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vendredi 13 juin 2014

Logement : Duflot va voir sa loi ...détricotée par Valls !

Le logement,  nouveau maillon faible de François Hollande ? 


Cette priorité affichée du quinquennat a été desservie par deux lois portées par Cécile Duflot
l'arrogante ex-ministre EELV du logement.  

Toute la journée du mercredi 11 juin, le gouvernement s'est mobilisé pour nier des rumeurs de "détricotage" de la loi Duflot pour l'accès au logement et à un urbanisme rénové (ALUR)Dès le matin, plusieurs media avaient en effet annoncé le besoin pour le gouvernement de rendre possible l'application des mesures phares de la loi, votées par un Parlement de bénis-oui-oui, notamment l'encadrement des loyers et la garantie universelle des loyers, en retardant les décrets d'application ou en les vidant de leur substance. 

"On ne remet rien en cause, Duflot s'emballe pour rien", a lancé Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, faisant allusion à la réaction sur les réseaux sociaux de l'ex-ministre du gouvernement Ayrault. "La nouvelle offensive contre l'encadrement des loyers a une légèreté de patapouf… qui paye les boîtes "d'influence média" cette fois ?", avait attaqué l'écologiste radicale, C. Duflot dans un tweet aussi vague qu'accusateur.

Le monstre écolo a accouché d'une "usine à gaz" législative

Aussi bête que prétentieuse
"Cent décrets, c'est un gros convoi, ça demande du temps pour être appliqué, cela se fera au fur et à mesure", a admis Le Foll, mais un peu tard, niant l'intention du gouvernement de mettre certains d'entre eux au compostage. "La consigne pour que la loi ALUR ne soit pas appliquée viendrait de Matignon".

Duflot a fait réagir pour son entourage.
Le gouvernement chercherait ainsi à apaiser les professionnels du logement hostiles à toute régulation du marché de l'immobilier. Dans l'après-midi, au cours d'un point presse improvisé et prétextant l'absence de Sylvia Pinel, son cabinet démentait toute remise en cause de la loi et précisait que les premiers décrets étaient attendus "à l'été ou avant l'été", ce qui laisse peu de marge... Leur publication sera même "priorisée" en fonction de leur capacité à "relancer la construction et à favoriser le pouvoir d'achat", va-t-on jusqu'à assurer.

La fragile nouvelle ministre du Logement a hérité de Cécile Duflot un "monstre " législatif de 85 articles, qui nécessite un lourd travail réglementaire pour sa mise en œuvre. L' "encombrant" écologiste nécessiterait deux cents mesures d'applications regroupées en une centaine de décrets, notamment pour border des mesures aussi emblématiques que l'encadrement des loyers, le montant des honoraires de location, la garantie universelle des loyers ou encore la réforme de l'attribution des logements sociaux. Duflot n'a donné qu'un cadre à sa loi. Et pourtant, au fur et à mesure de l'élaboration, puis de l'examen de la loi, la ministre touffue avait dû réduire ses ambitions de départ.

C'est Paris qui se fera cadrer en premier 

Cécile Duflot avait dû elle-même préciser, le 28 mars, par communiqué, que l'encadrement des loyers serait effectif dès l'automne uniquement dans l'agglomération parisienne, puis progressivement dans vingt-sept autres agglomérations, sans préciser lesquelles, ni la date.

S. Pinel s'en tient aujourd'hui aux annonces précédemment faites.
"L'encadrement sera appliqué d'abord à Paris, car seule la capitale est dotée d'un observatoire à même de donner des indicateurs qui permettront de fixer le loyer de référence", indique son cabinet. Un décret pourrait sortir à l'automne et la mesure être effective d'ici la fin de l'année. Hors de la capitale, une étude commandée par Duflot, mais dévoilée après son départ, a mis à mal la faisabilité de la mesure qui concluait que seuls 8 des 19 observatoires locaux étudiés avaient des données exploitables.

La garantie universelle des loyers, qui devait remplacer la caution, a déjà été détricotée au cours de l'examen de la loi. L'idée de créer un fonds qui sécuriserait les propriétaires et faciliterait l'accès au logement à tous les locataires n'est plus obligatoire. Les propriétaires pourront continuer à privilégier le système de la caution. La question de son financement n'a jamais été tranchée et sa mise en œuvre n'est prévue dans le texte qu'à partir de 2016. La mesure ne serait pour autant pas enterrée, assure-t-on au cabinet de Pinel qui cherche à ménager la susceptibilité des Verts. "Nous cherchons à dégager des lignes de financement [!] Des discussions sont en cours sur le sujet avec Action Logement. [organisme de financement de logement social]"

Une usine à gaz non financée

Le chantier du plafonnement des frais d'agence reste également à négocier. Là encore, la loi l'avait négligé, laissant pudiquement une "marge de manœuvre" en ne fixant pas de chiffres... Les honoraires des agents immobiliers seront calculés en fonction de la surface et de la zone géographique du bien, et non plus du loyer. "Nous nous battons pour arriver à une solution équilibrée qui nous permette d'assurer la viabilité de nos agences ", s'inquiète encore Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim). La nouvelle ministre pourrait devoir lâcher un peu de lest sur la fourchette évoquée par son imprévoyante prédécesseure.

