POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Douai. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Douai. Afficher tous les articles

samedi 27 décembre 2014

Nord : un SDF est mort de froid à Douai

Un premier mort, malgré la vague de froid annoncée 

Un SDF a été retrouvé inanimé à Douai, mort d'hypothermie

Ou le 31 décembre 2015:
aux calendes grecques !
quelques heures plus tard, a-t-on appris lundi 29 décembre de source judiciaire. 

La victime avait été retrouvée samedi matin dans un local technique d'un établissement scolaire de la ville,a indiqué cette source, confirmant une information de La Voix du Nord. Il était allongé au milieu de conteneurs, à l’arrière du réfectoire du lycée Châtelet, côté rue Marceline, quand le concierge de l’établissement scolaire l’a aperçu.
Sa température corporelle atteignait à peine les 25°C. Les sapeurs-pompiers et le SMUR de Douai ont été alertés, l’homme a été réanimé sur place, puis transporté au centre hospitalier de Douai, mais il n’a pas survécu. L'homme y est décédé dans l’après-midi des suites d’une hypothermie.
La victime était originaire de Bruay-sur-l’Escaut, où réside sa famille, mais errait à Douai depuis plusieurs jours après divers problèmes personnels. Sans domicile fixe, il avait fait parler de lui le 24 décembre, vers 6 h 30 du matin, en tentant de pénétrer par effraction à l’intérieur de l’hôtel-restaurant Le Djurdjura, place du Barlet à Douai. Cherchait-il un abri ou des vêtements pour se tenir au chaud ? Ce que l’on sait, c’est qu’il avait 1,41 g d’alcool dans le sang.

Un examen de corps a déterminé que Sylvain, âgé de 29 ans, était "vraisemblablement mort de froid", a indiqué la source judiciaire. Le quotidien régional vole au secours des autorités préfectorales en soulignant que le département du Nord était placé en vigilance orange au cours du week-end, alors que les températures chutaient fortement. 

Mais à quoi sert donc ce plan grand froid déclenché, nous dit-on, par la préfecture du Nord ? Pour tout dire, il bénéficie aux migrants de Calais où un bâtiment a été ouvert pour les accueillir. 
Un classement en vigilance orange n'est qu'une information sur les risques météorologiques: suffit-il à protéger les personnes défavorisées ? Un état de vigilance n'est pas une "alerte" et n'est rien d'autre qu'un état de veille de la part des services recevant cette information, c’est-à-dire un suivi de la situation et de ses évolutions afin de réagir au plus vite si un danger se profile. Il faut qu'un département soit placé en vigilance rouge pour que ses services soient placés en alerte.

Plusieurs villes ont augmenté leurs capacités d'accueil

Dimanche, plusieurs villes de France comme Paris (lien PaSiDupes), Lyon, Calais (pour les migrants) ou Poitiers ont augmenté leurs capacités d'hébergement des sans domicile fixe, les plus exposés à la vague de froid qui s'est abattue sur le pays.

Des températures négatives dans les prochains jours
Suite à ce décès, la préfecture du Nord a déclenché -le jeudi 1er décembre- le niveau 1 du plan grand froid, qui prévoit 300 places d'hébergement d'urgence en plus des 11.600 existantes tout au long de l'année. 
Dans le département voisin du Pas-de-Calais, le préfet a décidé lundi de maintenir le niveau 2 du plan Grand Froid déclenché vendredi, alors que les prévisions météorologiques annonçaient des températures ressenties négatives pour les prochains jours. Il s'agit essentiellement d'un local aménagé lundi pour accueillir les migrants, après trois nuits consécutives de grand froid.

La Préfecture du Nord se déclare irréprochable

Les services de Bernard Cazeneuve révèlent le taux d'alcoolémie de la victime: 1,41 g d’alcool dans le sang.

Le jeune homme aurait décliné les propositions d’hébergement
dans les jours qui précédaient. Le jeune SDF de 29 ans "était connu des services du SAMU social qui lui avaient proposé des solutions d’hébergement dans les jours qui précédaient. (Il) a systématiquement décliné ces propositions", a assuré la préfecture, mais la victime n'est plus là pour contredire le communiqué.

mardi 11 juin 2013

Affaire du Carlton : non-lieu requis par le ...Parquet en faveur de DSK

Taubira est-elle une féministe sincère ?

Alors comme ça, pas assez de preuves pour poursuivre le malotru ?

Certes, la position du Parquet de Lille ne préjuge pas de la décision finale, mais elle est une pression sur l'instruction en charge de l'enquête sur un vaste réseau de proxénétisme lillois, dite "affaire du Carlton", mais il fait peu de doute que les juges d'instruction soulageront Dominique Strauss-Kahn, puisque, bizarrement, il ne figure pas au "mur des cons" des juges rouges du Syndicat de la Magistrature (SM)... Le juge s'alignera-t-il sur le ministère ? Nous saurons d'ici un mois si la justice est libre.

