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vendredi 20 avril 2018

Tolbiac: pas de reprise des cours avant septembre, selon son directeur

Les gauchistes de Tolbiac n'échapperont pas aux partiels

Les étudiants ne pourront "probablement" pas reprendre les cours à Tolbiac avant la rentrée de septembre


Après l'évacuation par la police des locaux occupés pendant trois semaines, le directeur du site universitaire parisien a déploré de devoir faire cette annonce.  "Il y aura deux réouvertures distinctes: pour le personnel courant mai. En revanche, il va falloir attendre probablement la rentrée de septembre pour pouvoir accueillir les étudiants dans de bonnes conditions", a déclaré Florian Michel. F. Michel s'exprimait à l'issue d'une réunion avec la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, à laquelle participait également Georges Haddad, le président de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, dont dépend Tolbiac, et les personnels ayant assuré la sécurité sur le site pendant l'occupation. 

Le directeur de Tolbiac a néanmoins confirmé que les partiels prévus du 2 au 19 mai auraient bien lieu

La préfecture de police n’avait toutefois pas immédiatement donné suite à sa demande, invoquant une "appréciation technique". Compte-tenu de la "particularité topographique" du site, "c’est presque plus dangereux (d’intervenir) que de ne pas intervenir", avait expliqué dimanche Emmanuel Macron, lors de son interview sur BFMTV, RMC et Mediapart pour justifier la prudence de la préfecture. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFPUne semaine supplémentaire a été ajoutée, jusqu'au 26 mai. Ces examens n'auront pas lieu à Tolbiac, a-t-il précisé, "mais dans d'autres centres universitaires de Paris et du Grand Paris" et que les étudiants allaient en être informés "dans les jours qui viennent". 

L’entrée principale est, elle, entièrement taguée. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFPL'état des lieux est affligeant vendrediaprès l'évacuation au petit matin des occupants du bâtiment universitaire, une tour de 22 étages réhabilités avec de vastes opérations de désamiantage: tags dans les amphis, matériel informatique détruit, immondices... 
Les "dégradations" représentent "plusieurs centaines de milliers d'euros", a dit Georges Haddad. "On va chiffrer les dégâts et faire en sorte que la tour soit opérationnelle le plus rapidement possible", a promis Frédérique Vidal, la ministre. 

Depuis plusieurs semaines, quatre universités sont totalement bloquées et une dizaine de sites (sur 400) perturbés pour protester contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée par ses détracteurs d’instaurer un système de "sélection" déguisée. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFP
Tolbiac a cultivé son image de "fac rouge" qui est redevenu le lieu emblématique de la mobilisation étudiante contre la réforme gouvernementale de l'accès à l'université, accusée par ses détracteurs d'instaurer un système de sélection. 
Ce mouvement perturbe plusieurs sites universitaires en France, dont certains ont été fermés.

Dans la "fosse" du site, des bouts de verre témoignent des heurts qui ont éclaté tôt dans la matinée quand des occupants ont jeté des bouteilles sur les policiers venus en nombre pour lever le blocage. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFP

mardi 23 mai 2017

Education nationale : Najat Vallaud-Belkacem rattrapée par une méchante mesure de dernière minute

La ministre de l'Éducation nationale a publié une circulaire légitimant le tirage au sort à l'entrée à l'université 

Entre les deux tours de la présidentielle, le jeudi 27 avril 2017, six jours après le premier tour de la présidentielle, 
Des étudiants de l’université de Strasbourg.le Bulletin officiel de l'Éducation nationale publie une circulaire qui sécurise la pratique du tirage au sort à l'université. 

Avant de faire ses cartons pour quitter la rue de Grenelle, la socialiste Najat Vallaud-Belkacem a donc tenu à entériner la méthode de sélection la plus absurde qui soit, celle qui dénie toute valeur au mérite pour lui préférer le hasard, comme au loto.
Alors qu’il restait un mois aux bacheliers pour finaliser leurs vœux d’orientation dans l’enseignement supérieur, le gouvernement Cazeneuve a décidé d’avancer sur le terrain miné du tirage au sort. Avant d'être ainsi étendue, cette pratique n'était utilisée depuis plusieurs années que pour départager les trop nombreux candidats à l’entrée de certaines filières universitaires surbookées. Face au boom démographique qui submerge l’université, avec plus de 30.000 étudiants supplémentaires chaque année, certaines licences sont prises d’assaut, en dépit du nombre insuffisant de places offertes pour faire face à la demande. Elles ont progressivement mis en place des capacités d’accueil limitées.
La circulaire du 27 avril publiée au bulletin officiel grave désormais dans le marbre ce recours à l’aléa en dernier ressort, une fois le critère géographique et celui de l’ordre des vœux des bacheliers effectués sur la plate-forme d’Admission postbac (APB) appliqués. 

Et pour certains cycles d'études, comme les Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) ou la psychologie (évidemment, depuis plusieurs dizaines d'années), 
des tirages au sort laissent sur le carreau des candidats de l’académie qui ont pourtant placé ces licences en tête de leurs vœux : 3.500 jeunes à la rentrée 2016, d’après les chiffres du ministère, n’ont ainsi pas obtenu de place dans leur premier vœu à l’université.

