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dimanche 22 septembre 2019

Le gouvernement formate les députés LREM sur l’immigration

​Le pouvoir soumet sa majorité à un cours accéléré sur le dossier immigration

Une cinquantaine de députés sera reçue au ministère de l'Intérieur pour y recevoir clé en main les réponses aux questions relatives à l'immigration

Beaucoup de bruit pour rien:
Macron a déjà annoncé un combat perdu d'avance
Une semaine avant le début du débat voulu par Macron, les élus se préparent à nous tenir tous le même discours fait d'éléments de langage servis par le gouvernement. L'exécutif redoute en effet les couacs et tente de parer aux bavures. L'important n'est donc pas pour lui de dialoguer, mais d'éviter de laisser transparaître les divergences qui se sont fait jour jusqu'à l'intérieur de la majorité.
"Sur l’immigration, il y a plusieurs lignes qui coexistent au sein même de la garde rapprochée du président, entre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, son adjointe, Anne de Bayser, et le directeur de cabinet du président, Patrick Stzroda", avoue un proche du palais. C’est dire si Jupiter marche sur la braise.

Le débat annoncé sur l’immigration et la position de fermeté adoptée par le chef de l'Etat visent surtout à grappiller quelques électeurs à la droite. 
D'une part, il ne s'ouvre que lundi prochain et, d'autre part, la majorité a besoin de serrer les rangs et de se mettre en ordre de bataille dès ce début de semaine. L'Elysée et Matignon éprouvent la nécessité de déminer, de ne rien laisser au hasard et ils vont préparer les députés à cette phase difficile et très sensible de l'acte 2 du quinquennat, dans ce qui constitue un véritable cours accéléré d'urgence.

Cela commence dès lundi après-midi : le groupe des cinquantaine députés s'est spécialisé dans l'immigration et aura l'insigne honneur d'être reçus place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, pour un brief solennel sur les questions d'asile, de regroupement familial et de reconduite aux frontières. Cette formation courte - on nous dira dense et intense - s'adresse à des élus qui connaissent parfois très mal le sujet de l'immigration.

Ces élus auront l'avantage d'entrevoir Edouard Philippe

Mardi soir, il y aura une réunion de groupe exceptionnelle en présence de Christophe Castaner et d'Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat et spécialiste des migrants "dublinés". 
Au parti, un bureau exécutif de La République en marche sera même consacré au sujet de l'immigration, mercredi soir.

Point faible du régime d'asile en Europe, les "dublinés" sont ces migrants qui doivent déposer leur demande d’asile dans le pays qui les a contrôlés en premier, comme le prévoit le règlement dit "de Dublin", mais son application amène à des situations très complexes à gérer pour les Etats membres, lesquels ne parviennent pas à s’accorder sur sa nécessaire réforme.
Il y aurait près de 600.000 'dublinés' dans l’UE, dont 300.000 en France. Beaucoup arrivent d’Allemagne, qui a fait sa pub humaniste et humanitaire, mais aussi le tri entre réfugiés du conflit irako-syrien et migrants économiques, déboutant 432.000 demandeurs d’asile. "Les expulsions Dublin sont partout en augmentation depuis la fin de 2016", note le site Asylum information Database (Aida). Mais la France transparente de Macron ne communique pas sur le sujet. 

"Il faut éviter les rumeurs et les approximations", se justifie-t-on dans l'entourage du premier ministre.
Matignon prépare d'ailleurs un vademecum, ou anti-sèches, appelées "document de synthèse", remis à tous les députés avec des chiffres incontestables, puisqu'on peut leur faire dire tout ce qu'on veut.
Edouard Philippe en personne recevra des élus, mais seulement certains, pour préparer les orientations et faire en sorte que chacun arrive avec le même diagnostic lundi prochain. Pour cette séquence, l'exécutif veut à tout prix éviter des polémiques dans le débat de fond voulu par le chef de l'Etat: la doctrine Macron.
Avant lui, Lénine avait endoctriné sa jeunesse dans son "Union des jeunesses léninistes communistes" (Komsomol) et pouvait se targuer de "manifestations spontanées"... Nous seront gratifiés d'argumentaires spontanés.

jeudi 15 mars 2018

Macron suce le sang des retraités

Macron, interpellé par des retraités : 
"Vous nous avez vraiment pompés !" 

Les retraités manifestent ce jeudi pour dénoncer la hausse de la CSG et défendre ainsi leur pouvoir d'achat

Son stock de lingettes est-il bien toujours dispo dans sa voiture ?
A Tours, Emmanuel Macron a tenté de déminer, renouvelant un appel déjà mal reçu des retraités "à un peu de patience", preuve que son écoute est défaillante et que sa réflexion ne progresse pas.