Le procureur de la République a demandé un non-lieu, mardi 11 juin, pour l'ancien candidat putatif du PS à la présidence 2012. Mais le meilleur d'entre eux, avant F. Hollande, sa roue de secours, s'était fait "gauler" avec une femme d'étage non consentante d'un hôtel Sofitel new-yorkais. Depuis, le récidiviste dispensé de bracelet pubien était en outre mis en examen depuis mars 2012 pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" après avoir participé à de nombreuses parties fines à Paris, dans le Nord et à Washington. Le patron du Fonds monétaire international (FMI). Le Parquet a fait un paquet des partouzeurs: le procureur Frédéric Fèvre a en effet requis un non-lieu aussi pour Jean-Luc Vergin, ancien directeur régional d'Eiffage, dernière personne à avoir été mise en examen dans cette affaire et aujourd'hui licencié du groupe de BTP.

Dans son texte, qui fait la synthèse d'un dossier gros de plus de trente tomes et 6 500 cotes, F. Fèvre et son adjoint, Georges Gutierrez, demandent en revanche le renvoi devant le tribunal correctionnel des douze lampistes teneurs de chandelle mis en examen de cette affaire instruite depuis mars 2011 par les juges Stéphanie Ausbart et Mathieu Vignau. On retrouve David Roquet, ancien directeur d'une filiale d'Eiffage, Fabrice Paszkowski, gérant d'une société médicale, ou Dominique Alderweireld dit "Dodo la Saumure", tous soupçonnés d'avoir joué un rôle dans l'organisation des soirées. 
Les clients sortiraient blanchis
Téléguidée par le gouvernement la députée socialiste Maud Olivier porte actuellement une proposition de loi sur la prostitution. Elle prévoit que des mesures alternatives aux poursuites seront privilégiées : contraventions, peines d'intérêt général (TIG-e)  ou encore stages de sensibilisation auprès d'associations d'aide aux prostituées... A l'inverse, DSK pourrait-il être désensibilisé ?

Finie la "bande organisée": le réseau n'a jamais existé !

Selon l'analyse du Parquet, la plupart des mis en examen devraient être renvoyés notamment pour des faits de proxénétisme en réunion, un délit puni de dix ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. Le procureur a ainsi estimé qu'il convenait de requalifier les faits : il n'est plus question de "bande organisée", une circonstance aggravante qui aurait justifié le renvoi devant une Cour d'Assises, mais d'une simple réunion de plusieurs personnes.

Concernant D. Strauss-Kahn, qui a toujours fait valoir pour sa défense qu'il pensait avoir affaire à des "libertines" consentantes, et jamais à des professionnelles rémunérées, le Parquet estime que les faits reprochés ne correspondent pas à des faits de proxénétisme tels qu'ils sont définis dans le code pénal. Selon l'article 225-5, ce délit est "le fait, de quelque manière que ce soit, d'aider, d'assister ou de protéger la prostitution d'autrui, d'en tirer profit (...), d'embaucher, d'entraîner ou de détourner une personne en vue de la prostitution". Mais il y a la loi et l'esprit de la loi. "Pour le parquet, confie un proche du dossier, cela revenait à mettre en examen tous les hommes qui téléphonent à un souteneur ou un hôtelier pour réserver une chambre dans laquelle ils se rendent avec une prostituée".

L'analyse du procureur est donc contraire à celle des juges d'instruction, qui avaient retenu une acception plus large de la définition juridique du proxénétisme. Lors de son face-à-face avec Dominique Strauss-Kahn, la juge Stéphanie Ausbart avait d'ailleurs tenu à expliquer en droit sa décision de le mettre en examen.

Une interprétation sur mesures de la loi: plus moderne et laxiste

"Le mot de proxénétisme désigne, dans le sens commun [dont le socialiste nanti ne fait pas partie] qu'on lui prête, le fait de tirer un profit financier de la prostitution d'autrui. Or, en droit pénal, l'infraction de proxénétisme excède largement cette acception commune (...). Il est loisible à tout un chacun d'estimer que la loi est mal faite, en ce qu'elle n'est plus adaptée aux mœurs contemporaines, concédait-elle, néanmoins, elle constitue l'état actuel du droit et la justice est tenue de l'appliquer." (Le Monde du 20 décembre 2012).

Les juges d'instruction ne sont pas liés par les réquisitions du Parquet. 
Ils peuvent désormais décider de renvoyer D. Strauss-Kahn devant la cour d'Assises pour les faits de proxénétisme aggravé en bande organisée, devant un tribunal correctionnel pour les faits de proxénétisme simple ou suivre l'analyse du procureur et rendre une ordonnance de non-lieu.

