POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Jaurès J. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jaurès J. Afficher tous les articles

samedi 1 août 2015

Libération inquiet: "L’exécutif réussira-t-il un jour sa com' estivale ?"

Le chômage, cadet des soucis de ses actionnaires, les hommes d'affaires Niel, Pigasse et Bergé

Le changement, c'est le tout-communication

La rhétorique, c'est bien beau, mais la compétence, ce serait mieux.
Cette semaine, le gouvernement a enchaîné trois couacs en cinq jours, "nimbant" à nouveau son action d’un "halo" de brouillon, selon les termes ambigus de Laure Bretton, journaliste de Libération.

"Tout avait pourtant bien commencé", assure-t-elle, un B.A.BA de la communication politique estivale, exécuté "avec maestria". Lundi, premier jour de la dernière semaine de juillet, François Hollande sacrifiait à la rituelle rencontre avec les soldats du feu: c'est toujours mieux que les chrysanthèmes, mais non moins obligé, comme le suggère d'ailleurs sa groupie, parmi trop d'autres, rue Béranger. Des centaines d’hectares partis en fumée en Gironde, une pinède menacée dans le Var et le chef de l’Etat, dans ses habits [un babygro] de "président protecteur", appelait ses concitoyens à lutter contre la "négligence" et la "bêtise" qui sont trop souvent à l’origine des incendies. Zéro faute, sur des sujets émotionnels à souhait. Les catastrophes naturelles sont le domaine de prédilection de Pépère; l'économie, beaucoup moins ! 

Mais Hollande est toujours rattrapé par son incompétence, "nimbant à nouveau son action d’un halo de brouillon", voire plombant ses échecs d'une masse de mensonges".
François Hollande a salué "la reprise" économique depuis l'usine PSA de Trémery en Moselle, mais "qui croit encore aujourd'hui ce que dit M. Hollande ... Qui peut douter que M. Hollande a une spécialité, mentir", a souligné sur France 3 le prédécesseur de Hollande à l'Elysée. La conjonction astrale de la baisse des taux, de l'euro et du pétrole (grâce au gaz de schiste américain!) -qui ne devraient rien à sa politique- laissaient entrevoir une année 2015 plus favorable à la croissance, selon les milieux gouvernementaux. Qu'en est-il en fait?Rebsamen doit maquiller les chiffres du chômage pour donner raison à son patron !

L. Bretton devrait lire Mediapart ! 
"Décidément, cela ne va pas dans la tête de Hollande, là où l'on pourrait croire qu'existe un sens moral propre à tout être humain et qui disqualifie le mensonge," ose écrire le site trotskiste, qui dénombre trois des mensonges de l'homme politique, énormes. 
Premier mensonge de l'élu, sur la base d'un projet qui se voulait encore socialiste et impliquait d'abord une lutte contre les "riches" et la finance, ouvertement déclarée au Bourget. Or, son programme actuel, dont son pacte de responsabilité qui fait la part belle aux patrons, n'est qu'un vaste reniement. 

Deuxième mensonge, inadmissible chez un dirigeant de haut vol censé être doté d'un minimum de culture politique. Il a qualifié de "social-démocrate" le tournant qu'il a opéré, alors qu'il sait très bien qu'il s'agit d'un tournant "social-libéral", voire carrément libéral. Déjà Blum se déclarait marxiste et même partisan de la dictature du prolétariat, son parti l'est demeuré, au moins dans son programme... ce qui a permis que souvent, au siècle dernier, des ententes se nouent entre la SFIO d'abord, puis le PS, et le PCF, grâce en particulier à l'optique clairement anti-capitaliste du programme commun des années 1970. Or Hollande adhère désormais sans scrupule au capitalisme, au sein d'une Europe qui l'y pousse. Voilà un socialiste qui ne croit plus au socialisme et une politique de gauche qui l'a pourtant fait élire.

Enfin, sa toute récente référence à Jaurès à Carmaux laisse sans voix. La phrase citée est juste, le socialisme étant selon ce dernier "la République achevée", c'est-à-dire aboutie, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les excuses jusqu'à la fin des temps. "Il est vrai que notre président n'a pas la dimension intellectuelle d'un Jaurès (et est-il entouré de dirigeants ayant une dimension autre que politicienne, j'en doute). Mais il est au moins capable de savoir ce qu'il en est et, du coup, d'avoir conscience qu'il ment", accuse Yvon Quiniou.

