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mercredi 4 avril 2018

Démagogie : les mouvements gauchistes revendiquent la réussite du plus grand nombre des étudiants

Le vent libertaire de Mai 2018 se lève

De Nancy à Montpellier, les facs se mobilisent contre la réforme de l’université

Après tir à la Kalach ou égorgement ?
Les incidents et blocages se multipliaient, fin mars, dans les universités, à l'approche des partiels et des examens de fin d'année, alors que la délicate réforme de l’enseignement supérieur commence à s’appliquer.

Les mouvements étudiants ont pris de l’ampleur après l'altercation à l’université de droit de Montpellier entre des opposants trotskistes à la réforme et des libérateurs de la fac bloquée par quelques squatteurs. "Pour le moment, le mouvement reste très localisé sur certains sites, avec des motivations différentes. La situation est en constante évolution", a déclaré le secrétaire général adjoint du Sgen-CFDT, première organisation du personnel de l’enseignement supérieur, Franck Loureiro.

A Toulouse, des sites de l’université Jean-Jaurès (Sciences humaines) sont bloqués depuis mars pour protester contre le projet de fusion avec d’autres établissements de la ville et contre la loi sur les modifications d’accès à l’université (loi ORE, Orientation et réussite des étudiants), accusée par ses détracteurs d’instaurer un système de sélection dès l'entrée à l'université, par le biais de la réforme de Parcoursup.

Le campus de la Victoire, en plein centre de Bordeaux, est bloqué depuis la mi-mars. 
Blocage également de la faculté de lettres de Nancy "jusqu’à ce que Macron retire la loi" ORE, a indiqué Romane Mayer, porte-parole de l’Unef, 2e syndicat étudiant et opposé à la réforme. 
Même chose pour l’université Paul-Valéry (Humanités) de Montpellier où le blocage a été reconduit en AG "pour une durée illimitée".


A Paris, le site de Tolbiac
(université Panthéon-Sorbonne) est fermé depuis lundi. Ainsi cette zone de contestation permanente maintient-elle sa réputation de fac rouge entre les mains de professeurs gauchistes qui transmettent de génération en génération le flambeau révolutionnaire. 

A Nantes, en revanche, le blocus a été levé vendredi, a indiqué l’université. Deux amphis restent occupés à la fac de lettres et les cours ont été transférés sur un autre site.
Toulouse : université Jean-Jaurès
Alors que les blocages continuent et que les examens se profilent, à l’université Jean Jaurès de Toulouse, au Mirail, mais aussi sur le site également radical de Tolbiac, à Paris 1, dès le 22 mars dernier, les étudiants ont voté le principe d’une note "minimum améliorable", comme le rapporte BFMTV, le 4 avril 2018.
"Parce que si le déblocage nous tombe dessus, que ce soit par un vote ou par la ministre, si on reprend les cours, on va être grave dans la merde, parce que les partiels, c’est dans un mois et demi ou deux mois", aurait déclaré Adélie, une jeune étudiante en cinéma, selon le site d’informations en ligne Actus.fr.
VOIR et ENTENDRE la revendication, notamment par le syndicat Solidaires (les trotskistes de SUD, qui sont parmi les instigateurs des blocages), pour une EMIAG (note minimale inter-universités améliorable garantie), sorte de nouvel avantage acquis des étudiants,  sac-à-dos universitaire, en négociation :