Le président autiste a été apostrophé par de nombreux retraités présents pour l'accueillir mercredi au centre de formation des apprentis (CFA) des Compagnons du devoir et du Tour de France à Tours. Il a dû leur consacrer quelque minutes, devant les caméras et les photographes.

"J'ai 80 ans aujourd'hui", "démarre une petite dame", écrit, avec condescendance, la petite journaliste du Figaro, Marion Mourgue. "J'aimerais bien que vous me baissiez ma CSG." 
Ce qu'on va faire, c'est qu'on va vous baisser votre taxe d'habitation", lui répond le président, l'embrassant pour son anniversaire... Selfie en prime ?

- Une contestatrice moins impressionnable repart à l'assaut de la citadelle : "Ça, c'est pas pour tout le monde" 
"Si on va le faire pour tout le monde!", prétend Emmanuel Macron, à une muance près de cheveu blanc : "simplement, on va le faire par tranches. On baissera d'un tiers à la fin de l'année, simplement ça vient pas en même temps, donc c'est ça, il faut un peu de patience [si la mort peut attendre]. Après, c'est vrai qu'au-dessus de 1.200 euros, on a augmenté la CSG". 

- Là, vous nous avez vraiment pompés !", lance la récalcitrante. 
"Non, c'est pas vrai !", lui lance l'insolent quadra. 
"Ah bas les retraités, dites donc.. On a travaillé toute notre vie", se défend la harcelée de l'Etat macronien. 
"Mais vous avez travaillé toute votre vie pour quoi ? 
Pour avoir une retraite", maintient-elle. 
"Non! Si vous regardez le système français tel qu'on l'a, vous avez travaillé toute votre vie pour payer la retraite de vos aînés, polémique l'ex-banquier. C'est un système qui marche comme ça (...) : votre retraite, c'est les jeunes qui vont la financer, c'est les actifs actuels", argumente Emmanuel Macron, hermétique à la situation de ses aîné-e-s.

"La CSG, on ne l'a pas faite pour vous pomper"

Car pomper n'est sucer le sang, dira Edouard Philippe.
C'est susciter, assure Macron.

Les personnes âgées pour "remettre l'économie en marche"...
"J'ai beaucoup de respect pour les personnes âges et les personnes qui sont à la retraite, assure maître Corbeau, mais je suis aussi obligé de remettre en marche l'économie du pays. Et la CSG, on ne l'a pas fait pour vous pomper, comme vous dites. On a baissé de trois points toutes les cotisations salariales [des actifs]. Donc, tous ceux qui travaillent touchent plus pour qu'ils gagnent plus [y a un bug ?] par le travail et que ça redémarre plus vite, pour qu'ils puissent VOUS payer les retraites"Une démonstration fallacieuse, car les retraités ont eux-payé pour leurs propres aînés du temps de leur vie active ...
"En attendant, on n'est pas content", maintient la retraitée, attachée à son pouvoir d'achat. 
"Ca fait jamais plaisir, bien sûr, mais je l'assume", répète Jupiter, à bout d'arguments.

"Ceux qui sont des petits retraités n'ont pas vu leur taux de CSG augmenter", réplique le bonimenteur à une troisième acharnée. Ni leur pension...

VOIR et ENTENDRE Macron assurer que c'est lui qui fait "cet effort pour ceux qui travaillent" :


Le temps du visiteur parisien imparti au dialogue de sourds est alors terminé.
"Je vous demande un petit effort pour m'aider [jouez violons !] à relancer l'économie et les actifs. C'est pour les jeunes, ose-t-il opposer aux seniors qui aident souvent leurs enfants et petits-enfants à boucler les fins de mois (...). 

Vous vous verrez la baisse d'un tiers de la taxe d'habitation à l'automne, et un tiers l'année prochaine et un tiers après. Si Dieu vous prête vie... La taxe d'habitation on va la supprimer pour tout le monde. (...) Certains vont être gagnants tout de suite", conclut le chef de l'État. Ce sera en fait pour 2020 et "simplement" pour 80% des Français...