"Je parle, donc je fais"
Pas de mensonges utiles chez Hollande: c'est à une manipulation idéologique du peuple sous l'influence de son Patrick Buisson qu'il a logé à Matignon. Le mensonge, dans ces trois cas, non seulement constitue une faute morale indigne d'un homme d'Etat, mais, comme l'a dit Camus, en nommant mal les choses, il "augmente le malheur du monde". Laure Bretton, entends-tu ?

Depuis 2012 - l’été meurtrier de référence pour le néo-président par défaut, avec la médiatisation gênante de son avion foudroyé par l'orage et contraint de rentrer à Paris, ou sa tournée des plages, escorté de Valoche, en sursis de répudiation -, on aurait pu penser qu’il avait appris de l'expérience pour ne pas se vautrer en conclusion d'une nouvelle année de déconvenues pour les Français et partir  en vacances sur de meilleures bases: "tenir son camp, maîtriser sa com et ne pas tendre de bâton à la droite". Car selon la socialiste de Libération, l'essentiel est dans l'apparence, le futile et le politicien. A noter que, selon les caricaturistes de Libé, la méchante opposition ne se situe pas à l'extrême gauche et surtout pas sur l'aile gauche du PS, enfouie dans les sables de la plage...
Manuel Valls petit-déjeune - dans l'allégresse - avec la presse :
Montebourg offrait déjà les croissants aux syndicalistes
manifestant sous sa fenêtre !
Raté ! Hollande n'en manque pas une

Modifier l’outil statistique de mesure du chômage quand le pays a la tête ailleurs, plage ou montagne, a évidemment conduit à des accusations de tour de passe-passe politique au moment même où le président répétait qu’il ne serait pas candidat en 2017 sans "baisse crédible et durable" du nombre de demandeurs d’emplois, admet la petite bourgeoise féministe du Marais, en premier mensonge au ras des pâquerettes, à la différence des idéologues de Mediapart. 

Ne pas caler d’éléments de langage avec un ministre connu pour sa proximité avec le chef de l’Etat et ses convictions de cumulard a permis à François Rebsamen de prendre l’Elysée de court en clamant son envie de garder son portefeuille du Travail tout en redevenant maire de Dijon. 

Et laisser l'électron libre Taubira, ministre de la Justice, annoncer une "déjudiciarisation" du défaut de permis de conduire, n'est-ce pas afficher son incompétence au mur des cons du camping ? Une "réforme pourtant intelligente," selon Bretton dont la canicule accable le cerveau, la veille du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens. En fait, une provocation qui a sorti "la droite de sa torpeur estivale, ravie d’entonner son plus ancien refrain contre la gauche : sus au laxisme. Pavlovien. Mais évitable." Ne l'eût-elle fait, Taubira aurait-elle offert d'y renoncer? Pour mieux lui "enquiller" quelques corps étrangers ensuite, à la faveur d'un vote de sa réforme de la justice par les godillots de l'Assemblée ?   
VOIR et ENTENDRE comment la journaliste de Libération, Laure Bretton (ci-dessus), positive pareillement les velléités du gouvernement quels que soient les sujets abordés, tout en accablant systématiquement l'opposition:
 

mardi 24 mars 2015

Dramatisation des départementales: faut-il sauver le soldat socialiste?

La gauche de déclare en danger de mort !

Pensez-vous qu'il faille dresser le constat de décès de la gauche?

Rose malade de ses pucerons
Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, "proche" du Parti socialiste, a la réponse dans L'Express ! Et ça démarre sur de "bonnes" bases, puisqu'il attribue à la gauche l'exclusivité de l'égalité, comme "coeur de son identité"... Il concède toutefois que cette gauche laminée dès le premier tour des départementales ne parvient toujours pas à l'ouvrir, ce coeur-là, à en croire son propre électorat, puisque la gauche doit " repenser en profondeur les moyens d'y parvenir".

Intellectuel socialiste qui travaille pour l'agence publicitaire Havas Worldwide (L’Oréal, BNP Paribas, Sanofi-Aventis, Orange, Total, Nestlé ou Unilever), Gilles Finchelstein affirme que "l'un des grands défis du PS est de retrouver le sens du collectif [ce qui, pour de la part de 'socialistes' semble inattendu et lourd de sous-entendus d'échecs multiples et accumulés !] (...) "Chacun doit veiller à ne pas exacerber les divergences" exhorte-t-il...

