POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est maillon faible. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est maillon faible. Afficher tous les articles

vendredi 7 novembre 2014

Hollande sur TF1: à spectacle de naufrage, audience malsaine de voyeuristes

Triste spectacle d'un Hollande maso et parano, impuissant et désespéré

Réduit à tenir ses annonces pour des succès acquis

François Hollande, pitoyable, s'est efforcé de relancer son quinquennat 

Il devait fendre l'armure et se révéler devant les Français. Les amateurs de télé-réalité se sont donc posés devant la lucarne et ont attendu que le Kevin de l'Elysée se déboutonne. Mais le sexagénaire s'est dérobé et les voyeurs sont retournés à leurs occupations, le laissant aux mains aseptisées d'interpellateurs triés sur le volet. 
Ainsi lui aura-t-il suffi de dix minutes pour les perdre, aussi déçus que des chercheurs d'emploi à Pole emploi et frustrés comme des Valoche. La reconquête de l'opinion par ces voies ambiguës s'est achevée en Bérézina (1812-2012-2014). Poutine ne se tient plus de rire.

Jeudi soir, 
pendant près de deux longues heures sur TF1 et RTL, il s'est bradé en réformateur velléitaire à la proue du Titanic de son quinquennat, mais sans convaincre l'équipage du navire qui se mutinait au fil des minutes.  

L
'Elysée se félicite pourtant du score de l'émission, sans attendre le verdict des sondages... Les émissions proposées par la concurrence n'étaient pas de bon augure: Le Maillon faible, sur D8 et Rising star, l'émission de M6 qui ne largue pas non plus les amarres! Par défaut, le "film" catastrophe de TF1 a rassemblé 7,9 millions de téléspectateurs, à son pic du début de l'opération reconquête, un score inférieur à celui de Nicolas Sarkozy, après trois ans (8,6 millions de téléspectateurs, en janvier 2010) et en fin de mandat (8,3 millions, février 2011). "Très importantes, les audiences montrent que les Français se sont passionnés pour ce rendez-vous et que le président a su les entraîner", s'est emballé un conseiller du président. Mais toutefois un peu vite, car "ce n'est pas une émission qui bouleverse l'opinion, mais ça montre le chemin", a-t-il nuancé...

Quelques heures avant ce grand oral de la mi-mandat, une enquête de la 
société internationale britannique de sondages YouGov n'accordait plus que 12% d'opinions favorables au chef de l'Etatrecord absolu d'impopularité sous la Ve République. Quelques heures après, force est de constater qu'il n'a ni fendu l'armure comme annoncé, ni annoncé de mesures nouvelles. Ainsi, Valls avait-il envisagé publiquement la candidature de la France aux JO que la maire PS a aussitôt démentie !...



La route est longue de la conquête de la confiance des Français 

Valls, le "collaborateur" de Hollande a cru y voir "du courage"
"Pour renouer le lien avec les Français, il fallait faire la démonstration que ce n'est pas l'extérieur qui oblige à... mais qu'au contraire la France va quelque part"  et dire "comment elle se déploie" dans le contexte mondial et européen, selon celui qui avait préféré se rendre d'abord à Pau, puis en Serbie, plutôt que de préparer l'intervention. "Il y a chez le président de la République la volonté d'assumer pleinement tout ce qui a été fait et ce qui est à faire. J'y vois du courage", a estimé le Premier ministre Manuel Valls vendredi, depuis Belgrade.

L'expert en communication militant Dominique Wolton (CNRS) s'est dit "agréablement surpris" par l'exercice: un face-à-face du président avec des journalistes mais aussi quatre Français censés exprimer les préoccupations de leurs compatriotes, commente-t-il sans enthousiasme.
"Il y a dans les questions mal formulées (sic) de gens ordinaires [une chef d'entreprise dynamique et claire et un élu PRG anonymé] quelque chose qui permet aux téléspectateurs de s'identifier", assure-t-il, et même si "c'est artificiel, cette prise de risque laisse à voir dans un regard ou un sourire, au-delà du personnage politique, la véritable personnalité du président", positive-t-il, à l'arraché.

