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vendredi 5 janvier 2018

"Apporter un toit à tous" : pourquoi Macron prend-il des engagements qu'il ne peut pas tenir ?

Macron sait qu'il ne peut réaliser sa promesse aux sans-abri


Il a pourtant réitéré sa volonté d'"apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri"

Le château de Chambord (Loir-et-Cher), photographié en avril 2017.
Anniversaire du président Macron au château de Chambord

En exprimant une résolution hors de portée, Emmanuel Macron a donné un faux espoir aux 4 millions de personnes de sans abri, mal logées ou sans logement personnel en France (SIPA), selon la Fondation Abbé Pierre
Lors de ses vœux, Emmanuel Macron a renouvelé son engagement "d'apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans-abri". Une promesse déjà formulée pendant l'été, quand le président avait déclaré ne plus vouloir d'ici à "la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues".  

Le chef de l'Etat a estimé que le gouvernement "s'était beaucoup engagé" sur le sujet. Mais ses affirmations  lui valent à chaque fois les critiques des associations qui lui reprochent son manque d'action en la matière. 

Dimanche soir, devant les Français, il a reconnu qu'il y avait "beaucoup à faire". En effet, son engagement est borderline de la provocation pour les 4 millions de mal-logés

Première donnée : le nombre de sans-abri fixe augmente en France, depuis huit mois qu'il pérore. 
"En 2012, l'Insee recensait déjà plus de 140.000 personnes sans domicile. Aujourd'hui, après 5 ans de socialisme, elles sont plutôt autour de 200.000.  
Et surtout, beaucoup de personnes défavorisées sont à la frange, hébergées soit chez des tiers, soit dans la famille. De la marge, ils peuvent se retrouver à la rue et "arriver au 115", explique Eric Pliez, président du Samu social. 

Le profil des personnes mal logées a également changé

Le mal-logement sévit partout
"On note une augmentation de la proportion des familles avec enfants qui appellent le 115", observe Florent Guéguen, directeur-général de la Fédération des acteurs de la solidarité, avant de poursuivre : "C'est un changement majeur du visage de la grande exclusion, puisqu'on est clairement sorti du modèle assez classique d'une personne sans abri comme un homme seul, isolé et un peu âgé. 

Défaillance du système d'hébergement d'urgence 
Le 22 décembre dernier, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, soulignaient l'action du gouvernement pour venir en aide aux plus démunis. Ainsi, 9.000 places supplémentaires en hébergement d'urgence ont été ouvertes dans le cadre du plan hivernal, soit 13.000 de plus que l'an dernier à la même période, précisaient les deux ministres.
Le parc d'hébergement d'urgence s'élève au total à 140.000 places, auxquelles viennent s'ajouter 80.000 places réservées aux demandeurs d'asile. 

Insuffisant, répondent les associations. "On est très loin d'avoir un système capable de proposer une place à toute personne qui sollicite un hébergement et qui est en situation de détresse. Au mois de novembre, sur des grandes villes comme Paris, Lyon ou Lille, on a constaté qu'entre 60 et 80% des demandes d'hébergement qui sont formulées au 115 n'obtiennent pas de solutions d'hébergement", explique ainsi Florent Guéguen.

Le président du Samu social dresse le même constat : "Il manque au moins 3.000 places en Ile-de-France", révèle-t-il.
Il estime que les places créées pour l'hiver "devraient être pérennisées". Dans le dispositif actuel, les personnes qui sont hébergées cet hiver vont se retrouver de nouveau à la rue au 31 mars, date qui marque la fin du plan hivernal.


"Il y a un deuxième problème : la fluidité. C'est un système dont on ne sort pas. On a des gens qui restent bloqués: autour de 25% de travailleurs pauvres se trouvent dans les hébergements, alors qu'ils devraient être dans des logements", analyse-t-il encore.
Là aussi, le changement du profil des personnes qui se retrouvent sans abri joue. Sur les places disponibles en hébergement d'urgence, "l'immense majorité est dédiée aux hommes seuls et aux couples sans enfants, alors qu'il y a de plus en plus de familles. Cela interroge sur l'inadaptation du parc d'hébergement" à la nouvelle réalité du terrain, note le directeur-général de la Fédération des acteurs de la solidarité. 


