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mardi 1 décembre 2015

Le programme économique du FN et celui de l'extrême gauche, c'est pareil, observe Pierre Gattaz

"Le programme du FN, c'est exactement l'inverse de ce qu'il faut pour relancer la croissance," selon Gattaz

"Extrême droite, extrême gauche, c'est la même chose"
Les media tirent à boulets rouges sur le FN,
occultant l'amalgame de Gattaz avec le Front de gauche
Les media ont fait le tri dans les déclarations du patron des patrons
Le programme économique du parti de Marine Le Pen ressemble "étrangement au programme commun de la gauche de 1981,"estimé, le patron du Medef dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France.

Après la Voix du Nord, le patron du Medef. A cinq jours du premier tour des élections régionales, qui pourrait voir le Front National emporter trois régions, l'offensive anti-FN s'amplifie donc. Pierre Gattaz met en garde contre le programme économique du parti d'extrême-droite dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France. "Je ne m'exprime pas sur la politique mais sur le programme économique du Front national (FN), précise d'entrée le patron du Medef. Et là, je dis attention, car il me rappelle étrangement le programme commun de la gauche de 1981, et je ne suis pas d'accord, poursuit-il. Extrême droite, extrême gauche, c'est la même chose: Mélenchon-Le Pen, même combat. En 1981, ça nous a mis dans le mur pendant deux ans. Ne recommençons pas". 

Les media ne retienne que la charge ciblée contre le FN pourtant assimilé au Front de gauche

Leur programme économique "n'est tourné ni vers l'avenir, ni vers la compétitivité", insiste Pierre Gattaz, président du Medef. Il n'en fallait pas plus pour que la presse de gauche applaudisse soudain au patron des patrons qui ne s'exprimait qu'en son nom propre, souligne Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef.

Alors que le FN pourrait emporter au moins deux régions lors des scrutins du 6 et 13 décembre prochain, le numéro un du Medef dénonce les propositions du parti d'extrême-droite, faisant d'une pierre deux coups. 

"On ne peut pas fermer les frontières, estime-t-il. Le monde attend la France et ce n'est pas en nous recroquevillant sur nous-mêmes que nous allons y arriver. Il s'agit de ne pas confondre les problèmes sécuritaires avec les problèmes économiques".

Pierre Gattaz s'est également exprimé sur le niveau du chômage en France, qui a connu en octobre sa plus forte hausse depuis 2013 avec 42.000 demandeurs d'emploi supplémentaires sans aucune activité

"
Pierre Gattaz tape sur le FN pour mieux dégommer la gauche", titre L'Express

Le patron du Medef Pierre Gattaz renvoie dos à dos les programmes économiques du FN et de Jean-Luc Mélenchon, tandis que Le Monde,
pourtant réputé sérieux, ne fait pas de détail en titrant: "Le patron du Medef fustige le programme économique du FN".
i-télé est à peine plus honnête, écrivant: "dans les colonnes du Parisien ce mardi, le patron du Medef sonne la charge contre le Front national, qui progresse de sondage en sondage à l'approche du premier tour des régionales." Mais rectifie quelque peu le tir:

L'Express détaille les erreurs communes au FN et au Front de gauche
Et de détailler : "retour de la retraite à 60 ans, augmentation de tous les salaires avec notamment une hausse du SMIC de 200 euros, retour au franc, augmentation des taxes d'importation..." Avant de prévenir : "L'économie a besoin de pragmatisme, de lucidité." 

"Ce n'est pas un programme économique responsable", poursuit le numéro un du Medef. " Le patron du Medef demande une "multimédication". "Il faut arrêter de prendre de l'aspirine et passer aux antibiotiques et à la cortisone. Il existe des mesures simples à prendre tout de suite: plafonnement des indemnités prud'homales, CDI sécurisé, simplification du travail le dimanche et en soirée", assure Pierre Gattaz.
Le programme du Front national, comme celui du Front de gauche, "n'est tourné ni vers l'avenir, ni vers la compétitivité."

Ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot, a soutenu son successeur, Pierre Gattaz dans ses critiques sur le programme économique du Front national. Elle est même allée plus loin: "le programme économique du Front national est catastrophique, mais c'est la conception qu'il a de notre pays et de l'homme qui est un danger pour chacun d'entre nous".

dimanche 9 juin 2013

Changement socialiste: "Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps"

Après 2012: Touraine foule la doxa PS aux pieds

"Tout le monde devra participer" à l’effort

Mythe...
Hollande avait été élu sur la retraite à 60 ans...

Mais quand la ministre des Affaires sociales et de la Santé évoque la prochaine réforme des retraites,
la gauche se sent flouée. 
La ministre de Hollande est formelle, en effet, et la base éléctorale de Hollande en est toute retournée, au premier rang de laquelle, les fonctionnaires !

Touraine aligne d'insupportables éléments de langage
"La réforme des retraites ne peut pas être une réforme purement comptable. Il faudra proposer des mesures de justice et déquité. Nous savons [maintenant] que des efforts sont nécessaires, mais ils devront être partagés par tous. Et c’est cela une réforme juste"... 
Qu'est-ce qui manque à l'arsenal sémantique: et ça va passer dans l'opinion, ce foutage de gueule ? 
Faites chauffer la vaseline médiatique...

Quand on découvre qu'au PS, faire de la pédagogie signifie ré-éduquer

... et réalité !
Elle continue de défendre la piste de l'allongement de la durée de cotisation : "Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps. C’est une mesure plus juste que d’autres."

Dans son immense "bravitude", Touraine passe le mistigri aux partenaires sociaux

"Cette option sera sur la table de la concertation avec les partenaires sociaux, tout comme sera sur la table la situation des femmes, de ceux qui ont eu des métiers plus pénibles ou des carrières hachées"...


Marisol Touraine mobilise les anti-européens français

La ministre de Ayrault  estime en outre que "Bruxelles n’a pas à nous dicter le contenu de nos politiques".
Diviser pour régner, au détriment de l'idée européenne et de la paix sociale en France.

vendredi 2 novembre 2012

Pécresse et Lienemann demandent "un cap" clair à Hollande

Hollande met la gauche du PS et l'UMP d'accord !
Lienemann (PS) ne voit pas assez de "lisibilité du cap stratégique" de l'exécutif

Proche de Benoît Hamon et d'Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, a soulevé vendredi la "question de lisibilité du cap stratégique" de l'exécutif qui doit "se ressaisir".
Sur Radio Classique et Public Sénat, l'élue de Paris, une des principales voix de la gauche du PS (près de 30% au Congrès de Toulouse), a commenté: "Il y a une question de lisibilité du cap stratégique suivi par François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault".

Lienemann, porte-parole du ministre-délégué de Ayrault ?

Selon les membres de son courant, dont Benoît Hamon, "les discours sur les 3% de déficit (en 2013) ne peuvent pas faire office de stratégie, visible pour nos concitoyens, de relance de la croissance, de lutte pour la ré-industrialisation".

"Il y a un manque de visibilité sur comment on va atteindre les objectifs de croissance et d'emploi", a-t-elle expliqué. Pour eux, cela ne se résume pas à une question de pédagogie, mais il s'agit "d'éclairer où on va, au-delà du budget" ou des "premières mesures très positives", comme les emplois d'avenir, lancé justement par Hamon le 1er novembre, malgré l'absence de fonds et d'interlocuteurs publics 
(lien PaSiDupes : "Jour J des "emplois d'avenir" ...à venir "), et la retraite à 60 ans (lien PaSiDupes : " Retour sous conditions à la retraite à 60 ans aujourd'hui ").