Il y a quelques mois l'ancien patron du FMI avait fait appel de sa mise en examen devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai. 
Le 19 décembre 2012, celle-ci avait validé la décision des juges, estimant dans son arrêt que des indices graves ou concordants rendaient "vraisemblable la participation effective et déterminante" de DSK à des actes de proxénétisme en bande organisée.

Pour les magistrats de Douai, il existait assez d'éléments pour penser que D. Strauss-Kahn a "initié et largement favorisé en toute connaissance de cause la mise en place d'un système fondé sur la complaisance de son entourage immédiat dans le but de satisfaire ses besoins sexuels, favorisant ainsi l'activité prostitutionnelle dont il a tiré un profit immédiat".


mardi 29 janvier 2013

Renault et PSA : défiance dans les négociations

Les syndicats négocient en faisant monter la tension 

Un nouveau round de négociations a débuté mardi chez les deux constructeurs automobiles


Renault Flins: des grévistes CGT 
brûlent des palettes et des pneus 
en protestation contre l'accord de flexibilité de la direction (29/01/2013)


Des débrayages accompagnent les rencontres sur les sites Renault et la CGT  poursuit la grève dans l'usine PSA d'Aulnay : lien France Info.

Plus de 15.000 suppressions de postes annoncées chez PSA Peugeot-Citroën et Renault, des menaces de fermeture qui pèsent sur un tiers des douze usines françaises d'automobiles, un secteur qui reste en surcapacité de production : l'automobile française, qui pèse un emploi sur dix en France, est confrontée à une crise sans précédent. 

Malgré tensions sociales et débrayages, les groupes automobiles  sont à nouveau présents aux rendez-vous avec les syndicats aujourd'hui mardi : Renault pour négocier un accord de compétitivité, PSA pour discuter d'un plan de sauvegarde de l'emploi et de la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois.

Chez Renault, la CGT relève la barre, malgré la crise dans le secteur automobile
Les syndicats racontent qu'ils espèrent "assister enfin à une réelle négociation" pour ce huitième rendez-vous avec la direction qui vise la signature d'un accord de compétitivité courant février. 

Les syndicats vont mettre la pression mardi sur les négociateurs: la CGT va notamment plaider pour rééquilibrer les volumes de production entre les sites (France, Roumanie, Turquie, Espagne), et pour que l'organisation du travail soit "repensée en profondeur"

Débrayage sur le site Renault
de Sandouville, le 29 janvier 2013
A l'usine de Douai, dans le Nord, des débrayages étaient en cours mardi matin à l'appel des syndicats FO, CGT et SUD, pour protester contre le projet d'accord de compétitivité. "Ils veulent mettre en concurrence tous les sites, c'est malsain", a déclaré Jean-Marie Ravry (FO), accusant de "chantage" la direction de Renault sur des "fermetures de sites et des licenciements secs". D'autres rassemblements sont prévus à Flins, dans les Yvelines, Sandouville en Seine-Maritime, et au Mans dans la Sarthe.

Réunion en cours au siège de PSA 
Dans l'usine d'Aulnay-sous-Bois (ci-contre), la production se poursuit mardi au compte-gouttes, comme la veille après dix jours d'arrêt du site. Ses salariés doivent se rassembler dans la matinée devant le siège de PSA, à Paris. 

Ils se joindront ensuite à la manifestation de salariés d'autres entreprises en difficultés programmée devant le ministère du Travail. Sapin sera absent et fera recevoir les syndicalistes par un collaborateur... 

Au siège du constructeur, une réunion était également en cours sur les plans de sauvegarde de l'emploi prévus à Rennes et Aulnay et sur les autres 3.600 salariés touchés par la restructuration. 

Jean-Pierre Mercier (CGT) a indiqué que 444 salariés se sont déclarés grévistes à Aulnay et qu'
un rassemblement est prévu devant le siège de PSA en fin de matinée. 

De son côté, 
"Négocier plutôt que bloquer : c'est l'intérêt des salariés. On ne lâche rien et on continue avec les organisations syndicales (hors CGT)", écrit sur twitter Tanja Sussest déléguée SIA (syndicat maison majoritaire à Aulnay).
Les syndicats veulent aussi améliorer les propositions faites jusqu'alors par la direction, allonger notamment la durée du congé senior permettant aux salariés les plus anciens de partir. Quid des contrats de générations ?

Par ailleurs, la Cour d'Appel de Paris a décidé de suspendre l'ensemble de la restructuration chez PSA Peugeot Citroën en raison de l'absence de consultation des salariés de l'équipementier Faurecia, filiale à 57% du constructeur. Cette décision - même provisoire - pourrait retarder le processus de restructuration.


VOIR et ENTENDRE la chronique de Nicolas Doze qui interpelle Hollande sur ses engagements de campagne non tenus, ce matin sur BFM Business: