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jeudi 20 février 2020

Hollande, chahuté à Montreuil, doit se faire exfiltrer

En séance de dédicaces dans une librairie, Hollande découvre les zones de non droit en France 

L'ancien président de la République était venu présenter son nouveau livre à des enfants et adolescents mercredi quand un groupe de grands frères est venu perturber la rencontre


Flanby faisait la promotion de son bouquin mercredi après-midi à la librairie Folies d’Encre, à Montreuil, Seine-Saint-Denis (93). Il  en a profité pour se faire filmer devant une trentaine d'enfants et d'adolescents: ironie de l'affaire, le livre tente d'expliquer aux plus jeunes "ce qu'est la République"... 

Une dizaine de manifestants a fait irruption dans la librairie.
Libération rapporte que les militants ont chanté des slogans tels que "Hollande dégage; tu nous as donné Macron".

Preuve que l'intervention de déstabilisation était préméditée, ils brandissaient des pancartes comme "CICE, Loi Travail, son ami c’est la finance" et entonnèrent des chants de manifestation tels que "On est là !", hymne des Gilets Jaunes, qui signe une action commando de l'extrême gauche.

Un ancien président de la République exfiltré sous les huées d'un territoire perdu de la République

La séance de dédicaces a dû être écourtée. Une vidéo publiée sur YouTube par l'un des manifestants présents, on peut ensuite voir François Hollande se faire exfiltrer de la librairie sous les huées des manifestants, sans tentative de dialogue.

François Hollande est un habitué des interventions publiques perturbées. 
Le 12 novembre dernier, une centaine de manifestants avait investi un amphithéâtre de l'université de Lille où l'ancien président donnait une conférence. Des exemplaires de ses livres avaient été détruits. 
Fin novembre, Hollande avait également préféré annuler une intervention qu'il préparait à Toulouse, par crainte de nouvelles perturbations par des étudiants.

dimanche 19 janvier 2020

Violences policières: manifestant frappé au sol à Paris

La police des polices s'est vu confier l'enquête

Radicalité du pouvoir et radicalisation de ses opposants

Les images montrent la séquence extraite de son contexte où un policier frappe un homme à terre le visage en sang. (Capture d'écran -Twitter)

"""Des violences de la part des forces de l’ordre" (en un mot, des violences policières !) ont marqué la manifestation parisienne des Gilets Jaunes du samedi 18 janvier, selon la présentation qu'en donne L'Obs.
Une vidéo de la scène - dont il n'est donné connaissance ni de la séquence précédente, ni de la suivante - montre en effet un jeune homme à terre, le visage en sang, frappé par un policier. L’affrontement s'est produit rue du Faubourg-Saint-Martin, à proximité de la Gare de l’Est dans le 10e arrondissement, à deux pas de la salle de théâtre où (à 1,5 km) des militants d'extrême gauche ont surpris le couple Macron se distrayant - pendant les grèves -  à la représentation de 'La Mouche' aux Bouffes du Nord et où il a fallu exfiltrer le couple face à l'intrusion de manifestants qui ont caillassé sa voiture sous escorte de forces de sécurité.  

Tournée par l’AFPTV quelques minutes après, une autre vidéo montre la suite de l'interpellation. 
Le policier, qui appuie son genou sur le bras du rebelle, tente de neutraliser l'individu couché sur le ventre et déjà menotté.

Dans l’après-midi, plusieurs autres vidéos dénonçant les violences policières avaient été partagées sur les réseaux sociaux. La phase de l'interpellation qui est choisie est fonction du biais choisi par le journal ou l'internaute et l'ensemble des documents devra être pris en considération.

Cette semaine, Macron a demandé à l’Intérieur de faire rapidement des "propositions pour améliorer la déontologie" des forces de l’ordre accusées de violences

Or, ces soupçons s'ajoutent à un nouvel appel de Christophe Castaner à l' " l’exemplarité" des forces de l'ordre, ce qui a visiblement eu pour effet de braquer des policiers sous pression après des mois de manifestations.

Le Parquet de Paris a en outre ouvert aussitôt une enquête, ce dimanche 19 janvierconfiée - dans des délais extrêmement brefs (24 heures) - à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), du chef de violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique après la diffusion de la première video. 