"Il y a aussi un problème politique : pour que la gauche réussisse, il faut que la gauche soit rassemblée", a plaidé Mme Lienemann. "Il faut constituer une dynamique de rassemblement et moi, je prône l'organisation très rapide d'un comité de liaison permanent des forces de gauche".

Interrogée sur la chute de l'exécutif dans les sondages, elle a observé que "cela arrive très vite. Il faut rappeler que l'élection s'est faite à assez peu de voix. On a été tous à gauche très heureux de cette élection, mais il ne fallait pas négliger le fait que l'écart de voix entre François Hollande et Nicolas Sarkozy n'était pas considérable et qu'on vit dans une période d'extrême crise" qui se traduit par "une espèce de fatalisme".
"J'attendais une chute assez rapide, pas à ce point, c'est vrai que là, il faut se ressaisir", a encore asséné la sénatrice.


Pécresse (UMP) juge qu'"il n'y a pas de cap" du tout 

Elle exige "un virage économique immédiat "
Valérie Pécresse, ex-ministre UMP du Budget, a observé vendredi qu'il n'y a "pas de cap" fixé par l'exécutif.
Sur RTL, la députée des Yvelines et  a assuré : "il n'y a pas de cap gouvernemental, et notamment pas de cap économique". Pour elle, "M. Hollande se comporte en comptable, pas en garant de la croissance économique du pays et en garant de l'emploi".

Le soutien de François Fillon accuse Hollande
"Aujourd'hui, nous avons besoin d'un cap économique", a insisté la responsable UMP qui demande "un virage économique immédiat pour ranimer la croissance". "J'accuse le gouvernement de dissimulation, sur la gravité de la crise et sur les solutions pour s'en sortir", a lancé Valérie Pécresse.

François Hollande est le "maillon faible"de l'exécutif 
Interrogée sur le "problème Ayrault", elle a répondu : "je crois, moi, que le maillon faible, aujourd'hui, c'est François Hollande. Parce que sous la Ve République, c'est le président qui fixe le cap, qui est la boussole".

Elle a une nouvelle fois exhorté le chef de l'Etat à "donner le cap de la croissance, de l'emploi, de la compétitivité, d'une France qui a confiance en elle-même et ne se met pas à dos l'Allemagne".

Mardi, au lendemain de la remise du rapport Gallois sur la compétitivité , le gouvernement se réunira en séminaire à Matignon pour arrêter ses décisions qui seront annoncées le soir même par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.



jeudi 1 novembre 2012

Retour sous conditions à la retraite à 60 ans aujourd'hui

Avec le risque d'augmentation du travail au noir


Le décret relatif au départ anticipé, au titre des carrières longues, est paru le 3 juillet 2012 (décret n°2012-847 du 2/07/2012).


Encore une promesse coûteuse de Hollande

La retraite anticipée à 60 ans, réforme phare du quinquennat de François Hollande, entre en vigueur dès ce jeudi 1er novembre. Seuls les assurés justifiant de la durée d'assurance cotisée requise pour leur génération, et ayant commencé à travailler avant 20 ans, sont concernés, contre 18 ans auparavant.

De nouvelles règles de calculs
Pour être éligible au départ anticipé en retraite, le décret paru le 2 juillet dernier requiert, en plus d'avoir commencé à travailler tôt, une durée de cotisation suffisante, soit au moins 41 ans et un trimestre pour les générations 1953 et 1954, et 41 ans et demi pour ceux nés en 1955 et 1956. 
Désormais, les accidents et interruptions de carrières seront pris en compte. Pour les victimes d'une perte d'emploi au cours de leur vie professionnelle, deux trimestres chômés seront pris en compte dans le calcul du nombre d'annuités. De même, pour les mères de famille, deux trimestres de congé maternité, s'ajoutant aux quatre trimestres pouvant être validés au titre des arrêts maladie, seront désormais intégrés dans le calcul.