Le flou laissé par la ministre permet à la profession de détruire la barre législative. Le ministère du Logement doit donner des signes rassurants à un secteur plombé, qui accuse la loi ALUR d'être une des causes de sa morosité. "Le nombre de bailleurs investisseurs a été divisé par trois dans nos agences ", souligne J.-F. Buet. La tendance à la baisse des prix d'achat et de loyers dans de nombreuses villes et la chute de la construction sont autant d'arguments avancés par les professionnels pour desserrer la loi ALUR.

Entre mai 2013 et avril 2014, loin de l'objectif de François Hollande de 500. 000 logements par an, le nombre de mises en chantier affiche un recul de 6,5 %, à 316 370 unités. Selon la Fédération du bâtiment, les conséquences sur l'emploi sont considérables. 15.000 et 20.000 logements en moins équivaudraient à une perte de 30.000 à 40.000 emplois. 

A l'issue du conseil des ministres du 25 juin, Sylvia Pinel devra préciser les 50 mesures de simplification déjà engagées par Cécile Duflot et exigées par Manuel Valls, le 8 avril, dans sa déclaration de politique générale. L'objectif est de réduire les coûts et les délais de construction. Des mesures pour accélérer la construction de logements sociaux sont aussi très attendues.

jeudi 5 juillet 2012

Duflot veut bloquer des loyers dans 43 agglomérations

Le marché locatif risque de s'appauvrir


Quand la construction de logements prend l'eau en Espagne et depuis mars  en France



Un projet de décret prévoit un encadrement des loyers à la relocation 
Les loyers des zones dites "tendues" devraient être gelés lors du renouvellement du bail dans 43 agglomérations de France métropolitaine et d'outre-mer, " où habitent 40% des personnes en France ", a indiqué le ministère du Logement et de l'Egalité des territoires.Parmi les agglomérations choisies figurent Paris, Amiens, Bordeaux, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Nice, Grenoble ou encore Strasbourg.
Le gouvernement réglemente par décret
Le Conseil d'Etat sera saisi de ce texte dans les jours qui viennent, après concertation avec les acteurs du secteur. Le décret sera présenté en conseil des ministres avant la fin juillet pour une application le 1er août, a précisé le ministère."L'objectif est de prendre une mesure rapide dans l'attente de l'élaboration d'une loi-cadre sur le logement comportant notamment des dispositions relatives aux loyers", explique le ministère dans une fiche de présentation du projet.
Une loi de 1989 prévoit la possibilité pour le gouvernement de fixer par décret un montant maximum d'évolution des loyers des baux à la relocation ou renouvelés dans des zones géographiques où l'on constate une "situation anormale du marché locatif".
Pour sélectionner ces zones, le ministère a retenu deux critères pour la France métropolitaine : une hausse annuelle moyenne des prix supérieure à 3,2% sur l'ensemble du parc locatif privé -deux fois l'évolution de l'Indice de référence des loyers (IRL)-, et un niveau de loyer supérieur à 11,1 euros par m2- 105% du loyer de marché moyen observé en 2011 en France métropolitaine, hors Ile-de-France.
Or, le propriétaire ne sera pas obligé d'indiquer dans le bail le loyer que lui versait son locataire précédent.
Près de 1 500 villes sont visées
Onze agglomérations d'Outre-mer
Seules les agglomérations de plus de 50.000 habitants ont par ailleurs été retenues.
Ces critères n'ont en revanche pas été appliqués aux territoires d'outre-mer, où les données fiables font défaut, d'après le ministère. Le gouvernement a ainsi décidé d'appliquer ce décret à toutes les agglomérations ultramarines de plus de 50.000 habitants, 11 en tout.
Dans une note explicative, le ministère du Logement justifie ce choix par des revenus moyens "deux fois inférieurs dans certains cas à la moyenne nationale" et des loyers globalement élevés.
Le blocage de la hausse des loyers ne s'appliquera pas aux appartements où  ont été réalisés des travaux d'amélioration d'un montant au moins égal à la moitié de la dernière année de loyer, ni à ceux où le loyer a été "manifestement" sous-évalué, précise le projet de décret. Les hausses praticables dans ces deux cas seront toutefois encadrées.
Le ministère assure qu'avec ce texte, les loyers à la relocation seront bloqués mais non figés, puisqu'ils continueront d'évoluer en fonction de l'indice de révision en vigueur, adossé à l'inflation. Ils ne pourront plus en revanche augmenter à la discrétion du propriétaire.
La Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) et l'Union des syndicats de l'immobilier (Unis) ont estimé dans un communiqué que cette mesure ne devrait pas "être de nature à trop pénaliser les bailleurs". Elles se sont toutefois dites "surprises" de l'étendue du zonage, et ont déclaré rester "vigilantes afin de garantir le nécessaire équilibre économique entre les intérêts des locataires et des bailleurs".
La Fondation Abbé Pierre a salué ce décret qui, d'après elle, "va dans le bon sens pour les ménages les plus modestes et défavorisés".
Sept Français sur 10 sont favorables à un plafonnement des augmentations des loyers à la relocation, et 72% sont pour un gel total des loyers dans les zones tendues, d'après un récent sondage.