Climat insurrectionnel : plusieurs enquêtes ouvertes

Tensions devant la gare de Lyon
"Quelques milliers" de manifestants avaient défilé samedi après-midi à Paris, à l’appel des Gilets Jaunes, en scandant des slogans anti-Macron, anti-policiers ou contre la réforme des retraites, un rassemblement marqué par des heurts avec les forces de l’ordre. Dès le début d’après-midi, les forces de l’ordre ont créé des tensions, intervenant "pour disperser un bloc qui tentait de se constituer en tête de cortège", selon la préfecture de police de Paris, dont le patron, le préfet Diedier Lallement, n'apparaît plus dans les media, mais concentre néanmoins la rancoeur et les critiques.

Mais c’est surtout à l’arrivée devant la gare de Lyon, que le face-à-face s’est durci dans ce cortège organisé pour la 62e journée de mobilisation des Gilets Jaunes, avec notamment l’incendie d’une baraque de chantier à quelques mètres de l’entrée de la gare.
59 personnes ont été interpellées, a indiqué la Préfecture de police de Paris peu après 20 heures. 33 personnes avaient été placées en garde à vue à 18 heures, a de son côté précisé le Parquet de Paris.

En seulement quelques jours, plusieurs cas de brutalités policières ont fait l’objet d’ouverture d’enquêtes confiées à l’IGPN. 
Le 15 janvier, une enquête pour "violences par personne dépositaire de l’autorité publique" à la suite du croche-pied volontaire et délibéré d’un policier à une manifestante, filmé et largement partagé sur les réseaux sociaux lors d’une manifestation contre la réforme Macron des retraites du 11 janvier à Toulouse. 

Deux jours plus tôt, le Parquet de Paris avait ouvert deux nouvelles enquêtes pour des violences policières commises lors de la manifestation du 9 janvier, notamment contre une syndicaliste de la RATP, matraquée alors qu’elle ne faisait que tenter, selon elle, de ramasser son téléphone. La première, ouverte pour "violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité inférieure à huit jours", fait suite à une plainte déposée par une conductrice de la RATP, par ailleurs militante au syndicat UNSA.

Cette syndicaliste réformiste accuse un fonctionnaire de police - vidéo à l’appui - de l’avoir "violemment frappée" (sic) à la fin de la manifestation, alors qu’elle se trouvait à proximité de la gare Saint-Lazare. Ce policier "avait de la haine dans les yeux", a commenté sur RTL "cette mère de famille" (sic), victime d’un "traumatisme crânien".
Dans la vidéo, largement relayée sur les réseaux sociaux, on voit le policier lui asséner plusieurs coups de matraque télescopique, notamment au niveau du visage, alors qu’elle cherche à ramasser son téléphone portable tombé à terre.

Le seconde enquête concerne une scène diffusée là aussi sur Internet. 
Elle est ouverte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique", impliquant une aide-soignante de Sud Santé [syndicat révolutionnaire trotskiste] et un manifestant de 23 ans, frappé au sol, alors qu’il tentait de lui venir en aide, d'après leurs déclarations. 

Ces procédures, confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), sont venues s’ajouter à l’enquête préliminaire ouverte dès vendredi après la diffusion d’une vidéo montrant un policier tirant à bout portant sur des manifestants avec un LBD

samedi 18 janvier 2020

Les Macron exfiltrés d'un théâtre envahi par des grévistes

Des cris "Macron démission!"au programme et intervention de la police

Les contestataires ont réussi à pénétrer dans le hall d'entrée


Les Macron étaient allés observer les "gens qui ne sont rien",
au théâtre



Aux cris de "tous ensemble, grève générale" et "Macron démission", "des manifestants ont tenté –sans succès– de rentrer ["entrer", en français] dans le théâtre des Bouffes du Nord, où le président et son épouse assistaient à une représentation,"selon Le Parisien.

"Devant les portes du théâtre, des dizaines de protestataires ont entonné des chants pour réclamer la démission du chef de l'Etat et le retrait de la réforme des retraites," écrit Le Point. "Et on ira, et on ira, et on ira jusqu'au retrait", ont notamment chanté les personnes sur place," précise le magazine.