La promesse du "zéro SDF" sera-t-elle à Macron ce que l'inversion de la courbe du chômage a été pour Hollande ? 

Ces faits soulignent l'irresponsabilité de l'engagement pris par Emmanuel Macron, comme celui de son mentor socialiste, le 9 décembre 2012. A savoir, inverser la courbe du chômage "d'ici un an". "Je n'en dévierai pas. Non par obstination, mais par conviction. C'est l'intérêt de la France", avait lancé l'ancien président socialiste. Une promesse ambitieuse et au-dessus de ses forces.

En période de reprise de la croissance, la promesse "zéro SDF" devrait devenir accessible, quand la crise économique et financière de 2008 en fit soudain une chimère.
Lors de la campagne présidentielle de 2002, Lionel Jospin bénéficiait de circonstances favorables et avait fixé, comme ligne de mire, la fin du quinquennat. Un engagement qui était rapidement devenu un "objectif idéal", qu'il n'aura finalement jamais eu l'énergie de mettre en œuvre.
En 2007, Nicolas Sarkozy était tout aussi sincère sur le même type de promesse. "Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid", avait-il ainsi déclaré. Trois ans plus tard, la crise avait frappé et 141.500 personnes étaient sans domicile fixe en France métropolitaine début 2012, soit une progression de près de 50 % sur 11 ans, selon les chiffres de la Fondation Abbé Pierre.
Or, en 2017, même si la France est à la traîne des pays européens, le contexte économique a changé et Macron a ses promesses sociales à réaliser. Le début de quinquennat est le moment idéal à saisir...


"On n'a pas vu vraiment sur le terrain de concrétisation de ce type de grande déclaration", commente Florent Guéguen, 

La ministre du Logement
était écologiste


avant de poursuivre : "Avec la déclaration du président, on est un peu dans le même processus. Ce qui est dommageable, c'est qu'il y a un vrai décalage entre la parole présidentielle et les décisions qui sont prises." En effet, dans le projet de loi de finances pour 2018, le gouvernement a réduit le budget dédié au logement social de 1,7 milliard d'euros, passant de 18,3 milliards en 2017 à 16,5 milliards d'euros en 2018. Et sa majorité de députés godillots issue de la "société civile" n'a pas manqué de la voter sans état d'âme.
Ce qui autorise même Castaner
, chef de ce parti présidentiel, d'assurer, contrairement aux associations, que Macron a tenu sa promesse.

mercredi 10 août 2016

Cosse créera des milliers de logements, mais pour des migrants illégaux

Trois mille places de plus détournées des premiers demandeurs

Les sans-abri légaux ne sont pas prioritaires

L'équité, c'est sans passe-droits...
La ministre du Logement de Hollande annonce la création de 3.000 places supplémentaires pour accueillir des migrants dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO). "Nous allons, avant la fin septembre, plus que doubler les capacités de ces centres de répit, en passant de 2.000 à 5.000 places", indique la ministre, Emmanuelle Cosse,  dans un entretien publié mercredi par Le Monde, en n'excluant pas d'aller plus loin si les besoins sont supérieurs.

"Toutes les grandes villes ont accepté cet accueil, l'un des objectifs étant de désengorger les territoires très sollicités", précise Emmanuelle Cosse, qui gère ce dossier avec le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Depuis le lancement de ce plan fin octobre, 148 CAO ont été ouverts sur l'ensemble du territoire national et les près de 2.000 places correspondantes ont permis "de mettre l'abri plus de 4.700 personnes dans des délais très resserrés", selon des données diffusées par le ministère du Logement le 1er août.
"Nous devons accueillir dignement ces réfugiés. C'est une priorité et un engagement international", se justifie Emmanuelle Cosse. 

La ministre fait valoir que "les campements ne satisfont personne, ni les migrants, ni les riverains, ni les élus."
Plusieurs campements de fortune ont été démantelés ces derniers mois à Paris. La maire de la capitale, Anne Hidalgo, a annoncé fin mai son intention d'ouvrir un centre pour proposer une solution plus durable aux centaines de migrants qui ont occupé ces derniers mois des sites clandestins, le plus souvent dans des conditions insalubres.

"Si l'expérience parisienne est concluante, avec la fluidité nécessaire, nous en mènerons d'autres", promet Emmanuelle Cosse.