Autant d' "éléments de langage" repris jeudi matin par l'ensemble des ministres dans les matinales ce jeudi, à commencer par les polyvalents Sébastien Lecornu (ex-UMP, théoriquement dédié à la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement) et Jacqueline Gourault (centriste du MoDem, chargée de la formation et des élus, et que la charge du "dossier corse" n'occupe visiblement pas à plein temps), mobilisés pour ce bourrage de crâne : argumentaire à retrouver dans Le Figaro... 

mardi 20 juin 2017

Jungle de Calais: des migrants illégaux provoquent la mort d'un conducteur de camion

"Un accident provoqué par un barrage de migrants illégaux cause la mort d'un conducteur de camion sur l'autoroute A16"

C'est ce que vous ne lirez pas dans les media

"Le conducteur d'un camion est mort dans la nuit de lundi à mardi dans un accident provoqué par un barrage de migrants sur l'autoroute A16", écrit en effet l'AFP, reprise en boucle par les journalistes en salle de presse, copieurs-colleurs et donc paresseux, mais qui revendiquent néanmoins l'étiquette de "presse de qualité". En charge de la diffusion des éléments de langage gouvernementaux, l'agence fait aussi de la rhétorique et privilégie ainsi la conséquence sensationnelle ("une première dans le Calaisis depuis le début de la crise migratoire en 2014") contre la cause plus sujette à polémique dérangeante pour le pouvoir qui refuse le débat sur les migrants clandestins.

Dans le style sensationnel, un "détail" important est également  évacué.
Qui est l'"auteur" de l'accident ? "Le conducteur d'une camionnette immatriculée en Pologne a percuté vers 03h45 l'un des trois poids lourds bloqués par ce barrage artisanal [sic] sur l'autoroute A16, à hauteur de Guemps, à 15 km de Calais, selon l'AFP. 
Photo published for Un barrage sur l’A16 tourne au drame : un chauffeur décédé

Cette fois, la conséquence est trop horrible. "Son véhicule s'est alors embrasé, a indiqué la préfecture dans un communiqué." L'AFP ne précise pas que le conducteur a péri calciné dans le brasier...
L'identité du conducteur n'a pu être encore déterminée, "compte tenu de l'état du corps", a précisé - avec une honorable pudeur - "la préfecture qui n'a pas souhaité faire davantage de commentaires"...
"Mort du conducteur d'une camionnette en marge d'un barrage de migrants, circulation coupée sur l'A16, [...] dans l'un des ralentissements provoqués par des migrants" selon francetvinfo. La marge est plus mortelle qu'un barrage, lequel ne provoque qu'un simple ralentissement... 
Parce que la France repentante a un passé colonial avec l'Erythrée ?

Le barrage criminel est évoqué une nouvelle fois, incidemment.
Neuf migrants de nationalité érythréenne ont été interpellés dans l'un des poids lourds bloqués par le barrage et placés en garde à vue. De source policière, ils sont poursuivis pour "homicide involontaire", "entrave à la circulation" et "mise en danger de la vie d'autrui". La PJ a été saisie de l'affaire.

L'autoroute a alors été fermée et une déviation a été mise en place, qui était saturée tôt mardi matin.
Elle a rouvert à 07h00, sur une file dans le sens Dunkerque-Calais, une fois le corps du chauffeur et le premier poids-lourd dégagés. La circulation a été rétablie depuis plus longtemps dans l'autre sens.

La presse en salle de presse n'avait pas été informée du retour des migrants...

L'indécent parti-pris de l'AFP.
L'installation de barrages artisanaux dans le Calaisis, principalement la nuit, par des migrants désespérés afin de ralentir des camions en partance pour l'Angleterre et de tenter de se cacher à l'intérieur, était quasi-quotidienne lorsque la "Jungle", qui s'était formé au printemps 2015, dans la foulée d'un retour d'une forte présence de migrants [illégaux] en 2014, existait encore. 

Quand ça reprend, peut-on vraiment dire que ça a cessé ?
Cette pratique avait cessé avec le démantèlement du bidonville en octobre 2016, mais elle a progressivement repris depuis fin mai et le retour marqué des migrants dans le Calaisis. Alors qu'ils étaient principalement érigés sur la rocade portuaire du temps de la "Jungle", désormais ultra-sécurisée, ils sont aujourd'hui cependant pour l'essentiel concentrés sur l'autoroute.

Ainsi, dans la nuit de dimanche à lundi, vers 04h00, des réfugiés avaient une nouvelle fois créé un barrage ["artisanal" ?] de troncs d'arbre et de branchages, à peu près au même endroit que la nuit dernière sur l'autoroute A16 à hauteur de l'échangeur 49/50, selon la préfecture du Pas-de-Calais. Il avait "rapidement été retiré par les policiers et les agents de la DIR" et un poids lourd avait "fait l'objet de jets de pierres". 