La circulaire Vallaud-Belkacem signe l'échec de la politique socialiste de démocratisation de l'enseignement supérieur. Les jeunes devaient être la priorité des priorités du candidat Hollande, mais le président a échoué à leur donner accès à la connaissance par manque de créations de postes et de structures d'accueil. Sa ministre en est réduite à prendre une mesure absurde en catimini.

A quelques jours de la fin du quinquennat, cette circulaire vise essentiellement à assurer un cadre juridique à l'Etat qui s'est placé dans une situation illégale pour la prochaine rentrée. Car ce système de tri, pratiqué dans la seule filière de l’enseignement supérieur public où la sélection est interdite, ne disposait pas d’une protection réglementaire suffisante, d’après les quelques arrêts rendus par des tribunaux administratifs saisis par des bacheliers déçus.

Or, cette circulaire ne suffira pas à sécuriser la situation juridique de l'Etat, estime Me Jean Merlet-Bonnan, qui a porté une dizaine d’affaires sur le sujet devant les tribunaux. "Si le gouvernement a initialement préparé un arrêté, c’est qu’il est bien conscient que ce vide juridique ne peut être comblé par une simple circulaire. Elle pourra facilement être attaquée", affirme l’avocat.

Une requête devant le Conseil d'État demande la suspension en urgence, puis l'annulation de ce texte

La circulaire est un mauvais signal; elle est de surcroît inutile
Le tirage au sort ne résoudra pas le problème du surnombre de postulants aux filières concernées cette année : 40.000 candidats supplémentaires sont inscrits sur APB, d’après les chiffres provisoires publiés en mars. "Nous avons actuellement 33.000 premiers vœux de candidats en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives, dont le 'management du sport', soit communication et ...marketing), soit 5.000 de plus que l’an dernier, pour toujours environ 15.000 places", constate Didier Delignières, à la tête de Conférence des directeurs et doyens de STAPS, qui alerte une fois encore sur la situation des facs de sport, qui ne peuvent plus pousser les murs, alors qu’elles sont touchées par cet afflux depuis plusieurs années, sans moyens supplémentaires.

Tout le monde se dresse contre la mesure scélérate.
En janvier, le gouvernement avait déjà tenté de légaliser ce tirage au sort avec un arrêté. Mais, face à la bronca soulevée chez les élus de la communauté universitaire, le ministère avait dû reculer. Le sujet est en effet particulièrement sensible : des représentants étudiants aux élus enseignants, en passant par les présidents d’université, tout le monde s’oppose à cette pratique jugée absurde. Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, évoquait le "plus bête des systèmes", en espérant voir sa pratique réduite, grâce à une meilleure orientation des bacheliers [contre leur préférence) et aux 100 millions d’euros supplémentaires ajoutés aux budgets des établissements.
"C’est un joli cadeau de fin de quinquennat, réagit avec une ironie grinçante Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF. Autoriser ainsi le tirage au sort, c’est un premier pas vers la sélection à l’université, alors que l’urgence est de lui donner les moyens financiers d’accueillir tous les bacheliers, et de développer des cursus plus progressifs afin d’éviter ces engorgements et de lutter contre l’échec."
Selon la responsable étudiante,
c’est aussi un joli cadeau au prochain gouvernement : "Tout le monde est contre le tirage au sort, donc certains pourront d’autant plus facilement défendre une sélection sur dossier, sur examen, sur prérequis…" Pas certain toutefois que Najat Vallaud-Belkacem soit vraiment motivée par une volonté de faciliter les choses à Macron et Philippe.
Moins d'un mois plus tard, Me Henri de Beauregard dépose une requête, au nom de l'association SOS éducation. 
Cette association avait déjà donné du fil à retordre à l'ancienne ministre en s'attaquant avec succès à la suppression de la sélection au mérite pour les étudiants boursiers qui avaient obtenu une mention très bien au baccalauréat. "Il existe plusieurs parallèles entre les deux dossiers, remarque Me de Beauregard. 
Sur la forme, ce n'est pas une circulaire administrative qui peut édicter un règlement prévu par la loi, surtout quand celle-ci ne prévoit pas le tirage au sort parmi les critères de sélection, qui sont au nombre de trois : lieu de résidence, situation familiale et ordre des vœux effectués par le futur étudiant. 
Sur le fond, il s'agit dans un cas comme dans l'autre de nier toute valeur au mérite."  