La ministre du Logement des clandestins fait même part de son intention de développer l'hébergement de migrants chez des particuliers et dit avoir lancé à cet effet un appel à projets auprès d'associations.

Et Emmanuelle Cosse évoque encore l'ouverture à Calais, fin septembre, d'un centre de 72 places pour mineurs isolés.

Le Brexit encourage l'établissement des clandestins en France


"Sans dent" néo-colonialiste trop blanc 
pour retenir l'attention d'E. Cosse,
la ministre du Logement de Valls
Suite au référendum en faveur du Brexit, les frontières du Royaume-Uni pourraient changer. L'une d'entre elles, fixée à Calais depuis 2003, pourrait repartir de l'autre côté de la Manche, à Douvres. Face aux 6.000 exilés qui se sont retrouvés bloqués à Calais, certains responsables politiques français et une partie des Calaisiens réclament la renégociation de ces accords.

Adnan s'est tourné vers un compatriote passé en Angleterre. "Il m'a dit que peut-être ils arrêteront d'accueillir des réfugiés." Et d’ajouter : "
Il n'y a aura plus aucune chance pour un réfugié de rester en Angleterre. Avant le référendum, c'était possible, maintenant ils vont complètement fermer la frontière."

Le président de la région des Hauts de France, Xavier Bertrand, attend du gouvernement qu’il dénonce les accords du Touquet.
Il a solennellement demandé au gouvernement français de dénoncer les accords du Touquet signés après la fermeture de Sangatte, avec pour objet principal de situer la frontière franco-britannique, et donc les contrôles, à Calais, afin de mieux maîtriser les flux migratoires. En vertu de ce traité bilatéral, la Grande-Bretagne a investi plusieurs dizaines de millions d'euros côté français pour sécuriser les infrastructures notamment portuaires, construire des kilomètres de grillage et renforcer les contrôles douaniers et tenir loin les clandestins qui, pour une bonne part, sont pourtant originaires de pays anciennement membres du Commonwealth.

Et Macron avait d'ailleurs prévenu les Anglais qu’en cas de sortie de l’Union européenne la France ne retiendrait plus les migrants à Calais. Dans un entretien accordé au Financial Times, le ministre de l'Economie avait fait monter la pression en menaçant d'inciter les banquiers à quitter le Royaume-Uni, mais aussi de cesser de retenir les migrants à Calais. Il soulignait que le Brexit saborderait les accords du Touquet qui permettent à Londres de mener des contrôles du côté français de la frontière.

mardi 8 septembre 2015

Accueil de migrants: François Baroin recadre la propagande officielle amplifiée par les media

Le président de l'Association des maires de France met la presse et les associations au clair

Des communes françaises accueilleront des migrants, mais "uniquement les réfugiés et naufragés", précise François Baroin

Les communes françaises accueilleront des migrants, mais avec l'aide de l'État. C'est le message de nombreux maires de l'Association des petites villes de France (APVF, présidée par une ambitieuse petite crevure ardéchoise, Olivier Dussopt, PS, et apparatchik sans aucune expérience de la vraie vie), et de François Baroin, le président de l'Association des maires de France (AMF), association dont la représentativité (35.528 maires sur 36.681 communes) en fait l'un des interlocuteurs incontournables des pouvoirs public, ancien ministre et maire de Troyes (Les Républicains).

Il confirme que les communes accompagneront "l'État dans cette mission", faisant référence à "l'honneur de notre pays, pays de la Déclaration des droits de l'homme". Le président de l'AMF a précisé que cet accueil sera limité "aux réfugiés et aux naufragés", rappelant ensuite que "c'est à l'État d'assurer l'accueil, la mise à disposition des moyens, de négocier avec l'Europe les moyens financiers, de proposer une méthode, des calendriers, des partenaires, une organisation générale."

Les aides financières prévues seront peut-être versées

"Fidèles à la tradition humaniste de la France, (...) de nombreux maires, lorsqu'ils disposent des moyens suffisants, sont à pied d'oeuvre en mobilisant leurs outils municipaux", écrit l'APVF dans un communiqué. "Les collectivités ne pourront cependant pas résoudre seules ce défi européen et international : le rôle de l'État dans la résolution de cette crise est essentiel."