Entre 400 migrants, selon la préfecture, et 600 selon les associations, vivent aujourd'hui à Calais et dans ses environs dans des conditions précaires, toujours dans l'espoir de rallier l'Angleterre.
Les Britanniques ont envahi et conquis l'Erythrée (en même temps que l'Éthiopie), à partir de janvier 1941. L'Erythrée a acquis son indépendance en mai 1993 et apporte aujourd'hui son soutien aux insurgés islamistes qui combattent l'invasion de l'armée éthiopienne. Les Chrétiens (orthodoxes) érythréens sont 50%, à parité avec les musulmans sunnites.
Enfin, un différend territorial oppose par ailleurs l'Érythrée à Djibouti sur sa frontière sud depuis 2008. Un traité de paix et d'amitié perpétuelle avait lié ce territoire à la France sous Napoléon III. Or, restée sous tutelle française jusqu'en 1977, Djibouti est indépendante. Au début de 2011 des manifestations inspirées par le Printemps arabe secouèrent le pays quasi-totalement de population musulmane.

Pour faire face à cette augmentation, et éviter "tout point de fixation", le ministre branlant de l'Intérieur,
Gérard Collomb, avait annoncé début juin l'envoi à Calais de "trois unités supplémentaires de forces mobiles, soit plus de 150 policiers et gendarmes", pour "réprimer les atteintes à l'ordre public et lutter contre les filières de passeurs". Mais leur acheminement a dû être entravé par un "barrage artisanal"...

"M. le président, faites cesser ces violences envers les migrants"... 

Des personnalités [sic] signent une lettre ouverte à Macron !
Et les signataires sont : l'acteur Omar Sy, la chanteuse Christine and the Queens et les réalisateurs Laurent Cantet et Céline Sciamma qui ont signé ce courrier, publié sur le Bondy Blog, hébergé à partir de 2007 par le site du quotidien gratuit 20 minutes, puis par Yahoo! France et depuis janvier 2015, par Libération, co-propriété de Patrick Drahi qui détient d'autres organes de presse tout aussi "indépendants", le groupe L'Express (L'Etudiant L'Expansion, L'Entreprise ou Lire et SFR et BFMTV).
 
Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au second tour de la présidentielle.
Figurent également l'altermondialiste Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), ainsi que des associations humanitaires, dont Médecins du Monde, laquelle, dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2017 a co-signé avec des ONG et des associations (dont Aides, Attac, Emmaüs, Greenpeace, Ligue des Droits de l'Homme, SOS Racisme, WWF) une tribune politique appelant à faire barrage à la candidate FN.

jeudi 1 septembre 2016

Cambadélis menace de punir les soutiens de Macron


Goulag pour tous, les macronistes et les autres: finie donc la tolérance avec les "frondeurs"

L'impitoyable patron du Parti socialiste français joue les Beria  

Jean-Christophe Cambadélis semble vouloir créer une Tchéka hexagonale
Beria, c'est celui de gauche...
(sur le modèle de la première police politique bolchévique), et cumuler la direction d'un Politburo, conseil du Comité central du PS, au-dessus du gouvernement...
 
Le dernier oukaze de Kostas (le pseudonyme de Cambadélis au Parti communiste internationaliste, PCi, le mouvement trotskiste lambertiste) décide que, comme pour Arnaud Montebourg, tout membre du parti soutenant Emmanuel Macron ferait l'objet de sanction voire d'exclusion, a-t-on appris jeudi auprès de la direction du PS.

Le premier secrétaire du PS a "rappelé ce qu'il a dit pour Arnaud Montebourg: les statuts disent: "on ne peut pas soutenir un autre candidat que celui choisi par le PS au risque d'être exclu", a expliqué son entourage.

"Il ne s'agit pas de sanctionner les soutiens à Emmanuel Macron, mais d'indiquer que le candidat du PS sera celui qui sortira de la primaire", organisée par Solférino fin janvier, s'est repris son entourage, ajoutant que, comme un seul homme, "tous les socialistes" devront respecter le choix issu de cette primaire, "qu'ils soient pro-Macron ou pro-Montebourg".

Hollande est visiblement outragé par l'abandon de Macron

"On sait qu'ils sont sous tension mais il ne faut pas se tromper de combat", a réagi Arnaud Leroy, député socialiste des Français de l'étranger, proche d'Emmanuel Macron mais ancien collaborateur de Gérard Onesta, membre d'Europe Écologie Les Verts (EELV), cousin de Claude Onesta, le sélectionneur de l´équipe de France de handball et "démonteur" du studio de L'Equipe. 