Un Retour à 60 ans entièrement financé, assure le gouvernement

La mesure devrait concerner un peu plus de 110.000 personnes chaque année

Lors de la présentation du dispositif, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait estimé le coût de la mesure à 1,1 milliard d'euros en 2013 et 3 milliards en 2017, pour les régimes généraux. Depuis, son coût aurait été revu en baisse. Dans tous les cas, la dépense serait intégralement financée par une augmentation des cotisations sociales 'retraite', qui s'établira pour la première année à 0,1 point pour les salariés et 0,1 point pour les employeurs.

Les jeunes bénéficiaires pourront occuper leur temps à arrondir leurs fins de mois au "black"
On n'avait pas encore assez de parasites ?

Le pouvoir socialiste encourage ainsi le travail non déclaré qui pénalise le marché de l'emploi, sans rapporter aux caisses de l'Etat, ni contribuer à l'aide sociale aux plus défavorisés.

Le jeune retraité constituera désormais un gisement de main d’oeuvre bon marché. 
Sa rémunération le valorisera et deviendra une forme de reconnaissance nécessaire pour l’aider à ne pas perdre confiance en lui, mais le complément de revenus dans cette filière parallèle et souterraine ne sera pas déclaré et donc déloyal envers les jeunes que le candidat F. Hollande promettait d'aider. 
Pour les uns, le travail dissimulé permet de joindre les deux bouts ou simplement de mettre un peu de beurre dans les épinards. Pour les autres, c'est du pain noir.


mardi 5 juin 2012

Le gouvernement Ayrault consulte pour n'avoir pas à agir

La "réunionite" commence  à indisposer les syndicats 


Les partenaires sociaux se sont à nouveau retrouvés mardi à Matignon 



Bla-bla-bla
et serrements de mains !


Ils préparent cette fois l'ordre du jour de la conférence sociale les 9 et 10 juillet ... 

Les responsables des cinq organisations syndicales représentatives - CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC - et des trois patronales - Medef, CGPME, UPA -, sont arrivés un par un à l'hôtel de Matignon peu avant 15H00 pourcette rencontre.

Les ministres Marisol Touraine (Affaires sociales), Marilyse Lebranchu (Fonction publique), Arnaud Montebourg (Redressement productif) et Michel Sapin (Travail) sont eux aussi présents, autour du Premier ministre.

Les Français attendent toujours que le gouvernement annonce un coup de pouce pour le SMIC et les modalités d'un retour partiel à la retraite à 60 ans.

Depuis qu'il les a reçus séparément il y a seulement une semaine, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne peut plus se passer d'eux. Il a eu besoin des syndicats et des organisations patronales pour mettre au point une "conférence de méthode" sur les moyens d'aborder les grands thèmes du sommet que seront l'emploi, le pouvoir d'achat et la protection sociale.

La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, a rappelé le gouvernement à la réalité en plaidant pour l'ajout d'un volet économique à la future conférence, "pour bien évaluer ce qu'il est possible de faire sur un certain nombre de réformes envisagées par le gouvernement". 

Le MEDEF déplore l'absence de concertation sur les retraites.

Pour Force Ouvrière (FO) Jean-Claude Mailly  a dit commencer à saturer de concertation et être impatient de voir le gouvernement passer de la "réunionite" aux actes...

La question de la compétitivité des entreprises françaises est restée au point mort 

Or, les plans sociaux se multiplient depuis la présidentielle.

Mélenchon a approuvé la mise sous surveillance de 36 entreprises en danger, tout en estimant que le gouvernement devrait aller plus loin avec " au moins une mesure d'urgence : le moratoire sur tous les licenciements ".
La revalorisation du salaire minimum, le SMIC, à 1700 euros, demandée par les communistes de la CGT et Jean-Luc Mélenchon pour le Front de gauche, ce n'est plus pour maintenant ! Pascal Debay, membre de la commission exécutive de la CGT, a indiqué à l'Humanité attendre un "geste fort" de François Hollande. "La problématique des bas salaires continue de se poser de façon dramatique, en particulier pour de nombreux salariés précaires. La moitié des salariés à temps complet gagnent moins de 1500 euros. Notre revendication est de porter le Smic à 1700 euros brut. Ce qu’on attend comme geste fort de M. Hollande, c’est une revalorisation dans les semaines ou les mois qui viennent, qui permette d’atteindre ce seuil."