Un plan d'action, présenté en juin par le gouvernement, prévoit des aides financières afin d'accélérer le traitement des dossiers des demandeurs d'asile et de créer de nouvelles places dans les centres d'accueil. Ces aides sont-elles arrivées ? Si, en Haute-Garonne, le socialiste Christophe Borgel répondait par l'affirmative, il serait un veinard privilégié, mais suspect... Lien Pasidupes

Des maires appellent à l'aide

"La création (...) de 11.000 places d'hébergement supplémentaires est une bonne nouvelle, mais elle pourrait rapidement se révéler insuffisante face à l'ampleur de cette crise", s'alarme l'APVF, qui se dit cependant "consciente des efforts engagés" par l'État.

Les maires des petites villes de France "souhaitent que ces moyens puissent être pérennisés le temps nécessaire" mais sans que cela se fasse au détriment de "la prise en charge des plus précaires, notamment pour ce qui concerne l'hébergement d'urgence des personnes sans abri".


Comment ne pas sacrifier la population de France ?
L'APVF appelle par ailleurs l'État à tenir compte, dans l'organisation de l'accueil des migrants, de la situation de chaque ville : capacité d'accueil, conditions économiques, sociales et financières, mais aussi "efforts déjà engagés par ceux (...) qui, depuis de nombreuses années par exemple, travaillent avec les structures gestionnaires des centres d'accueil des demandeurs d'asile installés sur leur territoire". Ainsi la propagande des associations met en exergue l'investissement des mairies  de son choix, mais ne précise pas que nombre de ces communes ont déjà fait dans l'été 2014 le choix des Syriens chrétiens persécutés.

Le ministre de l'Intérieur et des Cultes recevra des maires désireux de participer à l'accueil des migrants.
Bernard Cazeneuve annonce en effet une réunion de travailpour samedi.

Lundi, Hollande a assuré, mais un peu vite, que la France est prête à accueillir 24.000 personnes de plus sur deux ans. Le beau parleur se soumet ainsi à la Commission européenne qui lui a imposé cette semaine les quotas qu'il refusait huit jours plus tôt.


samedi 27 décembre 2014

Nord : un SDF est mort de froid à Douai

Un premier mort, malgré la vague de froid annoncée 

Un SDF a été retrouvé inanimé à Douai, mort d'hypothermie

Ou le 31 décembre 2015:
aux calendes grecques !
quelques heures plus tard, a-t-on appris lundi 29 décembre de source judiciaire. 

La victime avait été retrouvée samedi matin dans un local technique d'un établissement scolaire de la ville,a indiqué cette source, confirmant une information de La Voix du Nord. Il était allongé au milieu de conteneurs, à l’arrière du réfectoire du lycée Châtelet, côté rue Marceline, quand le concierge de l’établissement scolaire l’a aperçu.
Sa température corporelle atteignait à peine les 25°C. Les sapeurs-pompiers et le SMUR de Douai ont été alertés, l’homme a été réanimé sur place, puis transporté au centre hospitalier de Douai, mais il n’a pas survécu. L'homme y est décédé dans l’après-midi des suites d’une hypothermie.
La victime était originaire de Bruay-sur-l’Escaut, où réside sa famille, mais errait à Douai depuis plusieurs jours après divers problèmes personnels. Sans domicile fixe, il avait fait parler de lui le 24 décembre, vers 6 h 30 du matin, en tentant de pénétrer par effraction à l’intérieur de l’hôtel-restaurant Le Djurdjura, place du Barlet à Douai. Cherchait-il un abri ou des vêtements pour se tenir au chaud ? Ce que l’on sait, c’est qu’il avait 1,41 g d’alcool dans le sang.

Un examen de corps a déterminé que Sylvain, âgé de 29 ans, était "vraisemblablement mort de froid", a indiqué la source judiciaire. Le quotidien régional vole au secours des autorités préfectorales en soulignant que le département du Nord était placé en vigilance orange au cours du week-end, alors que les températures chutaient fortement. 

Mais à quoi sert donc ce plan grand froid déclenché, nous dit-on, par la préfecture du Nord ? Pour tout dire, il bénéficie aux migrants de Calais où un bâtiment a été ouvert pour les accueillir. 
Un classement en vigilance orange n'est qu'une information sur les risques météorologiques: suffit-il à protéger les personnes défavorisées ? Un état de vigilance n'est pas une "alerte" et n'est rien d'autre qu'un état de veille de la part des services recevant cette information, c’est-à-dire un suivi de la situation et de ses évolutions afin de réagir au plus vite si un danger se profile. Il faut qu'un département soit placé en vigilance rouge pour que ses services soient placés en alerte.