Félicitée par le journal L'Humanité pour sa lutte féministe aux côtés de 34 autres associations et organisations syndicales pour le droit des femmes, Pauline Raufaste, vice-présidente du syndicat étudiant UNEF et membre du comité d'animation du FFJeunesse, Forum Français de la Jeunesse (ex-Conseil national de la jeunesse), composé de 15 organisations membres réparties en 4 collèges (dominés chacun par l'UNL, l'association PDE, un centre de formation des élus et des responsables associatifs étudiants conformément à la Loi Jospin d'août 1994, l'UNEF ou Coexister - association critiquée pour sa participation au congrès de l'UOIF et sa signature de l'appel 'NousSommesUnis' avec le Parti des indigènes de la République et des militants réputés proches des Frères musulmans, avec le soutien d'Edwy Plenel, fondateur du site trotskiste Mediapart, et de Cécile Duflot, passée à Oxfam - et le MJS ou les communistes du MJCF), à qui BFMTV donne la parole ci-dessus, est une illettrée" chère à Macron. 
Titulaire d'un master, elle est pourtant capable de faire quarante fautes sur deux pages d'un dossier de presse, révèle Patricia Balme, présidente du cabinet de conseil en communication politique PB Com International et intervenante à l'émission L'Heure des pros, le mercredi 4 avril 2018 
Soit la note minimale est donc déjà mise en oeuvre, soit les militants gauchistes reçoivent sans peine leurs diplômes internes, simple gratification pour services rendus à la cause révolutionnaire...
Serait-le cas de la "Femme du Jour" dans L'Humanité, Pauline Raufaste, après avoir reçu son diplôme de l'IEP de Bordeaux ?
On imagine mal pourtant que les facs de médecine bradent ainsi les diplômes aux chirurgiens. 
Mais c'est moindre mal, certes, si la braderie est ouverte aux étudiant-e-s en master de spécialisation en études de genres... 

Une certaine presse ne manqua pas de reprocher à Pascal Praud son indignation aux jérémiades de la 'masterisée' qui se plaint qu'on n'apprenne pas en fac à des bacheliers (largement gratifiés d'une mention !) comment prendre des notes... Parmi les critiques de Pascal Praud sur Cnews (groupe Canal+), on note Buzzfeed France News ("un bric-à-brac de potins racoleurs", selon Le Monde diplomatique, dont Le Monde est actionnaire avec Verizon (détenteur de Oath, Huffington Post, AOL et Yahoo). Buzzfeed est la propriété du site d'information américain HuffingtonPost, avec filiale française.

Ce site de l’université de Toulouse-Le Mirail (sciences humaines) est bloqué depuis plusieurs semaines pour protester contre le projet de fusion avec d’autres établissements de la ville et contre la loi sur les modifications d’accès à l’université (loi ORE, Orientation et réussite des étudiants), accusée d’instaurer un système de sélection.

Les examens préoccupent nombre de étudiants studieux dont l'accès au cours est empêché, autant que la réforme de Parcoursup qui les mobilise depuis plusieurs semaines. Aussi, l’idée d’une note minimum aux examens a-t-elle fait son chemin jusqu’à la faculté de Tolbiac (université Paris 1), bloquée depuis maintenant une semaine.
"Je sais qu’à Toulouse, ils ont voté une motion en assemblée générale pour que tous les étudiants aient au moins 10 à leurs partiels", a certifié jeudi 29 mars un étudiant à la tribune, lors d’une assemblée générale (AG).
Côté direction de la faculté, c’est la douche froide : "Concrètement, peut-être que dans certaines filières, la question se posera sérieusement, mais pour un certain nombre d’autres, il n’en est évidemment absolument pas question", s'est défendu au micro de BFMTV Florian Michel,  enseignant en histoire et directeur du Centre Pierre-Mendès-France, surnommé 'Tolbiac', une annexe de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, et où, pendant l'occupation des lieux, un local de l'Union des étudiants juifs (UEJF) saccagéses murs étant souillés d'inscriptions antisémites ('A mort Israël', Vive Arafat', ce qui a eu moins de retentissement dans la presse que la libération des salles de travail de Montpellier.

Le mardi 3 avril, le site de Tolbiac en AG a voté le blocage illimité du site. Jusqu'à la fin de l'année. Par 497 voix contre 407.
Le site Saint-Denis de Paris 8 bloqué "pour la première fois". En région parisienne, est également bloqué le site Saint-Denis de Paris-8, "pour la première fois" depuis le début du mouvement, a indiqué l'université Vincennes-Saint-Denis. 
Ailleurs en France, le mouvement de protestation contre la réforme Vidal a notamment touché ces derniers jours l'université Paul-Valéry de Montpellier, Jean-Jaurès à Toulouse, le campus de la Victoire à Bordeaux, ou encore la faculté de lettres de Nancy.
La fac de droit de Montpellier a, en revanche, réouvert.

lundi 30 octobre 2017

Nouvelles modalités d’entrée à la fac : le gouvernement lève un coin du voile

Et déjà des reculades et une première exception...