L'imprévoyance et la sottise conduisent au gâchis 
En effet, le choix aveugle des heureux élus dans les filières en tension ne peut que renforcer l'échec dès la première année de la licence à laquelle ils ont postulé : ils ne sont déjà que 25,7 % à obtenir leur diplôme au bout de trois ans, et 40 % de ce quart-là au bout de quatre, au-delà de la licence ! Une blessure psychologique qui pourrait être évitée aux étudiants eux-mêmes, lesquels s'aigrissent en voyant le miroir aux alouettes se ternir, ainsi que leurs familles, mais un immense gâchis enfin pour la collectivité, appelée à financer des études qui ne débouchent sur rien, comme pour le monde de l'entreprise qui ne trouve pas les bonnes personnes au bon endroit. 
Tandis que le secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon affichait sa volonté de "faire disparaître le tirage au sort à l'université", Najat Vallaud-Belkacem avait déjà tenté de faire le forcing par la voie de cet arrêté de janvier qu'elle avait dû retirer face aux protestations du Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche). Une tentative de passage en force, au risque de voir le Conseil d'État lui donner tort une nouvelle fois, comme le bon sens le plus élémentaire le laisse espérer du texte de la requête de SOS éducation

La ministre sortante a-t-elle pu commettre son forfait entre les deux tours, sans en avoir avisé le candidat Macron et avoir obtenu son accord de principe ?
A Lyon, Gérard Collomb ne supportait plus l'autocrate NVB, son adjointe toxique : il s'en était débarrassée en la "recommandant" à Ayrault. Au gouvernement, elle aura tenté jusqu'au bout d'imposer des mesures de nivellement culturel par le bas et de déconstruction des fondements de notre société, qu'il s'agisse des polémiques sur la théorie du genre (contestation des "rôles fondés sur les différences naturelles, physiologiques et biologiques) ou l'ABCD de l'égalité (dont l'objectif était de lutter contre le sexisme et les stéréotypes de genre)... 
C'est encore à elle que les familles doivent la réforme des rythmes scolaires, un ensemble de mesures modifiant le système éducatif par la mise en place d'une nouvelle organisation du temps scolaire à l'école primaire, aux frais des municipalités pour les deux tiers, introduction des associations (et services municipaux ou intercommunaux, comme les bibliothèques au goût des majorités politiques) pour mettre en œuvre les nouvelles activités périscolaires (NAP, en doublons avec les activités sportives locales existantes) et au détriment des équilibres biologiques des enfants. Le Syndicat des Inspecteurs de l'Éducation nationale (IEN) dressa le 18 mai 2015 un bilan négatif de la réforme devant l'Inspection générale de l'Éducation nationale (IGEN)
Il appartient aux électeurs de Villeurbanne de nous en débarrasser en juin.

Les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle se sont déjà positionnés dans leurs programmes : Marine Le Pen (FN) défend une sélection "au mérite", quand Emmanuel Macron (En marche !) promet la mise en place de prérequis à l’entrée de l’université. 

mardi 12 juillet 2016

Bac 2016 : un taux record de réussite et aussi de décrédibilisation

Que faire pour redonner aux bacheliers leur estime de soi ?

Paradoxalement, plus le baccalauréat se démocratise, plus il cartonne...

Quel suspense !...
Le taux de réussite au bac 2016 a encore atteint un record: 88,5% des candidats de la génération 98 ont été reçus cette année. Presque toute cette classe d'âge a obtenu son sésame pour les études supérieures. Pourvu que les filières post-bac aient anticipé la braderie du diplôme ! Le baccalauréat est dévalorisé chaque année un peu plus et ceux qui s'en plaignent sont traités de pisse-froid ou d'archaïques.

Presque la moitié des étudiants a reçu une mention cette année.
Assez bien, bien ou très bien, les mentions ont elles aussi battu des records. En 1990, près d'un quart des élèves en décrochait une. Et puisque l'Education nationale, co-gérée par les syndicats (et singulièrement la FSU), a favorisé la très démagogique démocratisation de l'enseignement créant un "espace Schengen" où circulent librement les illégaux de la connaissance et de la culture, une vaste majorité des candidats est inculte - en mais prétend squatter les universités, sortes de "Jungle de Calais" (ou de Grand-Synthe). Ils sont près d'un tiers en 2000 et presque la moitié cette année. 

"Les classes préparatoires qui sont normalement les filières pour les étudiants bénéficiant d'une mention bien ou très bien n'ont plus assez de places pour accueillir tous ces gens-là", se désole Jean-Robert Pitte. Une critique de la valeur du bac appuyée par des statistiques, une fois le bac obtenu, moins de la moitié des bacheliers passe en seconde année. Mais les militants de l'UNEF, quant à eux, obtiennent sans encombre un DESS, avec la bienveillance d'un directeur d'études complaisant et tout aussi engagé, ce malgré tout le temps passé à militer mais distrait de leurs études...   

Bientôt 101 % de réussite ?
88.5%, cela devrait interpeller. Pour la secrétaire générale adjointe du SNES, Valérie Sipahimalani c'est pourtant une bonne chose, que l'on raisonne en termes de lutte des classes ou de genres. "Le problème n'est pas que le bac soit bradé ou pas; le problème est de savoir qui s'y prépare et actuellement on a quand même un quart des garçons français qui n'a pas le baccalauréat". 
Pour l'ancien président de la Sorbonne, Jean-Robert Pitte, l'examen est même dépassé. "Le bac tel qu'il est aujourd'hui est une mascarade inutile et dangereuse qui crée des déceptions pour ceux qui l'ont et échouent quelques mois après à l'université", assure-t-il en connaissance de cause. 