Plusieurs villes ont augmenté leurs capacités d'accueil

Dimanche, plusieurs villes de France comme Paris (lien PaSiDupes), Lyon, Calais (pour les migrants) ou Poitiers ont augmenté leurs capacités d'hébergement des sans domicile fixe, les plus exposés à la vague de froid qui s'est abattue sur le pays.

Des températures négatives dans les prochains jours
Suite à ce décès, la préfecture du Nord a déclenché -le jeudi 1er décembre- le niveau 1 du plan grand froid, qui prévoit 300 places d'hébergement d'urgence en plus des 11.600 existantes tout au long de l'année. 
Dans le département voisin du Pas-de-Calais, le préfet a décidé lundi de maintenir le niveau 2 du plan Grand Froid déclenché vendredi, alors que les prévisions météorologiques annonçaient des températures ressenties négatives pour les prochains jours. Il s'agit essentiellement d'un local aménagé lundi pour accueillir les migrants, après trois nuits consécutives de grand froid.

La Préfecture du Nord se déclare irréprochable

Les services de Bernard Cazeneuve révèlent le taux d'alcoolémie de la victime: 1,41 g d’alcool dans le sang.

Le jeune homme aurait décliné les propositions d’hébergement
dans les jours qui précédaient. Le jeune SDF de 29 ans "était connu des services du SAMU social qui lui avaient proposé des solutions d’hébergement dans les jours qui précédaient. (Il) a systématiquement décliné ces propositions", a assuré la préfecture, mais la victime n'est plus là pour contredire le communiqué.

mercredi 1 janvier 2014

Les voeux de citoyens mal-logés au président de la "gauche sociale"

Un collectif d'associations a appelé Hollande à un "choc de solidarité" 

Il exprime le voeu que la gauche place les pauvres et les mal logés au coeur des politiques gouvernementales en 2014 

A quoi sert Cécile Duflot ?
Le collectif d'associations réuni mardi à Paris réclame "un choc de solidarité" accompagné de mesures symboliques pour l'année prochaine.

En 2013, "Tout le monde n'a pas été en mesure de faire entendre sa voix", a regretté Christophe Robert, directeur général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre, lors d'une conférence de presse organisée par un collectif de 34 associations venant en aide aux sans-abri et mal logés. "Notre premier voeu c'est qu'ils soient écoutés et entendus par le président de la République", a poursuivi M. Robert, court-circuitant la ministre Cécile Duflot.

Le cinéma à 4 euros pour les moins de 14 ans ne règle rien...

Les associations forment des voeux pour une loi de programmation sur la production de logements
, en particulier de logements sociaux accessibles aux plus pauvres. En clair, principalement les sans-papiers. 
Elles rappellent que dans ce domaine les objectifs du gouvernement sont loin d'être atteints.

Elles demandent également une revalorisation "forte" des aides au logement.

Et puis, aussi un moratoire sur les expulsions locatives, ...du 1er novembre au 31 octobre. Ils craignent en effet que les expulsions ne reprennent dès la fin de la trêve hivernale. Il faut "que toutes les personnes hébergées cet hiver aient une solution de relogement", a insisté Florent Guéguen, directeur général de la FNARS, fédération d'associations de solidarité.

Le collectif a aussi alerté sur la situation des jeunes de moins de 25 ans
Les exclus du RSA, des migrants et des demandeurs d'asile réclament notamment la création de 15.000 à 20.000 places en Centres d'accueil de demandeurs d'accueil. 

Les associations avaient organisé cette conférence de presse près du Canal Saint-Martin où il y a sept ans l'association Les Enfants de Don Quichotte (qui soutiendra l'altermondialiste Eva Joly à la présidentielle 2012) installaient leurs tentes pour dénoncer la situation des sans abri.

Rémi Féraud, le maire du Xe arrondissement (après fusion avec les listes écologistes) est co-directeur de l'équipe de campagne de la candidate PS à la mairie, Anne Hidalgo.

dimanche 20 janvier 2013

F. Chérèque récupère le plan gouvernemental contre la pauvreté

François Chérèque, homme a tout faire de Hollande

L'ancien syndicaliste François Chérèque sera prochainement chargé de " surveiller les avancées " du plan de lutte contre la pauvreté présenté lundi par Jean-Marc Ayrault.

