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lundi 3 février 2020

Apprentissage: une menteuse au ministère du Travail, accusent les Régions

Plusieurs Régions révèlent "les mensonges" de Muriel Pénicaud

Elles accusent la ministre de Macron de s'approprier les bons résultats sur l'apprentissage obtenus grâce à leur action
 
"La croissance à deux chiffres dont se prévaut à longueur d'interviews Mme Pénicaud, ce sont les régions qui en sont à l'origine !", écrit Régions de France dans un communiqué, mardi. "Les régions ont financé l'apprentissage à hauteur de 9 milliards d'euros sur les cinq dernières années, dont près d'un milliard d'investissement", précise l'association qui regroupe l'ensemble des régions françaises.

Depuis deux ans, un bras de fer oppose les régions, qui souhaitaient garder leur compétence en matière d'apprentissage des jeunes, au gouvernement qui l'a confiée aux branches professionnelles par une loi passée en plein mois d'août 2018. 

Elle "ment sur la 'forte hausse' des formations de niveau CAP et bac pros, grâce à sa réforme", dénonce Régions de France

Résultat de recherche d'images pour "pénicaud""Interrogée lundi sur le bilan de l'année 2019, la ministre s'est réjouie que "tous les réseaux concernés voient leur nombre d'apprentis exploser". Or, Régions de France  affirme que le nouveau dispositif "favorise plutôt l'apprentissage dans l'enseignement supérieur dont le financement devient plus attractif".

"Les '554 intentions de création d'un CFA', dont se prévaut Mme Pénicaud se heurteront à la réalité du terrain, avec des fermetures ou des restructurations de très nombreux CFA" (Centres de formation des apprentis), notamment en zone rurale, assène encore Régions de France. 
L'association affirme enfin que l'attitude de la ministre "plombe la confiance entre les régions et le gouvernement", au moment où s'engage la concertation entre l'Etat et les collectivités sur le projet de décentralisation.

lundi 3 décembre 2018

Députée LREM ignorante du montant du SMIC, elle met en colère des "gilets jaunes"

Ex-socialiste, puis députée LREM, comme suppléante de Benjamin Griveaux, pour tout dire !

La députée LREM Elise Fajgeles s'est ridiculisée, en même temps qu'elle déconsidère la majorité présidentielle

Illustration.
Elle défendait la politique de Macron qui accable les plus pauvres, comme les classes moyennes, ce lundi 3 décembre dans l'émission "Morandini Live" sur CNews, quand la députée LREM de Paris, Elise Fajgeles, 48 ans, ci-contre, s'est fait piéger par un gilet jaune qui lui a posé une question très simple et fondamentale : à combien s'élève le montant du SMIC ?

En qualité de comédienne, elle siège à la commission des lois... et a attiré les foudres des "gilets jaunes" en confessant qu'elle ignore le montant du SMIC, salaire minimum horaire, alors qu'elle était précisément en train de faire de la pédagogie auprès des "gueux", assurant que  le gouvernement augmente le pouvoir d'achat… de "quelqu'un qui touche le Smic".

L'ex-œnologue et patronne - probablement très sociale - d'une micro-entreprise de dégustation de vins, a provoqué l'indignation de deux "gilets jaunes" présents sur le plateau, après avoir avoué ne pas connaître le montant le "salaire minimum de ...croissance".
Alors que la France compte 1,65 million de smicards (chiffre 2017), encore une preuve de déconnexion de la majorité présidentielle pourtant largement recrutée dans la "société civile", nouveauté qui devait garantir à l'Assemblée nationale une meilleure proximité avec la population, selon l'ex-banquier de l'Elysée. Au final, une représentation de privilégiés.
Elise Fajgeles est députée LREM de ParisL'élue de la majorité est restée coite : elle avait oublié son texte et ses fiches. Elle n'a pas admis pour autant qu'elle ne sait pas de quoi elle parle sur le fond : "Vous me faites une colle; en effet, je ne connais pas." 
Scandalisés, les "gilets jaunes" lui ont alors rétorqué : "Vous vous rendez compte ? Et après, vous dites que vous êtes représentatif du peuple." On imagine que cette rapporteuse du projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif connaît mieux le sujet des clandestins que des souffrances de ses concitoyens. Elle a alors tenté de se rattraper : "Je sais que c'est difficile de vivre avec ça...". A la bonne heure !

"On devrait passer un CAP pour devenir député" 

Résultat de recherche d'images pour "Elise Fajgeles"
Imbéciles en réunion
Exaspéré, l'un des "gilets jaunes" a préféré quitter le plateau, avant de lâcher, dépité : "C'est hallucinant. On devrait vous faire passer un CAP pour devenir député", bien qu'il ne soit pas nécessaire pour être juriste pendant dix ans au ministère de la Culture. 
Le SMIC, le salaire minimum en-dessous duquel aucun salarié ne peut être payé, est légèrement revalorisé tous les ans. En 2018, il était de 1.184,93 euros net mensuels. Selon les chiffres du gouvernement, en janvier 2017, 1,65 million de salariés soit 10,6% de la population active, touchaient le Smic.
Les élus pédagogues et donneurs de leçons au nom de Macron sont effectivement hors-sol.

mardi 25 juillet 2017

Schiappa se défend de vouloir diplômer les jeunes parents

"Je n'ai jamais proposé de distribuer des CAP petite enfance aux mères"

La secrétaire d'Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a encore fait parler d'elle


Image associéeMarlène Schiappa s'est mis à dos une partie des professionnels de la petite enfance.
Lundi au micro d'Europe 1, elle a dû cette fois certifier qu'elle ne s'est pas mis en tête de mettre en place une certification pour les mères non diplômées, éventuellement sous la forme d'un CAP petite enfance. Mais comment se fait-il que l'ex-blogueuse élevée au rang de membre du gouvernement doit constamment se justifier ? 