Les réactions politiques à la plaidoirie télévisée de la défense ont respecté les clivages

en dépit de l'empathie du président avec les souffrances des Français.
Beaucoup moins enthousiaste que l'Elysée, Frédéric Dabi (Ifop) estime que l'émission a plutôt souligné un "décalage": présentée comme "cruciale, à mi-mandat (...), elle devait créer un choc psychologique, relancer son quinquennat et lui permettre de renouer le lien avec les Français, mais elle s'est inscrite finalement dans la continuité"...
Second décalage, dû cette fois au format de l'émission, selon lui: "en répondant d'égal à égal aux Français, le "président normal" est -au mieux- apparu comme un super Premier ministre, éprouvant des difficultés à apporter des réponses concrètes". 

A la droite de la droite, le vice-président du Front national, Florian Philippot, a dénoncé le "vide" et le "néant" d'une émission sans "aucune action concrète",
 tandis que Marine Le Pen estime qu' "il n'y a plus de président de la République en France; ça n'a jamais été aussi vrai qu'hier soir":

Un "homme de bonne volonté, mais complètement dépassé par les événements", selon l'ex-Premier ministre UMP François Fillon. M. Hollande est apparu tour à tour comme "un conseiller de Pôle emploi, un élu local, un conteur d'histoires, jamais un président de la République".

Le secrétaire général de l'UMP Luc Chatel, s'était dit "sidéré, choqué, triste pour la fonction présidentielle", parlant d'un "aveu d'impuissance".

Valérie Pécresse:
": "J’ai vu le spectacle d’un Président à la dérive"

A la gauche de la gauche, Eric Coquerel, secrétaire national du Parti du gauche, parlait du 
"naufrage en direct" d'un président.
"J'ai assisté avec sidération à l'exercice auquel s'est prêté" François Hollande, a déclaré Jean-Luc Mélenchon vendredi au lendemain de l'émission de TF1. Le député européen y a vu aussi un "naufrage et étape supplémentaire de la rikikisation de sa fonction, de sa personne et de notre patrie".

"Ne vous laissez pas tromper par cette usurpation permanente", avant d'appeler les Français à manifester le 15 novembre à Paris et dans les grandes capitales régionales.

vendredi 13 juin 2014

Logement : Duflot va voir sa loi ...détricotée par Valls !

Le logement,  nouveau maillon faible de François Hollande ? 


Cette priorité affichée du quinquennat a été desservie par deux lois portées par Cécile Duflot
l'arrogante ex-ministre EELV du logement.  

Toute la journée du mercredi 11 juin, le gouvernement s'est mobilisé pour nier des rumeurs de "détricotage" de la loi Duflot pour l'accès au logement et à un urbanisme rénové (ALUR)Dès le matin, plusieurs media avaient en effet annoncé le besoin pour le gouvernement de rendre possible l'application des mesures phares de la loi, votées par un Parlement de bénis-oui-oui, notamment l'encadrement des loyers et la garantie universelle des loyers, en retardant les décrets d'application ou en les vidant de leur substance. 

"On ne remet rien en cause, Duflot s'emballe pour rien", a lancé Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, faisant allusion à la réaction sur les réseaux sociaux de l'ex-ministre du gouvernement Ayrault. "La nouvelle offensive contre l'encadrement des loyers a une légèreté de patapouf… qui paye les boîtes "d'influence média" cette fois ?", avait attaqué l'écologiste radicale, C. Duflot dans un tweet aussi vague qu'accusateur.

Le monstre écolo a accouché d'une "usine à gaz" législative

Aussi bête que prétentieuse
"Cent décrets, c'est un gros convoi, ça demande du temps pour être appliqué, cela se fera au fur et à mesure", a admis Le Foll, mais un peu tard, niant l'intention du gouvernement de mettre certains d'entre eux au compostage. "La consigne pour que la loi ALUR ne soit pas appliquée viendrait de Matignon".

Duflot a fait réagir pour son entourage.
Le gouvernement chercherait ainsi à apaiser les professionnels du logement hostiles à toute régulation du marché de l'immobilier. Dans l'après-midi, au cours d'un point presse improvisé et prétextant l'absence de Sylvia Pinel, son cabinet démentait toute remise en cause de la loi et précisait que les premiers décrets étaient attendus "à l'été ou avant l'été", ce qui laisse peu de marge... Leur publication sera même "priorisée" en fonction de leur capacité à "relancer la construction et à favoriser le pouvoir d'achat", va-t-on jusqu'à assurer.