Le baccalauréat produit des bacheliers inaptes à la fac, mais c'est à la fac de s'adapter ?

Orientation plutôt que sélection ?
 Et prévention?
Faut-il tirer les ministres au sort ?
Le tabou de la sélection à l'entrée à l'université ouverte à tous fait reculer le gouvernement en même temps qu'il dévoile lundi matin son plan de sauvetage des étudiants fourvoyés à l’université, axé sur l’accompagnement des bacheliers dans leur choix d'études supérieures, au terme de plusieurs mois de concertation pour réformer un système plombé par l'idéologie dominante.
Le gouvernement dévoile de énièmes nouvelles modalités d’entrée à la fac.
Najat Vallaud-Belkacem a refilé la patate chaude. Plusieurs filières sont en effet engorgées au point que la ministre gauchiste de Hollande, qui s'occupa plutôt d'imposer la "théorie du genre" à nos petites têtes blondes et la lutte contre le sexisme et les stéréotypes de genre, dès l'école, avec l'"ABCD de l'égalité" (certifié par le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Benoît Hamon, 6% au 1er tour de la présidentielle), valida le recrutement de la jeunesse étudiante par tirage au sort, quand d’autres filières sont délaissées, parfois à juste titre (si elles n'ouvrent pas de débouchés suffisants). Le génial logiciel d’orientation (APB, Admission Post-Bac) - solution miracle à tous les problèmes, puisque ...informatique - fut aussitôt totalement saturée. 
Rien, ni personne ne joua son rôle pour empêcher, en bout de ligne, un taux d’échec de près de 60% en première année de fac. Le bac,  offert à (presque) tous les lycéens arrivés sans obstacles en terminale (avec prime de certaines banques aux candidats avec mention !), n'assume plus, depuis de nombreuses années (plusieurs générations), sa fonction de sanction du cycle secondaire et de filtre d'accès à l'enseignement supérieur. Le baccalauréat est devenu un simple certificat de fin d'études, avec les conséquences sur lesquelles nos intellos du ministère -co-géré par un syndicat totalitaire d'enseignants déformés par leur idéologie- ont fermé les yeux au fil de sa lente mais constante dégradation, impavides face à la destruction sans cesse annoncée du système dont ils sont les gardiens bornés.

Le bug du logiciel APB était prévisible et accable le pouvoir socialiste.
A la rentrée 2016, un tirage au sort avait déjà eu lieu dans 78 mentions (principalement Staps, sport) pour l'ensemble de la France, soit environ 3.500 jeunes sans orientation.

En juillet 2017, ce sont plus de 65.000 jeunes qui restaient sur le carreau, sans affectation dans l’enseignement supérieur, alors que 187.000 places restaient disponibles, et pas seulement dans des filières qui n'avaient pas la cote. Le successeur de Najat Vallaud-Belkacem a dû ouvrir une procédure complémentaire jusqu’au 25 septembre... L'épouse de Boris Vallaud (un protégé de Hollande, parachuté sur une circonscription imperdable dans les Landes, celle de feu Henri Emmanuelli), envisage néanmoins un retour en politique par le Sénat. Au secours !

La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur cherche toujours à ménager la chèvre, l'étudiant, et le chou, l'enseignant de gauche.

Face aux "failles", selon la presse, mais toutefois "criantes", selon la même, du système actuel, Frédérique Vidal cherche encore l’équilibre -en s'entraînant au grand écart- entre la nécessité de réformer les modalités d’accès à l’université et l'écueil de l'instauration d'une sélection, "chiffon rouge" déclenchant des crises dans de nombreuses organisations syndicales conservatrices, qu'elles soient universitaires ou étudiantes (aux orientations identiques, puisque les premiers déforment les esprits des seconds) et d'associations de parents d’élèves (noyautés par les organisations sus-nommées), attachées au principe historique d’accès à l’enseignement supérieur pour tous, par la voie royale bitumée du baccalauréat. 
La semaine dernière, la ministre a tâté le terrain, esquissant la philosophie de son plan, qu’elle présentera avec le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et le premier ministre, Edouard Philippe.