Dénonçant "un effet de manche pour masquer la difficulté qu'ils [l'exécutif] ont à renouer avec les forces progressistes", Macron affirme d'ailleurs ne "pas être candidat à une investiture socialiste" aux prochaines... législatives. Chantage aux investitures du parti ?

Un autre soutien de l'ancien ministre, le député du Finistère Richard Ferrand, estime que "l'expression de menaces signe une faible capacité à rassembler et cherche à inhiber les nombreux parlementaires et élus désireux de rejoindre Emmanuel Macron". 
Il a dénoncé une "tentative de "dissuasion disciplinaire" regrettable en son principe et contre-productive".

Cambadélis a adressé deux SMS à des cadres du PS au lendemain de la démission du ministre de l'Economie

Dans le premier, il fournit des éléments de langage repris également par la presse aux ordres : "déloyal, malhonnête et sans perspective"
Il décrète que "le président doit être candidat (...), il sera candidat quoi qu'il en coûte", révèle Europe 1

Dans le second, le Beria socialiste estime que le mouvement de E. Macron, En Marche!, "n'a non seulement pas vocation à être dans la Belle Alliance Populaire (émanation du PS et mouvement "du renouveau et du sursaut", rassemblant près de 150 personnalités, femmes et hommes politiques, syndicalistes, associatifs et citoyens). 
Il accuse Macron de refuser de se situer à gauche, voire de rcherche à dissoudre celle-ci dans la droite". 

La "bi-nationalité" politique, ça n'est pas tolérable au PS
"Dans ces conditions, la double appartenance n'est pas possible. Tous ceux qui la pratiqueraient seront placés devant un choix. Tous ceux qui s'en réclameraient s'exposeraient à une candidature socialiste", menace Kostas.

Monique Iborra avait soutenu la candidate 
Ségolène Royal en 2007
Début juillet, la députée socialiste de Haute-Garonne Monique Iborra a été exclue du PS pour avoir soutenu le maire divers gauche de Montpellier, Philippe Saurel, contre la candidate de l'Elysée, Carole Delga, aux régionales de décembre 2015. La députée a démissionné du Conseil régional de Midi-Pyrénées et l'ex-secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat est devenue présidente de la région.

samedi 1 août 2015

Libération inquiet: "L’exécutif réussira-t-il un jour sa com' estivale ?"

Le chômage, cadet des soucis de ses actionnaires, les hommes d'affaires Niel, Pigasse et Bergé

Le changement, c'est le tout-communication

La rhétorique, c'est bien beau, mais la compétence, ce serait mieux.
Cette semaine, le gouvernement a enchaîné trois couacs en cinq jours, "nimbant" à nouveau son action d’un "halo" de brouillon, selon les termes ambigus de Laure Bretton, journaliste de Libération.

"Tout avait pourtant bien commencé", assure-t-elle, un B.A.BA de la communication politique estivale, exécuté "avec maestria". Lundi, premier jour de la dernière semaine de juillet, François Hollande sacrifiait à la rituelle rencontre avec les soldats du feu: c'est toujours mieux que les chrysanthèmes, mais non moins obligé, comme le suggère d'ailleurs sa groupie, parmi trop d'autres, rue Béranger. Des centaines d’hectares partis en fumée en Gironde, une pinède menacée dans le Var et le chef de l’Etat, dans ses habits [un babygro] de "président protecteur", appelait ses concitoyens à lutter contre la "négligence" et la "bêtise" qui sont trop souvent à l’origine des incendies. Zéro faute, sur des sujets émotionnels à souhait. Les catastrophes naturelles sont le domaine de prédilection de Pépère; l'économie, beaucoup moins ! 

Mais Hollande est toujours rattrapé par son incompétence, "nimbant à nouveau son action d’un halo de brouillon", voire plombant ses échecs d'une masse de mensonges".
François Hollande a salué "la reprise" économique depuis l'usine PSA de Trémery en Moselle, mais "qui croit encore aujourd'hui ce que dit M. Hollande ... Qui peut douter que M. Hollande a une spécialité, mentir", a souligné sur France 3 le prédécesseur de Hollande à l'Elysée. La conjonction astrale de la baisse des taux, de l'euro et du pétrole (grâce au gaz de schiste américain!) -qui ne devraient rien à sa politique- laissaient entrevoir une année 2015 plus favorable à la croissance, selon les milieux gouvernementaux. Qu'en est-il en fait?Rebsamen doit maquiller les chiffres du chômage pour donner raison à son patron !