Une source gouvernementale ce jeudi, confirme l'information du journal "La Croix".


Chérèque est un cumulard socialiste
Lien PaSiDupes - François Chérèque cumule les sinécures socialistes : Deux 'contrats de génération', Terra Nova et l'IGAS, pour l'ex-patron de la CFDT "


Un poste clé au PS


A l'inverse de la CGT partisane de la lutte sociale, François Chérèqueavait fait du dialogue avec le pouvoir une marque forte de son mandat à la CFDT. 

Mais aujourd'hui, après avoir été nommé président du conseil d'administration de la fondation Terra Nova, considérée comme proche du PSl'ancien secrétaire général de la CFDT s'apprête à occuper un autre poste clé pour le PS, sans pour autant entrer au gouvernement. 


La gauche crée le mythe de la lutte contre la pauvreté chère au fils de Jacques Chérèque, lequel fut un ex-numéro deux de la CFDT et ministre de Michel Rocard. 

Mais la réalité est quelque peu différente:

- d'une part, François Chérèque ne connaît rien à la pauvreté:
 Lien PaSiDupes - " Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus) : Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois. "


- d'autre part, l'octogénaire Jacques Chérèque (ci-contre) a laissé le souvenir d'un bradeur de la sidérurgie notamment lorraine.

Lien PaSiDupes -  " Terra Nova se prend François Chérèque à sa tête : Une élection sur le modèle de la désignation de Jean-Philippe Désir ?"

Hollande réduit le réseau de ses hommes liges du premier cercle

Au cours de la campagne des élections présidentielles, Chérèque fils avait demandé au PS l'organisation d'un « Grenelle » de la pauvreté.

VOIR et ENTENDRE Ayrault dévoiler son plan anti-pauvreté:


Avec sa nouvelle fonction, F. Chérèque devra dire "à travers des rapports réguliers, si chacun applique sa feuille de route : revalorisation du RSA "socle" de 10 % en 5 ans, élargissement de la complémentaire santé universelle (CMUc), création d’une "garantie jeune", réduction des pénalités bancaires pour les personnes fragiles, nouvelles solutions d’hébergement pour les sans-abri, etc. », note le journal "La Croix".

La CFDT reste-t-elle crédible ?


L’annonce officielle sera faite par Jean-Marc Ayrault lundi 21 janvier, à l’occasion d’un Comité interministériel de lutte contre l’exclusion (Cile), conclut "La Croix".

Nul besoin, en revanche, de proclamer que la CFDT est un syndicat indépendant du PS !...




mardi 4 décembre 2012

Logement: en ciblant l'Eglise, Duflot s'attire les foudres de la presse

Sa stigmatisation est une "provocation",  cache-misère de l'incurie de l'Etat

La presse condamne le manque de respect antichrétien de Duflot

Plutôt que de réquisitionner les biens dormants de l'Etat, telles les casernes désaffectées, ou de viser les banques ou les assurances, voire les mutuelles, la ministre de Hollande met en demeure l'Eglise qui met pourtant des bâtiments à disposition des sans abri, d'où qu'ils viennent, Français ou clandestins.

La SNCF, également visée au titre d'alibi à l'agression du gouvernement Ayrault, n'a pas communiqué ! C'est bien l'aveu qu'elle ne se sent pas menacée et sert de caution à l'équité de la malveillante...


Dans le département de la Seine-Saint-Denis, l'Eglise qui ne fait pas de prosélytisme, a d'ores et déjà ouvert ses portes aux exclus. Plusieurs salles paroissiales de Montfermeil, Bondy, Pierrefitte ou Drancy vont se transformer en accueil de nuit. C'est le Secours Catholique qui pilote ces opérations, pour accueillir des sans-abri aidés par le Samu social, le 115.