La fragile nouvelle ministre du Logement a hérité de Cécile Duflot un "monstre " législatif de 85 articles, qui nécessite un lourd travail réglementaire pour sa mise en œuvre. L' "encombrant" écologiste nécessiterait deux cents mesures d'applications regroupées en une centaine de décrets, notamment pour border des mesures aussi emblématiques que l'encadrement des loyers, le montant des honoraires de location, la garantie universelle des loyers ou encore la réforme de l'attribution des logements sociaux. Duflot n'a donné qu'un cadre à sa loi. Et pourtant, au fur et à mesure de l'élaboration, puis de l'examen de la loi, la ministre touffue avait dû réduire ses ambitions de départ.

C'est Paris qui se fera cadrer en premier 

Cécile Duflot avait dû elle-même préciser, le 28 mars, par communiqué, que l'encadrement des loyers serait effectif dès l'automne uniquement dans l'agglomération parisienne, puis progressivement dans vingt-sept autres agglomérations, sans préciser lesquelles, ni la date.

S. Pinel s'en tient aujourd'hui aux annonces précédemment faites.
"L'encadrement sera appliqué d'abord à Paris, car seule la capitale est dotée d'un observatoire à même de donner des indicateurs qui permettront de fixer le loyer de référence", indique son cabinet. Un décret pourrait sortir à l'automne et la mesure être effective d'ici la fin de l'année. Hors de la capitale, une étude commandée par Duflot, mais dévoilée après son départ, a mis à mal la faisabilité de la mesure qui concluait que seuls 8 des 19 observatoires locaux étudiés avaient des données exploitables.

La garantie universelle des loyers, qui devait remplacer la caution, a déjà été détricotée au cours de l'examen de la loi. L'idée de créer un fonds qui sécuriserait les propriétaires et faciliterait l'accès au logement à tous les locataires n'est plus obligatoire. Les propriétaires pourront continuer à privilégier le système de la caution. La question de son financement n'a jamais été tranchée et sa mise en œuvre n'est prévue dans le texte qu'à partir de 2016. La mesure ne serait pour autant pas enterrée, assure-t-on au cabinet de Pinel qui cherche à ménager la susceptibilité des Verts. "Nous cherchons à dégager des lignes de financement [!] Des discussions sont en cours sur le sujet avec Action Logement. [organisme de financement de logement social]"

Une usine à gaz non financée

Le chantier du plafonnement des frais d'agence reste également à négocier. Là encore, la loi l'avait négligé, laissant pudiquement une "marge de manœuvre" en ne fixant pas de chiffres... Les honoraires des agents immobiliers seront calculés en fonction de la surface et de la zone géographique du bien, et non plus du loyer. "Nous nous battons pour arriver à une solution équilibrée qui nous permette d'assurer la viabilité de nos agences ", s'inquiète encore Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim). La nouvelle ministre pourrait devoir lâcher un peu de lest sur la fourchette évoquée par son imprévoyante prédécesseure.

Le flou laissé par la ministre permet à la profession de détruire la barre législative. Le ministère du Logement doit donner des signes rassurants à un secteur plombé, qui accuse la loi ALUR d'être une des causes de sa morosité. "Le nombre de bailleurs investisseurs a été divisé par trois dans nos agences ", souligne J.-F. Buet. La tendance à la baisse des prix d'achat et de loyers dans de nombreuses villes et la chute de la construction sont autant d'arguments avancés par les professionnels pour desserrer la loi ALUR.

Entre mai 2013 et avril 2014, loin de l'objectif de François Hollande de 500. 000 logements par an, le nombre de mises en chantier affiche un recul de 6,5 %, à 316 370 unités. Selon la Fédération du bâtiment, les conséquences sur l'emploi sont considérables. 15.000 et 20.000 logements en moins équivaudraient à une perte de 30.000 à 40.000 emplois. 

A l'issue du conseil des ministres du 25 juin, Sylvia Pinel devra préciser les 50 mesures de simplification déjà engagées par Cécile Duflot et exigées par Manuel Valls, le 8 avril, dans sa déclaration de politique générale. L'objectif est de réduire les coûts et les délais de construction. Des mesures pour accélérer la construction de logements sociaux sont aussi très attendues.

vendredi 2 novembre 2012

Pécresse et Lienemann demandent "un cap" clair à Hollande

Hollande met la gauche du PS et l'UMP d'accord !
Lienemann (PS) ne voit pas assez de "lisibilité du cap stratégique" de l'exécutif

Proche de Benoît Hamon et d'Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, a soulevé vendredi la "question de lisibilité du cap stratégique" de l'exécutif qui doit "se ressaisir".
Sur Radio Classique et Public Sénat, l'élue de Paris, une des principales voix de la gauche du PS (près de 30% au Congrès de Toulouse), a commenté: "Il y a une question de lisibilité du cap stratégique suivi par François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault".

Lienemann, porte-parole du ministre-délégué de Ayrault ?

Selon les membres de son courant, dont Benoît Hamon, "les discours sur les 3% de déficit (en 2013) ne peuvent pas faire office de stratégie, visible pour nos concitoyens, de relance de la croissance, de lutte pour la ré-industrialisation".

"Il y a un manque de visibilité sur comment on va atteindre les objectifs de croissance et d'emploi", a-t-elle expliqué. Pour eux, cela ne se résume pas à une question de pédagogie, mais il s'agit "d'éclairer où on va, au-delà du budget" ou des "premières mesures très positives", comme les emplois d'avenir, lancé justement par Hamon le 1er novembre, malgré l'absence de fonds et d'interlocuteurs publics 
(lien PaSiDupes : "Jour J des "emplois d'avenir" ...à venir "), et la retraite à 60 ans (lien PaSiDupes : " Retour sous conditions à la retraite à 60 ans aujourd'hui ").

"Il y a aussi un problème politique : pour que la gauche réussisse, il faut que la gauche soit rassemblée", a plaidé Mme Lienemann. "Il faut constituer une dynamique de rassemblement et moi, je prône l'organisation très rapide d'un comité de liaison permanent des forces de gauche".

Interrogée sur la chute de l'exécutif dans les sondages, elle a observé que "cela arrive très vite. Il faut rappeler que l'élection s'est faite à assez peu de voix. On a été tous à gauche très heureux de cette élection, mais il ne fallait pas négliger le fait que l'écart de voix entre François Hollande et Nicolas Sarkozy n'était pas considérable et qu'on vit dans une période d'extrême crise" qui se traduit par "une espèce de fatalisme".
"J'attendais une chute assez rapide, pas à ce point, c'est vrai que là, il faut se ressaisir", a encore asséné la sénatrice.


Pécresse (UMP) juge qu'"il n'y a pas de cap" du tout 

Elle exige "un virage économique immédiat "
Valérie Pécresse, ex-ministre UMP du Budget, a observé vendredi qu'il n'y a "pas de cap" fixé par l'exécutif.
Sur RTL, la députée des Yvelines et  a assuré : "il n'y a pas de cap gouvernemental, et notamment pas de cap économique". Pour elle, "M. Hollande se comporte en comptable, pas en garant de la croissance économique du pays et en garant de l'emploi".

Le soutien de François Fillon accuse Hollande
"Aujourd'hui, nous avons besoin d'un cap économique", a insisté la responsable UMP qui demande "un virage économique immédiat pour ranimer la croissance". "J'accuse le gouvernement de dissimulation, sur la gravité de la crise et sur les solutions pour s'en sortir", a lancé Valérie Pécresse.

François Hollande est le "maillon faible"de l'exécutif 
Interrogée sur le "problème Ayrault", elle a répondu : "je crois, moi, que le maillon faible, aujourd'hui, c'est François Hollande. Parce que sous la Ve République, c'est le président qui fixe le cap, qui est la boussole".

Elle a une nouvelle fois exhorté le chef de l'Etat à "donner le cap de la croissance, de l'emploi, de la compétitivité, d'une France qui a confiance en elle-même et ne se met pas à dos l'Allemagne".

Mardi, au lendemain de la remise du rapport Gallois sur la compétitivité , le gouvernement se réunira en séminaire à Matignon pour arrêter ses décisions qui seront annoncées le soir même par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.