L'un et l'autre, quoi qu'il y paraisse, est sur la ligne de la ministre de l'Education

Najat Vallaud-Belkacem veut encore simplifier le baccalauréat.
Le baccalauréat ne doit pas être supprimé mais "il mérite une simplification" en raison du "trop" grand nombre "d'épreuves" et "d'options", a déclaré mardi la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, invitée mardi matin sur RTL.
"Je ne pense pas qu'il faille le supprimer, assure-t-elle, pour commencer. Je crois qu'on a besoin d'un rite initiatique, d'un même examen partout sur le territoire qui donne la même valeur au diplôme obtenu par les élèves, quel que soit le lycée où ils ont fait leurs études." Najat Vallaud-Belkacem sur RTL.
"Mais on a atteint indéniablement une complexité qui mérite aujourd'hui la simplification : il y a trop d'épreuves, trop d'options, avec un mécanisme de calcul des points gagnés grâce aux options qui vous font obtenir plus de 20 de moyenne", a-t-elle ajouté, notant en outre que ces mécanismes d'option n'étaient pas les mêmes pour les trois bacs (général, technologique, professionnel).

Au départ, un simple toilettage. Il passera par un "rééquilibrage" du nombre des épreuves et une meilleure "répartition", lesquels pourraient se faire lors des recommandations tirées du bilan de la réforme du lycée mise en œuvre en 2010 par le ministre de l’époque, Luc Chatel, a précisé Najat Vallaud-Belkacem. 
Mais rien n'a filtré sur les coefficients affectés aux épreuves, et qui crée nt pourtant une hiérarchie des disciplines, ainsi qu'inversement une désaffection pour les petits "coeff", un système qui va à l'encontre de ce qu'était au départ cet examen, un contrôle diplômant de fin d'études générales.

Interrogée sur la valeur de cet examen, la ministre a nié, pinaillant sur un taux de diplômés qui ne serait plus que de 78,6 %, quand on le rapporte à une classe d’âge. "Arrêtons de considérer que c’est trop", a demandé Najat Vallaud-Belkacem, soulignant que 21,4 % de jeunes quittent le système scolaire sans ce diplôme.

Un constat d'échec au regard des sommes budgétisées
pour les Zones d'éducation prioritaire (ZEP), pour toutes les diverses aides sociales (à chaque couche du mille-feuilles administratif et territorial), pour l'ARS et pour les décrocheurs scolaires.
"La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité [et un "objectif présidentiel"]. Garantir l'égalité des chances, faire en sorte que chaque jeune puisse construire son avenir professionnel et réussir sa vie en société sont des missions de l'École. Le ministère chargé de l’éducation nationale s’est fixé deux objectifs clairs : prévenir plus efficacement le décrochage afin de diviser par deux le nombre de jeunes sortant sans qualification du système éducatif d’ici 2017 et faciliter le retour vers l’École des jeunes ayant déjà décroché. Un plan pour vaincre le décrochage scolaire a été présenté en novembre 2014. (citation du site du Ministère)

Les correcteurs et les examinateurs n'ont pas la liberté des juges qui interprètent librement la loi.

Ces professionnels de l'Education doivent se plier à des barèmes serrés et des consignes strictes élaborés au ministère,
 mais toujours favorables aux analphabètes. Ainsi, "au rattrapage, l’examinateur doit faire ressortir le meilleur de chaque candidat". Mais les diplômés n'obtiennent qu'un sursis: à la Toussaint, nombre d'entre eux auront déjà déchanté.
Alors, ils auront été mal orientés et seront tous et toutes des victimes du système. En revanche, ils auront dégagé du temps libre pour les manifs...

jeudi 2 juin 2016

Racisme: un camp d'été interdit aux Blancs

Vallaud-Belkacem, face au "camp d'été" interdit aux Blancs 

La ministre de l'Enseignement supérieur a dû condamner à
 l'Assemblée la tenue d'un séminaire anti-Blancs à Paris 8

Que la ministre ne l'a-t-elle empêché en amont ? Dans les murs de l’université Paris 8 , présidée par une historienne, et durant plusieurs jours, s’est tenue une série de réunions racistes puisqu'interdites aux personnes blanches de peau, sans que la ministre en charge ne s'en émeuve. Il faut dire qu'elle y est ministre comme l'est Ségolène Royal aux Transports ou Le Foll à l'Agriculture... "Paroles non-blanches" était un événement organisé par un "Groupe de réflexion non-mixité racisée": un huis-clos interdit aux Blancs.

Or, au PS, certains déjugent la ministre, bien que peu réactive ! 
Ce type de manifestation raciale est préoccupant en ce qu’elle révèle non seulement de l’état d’une partie de la jeunesse française qui en vient à afficher une posture intellectuelle reflétant un apartheid mental sous couvert de lutte contre le racisme, mais aussi en ce qu'elle pointe la permissivité de l'institution universitaire et, au-delà, le laisser-aller des pouvoirs publics. Face aux abandons de la république socialiste, il aura fallu une question de l'opposition  à l'Assemblée pour que, soitle gouvernement assume, soit il découvre ce qui se passe dans l'Université française.
Interpellée sur le sujet par le député LR Bernard Debré, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a finalement condamné la tenue du séminaire Paroles non-blanches : "Sur le plan des principes, que les choses soient claires, je condamne absolument la tenue de ces réunions". Et d’ajouter : Bien que le Parti socialiste soit en charge supposée de l'université depuis plus de quatre années, la ministre actuelle a dressé un constat édifiant, mais global et flou, qui ne l'exonère en rien. "Ces initiatives confortent une vision racisée et raciste de la société qui n'est pas la nôtre. [Mais qui sévit à l'Université] Ces initiatives sont inacceptables parce qu'au bout de ce chemin-là, il n'y a que le repli sur soi, la division communautaire et le chacun chez soi." Ainsi Vallaud-Belkacem élude-t-elle le problème de la discrimination et du racisme, quand il est anti-Blanc. 