La concertation risque fort de crisper sur les deux premières annonces sociales.

Sur les modalités d'un retour partiel à la retraite à 60 ans, le gouvernement doit adopter un décret mercredi en conseil des ministres. Quelques 100.000 personnes qui ont commencé à travailler à 18 ou 19 ans et qui ont suffisamment cotisé sont concernées.

Les syndicats réclament qu'il en soit de même pour les périodes de chômage, ce qui serait beaucoup plus coûteux, et le retour de l'allocation équivalent retraite, une prestation pour les seniors ayant suffisamment cotisé mais qui, faute d'avoir atteint l'âge légal, ne peuvent toucher leur retraite.

Pour réduire la dette publique, le nouveau dispositif, dont le gouvernement s'est engagé à limiter le coût à cinq milliards d'euros, pourrait prendre en compte l'intégralité des congés maternité pour les femmes, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. 

S'agissant du SMIC, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, est très conciliant, souhaitant que sa hausse soit "la plus proche possible de 5%". Il reste dans les limites que Jean-Marc Ayrault a d'ores et déjà fixées vendredi:  la hausse, "juste et mesurée", selon lui et sans contestation donc, se situerait sous ce seuil.

Il s'agit, selon lui, de ne pas déstabiliser les entreprises, notamment les PME. Avec une hausse de 5%, des centaines de milliers d'emploi risquent de disparaître", a averti mardi Jean-François Roubaud, président de la CGPME.
"Pour moi, ce serait zéro coup de pouce", a-t-il ajouté en réponse à une question des journalistes sur un niveau de hausse qui lui paraîtrait raisonnable.
Et aucun élu socialiste n'est plus venu polémiquer sur ce niveau, en définitive décidé d'autorité. 

On fait désormais valoir à gauche qu'une forte hausse du SMIC mettrait aussi à mal les finances de l'Etat, avec ses répercussions sur la masse salariale de la fonction publique au sens large (Etat, collectivités, hôpitaux) - quelque 890.000 agents sont au niveau du salaire minimum - et surtout les allègements de charge sur les bas salaires.

Gorge profonde, Mélenchon avale des couleuvres

«" L'augmentation que propose Jean-Marc Ayrault est bonne à prendre, c'est 46 centimes d'euros de l'heure », a dit M. Mélenchon interrogé sur Europe 1. Le Premier ministre a annoncé vendredi matin que la hausse serait de moins de 5%. Le leader du PG s'est basé sur ce pourcentage pour son évaluation, soit 5% du Smic horaire brut qui est de 9,22 euros.

L
a gauche a cessé de suspecter l'INSEE
Dans un rapport sur ces allègements récemment publié par Les Echos, l'inspection générale des Finances a ainsi chiffré à 1,4 milliard d'euros l'augmentation de l'enveloppe que provoquerait un coup de pouce du SMIC de 1,5 point au-dessus de l'inflation annuelle, estimée pour l'étude à 2,25%.

L'opposition y trouve ses premiers arguments. 
Dans un entretien publié mardi par Les Echos, le rapporteur général du Budget dans l'Assemblée nationale sortante,  Gilles Carrez, déclare ainsi que la hausse du SMIC "joue contre l'emploi".

Le député UMP du Val-de-Marne estime qu'avec le SMIC, la hausse des cotisations nécessaire au financement des retraites à 60 ans, l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire et la fin du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les socialistes ont engagé en un mois 20 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires pour les cinq prochaines années.