Rattachée au Premier ministre, Edouard Philippe, qui ne semble pas réussir à la canaliser, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes n'a visiblement pas établi de dialogue avec les professionnels du secteur. Elle a en effet suscité un grand en émoi parmi eux, puisqu'ils craignent une dévalorisation de leur profession. Europe 1 l'a invitée lundi pour lui permettre d'éteindre la polémique.

Marlène Schiappa estime que sa proposition a été caricaturée.
Comme c'est le cas à chacune de ses prises de parole. "Je n'ai jamais proposé de distribuer des CAP petite enfance aux mères", insiste-t-elle.
"Je déplore que l'on transforme une mesure qui n'est pas aboutie, qui est assez complexe, en un sujet-verbe-complément de 140 signes pour qu'il rentre dans un tweet", polémique la secrétaire d'Etat, elle-même toujours pas 'aboutie'.

Les parlementaires n'auraient pas compris sa pensée "complexe"...

"Lors d'une audition au Parlement et au Sénat, j'ai expliqué, après une heure et demi de description de l'ensemble de nos mesures pour l'égalité entre les femmes et les hommes, que nous lançons une réflexion qui vise à trouver des parcours diplômants pour ces mères et ces pères qui sont sortis du parcours scolaire sans baccalauréat ou brevet des collèges", explique-t-elle.

"Je cherche l'efficacité", raconte-t-elle. 
"Il ne s'agit pas de distribuer des CAP petite enfance aux mères de famille." La secrétaire d'état admet qu'elle n'innove pas : "il s'agit d'un dispositif déjà existant, la VAE - validation des acquis d'expérience -, qui existe déjà pour les métiers de la petite enfance […]. Le dispositif sur lequel nous travaillons vise à mélanger une formation pour les jeunes parents – à 97 % ce sont des femmes, mais les 3% d'hommes sont les bienvenus – [pour les] accompagner vers la réinsertion professionnelle", précise Marlène Schiappa, puisque les parlementaires n'ont pas saisi. 

"Il y a près de 6.000 jeunes mères mineures en France, qui n'ont pas de diplôme, qui sont sorties du parcours scolaire et se retrouvent à 20 ans sur le marché du travail sans diplôme, sans expérience et sans qualification professionnelle et qui, si nous ne faisons rien, vont errer d'une mission à l'autre dans la plus grande précarité. Je pense qu'il n'est pas acceptable de ne rien faire pour ces mères. Je ne cherche pas la symbolique mais l'efficacité", lance-t-elle.

Marlène Schiappa rétropédale

A propos de la colère des professionnels, la secrétaire d'Etat veut, encore une fois, rectifier le tir entre mesure annoncée et projet en cours d'élaboration : "Ce qui est remis en cause par les professionnels de la petite enfance c'est : 'on va brader nos diplômes et on va les distribuer'. Je les comprends […] Ça n'est pas le cas. Il ne s'agit pas de distribution, il ne s'agit pas uniquement de femmes, il s'agit d'intégrer dans des parcours diplômants, dans des VAE, avec des formations, des examens, des dossiers très solides, et des jurys de professionnels".

Pas de diplômes bradés, après seulement 1 an d'expérience familiale de la maternité ?
VAE : un décret est pris qui élargit le champ des expériences à prendre en compte.
A partir du 1er octobre 2017, les modalités de mise en œuvre de la validation des acquis de l’expérience (VAE) vont être revues. Un décret a été publié en ce sens au Journal officiel du 6 juillet 2017. Ce nouveau décret précise les règles de calcul de la durée d’exercice des activités en milieu professionnel [et non familial] nécessaires pour l’examen de la demande de VAE (durée ramenée à un an avec la loi Travail du 8 août 2016) [: il s'agit d'un examen de ...dossier]. Il élargit par ailleurs le champ des expériences pouvant être prises en compte en cas de demande de VAE (activités professionnelles salariées, non salariées, bénévoles, de volontariat ou exercées dans le cadre de responsabilités syndicales ou encore par exemple d’un mandat électoral local). Et, lorsqu’il s’agit d’activités réalisées en formation initiale ou continue, peuvent être prises en compte aussi les périodes de formation en milieu professionnel, de mise en situation en milieu professionnel ou encore par exemple les stages pratiques.Il sera fait appel à la contribution solidaire  des Français (notamment les retraités  ou les travailleurs indépendants) pour la prise en charge de certaines dépenses (rémunération du salarié pendant son congé VAE, frais de transport, de repas et d’hébergement, frais d’examen du dossier, frais d’organisation de la session d’évaluation de 6.000 jeunes parents...).

La profession s'élève contre les errements diurnes de Schiappa

Marlène Schiappa n'en est pas à son premier égarement.
Activiste de la  libre pensée, comme son père historien corse, la membre du gouvernement a tenu des propos provocateurs dans un post de blog sur le port du voile à l'école. Si bien que, par lettres interposées, Marlène Schiappa et Alain Finkielkraut s'invectivent depuis plusieurs jours. Les positions développées de la nouvelle secrétaire d'Etat sur le port du voile à l'école ont de quoi irriter le philosophe vigilant. 
La secrétaire d'Etat a voulu démontrer qu'il est faux que les femmes ne peuvent plus circuler librement. Elle s'est rendue de nuit dans le quartier Chapelle-Pajol, au nord-est de Paris, une partie du 18e arrondissement où les migrants clandestins n'hésitent pas à harceler les femmes. La recrue de Macron était toutefois accompagnée d'un photographe, au moins...

La proposition de Marlène Schiappa a fait bondir les professionnels de la petite enfance.
Jeudi, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a annoncé que les mères non diplômées, et qui ne travaillent pas mais qui s’occupent de leurs enfants, pourraient obtenir une certification. Il s'agirait d'un diplôme de validation des acquis de l'expérience (VAE), qui pourrait prendre la forme d'un CAP petite enfance.