"Non, la gauche n'est pas morte", nie-t-il, affirmant sérieusement que le premier tour des élections départementales aurait encore confirmé un souffle d'énergie vitale, bien qu'arrivé au 3e rang, derrière l'extrême droite. "Mais la gauche est en danger de mort : elle court le risque de n'être plus qu'une force politique résiduelle, la nostalgie d'un temps révolu. C'est d'ailleurs une situation qui n'est pas propre à la France [une comparaison toujours facile en état de détresse]: au sein du G20, à peine un tiers des grands pays de la mondialisation comptent encore une gauche qui soit une force politique réelle. [Quand commence-t-on à être -ou ne plus être- ce qu'on prétend être ?] En Europe même, berceau de la social-démocratie, elle résiste dans le Nord, mais elle est marginalisée à peu près partout dans l'Est, menacée en Espagne et pulvérisée en Grèce. Nous sommes au coeur de ce que Gramsci [mort en 1937, fondateur du Parti communiste italien] appelait "la crise" dans ses Cahiers de prison : "Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur ­surgissent des monstres."  On est avant le Pacte germano-soviétique entre Staline et Hitler...

Quelles formes prennent les monstres aujourd'hui?
Des populismes politiques aux extré­mismes religieux [ils ont eu beau soutenir les printemps arabes, anti-chambres du fanatisme islamiste], il s'agit de tout ce qui nous fait sortir du cadre ancien et structuré de la démocratie. [Ces extrémismes n'incluent plus l'extrême gauche: pour la blanchir, il aura suffi de la rebaptiser "gauche radicale"]. 

Le Parti socialiste peut-il être le pilier autour duquel la gauche française va se restructurer?
[La question porte la réponse...] Oui. Je ne crois pour la France ni à un scénario Syriza (restructurer la gauche autour de l'extrême gauche) ni à un scénario Podemos (restructurer la gauche autour d'un mouvement social). Outre que la crise est, malgré tout, bien moins profonde en France qu'en Grèce ou en Espagne, [et, pour le bien de la démonstration, on va tout de suite savoir pourquoi] ce qui caractérise la France, c'est davantage la droitisation du pays que l'ouverture d'un espace à l'extrême gauche. [une affirmation péremptoire qui fait l'économie d'une démonstration difficile] Le chemin le plus rapide reste donc celui d'une reconstruction autour du PS. [Ce que l'extrême gauche conteste précisément aux socialistes hégémoniques] 

Ne faut-il pas commencer par redéfinir le PS? Quel visage doit avoir le socialisme de demain, celui de Martine Aubry ou celui d'Emmanuel Macron?
Contrairement à d'autres, à gauche, je ne sous-estime pas l'importance de ce que vous appelez le "visage" : la personnification n'est pas simplement un travers de la Ve République [avec Valls, on parle néanmoins d'"incarnation" et celle-ci, contestée à droite comme à gauche, notamment les "frondeurs", ne doit rien à la droite], c'est aussi l'une des caractéristiques de la vie politique contemporaine -on le voit par exemple en Italie, autour de Matteo Renzi [dont on voit déjà qu'il ne réussit pas mieux que Valls, selon l'auteur, dans Libération, de 'Cahuzac, Moscovici, Valls faisaient com’ si de rien n’était']. Quant à "demain", si "demain" évoque l'élection de 2017, la logique voudrait que le visage de la gauche soit celui de François Hollande [c'est-à-dire, le visage social-démocrate, mou et flou]

Pourtant, François Hollande est l'un des problèmes de la gauche française, l'une des causes de sa mort annoncée!
Mais les difficultés de la gauche française dépassent, et de loin, la personne de François Hollande ! Depuis 1965, le président de la République sortant, au terme de son premier mandat, a toujours été candidat à sa propre succession. Toujours ! La logique institutionnelle, qui est d'ailleurs identique dans les autres grandes démocraties, c'est donc que François Hollande soit candidat. On peut redouter, compte tenu de ce qui s'est passé depuis trois ans, que le cycle de défaites aille jusqu'en 2017. Mais la logique des scrutins... [Et des sondages... Quelle est donc la logique qui trouvera grâce auprès de Finchelstein ?] L'histoire n'est pas écrite, elle dépendra des résultats économiques, de la poursuite des réformes, de l'offre politique, de la campagne de 2017 elle-même... [Faut-il être une lumière pour l'affirmer?] Il [Hollande??]  demeure un chemin vers la victoire. [Faut-il vraiment que la Fondation Jean-Jaurès soit à la rue! Ils auront simplement observé que, depuis plusieurs semaines, Hollande se tient désormais bravement à distance de tout ce qui fâche les Français et n'assure plus que les séances publiques de compassion, la présidence de cellules de crise et les tweets édifiants], même si c'est un petit chemin escarpé de montagne plutôt qu'une ­autoroute à six voies. 