"Au 44e jour de grève contre la réforme des retraites, alors que le président des riches s'offrait du bon temps, plusieurs dizaines d’opposants ont manifesté vendredi soir "devant le théâtre parisien" des Bouffes du Nord dans le 10e arrondissement de Paris, où le président de la République assistait avec son épouse à une représentation." Le chef de l'Etat et son épouse ont finalement pu assister à la fin de la représentation après l'intervention des forces de l'ordre, si on en croit franceinfo.

Selon l’entourage du chef de l’Etat, il y a eu une tentative d’intrusion dans le théâtre mais le couple présidentiel a pu assister jusqu’au bout à la pièce et a quitté les lieux en voiture vers 22h sous escorte policière. "La Préfecture de police de Paris a confirmé que les manifestants n’étaient pas parvenus à pénétrer dans l’établissement," écrit froidement 20 Minutes. Mais France Inter donne l'information contraire, ce matin...


Comme le montre une vidéo filmée par la journaliste Muriel Boselli, les manifestants se sont heurtés à de nombreux policiers déployés pendant environ une heure devant ce théâtre.
Selon l’entourage du chef de l’Etat, il y a eu une tentative d’intrusion dans le théâtre mais le couple présidentiel a pu assister jusqu’au bout à la pièce et a quitté les lieux en voiture vers 22h sous escorte policière. "La Préfecture de police de Paris a confirmé que les manifestants n’étaient pas parvenus à pénétrer dans l’établissement," écrit froidement 20 Minutes. Mais France Inter donne l'information contraire, ce matin...

"Très vite, les forces de l'ordre sont intervenues au moment où plusieurs manifestants ont forcé l'entrée du théâtre," indique Le Point. Ceux qui avaient réussi à pénétrer dans l'enceinte ont été rapidement évacués. 

Franceinfo rapporte que le couple a "protégé et mis à l'abri pendant quelques minutes, le temps que le calme revienne sur place. Son entourage indique que "le président continuera de se rendre au théâtre comme il a l'habitude de le faire et veillera à ce que des actions politiques ne perturbent pas la liberté d'expression la liberté des artistes et la liberté de création".

Une charge policière a eu lieu pour exfiltrer Emmanuel Macron et sa femme, sous les sifflets d'opposants à la réforme des retraites, a constaté sur place le journaliste de Brut Remy Buisine.

Un "journaliste militant" [sic] arrêté: la presse n'est pas tendre avec ses brebis galeuses

"On était à l’université Paris 7 pour une université populaire; quelqu’un a reçu un message indiquant que Macron était là; Donc, on est venus pour montrer qu’on est présents, qu’il y a une contestation contre la réforme des retraites mais pas seulement", a expliqué Arthur Knight, l’un des manifestants.

Le "journaliste militant" - c'est possible, ça? -  Taha Bouhafs, assis trois rangs derrière Emmanuel et Brigitte Macron, a publié sur les réseaux sociaux des photos, qui auraient incité des militants à "venir perturber le spectacle," selon 20 Minutes, alors qu'à l'évidence la représentation en soi n'était pas en cause, mais bien la politique du président.

Les manifestants expulsés 
Toujours selon franceinfo, le "journaliste militant" aurait "également été exfiltré puis interpellé. 

Ce vendredi, le président de la République a dénoncé avec virulence l'action des manifestants qui ont pénétré dans le siège de la CFDT. Selon Laurent Berger, des salariés du syndicat ont été attaqués "physiquement et verbalement".

Détail piquant, toutefois, de la péripétie nocturne des Macron, 
la pièce se situe dans les années 60, au cœur d’un village où Robert, la cinquantaine, vit avec sa maman Odette. La relation mère-fils est inquiétante : désopilante coïncidence...

vendredi 17 janvier 2020

Municipales à Paris : qui a réussi à en placer une avec Marlène Schiappa ?

Schiappa a été interrompue lors d'une réunion publique à Paris

La concierge du gouvernement n'était pas protégée par des journalistes assis...

Les manifestations se poursuivent et se multiplient, après six semaines de conflit et de grèves dans plusieurs secteurs contre la réforme Macron des retraites. 
Désormais les contestataires mettent au point d’autres moyens de se faire entendre. Que ce soit des actions symboliques, spectaculaires, voire musclées, les grévistes veulent arriver à leurs fins en rendant leurs actions plus visibles.