Une mesure en faveur de l'insertion professionnelle des mères en situation de précarité donc, mais qui fait pourtant largement polémique. 
Pour les associations féministes, cette proposition renforce les stéréotypes sans rien régler au problème. Pour Osez le féminisme ! - qui a une position abolitionniste sur la prostitution - (soutenue par Mouvement français pour le planning familial, le PS, EELV, le Front de Gauche et l'UNEF), par exemple, l'Etat devrait plutôt aider les mères à concilier vie familiale et vie professionnelle. 

Un sentiment partagé par la majorité des représentants du secteur qui ajoutent un autre argument à leur opposition : cette mesure ne prend pas en compte la différence entre le savoir-faire d'un parent et le savoir-faire d'un professionnel.
"Un parent, c'est quelqu'un qui a un désir d'enfant, qui met au monde un enfant. On y porte de l'amour, une attention exclusive. Alors qu'un professionnelle apprend à prendre le relais du parent, mais sans les enjeux affectifs", explique au micro d'Europe 1 Julie Marty-Pichon, membre de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants. "On apprend à observer les relations parents-enfants; on est formé à déceler un handicap ou de la maltraitance, etc. Ce sont des choses qui s'apprennent", souligne-t-elle dans une tribune publiée par l'express.fr.

Ces professionnels dénoncent donc une dévalorisation de leur métier qui peine déjà à susciter des vocations. Depuis 3 jours, les professionnel(le)s de la Petite Enfance et plus particulièrement les personnes titulaires d'un CAP Petite Enfance et les personnes titulaires d'un Diplôme d'Etat d'Educateur de Jeunes Enfants (DE EJE) ont manifesté leur incompréhension et leur indignation face aux propos et espèrent être reçus au plus vite par la secrétaire d'Etat avec laquelle ils n'ont eu aucun contact pour le moment. Une pétition  en ligne (Avaaz)  a recueilli aujourd'hui près de 10.000 signatures de protestataires.

Si les enfants ont besoin -à défaut de parents- de personnes hautement qualifiées, le gouvernement et les chambres du Parlement aussi...

samedi 2 janvier 2016

Les voeux pieux de Hollande signent son "entêtement" et son "absence de cap"

Sa crédibilité contestée à gauche comme à droite 

Le président de la République échoue à convaincre

Plus il se gonfle,
plus l'enflure le discrédite
François Hollande s'est avant tout posé en président protecteur face au terrorisme, mais a aussi promis d'agir contre "l'état d'urgence économique et social". A-t-il été plus convaincant sur l'urgence sociale, après bientôt quatre années, que sur l'urgence sécuritaire, après douze mois ? Sa parole est tellement dévaluée que le moins que l'on puisse dire, après sa série d'hésitations, de rebuffades du Conseil constitutionnel  comme du Conseil d'Etat, et de rétropédalages en reculades, c'est qu'il peine à se faire entendre.
Le président a néanmoins annoncé une formation pour "500.000" demandeurs d'emploi supplémentaires, "un programme de grands travaux" pour la "croissance verte" et de nouvelles aides à l'embauche dans les PME. 

Centrés sur la lutte contre le terrorisme et le chômage, ces voeux-là non plus n'apportent rien de neuf, dénonce l'opposition.
 
A droite, les critiques ont nécessairement fusé
Christian Estrosi: "Un président sans cap"  
"Si le premier devoir de François Hollande est de nous protéger, il est alors urgent d'agir", a taclé Christian Estrosi, président (Les Républicains) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. 
Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes (LR) voit, lui, "des voeux sans inspiration d'un président sans cap qui tente de se poser en père de la Nation". "François Hollande se refuse ainsi toujours à qualifier la menace et le terrorisme par le mot 'islamiste'. La réalité et la métaphore de l'état d'urgence ne font pas une politique efficace."
Guillaume Larrivé: "Promettre, promettre et toujours promettre." "La marque de François Hollande, c'est la propagande. Puisqu'il n'a que de mauvais résultats et aucun projet concret, il fait ce qu'il sait faire: promettre, promettre, promettre et toujours promettre", fustige le député de l'Yonne dans un communiqué.
Hervé Mariton, député LR de la Drôme a déploré le manque d'audace des annonces du chef de l'Etat : rien "hélas qui puisse nourrir l'espérance en économie. Rien qui réconforte dans une analyse défaillante des enjeux de sécurité", a-t-il déclaré. 
De son côté, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, estime qu'avec François Hollande, le problème, "ce ne sont jamais les voeux, mais les actes qui ne suivent pas".  
Frédéric Lefebvre (LR), après avoir rappelé sur i-télé que "ce quinquennat", c'était "700.000 chômeurs de plus", a appelé gauche et droite à "s'additionner" pour "inventer de nouvelles choses" dans la lutte contre le chômage, au lieu de s'en "renvoyer la responsabilité". 
Marine Le Pen rappelle que "la situation économique de la France ne s'améliore pas. "Tant que des décisions courageuses concernant la liberté économique du pays n'auront pas été prises, et notamment l'affranchissement de tutelles européennes qui étouffent et ruinent la France, il sera impossible de redresser la courbe de l'emploi et celle du pouvoir d'achat," écrit-elle sur sa page Facebook. 


La gauche est encore plus incisive.
Impasse du Parti socialiste sur le social: les attentats islamistes seraient-ils un aubaine pour le parti présidentiel ? Par communiqué, le thuriféraire Pruneau Le Roux, président du groupe des godillots socialistes à l'Assemblée émet en effet des voeux quelque peu désespérés: "Je souhaite que l'appel du Président de la République à faire vivre l'unité nationale soit entendu de tous. Il est primordial, comme il l'a rappelé ce soir, de ne pas dilapider cette force qui nous a permis de faire face aux terribles épreuves de cette année 2015. Tout ce que nous faisons, tout ce que nous proposons pour vaincre la menace terroriste est puisé dans nos valeurs républicaines et n'a qu'un but, sécuriser, rassembler et unir les Français."


Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) estime en revanche que
le président "continue ce qui ne marche pas." 

EELV: "Un mandat sans vision pour le pays."
Le porte-parole des écologistes radicaux d'Europe Écologie-Les Verts, Julien Bayou, regrette "des voeux pour rien". "François Hollande nous a offert un nouveau discours du 31 sans annonce concrète si ce n'est l'entêtement sur la déchéance de nationalité. Des voeux qui signent un mandat déjà fini, un mandat sans vision pour le pays, un mandat pour rien", assure-t-il dans un communiqué. 

Sur le front syndical,
le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly estime que la formation de 500.000 chômeurs supplémentaires ne suffira pas face au "problème de la création d'emplois". "J'ai cru comprendre que l'Etat était prêt à enfin mettre un peu d'argent dans la formation des demandeurs d'emploi, ce qui est une nécessité", mais, a-t-il fait valoir, "ce n'est pas parce qu'on les forme qu'il y a du travail derrière".

Quant à la CGT, elle soulignait le 24 décembre que la montée du chômage et de l'austérité accroissent la précarité. 
Avec FO et Solidaires de la Fonction publique, elle a lancé un appel à la grève le 26 janvier "pour un service public de qualité et une nette augmentation du pouvoir d'achat".

Lors de ses voeux, son acolyte de Matignon n'était pas indispensable, mais on ne l'a plus vu, ni entendu depuis dix jours.
Il se dit ici et là qu'il soigne sa danse de Saint-Guy, une maladie nerveuse touchant les adultes, comme les enfants, et qui se manifeste par des mouvements désordonnés (de la main gauche, chez le Catalan) et de désordres incontrôlables de la face (son oeil droit se fige), comme des membres. Au Moyen-Âge, les malades étaient souvent considérés comme possédés par le démon et brûlés vifs.

vendredi 2 novembre 2012

Pécresse et Lienemann demandent "un cap" clair à Hollande

Hollande met la gauche du PS et l'UMP d'accord !
Lienemann (PS) ne voit pas assez de "lisibilité du cap stratégique" de l'exécutif

Proche de Benoît Hamon et d'Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, a soulevé vendredi la "question de lisibilité du cap stratégique" de l'exécutif qui doit "se ressaisir".
Sur Radio Classique et Public Sénat, l'élue de Paris, une des principales voix de la gauche du PS (près de 30% au Congrès de Toulouse), a commenté: "Il y a une question de lisibilité du cap stratégique suivi par François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault".

Lienemann, porte-parole du ministre-délégué de Ayrault ?

Selon les membres de son courant, dont Benoît Hamon, "les discours sur les 3% de déficit (en 2013) ne peuvent pas faire office de stratégie, visible pour nos concitoyens, de relance de la croissance, de lutte pour la ré-industrialisation".

"Il y a un manque de visibilité sur comment on va atteindre les objectifs de croissance et d'emploi", a-t-elle expliqué. Pour eux, cela ne se résume pas à une question de pédagogie, mais il s'agit "d'éclairer où on va, au-delà du budget" ou des "premières mesures très positives", comme les emplois d'avenir, lancé justement par Hamon le 1er novembre, malgré l'absence de fonds et d'interlocuteurs publics 
(lien PaSiDupes : "Jour J des "emplois d'avenir" ...à venir "), et la retraite à 60 ans (lien PaSiDupes : " Retour sous conditions à la retraite à 60 ans aujourd'hui ").

"Il y a aussi un problème politique : pour que la gauche réussisse, il faut que la gauche soit rassemblée", a plaidé Mme Lienemann. "Il faut constituer une dynamique de rassemblement et moi, je prône l'organisation très rapide d'un comité de liaison permanent des forces de gauche".

Interrogée sur la chute de l'exécutif dans les sondages, elle a observé que "cela arrive très vite. Il faut rappeler que l'élection s'est faite à assez peu de voix. On a été tous à gauche très heureux de cette élection, mais il ne fallait pas négliger le fait que l'écart de voix entre François Hollande et Nicolas Sarkozy n'était pas considérable et qu'on vit dans une période d'extrême crise" qui se traduit par "une espèce de fatalisme".
"J'attendais une chute assez rapide, pas à ce point, c'est vrai que là, il faut se ressaisir", a encore asséné la sénatrice.


Pécresse (UMP) juge qu'"il n'y a pas de cap" du tout 

Elle exige "un virage économique immédiat "
Valérie Pécresse, ex-ministre UMP du Budget, a observé vendredi qu'il n'y a "pas de cap" fixé par l'exécutif.
Sur RTL, la députée des Yvelines et  a assuré : "il n'y a pas de cap gouvernemental, et notamment pas de cap économique". Pour elle, "M. Hollande se comporte en comptable, pas en garant de la croissance économique du pays et en garant de l'emploi".

Le soutien de François Fillon accuse Hollande
"Aujourd'hui, nous avons besoin d'un cap économique", a insisté la responsable UMP qui demande "un virage économique immédiat pour ranimer la croissance". "J'accuse le gouvernement de dissimulation, sur la gravité de la crise et sur les solutions pour s'en sortir", a lancé Valérie Pécresse.

François Hollande est le "maillon faible"de l'exécutif 
Interrogée sur le "problème Ayrault", elle a répondu : "je crois, moi, que le maillon faible, aujourd'hui, c'est François Hollande. Parce que sous la Ve République, c'est le président qui fixe le cap, qui est la boussole".

Elle a une nouvelle fois exhorté le chef de l'Etat à "donner le cap de la croissance, de l'emploi, de la compétitivité, d'une France qui a confiance en elle-même et ne se met pas à dos l'Allemagne".

Mardi, au lendemain de la remise du rapport Gallois sur la compétitivité , le gouvernement se réunira en séminaire à Matignon pour arrêter ses décisions qui seront annoncées le soir même par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.



lundi 19 septembre 2011

Primaire socialiste: estocade de DSK à la Ch'tite Aubry

La réponse du berger lubrique à la méchante bergère


DSK porte-t-il un aiguillon venimeux au bout de l'abdomen ?

Sur TF1 dimanche, l'ancien candidat favori du PS a qualifié Martine Aubry d' "amie", son baiser de la mort, 'sans violence', évidemment !...

Conscient qu'en assurant que " Oui. Je voulais être candidat " à la primaire et en avouant qu'avec la maire de Lille, " nous avions en effet un pacte " de non-agression , Dominique Strauss-Kahn a confirmé que Martine Brochen-Aubry est une candidate "à l'insu de son plein gré . " Immiscée dans la primaire ", il a qualifié Martine Aubry d'"amie" et rendu hommage à sa "présence" pendant son affaire judiciaire pour violences sexuelles sur une femme de chambre. Ainsi, DSK respecte-t-il donc les termes de leur complot qui prévoyaient qu'après discussions, le mieux placé des deux pour gagner en 2012 irait à la primaire et que l'un n'irait pas contre l'autre.

Aubry est-elle à l'origine du complot dont parlent les amis de DSK ?

A qui profite le crime ?

Début mai, DSK, muet par obligation de réserve au FMI, était le grand favori des sondages, et ses soutiens préparaient activement son retour en France, sans que rien ne soit officiellement annoncé. Au moins, on sait qui devait et voulait être candidat dans le pacte ", a aussitôt insinué d'affirmer dimanche soir sur son compte Twitter le député Bruno Le Roux, soutien de François Hollande, soulignant ainsi que Martine Brochen-Aubry est candidate de substitution par défaut.
Or, si le bénéficiaire de ce pacte a changé d'identité le 14 mai avec l'arrestation de l'ami Dominique Strauss-Kahn à New York, sur plainte pour crimes sexuels avec violences, c'est peut-être que le patron du FMI est effectivement victime d'une machination issue de la Rue de Solférino
.

DSK raille la maire de Lille
Comment comprendre entre les lignes: " la volonté, l'envie, ça ne s'improvise pas après un empêchement , sinon que DSK fustige la candidature Aubry de la 13e heure.

C'est en dormant que Hollande s'enrichit en voix
" J'ai noté qu'il a mentionné un pacte, pacte que Martine Aubry elle-même niait il y a encore peu de temps. J'ai noté qu'il avait dit lui-même qu'il allait être candidat alors qu'elle nous disait il y a quelque temps qu'il n'y avait rien de fait ", a pour sa part souligné ce lundi sur i-Télé Pierre Moscovici, coordinateur de campagne de l'élu corrézien, le principal bénéficiaire du complot.

Le député PS André Vallini, lui aussi membre de l'équipe Hollande, a enfoncé le clou: " si Martine Aubry est aujourd'hui candidate, c'est donc parce que DSK ne peut pas l'être . Et de noter, que " François Hollande qui, lui, n'a jamais été dans aucun pacte ni aucun arrangement, n'est pas un candidat par défaut ou de substitution ". Une observation que François Hollande avait déjà énoncée le jeudi précédent sur France 2, lors du premier débat solennel entre les six candidats de la primaire socialiste.

Bernard Debré, député UMP de Paris, a qualifié la maire de Lille de "candidat de carence".

Le politologue Stéphane Rozès (Cap) a jugé que mentionner «explicitement» ce pacte était "une erreur". DSK «n'a pas dû voir à quel point c'était préjudiciable». La maire de Lille, dont les agressions quotidiennes du gouvernement tentaient depuis plusieurs semaines d'effacer son image d'intrigante, avait soudainement donné l'estocade fin août au violeur présumé, affirmant partager, mais tardivement, l'avis de " beaucoup de femmes sur son «attitude» à leur égard.

Les aubrystes ont pris cette bordée par le flanc


Le politologue Gérard Grunberg considère simplement que DSK " ne pouvait pas faire comme s'il n'y avait pas eu de pacte" entre eux: " Il fallait bien qu'il envoie un message de sympathie , commente-t-il.
Olivier Dussopt, un petit porte-parole de la Ch'tite Aubry, s'empresse de minimiser la portée des propos de Dominique Strauss-Kahn: " Ils ne changent rien de ce que Martine Aubry a toujours dit, à savoir qu'elle et DSK " notamment " avaient des discussions ". Comme s'il avait tenu la chandelle, il prétend savoir que rien alors n'avait encore été décidé.

François Lamy, le bras droit de Martine Aubry, juge urgent de parler
Il donne sa version de l'histoire: " Avant le 14 mai, DSK a envie d'être candidat, Martine a envie d'être candidate. Ils allaient décider ensemble [justement]en juin. Chacun avait ses contraintes, lui au FMI, elle sur le projet du parti. Cela ne voulait pas dire qu'elle lui avait laissé la place. "
Selon lui, les Français seraient indifférents aux turpitudes socialistes

Et Benoît Hamon, soutien de Martine Aubry, de donner son sentiment: " Je ne crois pas, vraiment [est-ce à dire 'honnêtement' ?] (...) que les Français intègrent cette intervention (de DSK) comme déterminante dans le plan de la primaire ", a-t-il déclaré.

Dans ce climat nauséabond, le candidat de la majorité a-t-il intérêt à se déclarer ?

Déjà que la primaire du PS n'obsède pas les socialistes, c'est peu dire alors que l'ensemble des Français ne s'en relève pas la nuit !
Ils se feront plutôt sur eux... de rire !

lundi 5 septembre 2011

DSK n'ambitionne plus que de parasiter la primaire socialiste

Ca va 'salir' et 'abîmer', ce n'est pas au choix !