Une transformation qui implique l'aménagement des locaux, ainsi que la formation de bénévoles. "Par principe, je ne peux pas donner d'argent, parce que je ne peux pas donner à tout le monde. Mais cela me fait de la peine. C'est pour ça que je me suis dit que je ferais quelque chose cette année", explique Monique, l'une des bénévoles.
En revanche, l'association Coeur du 5 accueille les sans-abri 24 rue Daubenton, dans le 5e arrondissement de Paris et ses bénévoles oeuvrent à leur ré-insertion (lien)



Autres liens correcteurs des préjugés ministériels :

Le secours Catholique
http://www.secours-catholique.asso.fr/v3/delegation/delegation_paris.htm

Emmaüs
http://www.emmaus.asso.fr
Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement
http://www.ccfd.asso.fr/

Mouvement ATD Quart Monde
http://www.atd-quartmonde.asso.fr/

Fondation Notre-Dame, association catholique de bienfaisance:
http://www.fondationnotredame.fr/

Créée en 1992 par le Cardinal Jean-Marie Lustiger et reconnue d'utilité publique, elle est dédiée, entre autres actions sociales, à l'accompagnement des familles sans logement ou des personnes sans domicile fixe.

En 2009, dans un contexte d’augmentation du nombre de situations de détresse, la Fondation Notre Dame créa un fonds d’aide d’urgence à Paris doté de 100 000 euros pour aider les paroisses à venir en aide à ceux qui en ont besoin. Une nouvelle fondation abritée " Fondation pour l’insertion par le logement " voit le jour.Début 2010, deux nouvelles fondations rejoignent la fondation Notre Dame, la Fondation Sainte Geneviève et la Fondation Saint Irénée.


Quoi qu'en pense Cécile Duflot, l'archevêché de Paris porte à la connaissance de l'opinion intoxiquée son opération "Hiver solidaire", qui met ses paroisses à la disposition des SDF en compagnie de bénévoles. «Cette année, ce sont vingt-six paroisses parisiennes qui se mobilisent - contre vingt l'an dernier - pour accueillir chacune de trois à dix personnes dans leurs locaux. Ces sans-abri sont ainsi reçus pour le dîner, la nuit et le petit déjeuner pendant deux à trois mois en continu et suivis par des bénévoles spécialement formés», souligne Charles Gazeau, délégué épiscopal pour la solidarité du diocèse de Paris.

Mais l'accompagnement ne se cantonne pas à la période hivernale.
"Notre but est de leur apporter un climat chaleureux et convivial et de tisser des relations de confiance. Le plan humain est en effet capital dans cette démarche et nous maintenons un contact même après avec eux", poursuit-il.

A Lyon, pour la seconde année, le diocèse prête des locaux à l’association ALYNEAdans la maison diocésaine Saint-Irénée.
Lien presse

La ministre du Logement de Ayrault a appelé à un "choc de solidarité" le lundi 3 décembre, et a annoncé avoir écrit à l'archevêché de Paris pour lui demander de mettre à disposition de l'État certains de ses bâtiments vides pour héberger des sans-abri. 


Une "franche" tendresse !
La ministre parachutée sur Paris à la suite de magouilles avec la chrétienne Martine Delors-Aubry a déjà choqué par ses renoncements sur le nucléiare. 
Une complicité
de bon aloi...

Très peu solidaire sur les affaires qui agitent ses camarades Verts extérieurs au gouvernement, à Notre-Dame-des-Landes ou sur le TGV Lyon-Turin, la ministre partisane a sommé l'archevêché de Paris à la suite de son opposition au mariage entre personnes du même sexe. 


Mais l'Église rappelle qu'elle n'a pas attendu les injonctions de l'écologiste pour s'occuper des plus démunis.


Le délégué épiscopal à la solidarité du Diocèse de Paris, Charles Gazeau, tient à rappeler que 
les paroisses parisiennes contribuent déjà à cet effort depuis plusieurs années :



C'est ainsi qu'auprès des passagers de la péniche du "Fleuron St Michel" , centre d’hébergement et de réinsertion (365 jours sur 365), qui accueille 50 hommes, de 18 à 55 ans à Asnières (PS), l'Ordre de Malte -en partenariat avec le Samu social - poursuit sa vocation d'institution hospitalière caritative dans le monde, au service de la dignité humaine et de ceux qui souffrent.

Ce sont en vérité plus de 400 bénévoles mobilisés chaque année :

  • En Haute Garonne (31) à Toulouse
  • En Haute Savoie (74) à Annecy
  • A Paris
  • Dans les Yvelines (78) à Versailles,
  • Dans le Var (83) à Toulon
  • Dans les Hauts de Seine (92) à Boulogne Billancourt et Rueil Malmaison

Lien Ordre de Malte: solidarité (précaires et migrants)





C'est bien l'Eglise
qui est stigmatisée
et son activité caritative
ancestrale niée




Rendons hommage d'une part aux bénévoles meurtris par l'odieux amalgame de la ministre écologiste radicale et d'autre part à leur action quotidienne, salie devant les caméras. 