S'agit-il d'un problème de valeurs ou simplement de résultats électoraux?
Ce n'est pas du tout un problème de valeurs -d'ailleurs, si tel était le cas, la gauche serait morte. [LOL] Le coeur de l'identité de la gauche, c'est l'égalité. Or, dans le monde comme en France, la question de l'égalité n'est pas derrière nous, elle est devant nous. [Un douloureux aveu d'échec pour les socialistes du XXe siècle: Jaurès est mort en 1914...] Ecole, logement, santé, emploi, patrimoine, numérique... il y a de quoi faire. [Mitterrand (1981-1995: 14 ans) et Jospin (1997-2002) n'ont-ils pas exercé le pouvoir?] Ce ne sont pas les valeurs qui sont en crise, ce sont les moyens d'action politique : les leviers traditionnels de la gauche, comme l'Etat, la ­dépense publique ou la redistribution, sont malmenés par la mondialisation. [Que faut-il à l'Etat-PS -tous les pouvoirs aux mains d'un seul- pour que le socialisme ait les moyens de fonctionner ?] C'est pourquoi je plaide pour que la gauche reste centrée sur cette question de l'égalité et qu'elle repense en profondeur tous les moyens d'y parvenir. [Les classes moyennes, notamment les familles et les petites entreprises, n'ont-elles donc pas déjà assez donné, en trois longues années ?]

Le PS n'est-il pas trop divisé en son sein même pour réussir sa rénovation?
C'est une idée à la mode, que je ne partage pas : le Parti socialiste est divisé, mais il l'est beaucoup moins profondément que dans les années 1970 ou 1980 [seuls les retraités peuvent confirmer pour avoir vécu ces  30 années évoquées et le quinqua Finchelstein parle d'or, sur la base de connaissances livresques] : les divergences entre François Mitterrand et Michel Rocard sur l'économie, ou entre François Mitterrand et Jean-Pierre Chevènement sur l'Europe, étaient infiniment plus profondes qu'entre les frondeurs et le gouvernement de Manuel Valls ! [A ce détail près de l'Histoire selon Finchelstein que les années considérées connaissaient la prospérité et non pas la crise] En revanche, la perception de ces divergences par l'opinion, dans notre société surmédiatisée, est beaucoup plus importante. [Le "ressenti" est "une idée à la mode" à laquelle sacrifie -au besoin- la "plume de la plume de Jospin "] L'expression de la différence est payante dans une logique médiatique individuelle, mais coûteuse dans une logique politique collective. [Le PS devra-t-il faire verser la France au fossé du totalitarisme ?]

Quelle leçon faut-il en tirer?
L'un des grands défis du PS, c'est de retrouver le sens du collectif [dictature des juges rouges, de la presse partisane, des associations militantes, des syndicats radicaux ou des 'hussards de la République" ?] Il ne s'agit pas que tous ceux qui pensent différemment se taisent [l'idée aurait-elle effleuré ce membre du think tank mondain Le Siècle ?]; simplement, chacun doit veiller à ne pas exacerber les divergences. [Même celles de l'opposition républicaine? A l'UMP, ils attendent de voir ça!]

A trop s'occuper des minorités, le PS a-t-il oublié le coeur de son électorat, qui se sent aujourd'hui exclu du système?
Ce qui caractérise les comportements électoraux, c'est de plus en plus la mobilité [un constat dont Finchelstein fait un amalgame]. Penser qu'on a un électorat captif est totalement archaïque ! [L'idée que découvre le penseur en chef de la Fondation Jean-Jaurès est archaïque depuis longtemps !] De la même manière, croire qu'il est possible d'apporter des réponses ciblées est un leurre, car ces demandes sont très ­souvent contradictoires... [Egaré entre leurre et archaïsme, Finchelstein en appelle à son GPS] Il faut [yapuka] donc s'adresser à l'ensemble des Français, à travers une stratégie de l'offre, en privilégiant ce que Laurent Bouvet [EHESS, directeur de l'observatoire de la vie politique à la Fondation Jean-Jaurès] appelle le "commun" [le "peuple", pour éviter de dire la "populace", quand on est comme lui membre de la Gauche populaire, avec Laurent Baumel ou François de Rugy]. 
Le grand enjeu est de savoir si le débat va se structurer autour de la question de l'égalité ou de celle de l'identité. Je pense que l'intérêt de notre pays -pas seulement de la gauche - c'est de ne pas exacerber la question de l'identité, sur laquelle, dans une société en tension [du fait de l'immigration non maîtrisée et du communautarisme], il est plus difficile de trouver des compromis.