Le cauchemar change de couches

Après un retour ultra-médiatisé en France, l'intervention de Dominique Strauss-Kahn, prévue "dans les 15 prochains jours", risque d'avoir, selon des politologues, un fort impact en pleine campagne de la primaire même si au PS on tente d'en minimiser la portée.

Le chaos passe du jardin de la Place des Vosges à la cour de la Rue de solférino
Le brutal DSK a fait un retour fracassant dimanche des Etats-Unis.¨
Près de quatre mois après son arrestation à New York pour une affaire planétaire d'agression sexuelle dans laquelle le procureur a lâché prise, faute de charges, malgré le rapport médical accablant, toutes les charges pénales ont été abandonnées et le couple Strauss-Kahn-Sinclair se pavane éhontément, sourire aux lèvres.

Avec un seul mot "A bientôt !"
Deux mots qui ont fait frémir les camarades. Face aux nombreux journalistes devant son domicile parisien, Anne Hommel, une proche et conseillère en communication, a délivré lundi l'oracle tant attendu: D. Strauss-Kahn "s'exprimera dans les 15 jours au maximum".

Même pas mal !
"Ca ne change pas notre calendrier", a lancé lundi le petit porte-parole du PS, Benoît Hamon , embarrassé par les questions des journalistes pressants, lors du traditionnel point de presse.
Et de faire de la provocation: " Personne n'est indispensable", a tenu à asséner le petit meneur de l'aile gauche du parti, dans l'ombre de Riton Emmanuelli. "La preuve, la primaire s'est déroulée sans Dominique Strauss-Kahn alors qu'elle devait se dérouler avec lui".

Perfidement, le député Julien Dray glisse : " Le retour de Dominique Strauss-Kahn gêne moins ceux qui n'avaient pas d'accord avec lui
", en allusion au pacte de non agression passé à Marrakech (l'un n'allant pas contre l'autre à la primaire) entre le directeur général du FMI et la patronne du PS, Martine Aubry, d'alors, pour court-circuiter les électeurs de la primaire. Ainsi parlait ce proche de François Hollande au Talk Orange Le Figaro.

Pour le politologue Frédéric Dabi (IFOP) : " il y a le pacte de Marrakech, les atermoiements perçus de Martine Aubry, il y a aussi le fait qu'elle l'ait peut-être un peu lâché. Elle sera plus impactée " que François Hollande, si Dominique Strauss-Kahn commente la primaire. Et s'il faisait des révélations ! La France aura plus de temps que Nafissatou pour saliver...

D'ici le premier débat prévu sur France Télévisions le mardi 15 septembre.

Que va-t-il dire aux Français et aux socialistes ?

"Le message doit être solennel, fort. Il faut que Dominique mesure la déception des Français qui avaient porté un espoir, d'où le fait de ne pas intervenir dans la précipitation dimanche", estime une strauss-kahnienne (imaginée par l'agence de presse française sous couvert de secret des sources).

La sentence du politologue Stéphane Rozès (CAP) est péremptoire : " C'est une erreur totale. La confession devait précéder les opérations de communication. Le sujet, ce n'est plus l'affront fait à la femme de chambre, --c'est réglé judiciairement--, c'est l'affront fait aux Français pour avoir abaissé la dimension spirituelle [divine ?] du futur présidentiable [laïc ?] et normalement futur président de la République, à des affaires très temporelles". Amen !
"Il fallait rentrer très discrètement, faire tout de suite l'opération d'explication devant les Français et ensuite renouer modestement avec le pays", estime le 'juge' auto-proclamé Rozès.
Et il poursuit, comme s'il avait quelque chose -quelqu'un- à sauver... "Le fait de s'exprimer si peu de temps avant le choix du corps électoral va ramener les journalistes et les médias sur l'affaire DSK alors que les journalistes avaient essayé de se détacher de l'affaire de New York. A nouveau, l'affaire DSK revient", avance ce politologue pour qui cela va "parasiter" la primaire.

Les entreprises commerciales de sondages sont entrées en surchauffe
Mardi à 18H00, un sondage IFOP/Paris Match évaluera l' "impact" lunaire du retour de DSK en France, dans les "conversations des Français".

M. Dabi note qu'après l'affaire du Sofitel, il avait "perdu 32 points, record absolu" et n'en avait regagné que 7 en juillet, après l'annonce du probable abandon des charges.


mercredi 2 mars 2011

Le plan de Sarkozy pour l'emploi et l'apprentissage

Niée par la gauche, c'est une attente des jeunes

Nicolas Sarkozy a présenté une série de mesures destinées à favoriser la formation -notamment par l'alternance- et l'emploi des jeunes, des chômeurs de longue durée et des plus de 45 ans.
A l'occasion d'un déplacement en terrain hostile, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), au campus des métiers et de l'entreprise, mardi 1er mars, le chef de l'Etat a détaillé les mesures, dont il avait présenté les grandes lignes pendant l'émission "Paroles de Français" du 10 février dernier.

Le chômage et l'emploi sont une chose

"Le chômage est au coeur des préoccupations de nos compatriotes, le travail est au centre de mon action politique", a répété Nicolas Sarkozy.
"Le chômage, qui a commencé à se stabiliser, n'a pas diminué autant que nous l'aurions souhaité", a-t-il admis. "Le niveau global de l'emploi n'est pas revenu à la dimension que nous pouvions souhaiter".

En France métropolitaine, fin janvier, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A s'établissait à 2.703.200 selon les chiffres du ministère, soit une augmentation de 1,4% sur un an, d'après le ministère du Travail.
"Penser que la reprise va automatiquement améliorer nos perspectives seraient une erreur", a observé le président. "Je sais que dans le temps, on a dit qu'on avait tout essayé contre le chômage et qu'il n'y avait plus rien à tenter. Je ne partage pas cette vision".