Schiappa est sortie de sa zone de confort et a compris sa douleur

Ex-élue du Mans, dont le maire socialiste est Stéphane Le Fol, à plus de 200 km et 2 heures de route, la secrétaire d’Etat et candidate LREM parachutée dans le XIVe arrondissement de Paris aux municipales, Marlène Schiappa organisait jeudi soir une réunion publique dans un restaurant. 

VOIR et ENTENDRE l'autorité de la secrétaire d'Etat essayant de couvrir la voix des contradicteurs peu impressionnés par sa tchatche :

Saurait-elle tenir une classe de sixièmes ?

Un temps de campagne à l'épreuve de la contestation de la politique de Macron, notamment  la réforme des retraites, sans les filtres protecteurs des organes de presse à la solde du pouvoir macronien et de leurs studios feutrés.

VOIR et ENTENDRE comment la commère s'est faite arranger aux petits oignons, dans un contexte sociale que le pouvoir se refuse à évaluer dans toute sa terrible gravité  :


La sous-ministre a été contrainte de quitter une réunion

De même qu'elle usurpe la qualité d'écrivaine
parce qu'elle a déniché un éditeur, l'ex-blogueuse n'est pas davantage capable de gérer un arrondissement parisien.
Une poignée de détracteurs rassemblés devant le restaurant a suffi à la déstabiliser. Sur les vidéos, on aperçoit des drapeaux de la CGT, tandis que les manifestants scandent des slogans à l'encontre du gouvernement.


A l'intérieur, la réunion a dû être... "écourtée" [sic]. Alors qu'elle tentait de parler aux présents, Marlène Schiappa a été interrompue à plusieurs reprises par des infiltrés dans le restaurant.



Les slogans : « Macron en prison, Castaner en prison », « Marlène Schiappa c’est degueulasse » et évidemment le fameux « on est là... »
Les curieux de l'assistance n'aidant pas la parachutée du Mans à Paris, le ton est ensuite rapidement monté, la candidate fut poussée à abandonner le terrain une dizaine de minutes seulement après son arrivée
A l'extérieur, les forces de l'ordre sont intervenues afin de disperser la foule.

Et voilà, encore une apparition LREM qui se termine en eau de boudin
Marlène quitte sa réunion publique par la petite porte en disant qu’elle portera plainte
Il faudrait peut-être penser à se remettre en question...


🔴Marlène Schiappa est finalement partie de la réunion publique. Quelques manifestants étaient à l’intérieur. D’autres manifestants sont revenus à l’extérieur du restaurant.
📸Retour en quelques images sur le rassemblement face au restaurant à où Marlène Schiappa devait donner une réunion publique. La Ministre a dû quitter les lieux après quelques dizaines de minutes.

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“Menaces, injures, intimidations” : du déjà entendu...

La ministre s'est exprimée sur Twitter, plus tard dans la soirée : “Les menaces injures intimidations ne nous empêcheront pas de défendre ce en quoi nous croyons” a-t-elle écrit avant de témoigner son soutien et de remercier le courage des “colistiers pris à partie” par les manifestants.

Oui, nous aussi on est là, on est là.

Je ne suis pas une planquée.

Je crois au respect de la démocratie.
Les menaces injures intimidations ne nous empêcheront pas de défendre ce en quoi nous croyons.

Soutien aux colistiers pris à partie ce soir, merci pour leur courage. https://twitter.com/sachanelken/status/1217889562967580673 
Invitée de la Matinale de Radio Classique - espace protégé - vendredi matin, Schiappa a regretté la présence de ces manifestants “menaçants” dont elle juge l'attitude "antidémocratique".  
Pour info, comme Le Parisien, cette radio appartient à LVMH détenu par l'homme d'affaires Bernard Arnault. Quant à son directeur de Radio Classique, c'est Jean-Francis Pécresse, beau-frère de Valérie Pécresse, puisque le mari de la présidente de la Région Ile-de-France, une ex-LR, est Jérôme Pécresse, connu pour avoir été président du secteur Alstom Renewable Power Sector et vice-président exécutif d'Alstom, quand l'entreprise fut rachetée en 2016 par General Electric, devenue General Electric Renewable Energy, dont il est président-directeur général, mais aussi directeur de l'antenne et de l'information. Ce directeur est aussi éditorialiste de Les Echos (2019), inclus dans le pôle média du groupe LVMH

Ne pas accepter la contradiction est-il le gage d'un esprit démocratique ?