L. Bretton devrait lire Mediapart ! 
"Décidément, cela ne va pas dans la tête de Hollande, là où l'on pourrait croire qu'existe un sens moral propre à tout être humain et qui disqualifie le mensonge," ose écrire le site trotskiste, qui dénombre trois des mensonges de l'homme politique, énormes. 
Premier mensonge de l'élu, sur la base d'un projet qui se voulait encore socialiste et impliquait d'abord une lutte contre les "riches" et la finance, ouvertement déclarée au Bourget. Or, son programme actuel, dont son pacte de responsabilité qui fait la part belle aux patrons, n'est qu'un vaste reniement. 

Deuxième mensonge, inadmissible chez un dirigeant de haut vol censé être doté d'un minimum de culture politique. Il a qualifié de "social-démocrate" le tournant qu'il a opéré, alors qu'il sait très bien qu'il s'agit d'un tournant "social-libéral", voire carrément libéral. Déjà Blum se déclarait marxiste et même partisan de la dictature du prolétariat, son parti l'est demeuré, au moins dans son programme... ce qui a permis que souvent, au siècle dernier, des ententes se nouent entre la SFIO d'abord, puis le PS, et le PCF, grâce en particulier à l'optique clairement anti-capitaliste du programme commun des années 1970. Or Hollande adhère désormais sans scrupule au capitalisme, au sein d'une Europe qui l'y pousse. Voilà un socialiste qui ne croit plus au socialisme et une politique de gauche qui l'a pourtant fait élire.

Enfin, sa toute récente référence à Jaurès à Carmaux laisse sans voix. La phrase citée est juste, le socialisme étant selon ce dernier "la République achevée", c'est-à-dire aboutie, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les excuses jusqu'à la fin des temps. "Il est vrai que notre président n'a pas la dimension intellectuelle d'un Jaurès (et est-il entouré de dirigeants ayant une dimension autre que politicienne, j'en doute). Mais il est au moins capable de savoir ce qu'il en est et, du coup, d'avoir conscience qu'il ment", accuse Yvon Quiniou.

"Je parle, donc je fais"
Pas de mensonges utiles chez Hollande: c'est à une manipulation idéologique du peuple sous l'influence de son Patrick Buisson qu'il a logé à Matignon. Le mensonge, dans ces trois cas, non seulement constitue une faute morale indigne d'un homme d'Etat, mais, comme l'a dit Camus, en nommant mal les choses, il "augmente le malheur du monde". Laure Bretton, entends-tu ?

Depuis 2012 - l’été meurtrier de référence pour le néo-président par défaut, avec la médiatisation gênante de son avion foudroyé par l'orage et contraint de rentrer à Paris, ou sa tournée des plages, escorté de Valoche, en sursis de répudiation -, on aurait pu penser qu’il avait appris de l'expérience pour ne pas se vautrer en conclusion d'une nouvelle année de déconvenues pour les Français et partir  en vacances sur de meilleures bases: "tenir son camp, maîtriser sa com et ne pas tendre de bâton à la droite". Car selon la socialiste de Libération, l'essentiel est dans l'apparence, le futile et le politicien. A noter que, selon les caricaturistes de Libé, la méchante opposition ne se situe pas à l'extrême gauche et surtout pas sur l'aile gauche du PS, enfouie dans les sables de la plage...
Manuel Valls petit-déjeune - dans l'allégresse - avec la presse :
Montebourg offrait déjà les croissants aux syndicalistes
manifestant sous sa fenêtre !
Raté ! Hollande n'en manque pas une

Modifier l’outil statistique de mesure du chômage quand le pays a la tête ailleurs, plage ou montagne, a évidemment conduit à des accusations de tour de passe-passe politique au moment même où le président répétait qu’il ne serait pas candidat en 2017 sans "baisse crédible et durable" du nombre de demandeurs d’emplois, admet la petite bourgeoise féministe du Marais, en premier mensonge au ras des pâquerettes, à la différence des idéologues de Mediapart. 

Ne pas caler d’éléments de langage avec un ministre connu pour sa proximité avec le chef de l’Etat et ses convictions de cumulard a permis à François Rebsamen de prendre l’Elysée de court en clamant son envie de garder son portefeuille du Travail tout en redevenant maire de Dijon. 