"Un demi-milliard d'euros seront dégagés cette année", a rappelé Nicolas Sarkozy, reprenant une annonce du 10 février. "En cette période contrainte pour nos finances publiques, c'est un effort absolument exceptionnel. Et comme il est hors de question d'augmenter les déficits, ce milliard d'euros (...) nous le récupérerons par des économies parallèles sur les autres ministères", a-t-il souligné.

Cette somme servira, à hauteur de 250 millions d'euros, à financer davantage de contrats aidés, et pour le reste, elle contribuera à améliorer la formation et l'accompagnement des demandeurs d'emploi.

"Je fais un choix. Plutôt que d'indemniser un demandeur d'emploi, je préfère qu'on lui finance un contrat aidé ou une formation pour qu'il puisse se reconvertir", a expliqué le chef de l'Etat. "C'est pour les chômeurs de longue durée, c'est pour des gens qui sont éloignés de l'emploi", a-t-il précisé.

Mais l'attente des jeunes déscolarisés en est une autre

Nicolas Sarkozy a présenté un plan destiné à développer l'apprentissage en France. "L'apprentissage, c'est 70% des jeunes qui à la fin trouvent un emploi", a-t-il souligné.

Un programme doté de 500 millions d'euros, financé par le grand emprunt, permettra notamment de financer des projets de formation et de créer des places supplémentaires d'hébergement en direction des jeunes.

Le chef de l'Etat a aussi présenté le système de bonus-malus qui sera mis en place dès cette année pour inciter financièrement les entreprises à embaucher des jeunes en alternance. Il a fixé l'objectif d'atteindre 800.000 apprentis en 2015, et un million à terme, contre 600.000 actuellement.

L'enjeu est "stratégique pour la société française", a-t-il insisté. "Il n'est pas un enjeu partisan (...) La reprise économique est là (...) mais elle ne suffira pas à résoudre le problème des chômeurs de longue durée et le problème des jeunes au chômage. Cette génération nous jugera sur nos engagements et sur nos résultats. Et j'ai bien l'intention que nous soyons au rendez-vous de leurs attentes", a promis Nicolas Sarkozy.

Les réactions idéologiques font peu cas de la souffrance des ados

La CFDT ne condamne pas sur le fond. Elle estime que "la politique de bonus-malus a déjà montré son inefficacité pour l'emploi des personnes handicapées, des seniors et pour l'égalité salariale des hommes et des femmes". "Le recours à la pénalité, même modulée, et à des allégements de charges pour relancer l'alternance serait faire fi des expériences passées", juge la confédération dans un communiqué.

Mais, pour la CFDT qui souhaite dans ces négociations "des engagements chiffrés de la part des organisations patronales", les décisions du président de la République "ne sont pas de nature à simplifier la tâche des partenaires sociaux et ne renforcent pas le dialogue social", prétend-elle pour la forme.

Elle reconnaît en effet la force de proposition du pouvoir, soulignant que "ces annonces arrivent au moment où syndicats et patronat négocient sur les moyens de donner une nouvelle impulsion à l'alternance".

Développer les filières courtes et la spécialisation

La plupart des adolescents sont contraints à accomplir le cycle complet du collège et, à 15 ans (voire 16, âge limite de l'obligation scolaire), aspirent à l'autonomie et à leur entrée dans le monde du travail. Nombre d'entre eux, qui ont déjà manifesté leur souffrance, parfois violemment, par des signes d'intolérance, voire de rejet, renâclent à choisir une orientation qui les maintient dans le système éducatif.

Or, le Certificat d'aptitude professionnelle (C.A.P.) assure une formation professionnelle courte qui permet l'insertion des élèves dans la vie active. Mais elles sont devenues relativement rares dans l'Education Nationale, au fil des ans.

Quinze jours après le rapport des Ateliers de l'apprentissage et de l'alternance qu'il avait initiés,
Laurent Wauquiez a annoncé jeudi 20 mai 2010 le lancement du Portail de l'alternance (
LIEN), destiné aux jeunes à la recherche d'un contrat d'apprentissage ou de professionalisation.
Il avait aussi confirmé la prolongation du dispositif de primes à l’embauche et le soutien aux développeurs de l’apprentissage jusqu’en décembre 2010.

L'objectif du secrétaire d'Etat à l'Emploi est désormais de faire en sorte que plus de jeunes puissent plus facilement accéder à une formation en alternance. Des journées d’information sur l’alternance auront lieu dans les collèges et les lycées pour contribuer à faire passer l’information.
Il étudie aussi les moyens de simplifier les démarches de recherche et d’enregistrement de contrat. Tout comme la définition d’un cadre de référence de l’alternance qui pourrait permettre de rendre plus lisibles les formations à l’échelle européenne, et contribuer à développer les échanges avec les autres pays.
Conscient que les jeunes apprentis souffrent parfois d’un manque de reconnaissance, les propositions des Ateliers de l’apprentissage, prévoient de permettre à tous les apprentis de bénéficier des mêmes avantages que les étudiants en terme de transports, de logement, de loisirs, etc. C’est une façon pour le gouvernement de montrer concrètement tout son intérêt pour ces formations et les apprentis. En plus des 250 millions d’euros affectés aux contrats aidés, le grand emprunt consacre d'ailleurs un budget de 250 millions d’euros à la rénovation des CFA (centres de formation des apprentis) et 250 millions au logement.

Reste le cas des jeunes en demande de réorientation ou au chômage qui souhaiteraient se former en alternance au niveau bac ou infra bac et qui rencontrent des difficultés quand ils ont plus de 21 ans, car leur formation en contrat de professionnalisation coûte plus cher aux entreprises.