La ministre avance à pas feutrés, quand la dynamite devrait parler
"L’idée n’est pas de dire "oui" ou "non", comme dans les filières sélectives [élitisme?!], mais de demander à l'Université de répondre plutôt "oui" ou "oui mais", a-t-elle expliqué dans un entretien à la presse paru jeudi: "Dans ce nouveau système, soit le lycéen dispose des compétences nécessaires pour suivre les cours auxquels il veut s’inscrire, soit certaines bases ne sont pas acquises et dans ce cas, nous pourrions lui proposer un accompagnement spécifique". La ministre est donc totalement à côté de la plaque: elle demande à l'Université d'assumer l'échec de l'école en amont.

Le dernier mot au lycéen : démagogie fétide 
Et c'est la deuxième cause de l'échec annoncé de Frédérique Vidal : à son tour, elle renonce à faire prendre en main les élèves par leurs maîtres, dès l'instant où apparaissent les difficultés à suivre le rythme des acquisitions. La doctrine officielle interdit le redoublement lorsqu'apparaissent les problèmes, mais le préconise au seuil de l'université quand, à l'âge adulte, l'étudiant se trouve placé face à la réalité, le mur des savoirs.

Le lycéen pourra être soumis à des remises à niveau, si nécessaire. Que de précautions de langage ! Mais non seulement c'est prendre le problème à l'envers, mais c'est acter l'échec de trois, huit ou quinze années de béatitude scolaire et jouer une partie perdue d'avance, car l'a-coup est psychologiquement rude pour le détenteur du parchemin soi-disant magique de fin d'année terminale, sésame vers la vie estudiantine libre et indépendante, et les remises à niveau déjà mises en place n'offrent toujours pas de garanties (elles n'ont pas été évaluées). Cette année supplémentaire d'ajustements à l'université n'est pas un rattrapage massif des bases et ne permettra pas les acquisitions requises d'un littéraire issu d'un bac arts plastiques aux sciences économiques en fac de droit. Sans parler des bacheliers en technologie qui ne sont pas destinés aux IUT, quoi qu'aient pu leur faire miroiter au lycée leurs conseillers d'orientation (passés conseillers d'orientation principaux, COP, puis conseillers d'orientation psychologues, au fil des manifestations syndicales, sans plus de formation, à l'ancienneté). 
Cette année supplémentaire aura un coup pour la partie solidaire de la population imposable, mais, soit elle sera celle de l'éjection définitive et de la fermeture définitive des portes de la fac, soit le report de l'échec à plus tard, sans examen universitaire diplômant et ouvrant, après une ou plusieurs années, sur une formation professionnelle débouchant elle-même sur une carrière choisie ou acceptée. La ministre doit avoir le courage de dire à l'étudiant que l'université n'est pas encore devenue ce qu'est déjà le lycée, un distributeur automatique de diplôme(s), sur la base d'une simple assiduité.  

Le gouvernement a démissionné : l'étudiant garderait le dernier mot pour choisir son orientation. Durant son année de terminale, il formulerait des voeux (dont le nombre serait réduit à une ...douzaine), ses enseignants émettraient des avis consultatifs sur ces voeux, avant que son dossier ne soit transmis aux établissements d’enseignement supérieur souhaités, qui communiqueraient également leurs observations sur sa candidature. 

"La question de la sélection, des prérequis a été abandonnée pour un accompagnement personnalisé, par profil d’élève". Ce jargon et le flou qu'il sous-tend réjouissent la présidente de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, classée à gauche), Liliana Moyano Lenice, une ex-candidate Les Verts (EELV) aux cantonales de 2004 (3,72%) à Rethel, Ardennes : "Cela permet de garder le bac comme porte d’entrée aux études supérieures, et que les lycéens restent acteurs de leur projet"... 
Trésorière nationale de la FCPE jusqu'en juin 2015, cette présidente a pu prendre la tête de la principale fédération de parents d'élèves à la suite de la démission inattendue de son prédécesseur pendant deux ans, Paul Raoult, et attribuée en interne à un "manque de démocratie" au moment de la réforme du collège menée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem que soutenait des cadres de la fédération, malgré la contestation de la base. La dame est une marionnettiste (intermittente?) de 52 ans et mère de deux garçons de 18 et 20 ans... 
Au final, même si les avis sont défavorables, le lycéen pourrait maintenir son choix d’orientation. Mais il pourra lui être demandé de s’engager à suivre une remise à niveau. La forme de celle-ci (stages -bidon, par des associatifs bénévoles, mais militants, ou dans le privé, pour les plus aisés?, avant la rentrée, modules supplémentaires assumés par les universités durant une partie de l’année, voire année complète) reste à déterminer, avec les syndicats...