Quand Schiappa assura qu'en faisant exploser des pétards des Gilets Jaunes avaient terrorisé sa famille sous la garde de son mari, vendredi 24 mai 2019, pendant une nuit où la maman était absente, et que les manifestants l'avaient menacée de mort devant la porte de son domicile... au Mans, des manifestants avaient dénoncé sa façon de s'arranger avec la vérité et avaient contredit la version de la sous-ministre.
Crime contre l'humanité ?
Lundi 27 mai 2019, à 8h17, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations,
Marlène Schiappa a posté un statut sur Facebook, dans lequel elle relate à sa manière "les événements de la nuit de vendredi à samedi qui sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité", au cours desquels "peu avant une heure du matin, nous [Marlène Schiappa [à l'en croire, elle aurait donc été présente]  son mari, ses deux filles et une amie de sa cadette] avons été violemment tirés du lit par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous [dans sa maison du Mans] sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils sifflets cornes de brunes etc."
VOIR et ENTENDRE le récit de Marlène Schiappa:

Un gilet jaune filma la scène en direct et posta sur Facebook le tapage décrit avec véhémence par Marlène Schiappa.
De manière générale, le live Facebook montrait une cinquantaine de gilets jaunes prendre part à une manifestation "pas déclarée", selon les propos de l’auteur de la vidéo, et déambulant dans les rues du Mans. Au cours des trois heures de direct, on peut entendre le groupe scander des slogans révolutionnaires anti-Macron ou chanter à maintes reprises l’hymne des gilets jaunes ("On est là, on est là ! Même si Macron ne le veut pas, nous on est là !") ou appeler les habitants de la ville à les rejoindre. Plusieurs fois aussi, et pas seulement devant la maison de Marlène Schiappa, des hommes vont allumer des pétards et des fusées d’artifices dans les rues du Mans, coller des affiches et taguer à l’aide d’une bombe blanche les mots "Gilets Jaunes" sur le bitume.
Conformément à ce qu’indiquait l’AFP dans sa dépêche, la scène devant la maison de la secrétaire d’Etat n’a duré que trois minutes [et non un quart d'heure] vers 00h23. 
La vidéo un temps consultable sur Facbook montre bien des gilets jaunes faisant du tapage avec pétards et slogans parfois grossiers devant la maison de Marlène Schiappa, mais il n'y apparaît ni tags, ni insultes sexistes et ni propos relevant de la menace de mort, pas plus que des coups sur la porte, mais uniquement une personne qui va coller une affiche dessus. Dans sa première version postée Facebook, Marlène Schiappa évoquait uniquement qu’"après avoir tagué les environs et la chaussée ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste / antipolice / antiordre." L’affiche collée sur la porte de la secrétaire d’Etat n’a pas été filmée de près, cependant à un autre moment du live, on peut voir plusieurs affiches collées dans les rues du Mans, dont une ressemblant à celle du domicile de Marlène Schiappa.
La vidéo filmée par les gilets jaunes ne permet pas d’entendre les propos du mari. On peut voir que la tentative de dialogue n’a duré qu’une trentaine de secondes avant qu’il ne fasse demi-tour face à des manifestants chantant allègrement "On est là !", ce que Marlène Schiappa qualifie d’action violente.

Bref,
la candidate à la gestion d'un grand arrondissement de Paris a perdu son sang froid et imaginé ce qu'elle n'était pas là pour voir et entendre elle-même. Au final, la conteuse n'a pas porté plainte.  Pourtant, sur le plateau de RMC, elle indiquait déjà que : "La police est arrivée, quand ils venaient juste de partir. Mais une grande partie d’entre eux ont été identifiés. Ils étaient déjà connus des services de police. Et oui, il y a une plainte qui est en cours parce que je crois que là on franchit une ligne rouge.
Le procureur de la République Fabrice Bélargent confirme, mais l'enquête semble au point mort.