Pour développer l’alternance dans la fonction publique, il faut repenser l’articulation avec les modalités de recrutement, qui suppose la réussite à un concours et les propositions gouvernementales comportent un volet sur la fonction publique, car le dispositif du PACTE [Parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale] est trop étroit et ne fonctionne encore qu’avec un public très ciblé. La piste actuelle de réflexion s'oriente vers la possibilité pour un jeune de mettre en avant l’acquisition d’une formation et une première expérience professionnelle.

samedi 14 février 2009

Outre Mer : onze organisations extrémistes tombent le masque

Les activistes sortent du champ de canne à sucre

Seuls ceux qui n’auront pas eu la possibilité de lire PaSiDupes seront aujourd’hui surpris d’apprendre que le volcan de la Guadeloupe a repris de l’activité. Des anti-républicains ameutent la population de Paris pour la soufrière des Antilles. Les Guadeloupéens savent désormais clairement aux mains de qui l'Ile est tombée. Ce sont en effet des activistes anti-républicains qui profitent de la crise internationale pour mobiliser les populations angoissées et terroriser les résistants à leur propagande anti-libérale comme à leurs menaces de représailles.
Après déjà six semaines de blocages divers, la saison touristique, qui devrait battre son plein, est sinistrée. Les aéroports viennent d'ailleurs d'être paralysés et les tour operators, qui perdent de l'argent, perdent aussi patience. Ils font savoir que les Antilles ne sont pas leur seul destination possible...

Les fauteurs de trouble ont lancé un "appel unitaire" de soutien aux "travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion"

Dans un communiqué daté de vendredi, ces organisations estiment que "le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre. Il est exemplaire". Ils peuvent compter sur Arlette Laguiller et les autres retraités valides, corvéables à merci et les étudiants de tous âges (parfois avancé) qui ne fréquentent jamais les cours, mais sont inscrits à la fac et bénéficient ainsi d’une bourse rente étudiante, aux frais des travailleurs. Ces manifestants à plein temps sont disponibles, jour et nuit, pour toutes les manifs de France et de Navarre. Ils viendront tous émarger à la manifestation lundi à Paris.

Depuis que le Chef de l’Etat a fait savoir qu’il n’est pas question pour le gouvernement de cautionner la chienlit et que les augmentations de salaires sont du ressort des entreprises du secteur privé, les extrémistes se trouvent au fond du cul-de-sac dans lequel ils ont engagé les Antillais, de gré ou de force. Ils cherchent donc le moyen de sortir du bourbier où ils se sont mis et tentent de mobiliser les 'bananes' innocents hexagonaux. Des SMS sont partis en masse et leur disent comment ils doivent exprimer leur colère.

La bande des onze

Certains comptent deux fois...

  • Côté respectabilité usurpée

    Quand les voyous ne sont pas déguisés en syndicalistes de Sud-rail à la gare St-Lazare de Paris, ils sortent leurs costumes du (Vivement) Dimanche. Parmi les onze organisations de gauche, on notera Olivier Besancenot, de l’honorable NPA et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, transfuge du PS. Les meneurs-vedettes seront Olivier Besancenot, Arlette Laguiller, Jean-Luc Mélenchon qui interviendront.
  • Côté armée de l’ombre

    L'appel est signé par des malfaisants inconnus du grand public:

    - Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), conglomérat d'organisations qui rendent la LCR et le PCF responsables de l’échec de la gauche à la présidentielle 2007, mais qui rassemble néanmoins des membres de collectifs qui ont fait la campagne de J. Bové, ou d’ O. Besancenot ou de M.-G. Buffet, d’autres aucune, et comptent s’entendre sur le dos des Français de l’Outre Mer;

    - Alternative Démocratie Socialisme (ADS), créée en 1994, par le rassemblement de membres et anciens membres de différentes organisations, dont le Parti communiste français (notamment les refondateurs de la Convention pour une alternative progressiste (CAP), qui compte Charles Fiterman, Marcel Rigout, Jean-Pierre Brard ou Gilbert Wasserman), du Parti socialiste, du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement, de la Ligue communiste révolutionnaire…, animé par Marcel Rigout;

    - Alter-Ekolo, nouveau parti d'écologistes européens hostiles à l'U.E.;

    - Alternative Libertaire (AL), communistes libertaires et syndicalistes révolutionnaires,

    - Association des Communistes Unitaires, d’anciens partisans de Robert Hue, tels que Marie-Pierre Vieu ou Dominique Grador, soutenus par des figures du PCF telles que Jack Ralite ou Georges Séguy;

    - Les Alternatifs, mouvement politique de gauche créé en 1998, né de la fusion de l'Alternative rouge et verte (AREV) avec une minorité de la Convention pour une alternative progressiste (CAP) se réclamant de l'altermondialisme;

    - Lutte Ouvrière (LO) cf. Arlette Laguiller;

    - Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), parti marxiste-léniniste pro-albanais, vestige de la Gauche prolétarienne;

    - enfin La Fédération (pour une alternative sociale et écologique): née en décembre 2008, elle vise à regrouper toute la gauche alternative.
    Elle fédère la plupart des onze (l'ADS, AL, Alter-Ekolo, les Alternatifs, la CNCU, les Communistes unitaires, …), déjà nommés: de l'art de faire nombre !...
  • Côté suiveurs débordés sur leur gauche

    - Le PCF
    a annoncé qu'il participerait également au rassemblement. "Une délégation du PCF se rendra de nouveau en Guadeloupe la semaine prochaine", histoire de ne passer laisser la rue à ses rivaux.

    - Il n’est pas impossible que le PS en mal de « visibilité » (à défaut de lisibilité) se mêle aux extrémistes. Benoît Hamon frétille d’avance. Si toutefois le PS ne participait pas à la distribution gratuite de rhum (avec les quelques MoDem qui traînent encore ici et là), logiquement Christiane Taubira ne manquerait pas de juger son absence « humiliante »...