A la question de savoir si le gouvernement pourra atteindre ses objectifs de baisse des déficits par des hausses d'impôts concentrées sur les plus riches, il répond : "Je n'y crois pas. La plupart des mesures fiscales du programme PS sont surévaluées."

mardi 29 mai 2012

Ayrault fait son show social

Le nouveau gouvernement face aux engagements sociaux du candidat Hollande

DH (dirham marocain); euro en France
Sans majorité, le premier ministre Jean-Marc Ayrault amusera la galerie en ouvrant aujourd'hui ses premières consultations officielles avec les huit organisations syndicales et patronales représentatives. 

Il tentera de mener à bien les importantes réformes structurelles promises au cours du quinquennat et répondre rapidement à deux promesses coûteuses :   remettre à plat l’ensemble des éléments de la réforme des retraites de 2010   et augmenter le salaire minimum (SMIC).

Le calendrier s'étale sur deux mois 
Jean-Marc Ayrault a prévu de recevoir chaque organisation séparément pendant une heure. 
Ces consultations seront suivies d'une petite conférence à Matignon, début juin, pour préciser les chantiers à ouvrir, confirmant ainsi que les 60 engagements du candidat Hollande n'étaient que du vent.

Ce qui est déjà présenté comme une "grande conférence sociale"  se tiendra en grande pompe à l'Elysée avant le 14 juillet.
L'emploi, la compétitivité, la formation professionnelle, le contrat de génération -idée phare du candidat en campagne-, les salaires, les conditions de travail, l'égalité salariale hommes-femmes et la réforme des retraites que Jospin avait craint de lancer,  feront partie de ces chantiers, a d'ores et déjà annoncé le Premier ministre, qui mettra ainsi deux mois avant de prendre  les mesures pour les Français qu'exigent la situation économique internationale et l'état d'endettement du pays.

Après une période de parti-pris politiques des syndicats à l'encontre de l'ex-président Nicolas Sarkozy, les organisations syndicales affichent leurs a priori  favorables au dialogue social que la plupart avaient jusqu'ici refusé. Mais pour ne pas se résumer à une "grand-messe", la négociation devra "se décliner ensuite ministère par ministère", a prévenu le leader de FO, Jean-Claude Mailly.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dont le syndicat avait déjà appelé à "battre" le président sortant Nicolas Sarkozy, avait ensuite annoncé clairement mardi 1er mai sur Europe 1 qu'il voterait pour le candidat socialiste François Hollande au second tour de la présidentielle.


A Matignon, J.-M. Ayrault sera soutenu par quatre ministres, Marisol Touraine (Affaires sociales), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Michel Sapin (Travail) et Marylise Lebranchu (Fonction publique).

Alors que se précisent les craintes de plans sociaux, Laurence Parisot, la patronne du MEDEF veut "convaincre" le gouvernement "d'amender" le "coup de pouce" promis au SMIC, que FO et la CGT souhaitent très "sensible". 

Jean-Luc Mélenchon, le candidat des communistes, avait fait miroiter 1700 euros... 
Cette hausse aurait des effets positifs sur la consommation, donc sur la croissance, assurait le candidat du Front de gauche, tandis que les analystes responsables lui opposaient les risques de destructions d'emplois et de perte de compétitivité.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze expliquer les effets pervers d'une hausse du SMIC:




Mais, "lutter contre les licenciements, c'est d'abord favoriser l'embauche, et donc éviter toute mesure économique et sociale qui freine les embauches", a  répété Laurence Parisot dimanche, visant notamment le décret en préparation sur les retraites pour permettre de partir à 60 ans à ceux qui ont commencé à travailler tôt.