A titre d'exemple, citons le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri fondé par des laïcs, Gabriel Rosset et Antoine Martel, des chrétiens " dévoré de l’amour du Christ et des pauvres, qui poussa le don de soi jusqu’à l’héroïsme ".


Le délégué épiscopal à la solidarité du Diocèse de Paris, Charles Gazeau, tient à rappeler que les paroisses parisiennes contribuent déjà à cet effort depuis plusieurs années :



La ministre EELV a le verbe haut, mais le sens morale dans les chaussettes

Après avoir choqué les catholiques pratiquants ou non, la ministre du Logement s'attire les foudres des media. Par malveillance, la ministre d'Europe Ecologie-les Verts méprise l'ensemble des organisations charitables chrétiennes.
Le Figaro s'indigne et titre sur "la provocation de Duflot". 

"C'est une insulte qui vient s'ajouter aux attaques que cette ministre profère déjà contre une institution qui la gêne dans son combat pour le mariage homosexuel. C'est irresponsable", tonne l'éditorialiste du quotidien conservateur, Yves Thréard.

Extraits d'un entretien à Libération
du 22 novembre 2012



Le reste de la presse n'a pas plus d'indulgence pour une ministre de la République qui s'affaire à ses basses besognes de règlements de comptes plutôt qu'à la construction de centres d'accueil pérennes.

La Croix
 souligne que "la question des logements vides est une épine dans le pied de bien des institutions". Sous la plume de Dominique Quinio, le quotidien catholique et progressiste, rappelle que, malgré les préjugés partisans de la ministre de Hollande, "l'Église catholique n'est pas la dernière à agir, il serait injuste de ne pas le reconnaître".

Peu suspect de complaisance à l'égard de l'institution catholique, le quotidien communiste L'Humanité voit dans "le fait que (Cécile Duflot) en appelle à l'Eglise pour offrir un toit aux sans-abri (...) un signe inquiétant de la mollesse du gouvernement face aux banques et aux grands groupes immobiliers", écrit Paule Masson.


Pour La République du Centre et son éditorialiste Jacques Camus, "cette initiative de Cécile Duflot rappelle les gesticulations d'Arnaud Montebourg. Réquisitions et nationalisations sont des mots consolateurs brandis avec force pour masquer une forme d'impuissance devant des dossiers difficiles".

Même analyse chez Dominique Garraud dans La Charente libre, pour qui "la désignation de boucs émissaires pour justifier l?impuissance publique durable face au fléau de la pauvreté extrême est indigne et contre-productive".

A sept mois au pouvoir, la gauche socialo-écolo n'a pas prévu l'arrivée de l'hiver. Et singulièrement la cigale Duflot occupée à régler sa séparation avec le frère de Bertrand Cantat ! Jean Levallois y voit, dans la Presse de la Manche, "un terrible aveu de l'impéritie de l'État qui n'a pas fait son travail".

"On est en droit de se demander si son appel n'est pas le moyen de masquer l'impuissance de l'État face au problème du mal-logement", renchérit Christophe Lucet dans Sud-Ouest.

Suspectant la ministre d'arrières-pensées, Hervé Chabaud juge, dans L'Union/L'Ardennais, "commode d'agiter des clichés mensongers autour d'une église riche et suffisante qui ne partage pas"... "qui plus est lorsqu'elle se fait entendre pour dire les raisons de son désaccord avec le projet de loi du mariage pour tous".


Une ministre ne tombe sa muselière que pour diviser les Français

Est-elle aussi bête que méchante ?

Sachant ce que pourraient valoir des excuses de Cécile Duflot, nous ne lui demandons même pas d'exprimer de simples regrets. Nous nous adressons au président Hollande - qui la cautionne par son silence - de lui repasser la muselière et, mieux, de nous en débarrasser, en la remettant à EELV, pour quelqu'usage de bénévolat social - et "solidaire " - qui lui serait un "choc solidaire " salutaire et "juste": des maraudes de nuit, par exemple...