Et laisser l'électron libre Taubira, ministre de la Justice, annoncer une "déjudiciarisation" du défaut de permis de conduire, n'est-ce pas afficher son incompétence au mur des cons du camping ? Une "réforme pourtant intelligente," selon Bretton dont la canicule accable le cerveau, la veille du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens. En fait, une provocation qui a sorti "la droite de sa torpeur estivale, ravie d’entonner son plus ancien refrain contre la gauche : sus au laxisme. Pavlovien. Mais évitable." Ne l'eût-elle fait, Taubira aurait-elle offert d'y renoncer? Pour mieux lui "enquiller" quelques corps étrangers ensuite, à la faveur d'un vote de sa réforme de la justice par les godillots de l'Assemblée ?   
VOIR et ENTENDRE comment la journaliste de Libération, Laure Bretton (ci-dessus), positive pareillement les velléités du gouvernement quels que soient les sujets abordés, tout en accablant systématiquement l'opposition:
 

vendredi 17 octobre 2014

Organe de presse officieux de l'Elysée, Le Monde proclame son indépendance, une investigation républicaine et un secret des sources justes !

L'odieuse posture d'une presse de connivence

Le président de la Société des Rédacteurs du Monde est gratiné, celui-là!

Investigateur devant son téléphone,
décrypteur d'éléments de langage,
libre et indépendant !
En 2010, Gilles Van Kote désapprouva le vote serré du Conseil de surveillance, à 11 voix contre 20,  en faveur du projet de la triade Bergé-Pigasse-Niel. Ces riches à milliards étaient devenus les maîtres du Monde, en étant seuls en lice. Projet unique à la soviétique, scrutin contestable à une voix de majorité et recapitalisation d'un journal mal géré et coûteux par des entrepreneurs militants, rien n'y a fait. Quatre années plus tard, ce personnage (poseur ci-contre) conserve une forte adhérence à son poste, telle une crotte de nez desséchée, et donne encore des leçons de démocratie comme de déontologie professionnelle morveuse.

Amalgames et mauvaise foi

"Il n’existe pas de démocratie sans liberté de la presse. Il ne se conçoit point de presse libre et indépendante sans sources d’information, qu’elles soient officielles ou secrètes [L'individu défend la collusion de la presse et du pouvoir et en revendique la protection par le secret].  La Cour européenne des droits de l’homme a sanctuarisé cette évidence. [Or, premier abus de langage, sa convention définit cette liberté comme un droit qui comprend "la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière."] Et pourtant, l’hebdomadaire Valeurs actuelles a choisi [n'est-ce pas sa liberté?], dans sa livraison du 16 octobre, de consacrer un article à nos collaborateurs [le terme est particulièrement bien approprié aux visiteurs du soir de Hollande à l'Elysée] Gérard Davet et Fabrice Lhomme, chargés de l’investigation [sic] au Monde et auteurs de nombreuses révélations sur des affaires sensibles, notamment celles dans lesquelles le nom de Nicolas Sarkozy est cité." [Le président de la Société des Rédacteurs du Monde, d'une part, tente ainsi de régir la liberté de la presse et de décider de ce que ses confrères ont la liberté -ou non- et, d'autre part, consacre la mission première du journal de salir l'opposition]

Des accusations qui se retournent contre l'inconscient dans sa bulle

"Au mépris de toutes les règles déontologiques" [sans doute engage-t-il maintenant sa propre auto-critique], une partie de leurs rendez-vous professionnels y sont détaillés, relatés par le menu. [Les investigateurs concurrents disent donc toute la vérité, rien que la vérité !] Valeurs actuelles ne conteste pas le fond de nos dernières révélations : la mise en cause de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion [d'une part, ce n'est pas le sujet et, d'autre part, si ça l'était, Le Monde se répand en mises en cause multiples qui, un, bafouent la présomption d'innocence et, deux, aboutissent à des non-lieu comme dans l'affaire Bettencourt !],

sur le financement illégal de la campagne présidentielle de 2012 [affaire non jugée]; l’ouverture d’une information judiciaire sur un soupçon de corruption, visant l’entourage de l’ancien président, en marge de contrats avec le Kazakhstan [listing de salissures du Monde à l'état de soupçons fétides sur lesquels la justice politique mène l'enquête et n'a pas abouti]. Valeurs actuelles ne conteste pas non plus nos révélations précédentes sur l’affaire dite "des écoutes ", dans laquelle M. Sarkozy a été mis en examen [cette instrumentalisation malsaine d'une mise en examen n'est rien d'autre qu'une manipulation de l'opinion et le mépris du Monde pour son lectorat, la justice et les justiciables, tous les "citoyens normaux" comme Sarkozy]. Faute de pouvoir réfuter nos informations sur le fond [c'est le rôle des juges...], l’hebdomadaire préfère s’en prendre à nos sources et tenter de discréditer notre travail. [Ainsi van Kote noie-t-il le poisson, sans répondre sur le sujet de fond, la dépendance de l'Elysée de ses "grands" reporters "indépendants"]