Ce dossier divise aussi syndicats et gouvernement
Ayrault-Hollande relancent
le "débat participatif"...
La supercherie réside dans l'exigence dissimulée à ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans: Hollande exige qu'ils aient cotisé suffisamment - 41 ans - pour partir à la retraite dès 60 ans et à taux plein. Sachant que le coût de la mesure s'élèverait à 1 milliard d’euros en 2012 et 5 milliards en 2017 et que, pour financer cette mesure, le gouvernement devrait augmenter de 0,1 point par an les cotisations vieillesses, l’équipe Hollande clamait pourtant que les périodes prises en compte dans la durée cotisée seraient le service militaire (dans la limite d'un an), les congés maternités, les arrêts maladies et les accidents de travail (un an maximum cumulé). Mais les syndicats considèrent que le compte n'y est pourtant pas et réclament d'inclure également les périodes de chômage.

Beaucoup de démagogie et de déception

La mesure, qui fera l'objet d'un décret, devrait seulement concerner " autour de 100.000 personnes " par an, a admis Jean-Marc Ayrault sur RTL, nettement moins donc que les " 130.000 à 150.000 " évoqués dans la période des mensonges de campagne. Ils seraient moins d'un nouveau retraité sur six dans le secteur privé. La mesure s'appliquerat aussi à la fonction publique, mais la population concernée devrait y être encore plus faible.



La concertation annoncée sera un premier test pour le gouvernement Ayrault.
Hollande devra arbitrer...



vendredi 18 mai 2012

Ayrault et Royal taclent Peillon sur les rythmes scolaires


Ayrault promet une "concertation" sur les rythmes scolaires et la semaine de cinq jours


L'AFP zappe Peillon 



Le ministre de l'Education  
reçoit des coups
de règle sur les doigts


Ayrault, ex-professeur d'allemand, rappelle l'élève Peillon à l'ordre

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, réagissait pourtant au faux-pas de son ministre de l'Education.

Très déterminé, Vincent Peillon avait annoncé jeudi sur France Inter le retour à la semaine de cinq jours de classe en primaire "pour la rentrée 2013", ajoutant que "ce n'est pas le plus simple, mais nous le ferons". Le ministre avait même précisé qu'il reviendrait aux collectivités locales de fixer la "cinquième journée" au mercredi matin ou au samedi matin.
C'était clair et net, mais non sans bavure.

La méthode de la dénonciation

Un couac dans le concerto de Matignon

Lors du premier Conseil des ministres, hier jeudi, François Hollande et Jean-Marc Ayrault avaient demandé à leur équipe de faire preuve d'une "solidarité sans faille" vis-à-vis des décisions prises par le gouvernement, mais l'élève Peillon ragardait par la fenêtre et le premier lâchage est venu  de la rapporteuse, Marie-sEGOl'haine Royal.

L'ex-ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Jospin a cafardé   jeudi et l'annonce et la méthode de Vincent Peillon: "Une décision comme ça ne se décide pas tout seul," a-t-elle sanctionné. 
L'ex-candidate à la présidentielle est en effet brouillée depuis 2009 avec Vincent Peillon et elle est partie  à la charge. "Je pense que la journée d'une passation de pouvoirs, ce n'est pas le moment de faire des annonces (…) C'est la démonstration qu'il faut faire très attention dans les annonces gouvernementales et respecter, comme l'a demandé Jean-Marc Ayrault et comme c'est inscrit dans la charte de déontologie, les démarches de consultation sur des sujets extrêmement sensibles qui mettent en cause beaucoup de choses", a estimé la présidente de Poitou-Charentes sur le départ. 

L'ex-concubine de Hollande piège les ministres au radar


Gouvernement Deutsche Grammophon ?

Désirdavenir Royal, la prochaine locataire présumée du perchoir de l'Assemblée nationale,  a encore accablé le professeur Vincent Peillon. 
"Une décision comme ça ne se décide pas tout seul par un ministre. Il y a un Premier ministre, qui s'appelle Jean-Marc Ayrault et qui arbitre les choses", a-t-elle encore lancé.