Montée d'une forme d'apartheid mental
La ministre vise aussi un autre événement de même nature, qui doit se tenir l’été prochain : "Le Camp d’été décolonial". Cette université d’été d’un nouveau genre est l’enfant de deux activistes en vogue dans la mouvance différencialiste située à l’extrême gauche
d'une part, Sihame Assbague, 29 ans, "entrepreneuse sociale" ( le "community organizing" – nouveau modèle militant venu des États-Unis - de type agit-prop- qui milite en faveur d'une prise du pouvoir par les quartiers populaires), proche du Parti des Indigènes de la Républiquequi s'en prit à A. Juppé sur le plateau de Des Paroles et des Actes, le 2 octobre 2014, le déclarant coupable de la relégation des quartiers populaires: "Comment pouvez-vous prétendre, alors que vous avez été le bourreau des principes républicains, être prochainement le garant de la devise républicaine, et représenter la France ?" Le maire de Bordeaux ne bloqua pas l’activiste contre "le pouvoir blanc" avant qu'elle n'opère un glissement sémantique grave, parlant de "racisme institutionnel";
et Fania Noël dont le programme est chargé: "afroféministe, anticapitaliste, anticolonialiste, anti-impérialiste, anti-mixité", est directrice de République & Diversité, fondé par Louis-Georges Tin, militant gay pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité et qui a lancé l'idée d'une fédération des associations noires de France: ce sera le CRAN, qu'il présidera en même temps, en succédant à Patrick Lozès. "Ne nous libérez pas, on s'en charge," prévient-elle.

Ce camp est "réservé uniquement" [pléonasme de journaliste inculte de l'Obs qui l'a recueilli sur le trottoir du site LePost] "aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’Etat en contexte français", ce qui revient à signifier qu’il est également interdit aux blancs [ou Blancs !], qui par destination ne subissent pas à titre personnel le racisme d’Etat [Mais qui portent la charge de la solidarité sociale en faveur de la diversité assistée].  
Ces militants politiques, dont la légitimité est toute fraîche et le discours peu crédible - au regard du fonctionnement convenable de l'école et de l'ascenceur social, voire douteux - sombrent dans l'absurdité d'une idéologie en faveur d'une forme d’apartheid mental qui aboutit à des manifestations racialistes [pour ne pas dire raciales, voire racistes], sous prétexte de lutte contre l'anticolonialisme et le racisme. 

La gauche au pouvoir prend la mesure des effets de sa propre idéologie anticolonialiste

Au tournant du 19e au 20e siècle, Zola n’aurait pas été légitime à défendre Dreyfus, puisqu’il n’était pas juif. Jaurès non plus. Et Clemenceau idem. Cette bataille contre l’antisémitisme aurait été perdue. Mais elle a eu lieu et s'est achevée avec les honneurs, sans que nos agresseurs veuillent en recueillir l'héritage. 
Sous l'empire de leur apartheid mental conforté par l'Université (et le SNES-sup ou les media et associations/collectifs/réseaux tiers-mondistes, altermondistes et internationalistes), les organisateurs haineux de "Paroles non blanches" (une provocation en terre blanche, quoi qu'ils en pensent) et du Camp d’été décolonial ("boot camps inspirés des "blackblocs" sur le terrain des colonisateurs et développeurs),  s’inscrivent à contre-sens de la "marche de l'Histoire" en matière de lutte contre les racismes. Les amers et rancuniers s’isolent et se retranchent. 

Nombre de socialistes dérivent

Cette idéologie de haine qui menace le pays de déstabilisation pourrait interpeller le socialiste moyen s'il ne s'était acculturé à force d'humanisme aveugle et de démagogie et s'il était resté vigilant et "fidèle à l’enseignement de Jaurès", comme le disait l’un de ses héritiers devenu président de la Ve République. 
Or, tous ne se rallient pas au jugement sans appel que son entourage met dans la bouche de Najat Vallaud-Belkacem face à cette ligne politique subversive.  Son rappel des principes de liberté et d'égalité et celui des droits garantis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 ne devrait soulever aucun débat à l'intérieur du Parti socialiste. 
Or, un député PS comme Pascal Cherki, issu d'une famille "juive aisée" [Wikipedia!] d'origine algéroise, proche de SOS Racisme, de Henri Emmanuelli (et donc de Hamon) et de Jean-Luc Mélenchon, qui plus est toujours membre du Bureau national, salue l'initiative de Paris 8...

Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s’est contenté du service minimum en faisant publier un simple tweet pour le moins ambigu. "Ras-le-bol! Rassembler toujours, stigmatiser jamais. L'Égalité, partout: dans les universités des "beaux quartiers" ou de banlieue". 