Faudra-t-il un jour que le PS choisisse entre Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou?
En 2012, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou ont appelé à voter François Hollande. En 2015, aucun des deux ne le soutient plus. [voilà des boucs émissaires idéaux, mais sans plus de stigmatisation larvée que celle visant la candidate Taubira à la présidentielle de 2002] Je considère que la rupture avec Mélenchon est ­irréversible -même s'il faut continuer à débattre avec lui [même si on ne débat pas avec le Syrien al-Assad] et, surtout, essayer de convaincre toute la gauche. [Les départementales n'en sont qu'à l'entre-deux tours et les Régionales sont pour décembre] Mais enfin il y a, au-delà de la violence du verbe, des actes : le vote de la motion de censure, le refus de se désister dans le Doubs... [Finchelstein arrive enfin au terme de son cabotage en forme de raisonnement] Il faut prendre garde à ne pas donner corps au clivage que Mélenchon veut substituer au clivage entre la droite et la gauche, celui qui se serait creusé entre le peuple et les élites -ce qu'il appelle l'"oligarchie".   

Quant au rapprochement avec Bayrou, il est ­aujourd'hui hypothétique : la fenêtre ouverte en 2012 s'est refermée, mais, en fonction de ce que sera la candidature de l'UMP, qui peut exclure qu'elle s'ouvre à nouveau en 2017 ? La dynamique, en tout cas, ne peut venir que du président de la République, sachant que, pour gagner, il lui faudra d'abord ­rassembler.

La "dynamique" de Hollande... l'élégant Finchelstein a de ces idées !
Les Français ont vu ce que donne la "dynamique" de Hollande en matière de redressement de l'emploi, de la dette oublique ou du pouvoir d'achat. Pas cet intello-bobo ! 
Ce diagnostic de la mort annoncée du PS  de la gauche est celui d'un rebouteux.

lundi 28 juillet 2014

Jaurès, prétexte de Mélenchon pour stigmatiser Hollande et Valls

Un hommage de Mélenchon à Jaurès stigmatise Hollande et Valls 

Jean-Luc Mélenchon lâche des coups, malgré son souhait de prendre du recul 
PS et PCF s'arrachent sa dépouille 

Un coup de mou sans renoncer au combat politique.  

A peine le leader du Front de gauche a-t-il annoncé qu'il souhaite prendre du recul dans sa vie politique qu'il est revenu
dimanche avec une tribune sur Jean Jaurès.
Ainsi a-t-il fustigé François Hollande et Manuel Valls dimanche dans une tribune intitulée "Jaurès, reviens! Ils ont changé de camp !"
En cette année de célébrations du centenaire de la mort de Jean Jaurès, le co-président du Parti de Gauche dénonce la récupération et le dévoiement des combats du réformiste et pacifiste socialiste par le chef de l'Etat et le Premier ministre, après Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen. "Manuel Valls voulait l'enrôler pour ses sordides cadeaux au MEDEF. Jaurès aurait 'sans doute' voté le pacte de responsabilité, a-t-il osé", écrit Jean-Luc Mélenchon dans Le Journal du Dimanche.

"Faire parler les morts pour endormir les vivants. L'arnaque !", ajoute-t-il.

Quatrième du premier tour de la présidentielle de 2012 avec 11,1% des voix, Jean-Luc Mélenchon s'en prend au président Hollande.
"Jaurès n'était pas un apôtre de la moralisation du capitalisme ni du 'donnant-donnant' avec le grand patronat et autres sornettes élyséennes", dit-il.

"Quand Hollande abdique le pouvoir des Français dans les mains des androïdes de la Commission européenne, Jaurès lui tire l'oreille: 'Partout en Europe la lutte est engagée entre les oligarchies et la démocratie politique et sociale'", écrit-il notamment.

