’examen de la demande de VAE (durée ramenée à un an avec la loi Travail du 8 août 2016) [: il s'agit d'un examen de ...dossier]. Il élargit par ailleurs le champ des expériences pouvant être prises en compte en cas de demande de VAE (activités professionnelles salariées, non salariées, bénévoles, de volontariat ou exercées dans le cadre de responsabilités syndicales ou encore par exemple d’un mandat électoral local). Et, lorsqu’il s’agit d’activités réalisées en formation initiale ou continue, peuvent être prises en compte aussi les périodes de formation en milieu professionnel, de mise en situation en milieu professionnel ou encore par exemple les stages pratiques.Il sera fait appel à la contribution solidaire  des Français (notamment les retraités  ou les travailleurs indépendants) pour la prise en charge de certaines dépenses (rémunération du salarié pendant son congé VAE, frais de transport, de repas et d’hébergement, frais d’examen du dossier, frais d’organisation de la session d’évaluation de 6.000 jeunes parents...).

La profession s'élève contre les errements diurnes de Schiappa

Marlène Schiappa n'en est pas à son premier égarement.
Activiste de la  libre pensée, comme son père historien corse, la membre du gouvernement a tenu des propos provocateurs dans un post de blog sur le port du voile à l'école. Si bien que, par lettres interposées, Marlène Schiappa et Alain Finkielkraut s'invectivent depuis plusieurs jours. Les positions développées de la nouvelle secrétaire d'Etat sur le port du voile à l'école ont de quoi irriter le philosophe vigilant. 
La secrétaire d'Etat a voulu démontrer qu'il est faux que les femmes ne peuvent plus circuler librement. Elle s'est rendue de nuit dans le quartier Chapelle-Pajol, au nord-est de Paris, une partie du 18e arrondissement où les migrants clandestins n'hésitent pas à harceler les femmes. La recrue de Macron était toutefois accompagnée d'un photographe, au moins...

La proposition de Marlène Schiappa a fait bondir les professionnels de la petite enfance.
Jeudi, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a annoncé que les mères non diplômées, et qui ne travaillent pas mais qui s’occupent de leurs enfants, pourraient obtenir une certification. Il s'agirait d'un diplôme de validation des acquis de l'expérience (VAE), qui pourrait prendre la forme d'un CAP petite enfance.

Une mesure en faveur de l'insertion professionnelle des mères en situation de précarité donc, mais qui fait pourtant largement polémique. 
Pour les associations féministes, cette proposition renforce les stéréotypes sans rien régler au problème. Pour Osez le féminisme ! - qui a une position abolitionniste sur la prostitution - (soutenue par Mouvement français pour le planning familial, le PS, EELV, le Front de Gauche et l'UNEF), par exemple, l'Etat devrait plutôt aider les mères à concilier vie familiale et vie professionnelle. 

Un sentiment partagé par la majorité des représentants du secteur qui ajoutent un autre argument à leur opposition : cette mesure ne prend pas en compte la différence entre le savoir-faire d'un parent et le savoir-faire d'un professionnel.
"Un parent, c'est quelqu'un qui a un désir d'enfant, qui met au monde un enfant. On y porte de l'amour, une attention exclusive. Alors qu'un professionnelle apprend à prendre le relais du parent, mais sans les enjeux affectifs", explique au micro d'Europe 1 Julie Marty-Pichon, membre de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants. "On apprend à observer les relations parents-enfants; on est formé à déceler un handicap ou de la maltraitance, etc. Ce sont des choses qui s'apprennent", souligne-t-elle dans une tribune publiée par l'express.fr.

Ces professionnels dénoncent donc une dévalorisation de leur métier qui peine déjà à susciter des vocations. Depuis 3 jours, les professionnel(le)s de la Petite Enfance et plus particulièrement les personnes titulaires d'un CAP Petite Enfance et les personnes titulaires d'un Diplôme d'Etat d'Educateur de Jeunes Enfants (DE EJE) ont manifesté leur incompréhension et leur indignation face aux propos et espèrent être reçus au plus vite par la secrétaire d'Etat avec laquelle ils n'ont eu aucun contact pour le moment. Une pétition  en ligne (Avaaz)  a recueilli aujourd'hui près de 10.000 signatures de protestataires.

Si les enfants ont besoin -à défaut de parents- de personnes hautement qualifiées, le gouvernement et les chambres du Parlement aussi...