EMPÊCHER LE TRAVAIL D’INVESTIGATION DE NOS JOURNALISTES [sic]

[Valeurs Actuelles n'a pas ce pouvoir ! Et recevoir des informations en prêt-à-publier, est-ce de l'investigation et un "travail" honorable ?] 
Ce n’est malheureusement pas la première fois que Le Monde subit ce type d’attaque [Et victime, maintenant ! "Le Monde" à l'envers, quoi...]. Doit-on rappeler que Gérard Davet a été l’objet de surveillances téléphoniques, en 2010, dans l’affaire Bettencourt ? [Ce fut aussi le sort de nombreux élus, eux, tel Sarkozy depuis, comme sous la présidence socialiste de F. Mitterrand: pour alimenter aujourd'hui les papiers de Davet et Lhomme...] Doit-on redire que Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ainsi que plusieurs confrères enquêtant comme eux sur l’affaire Bettencourt, ont été visés par des cambriolages suspects, jamais élucidés ? [Qui visent ces insinuations ? Le Monde remet-il en cause le jugement et l'indépendance des magistrats quand ils prononcent un non-lieu?] Doit-on souligner qu’ils ont été tous deux, très récemment, de même que leur famille, l’objet de menaces circonstanciées, ce qui leur a imposé d’être placés sous protection policière permanente depuis septembre [et aux frais de Marianne, plutôt que de leurs patrons nécessiteux, Bergé, homme d'affaires dans le luxe, Niel, le sulfureux entrepreneurs, et Pigasse, le banquier][Doit-on considérer cette anaphore ternaire comme un simple mimétisme minable dû à une fréquentation assidue de l'Elysée ?]   

Au vu de l’article de Valeurs actuelles, il apparaît maintenant que les faits et gestes de nos collaborateurs étaient surveillés et qu’ils ont été probablement suivis. Ces méthodes visent clairement à empêcher nos journalistes d’effectuer leur travail d’investigation [mot creux et inadapté à la réalité d'un travail de diffusion d'éléments de langage]. Elles constituent une atteinte au secret de nos sources totalement inacceptable [Ce qui est inacceptable, c'est le dévoiement par Le Monde de ce droit exorbitant utilisé à des fins de manipulation anti-républicaine de l'opinion]. Comme nous l’avions fait dans l’affaire des " fadettes", Le Monde va saisir la justice. Nous allons demander au parquet de Paris d’ouvrir une enquête pour espionnage et déposer une plainte pour diffamation et injure. [Ne tardez pas !] 

L’enjeu dépasse notre journal et nos journalistes [la vérité et le respect du citoyen-lecteur sont des enjeux supérieurs !] : la protection des sources ne constitue pas un privilège [sans mentionner les privilèges fiscaux attachés à la carte de presse, qui d'autre bénéficie du "secret professionnel" protégeant l'anonymat et garantissant la non-divulgation de l'identité des aigris qui acceptent spontanément de parler bénévolement, lorsque l'exigent ces volontaires de la revanche, de la vengeance et de la délation, les politiciens, syndicalistes, licenciés et cocus fuiteurs ? Le secret des sources de la presse est abusivement assimilé aux secrets médical, judiciaire et ...bancaire ! Il exclut les confidences et fuites présidentielles et assimilées], mais "une des pierres angulaires de la liberté de la presse[la clé de voûte au Monde étant l'argent], a jugé la Cour européenne des droits de l’homme. [Une contre-vérité: doit-on en effet rappeler à ce monsieur que la CEDH ne visait pas les sources d'origine publique et protège le droit à l'information saine et juste du peuple souverain ?] Sans sources d’information indépendantes [en provenance directe de l'Elysée ou de Matignon ?], sans moyens d’investigation  [des fins politiques justifient-elles tous les moyens ? Sans parler des subventions d'Etat], le journalisme ne peut plus s’exercer. Le Monde ne se laissera pas intimider et poursuivra sans relâche son travail d’enquête dans tous les domaines."

Gilles van Kote 
Journaliste au Monde  
Le jeudi 15 mai 2014, Gilles van Kote, journaliste au service Planète et président du Pôle d'indépendance, a été nommé directeur du Monde par intérim par les actionnaires du groupe, Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse.

    La méchante sensation d'écoeurement produite par les propos tenus dans cet éditorial éclabousse l'ensemble de la presse. 
    Van Kote contribue largement à sa déconsidération auprès du public et porte un rude  coup aux organes de presse en difficulté.