Le président Hollande doit se rendre jeudi au café du Croissant, à Paris, où Jean Jaurès fut assassiné le 31 juillet 1914 par un étudiant nationaliste, Raoul Villain.
Le président avait essuyé des sifflets lors d'une visite le 24 avril dernier dans la ville natale de Jean Jaurès, Carmaux (Tarn), où il avait salué l'oeuvre du socialiste. Lien video

mercredi 23 avril 2014

François Hollande, hué à Carmaux

Les Français le traitent de "pourri"

François Hollande a été sifflé et hué mercredi à son arrivée Carmaux
Hollande, interpellé par une chômeuse
désespérée à Carmaux
François Hollande a été hué dès son arrivée mercredi à Carmaux, fief de Jean Jaurès où le président vient prononcer un discours pour le centenaire de la mort de cette figure du socialisme.

"Jaurès, il parlait pas comme vous!"
"Vous ne tenez pas vos promesses!", lui a reproché une femme. L'accueil était plus que glacial mercredi à Carmaux à l'arrivée de François Hollande. Le chef de l'Etat a en effet été hué dès sa descente de voiture. Il a alors dû traverser des rangées de protestataires.

Certains des mécontents lui reprochent sa politique. 
D'autres dénonçaient le refus du dialogue et de l'accès à la cérémonie d'hommage à Jean Jaurès. Les enfants des écoles avaient en effet été préférés aux contestataires. "Venez avec moi" leur a alors proposé le président, tout en accusant la préfecture du Tarn d'avoir bloqué l'accès la place Jean-Jaurès.

VOIR et ENTENDRE les sifflets, huées et reproches frontaux de la population, en terre socialiste:



Jean Jaurès a dû être flatté du déplacement du chef de l'Etat !...
Depuis  1952, Hollande était le premier président à se rendre dans le Tarn pour rendre hommage à Jean Jaurès, figure du socialisme, au moment où il tente de faire avaler aux Français la pilule amère d'un plan de 50 milliards d'économies, s'aliénant du même coup une large part de sa majorité.
 
VOIR et ENTENDRE comment i-télé (groupe Canal+) donne la priorité à ses commentaires sur les faits:
Dans son discours, il a fait de nombreux parallèles entre l'époque de Jaurès et la situation actuelle. "J'ai été élu pour le changement et je le conduirai", a-t-il assuré, comme il a promis de baisser la courbe du chômage avant 2014.  Il a décrit  une réalité certes difficile, mais "rien à côté" de celle de Jaurès...

VOIR et ENTENDRE une femme en colère qui ne mâche pas ses mots:


Le 16 avril 2012, quelques jours avant sa victoire à la présidentielle,
François Hollande était déjà venu dans ce fief historique de la gauche rendre hommage au député de Carmaux, "haute figure du socialisme et de la République", proclamant, sous les vivats de la foule: "Maintenant c'est notre tour de gouverner et de diriger la France"...

Hollande n'a pas réussi à renouer le dialogue en invoquant simplement Jaurès.

vendredi 12 octobre 2012

Ayrault fait l'unanimité des entrepreneurs contre lui

Après les "Pigeons", les cris d'oiseaux des "Canaris" 

Le Premier ministre n'entend pas monter la colère des chefs d'entreprises

Après les Pigeons, entrepreneurs hostiles aux projets de taxation des cessions de jeunes entreprises, Jean-Marc Ayrault  (63 ans en janvier prochain...) a été confronté jeudi à leur copie nantaise, les Canaris. Ils auraient pu s'identifier au Petit Lu nantais, d'abord avalé par Danone, puis par le groupe américain Kraft Foods depuis 2007, mais ils n'ont pas renoncé et se sont baptisés en référence au surnom de l'équipe locale de football. 

Ce collectif de chefs d'entreprises nantais a écrit jeudi au Premier ministre pour lui " demander de soutenir l'esprit d'entreprise ". " Le projet de loi de finances 2013 met en péril l'investissement en capital dans nos entreprises, et en particulier celui des managers et salariés de nos entreprises ", affirment ces entrepreneurs.

En visite hier jeudi 11 à Nantes, ville dont il fut longtemps le député-maire, le chef du gouvernement s'est braqué. "Je ne vais pas répondre à différentes espèces d'oiseaux, parce qu'il y en a beaucoup, des espèces d'oiseaux ", a-t-il bafouillé à des journalistes.