A l’UNEF, menacée par la montée de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) et liée à Hamon et donc hostile à Macron, ce dispositif d’accompagnement laisse sceptique, surtout s’il était rendu obligatoire. Seule l'écologie peut être contraigante... "Imposer des choses aux étudiants n’a jamais rien réglé", assène sa présidente Lilâ Le Bas, entrée à l’université de Lille fin 2011, à l'âge de 23 ans. De toute façon, elle "ne voi(t) pas avec quels moyens" (surprise!) le ministère pourrait mettre en place un dispositif qui s’annonce coûteux.
Maman Le Bas est mandatrice judiciaire et papa cadre, mais elle est boursière et aurait même animé des colonies de vacances pour arriver à vivre. Quant à la jeune 'éducatrice' nomade de 29 ans, elle est issue d'un bac ES (à Hérouville Saint-Clair, près de Caen) et, avant d'arriver dans un organe de presse, à la mairie de Paris ou dans un cabinet ministériel (en cas d'alternance), elle étudierait en licence Information, communication et culture, comme tout le monde, on a envie de dire, à Lille 3.Une étudiante professionnelle ? Et boursière ?
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 Après un premier master 1 de communication pas validé, la jeune fille cherche sa voie à l’université Paris-Est Créteil, Paris XII, où elle réussit un master 1 Politiques publiques (grâce à la validation des acquis de l'expérience, VAE ?). Elle décide ensuite de s’accorder une année de césure [ça s'appelle une année sabbatique] pour sa première année de mandat de présidente  et envisage de s’inscrire en master 2 en 2017-2018. Et après? "Grande question... Je n’ai aucune prétention politique, mais je me vois mal rester sur ma chaise sans rien faire! Peut-être travailler dans des associations de loisirs locales; ce sont de vrais outils de mixité sociale."
En parfaite cohérence avec ses études en information, communication et culture ?...
Mais le syndicat étudiant se dit surtout "très inquiet", selon Le Parisien, de la possibilité qui pourrait être donnée aux filières en grande tension de refuser des étudiants, "de manière transitoire". La présidente de l'UNEF qui pratique l'aviron, sport populaire, se verrait-elle refoulée de STAPS ? Ils se verraient proposer des cursus proches à celui souhaité. Educateur sportif...

"Cela voudrait dire que l’on intègre dans la loi une forme de sélection" à l’entrée de l’enseignement supérieur, grince Lilâ Le Bas. Selon elle, bien dans son rôle, elle affecterait en priorité les jeunes des milieux les plus modestes, estime cette fille de cadre qui parle de mesure "inacceptable".

Résultat de recherche d'images pour "Lilâ Le Bas manifestation"Elle brandit la menace, prévenant que le syndicat étudiant se joindra à l’appel à la mobilisation interprofessionnelle le 16 novembre si cette solution était confirmée. 

Les mesures annoncées lundi seront intégrées dans la nouvelle plateforme d’inscription dans l’enseignement supérieur
-qui ne s’appellera plus Admission post-bac (APB)- dont l’ouverture pourrait se faire un peu plus tard que la date habituelle, qui était le 20 janvier.
Une vaste concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur a débuté en juillet pour "trouver rapidement des solutions pour la rentrée 2018", avait ajouté F. Vidal.

samedi 29 octobre 2016

Camps de migrants en France: Hollande promet l'intenable

"La France ne tolérera plus aucun camp de migrants", assure le président sortant

"La France ne tolérera plus de camp de migrants sur son territoire"

"Bons migrants" sélectionnés par la préfecture
C'est la dernière promesse en date d'un président sortant à 4% de confiance dans le pays. Samedi, François Hollande a aussi confirmé l'intention du gouvernement de mener la chasse aux migrants récalcitrants à ses CAO (Centre d'Accueil et d'Orientation), et a fait procéder à l'évacuation d'un nouveau campement à Paris dans le sillage de ceui, toujours en cours, de la "jungle" de Calais.
Entamée lundi dernier, l'opération de démantèlement du campement de Calais, où vivaient plus de 8.000 clandestins, était annoncée bouclée vendredi 28, mais devrait en fait se poursuivre jusqu'à ce lundi.