Le premier des socialistes condamne-t-il l’apartheid mental érigé en principe vertueux par une minorité sur la  couleur de peau, le contôle au faciès ? Depuis avril, on s'interroge encore... 

La lutte des classes reste d'actualité. 
L’opposition entre universités des "beaux quartiers" et celle de "banlieue" est toujours vendeuse auprès de l'électorat de gauche que ces quatre dernières années ont enfoncé dans la crise. Elle suggère même que le premier secrétaire du PS légitimise la tenue de la réunion de Paroles non blanches, le tout au nom d’une égalité dont on aimerait qu'il précise en quoi le quinquennat y a échoué...

En somme, le PS valide le combat contre le racisme d’Etat. 
Un autre socialiste, député de Paris, est d'ailleurs allé plus loin encore que Jean-Christophe Cambadélis. Twitter est une facilité qui leur convient parfaitement. Le frondeur Pascal Cherki a salué l’initiative estudiantine, qui serait tout à l'honneur de l’université française en lutte contre le politiquement correct : "Pour ma part, je pense que la fac de Paris 8 est une excellente fac parfois en rupture avec l'idéologie dominante. Tant mieux !" En clair, un député socialiste applaudit à une initiative de fracturation de la société, entre identitarisme discriminant et refus de toutes les mixités. Un journaliste couché y voit toutefois l'occasion d'impliquer la droite qui décidément cumule ses propres turpitudes et celles de la "gauche qui reflèterait l’idéologie dominante portée par les droites classiques et extrémistes françaises" ! Dans le genre à côté de la plaque, peut-on faire pire ? 

La base ne décide de rien dans ce parti stalinien
Face à la "posture" [sic] républicaine ET socialiste défendue par Najat Vallaud-Belkacem, et la ligne ambigüe sur laquelle campent des responsables socialistes de premier rang, qui décide de la ligne des socialistes en la matière ? s’interroge encore ce journaliste socialiste orthodoxe. 
En 2012, un candidat en campagne du nom de François Hollande avait prononcé des mots impérissables sur la questio (comme sur tant d'autres, et sans conséquences) : "Il n'y a pas de place dans la République pour la race. Et c'est pourquoi je demanderai, au lendemain de la présidentielle, au Parlement de supprimer le mot race de notre Constitution". Depuis, plus que jamais, la seule "race" qui vaille est bronzée. Elle y prend même toute la place. L’intention a produit les effets inverses !
Mieux que cela, aujourd’hui, à entendre les anti-racistes dénoncer le "racisme d’Etat" français, on constate que la gangrène de l’apartheid mental est propagée aux étudiants. Les vigilants peuvent suivre les progrès médiatiques des tenants de cette ligne politique, une traînée de poudre. Houria Bouteldja, agressive porte-parole du PIR, ne dispose-t-elle pas d’un rond de serviette dans l’émission de Frédéric Taddéi sur France 2, chaîne qui se radicalise à vue d'oeil non exercé ? 

Il n'est que grand temps de rétablir la notion de "race"
Désormais arme d'auto-défense, elle doit  repasser de la Constitution dans les actes. Ce serait redonner le sens des réalités aux manipulés des agitateurs politiques qui les disent victimes du racisme d’Etat. Ce serait forcer la prise de conscience du racisme à rebours affiché par ceux qui ne se sont pas mal tirés de la situation qu'ils caricaturent à des fins politiques de prise du pouvoir.  
"La France est un pays de race blanche" et les derniers arrivés doivent se faire une raison. Arrivée après la soupe, Houria Bouteldja voudrait être servie la première et professe un "j'appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race". Elle devra prendre la file et accepter les autres races, le vivre ensemble. En somme, être républicain, sans chantage. Et laïc. Et égaux.

mardi 19 avril 2011

Normale sup: la Rue d'Ulm politisée, occupée et évacuée

La police évacue des activistes en soutien à des travailleurs précaires

Les locaux administratifs de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, occupés depuis plusieurs semaines par des étudiants et des grévistes pour soutenir des travailleurs précaires, ont été évacués par les forces de police, ce mardi matin, a annoncé la préfecture de police de Paris (PP). France 2 parle d' "éviction"...

Une poignée d'apprentis intellos déconnectés

« Treize occupants ont été délogés sans incident lors de cette opération qui a débuté à 6h, a-t-on précisé. Le 9 avril, le tribunal administratif, saisi par la direction de l'ENS, « a considéré qu'il y avait urgence à procéder à cette évacuation» car l'occupation « entravait le bon fonctionnement de l'établissement », à la veille des premières épreuves écrites d'admission, prévues mercredi, a expliqué la préfecture.