Défendant son projet de loi de finances, cet ex-fonctionnaire de l'Education nationale a affirmé ne pas vouloir " financer la rente ". " Je veux être clair : si nous avons fait une réforme fiscale, c'est pour favoriser l'investissement, pour favoriser l'innovation, favoriser la prise de risques, mais pas pour financer la rente ", a assuré le professeur d'allemand. " Mon devoir est d'expliquer que nous ne reviendrons pas sur le principe qui est que le capital doit être imposé au même niveau que le travail ", a ajouté le doctrinaire, en marge du vernissage d'une exposition consacrée à Aristide Briand (1862-1932), parlementaire nantais devenu comme lui chef de gouvernement, mais diplomate et prix Nobel de la Paix, en 1926, pour son action en faveur de la réconciliation entre la France et l'Allemagne ! Un pacifiste, donc, qui comme Romain Rolland ou Jean Jaurès, Roger Martin du Gard ou Jean Giono, ont favorisé la montée de l'hitlérisme par leur aveuglement. Dans ses Reflections on Gandhi, George Orwell reprocha au pacifisme systématique d' " éluder les questions gênantes " et d'adopter " la thèse stérile et malhonnête selon laquelle dans chaque guerre les deux camps représentent la même chose, ce pourquoi il est sans importance de savoir qui gagne. " S'adressant à Gandhi, il écrivait également : " Et les Juifs ? Acceptez-vous qu'on les extermine tous ? Et sinon, que proposez-vous pour l'éviter, si vous excluez l'option de la guerre ? "

"Une tache rude"

Ayrault a toutefois ouvert un oeil sur la réalité niée du monde depuis 2008, estiment jeudi enfin que " jamais un gouvernement depuis la guerre n'a dirigé un pays dans des circonstances aussi difficiles sur le plan économique ", lors du même déplacement à Nantes. " Jamais un gouvernement depuis la guerre n'a dirigé un pays dans des circonstances aussi difficiles sur le plan économique et sur les mutations qui s'imposent, avec le défi de la relance de l'Europe, le défi de la mondialisation, les mutations que ça implique ", a soudainement dramatisé Jean-Marc Ayrault devant la presse, trahissant ainsi son accablement.

Ayrault parle comme Jean-Paul II (1978)
" Tout l'enjeu, c'est comment permettre à la France de passer ce cap, non pas comme une parenthèse mais comme un défi à relever, tout en préservant notre modèle social français ", a admis le Premier ministre, resté au stade du questionnement au cinquième mois. "C'est une tâche rude ", a-t-il gémi, mais ajoutant qu'elle " vaut la peine d'être menée, parce que c'est un combat et les combats ne me font pas peur ". Jean-Marc Ayrault alignait ainsi des phrases en marge d'une visite de l'exposition consacrée à Aristide Briand -qui fut président du Conseil à onze reprises -à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance à Nantes.  A tous, le socialiste nous annonce donc "du sang, de la sueur et des larmes".  " N’ayez pas peur ! " Cette injonction revient trois cent soixante-cinq fois dans la Bible. Dans l’Ancien Testament, Dieu parle ainsi à ses prophètes pour les rassurer contre la terreur qu’ils ressentent à s’approcher…

" Je ne veux pas me comparer à Briand ", " ce serait présomptueux ", a-t-il commenté. Mais il poursuit pourtant en parlant de lui et de la tâche qui lui est confiée : " Je crois que la politique, c'est à la fois des convictions, des valeurs et une pratique, c'est-à-dire ne jamais renoncer, ne jamais abandonner et, en même temps, c'est un combat ". Et la lucidité, alors ?

S'agissant d'Aristide Briand - " issu d'un milieu modeste " (de parents aubergistes, tout de même), " un homme patient mais qui avait un but, une détermination à aller jusqu'au bout " - Ayrault en est venu doucement à tenter de s'identifier à son modèle local, ajoutant qu'il était " une personnalité qui vient de la Loire-Atlantique (...), de Nantes, de Saint-Nazaire, qui a fait sa carrière politique à Paris et dans la Loire et qui à la fin de sa vie, revient ici à Nantes, comme député et qui n'avait rien perdu de son idéal ". " Je trouve ça assez beau ", a-t-il conclu, avec tout le lyrisme dont  est capable ce psycho-rigide qui a pris la grosse tête.