Le discours de la méthode 

Thèse : "Vincent Peillon a eu raison de rappeler que c'était une priorité", a jugé Ayrault. Et pour lui, le ministre n'aurait fait que rappeler que c'était un "chantier, une priorité". Mais le premier ministre a également réprouvé l'initiative de son ministre, en promettant vendredi sur France Inter une "concertation" avec enseignants et parents d'élèves sur la question des rythmes scolaires et de la semaine de cinq jours, à l'issue de laquelle un "arbitrage" sera rendu.

Anti-thèse : "La méthode, c'est la concertation", a rappelé le maître de l'école Matignon.
"Il y aura une concertation avec les enseignants, les parents d'élèves, les professionnels, tous ceux qui ont leur mot à dire et puis à la fin de cette concertation, il y aura un arbitrage, je le prendrai, pour que l'objectif principal soit respecté", a répété le chef du gouvernement à la presse.

Synthèse: la méthode de la "gauche molle
Faire travailler les autres et ramasser les dividendes...
Ils ne seront responsables de rien, puisqu'ils n'auront décidé de rien !


Les media militants diffusent la bonne parole

Vendredi à propos du décret sur le retour à la retraite à 60 ans dont  bénéficieront seulement 130.000 salariés, il s'est encore étendu sur le sujet à l'ordre du jour. La presse aux ordres a intégré cet élément de langage et le propage à longueur de colonnes et de bulletins radios depuis deux jours.

Le premier-ministre meuble

La "Voix de son Maître" a rappelé l'engagement du chef de l'Etat 
Il correspond  à permettre le départ à 60 ans, à taux plein, pour les salariés ayant cotisé 41 années. "Simplement avant de rédiger le décret, les partenaires sociaux le souhaitent et nous aussi, il y a une concertation, elle va commencer tout de suite", a-t-il enchaîné, ajoutant que le gouvernement entendait signer ce décret avant l'été.

Deuxième "élément de langage": " on travaille pour ça 
Les membres du gouvernement ont commencé à s'agiter, tel Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, qui est allé serrer des mains dans les rangs de la police de banlieue, hier à Noisy-le-Sec. Sous le regard complice des caméras.

Le cache-misère
"Là encore c'est la même chose, c'est la même méthode. J'ai demandé à (la ministre) Marisol Touraine (...) d'engager la concertation avec les partenaires sociaux avant de rédiger définitivement le projet de décret", a déclaré le chef du gouvernement. 
Mais Ayrault a aussi découvert les contraintes budgétaires
Il a promis que "toutes les décisions prises" seraient "financées". Comme on lui demandait sur France Inter qui exactement bénéficierait de cette mesure, qui correspond à un engagement de campagne de François Hollande, J.-M. Ayrault a mis en avant son souci de "concertation". 
Une idée fixe, décidément. Et premier signe de sénescence chez ce "jeune" sexagénaire ? 

Sous le cache-sexe, les bourses plates

Déjà que dans l'argot de plusieurs sociétés arabes "Aïro" (Ayrault) est synonyme de pénis, les prestations orales du premier ministre de la "gauche molle" font de Hollande un chef d'orchestre à vent où les flûtes ne sont que traversières et où aucune ne peut s'ériger en solo. 

Interrogé sur l'existence d'une marge de manoeuvre, Jean-Marc Ayrault a assuré que cela correspondait à "l'esprit du gouvernement".
"Après, en fonction des contraintes financières aussi, parce qu'il faut dire la vérité aux Français (...), un arbitrage sera pris, je prendrai une décision. Mais une concertation doit être préalable à ce sujet", a affirmé Ayrault, rappelant qu'il allait demandait un rapport "extrêmement précis" de la Cour des comptes d'ici le 1er juin sur l'état des finances publiques. "Toutes les décisions qui vont être prises (...) seront financées. C'est à dire une dépense supplémentaire et une économie de l'autre côté", a-t-il promis.
Pas d'économies, pas de dépenses.