Des favorisés combattent leur complexe de supériorité

Un mouvement social, appuyé par des étudiants radicaux, a débuté le 10 janvier pour demander la titularisation d'une dizaine d'employés contractuels. Début avril, sous la contrainte, la direction avait pourtant proposé la titularisation d'une partie de ces précaires, ce qui avait été jugé insuffisant par les protestataires.

vendredi 6 juin 2008

Education : les axes principaux de la réforme du lycée

Un lycée à la carte, un bac équilibré et des enseignants mieux formés
Le Président Sarkozy a annoncé, le lundi 2 juin, les grandes lignes de la réforme du lycée, du Bac et de la formation des enseignants à l’Elysée pour fêter les 200 ans de l’université napoléonniene. Lire PaSiDupes

De son vrai nom « Position commune sur les objectifs et les principes directeurs de la réforme du lycée », cette réforme a pour but de « moderniser » l’enseignement secondaire et de garantir une meilleure réussite dans la poursuite des études.

Etat des lieux
La situation du lycée d'enseignement général et technologique "n'est plus tenable", a-t-il estimé. "Le système des filières (...) écrasé par la section scientifique est totalement déséquilibré et ne remplit pleinement aucun des objectifs recherchés." Le problème majeur des coefficients du bac reste entier : il décide de l’ « intérêt » que le lycéen attachera à une matière, ou non. Un élève de la filière S aura besoin de l’anglais dans ses études d’ingénieur, mais négligera la matière à coefficient trois, contre 9 en maths de spécialité…
"Formidable ! En dehors de la voie scientifique, pas d'avenir pour nos élèves mais à la sortie pas assez de scientifiques", a-t-il ironisé. Les enseignants ont eux-mêmes participé au renforcement de cette situation élitiste, y compris les syndicalistes de la FSU...
"Il nous faut ensemble imaginer un lycée beaucoup plus souple, qui va dépasser les impasses du cloisonnement trop rigide en filières (...), où la seule règle serait la diversité des voies proposées" et où les lycéens pourraient choisir leur cursus selon leurs goûts et leurs compétences, a-t-il expliqué.
Pour Nicolas Sarkozy, "cette liberté plus grande donnée au lycéen le préparerait mieux à l'enseignement supérieur" en lui permettant de se spécialiser de façon plus progressive.

Les grands principes
Le président Sarkozy a jugé indispensable de repenser l'équilibre entre cours magistraux et travail personnel. Il a, à ce propos, dénoncé au passage la surcharge des emplois du temps des élèves, "où s'empilent les options" (dont les langues régionales, à l’heure où le français mène un combat d’arrière garde face à l’anglais) et qui "n'arrange pas la santé (des) finances publiques". Les options ne servent qu’à gagner des points au bac sans beaucoup d’efforts ni de capacités réelles.
Dans le lycée à la carte que le Président appelle de ses voeux, la classe de seconde "devrait retrouver sa vocation à orienter les élèves". Ce qui est actuellement pourtant le cas… C’est une classe de remise à niveau et d’évaluation des élèves avant ventilation dans les différentes filières. Nicolas Sarkozy a souhaité que cette "nouvelle seconde" soit mise en place à la rentrée 2009, avec pour objectif la mise en oeuvre du nouveau lycée "à horizon 2012".
Il a d'autre part confirmé la généralisation du bac professionnel en trois ans à partir de septembre 2009, afin de lui conférer "la même dignité" qu'à la voie générale.

Le corps enseignant est, lui aussi, appelé à évoluer, a par ailleurs déclaré le chef de l'Etat, qui a dit mesurer "l'étendue du malaise" des professeurs et entendre leur "impatience". Il a souhaité que les enseignants soient mieux formés, avec un an d'études supplémentaires, dans le cadre de l'université, dont la place doit être "pleinement reconnue".
Nicolas Sarkozy a ainsi sonné le glas des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Ce qui aurait dû être une pépinière de pédagogues n’a été qu’un élevage en batterie. Les stagiaires en IUFM étaient formatés par des pédagogues -idéologues et sectaires-, souvent coupés depuis des lustres du milieu éducatif réél.
"Nous avons décidé, avec Xavier Darcos, que les différents concours (professeurs des écoles, Capes, agrégation) soient intégrés au cursus universitaire et soient ouverts à tout titulaire (...) d'un 'master 2'", a-t-il dit.
Les nouveaux concours seront mis en place dès la session 2010, a précisé Nicolas Sarkozy, selon qui le recrutement des futurs professeurs après une année d'étude supplémentaire permettra de mieux les rémunérer en début de carrière.
Il a promis de se pencher sur les affectations pour qu'elles tiennent mieux compte des voeux des professeurs et des besoins, et souhaité que soient développés les dispositifs de recrutement hors éducation nationale.
Il a dit compter sur Xavier Darcos et sur la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse pour préciser "dans les prochaines semaines" leurs intentions en matière de formation et de recrutement.
"Nous voulons signer avec les professeurs de France (...) un nouveau pacte de confiance", a conclu Nicolas Sarkozy.
Il a admis que cela impliquait un effort financier de l'Etat et réaffirmé que la moitié des économies dégagées par les réductions d'effectifs serait redistribuée aux professeurs.
"Bien sûr, il faut être réaliste : ce pacte de confiance ne peut consister en une mesure de revalorisation générale et sans contrepartie (...) L'Etat des finances publiques ne le permet pas", a cependant averti Nicolas Sarkozy, qui a invité les professeurs à réfléchir "de façon responsable et constructive à une évolution de leurs pratiques et de leurs missions".