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Environ 5.000 illégaux ont été dispersés dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) disséminés sur le territoire.

Depuis novembre 2015, plus de 6.000 migrants en provenance de Calais ont été accueillis dans les 167 centres d’accueil et d’orientation dits 'historiques' (c’est à dire créés entre octobre 2015 et septembre 2016). Il a fallu demander aux préfets d'augmenter le nombre de communes impactées en créant 9.000 nouvelles places de CAO (soit 283 CAO supplémentaires), ce qui porte leur nombre total à 12.000 places (soit 450 CAO).
A noter que, selon le ministère de l'Intérieur,
"le Gouvernement est soucieux que l’insertion de ces CAO dans le tissu local qui les accueille continue de se réaliser dans la sérénité, comme c’est le cas depuis un an. C’est donc sur la base de critères démographiques [et non sociaux pré-existants] que les objectifs de capacités des CAO par région ont été fixés. Des concertations étroites ont été conduites avec les élus locaux qui ont été associés."
"Nous ne pouvions plus tolérer les camps et nous n'en tolérerons pas", a martelé le gros mou de l'Elysée à la presse dévote à l'issue d'une visite du centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Doué-la-Fontaine (UMP), commune où est implanté un parc zoologique renommé, près de Saumur (PRG, Maine-et-Loire).

"Il y en a aussi à Paris et nous aurons à les évacuer"

Hollande  prend le problème à bras le corps, affirmant toutefois que seuls quelques-uns de ces migrants venaient de Calais. Entre 2.000 et 2.500 migrants auraient rejoint le campement sauvage qui s'est formé ces derniers jours dans le nord-est de Paris, dans le quartier de Stalingrad. Le camp "ne peut pas être une situation durable", a estimé François Hollande. "On ne peut pas laisser des personnes dans le dénuement, on ne peut pas laisser les riverains subir un certain nombre de désagréments."
"Ça, nous ne pouvons pas le tolérer et donc nous allons faire la même opération [à Paris] que celle de Calais, mais dans des conditions différentes, parce que ces personnes sont là depuis peu [depuis l'annonce du démantèlement de la "jungle" de Calais] et nous allons les accueillir [de force] dans les centres d'accueil et d'orientation dès lors que ces personnes relèvent du droit d'asile", a-t-il ajouté. Or, les fuyards n'auraient pas évité les rafles en cars s'ils étaient éligibles au statut de demandeur d'asile. Il existe actuellement 34 guichets uniques pour demandeurs d'asile répartis sur l’ensemble des préfectures du territoire métropolitain.

Devenu un symbole de la crise de l'accueil des clandestins, le démantèlement du campement de Calais a suscité cette semaine des tensions entre Londres et Paris concernant le sort des migrants mineurs isolés qui vivaient dans la "jungle".
Londres a appelé Paris à les protéger, suscitant la colère des autorités françaises [un mode de gouvernement socialiste, à l'instar de son chef, en état permanent de surchauffe] qui ont souligné avoir assumé leurs responsabilités "sans jamais se dérober" en "mettant à l'abri" 1.451 mineurs depuis le 17 octobre. 

"Il nous reste 1.500 mineurs isolés à Calais, ils seront très rapidement acheminés vers d'autres centres", a affirmé le chef de l'Etat. "Je me suis entretenu hier avec la Première ministre britannique; Bernard Cazeneuve l'a fait également avec son homologue la ministre de l'Intérieur du Royaume-Uni, pour que les Britanniques accompagnent les mineurs dans ces centres et puissent ensuite prendre leur part pour les accueillir au Royaume-Uni." La priorité de Hollande n'est clairement pas la jeunesse.