Plus précisément
Ce chantier est énorme car il concerne à tous les acteurs du lycée : lycéens, enseignants et établissements. Le gouvernement se prépare d’ailleurs à engager un nouveau bras de fer avec les syndicats étudiants quelques semaines après les manifestations contre les suppressions de postes de professeurs.
En ce qui concerne le lycée, l’Etat veut qu’il soit « plus diversifié, plus modulaire » et que les élèves soient mieux préparés à l’enseignement supérieur, à la faveur d’une spécialisation plus progressive. Ce dernier point n’est pas franchement nouveau.
Le projet se compose de 4 objectifs majeurs
- garantir la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur :
Le projet de réforme prévoit un meilleur accompagnement et une meilleure information sur les différentes formations post-bac et une meilleure préparation des lycéens en terminale à la 1ère année d’université. Son objectif est en 5 ans de réduire par 3 le taux d’échec dans le premier cycle de l’université pour atteindre l’objectif de 50% de diplômés de l’enseignement supérieur.

- assurer la réussite scolaire de tous les élèves au lycée :
Xavier Darcos, le ministre de l’Education, a affirmé son intention de réduire le redoublement. En effet 15% des élèves de seconde redoublent. Il mettra en place des « aides pour les élèves les plus fragiles ». Par la même occasion, le ministre veut réduire le poids des déterminismes sociaux qui règne au lycée. Le rapport de cause à effet n’est malgré tout pas aussi évident que ce qu’en dit la propagande de gauche.
- permettre à chaque élève de mieux choisir son orientation :
le président de la République et le ministre de l’Education nationale ont annoncé leur volonté de faire du « nouveau lycée » un endroit où les élèves auront « la liberté de construire leur parcours » selon leurs attentes, projets et goûts. C’est maintenir chez l’élève l’illusion que son projet aboutira quoi qu’il arrive, abstraction faite de ses résultats…
- donner de nouvelles marges d’autonomie aux étudiants et aux établissements : les étudiants auront une plus grande autonomie et auront la possibilité de travailler à leur rythme. L’autonomie est une vieille lune dans le milieu enseignant comme parmi les parents, mais ni les uns ni les autres ne se sont préoccupés, ou n’ont réussi à de former les adolescents à l’autonomie.
Pour les établissements, l’Etat prévoit
- la refonte de l’offre éducative (soutien…) des établissements en la rendant plus équitable sur l’ensemble du territoire,
- des enseignants plus présents dans les établissements (cours de soutien, entretien d’orientation, des cours de méthodologie).
- moins de cours théoriques et un encadrement pédagogique plus individualisé peuvent faciliter la compréhension, mais l’apprentissage des savoirs restera un travail personnel que l’élève consentira, ou non.
Considérant que les professeurs sont déjà extrêmement soucilleux sur le sujet de leur indépendaance pédagogiques et enclins à des expériences originales et irresponsables, lepire est à venir! La mise en compétition des établissements peut en outre mener à des excès considérables, en termes de démagogie, de tromperies et d'injustice.

De l’autre côté, le président de la République a précisé les contours de la réforme du Bac. Cette réforme prend effet dès la rentrée prochaine. Elle comporte 2 axes :
- le dispositif de reconquête du mois de juin : il s’agit de faire continuer les cours aux lycéens pendant le mois des examens de juin, et même si le lycée est occupé par des épreuves, ce sont les établissements qui doivent mettre en place les moyens pour assurer les cours. Sachant que les enseignants dans leur immense majorité n’enseignent pas qu’en terminale (ou en BTS) et sont réquisitionnés en pointillés pour les diverses épreuves d’examens facultatives, d’abord, puis les épreuves obligatoires, orales et écrites (dès le mois de mai pour les BTS), et qu’ils sont aussi correcteurs et membres de jurys, les personnels disponibles pour les 2e,1ères et BTS 1ère année seront extrêmement rares.
- l’épreuve orale facultative du langage des signes est créée pour 200 candidats de la série technologique hôtelière.
Avec le ministre de l’éducation Xavier Darcos, Nicolas Sarkozy prévoit la mise en place de la « nouvelle classe de seconde » en 2009. Les premières épreuves du bac nouvelle manière se dérouleront donc en 2012.
Autres projets à l’étude :
- l’ouverture des lycées plus tard,
- mise en place d’un « statut lycéen », qui généralisera les maisons de lycéens. - - la mise en place d’une « carte nationale du lycéen » ouvrant des droits (culture, transport…) est à l'étude. Ce qui ne sera qu’une extension de ce qui existe déjà et donne droit à des réductions.

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a chargé le recteur de l'académie d'Aix-Marseille Jean-Paul de Gaudemar de piloter la réforme du lycée.
"Recteur de l'académie d'Aix-Marseille depuis 2004, polytechnicien, économiste, ce fin connaisseur des rouages de l'Éducation nationale (il a dirigé l'enseignement scolaire de 2000 à 2004 notamment sous Jack Lang puis sous Luc Ferry) a la réputation de diriger son rectorat comme on manage une PME. Conscient qu'il gère un budget de 3 milliards d'euros et veille sur l'avenir de 600 000 jeunes et de 50 000 salariés, il ne prend pas de décision à la légère." Lien Le Figaro